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AccueilDroit européen52016DC0485
Acte préparatoire52016DC0485

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES COMPTES ANNUELS DU FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT 2015

CELEX52016DC0485
TypeActe préparatoire
Datevendredi 15 juillet 2016

Résumé IA

Cette communication de la Commission présente les comptes annuels du Fonds européen de développement (FED) pour l'exercice 2015. Elle détaille la situation financière, les résultats des opérations et les flux de trésorerie du FED, qui finance la coopération au développement avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les pays et territoires d'outre-mer (PTOM). Pour un professionnel du droit français, ce document offre une vision consolidée de l'exécution budgétaire et de la gestion financière d'un instrument majeur de la politique de développement de l'UE.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 15.7.2016

COM(2016) 485 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION

COMPTES ANNUELS DU FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT 2015


Comptes annuels du
Fonds européen de développement 2015

TABLE DES MATIÈRES

CERTIFICATION DES COMPTES

EXÉCUTION ET COMPTABILISATION DES RESSOURCES DU FED

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE

ÉTATS FINANCIERS DU FED

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

CERTIFICATION DES COMPTES

INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU DE L'UE

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT

CERTIFICATION DES COMPTES

Les comptes annuels du Fonds européen de développement pour l’exercice 2015 ont été établis conformément au titre IX du règlement financier du 11e Fonds européen de développement ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables décrits dans l’annexe aux états financiers.

Je prends acte de ma responsabilité dans l’élaboration et la présentation des comptes annuels du Fonds européen de développement conformément à l’article 20 du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement.

J’ai obtenu des ordonnateurs et de la BEI, qui en garantissent la fiabilité, toutes les informations nécessaires à l’établissement des comptes décrivant l’actif et le passif du Fonds européen de développement, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure d’approuver les comptes, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentaient une image fidèle de la situation financière du Fonds européen de développement, dans tous les aspects significatifs.

(signé)

Manfred Kraff

Comptable

Le 12 juillet 2016

EXÉCUTION ET COMPTABILISATION DES RESSOURCES DU FED

1.CONTEXTE

L’Union européenne (ci-après l'«UE») entretient des relations basées sur la coopération avec un grand nombre de pays en développement. Ces relations visent principalement à promouvoir le développement économique, social et environnemental, avec pour objectif premier de réduire et d’éradiquer la pauvreté à long terme, au moyen d’une aide au développement et d’une assistance technique aux pays bénéficiaires. Pour y parvenir, l’UE, conjointement avec les pays partenaires, établit des stratégies de coopération et mobilise les ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre. Les ressources que l’UE alloue à la coopération au développement proviennent de trois sources:

-le budget de l’UE;

-le Fonds européen de développement;

-la Banque européenne d’investissement.

Le Fonds européen de développement (ci-après le «FED») est le principal instrument dont l’UE dispose pour apporter son aide en matière de coopération au développement aux États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique («ACP») et aux pays et territoires d’outre-mer («PTOM»).

Le FED n’est pas financé par le budget de l’UE. Il est institué par un accord interne entre les représentants des États membres, siégeant au sein du Conseil, et dirigé par un comité spécifique. La responsabilité de l’exécution financière des opérations réalisées avec les ressources du FED incombe à la Commission européenne (ci-après la «Commission»), alors que la facilité d’investissement est gérée par la Banque européenne d’investissement (ci-après la «BEI»).

Au cours de la période 2014-2020, l'aide géographique octroyée aux États ACP et aux PTOM restera essentiellement financée par le FED. Chaque FED est généralement conclu pour une durée de quelque 5 ans et est régi par son propre règlement financier, ce qui nécessite l'établissement d'états financiers pour chacun d’eux. Il s’ensuit que les états financiers sont établis séparément pour chaque FED en ce qui concerne la partie gérée par la Commission. Ces états financiers sont également présentés sous forme agrégée afin de permettre une vue globale de la situation financière des ressources relevant de la responsabilité de la Commission.

L’accord interne établissant le 11e FED a été signé par les États membres participants, réunis au sein du Conseil, en juin 2013 1 . Il est entré en vigueur le 1er mars 2015. Afin d'assurer la continuité entre la fin du 10e FED et l'entrée en vigueur du 11e FED, la Commission a proposé des mesures transitoires, connues sous le nom de mécanisme de transition 2 . Le mécanisme de transition est présenté au titre du 11e FED.

Dans le même temps, le règlement financier du 10e FED 3 a été modifié et le nouveau règlement financier applicable à la période transitoire a été adopté 4 . Ils sont entrés en vigueur le 30 mai 2014. Le 2 mars 2015, le Conseil a adopté le règlement financier du 11e FED 5 et ses modalités d'exécution 6 . Ils sont entrés en vigueur le 6 mars 2015.

La facilité d’investissement a été établie en vertu de l’accord de partenariat ACP-UE. Gérée par la BEI, cette facilité sert à soutenir le développement du secteur privé dans les États ACP à travers essentiellement, mais pas exclusivement, le financement d’investissements privés. La facilité fonctionne selon le principe d’un fonds renouvelable. Les remboursements des prêts qui sont réinvestis dans d’autres opérations permettent en effet à la facilité de s’autorenouveler en plus de jouir d’une indépendance financière. N’étant pas gérée par la Commission, la facilité d’investissement n’est pas consolidée dans la première partie des comptes annuels (les états financiers du FED et le rapport connexe portant sur l’exécution financière). Les états financiers de la facilité d’investissement sont joints à part dans les comptes annuels (partie II) afin de fournir une vision complète de l’aide au développement du FED 7 .

2.COMMENT LE FED EST-IL FINANCÉ?

Le Conseil européen du 2 décembre 2013 a adopté le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020. Il a alors été décidé que la coopération géographique avec les États ACP ne serait pas intégrée au budget de l’UE (budgétisée), mais qu’elle continuerait d’être financée par le FED intergouvernemental existant.

Le budget de l’UE est un budget annuel dans lequel les recettes et les dépenses sont prévues et autorisées pour une année selon le principe de l’annualité budgétaire. À la différence de l’UE, le FED fonctionne sur une base pluriannuelle. Pour chaque FED, un fonds global est établi aux fins de la mise en œuvre de la coopération au développement pendant une période qui est généralement de cinq ans. Les fonds attribués peuvent être utilisés sur toute la période du FED, car les ressources sont allouées sur une base pluriannuelle. Le caractère non annuel du budget est souligné dans les rapports budgétaires dans lesquels l’exécution du budget des FED est mesurée par rapport au total du fonds.

Les ressources du FED sont des contributions «ad hoc» des États membres de l’UE. À intervalles d’environ cinq ans, des représentants des États membres se réunissent au niveau intergouvernemental pour statuer sur un montant global attribué au Fonds et superviser son exécution. La Commission gère ensuite le Fonds conformément à la politique de coopération au développement de l’Union. Étant donné qu'ils possèdent leurs propres politiques d’aide et de développement parallèlement à la politique de l’Union, les États membres doivent coordonner leurs politiques avec l’UE afin de veiller à leur complémentarité.

Outre les contributions susmentionnées, les États membres ont également la possibilité de passer des accords de cofinancement ou bien de verser des contributions financières volontaires au FED.

3.COMPTES DE FIN D’EXERCICE

3.1.COMPTES ANNUELS

Il est de la responsabilité du comptable d’élaborer les comptes annuels et de veiller à ce que ceux-ci fournissent une image fidèle de la situation financière du FED.

Les comptes annuels sont présentés comme suit:

Partie I: Fonds gérés par la Commission

(I)États financiers du FED

(II)Rapport sur l'exécution financière du FED

Partie II: Fonds gérés par la BEI

(I)États financiers de la facilité d’investissement

Par ailleurs, depuis 2014, année de création du premier fonds fiduciaire relevant du FED (voir 3.2. ci-dessous), les comptes de celui-ci, ainsi que les comptes consolidés (du FED et du fonds fiduciaire), sont présentés ci-dessous.

Les comptes annuels sont adoptés par la Commission avant le 31 juillet de l’exercice ultérieur et présentés au Parlement européen et au Conseil dans le cadre de la procédure de décharge.

3.2.FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

En vertu de l'article 187, paragraphe 1, du règlement financier applicable au budget général de l'Union («RF UE») et de l'article 42 du règlement financier applicable à la période de transition, la Commission est autorisée à créer des fonds fiduciaires de l'Union pour les actions extérieures au titre d'un accord conclu avec d'autres donateurs. Ces fonds fiduciaires peuvent être créés pour les actions d'urgence, les actions postérieures à la phase d'urgence et les actions thématiques. Conformément à l'article 187, paragraphe 6, du RF UE, le comptable du fonds fiduciaire de l'Union est le comptable de la Commission.

Le premier fonds fiduciaire multi-bailleurs de l'UE, dénommé «Bêkou», a été créé le 15 juillet 2014 par l'UE ainsi que l'Allemagne, la France et les Pays-Bas, dans le but de faciliter la stabilisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Le fonds fiduciaire Bêkou est établi pour une durée maximale de 60 mois.

Ce fonds ayant été créé dans le cadre du FED, ses comptes annuels sont consolidés avec ceux du FED.

4.AUDIT ET DÉCHARGE

4.1.AUDIT

Les comptes annuels et la gestion des ressources du FED sont supervisés par son auditeur externe, la Cour des comptes européenne (ci-après la «CCE»), qui établit un rapport annuel pour le Parlement européen et le Conseil.

4.2.DÉCHARGE

Le contrôle final est constitué par la décharge de l’exécution financière des ressources du FED pour un exercice donné. Le Parlement européen est l’autorité de décharge du FED. À la suite de l’audit et de la finalisation des comptes annuels, il revient au Conseil d’émettre une recommandation et ensuite au Parlement européen de décider de donner ou non décharge à la Commission pour l’exécution financière des ressources du FED pour un exercice donné. Cette décision est fondée sur un examen des comptes ainsi que sur le rapport annuel de la CCE (qui comprend une déclaration d’assurance officielle) et les réponses de la Commission, et fait également suite aux questions et autres demandes d’informations adressées à la Commission.

FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT

EXERCICE 2015

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux ci-dessous peut ne pas correspondre aux totaux.

TABLE DES MATIÈRES

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE

ÉTATS FINANCIERS DU FED

BILAN DU FED

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FED

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FED

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FED

BILAN PAR FED

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE PAR FED

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET PAR FED

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

CERTIFICATION DES COMPTES

INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU DE L'UE

BILAN DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

BILAN CONSOLIDÉ

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE CONSOLIDÉ

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉ

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FED

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.



BILAN DU FED

(en Mio EUR)

Note

31.12.2015

31.12.2014

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

2.1

516

472

Contributions au fonds fiduciaire

2.2

34

39

550

511

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

2.3

1 145

1 403

Créances

2.4

171

84

Liquidités et équivalents

2.6

504

391

1 820

1 879

TOTAL DE L'ACTIF

2 370

2 389

PASSIFS À LONG TERME

Provisions

2.7

(4)

–

Dettes

2.8

(10)

(34)

(14)

(34)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

2.9

(1 376)

(1 423)

(1 376)

(1 423)

TOTAL DU PASSIF

(1 390)

(1 457)

ACTIF NET

980

932

FONDS ET RÉSERVES

Capital appelé - FED actifs

2.10

38 873

35 673

Report du capital appelé de FED clôturés

2.11

2 252

2 252

Résultat économique reporté des exercices précédents

(36 994)

(33 468)

Résultat économique de l'exercice

(3 152)

(3 526)

ACTIF NET

980

932

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FED

(en Mio EUR)

Note

2015

2014

PRODUITS OPÉRATIONNELS

3.2

132

132

CHARGES OPÉRATIONNELLES

Charges opérationnelles

3.3

(3 179)

(3 650)

Charges administratives

3.4

(113)

(22)

(3 291)

(3 671)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

(3 160)

(3 539)

Produits financiers

3.5

8

13

Charges financières

(0)

(0)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS FINANCIÈRES

8

13

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L'EXERCICE

(3 152)

(3 526)

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FED

(en Mio EUR)

Note

2015

2014

Résultat économique de l'exercice

(3 152)

(3 526)

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Contributions ordinaires des États membres

3 232

3 068

(Reprise des) pertes de valeur sur créances

1

14

Variation des préfinancements

214

(165)

Variation des contributions au fonds fiduciaire

5

(39)

Variation des créances à court terme*

(88)

(15)

Variation des passifs à long terme

(20)

9

Variation des passifs à court terme**

(211)

152

Variation des charges à payer et des produits à reporter

132

134

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

113

(368)

Variation nette des liquidités et équivalents

113

(368)

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

2.6

391

759

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

2.6

504

391

* Créances à court terme hors créances liées aux contributions ordinaires.

** Passifs à court terme hors passifs liés aux contributions ordinaires.

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FED

(en Mio EUR)

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Actif net total (C)+(D)+(E)

SOLDE AU 31.12.2013

45 691

13 162

32 529

(33 468)

2 252

1 313

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

(3 144)

3 144

–

–

3 144

Résultat économique de l'exercice

–

–

–

(3 526)

–

(3 526)

SOLDE AU 31.12.2014

45 691

10 018

35 673

(36 994)

2 252

932

Augmentation de capital — contributions

(4 795)

4 795

–

–

4 795

Réduction de capital - fonds engagés au titre du mécanisme de transition

(1 595)

(1 595)

(1 595)

Comptabilisation du capital du 11e FED

29 367

29 367

–

–

Résultat économique de l'exercice

–

–

–

(3 152)

–

(3 152)

SOLDE AU 31.12.2015

73 464

34 590

38 873

(40 146)

2 252

980

BILAN PAR FED

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

2.1

–

63

368

84

–

17

411

44

Contributions au fonds fiduciaire

2.2

–

–

–

34

39

–

63

368

118

–

17

411

83

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

2.3

3

67

879

195

5

142

1 178

77

Créances

2.4

1

65

103

2

3

66

15

0

Comptes de liaison

2.5

214

657

1 190

–

216

810

–

607

Liquidités et équivalents

2.6

–

–

–

504

–

–

–

391

218

790

2 172

701

224

1 018

1 193

1 076

TOTAL DE L'ACTIF

218

853

2 541

819

224

1 035

1 604

1 159

PASSIFS À LONG TERME

Provisions

2.7

–

–

–

(4)

–

–

–

–

Dettes

2.8

–

–

(10)

–

–

–

(34)

–

–

–

(10)

(4)

–

–

(34)

–

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

2.9

(3)

(128)

(1 174)

(71)

(10)

(175)

(1 195)

(43)

Comptes de liaison

2.5

–

–

–

(2 062)

–

–

(1 633)

–

(3)

(128)

(1 174)

(2 132)

(10)

(175)

(2 828)

(43)

TOTAL DU PASSIF

(3)

(128)

(1 184)

(2 136)

(10)

(175)

(2 862)

(43)

ACTIF NET

214

726

1 357

(1 317)

214

860

(1 258)

1 116

FONDS ET RÉSERVES

Capital appelé - FED actifs

2.10

12 164

10 973

15 737

–

12 840

11 699

11 134

–

Report du capital appelé de FED clôturés

2.11

627

1 625

–

–

627

1 625

–

–

Transferts de capital appelé entre FED actifs

2.12

(2 476)

2 376

35

65

(3 147)

1 758

(209)

1 597

Résultat économique reporté des exercices précédents

(10 107)

(14 223)

(12 183)

(482)

(10 114)

(13 988)

(9 356)

(10)

Résultat économique de l'exercice

6

(26)

(2 232)

(901)

8

(235)

(2 828)

(472)

214

726

1 357

(1 317)

214

860

(1 258)

1 116

ACTIF NET

214

726

1 357

(1 317)

214

860

(1 258)

1 116

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE PAR FED

(en Mio EUR)

2015

2014

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

PRODUITS OPÉRATIONNELS

3.2

4

24

99

5

9

43

79

1

CHARGES OPÉRATIONNELLES

Charges opérationnelles

3.3

2

(56)

(2 297)

(828)

(1)

(293)

(2 881)

(475)

Charges administratives

3.4

(0)

–

(34)

(79)

–

0

(22)

–

2

(56)

(2 331)

(907)

(1)

(293)

(2 903)

(475)

EXCÉDENT /(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

6

(32)

(2 232)

(902)

8

(249)

(2 824)

(474)

Produits financiers

3.5

(0)

6

0

2

0

15

(3)

2

Charges financières

–

–

0

(0)

–

–

(0)

–

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS FINANCIÈRES

(0)

6

1

2

0

15

(4)

2

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L'EXERCICE

6

(26)

(2 232)

(901)

8

(235)

(2 828)

(472)

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET PAR FED

(en Mio EUR)

8e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2013

12 840

–

12 840

(10 114)

627

(3 083)

270

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(64)

(64)

Résultat économique de l'exercice

–

8

8

SOLDE AU 31.12.2014

12 840

–

12 840

(10 107)

627

(3 147)

214

Réduction de capital - fonds engagés au titre du mécanisme de transition

(676)

(676)

(676)

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(6)

(6)

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

676

676

Résultat économique de l'exercice

–

6

6

SOLDE AU 31.12.2015

12 164

12 164

(10 100)

627

(2 476)

214

(en Mio EUR)

9e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2013

11 699

–

11 699

(13 988)

1 625

2 130

1 467

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(372)

(372)

Résultat économique de l'exercice

–

(235)

(235)

SOLDE AU 31.12.2014

11 699

–

11 699

(14 223)

1 625

1 758

860

Réduction de capital - fonds engagés au titre du mécanisme de transition

(727)

(727)

(727)

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(109)

(109)

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

727

727

Résultat économique de l'exercice

–

(26)

(26)

SOLDE AU 31.12.2015

10 973

10 973

(14 249)

1 625

2 376

726

(en Mio EUR)

10e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2013

21 152

13 162

7 990

(9 365)

–

952

(423)

Augmentation de capital — contributions

–

(3 144)

3 144

3 144

Transferts vers les/à partir des 8e FED et 9e FED

–

(936)

(936)

Transferts vers le/à partir du 11e FED

(225)

(225)

Transfert du résultat économique reporté - trésorerie - du 10e FED au 11e FED

10

10

Résultat économique de l'exercice

–

(2 828)

(2 828)

SOLDE AU 31.12.2014

21 152

10 018

11 134

(12 183)

–

(209)

(1 258)

Augmentation de capital - contributions

(4 795)

4 795

4 795

Réduction de capital - fonds engagés au titre du mécanisme de transition

(192)

(192)

(192)

Transferts vers les/à partir des 8e FED et 9e FED

–

84

84

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

160

160

Résultat économique de l'exercice

–

(2 232)

(2 232)

SOLDE AU 31.12.2015

20 960

5 223

15 737

(14 415)

–

35

1 357



(en Mio EUR)

11e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2013

–

–

–

–

–

–

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers les/à partir des 8e, 9e et 10e FED

–

–

1 597

1 597

Transfert du résultat économique reporté - trésorerie - du 10e FED au 11e FED

(10)

(10)

Résultat économique de l'exercice

–

(472)

(472)

SOLDE AU 31.12.2014

–

–

–

(482)

1 597

1 116

Comptabilisation du capital du 11e FED conformément à l'accord interne

29 301

29 301

–

–

Transferts vers les/à partir des 8e, 9e et 10e FED

–

(1 532)

(1 532)

Résultat économique de l'exercice

–

(901)

(901)

SOLDE AU 31.12.2015

29 301

29 301

–

(1 382)

65

(1 317)

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

1.1.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

En vertu de l'article 46 du règlement financier du FED, les états financiers du FED sont élaborés selon les règles de comptabilité d'exercice inspirées des normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS). Les règles comptables arrêtées par le comptable de la Commission sont appliquées par l'ensemble des institutions et organismes de l'UE afin de disposer d'un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l'harmonisation du processus d'établissement des états financiers et de consolidation, conformément aux dispositions de l'article 152 du règlement financier de l'UE. Ces règles s'appliquent également au FED, compte tenu de la nature particulière de ses activités.

1.2.PRINCIPES COMPTABLES

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l'élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable 1 de l'UE «Financial Statements» (États financiers) (identiques à celles décrites dans IPSAS 1): image fidèle, comptabilité d'exercice, continuité d'activité, cohérence de la présentation, regroupement, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives des informations financières, selon l'article 144 du règlement financier de l'UE, sont la pertinence, la fiabilité, la clarté et la comparabilité.

1.3.BASE DE PRÉPARATION

1.3.1.Monnaies et bases de conversion

Les comptes annuels sont présentés en millions d'euros, l'euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation de l'UE. Les transactions en monnaies étrangères sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont effectuées. Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change en vigueur au 31 décembre.

Taux de change de l’euro

Monnaie

31.12.2015

31.12.2014

Monnaie

31.12.2015

31.12.2014

BGN

1,9558

1,9558

LTL

-

3,4528

CZK

27,0230

27,7350

PLN

4,2639

4,2732

DKK

7,4626

7,4453

RON

4,5240

4,4828

GBP

0,7340

0,7789

SEK

9,1895

9,3930

HRK

7,6380

7,6580

CHF

1,0835

1,2024

HUF

315,9800

315,5400

JPY

131,0700

145,2300

USD

1,0887

1,2141

1.3.2.Utilisation d'estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement reconnus, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par le management sur la base des informations les plus fiables dont il dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à recevoir, les actifs et passifs éventuels et le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d'estimations sont pris en compte sur l'exercice au cours duquel ils sont connus.



1.4.BILAN

1.4.1 Immobilisations incorporelles

Les licences sur logiciels informatiques sont inscrites à l'actif du bilan sur la base de leur coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeur cumulés. Ces actifs sont amortis linéairement sur leur durée de vie utile estimée. Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l'UE sont remplis. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l'immobilisation afin qu'elle puisse être exploitée de la manière prévue par le management. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d'entretien sont passés en charges à mesure qu'ils sont encourus.

1.4.2 Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeur. Le coût historique comprend toute dépense directement imputable à l'acquisition ou l'exécution d'une immobilisation. Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l'actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s'il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l'entité et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d'entretien sont portés au compte de résultat économique de l'exercice au cours duquel ils sont encourus. Les terrains et les œuvres d'art ne sont pas amortis, leur durée d'utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu'elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L'amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût sur leur valeur résiduelle en fonction de leur durée d'utilité estimée, comme suit:

Catégorie d'actif

Taux d'amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Installations de production

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

10 % à 25 %

Agencements et aménagements

10 % à 33 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont portées au compte de résultat économique.

Contrats de location

Les contrats de location d'immobilisations corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété incombe à l'entité sont classés comme contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à l'actif du bilan au commencement de la location, à la plus faible des deux valeurs suivantes: la juste valeur de l'actif loué ou la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. La partie d'intérêts des paiements au titre de la location-financement est comptabilisée en charges sur la durée du contrat de location à un taux constant par rapport au solde restant dû. Les obligations au titre de la location, nettes de charges financières, sont comptabilisées au passif du bilan. Les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile.

Les contrats de location dans le cadre desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la durée du contrat de location.

1.4.3 Pertes de valeur sur actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d'utilité indéfinie ne font pas l'objet d'un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l'objet d'un amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque fois qu'un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l'excédent de la valeur comptable d'un actif sur sa valeur recouvrable. La valeur recouvrable est la plus élevée de la juste valeur de l'actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d'utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur recouvrable estimée d'un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur comptable de l'actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur recouvrable. Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des précédents exercices ne s'appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

1.4.4 Actifs financiers

Les actifs financiers sont classés selon les catégories suivantes: actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat; prêts et créances; placements conservés jusqu'à leur échéance; et actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

(I)Actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat

Un actif financier est classé dans cette catégorie s'il a été acquis principalement en vue d'être revendu à court terme ou s'il a été désigné par l'entité comme devant appartenir à cette catégorie. Les actifs dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs à court terme» s'ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Au cours de l'exercice considéré, l'entité n'a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l'entité fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d'utiliser la créance à des fins de transactions. Ils sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs à long terme», sauf lorsque l'échéance se situe dans les douze mois suivant la date de clôture.

(III)Placements conservés jusqu'à leur échéance

Les placements conservés jusqu'à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d'échéances fixes, que l'entité a l'intention manifeste et la capacité de conserver jusqu'à l'échéance. Au cours de l'exercice considéré, l'entité n'a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs à court terme ou actifs à long terme selon l'échéance à laquelle l'entité s'attend à les céder, qui correspond généralement à l'échéance résiduelle à la date de clôture.

1.4.5 Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans le contrat, la décision ou la convention spécifique ou dans l'acte de base. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention, soit remboursé. Si le bénéficiaire n’encourt pas de dépenses éligibles, il est dans l'obligation de restituer le préfinancement à l'entité. Le montant du préfinancement est apuré (en tout ou en partie) à mesure de l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en charges) et des remboursements éventuels.

En fin d'exercice, l'encours des préfinancements est évalué sur la base du ou des montants initialement comptabilisés au bilan, déduction faite des montants remboursés et des dépenses éligibles (comprenant si nécessaire des montants estimés) exposées au cours de la période.

1.4.6 Créances à recevoir et à recouvrer

Les créances à recevoir et à recouvrer sont comptabilisées à la valeur initiale diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l'entité ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances. La dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et son montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique.

1.4.7 Liquidités et équivalents

Les liquidités et équivalents sont des instruments financiers classés comme des actifs financiers disponibles à la vente. Ils comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue et à court terme et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

1.4.8 Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l'entité supporte une obligation actuelle (juridique ou implicite) envers des tiers résultant d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n'est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses nécessaires au règlement de l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

1.4.9 Dettes

Une partie importante des dettes de l'entité n’est pas liée à l’acquisition de biens ou de services — il s’agit en fait de déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l'UE, qui ne sont pas acquittées. Elles sont comptabilisées comme dettes pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les dettes résultant de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées lors de la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci et les dépenses correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis et acceptés par l'entité.

1.4.10 Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Les produits sont également comptabilisés au cours de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l'entité ou qu’il existe un accord contractuel, le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

1.5.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

1.5.1 Produits

Les produits des opérations sans contrepartie directe sont constitués des impôts et transferts, étant donné que le cédant fournit des ressources à l'entité bénéficiaire sans que celle-ci ne donne directement de contrepartie d'une valeur approximativement égale. Les transferts sont des entrées d'avantages économiques futurs ou de potentiel de service découlant d'opérations sans contrepartie directe, à l'exception des impôts.

Les produits de la vente de biens et de services (opérations avec contrepartie directe) sont comptabilisés lorsque l'acheteur s'est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation des produits d'une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d'avancement de la transaction à la date de clôture.

1.5.2 Charges

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées/les services sont fournis et accepté(e)s par l'entité. Elles sont valorisées au montant de la facture d'origine. Par ailleurs, à la date de clôture, les charges liées aux services fournis au cours de la période, pour lesquels une facture n'a pas encore été reçue ou acceptée, sont portées au compte de résultat économique.

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires. Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation ou qu’un contrat signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d'éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

1.6.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS

1.6.1 Actifs éventuels

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou de plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entité. Un actif éventuel est indiqué lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

1.6.2 Passifs éventuels

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou de plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entité, ou une obligation actuelle résultant d'événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d’un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation.

1.7.COFINANCEMENT

Les contributions de cofinancement reçues sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d'opérations sans contrepartie directe et sont présentées comme des dettes dues aux États membres et à des pays tiers, notamment. Le FED est tenu d’utiliser ces contributions pour fournir des services à des tiers, faute de quoi il doit restituer les actifs (c’est-à-dire les contributions reçues). Les dettes en cours relatives aux accords de cofinancement représentent les contributions de cofinancement reçues diminuées des dépenses encourues liées au projet. L’incidence sur l’actif net est nulle.

Les dépenses liées aux projets de cofinancement sont comptabilisées dès qu'elles ont été exposées. Le montant correspondant de contributions est comptabilisé en tant que produits opérationnels, l'incidence sur le résultat économique de l'exercice étant nulle.

2.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS À LONG TERME

2.1.PRÉFINANCEMENT

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Préfinancement

–

63

368

84

516

472

Total

–

63

368

84

516

472

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

Gestion directe

65

72

Mise en œuvre par:

Commission

43

47

Agences exécutives de l'UE

1

3

Délégations de l’UE

21

22

Gestion indirecte

451

400

Mise en œuvre par:

Pays tiers

25

22

Organisations internationales

90

127

BEI et FEI

323

223

Organismes de droit public

10

24

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

3

4

Total

516

472

De nombreux contrats prévoient le versement d’avances avant le début des travaux, de la livraison de fournitures ou de la prestation de services. Parfois, les calendriers de paiement des contrats prévoient le versement d’avances sur la base de rapports sur l’état d’avancement. Les préfinancements sont normalement versés dans la monnaie du pays ou territoire d'exécution du projet.

Le délai de recouvrement ou d’utilisation des préfinancements détermine si ceux-ci sont présentés comme actifs de préfinancement à court ou à long terme. L’utilisation est définie par la convention sous-tendant le projet. Tout remboursement ou toute utilisation dû/due dans les douze mois de la date de clôture est présenté(e) comme préfinancement à court terme. Comme un grand nombre de projets financés par les actions du FED sont à long terme, il est indispensable que les avances correspondantes soient disponibles pendant plus d’un an. Certains montants de préfinancements sont donc comptabilisés dans les actifs à long terme. Cependant, comme les 8e et 9e FED touchent à leur fin, la plupart des préfinancements sont à court terme.

L'augmentation des préfinancements à long terme, à hauteur de 44 millions d'EUR par rapport au 31 décembre 2014, s'explique essentiellement par la mise en œuvre de nouveaux contrats dans le cadre du 11e FED et par la prolongation de 2 contrats importants dans le cadre du 9e FED.

2.2.CONTRIBUTIONS AU FONDS FIDUCIAIRE

Cette rubrique représente le montant versé à titre de contributions au fonds fiduciaire «Bêkou» de l'UE, déduction faite de la part estimée des coûts encourus par le fonds fiduciaire.

Les contributions au fonds fiduciaire sont mises en œuvre par le FED en gestion directe.

ACTIFS À COURT TERME

2.3.PRÉFINANCEMENT

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Préfinancement (brut)

14

265

3 032

939

4 250

4 335

Apurement (coupure de l'exercice)

(11)

(198)

(2 153)

(744)

(3 105)

(2 932)

Total

3

67

879

195

1 145

1 403

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

Gestion directe

284

227

Mise en œuvre par:

Commission

123

116

Agences exécutives de l'UE

1

4

Délégations de l’UE

159

106

Gestion indirecte

861

1 176

Mise en œuvre par:

Pays tiers

229

257

Organisations internationales

336

494

BEI et FEI

235

357

Organismes de droit public

56

41

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

5

24

Organismes de droit privé mettant en œuvre un partenariat public-privé

0

2

Total

1 145

1 403

La baisse des préfinancements à court terme, à hauteur de 298 millions d'EUR par rapport au 31 décembre 2014, s'explique essentiellement par plusieurs apurements dans le cadre des 9e et 10e FED.

3.Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Les garanties sont détenues en couverture du préfinancement et libérées une fois le paiement final effectué dans le cadre d’un projet. Au 31 décembre 2015, la valeur nominale des garanties reçues par le FED pour les préfinancements s’élevait à 198 millions d’EUR. En fin d'exercice, les garanties ont fait l'objet d'un examen approfondi, conformément aux normes comptables. À la suite de cet examen, des garanties en rapport avec des préfinancements d'une valeur nominale de 444 millions d'EUR ont été radiées au motif qu'elles ne relevaient pas du FED, mais du pouvoir adjudicateur.

3.1.CRÉANCES

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Créances sur les clients, les organismes publics, les pays de l'AELE et les pays tiers

2.4.1

1

5

6

2

13

21

Créances sur les États membres

2.4.2

–

–

90

–

90

0

Produits à recevoir et charges à reporter

2.4.3

–

60

7

–

67

63

Total

1

65

103

2

171

84

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

104

21

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

67

63

Total

171

84

4.Créances sur les clients, les organismes publics, les pays de l'AELE et les pays tiers

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Créances sur les clients, les organismes publics et les pays tiers

4

22

15

2

42

49

Dépréciation

(3)

(17)

(10)

–

(29)

(28)

Total

1

5

6

2

13

21

2.4.2 Créances sur les États membres

Les créances sur les États membres comprennent les montants à recevoir ainsi que les montants à déduire des futures contributions des États membres. C'est une conséquence des ajustements du mécanisme de transition (voir note 2.10 Capital appelé - FED actifs).

(en Mio EUR)

États membres

Montants à recevoir des EM

Montants à déduire des contributions des EM

Montant net au 31.12.2015

Belgique

1

(5)

Danemark

(2)

Grèce

3

Irlande

2

Luxembourg

–

Portugal

3

Espagne

28

Royaume-Uni

16

Autriche

(3)

Finlande

–

Chypre

1

République tchèque

7

Estonie

1

Hongrie

8

Lituanie

1

Lettonie

1

Malte

–

Pologne

18

Slovénie

3

Slovaquie

3

Roumanie

5

Total

101

(11)

90

2.4.3 Produits à recevoir et charges à reporter

Les produits à recevoir et les charges à reporter incluent principalement des intérêts courus sur les préfinancements.

4.1.COMPTES DE LIAISON

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

Comptes de liaison

214

657

1 190

(2 062)

-

Total

214

657

1 190

(2 062)

-

Pour des raisons d’efficacité, la trésorerie unique couvrant l’ensemble des FED est allouée au 11e FED 8 , ce qui a pour conséquence de générer des opérations réciproques entre les différents FED, qui sont compensées par des comptes de liaison entre les différents bilans. Les comptes de liaison sont uniquement présentés dans chaque FED.

4.2.LIQUIDITÉS ET ÉQUIVALENTS 9

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Comptes spéciaux: institutions financières des États membres

–

–

–

489

489

378

Comptes courants: banques commerciales

–

–

–

14

14

13

Fonds spécial République démocratique du Congo*

–

–

–

1

1

1

Total

–

–

–

504

504

391

* Ce solde représente les montants disponibles pour la République démocratique du Congo, conformément aux dispositions de la décision 2003/583/CE du Conseil.

L'augmentation globale des liquidités et équivalents est essentiellement due au versement anticipé des premières contributions 2016 effectué par certains États membres en décembre 2015.

Il convient de noter que des crédits Stabex sont détenus par les États ACP bénéficiaires et ne sont donc pas inscrits au bilan du FED. Stabex est l’acronyme d’un mécanisme de financement compensatoire de l’UE visant à assurer la stabilité des recettes à l’exportation des pays ACP. Lorsque la Commission et l’État (ACP) bénéficiaire parviennent à un accord sur l’utilisation des fonds Stabex, une convention de transfert est signée par les deux parties. Conformément aux dispositions de l’article 211 de l’accord Lomé IV 10 (dans sa version révisée), les crédits sont transférés sur un compte ouvert au nom de l’État ACP; il s’agit d’un compte portant intérêts pour lequel la présentation de deux signatures (Commission et État bénéficiaire) est requise. Ces crédits demeurent sur ces comptes à double signature jusqu’à ce qu’un cadre d’obligations mutuelles justifie un transfert en faveur d’un projet. L’ordonnateur de la Commission conserve la signature sur ce compte afin de s’assurer que les crédits sont décaissés selon les modalités prévues. Les crédits qui se trouvent sur les comptes à double signature sont la propriété de l’État ACP et ne sont pas, de ce fait, enregistrés à l’actif dans les comptes du FED. Les transferts vers ces comptes sont comptabilisés comme des paiements Stabex. Voir également la note 3.2.1 pour des informations complémentaires.

La classification des institutions financières et des banques a été revue afin d'améliorer la présentation des comptes annuels 2015. Les données comparatives pour 2014 sont indiquées en conséquence.

PASSIFS À LONG TERME

4.3.PROVISIONS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Provisions

–

–

–

4

4

–

Total

–

–

–

4

4

–

Il s'agit de l'estimation des montants susceptibles d'être payés plus de 12 mois après la fin de l'exercice dans le contexte de la phase de liquidation du Centre pour le développement de l'entreprise (CDE) et d'une possible décision judiciaire à l'encontre de celui-ci.

La phase de liquidation, à gérer par un curateur, ne comprendra que des tâches administratives résiduelles, consistant par exemple à tenir les archives du CDE, à s'acquitter d'éventuelles formalités administratives ou à gérer certains litiges en suspens n'ayant pu être réglés pour le 31 décembre 2016. Cette phase sera financée par le FED et, à la date d'établissement des états financiers du FED, les coûts totaux de la phase passive s'élèvent, selon une estimation très approximative, à 2,6 millions d'EUR. Un montant d'environ 1,2 million d'EUR devrait également être pris en compte au cas où le CDE serait condamné par le tribunal de l'Organisation internationale du travail à verser des indemnités aux trois personnes ayant engagé une procédure. Voir également la note 4.2.1 pour des informations complémentaires.

4.4.DETTES

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Cofinancement - dettes

–

–

10

–

10

34

Total

–

–

10

–

10

34

La variation du total des dettes de cofinancement est expliquée dans la note 2.9.1.2.



PASSIFS À COURT TERME

4.5.DETTES

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Créditeurs courants

2.9.1

0

13

184

17

215

474

Charges à payer

2.9.2

3

114

684

54

854

722

Contribution au capital du fonds reportée

2.9.3

–

–

307

–

307

228

Total

3

128

1 174

71

1 376

1 423

2.9.1 Créditeurs courants

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Fournisseurs et autres

2.9.1.1

0

14

153

14

181

403

Dettes de cofinancement

2.9.1.2

–

(0)

31

(0)

31

67

Dettes diverses

2.9.1.3

(0)

(1)

(0)

4

3

4

Total

0

13

184

17

215

474

Le poste des dettes inclut des récapitulatifs de dépenses reçus par le FED en ce qui concerne ses activités de subvention. Les dettes correspondantes sont enregistrées à concurrence du montant déclaré dès que la demande est reçue. La procédure est identique pour les factures et les notes de crédit reçues dans le cadre des marchés. Les coûts déclarés ainsi sont pris en compte pour la procédure de coupure de l’exercice. Après les écritures de fin d’exercice, les montants éligibles estimés ont été portés au compte de résultat économique.

2.9.1.1 Fournisseurs et autres

Sous cette rubrique figurent les montants dus aux fournisseurs ainsi que les montants à payer à des organismes publics et à des pays tiers.

La baisse de 222 millions d’EUR par rapport à la période comptable précédente s’explique principalement par la diminution à hauteur de 224 millions d’EUR des dettes dues aux pays tiers.

2.9.1.2 Dettes de cofinancement

Au total, les dettes de cofinancement à long terme et à court terme ont baissé de 60 millions d’EUR par rapport à la période comptable précédente.

En 2015, de nouvelles contributions de cofinancement ont été reçues de la France (5 millions d’EUR), du Royaume-Uni (1,5 million d’EUR) et d’autres pays.

Les dettes de cofinancement à long terme et à court terme totales ont été diminuées de 69 millions d'EUR pour comptabiliser les produits et les charges liés aux projets de cofinancement (voir 3.2.2 et 3.3.2).

2.9.1.3 Dettes diverses

La rubrique «Dettes diverses» contient principalement des encaissements non affectés et des montants remboursés.

2.9.2 Charges à payer

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Charges à payer

3

114

684

54

854

722

Total

3

114

684

54

854

722

À la clôture de l’exercice, il est procédé à une évaluation des dépenses éligibles qui ont été encourues par les bénéficiaires des fonds du FED, mais qui n’ont pas encore été déclarées. Après ces calculs de clôture de l’exercice, les montants éligibles estimés sont inscrits comme charges à payer.

En 2015, la Commission a affiné sa méthode d'estimation des charges à payer pour les contrats d'appui budgétaire. Sans cette opération, les charges opérationnelles se seraient élevées à 3 545 millions d'EUR au lieu de 3 671 millions d'EUR et les charges à payer auraient été inférieures de 126 millions d'EUR.

2.9.3 Contribution au capital du fonds reportée

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Royaume-Uni

–

–

259

–

259

222

Suède

–

–

48

–

48

–

République tchèque

–

–

–

–

–

4

Lituanie

–

–

–

–

–

1

Total

–

–

307

–

307

228

Il s’agit des contributions d’États membres versées par anticipation.


ACTIF NET

4.6.CAPITAL APPELÉ - FED ACTIFS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Capital du Fonds

12 840

11 699

21 152

–

45 691

Capital non appelé

–

–

(10 018)

–

(10 018)

Capital appelé au 31.12.2014

12 840

11 699

11 134

–

35 673

Capital du Fonds

12 164

10 973

20 960

29 367

73 464

Capital non appelé

–

–

(5 223)

(29 367)

(34 590)

Capital appelé au 31.12.2015

12 164

10 973

15 737

–

38 873

Le capital du Fonds correspond au total des contributions des États membres pour le FED concerné, conformément aux dispositions de chacun des accords internes. Les fonds non appelés représentent la dotation initiale non encore appelée des États membres.

Le capital appelé est constitué du montant des dotations initiales appelées aux fins de transfert sur les comptes de trésorerie par les États membres.

Le capital du 8e et du 9e FED a été appelé et reçu dans son intégralité.

Les activités du mécanisme de transition ont été financées grâce à des montants dégagés dans de précédents FED (voir 2.13 Transferts de capital appelé entre FED actifs).

La décision du Conseil instituant le mécanisme de transition dispose que les fonds engagés au titre de ce mécanisme doivent être déduits des contributions respectives des États membres énoncées à l'article 1er, paragraphe 2, point a), des accords internes relatifs aux 8e, 9e et 10e FED, après l'entrée en vigueur de l'accord interne relatif au 11e FED 11 . L'accord interne relatif au 11e FED étant entré en vigueur le 1er mars 2015, le capital total du Fonds a été diminué de 1 595 millions d'EUR (8e FED - 676 millions d'EUR, 9e FED - 727 millions d'EUR, 10e FED - 192 millions d'EUR).

Étant donné que l'accord interne établissant le 11e FED est entré en vigueur, le capital du 11e FED a été comptabilisé conformément à l'accord.

4.7.CAPITAL APPELÉ ET CAPITAL NON APPELÉ PAR ÉTAT MEMBRE

(en Mio EUR)

Contributions

%

non appelées 10e FED 31.12.2014

appelées en 2015

réduction du capital du 10e FED

non appelées 10e FED 31.12.2015

Autriche

2,41

(241)

111

5

(126)

Belgique

3,53

(354)

162

7

(184)

Bulgarie

0,14

(14)

6

0

(7)

Chypre

0,09

(9)

4

0

(5)

République tchèque

0,51

(51)

23

1

(27)

Danemark

2,00

(200)

92

4

(104)

Estonie

0,05

(5)

2

0

(3)

Finlande

1,47

(147)

68

3

(77)

France

19,55

(1 958)

900

38

(1 021)

Allemagne

20,50

(2 053)

944

39

(1 070)

Grèce

1,47

(147)

68

3

(77)

Hongrie

0,55

(55)

25

1

(29)

Irlande

0,91

(91)

42

2

(48)

Italie

12,86

(1 288)

592

25

(672)

Lettonie

0,07

(7)

3

0

(4)

Lituanie

0,12

(12)

6

0

(6)

Luxembourg

0,27

(27)

12

1

(14)

Malte

0,03

(3)

1

0

(2)

Pays-Bas

4,85

(486)

223

9

(253)

Pologne

1,30

(130)

60

2

(68)

Portugal

1,15

(115)

53

2

(60)

Roumanie

0,37

(37)

17

1

(19)

Slovaquie

0,21

(21)

10

0

(11)

Slovénie

0,18

(18)

8

0

(9)

Espagne

7,85

(786)

361

15

(410)

Suède

2,74

(274)

126

5

(143)

Royaume-Uni

14,82

(1 485)

682

28

(774)

Total

100,00

(10 018)

4 603

192

(5 223)

Le capital appelé en 2015 consiste en un appel ordinaire (3 200 millions d'EUR) et un appel spécial (dénommé «consommation spéciale» - 1 403 millions d'EUR). L'appel spécial visait à obtenir des fonds dans le contexte de la réduction du capital des 8e et 9e FED.

4.8.REPORT DU CAPITAL APPELÉ DE FED CLÔTURÉS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Fonds transférés de FED clôturés

627

1 625

-

-

2 252

Solde au 31.12.2015

627

1 625

–

–

2 252

Sous cette rubrique figurent les ressources transférées de FED clôturés vers les 8e et 9e FED.

4.9.TRANSFERTS DE CAPITAL APPELÉ ENTRE FED ACTIFS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Solde au 31.12.2013

(3 083)

2 130

952

–

0

Transfert vers la réserve de performance du 10e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(64)

(372)

436

0

Transfert vers la réserve de performance du 11e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(225)

225

0

Transfert des réserves de performance du 10e et du 11e FED vers le mécanisme de transition

(1 372)

1 372

0

Solde au 31.12.2014

(3 147)

1 758

(209)

1 597

0

Transfert vers la réserve de performance du 10e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(6)

(109)

114

0

Transfert vers la réserve de performance du 11e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(32)

32

0

Transfert des réserves de performance du 10e et du 11e FED vers le mécanisme de transition

(41)

41

0

Récupérations de montants du mécanisme de transition en faveur des réserves de performance du 10e et du 11e FED

11

(11)

0

Reversement de fonds engagés au titre du mécanisme de transition

676

727

192

(1 595)

0

Solde au 31.12.2015

(2 476)

2 376

35

65

0

Sous cette rubrique figurent les ressources transférées entre les FED actifs.

Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Cotonou, l'ensemble des fonds non utilisés dans le cadre d'anciens FED actifs sont transférés vers le FED le plus récent après dégagement. Les ressources transférées à partir d'autres FED augmentent les crédits du Fonds bénéficiaire tout en réduisant les crédits du Fonds d'origine. Les fonds transférés vers les réserves de performance du 10e et du 11e FED ne peuvent être engagés que dans des conditions spécifiques définies dans les accords internes.

En 2015, des fonds engagés au titre du mécanisme de transition à hauteur de 1 595 millions d'EUR ont été reversés à la réserve de performance du 10e FED et ont servi au remboursement du capital des 8e, 9e et 10e FED (voir 2.10 Capital appelé - FED actifs).

En fin d'exercice, la réserve de performance non mobilisable du 10e FED atteint 84 millions d'EUR, alors que celle du 11e FED atteint 65 millions d'EUR.

5.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

5.1.PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC ET SANS CONTREPARTIE DIRECTE

(en Mio EUR)

2015

2014

Produits des opérations sans contrepartie directe

89

87

Produits des opérations avec contrepartie directe

51

59

Total

140

145

Le montant de 89 millions d'EUR de produits des opérations sans contrepartie directe est exclusivement constitué de produits opérationnels, tandis que le montant de 51 millions d'EUR de produits des opérations avec contrepartie directe comprend des produits opérationnels (43 millions d'EUR) et des produits financiers (8 millions d'EUR - voir note 3.5).

5.2.PRODUITS OPÉRATIONNELS

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2015

2014

Récupération de dépenses

3.2.1

1

10

9

1

20

26

Récupération de crédits Stabex

3.2.2

1

–

–

–

1

4

Gains de change

3

15

22

2

42

45

Produits opérationnels - cofinancement

3.2.3

–

–

68

1

69

57

Total

4

24

99

5

132

132

(en Mio EUR)

2015

2014

Gestion directe

61

17

Mise en œuvre par:

Commission

3

0

Délégations de l’UE

58

17

Gestion indirecte

29

70

Mise en œuvre par:

Pays tiers

14

68

Organisations internationales

14

1

Organismes de droit public

0

–

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

1

–

Total produits opérationnels hors gains de change

90

86

3.2.1 Récupération de crédits Stabex

En 2015, un montant de 1 million d’EUR issu de comptes à double signature dans les pays ACP a été restitué au FED. Ces recettes figurent parmi les produits opérationnels (récupération de crédits Stabex) dans le compte de résultat économique du 8e FED.

3.2.2 Produits opérationnels - cofinancement

Les produits opérationnels relatifs aux cofinancements représentent les contributions utilisées (voir 3.3.2).

5.3.CHARGES OPÉRATIONNELLES

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2015

2014

Charges opérationnelles — instruments d’aide

3.3.1

(5)

47

2 197

820

3 059

3 545

Charges opérationnelles – cofinancement

3.3.2

–

–

68

1

69

57

Pertes de change

3

14

24

3

44

33

Dépréciations de créances et provisions pour risques et charges

(0)

(5)

8

4

7

14

Total

(2)

56

2 297

828

3 179

3 650

(en Mio EUR)

2015

2014

Gestion directe

1 106

933

Mise en œuvre par:

Commission

99

114

Agences exécutives de l'UE

2

2

Délégations de l’UE

1 000

817

Fonds fiduciaires

5

–

Gestion indirecte

2 023

2 670

Mise en œuvre par:

Pays tiers

900

1 111

Organisations internationales

990

1 148

BEI et FEI

31

179

Organismes de droit public

70

144

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

31

46

Organismes de droit privé mettant en œuvre un partenariat public-privé

1

41

Personnes mettant en œuvre des actions de la PESC

0

–

Total charges opérationnelles: instruments d'aide et cofinancement

3 128

3 603

6.Charges opérationnelles – instruments d’aide

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2015

2014

Aide programmable

1

18

1 557

394

1 971

2 159

Soutien macroéconomique

–

51

–

–

51

42

Politiques sectorielles

0

(25)

–

–

(24)

10

Bonifications d’intérêts

(6)

–

–

–

(6)

3

Projets intra-ACP

–

5

459

282

746

979

Aide d’urgence

–

1

167

117

285

335

Aide aux réfugiés

0

–

–

–

0

(0)

Capitaux à risque

–

–

–

–

–

0

Stabex

–

–

–

–

–

2

Sysmin

(0)

–

–

–

(0)

0

Autres programmes d’aide liés aux FED précédents

–

0

–

–

0

2

Appui institutionnel

–

–

13

20

34

19

Compensation recettes d’exportation

0

(3)

–

–

(3)

(5)

Contributions aux fonds fiduciaires

–

–

–

5

5

–

Total

(5)

47

2 197

820

3 059

3 545

Les charges opérationnelles du FED couvrent divers instruments d’aide et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés.

7.Charges opérationnelles – cofinancement

Il s’agit des dépenses encourues pour le cofinancement de projets en 2015. Comme les contributions de cofinancement reçues sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe, un montant correspondant de contributions a été comptabilisé en tant que produits opérationnels (voir 3.2.2).

7.1.CHARGES ADMINISTRATIVES

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2015

2014

Charges administratives

0

(0)

34

79

113

22

Total

0

(0)

34

79

113

22

Sous cette rubrique figurent les dépenses d’appui, c’est-à-dire les frais administratifs liés à la programmation et à l’exécution des FED. Cela englobe les dépenses afférentes à la préparation, au suivi, au contrôle et à l’évaluation des projets ainsi que les dépenses liées aux réseaux informatiques, à l’assistance technique, etc.

La variation des frais administratifs entre 2014 et 2015 (91 millions d'EUR) est imputable à une modification de la méthode comptable en 2014. Cette nouvelle méthode a eu une incidence ponctuelle se traduisant par une diminution du montant des frais administratifs.

7.2.PRODUITS FINANCIERS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2015

2014

Revenus d'intérêts - Banques européennes

(0)

(0)

(0)

2

1

(1)

Intérêts sur les préfinancements

–

6

0

0

7

15

Intérêts courus

–

4

0

–

4

11

Intérêts récupérés

–

2

0

0

3

3

Total

(0)

6

0

2

8

13

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés conformément aux dispositions de l’article 9, paragraphe 2, point d), du règlement financier applicable au 11e FED.

Les produits financiers sont considérés comme des produits des opérations avec contrepartie directe.



8.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

8.1.ACTIFS ÉVENTUELS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Garanties de bonne fin

0

7

7

(0)

13

101

Garanties pour retenues

–

3

3

–

6

50

Total

0

10

10

(0)

20

150

Dans l'ensemble, le montant des garanties détenues en vue de couvrir des actifs du FED dans le cadre d'un projet a augmenté en 2015. Toutefois, les garanties liées à des contrats gérés en mode indirect ont été plus nombreuses en 2015. Dans ce cas, le bénéficiaire de la garantie n'est pas le FED mais le pouvoir adjudicateur. À titre de comparaison, les garanties relevant d'un pouvoir adjudicateur autre que le FED se sont élevées à 273 millions d'EUR en 2014, alors qu'elles ont atteint 723 millions d'EUR en 2015.

9.Garanties de bonne fin

Les garanties de bonne fin sont parfois requises pour s’assurer que les bénéficiaires des financements du FED satisfont à leurs obligations contractuelles avec le FED.

10.Garanties pour retenues

Les garanties pour retenues ne concernent que les marchés de travaux. En règle générale, une retenue de 10 % sur les paiements intermédiaires est prévue afin de garantir que le contractant satisfait à ses obligations. Ces montants retenus sont classés comme dettes. Sous réserve de l’approbation du pouvoir adjudicateur, le contractant peut soumettre à la place une garantie pour retenues qui remplace le pourcentage retenu sur les paiements intermédiaires. Ces garanties reçues sont présentées comme actifs éventuels.

10.1.PASSIFS ÉVENTUELS

11.Centre pour le développement de l’entreprise

Le Conseil des ministres ACP-UE a décidé, en juin 2014, «de procéder à la fermeture ordonnée du Centre pour le développement de l'entreprise (CDE)» et, parallèlement, de s'assurer «que les projets d'appui au secteur privé mis en œuvre par le CDE dans les pays et régions ACP soient menés à leur terme». À cet effet, le Conseil des ministres ACP-UE a donné une délégation de pouvoirs au Comité des ambassadeurs ACP-UE afin de faire progresser cette question en vue d'adopter les décisions nécessaires.

Par la décision n° 4/2014 du 23 octobre 2014, le Comité des ambassadeurs ACP-UE a autorisé le conseil d'administration du CDE à prendre, avec effet immédiat, toutes les mesures appropriées pour préparer la fermeture du CDE. Comme indiqué à l'article 2 de ladite décision, le conseil d'administration a été chargé de passer un contrat avec un curateur afin qu'il établisse et mette en œuvre un plan de fermeture. Ce plan de fermeture devrait permettre «la fermeture du CDE de manière ordonnée, dans le respect des droits de toutes les tierces parties concernées et en veillant à ce que les projets en cours concernant le soutien au secteur privé soient menés à bien, soit par le CDE lui-même, soit par une entité pouvant être chargée de leur gestion». Le plan de fermeture doit prévoir l'achèvement de la liquidation du CDE le 31 décembre 2016 au plus tard.

Fin juin 2015, le curateur a présenté au conseil d'administration du CDE un plan stratégique définitif, assorti d'un budget et d'un programme de travail, qui reflète les résultats du dialogue social. Le budget de ce plan, approuvé par le conseil d'administration du CDE, a servi de base à la proposition de décision de financement de la Commission, qui a été adoptée après réception de l'avis du comité du FED, pour un montant total de 18,2 millions d'EUR. Après adoption de ladite décision de financement, une convention de subvention a été conclue en décembre 2015 entre le CDE et la Commission, qui prévoit le financement nécessaire à la réalisation de l'actif du CDE et au règlement intégral de son passif. La mise en œuvre du plan stratégique définitif a commencé le 1er janvier 2016. À la suite de la révision de l'annexe III de l'accord de Cotonou, qui fait actuellement l'objet de négociations entre le Conseil de l'UE et les pays ACP, le CDE entrera dans sa phase passive au cours de laquelle il n'existera qu'aux seules fins de sa liquidation - cette phase commençant le 1er janvier 2017 pour une période d'une durée maximale de 5 ans. Voir également la note 2.7 pour des informations complémentaires.

11.1.AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

12.Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

Le montant indiqué ci-dessous est le RAL (reste à liquider) budgétaire diminué des montants correspondants inscrits en charges au compte de résultat économique 2015. Le RAL budgétaire correspond au montant d’engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Il s’agit de la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels.

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2015

31.12.2014

Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

5

303

3 174

2 338

5 821

5 291

Total

5

303

3 174

2 338

5 821

5 291

Au 31 décembre 2015, le RAL budgétaire atteignait 6 809 millions d'EUR (2014: 5 889 millions d’EUR). En décembre 2015, 1 316 millions d'EUR ont été engagés en vue de financer le nouveau fonds fiduciaire d'urgence de l'Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière en Afrique (Fonds fiduciaire de l'UE pour l'Afrique). Si on exclut l'incidence de cet événement exceptionnel, le RAL se monte à 5 493 millions d'EUR, soit une diminution de 396 millions d'EUR par rapport à l'année précédente.

13.GESTION DES RISQUES FINANCIERS

Les informations ci-après relatives à la gestion des risques financiers du FED concernent les opérations de trésorerie effectuées par la Commission pour le compte du FED dans le but de mettre en œuvre ses ressources.

13.1.POLITIQUES DE GESTION DES RISQUES ET ACTIVITÉS DE COUVERTURE

Les règles et principes concernant la gestion des opérations de trésorerie sont fixés dans le règlement financier applicable au 11e FED et dans l’accord interne.

En vertu du règlement précité, les grands principes suivants s’appliquent:

les contributions au FED sont payées par les États membres sur des comptes spéciaux ouverts auprès de la banque d’émission de chaque État membre ou de l’institution financière désignée par celui-ci. Le montant des contributions est maintenu sur lesdits comptes spéciaux jusqu’à ce que les paiements du FED doivent être effectués;

les contributions au FED sont payées par les États membres en EUR, alors que les paiements du FED sont libellés en EUR ou dans d’autres monnaies, y compris dans des monnaies moins connues;

les comptes en banque ouverts par la Commission au nom du FED ne peuvent pas être à découvert.

Outre les comptes spéciaux, d’autres comptes bancaires sont ouverts par la Commission au nom du FED auprès d’institutions financières (banques centrales et banques commerciales) afin d’effectuer des paiements et de recevoir des versements autres que les contributions des États membres au budget.

Les opérations de trésorerie et de paiement sont fortement automatisées et reposent sur des systèmes informatiques modernes. Des procédures spéciales sont appliquées pour garantir la sécurité des systèmes et pour assurer la séparation des tâches conformément au règlement financier, aux standards de contrôle interne de la Commission et aux principes d’audit.

Un ensemble de lignes directrices et de procédures consignées par écrit régit la gestion des opérations de trésorerie et de paiement, afin de limiter le risque opérationnel et financier et d’assurer un niveau de contrôle adéquat. Ces lignes directrices et procédures couvrent les différents domaines d’opération et leur application est vérifiée régulièrement.

13.2.RISQUE DE CHANGE

Exposition du FED au risque de change à la clôture de l'exercice - position nette

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

USD

GBP

DKK

SEK

EUR

Autres

Total

USD

GBP

DKK

SEK

EUR

Autres

Total

Actifs financiers

Créances à recevoir et à recouvrer

–

–

–

–

171

1

171

0

–

–

–

76

8

84

Liquidités et équivalents

4

0

–

–

500

–

504

6

0

–

–

386

–

391

Total

4

0

–

–

671

1

675

6

0

–

–

462

8

475

Passifs financiers

Dettes

0

–

–

–

(485)

(47)

(532)

0

–

–

–

(691)

(45)

(736)

Total

0

–

–

–

(485)

(47)

(532)

0

–

–

–

(691)

(45)

(736)

Total

4

0

–

–

186

(46)

143

6

0

–

–

(229)

(37)

(261)

Toutes les contributions sont libellées en EUR et les autres monnaies sont achetées uniquement lorsque cela est nécessaire pour l’exécution des paiements. Par conséquent, les opérations de trésorerie du FED ne sont pas exposées au risque de change.

13.3.RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT

Le FED n’emprunte pas d’argent et n’est donc pas exposé au risque de taux d’intérêt.

Des intérêts courent sur le solde de ses différents comptes bancaires. Par conséquent, la Commission a, pour le compte du FED, établi des mesures visant à assurer que les intérêts comptabilisés comme acquis reflètent régulièrement les taux d’intérêt du marché ainsi que leurs éventuelles fluctuations.

Les soldes de fin de journée détenus sur des comptes bancaires commerciaux sont rémunérés à la journée. La rémunération des soldes de ces comptes est basée sur des taux variables du marché auxquels une marge contractuelle (positive ou négative) est appliquée. Pour la plupart des comptes, le calcul des intérêts est lié à un taux de référence du marché et ajusté en fonction des fluctuations de ce taux. En conséquence, le FED ne court pas le risque que ses soldes soient rémunérés à des taux inférieurs à ceux du marché.

13.4.RISQUE DE CRÉDIT (RISQUE DE CONTREPARTIE)

Actifs financiers qui ne sont ni en souffrance ni dépréciés:

(en Mio EUR)

Total

Ni en souffrance ni dépréciés

En souffrance mais non dépréciés

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Créances à recevoir et à recouvrer

171

50

120

1

–

Total au 31.12.2015

171

50

120

1

–

Créances à recevoir et à recouvrer

84

75

5

4

Total au 31.12.2014

84

75

5

4

–

Actifs financiers par catégorie de risque:

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

Créances

Encaissements

Total

Créances

Encaissements

Total

Contreparties ayant une notation de crédit externe

Première et haute qualité

6

167

173

0

318

318

Qualité moyenne supérieure

34

16

50

-

39

39

Qualité moyenne inférieure

36

312

348

-

7

7

Spéculatif

14

9

23

-

27

27

Total

90

503

593

0

391

391

Contreparties dépourvues de notation de crédit externe

Débiteurs n'ayant jamais fait défaut

81

1

98

83

83

Débiteurs en défaut dans le passé

–

–

–

1

1

Total

97

1

98

84

84

Total

171

504

692

84

391

475

Les fonds classés dans les catégories spéculatif et qualité moyenne inférieure se rapportent principalement à des contributions d'États membres au FED versées sur les comptes spéciaux ouverts par les États membres, conformément à l'article 22, paragraphe 3, du RF applicable au FED. En vertu dudit règlement, le montant de ces contributions est maintenu sur ces comptes spéciaux jusqu'à ce qu'il soit nécessaire d'exécuter les paiements.

La plupart des ressources en trésorerie du FED sont conservées, conformément au RF applicable au FED, sur les «comptes spéciaux» ouverts par les États membres pour le paiement de leurs contributions. La majorité de ces comptes sont ouverts auprès du Trésor ou de la banque centrale de chaque État membre. Ces institutions représentent le risque de contrepartie le plus faible pour le FED (l’exposition concerne ses États membres).

En ce qui concerne la part des ressources en trésorerie du FED qui est déposée auprès de banques commerciales afin de couvrir l’exécution des paiements, l’approvisionnement de ces comptes s’effectue selon le principe du «juste à temps» et est automatiquement géré par le système de gestion de la trésorerie de la Commission. Des soldes minimaux, proportionnels au montant moyen des paiements journaliers réalisés, sont maintenus sur chacun de ces comptes. Par conséquent, les soldes de fin de journée de ces comptes restent toujours faibles, ce qui limite l’exposition du FED aux risques.

De plus, des lignes directrices spécifiques sont appliquées pour la sélection des banques commerciales, afin de réduire encore le risque de contrepartie auquel le FED est exposé.

Toutes les banques commerciales sont sélectionnées par appel d’offres. La notation de crédit à court terme la plus basse ouvrant l’accès à une procédure d’appel d’offres est Moody’s P-1, ou une notation équivalente (S&P A-1 ou Fitch F1). Un niveau inférieur peut être requis dans des circonstances particulières et dûment justifiées.

13.5.RISQUE DE LIQUIDITÉ

Analyse des échéances des passifs financiers par échéance contractuelle résiduelle

(en Mio EUR)

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total

Dettes

522

10

532

Total au 31.12.2015

522

10

–

532

Dettes

702

34

736

Total au 31.12.2014

702

34

–

736

Grâce aux principes budgétaires appliqués au FED, les liquidités globales pour la période budgétaire sont toujours suffisantes pour l’exécution de tous les paiements correspondants. En effet, le total des contributions des États membres est égal au montant global des crédits de paiement pour la période budgétaire concernée.

Les contributions des États membres aux FED sont toutefois versées en trois tranches annuelles, alors que les paiements peuvent avoir un caractère saisonnier.

De manière à assurer que les ressources en trésorerie soient toujours suffisantes pour couvrir les paiements à exécuter au cours d’un mois, les informations sur la situation de la trésorerie sont régulièrement échangées entre la trésorerie de la Commission et les services ordonnateurs concernés, afin de garantir que les paiements exécutés sur une période n’excèdent pas les ressources en trésorerie disponibles.

Outre ce qui précède, les opérations de trésorerie journalières du FED bénéficient d’outils de gestion de la trésorerie automatisés qui garantissent la disponibilité quotidienne des liquidités suffisantes sur chaque compte bancaire du FED.

14.INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

Les parties liées du FED sont le fonds fiduciaire «Bêkou» et le fonds fiduciaire de l'UE pour l'Afrique. Les transactions qui ont lieu entre ces entités sont réalisées dans le cadre des opérations normales du FED. Conformément aux règles comptables de l’UE, aucune information spécifique n’est exigée dans le cadre de ces transactions.

Le FED n'a pas de gestion séparée puisqu'il est géré par la Commission. Les droits des principaux dirigeants de l'UE, notamment de la Commission, ont été communiqués dans les comptes annuels consolidés de l'Union européenne à la rubrique 8.2. «Droits des principaux dirigeants».

15.ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

À la date de la communication des comptes, aucune question importante ou requérant la fourniture d’informations distinctes sous cette rubrique n’a été portée à l’attention du comptable du FED. Les comptes annuels et les notes annexes ont été élaborés à l’aide des données les plus récentes disponibles, comme il ressort des informations présentées ci-dessus.

16.RAPPROCHEMENT ENTRE LE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE ET LE RÉSULTAT BUDGÉTAIRE

Le résultat économique de l’exercice est calculé selon les principes de la comptabilité d’exercice. Or, le résultat budgétaire est établi sur la base d’une comptabilité de caisse. Le résultat économique et le résultat budgétaire couvrant tous deux les mêmes opérations sous-jacentes, il est utile de vérifier leur concordance par un rapprochement. Le tableau ci-dessous présente ce rapprochement, sous la forme d’une ventilation des éléments de recettes et de dépenses, pour les montants de réconciliation les plus importants.

(en Mio EUR)

2015

2014

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L'EXERCICE

(3 152)

(3 526)

Recettes

Droits n’affectant pas le résultat budgétaire

(1)

(10)

Droits constatés en cours d'exercice mais non encore recouvrés

(11)

(19)

Droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l'exercice

19

12

Effet net des préfinancements

28

41

Produits à recevoir (nets)

29

(71)

Dépenses

Dépenses de l’exercice non encore payées

61

165

Dépenses des exercices antérieurs payées au cours de l’exercice

(221)

(28)

Annulations de paiements

12

65

Effet net des préfinancements

(53)

(562)

Charges à payer (nettes)

200

417

RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’EXERCICE

(3 088)

(3 516)

16.1.ÉLÉMENTS DE RAPPROCHEMENT - RECETTES

Les recettes d’un exercice budgétaire correspondent aux recettes encaissées sur les droits constatés au cours de l’exercice et aux encaissements sur les droits constatés au cours d’exercices précédents.

Les droits n’affectant pas le résultat budgétaire sont enregistrés au compte de résultat économique mais, d’un point de vue budgétaire, ils ne peuvent pas être considérés comme des recettes, car le montant encaissé est transféré dans des réserves et ne peut être réengagé sans une décision du Conseil.

Les droits constatés en cours d’exercice mais non encore recouvrés doivent être déduits du résultat économique aux fins du rapprochement, puisqu’ils ne font pas partie des recettes budgétaires. En revanche, les droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l’exercice doivent être ajoutés au résultat économique aux fins du rapprochement.

L’effet net des préfinancements correspond aux préfinancements récupérés apurés. Il s’agit d’un encaissement qui n’a aucune incidence sur le résultat économique.

Les produits nets à recevoir consistent principalement en régularisations de fin d’exercice. Seul l’effet net, à savoir les produits à recevoir de l’exercice en cours moins les encaissements sur les produits à recevoir de l’exercice précédent, est pris en considération.

16.2.ÉLÉMENTS DE RAPPROCHEMENT - DÉPENSES

Les dépenses de l’exercice non encore payées doivent être ajoutées aux fins du rapprochement car elles sont incluses dans le résultat économique mais ne font pas partie des dépenses budgétaires. En revanche, les dépenses des exercices antérieurs payées au cours de l’exercice doivent être déduites du résultat économique aux fins du rapprochement, puisqu’elles font partie des dépenses budgétaires de l’exercice, mais soit elles n’ont pas d’effet sur le résultat économique soit elles font baisser les dépenses en cas de corrections.

Les encaissements provenant d’annulations de paiements, qui n’affectent pas le résultat économique, ont toutefois une incidence sur le résultat budgétaire.

L’effet net des préfinancements tient compte à la fois des nouveaux préfinancements versés au cours de l’exercice (comptabilisés en dépenses budgétaires de l’exercice) et de l’apurement des préfinancements versés au cours de l’exercice ou des exercices antérieurs par l’acceptation de dépenses éligibles. Ces derniers constituent des charges comptables, mais non des dépenses budgétaires, puisque les préfinancements initiaux avaient déjà été considérés comme des dépenses budgétaires lors du versement.

Les charges nettes à payer consistent principalement en régularisations de fin d’exercice qui concernent des dépenses éligibles encourues par les bénéficiaires des fonds du FED mais n’ayant pas encore été déclarées au FED. Seul l’effet net, à savoir les charges à payer de l’exercice en cours moins les remboursements de charges à reporter de l’exercice précédent, est pris en considération.

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

CERTIFICATION DES COMPTES

Les comptes annuels du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE pour l'exercice 2015 ont été établis conformément au règlement financier applicable au budget général de l'Union européenne et aux règles comptables que j'ai arrêtées en ma qualité de comptable de la Commission, telles qu'applicables par l'ensemble des institutions et organismes de l'Union.

Je prends acte de ma responsabilité dans l’élaboration et la présentation des comptes annuels du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE conformément à l’article 68 du règlement financier.

J’ai obtenu des ordonnateurs, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à l’établissement des comptes décrivant l’actif et le passif du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure d’approuver les comptes, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentaient une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE.

(signé)

Manfred Kraff

Comptable



INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU DE L'UE

En vertu de l'article 187, paragraphe 1, du règlement financier applicable au budget général de l'Union («RF UE») et de l'article 42 du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement, la Commission est autorisée à créer des fonds fiduciaires de l'Union pour les actions extérieures au titre d'un accord conclu avec d'autres donateurs. Ces fonds fiduciaires peuvent être créés pour les actions d'urgence, les actions postérieures à la phase d'urgence et les actions thématiques. Les objectifs de chaque fonds fiduciaire sont définis dans son acte constitutif.

Le premier fonds fiduciaire multi-bailleurs de l'UE, dénommé «Bêkou» (ce qui signifie «espoir» en sango), a été créé le 15 juillet 2014 par l'UE (représentée par les DG DEVCO et ECHO , ainsi que par le SEAE ) et trois de ses États membres (Allemagne, France et Pays-Bas ) dans le but de faciliter la stabilisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Il est établi pour une durée maximale de 60 mois afin d'apporter une réponse à moyen terme. À la fin de 2015, sept donateurs avaient contribué au fonds fiduciaire Bêkou: le Fonds européen de développement, la Commission européenne par l'intermédiaire du budget de l'UE, 4 États membres et 1 pays tiers.

Les fonds fiduciaires de l'Union pour les actions extérieures sont tenus d'établir et d'arrêter leurs propres comptes annuels. Le fonds fiduciaire Bêkou de l'UE ayant été créé dans le cadre du FED, ses comptes annuels seront consolidés avec ceux du FED. L'établissement des comptes annuels est confié au comptable du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE, qui est le comptable de la Commission, conformément à l'article 187, paragraphe 6, du RF UE.

BILAN DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en milliers d'EUR)

Note

31.12.2015

31.12.2014

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

1.1

3 446

–

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

1.2

6 047

–

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

1.3

1 364

–

Liquidités et équivalents

1.4

52 461

45 000

59 873

45 000

TOTAL DE L'ACTIF

63 319

45 000

PASSIFS À LONG TERME

Passifs financiers

1.5

(63 125)

(45 000)

(63 125)

(45 000)

PASSIFS À COURT TERME

Charges à payer et produits à reporter

(193)

–

(193)

–

TOTAL DU PASSIF

(63 319)

(45 000)

ACTIF NET

–

–

FONDS ET RÉSERVES

Résultat économique de l'exercice

–

–

ACTIF NET

–

–

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en milliers d'EUR)

Note

2015

2014

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Produits de donations

2.1

9 354

–

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produits financiers

101

–

Total

9 455

–

CHARGES

Charges opérationnelles

2.2

(8 824)

–

Autres charges

2.3

(631)

–

Total

(9 455)

–

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L'EXERCICE

–

–

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en milliers d'EUR)

Note

2015

2014

Résultat économique de l'exercice

–

–

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Variation des préfinancements

(9 493)

–

Variation des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

(1 364)

–

Variation des passifs à long terme

18 125

45 000

Variation des passifs à court terme

193

–

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

7 461

45 000

Variation nette des liquidités et équivalents

7 461

45 000

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

45 000

–

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

1.4

52 461

45 000

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en milliers d'EUR)

Excédent/(déficit)

cumulé

Résultat économique de l'exercice

Actif net

SOLDE AU 31.12.2014

–

–

–

Résultat économique de l'exercice

–

–

–

SOLDE AU 31.12.2015

–

–

–

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

1.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS À LONG TERME

1.1.PRÉFINANCEMENT

(en milliers d'EUR)

Total au 31.12.2015

Total au 31.12.2014

Préfinancement

3 446

–

Total

3 446

–

(en milliers d'EUR)

Total au 31.12.2015

Total au 31.12.2014

Gestion directe

1 078

-

Mise en œuvre par:

Commission

1 078

–

Gestion indirecte

2 368

-

Mise en œuvre par:

Organismes de droit public

1 155

–

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

1 213

–

Total

3 446

-

ACTIFS À COURT TERME

1.2.PRÉFINANCEMENT

(en milliers d'EUR)

Total au 31.12.2015

Total au 31.12.2014

Préfinancement

14 860

–

Apurement (coupure de l'exercice)

(8 813)

–

Total

6 047

–

(en milliers d'EUR)

Total au 31.12.2015

Total au 31.12.2014

Gestion directe

4 046

-

Mise en œuvre par:

Commission

4 046

–

Gestion indirecte

2 002

-

Mise en œuvre par:

Organismes de droit public

806

–

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

1 196

–

Total

6 047

-

1.3.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

Sous cette rubrique figurent les frais de gestion reportés (1,3 million d'EUR) et les produits à recevoir (45 000 EUR).

1.4.LIQUIDITÉS ET ÉQUIVALENTS

Les ressources contrôlées par le fonds fiduciaire Bêkou de l'UE ont été présentées dans les comptes annuels 2014 comme des créances auprès du système commun de trésorerie centrale. Afin d'améliorer la présentation dans les comptes annuels 2015, ces ressources ont été présentées comme des liquidités et équivalents. Les données comparatives pour 2014 sont indiquées en conséquence.

PASSIFS À LONG TERME

1.5.PASSIFS FINANCIERS

(en milliers d'EUR)

Contributions

%

Contributions versées

Affectation des résultats nets

Passifs finan-ciers

Commission européenne

6

4 554

(588)

3 966

FED

54

39 000

(5 033)

33 967

États membres:

39

28 000

(3 614)

24 386

Allemagne

15 000

(1 936)

13 064

France

10 000

(1 291)

8 709

Pays-Bas

2 000

(258)

1 742

Italie

1 000

(129)

871

Pays tiers:

1

925

(119)

806

Suisse

925

(119)

806

Total

100

72 480

(9 354)

63 125

Le total des passifs financiers à long terme comprend 34 millions d'EUR de contributions du Fonds européen de développement, 4 millions d'EUR de la Commission européenne par l'intermédiaire du budget de l'UE, 24 millions d'EUR de divers États membres et 1 million d'EUR d'un pays tiers.

L'affectation des résultats nets est uniquement indicative et est fournie à des fins purement comptables. En cas de liquidation du fonds fiduciaire Bêkou, la décision finale concernant la restitution des reliquats sera prise par le conseil du fonds.

2.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

2.1.PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

Sous cette rubrique figurent les contributions des donateurs comptabilisées comme produits opérationnels en fonction des charges nettes 12 . Le résultat économique de l'exercice est par conséquent nul.

2.2.CHARGES OPÉRATIONNELLES

(en milliers d'EUR)

2015

2014

Programmes d'aide alimentaire/de sécurité alimentaire

460

–

Organisations et institutions pour l’égalité des femmes

389

–

Soins de santé de base - soins de santé de base et primaires

6 678

–

Développement urbain et gestion urbaine

539

–

Aide à la reconstruction et réhabilitation

758

–

Total

8 824

–

(en milliers d'EUR)

2015

2014

Gestion directe

7 527

–

Mise en œuvre par:

Commission

7 527

–

Gestion indirecte

1 297

–

Mise en œuvre par:

Organismes de droit public

539

–

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

758

–

Total

8 824

–

2.3.AUTRES CHARGES

(en milliers d'EUR)

2015

2014

Autres charges

615

-

Pertes de change

16

-

Total

631

–

Sous cette rubrique figurent les frais de gestion de la Commission (0,4 million d'EUR), l'assistance technique (0,15 million d'EUR), l'audit (0,05 million d'EUR) et divers frais.

3.AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

3.1.Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

Au 31 décembre 2015, les engagements restant à liquider non encore inscrits en charges s'élevaient à 12 millions d'EUR. Ce montant comprend le RAL (reste à liquider) budgétaire diminué des montants correspondants inscrits en charges au compte de résultat économique 2015. Le RAL budgétaire correspond au montant d’engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Il s’agit de la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels.

3.2.Parties liées

La partie liée du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE est le Fonds européen de développement. Les transactions qui ont lieu entre ces entités sont réalisées dans le cadre des opérations normales du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE. Conformément aux règles comptables de l’UE, aucune information spécifique n’est exigée dans le cadre de ces transactions.

3.3.Événements postérieurs à la date de clôture

À la date de la communication des comptes, aucune question importante ou requérant la fourniture d’informations distinctes sous cette rubrique n’a été portée à l’attention du comptable du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE. Les comptes annuels et les notes annexes ont été élaborés à l’aide des données les plus récentes disponibles, comme il ressort des informations présentées ci-dessus.



4.INFORMATIONS RELATIVES AUX INSTRUMENTS FINANCIERS

4.1.RISQUES DE CHANGE

Exposition du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE au risque de change à la clôture de l'exercice

Au 31 décembre 2015, les soldes de clôture des actifs et passifs financiers ne comportaient pas de montants significatifs libellés dans des monnaies autres que l'euro.

4.2.RISQUE DE CRÉDIT

Les actifs financiers se composent de liquidités et équivalents à hauteur de 52 millions d'EUR et de créances à recevoir et à recouvrer qui s'élevaient à 1,4 million d'EUR au 31 décembre 2015.

Actifs financiers qui ne sont ni en souffrance ni dépréciés

Les créances à recevoir et à recouvrer ne sont ni en souffrance ni dépréciées.

Actifs financiers par catégorie de risque

L'intégralité du montant de 52 millions d'EUR de liquidités et équivalents est placée dans une banque présentant une notation de «première et haute qualité».

4.3.RISQUE DE LIQUIDITÉ

Analyse des échéances des passifs financiers par échéance contractuelle résiduelle

Les passifs financiers sont entièrement composés de créances des donateurs. Ils seront versés lors de la liquidation du fonds fiduciaire Bêkou de l'UE.



5.RAPPROCHEMENT ENTRE LE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE ET LE RÉSULTAT BUDGÉTAIRE

Le résultat économique de l’exercice est calculé selon les principes de la comptabilité d’exercice. Or, le résultat budgétaire est établi sur la base d’une comptabilité de caisse. Le résultat économique et le résultat budgétaire couvrant tous deux les mêmes opérations sous-jacentes, il est utile de vérifier leur concordance par un rapprochement. Le tableau ci-dessous présente ce rapprochement, sous la forme d’une ventilation des éléments de recettes et de dépenses, pour les montants de réconciliation les plus importants.

(en milliers d'EUR)

2015

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L'EXERCICE

-

Recettes

Droits n’affectant pas le résultat budgétaire

(9 455)

Droits recouvrés au cours de l'exercice

45 595

Produits à recevoir (nets)

40

Dépenses

Effet net des préfinancements

(18 306)

Charges à payer (nettes)

7 703

RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’EXERCICE

25 577

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

BILAN CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

31.12.2015

31.12.2014

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

520

472

520

472

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

1 151

1 403

Créances

172

84

Liquidités et équivalents

556

436

1 879

1 923

TOTAL DE L'ACTIF

2 399

2 395

PASSIFS À LONG TERME

Provisions

(4)

Dettes

(39)

(40)

(43)

(40)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

(1 376)

(1 423)

(1 376)

(1 423)

TOTAL DU PASSIF

(1 419)

(1 463)

ACTIF NET

980

932

FONDS ET RÉSERVES

Capital appelé - FED actifs

38 873

35 673

Report du capital appelé de FED clôturés

2 252

2 252

Résultat économique reporté des exercices précédents

(36 994)

(33 468)

Résultat économique de l'exercice

(3 152)

(3 526)

ACTIF NET

980

932

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

2015

2014

PRODUITS OPÉRATIONNELS

136

132

CHARGES OPÉRATIONNELLES

Charges opérationnelles

(3 182)

(3 650)

Charges administratives

(114)

(22)

(3 296)

(3 671)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

(3 160)

(3 539)

Produits financiers

8

13

Charges financières

(0)

(0)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS FINANCIÈRES

8

13

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L'EXERCICE

(3 152)

(3 526)

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

2015

Résultat économique de l'exercice

(3 152)

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Contributions ordinaires des États membres

3 232

(Reprise des) pertes de valeur sur créances

1

Variation des préfinancements

204

Variation des créances à court terme

(89)

Variation des passifs à long terme

2

Variation des passifs à court terme

(211)

Variation des charges à payer et des produits à reporter

132

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

120

Variation nette des liquidités et équivalents

120

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

436

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

556

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

(en Mio EUR)

Capital du Fonds (A)

Fonds non appelés (B)

Capital appelé (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Autres réserves (E)

Actif net total (C)+(D)+(E)

SOLDE AU 31.12.2013

45 691

13 162

32 529

(33 468)

2 252

1 313

Variations du capital

–

(3 144)

3 144

–

–

3 144

Résultat économique de l'exercice

–

–

–

(3 526)

–

(3 526)

SOLDE AU 31.12.2014

45 691

10 018

35 673

(36 994)

2 252

932

Variations du capital

27 772

24 572

3 200

–

–

3 200

Résultat économique de l'exercice

–

–

–

(3 152)

–

(3 152)

SOLDE AU 31.12.2015

73 464

34 590

38 873

(40 146)

2 252

980

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE - 2015

NOTE INTRODUCTIVE



FED antérieurs

Le 6e FED ayant été clôturé en 2006 et le 7e FED en 2008, les comptes annuels ne contiennent plus de tableaux d’exécution relatifs à ces FED. Toutefois, l’exécution des soldes transférés se retrouve dans le 9e FED.

Comme pour les années précédentes, afin d’assurer une transparence dans la présentation des comptes de l’année 2015, les différents tableaux reprennent de façon distincte pour le 8e FED la partie utilisée sur la base de la programmation prévue dans les conventions de Lomé et la partie utilisée sur la base de la programmation prévue dans l’accord de Cotonou.

En application de l'article 1er, paragraphe 2, point b), de l'accord interne relatif au 9e FED, les reliquats et les montants dégagés des FED précédents ont été transférés au 9e FED et ont été engagés en tant que fonds du 9e FED au cours de la durée de vie de celui-ci.

10e FED

L’accord de partenariat ACP-CE, signé le 23 juin 2000 à Cotonou par les États membres de la Communauté européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), est entré en vigueur le 1er avril 2003. L'accord de Cotonou a été modifié deux fois: la première par l’accord signé à Luxembourg le 25 juin 2005 et la deuxième par l’accord signé à Ouagadougou le 22 juin 2010.

La décision 2001/822/CE relative à l’association des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) à l’UE, adoptée le 27 novembre 2001 par le Conseil de l’Union européenne, est entrée en vigueur le 2 décembre 2001. Cette décision a été modifiée le 19 mars 2007 (décision 2007/249/CE).

L’accord interne relatif au financement des aides de la Communauté au titre du cadre financier pluriannuel pour la période 2008-2013 conformément à l’accord révisé de Cotonou, adopté le 17 juillet 2006 par les représentants des gouvernements des États membres de la Communauté européenne, est entré en vigueur le 1er juillet 2008.

En vertu de l’accord de Cotonou, la deuxième période (2008-2013) de l’aide de l’Union aux États ACP et aux PTOM est financée par le 10e FED à hauteur de 22 682 millions d’EUR, dont:

21 966 millions d’EUR alloués aux États ACP conformément au cadre financier pluriannuel défini à l’annexe Ib de l’accord révisé de Cotonou, parmi lesquels 20 466 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

286 millions d’EUR alloués aux PTOM, conformément à l’annexe II A bis de la décision révisée du Conseil relative à l’association des PTOM à la Communauté européenne, parmi lesquels 256 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

430 millions d’EUR affectés à la Commission européenne pour financer les dépenses liées à la programmation et à la mise en œuvre des ressources du 10e FED, conformément à l’article 6 de l’accord interne.

En vertu de la «clause de limitation dans le temps» du 10e FED (article 1er, paragraphes 4 et 5, de l'accord interne du 10e FED), les fonds ne pouvaient pas être engagés au-delà du 31 décembre 2013. Les fonds non engagés ont été transférés vers la réserve de performance du 11e FED.

- Mécanisme de transition

L’accord interne établissant le onzième Fonds européen de développement (11e FED) a été signé par les États membres, réunis au sein du Conseil, en juin 2013. Il est entré en vigueur le 1er mars 2015.

Soucieuse d'assurer la continuité entre la fin du 10e FED et l'entrée en vigueur du 11e FED, la Commission a proposé des mesures transitoires, connues sous le nom de «mécanisme de transition», afin d'assurer la disponibilité de fonds pour la coopération avec les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et avec les pays et territoires d'outre-mer, ainsi que pour les dépenses d'appui.

Le mécanisme de transition a été adopté le 12 décembre 2013 (Décision 2013/759/UE) et est entré en vigueur le 1er janvier 2014. Ce mécanisme est financé par:

-les fonds dégagés des 8e et 9e FED jusqu’au 31.12.2013;

-les soldes non engagés du 10e FED au 31.12.2013;

-les fonds dégagés du 10e FED et des FED précédents à partir du 1.1.2014 jusqu'au 28.2.2015.

À la date d'entrée en vigueur du 11e FED, un montant total de 1 630 millions d'EUR avait été dégagé des FED précédents et était dès lors potentiellement disponible pour le mécanisme de transition, dont 1 595 millions d'EUR ont été alloués et sont comptabilisés dans le cadre du 11e FED et 4 millions d'EUR n'ont pas été alloués et sont retournés à la réserve de performance initiale.

11e FED

L’accord de partenariat ACP-CE, signé le 23 juin 2000 à Cotonou par les États membres de la Communauté européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), est entré en vigueur le 1er avril 2003. L'accord de Cotonou a été modifié deux fois: la première par l’accord signé à Luxembourg le 25 juin 2005 et la deuxième par l’accord signé à Ouagadougou le 22 juin 2010.

La décision 2001/822/CE relative à l’association des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) à l’UE, adoptée le 27 novembre 2001 par le Conseil de l’Union européenne, est entrée en vigueur le 2 décembre 2001. Cette décision a été modifiée le 19 mars 2007 (décision 2007/249/CE).

L’accord interne relatif au financement des aides de la Communauté au titre du cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020 conformément à l’accord révisé de Cotonou, adopté en août 2013 par les représentants des gouvernements des États membres de la Communauté européenne, est entré en vigueur en mars 2015.

En vertu de l’accord de Cotonou, la troisième période (2014-2020) de l’aide de la Communauté aux États ACP et aux PTOM est financée par le 11e FED à hauteur de 30 506 millions d’EUR, dont:

29 089 millions d’EUR alloués aux États ACP conformément à l'article 1er, paragraphe 2, point a), et à l'article 2, point d), de l'accord interne, parmi lesquels 27 955 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

364,5 millions d’EUR alloués aux PTOM conformément à l'article 1er, paragraphe 2, point a), et à l'article 3, paragraphe 1, de l'accord interne, parmi lesquels 359,5 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

1 052,5 millions d’EUR alloués à la Commission pour financer les dépenses liées à la programmation et à la mise en œuvre des ressources du 11e FED, conformément à l’article 1er, paragraphe 2, point a), de l’accord interne.

- Reliquats dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2015

Jusqu'à l'entrée en vigueur du mécanisme de transition le 1er janvier 2014, les montants dégagés de projets relevant du 9e FED et des FED précédents étaient transférés vers la réserve de performance du 10e FED. Le 1er janvier 2014, les fonds non engagés du 10e FED ont été transférés vers la réserve de performance du 11e FED, à l'exception des fonds Stabex et de l'enveloppe administrative.

En 2015, tous les fonds dégagés de FED précédents ont été transférés vers les réserves respectives.

Conformément à l'article 1er, paragraphe 4, de l'accord interne relatif au 10e FED et à la décision 2013/759/UE du Conseil du 12 décembre 2013, ces fonds ont été alloués au mécanisme de transition.

(en Mio EUR)

Montant total disponible dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2013

938

Montant total mis à disposition dans les réserves de performance non mobilisables au cours de l'année 2014

661

Moins montant total transféré vers le mécanisme de transition

(1 597)

Réserve de performance non mobilisable non transférée vers le mécanisme de transition au 31.12.2014

2

- Réserve Stabex du 11e FED

À la suite de la clôture des comptes Stabex, les fonds inutilisés/dégagés sont transférés à la réserve Enveloppe A Stabex du 11e FED (article 1er, paragraphe 4, de l’accord interne relatif au 10e FED), et ensuite aux programmes indicatifs nationaux des pays concernés.

- Cofinancements du 10e FED

Dans le cadre du 10e FED et du 11e FED, des accords de transfert pour les cofinancements émanant des États membres ont été signés et des crédits d’engagement ont été ouverts pour un montant total de 204,6 millions d’EUR, tandis que des crédits de paiement ont été ouverts pour le montant encaissé de 184,9 millions d’EUR.

La situation des crédits de cofinancement au 31.12.2015 est présentée dans le tableau ci-dessous:

(en Mio EUR)

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

Cofinancement – Enveloppe A

186,1

166,8

Cofinancement – Intra-ACP

13,4

13,4

Cofinancement – Charges administratives

5,1

4,7

204,6

184,9

Les données figurant dans les tableaux ci-après, relatifs aux montants décidés, contractés et payés, sont des chiffres nets.
Les tableaux présentant la situation par instrument figurent en annexe.

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT

BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT

CA/491/16

10 mars 2016

Document 16/119

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Facilité d’investissement

États financiers

au 31 décembre 2015

État de la situation financière

État du résultat global

État des variations des ressources des donateurs

Tableau des flux de trésorerie

Notes annexes aux états financiers

Rapport de l’auditeur indépendant

ORG.: E

ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE

Notes

31.12.2015

31.12.2014

ACTIF

Liquidités et équivalents

5

448 995

545 399

Instruments financiers dérivés

6

311

448

Prêts et créances à recevoir

7

1 460 057

1 331 918

Actifs financiers disponibles à la vente

8

419 353

403 085

Montants à recevoir des donateurs

9/15

-

42 590

Actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

10

228 521

99 988

Autres éléments de l'actif

11

27

5 522

Total de l'actif

2 557 264

2 428 950

PASSIF ET RESSOURCES DES DONATEURS

PASSIF

Instruments financiers dérivés

6

8 219

14 632

Produits constatés d'avance

12

29 325

31 310

Dettes envers les tiers

13

101 202

68 824

Autres éléments du passif

14

2 364

2 591

Total du passif

141 110

117 357

CONTRIBUTIONS DES DONATEURS

Contribution des États membres, fraction appelée

15

2 157 000

2 057 000

Réserve de juste valeur

163 993

156 122

Bénéfices non répartis

95,161

98,471

Total des ressources des donateurs

2 416 154

2 311 593

Total du passif et des ressources des donateurs

2 557 264

2 428 950

ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL

pour l'exercice CLOS LE 31 DÉCEMBRE 2015

(en milliers d’EUR)

Notes

Du 1.1.2015

Du 1.1.2014

au 31.12.2015

au 31.12.2014

Intérêts et produits assimilés

17

90 385

77 240

Intérêts et charges assimilées

17

-1 556

-1 522

Intérêts et produits assimilés nets

88 829

75 718

Revenus d'honoraires et de commissions

18

932

1 163

Frais d'honoraires et de commissions

18

-63

-37

Revenus d'honoraires et de commissions nets

869

1 126

Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés

6 276

-11 663

Gains nets réalisés sur actifs financiers disponibles à la vente

19

33 878

8 109

Perte de change nette

-52 483

-222

Résultat net sur opérations financières

-12 329

-3 776

Variation de la dépréciation de prêts et créances à recevoir, nette de reprises

7

-33 988

-75 756

Dépréciation d'actifs financiers disponibles à la vente

8

-3 646

-6 262

Autres produits

21

-

337

Charges administratives générales

20

-43 045

-38 128

Perte pour l'exercice

-3 310

-46 741

Autres éléments du résultat global

Postes reclassés ou susceptibles d'être reclassés au résultat:

actifs financiers disponibles à la vente – Réserve de juste valeur

8

1. Variation nette de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente

43 394

87 230

2. Montant net transféré au résultat

-35 523

-9 299

Total des actifs financiers disponibles à la vente

7 871

77 931

Total des autres éléments du résultat global

7 871

77 931

Total du résultat global de l’exercice

4 561

31 190

ÉTAT DES VARIATIONS DES RESSOURCES DES DONATEURS

Contribution appelée

Réserve de juste valeur

Bénéfices non répartis

Total

Au 1er janvier 2015

Notes

2 057 000

156 122

98 471

2 311 593

Contribution des États membres appelée durant l’exercice

15

100 000

-

-

100 000

Perte pour l’exercice 2015

-

-

-3 310

-3 310

Total des autres éléments du résultat global de l’exercice

-

7 871

-

7 871

Variation des contributions des donateurs

100 000

7 871

-3 310

104 561

Au 31 décembre 2015

2 157 000

163 993

95 161

2 416 154

Contribution appelée

Réserve de juste valeur

Bénéfices non répartis

Total

Au 1er janvier 2014

1 661 309

78 191

145 212

1 884 712

Contribution des États membres appelée durant l’exercice

15

105 691

-

-

105 691

Bonifications d’intérêts et assistance technique non utilisées

15

290 000

-

-

290 000

Perte pour l’exercice 2014

-

-

-46 741

-46 741

Total des autres éléments du résultat global de l’exercice

-

77 931

-

77 931

Variation des contributions des donateurs

395 691

77 931

-46 741

426 881

Au 31 décembre 2014

2 057 000

156 122

98 471

2 311 593

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Notes

Du 1.1.2015 au 31.12.2015

Du 1.1.2014 au 31.12.2014

ACTIVITÉS D'EXPLOITATION

Perte pour l'exercice

-3 310

-46 741

Ajustements réalisés pour:

Dépréciation d'actifs financiers disponibles à la vente

8

3 646

6 262

Autres produits

21

-

-337

Variation nette de la dépréciation de prêts et créances

7

33 988

75 756

Intérêts capitalisés sur prêts et créances à recevoir

7

-13 262

-11 915

Variation des intérêts courus et du coût amorti des prêts et créances à recevoir

1 594

895

Variation des intérêts courus et du coût amorti des actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

10

12

12

Variation des produits constatés d’avance

-1 985

-3 773

Effet des variations de change sur les prêts

7

-73 447

-92 707

Effet des variations de change sur les actifs financiers disponibles à la vente

-9 385

-449

Effet des variations de change sur les liquidités détenues

-12 216

-9 362

Perte sur activités d'exploitation avant variation de l’actif et du passif d'exploitation

-74 365

-82 359

Décaissements de prêts

7

-282 784

-248 326

Remboursements de prêts

7

205 772

166 578

Variation des intérêts courus sur les liquidités et équivalents

5

4

7

Variation de la juste valeur des produits dérivés

-6 276

11 663

Variation des actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

10

-1 545 550

-1 610 057

Actifs financiers conservés jusqu'à leur échéance

10

1 417 005

1 612 619

Variation des actifs financiers disponibles à la vente

8

-67 449

-42 646

Remboursements ou cessions d’actifs financiers disponibles à la vente

8

64 791

43 378

Variation des autres éléments d'actif

5 495

-5 374

Variation des autres éléments de passif

-227

19

Variation des autres montants dus à la Banque européenne d’investissement

4 668

-175

Flux de trésorerie nets liés aux activités d'exploitation

-278 916

-154 673

ACTIVITÉS DE FINANCEMENT

Contribution reçue des États membres

15

100 000

105 691

Montants reçus des États membres au titre de bonifications d'intérêts et de l'assistance technique

92 590

7 410

Montants versés pour le compte des États membres au titre de bonifications d'intérêts et de l'assistance technique

-22 290

-21 899

Flux de trésorerie nets attribuables aux activités de financement

170 300

91 202

Variation nette des liquidités et équivalents

-108 616

-63 471

État résumé de la trésorerie:

liquidités et équivalents à l’ouverture de l’exercice

545 398

599 507

Flux de trésorerie nets attribuables aux:

activités d'exploitation

-278 916

-154 673

activités de financement

170 300

91 202

effets des variations de change sur les liquidités et équivalents

12 216

9 362

Liquidités et équivalents à la clôture de l’exercice

448 998

545 398

Les liquidités et équivalents se décomposent comme suit:

Liquidités

5

71 405

9 642

Dépôts à terme (hors intérêts courus)

290 576

415 756

Billets de trésorerie

5

87 017

120 000

448 998

545 398

Notes annexes aux états financiers au 31 décembre 2015

1 Informations générales

La Facilité d’investissement (la «Facilité» ou la «FI») a été établie en vertu de l’accord de Cotonou sur la coopération et l’aide au développement (l’«accord») négocié entre le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (les «États ACP»), d’une part, et l’Union européenne et ses États membres, d’autre part, signé le 23 juin 2000 et révisé le 25 juin 2005 et le 22 juin 2010.

La Facilité n’est pas une entité juridique distincte, et la Banque européenne d’investissement (la «BEI» ou la «Banque») gère les contributions au nom des États membres (les «donateurs») conformément aux termes de l’accord et agit en qualité d’administrateur de la Facilité.

En vertu de cet accord, les financements au titre de la Facilité sont accordés sur les budgets des États membres de l'UE. Les États membres de l'UE contribuent, grâce aux montants alloués, à financer la FI et les subventions destinées au financement des bonifications d'intérêts, conformément aux dispositions des cadres financiers pluriannuels (premier protocole financier couvrant la période de 2000 à 2007 et désigné comme le 9e Fonds européen de développement (FED), deuxième protocole financier couvrant la période de 2008 à 2013 et désigné comme le 10e FED, «mécanisme de transition» couvrant la période allant du 1er janvier 2014 au 28 février 2015, et troisième protocole financier couvrant la période de 2014 à 2020, désigné comme le 11e FED). La BEI est chargée de gérer:

-la Facilité, qui est un fonds renouvelable assumant des risques, ayant pour mission d’encourager les investissements du secteur privé dans les pays ACP et doté d’une enveloppe de 3 685,5 millions d’EUR, dont 48,5 millions d’EUR sont alloués aux pays et territoires d’outre-mer (les «PTOM»);

-les subventions destinées au financement des bonifications d’intérêts à hauteur de 1 220,85 millions d’EUR au maximum pour les pays ACP et de 8,5 millions d’EUR au maximum pour les PTOM. Un maximum de 15 % de ces subventions peut être utilisé pour soutenir l'assistance technique («AT») relative à des projets;

-le «mécanisme de transition» (1er janvier 2014 au 28 février 2015) couvrant les subventions destinées à financer les bonifications d'intérêts et l'assistance technique relative à des projets, qui est composé des soldes non engagés et dégagés des FED précédents.

Les présents états financiers couvrent la période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015.

Sur proposition du Comité de direction de la BEI, le Conseil d’administration de la BEI a adopté les états financiers le 10 mars 2016 et autorisé leur soumission au Conseil des gouverneurs pour approbation au 26 avril 2016.

2 Principes comptables essentiels

Bases d'établissement des états financiers – Déclaration de conformité

Les états financiers de la Facilité ont été préparés conformément aux normes internationales d’information financière (IFRS) telles qu’adoptées par l’Union européenne.

2.2Principaux jugements et estimations comptables

L’établissement des états financiers implique le recours à des estimations comptables. Il impose aussi aux organes de direction de la BEI d’exercer leur jugement dans l’application des principes comptables de la Facilité d’investissement. Les domaines très complexes ou impliquant une marge d’appréciation élevée, ou ceux dans lesquels les hypothèses et les estimations ont une incidence importante sur les états financiers, sont indiqués ci-après.

Les estimations et les jugements ci-après sont ceux qui ont le plus d’importance.

Mesure de la juste valeur des instruments financiers

La juste valeur d’actifs et de passifs financiers qui se négocient sur des marchés actifs se base sur des cotations de marchés ou des cotations de courtiers. Lorsque la juste valeur ne peut être déterminée sur la base de marchés actifs, on a recours à une série de techniques de valorisation qui reposent notamment sur l’utilisation de modèles mathématiques. Les données qui alimentent ces modèles sont tirées, lorsque la possibilité existe, de marchés observables; en cas contraire, déterminer les justes valeurs implique d’exercer un jugement. Les valorisations sont classées à différents niveaux de la hiérarchie des justes valeurs sur la base des données utilisées dans le cadre des techniques de valorisation décrites et présentées dans les notes 2.4.3 et 4.

Ces techniques de valorisation peuvent intégrer des modèles relatifs à la valeur actuelle nette et aux flux de trésorerie actualisés, une comparaison avec des instruments similaires pour lesquels existent des prix de marché observables, des modèles Black-Scholes et polynomiaux de valorisation des options et d’autres modèles de valorisation. Les hypothèses et données utilisées dans les techniques de valorisation incluent des taux d’intérêt sans risque et de référence, des écarts de crédit utilisés dans le cadre de l’estimation des taux d’actualisation, les prix des obligations et des participations, les taux de change, les prix des indices boursiers ainsi que la volatilité et la corrélation de prix escomptées.

Les techniques de valorisation ont pour objectif de réaliser une mesure de la juste valeur reflétant le prix qui serait reçu pour la vente de l’actif ou payé pour le transfert du passif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation.

La Facilité utilise des modèles de valorisation largement reconnus pour déterminer la juste valeur d’instruments financiers communs et plus simples tels que les contrats d’échange sur taux d’intérêt et devises, qui utilisent exclusivement des données de marché observables et nécessitent un exercice de jugement et d’estimation limité de la part des gestionnaires. Les prix et les données de modélisation observables sont généralement disponibles sur le marché pour les titres de créance et de participation négociés, les produits dérivés négociés en bourse et les simples produits dérivés de gré à gré tels que les contrats d’échange de taux. La disponibilité de prix de marché et de données de modélisation observables réduit le besoin de jugement et d’estimation de la part des gestionnaires, de même que l’incertitude accompagnant la détermination des justes valeurs. La disponibilité de prix de marché et de données observables varie selon les produits et les marchés et est sujette aux changements découlant d’événements particuliers et des conditions générales sur les marchés financiers.

Pour les instruments plus complexes, la Facilité utilise des modèles de valorisation internes qui sont développés sur la base de modèles de valorisation reconnus. Certaines, voire l’ensemble, des données importantes utilisées dans ces modèles peuvent ne pas être observables sur le marché et sont dérivées de prix ou de taux du marché ou sont estimées sur la base d’hypothèses. Certains prêts et certaines garanties pour lesquels il n’existe aucun marché actif sont des exemples d’instruments qui font appel à des données non observables importantes. Les modèles de valorisation qui utilisent des données non observables importantes nécessitent un niveau de jugement et d’estimation plus élevé de la part des gestionnaires pour déterminer la juste valeur. Cet exercice de jugement et d’estimation est généralement nécessaire pour sélectionner le modèle de valorisation adéquat à utiliser, déterminer les futurs flux de trésorerie prévisionnels produits par l’instrument financier en cours de valorisation, évaluer la probabilité d’une défaillance et d’un remboursement anticipé d’une contrepartie et sélectionner des taux d’actualisation adéquats.

La Facilité dispose d’un cadre de contrôle établi en ce qui concerne l'évaluation des justes valeurs. Ce cadre inclut les fonctions de gestion des risques et de gestion des données du marché de la BEI. Ces fonctions sont indépendantes de la gestion du front office et sont responsables de la vérification d'évaluations de juste valeur importantes. Les contrôles particuliers comprennent:

-la vérification de prix observables;

-une procédure de contrôle et d’approbation des nouveaux modèles de valorisation et des changements apportés aux modèles existants;

-le calibrage et le contrôle a posteriori de modèles par rapport à des transactions observées sur le marché;

-une analyse et une enquête concernant des mouvements de valorisation importants;

-l'examen de données non observables et corrections de valorisation importantes.

Lorsque des informations de tiers tels que des courtiers ou des services d'évaluation des prix sont utilisées pour mesurer la juste valeur, la Facilité vérifie que ces valorisations sont conformes aux exigences des IFRS. Cette vérification couvre les opérations suivantes:

-déterminer si le recours à la cotation du courtier ou au prix fourni par le service d'évaluation des prix est approprié;

-évaluer si la cotation d’un courtier ou le prix fourni par un service d'évaluation des prix particulier est fiable;

-comprendre comment la juste valeur a été trouvée et la mesure dans laquelle elle représente des transactions de marché réelles;

-lorsque les prix d’instruments similaires sont utilisés pour mesurer la juste valeur, vérifier de quelle manière ces prix ont été ajustés pour refléter les caractéristiques de l’instrument mesuré.

Perte de valeur sur prêts et créances à recevoir

La Facilité passe en revue ses prêts et créances à recevoir à chaque date d’arrêté des comptes afin de déterminer si une provision pour dépréciation doit être inscrite à l’état du résultat global. La direction de la Banque européenne d’investissement doit ainsi notamment exercer son jugement pour évaluer le montant et les dates des cash-flows futurs qui permettront de définir le niveau de provision requis. Ces estimations reposent sur des hypothèses concernant plusieurs facteurs et les résultats effectifs peuvent différer de ces estimations, ce qui donnera lieu à des variations de la provision. Outre des provisions spécifiques destinées à couvrir certains prêts ou créances à recevoir significatifs, la Facilité constitue également une provision collective pour dépréciation au titre d’engagements qui n’ont pas été recensés individuellement comme étant dépréciés mais qui présentent un risque de défaut plus important que lorsqu’ils ont été conclus.

En principe, un prêt est considéré comme douteux lorsque le paiement des intérêts et du principal est en souffrance depuis au moins 90 jours et que, parallèlement, la direction de la BEI considère qu’il existe une indication objective de perte de valeur.

Valorisation des titres de participation non cotés disponibles à la vente

La valorisation des titres de participation non cotés disponibles à la vente se fait normalement à l’aide de l’une des techniques suivantes:

-analyse de transactions récentes sur le marché dans des conditions de concurrence normale;

-référence à la juste valeur actuelle d’un autre instrument identique en substance;

-examen des flux de trésorerie prévisionnels actualisés aux taux courants applicables à des positions assorties de modalités et de risques similaires; ou

-méthode de l’actif net corrigé; ou

-recours à d’autres modèles de valorisation.

La détermination des cash-flows et des facteurs d’actualisation de titres de participation non cotés disponibles à la vente nécessite un degré important d’estimation. La Facilité calibre périodiquement les techniques de valorisation et en teste la validité sur la base soit de transactions courantes observables sur le marché pour le même instrument, soit de toute autre donnée de marché observable disponible.

Pertes de valeur sur actifs financiers disponibles à la vente

La Facilité juge que ses participations matérialisées par des titres de placement disponibles à la vente doivent faire l’objet d’une dépréciation si elles ont subi une baisse importante ou prolongée de leur juste valeur en deçà de leur coût d’acquisition ou lorsqu’il existe d’autres indications objectives de perte de valeur. Pour déterminer si une baisse est importante ou prolongée, on se base sur un jugement où intervient une part d’appréciation. La FI considère généralement qu’une baisse est importante à partir d’un seuil de 30 % et prolongée lorsqu’elle excède douze mois. D’autres facteurs sont en outre évalués par la FI, tels que la volatilité normale du prix des titres cotés et les flux de trésorerie futurs, ainsi que les facteurs d’actualisation pour les titres non cotés.

Consolidation d'entités dans lesquelles la Facilité détient des intérêts

La Facilité s'est basée sur des jugements importants pour déterminer qu'aucune entité dans laquelle elle détient des intérêts n'est contrôlée par la FI. En effet, dans toutes ces entités, le commandité, le gestionnaire du Fonds ou le conseil d'administration est seul responsable de la gestion et du contrôle des activités ainsi que des affaires du partenariat et est habilité à prendre toutes mesures nécessaires pour réaliser l'objet et les objectifs du partenariat conformément aux lignes directrices relatives aux investissements et à la stratégie.

2.3Modification des principes comptables

Hormis les changements ci-après, la Facilité a toujours appliqué les méthodes comptables exposées dans la note 2.4 à toutes les périodes présentées dans les présents états financiers. La Facilité a adopté les nouvelles normes et les modifications de normes suivantes.

Normes adoptées

Les normes, modifications de normes et interprétations suivantes ont été adoptées lors de la préparation des présents états financiers:

-améliorations annuelles des IFRS – Cycle 2010-2012 – normes diverses;

-améliorations annuelles des IFRS – Cycle 2011-2013 – normes diverses.

Ces changements n'ont pas eu d'incidence significative sur les états financiers de la Facilité.

Normes publiées mais non encore en vigueur

Les normes, modifications de normes et interprétations suivantes sont applicables aux exercices commençant après le 1er janvier 2015 et n’ont pas été prises en considération pour l’établissement de ces états financiers. Celles d’entre elles pouvant être pertinentes pour la Facilité sont indiquées ci-après.

IFRS 9 Instruments financiers

La version finale de la norme a été publiée le 24 juillet 2014; elle remplace les indications existantes d'IAS 39 (Instruments financiers: comptabilisation et évaluation). La norme IFRS 9 comprend des indications révisées sur le classement et l'évaluation des instruments financiers, notamment un nouveau modèle de calcul de la dépréciation des actifs financiers, fondé sur les pertes de crédit attendues, ainsi que les nouvelles dispositions générales concernant la comptabilité de couverture. Elle reprend également les indications d'IAS 39 relatives à la comptabilisation et la décomptabilisation des instruments financiers. IFRS 9 s'applique aux périodes de déclaration annuelles ouvertes à partir du 1er janvier 2018, une adoption anticipée étant autorisée. L'UE n'a pas encore adopté la norme IFRS 9. La Facilité n’envisage pas d’adopter cette norme anticipativement et l'analyse de son incidence est en cours.

IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus avec des clients

La norme IFRS 15 établit un cadre global pour déterminer si, pour quel montant et à quel moment le produit est comptabilisé. Elle remplace les indications existantes sur la comptabilisation des produits, notamment IAS 18 (Produits des activités ordinaires), IAS 11 (Contrats de construction) et IFRIC 13 (Programmes de fidélisation de la clientèle). IFRS 15 s'applique aux périodes de déclaration annuelles ouvertes à partir du 1er janvier 2018, une adoption anticipée étant autorisée. L'UE n'a pas encore adopté la norme IFRS 15. La Facilité n'a pas encore évalué l'incidence de cette norme.

2.4Principes comptables essentiels

L’état de la situation financière présente les éléments de l’actif et du passif par ordre décroissant de liquidité et n’établit pas de distinction entre les éléments à court, moyen et long terme.

2.4.1 Bases de conversion

Les états financiers de la FI sont libellés en euros (EUR), sa monnaie opérationnelle et de présentation. Sauf indication contraire, les données financières exprimées en EUR ont été arrondies au millier le plus proche.

Les transactions en monnaies étrangères sont converties au taux de change en vigueur à la date de la transaction.

Les actifs et passifs monétaires libellés dans des monnaies autres que l’euro sont convertis sur la base des taux de change en vigueur à la date du bilan. Les gains ou pertes résultant de la conversion sont inscrits à l’état du résultat global.

Les postes non monétaires qui sont évalués à leur coût historique dans une monnaie étrangère sont convertis sur la base du taux de change en vigueur à la date de la transaction initiale. Les postes non monétaires évalués à leur juste valeur dans une monnaie étrangère sont convertis sur la base du taux de change en vigueur à la date de détermination de la juste valeur.

Les différences de change résultant du règlement de transactions à des taux différents de ceux en vigueur à la date de ces transactions, ainsi que les différences de change non réalisées sur des postes monétaires d’actif et de passif en devises à régulariser, sont enregistrées dans l’état du résultat global.

Les éléments de l’état du résultat global sont convertis en euros sur la base des taux de change en vigueur à la date de la transaction.

2.4.2 Liquidités et équivalents

La FI assimile à des liquidités et équivalents de liquidités les comptes courants, les dépôts à court terme et les billets de trésorerie dont l’échéance initiale est égale ou inférieure à trois mois.

2.4.3 Actifs financiers autres que les produits dérivés

Les actifs financiers sont comptabilisés sur la base de la date de règlement.

Juste valeur des instruments financiers

La juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert d'un passif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d'évaluation sur le marché principal ou, à défaut, sur le marché le plus avantageux auquel la Facilité puisse accéder à cette date.

Le cas échéant, la BEI détermine, pour le compte de la Facilité, la juste valeur d’un instrument au moyen du prix coté sur un marché actif où se négocie cet instrument. Un marché est considéré comme actif si des transactions relatives à cet actif ou à ce passif ont lieu avec suffisamment de fréquence et de volume pour fournir de façon continue une information sur le prix.

Lorsque la juste valeur d’actifs et de passifs financiers inscrits au bilan ne peut être déterminée sur la base de marchés actifs, on a recours à une série de techniques de valorisation qui reposent notamment sur l’utilisation de modèles mathématiques. Les données qui alimentent ces modèles sont tirées, lorsque la possibilité existe, de marchés observables; en cas contraire, déterminer les justes valeurs implique d’exercer un jugement. La technique de valorisation retenue intègre l’ensemble des facteurs que des acteurs du marché prendraient en considération dans le cadre de la tarification d’une transaction.

La BEI évalue les justes valeurs au moyen de la hiérarchie suivante, qui reflète l’importance des données utilisées pour réaliser les évaluations:

-Niveau 1: les données sont des prix cotés non ajustés sur des marchés actifs pour des instruments identiques auxquels la Facilité a accès.

-Niveau 2: les données sont des données autres que les prix cotés relevant du niveau 1 qui sont observables soit directement (c’est-à-dire sous la forme de prix) soit indirectement (c’est-à-dire dérivés de prix). Cette catégorie comprend des instruments valorisés au moyen de prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments similaires, de prix d’instruments identiques ou similaires cotés sur des marchés considérés comme moins actifs ou de techniques de valorisation dans le cadre desquelles toutes les données importantes sont observables directement ou indirectement à partir des données du marché.

-Niveau 3: les données ne sont pas observables. Cette catégorie comprend tous les instruments dont la technique de valorisation intègre des données qui ne sont pas basées sur des données observables et dont la valeur est fortement influencée par des données non observables. Cette catégorie comprend des instruments valorisés sur la base de prix côtés pour des instruments similaires nécessitant d’importants ajustements ou hypothèses non observables afin de refléter les différences entre les instruments.

La Facilité comptabilise les transferts entre niveaux de la hiérarchie des justes valeurs à partir de la fin de la période comptable durant laquelle le changement est intervenu.

Actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

Les actifs financiers conservés jusqu'à leur échéance consistent en titres cotés, acquis avec l'intention de les conserver jusqu'à leur échéance, et en billets de trésorerie dont l'échéance initiale est supérieure à trois mois.

Ces titres et billets de trésorerie sont initialement comptabilisés à leur juste valeur plus les coûts de transaction éventuels directement imputables. La différence entre le prix d’entrée et la valeur de remboursement est amortie selon la méthode du taux d’intérêt effectif sur la durée de vie résiduelle de l'instrument.

À chaque date de clôture, la Facilité doit apprécier s’il existe une indication objective de dépréciation d’un actif financier ou d’un groupe d’actifs financiers. Un actif financier (ou un groupe d’actifs financiers) est considéré comme ayant subi une perte de valeur si et seulement s’il existe une indication objective de sa dépréciation résultant d’un ou plusieurs événement(s) survenu(s) après la comptabilisation initiale de l’actif («événement générateur de pertes» avéré) et que cet événement générateur de pertes (ou événement) a sur les cash-flows futurs estimés de l’actif financier ou du groupe d’actifs financiers des conséquences qui peuvent être estimées de façon fiable. Les pertes de valeur sont comptabilisées au compte de résultat, le montant de la perte étant mesuré comme la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés calculée au taux d’intérêt effectif initial de l’instrument.

Prêts

Les prêts émis par la Facilité sont comptabilisés dans ses actifs au moment de leur versement aux emprunteurs. Ils sont initialement comptabilisés au coût d’origine (montants décaissés nets) — soit la juste valeur du montant versé, y inclus les coûts de transaction — et ensuite au coût restant à amortir selon la méthode du taux effectif, déduction faite d’une éventuelle provision pour dépréciation ou non-recouvrabilité.

Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont ceux qui sont désignés comme tels ou qui ne peuvent être classés dans aucune des trois catégories suivantes: désignés comme étant à leur juste valeur par le biais du compte de résultat, conservés jusqu’à leur échéance, ou prêts et créances à recevoir. Il s’agit notamment d’instruments participatifs directs et d’investissements dans des fonds de capital-risque.

Après l’évaluation initiale, les actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés à leur juste valeur. Les précisions suivantes sont à noter concernant l’évaluation de la juste valeur des participations, lorsque celle-ci ne peut être déterminée sur la base de marchés actifs.

a.Fonds de capital-risque

La juste valeur de chaque fonds de capital-risque est basée sur la valeur nette d'inventaire (VNI) la plus récente déclarée par le fonds, si celle-ci a été calculée selon des normes internationales de valorisation reconnues comme conformes aux normes IFRS [par exemple, les règles du guide international de l'évaluation des portefeuilles de fonds (IPEV), publié par l'association européenne des sociétés de capital-risque]. En présence de certains éléments susceptibles de modifier l’évaluation, la Facilité peut toutefois décider de corriger la VNI déclarée par le fonds.

b.Prises de participation directes

La juste valeur des participations se calcule sur la base des derniers états financiers disponibles avec, le cas échéant, réutilisation de la méthode appliquée lors de leur acquisition.

Les gains et pertes latents sur les fonds de capital-risque et sur les participations directes sont inscrits en contributions des donateurs jusqu’à ce que les placements concernés soient vendus, collectés ou cédés d’une autre manière, ou jusqu’à ce qu’ils soient considérés comme dépréciés. Lorsqu’un placement disponible à la vente est considéré comme déprécié, la perte ou le gain cumulé latent qui était jusque-là comptabilisé dans les capitaux propres est transféré dans l’état du résultat global.

Pour les participations non cotées, la juste valeur se détermine au moyen de techniques de valorisation reconnues (par exemple, les actifs nets ajustés, l’actualisation ou un multiple des flux de trésorerie). Lorsque leur juste valeur ne peut être déterminée de façon fiable, ces placements sont comptabilisés à leur coût d’acquisition. Il est à noter que tel est également le cas pendant leurs deux premières années.

Les prises de participations réalisées par la Facilité correspondent généralement à des investissements dans des fonds de capital-investissement ou de capital-risque. Conformément à la pratique en vigueur dans ce secteur, ces participations sont normalement souscrites conjointement par plusieurs investisseurs, dont aucun n’est en position, individuellement, d’influencer les opérations courantes ou l’activité d’investissement du fonds. En conséquence, la participation d’un investisseur à l’organe de direction d’un fonds ne lui confère en principe aucun droit de regard sur la gestion quotidienne de ce fonds. De plus, les investisseurs individuels d’un fonds de capital-investissement ou de capital-risque ne déterminent pas la stratégie du fonds, notamment en ce qui concerne la distribution des dividendes ou toute autre distribution. Ces décisions sont le plus souvent prises par les gestionnaires du fonds sur la base du pacte d’actionnaires, qui régit leurs droits et obligations ainsi que ceux de tous les actionnaires du fonds. Par ailleurs, le pacte d’actionnaires interdit généralement aux investisseurs de conclure individuellement avec le fonds des transactions d’un montant important, d’échanger du personnel de direction avec le fonds ou d’obtenir un accès privilégié à des informations techniques essentielles. Les investissements effectués par la FI sont réalisés dans le respect de la pratique du secteur exposée ci-dessus, c’est-à-dire que la Facilité n’exerce sur ces investissements ni le contrôle ni aucune forme d’influence notable au sens d'IFRS 10 et d'IAS 28, y compris lorsque la participation qu’elle détient est supérieure à 20 % des droits de vote.

Garanties

Les garanties financières sont initialement enregistrées à leur juste valeur, soit la valeur actuelle nette (VAN) des primes attendues. Le calcul est effectué à la date de lancement de chaque opération et le montant est porté au bilan comme garanties financières aux postes «Autres éléments de l’actif» et «Autres dettes».

Après l’enregistrement initial, les engagements de la FI au titre de chaque garantie sont évalués au plus élevé des deux montants suivants:

-la meilleure estimation des dépenses requises pour exécuter toute obligation financière découlant de la garantie, qui est faite à partir de l’ensemble des facteurs et informations significatifs connus à la date de l’état de la situation financière;

-le montant comptabilisé initialement, déduction faite de l’amortissement cumulé. L’amortissement du montant initialement enregistré se fait selon la méthode actuarielle.

Tout accroissement ou réduction des engagements relatifs aux garanties financières est inscrit à l’état du résultat global à la rubrique «Revenus d'honoraires et de commissions».

Les éléments d’actif de la Facilité relatifs à ces garanties sont ensuite amortis selon la méthode actuarielle et soumis à un test de dépréciation.

En outre, lorsqu’un accord de garantie est signé, il est présenté comme un élément de passif éventuel pour la FI et, une fois la garantie engagée, comme un engagement pour la Facilité.

2.4.4 Dépréciation d’actifs financiers

La Facilité réalise, à la clôture de chaque exercice comptable, un test de dépréciation sur ses actifs financiers pour vérifier l’existence d’indications objectives de pertes de valeur. Un actif financier (ou un groupe d’actifs financiers) est considéré comme ayant subi une perte de valeur si et seulement s’il existe une indication objective de sa dépréciation résultant d’un ou plusieurs événement(s) survenu(s) après la comptabilisation initiale de l’actif («événement générateur de pertes» avéré) et que cet événement générateur de pertes a sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier ou du groupe d’actifs financiers des conséquences qui peuvent être estimées de façon fiable. Sont notamment considérés comme indications objectives de dépréciation les cas dans lesquels l’emprunteur, ou le groupe d’emprunteurs, est dans l’une des situations suivantes: a) difficultés financières importantes, b) défaut de paiement des intérêts ou cessation de remboursement du principal, c) probabilité de faillite ou de restructuration financière, et s’il existe des données observables indiquant une diminution évaluable des flux de trésorerie futurs estimés, telle que, par exemple, une évolution des arriérés ou de paramètres économiques généralement associés à des défaillances.

Des dépréciations sont enregistrées pour les prêts en cours à la clôture de l’exercice qui sont comptabilisés au coût restant à amortir et pour lesquels il existe des indications objectives de risque de non-recouvrement d’une partie ou de la totalité des montants par rapport aux dispositions contractuelles initiales ou d’une valeur équivalente. S’il existe une indication objective de perte de valeur avérée, le montant de la perte est égal à la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés. La valeur comptable de l’actif est réduite par utilisation d’un compte de provision et le montant de la perte est porté à l’état du résultat global. La valeur comptable réduite continue de produire des intérêts au taux d’intérêt effectif de l’actif. Les prêts ainsi que la provision afférente sont annulés lorsqu’il n’existe pas de perspective réaliste de recouvrement. Si, au cours d’un exercice ultérieur, le montant de la perte de valeur estimée augmente ou diminue du fait d’un événement survenu après l’enregistrement de la dépréciation, la perte de valeur précédemment comptabilisée est augmentée ou diminuée par ajustement correspondant du compte de provision.

La Facilité procède à des évaluations de son risque de crédit sur chaque opération considérée individuellement et ne constitue pas de provisions collectives pour dépréciation.

Concernant les actifs financiers disponibles à la vente, la Facilité évalue à la clôture de chaque exercice s’il existe des indications objectives de dépréciation de ces actifs. Est notamment considérée comme indication objective de dépréciation une baisse importante ou prolongée de la juste valeur des instruments concernés en deçà de leur coût d’acquisition. Lorsqu’il existe une indication objective de dépréciation de l’actif, le montant de la perte cumulée (égal à la différence entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, diminuée de toute perte de valeur sur cet actif préalablement comptabilisée à l’état du résultat global) est sorti des contributions des donateurs et comptabilisé à l’état du résultat global. Les pertes de valeur sur actifs financiers disponibles à la vente ne sont pas reprises à l’état du résultat global; les augmentations de juste valeur après dépréciation sont enregistrées directement dans les contributions des donateurs.

La direction «Gestion des risques» de la Banque européenne d’investissement effectue au minimum une fois par an un test de dépréciation des actifs financiers. Ce test peut conduire à la reconnaissance de la décote dans l’état du résultat global sur la durée de vie de l’actif ou à tout autre ajustement rendu nécessaire par une réévaluation de la dépréciation initiale.

2.4.5 Instruments financiers dérivés

Les instruments dérivés incluent les contrats d’échange de devises (swaps de devises), les swaps croisés de devises et de taux, les contrats d’échange de devises à court terme (swaps de change) et les contrats d’échange de taux.

Dans le cours normal de ses activités, la Facilité peut conclure des contrats d’échange (pour couvrir des opérations de prêt spécifiques) ou des contrats à terme sur devises (pour couvrir des positions de change) dans des monnaies autres que l’euro faisant l’objet de transactions actives, de manière à compenser tout gain ou toute perte résultant de fluctuations des taux de change.

La Facilité n’utilise aucune des possibilités de couverture visées dans IAS 39. Tous les instruments dérivés sont comptabilisés à leur juste valeur par le biais du compte de résultat et déclarés en tant qu’instruments financiers dérivés. Cette juste valeur est obtenue essentiellement à partir de modèles d’actualisation des flux financiers, de modèles d’évaluation du prix des options et de prix cotés par des tiers.

Les instruments dérivés sont enregistrés à leur juste valeur et comptabilisés comme des actifs quand cette valeur est positive et comme des passifs quand elle est négative. Les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés sont présentées dans l'état du résultat global au poste «Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés».

Les instruments dérivés sont enregistrés dans un premier temps sur la base de la date de négociation.

2.4.6 Contributions

Les contributions des États membres sont comptabilisées dans l’état de la situation financière comme montants à recevoir à la date de la décision du Conseil fixant le montant des contributions financières que les États membres doivent verser à la Facilité.

Les contributions des États membres remplissent les conditions suivantes et sont par conséquent classées en tant qu’instruments de capitaux propres:

-en vertu des dispositions de l’accord régissant les contributions, elles confèrent aux États membres le droit de décider de l’utilisation des actifs nets de la Facilité en cas de liquidation de celle-ci;

-elles sont classées dans la catégorie d’instruments subordonnée à toutes les autres catégories d’instruments;

-tous les instruments financiers de la catégorie d’instruments subordonnée à toutes les autres catégories d’instruments présentent des caractéristiques identiques;

-l’instrument concerné ne présente aucune des caractéristiques qui obligeraient à le classer comme élément de passif; et

-les flux de trésorerie prévisionnels attribuables à l’instrument concerné pendant toute sa durée de vie sont basés, pour une large part, sur le résultat, la variation des actifs nets comptabilisés ou la variation de la juste valeur des actifs nets comptabilisés et non comptabilisés de la Facilité pendant toute la durée de vie de l’instrument.

2.4.7 Revenus d’intérêts sur prêts

Les intérêts sur les prêts émis par la Facilité sont inscrits à l’état du résultat global («Intérêts et produits assimilés») et à l’état de la situation financière («Prêts et créances à recevoir») selon la méthode de la comptabilité d’exercice et au taux effectif, c’est-à-dire au taux qui actualise exactement les cash-flows ou recettes futurs sur la durée prévue du prêt jusqu’à obtention de la valeur comptable nette du prêt. Lorsque la valeur enregistrée d’un prêt est réduite à la suite d’une dépréciation, les revenus d’intérêts continuent d’être comptabilisés au taux d’intérêt effectif d’origine appliqué à la nouvelle valeur comptable.

Les commissions d'engagement sont différées et comptabilisées en produits selon la méthode du taux d'intérêt effectif sur la période comprise entre le décaissement et le remboursement du prêt concerné, et sont présentées dans l'état du résultat global au poste «Intérêts et produits assimilés».

2.4.8 Bonifications d’intérêts et assistance technique

Dans le cadre de son activité, la FI gère les bonifications d’intérêts et l’assistance technique pour le compte des États membres.

La fraction des contributions des États membres affectée au versement de bonifications d’intérêts et à l’AT n’est pas enregistrée dans les contributions des donateurs de la FI mais classée parmi les dettes envers les tiers. La Facilité effectue les décaissements en faveur des bénéficiaires finals puis retranche les montants correspondants des dettes envers les tiers.

Lorsque les contributions au titre des bonifications d’intérêts et de l’AT ne sont pas utilisées dans leur intégralité, elles sont reclassées dans les contributions à la Facilité.

2.4.9 Intérêts sur liquidités et équivalents

Les revenus d’intérêts sur les liquidités et équivalents sont inscrits à l’état du résultat global de la FI selon la méthode de la comptabilité d’exercice.

2.4.10Honoraires, commissions et dividendes

Les commissions reçues au titre de services fournis pendant une certaine période sont comptabilisées en produits lors de la prestation desdits services, tandis que les commissions rémunérant l'exécution d'un acte important sont comptabilisées en produits lorsque ledit acte est achevé. Elles sont présentées dans l'état du résultat global au poste «Revenus d'honoraires et de commissions».

Les dividendes liés aux actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de leur réception et présentés dans l'état du résultat global au poste «Gains nets réalisés sur actifs financiers disponibles à la vente».

2.4.11Fiscalité

Le protocole sur les privilèges et immunités de l'Union européenne annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dispose que les avoirs, revenus et autres biens des institutions de l’Union sont exonérés de tous impôts directs.

3 Gestion des risques

La présente note contient des informations sur les risques de crédit et les risques financiers auxquels la Facilité est exposée ainsi que sur la façon dont elle les gère et les maîtrise, en particulier les risques primaires associés aux instruments financiers qu’elle utilise. Il s'agit:

-du risque de crédit, c’est-à-dire le risque de perte résultant de la défaillance d’un client ou d’une contrepartie et attaché aux encours de crédit sous toutes leurs formes, y compris le risque de règlement;

-du risque de liquidité, à savoir le risque qu'une entité ne soit pas en mesure de financer les augmentations d'actifs et d'honorer les engagements qui arrivent à échéance sans essuyer de pertes inacceptables;

-du risque de marché, soit le risque que l’évolution des prix et des taux du marché, comme les fluctuations des taux d’intérêt, du prix des instruments de capitaux propres et des taux de change, affecte les revenus d’une entité ou la valeur des instruments financiers qu’elle détient.

Organisation de la gestion des risques

La Banque européenne d’investissement adapte en permanence sa gestion des risques.

Travaillant de manière indépendante, la direction «Gestion des risques» de la BEI décèle, évalue, surveille et signale les risques auxquels la Facilité est exposée. L’activité de gestion des risques est indépendante des salles des marchés et se déroule dans un cadre qui préserve la séparation des tâches. Son directeur général rend compte pour ce qui concerne les risques au vice-président de la Banque européenne d’investissement ayant compétence en la matière. Le vice-président compétent est chargé de veiller à ce que le Comité de direction et le Conseil d’administration de la BEI reçoivent toutes les informations pertinentes relatives aux risques.

Risque de crédit

Le risque de crédit correspond à la perte potentielle qui pourrait résulter de la défaillance d’un client ou d’une contrepartie et qui est attachée aux encours de crédit sous toutes leurs formes, y compris le risque de règlement.

3.2.1Politique en matière de risque de crédit

Lorsqu’elle effectue l’analyse de crédit des contreparties dans les opérations de prêt, la BEI évalue le risque de crédit et la perte anticipée afin de quantifier et de tarifer le risque. La BEI a mis au point une méthodologie de notation interne qui permet de déterminer les notations à attribuer en interne à ses contreparties (emprunteurs ou garants) en matière de crédit. Cette méthodologie de notation interne repose sur un système de fiches d’évaluation adaptées à chaque type important de contrepartie en matière de crédit (p. ex., entreprises, banques, entités du secteur public, etc.). Compte tenu des meilleures pratiques bancaires et des principes fixés en vertu de l’accord international de Bâle sur les fonds propres (Bâle II), toutes les contreparties qui revêtent de l’importance pour le profil de crédit d’une opération spécifique sont classées dans des catégories de notation interne, en recourant à la méthodologie de notation interne pour déterminer le type particulier de contrepartie. Chaque contrepartie se voit attribuer une notation interne qui reflète sa probabilité de défaillance en monnaies étrangères, à la suite d’une analyse approfondie du profil de risque financier et commercial de la contrepartie et de son contexte de risque-pays.

L’évaluation de crédit lors du financement de projets et d’autres opérations structurées à recours limité repose sur des outils de gestion du risque de crédit propres au secteur, axés essentiellement sur les liquidités disponibles et la capacité de faire face aux obligations financières. Parmi ces outils, on peut citer l’analyse du cadre contractuel des projets, l’analyse de la contrepartie et les simulations de flux de trésorerie. Comme les entreprises et les institutions financières, chaque projet se voit attribuer une notation de risque interne.

Toutes les notations internes font l'objet d'un suivi pendant la durée du prêt et sont régulièrement actualisées.

L’ensemble des opérations non souveraines (ou des opérations ne bénéficiant pas d’une garantie souveraine ou assimilée) font l’objet de restrictions spécifiques quant au niveau des transactions et à l’importance de la contrepartie. Les limites de contrepartie sont fixées au niveau consolidé, le cas échéant. Ces limites sont généralement fonction, par exemple, du volume des fonds propres des contreparties.

Afin d'atténuer le risque de crédit, la BEI a recours, si nécessaire et cas par cas, à divers rehaussements de crédits tels que:

-des sûretés liées à la contrepartie ou au projet (p. ex., nantissement d’actions; nantissement d’actifs; cession de droits; nantissement de comptes); ou/et

-des garanties généralement fournies par le promoteur du projet financé (p.ex., garanties de bonne fin, garanties à première demande) ou des garanties bancaires.

La Facilité n’a pas recours à des produits dérivés de crédit pour atténuer le risque de crédit.

3.2.2Exposition maximale au risque de crédit hors sûretés et autres rehaussements de crédit

Le tableau ci-dessous indique l’exposition maximale au risque de crédit pour les éléments de l’état de la situation financière, y compris les produits dérivés. Elle est donnée en valeur brute, avant effet d’atténuation résultant de l’utilisation de garanties.

Exposition maximale (en milliers d'EUR)

31.12.2015

31.12.2014

ACTIF

Liquidités et équivalents

448 995

545 399

Instruments financiers dérivés

311

448

Prêts et créances à recevoir

1 460 057

1 331 918

Montants à recevoir des donateurs

-

42 590

Actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

228 521

99 988

Autres éléments de l'actif

27

5 522

Total de l'actif

2 137 911

2 025 865

HORS BILAN

Passifs éventuels

- Garanties signées non émises

10 000

25 000

Engagements

- Prêts non décaissés

1 189 564

1 161 859

- Garanties émises

798

2 298

Total hors bilan

1 200 362

1 189 157

Exposition totale au risque de crédit

3 338 273

3 215 022

3.2.3Risque de crédit sur les prêts et créances à recevoir

3.2.3.1Mesure du risque de crédit sur les prêts et créances à recevoir

Chaque opération de prêt de la Facilité fait l’objet d’une évaluation du risque globale et d’une quantification de la perte anticipée estimée, qui se reflètent dans un système de classement des prêts. Ce classement est établi selon des critères généralement reconnus, basés sur la qualité de l’emprunteur, la durée du prêt, la garantie ou, le cas échéant, le garant.

Le système de classement des prêts englobe les méthodologies, les processus, les bases de données et les systèmes informatiques qui permettent d’évaluer les risques de crédit liés aux opérations de prêt et de quantifier la perte anticipée. Il synthétise un grand nombre de données qui servent à établir un classement relatif des risques de crédit liés aux prêts. Le système de classement des prêts tient compte de la valeur actualisée de la perte anticipée estimée, laquelle est l’expression de la probabilité de défaillance des débiteurs principaux, de l’encours à risque et de la gravité des pertes en cas de défaillance effective. Le classement des prêts remplit les fonctions suivantes:

-il aide à obtenir une évaluation plus précise et plus quantitative des risques associés aux prêts;

-il facilite la répartition des tâches de suivi;

-il offre à tout moment une image instantanée de la qualité du portefeuille de prêts;

-il constitue un élément de prise de décision pour la tarification des risques en fonction de la perte anticipée.

Les facteurs suivants entrent en ligne de compte pour l’élaboration du classement des prêts:

I)la solvabilité de l’emprunteur: la direction «Gestion des risques» examine en toute indépendance la situation des emprunteurs et évalue leur solvabilité à partir de méthodologies internes et de données externes. Conformément à l’approche avancée de Bâle II retenue, la Banque a mis au point une méthodologie de notation interne qui permet de déterminer les notations à attribuer en interne aux emprunteurs et garants. Cette méthodologie repose sur une série de fiches d’évaluation propres à des types de contrepartie déterminés;

II)la corrélation de défaut: ce facteur permet de quantifier les probabilités de difficultés financières simultanées chez l’emprunteur et chez le garant. Plus la corrélation entre la probabilité de défaut de l’emprunteur et celle du garant est élevée, plus la valeur de la garantie et, par conséquent, le classement du prêt, sont bas;

III)la valeur des instruments de garantie et des sûretés: cette valeur est calculée à partir de la combinaison de la solvabilité de l’émetteur et du type d’instrument employé;

IV)le cadre contractuel: un solide cadre contractuel ajoute à la qualité des prêts et améliore leur classement interne;

V)la durée des prêts: toutes choses égales par ailleurs, plus la durée d’un prêt est longue, plus le risque de problèmes dans le service de la dette est élevé.

La perte anticipée sur un prêt découle d’un calcul combinant les cinq éléments ci-dessus. En fonction du niveau de la perte anticipée, un prêt est classé dans l’une des catégories suivantes:

A Prêts d’excellente qualité: cette catégorie recouvre trois sous-catégories. La sous-catégorie A comprend les risques souverains à l’intérieur de l’UE, c’est-à-dire les prêts accordés à un État membre, ou bénéficiant de sa garantie entière, explicite et inconditionnelle, pour lesquels aucune difficulté de remboursement n’est attendue et la perte inattendue est fixée à 0 %. Sont classés A+ les prêts accordés à (ou garantis par) des entités autres que les États membres et ne présentant aucune perspective de dégradation tout au long de leur durée. Sont classés A- les prêts qui présentent un risque de dégradation (par exemple, en raison de leur longue durée, ou encore de la forte volatilité du prix futur d’une sûreté par ailleurs excellente), mais pour lesquels cette dégradation serait probablement de très faible ampleur.

B Prêts de grande qualité: ces prêts constituent une classe d’actifs dans laquelle la Banque a confiance, même si une légère détérioration à l’avenir n’est pas à exclure. Les sous-catégories B+ et B- reflètent le degré de probabilité de cette détérioration éventuelle.

C Prêts de bonne qualité: un exemple de prêt entrant dans cette catégorie serait un prêt non garanti consenti à une banque ou à une entreprise connue pour sa solidité, remboursable dans son intégralité à l’échéance au bout de sept ans ou remboursable par tranches à compter de la date de décaissement, sur une durée équivalente.

D Cette catégorie du classement se trouve à la limite entre les prêts «de qualité acceptable» et ceux présentant des problèmes. Cette catégorie pivot du classement des prêts se subdivise plus précisément en deux sous-catégories, D+ et D-, les prêts notés D- étant ceux qui nécessitent un suivi plus étroit.

E Dans cette catégorie se rangent les prêts qui ont un profil de risque plus élevé que celui généralement admis. On y trouve aussi les prêts qui ont déjà rencontré de graves problèmes et pour lesquels on ne peut exclure une dégradation conduisant à une situation de perte. Ces prêts font donc l’objet d’un suivi étroit et intensif. Les sous-catégories E+ et E- correspondent à deux gradations dans ce suivi spécial; dans le cas des opérations classées E-, il existe une forte probabilité que le service de la dette ne soit pas assuré durablement de façon régulière et qu’il faille par conséquent recourir à une restructuration de la dette sous une forme ou une autre, voire à la constatation d’une perte de valeur.

F Les prêts classés dans la catégorie F présentent un niveau de risque inacceptable. Un prêt n’entre dans cette catégorie que dans le cas où une opération en cours connaît, après la signature du contrat, des problèmes imprévus, exceptionnels et graves. Toutes les opérations donnant lieu à une perte de principal pour la Facilité sont classées dans la catégorie F et font l’objet d’une provision spécifique.

En général, les prêts ayant une note inférieure ou égale à D- dans le classement interne sont inscrits sur la liste des opérations à surveiller. Cependant, si un prêt a été initialement approuvé avec une note inférieure ou égale à D-, il ne sera placé sur la liste des opérations à surveiller qu’en cas d’événement de crédit significatif entraînant une nouvelle dégradation de son classement.

Le tableau figurant à la section 3.2.3.3 présente l’analyse de la qualité de crédit du portefeuille de prêts de la Facilité en fonction des différentes catégories décrites ci-dessus.

3.2.3.2Analyse des risques de crédit au titre des prêts

Le tableau ci-dessous indique l’exposition maximale aux risques de crédit au titre des prêts signés et décaissés, par type d’emprunteur et compte tenu des garanties fournies par les garants.

Au 31.12.2015

Garantis

Autres rehaussements de crédit

Non garantis

Total

% du total

(en milliers d’EUR)

Banques

18 964

73 670

758 412

851 046

58 %

Entreprises

37 431

89 170

272 186

398 787

27 %

Institutions publiques

37 112

-

14

37 126

3 %

États

-

4 295

168 803

173 098

12 %

Total des décaissements

93

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