| CELEX | 52016IE0695 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 19 octobre 2016 |
| 2.2.2017 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 34/15 |
Avis du Comité économique et social européen sur les «Observations finales du comité des droits des personnes handicapées des Nations unies — Une nouvelle stratégie en faveur des personnes handicapées dans l’Union européenne»
(avis d’initiative)
(2017/C 034/03)
| Rapporteur: | Ioannis VARDAKASTANIS |
| Consultation | Comité économique et social européen, 21 janvier 2016 |
| Base juridique | Article 29, paragraphe 2, du règlement intérieur |
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| Avis d’initiative |
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| Compétence | Section spécialisée «Emploi, affaires sociales et citoyenneté» |
| Adoption en section spécialisée | 27 septembre 2016 |
| Adoption en session plénière | 19 octobre 2016 |
| Session plénière no | 520 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 211/1/3 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | La ratification par l’Union européenne de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH) représente une étape décisive en matière de droits des personnes handicapées, tant pour l’Union européenne que pour ses États membres. L’évaluation de l’Union européenne réalisée par le comité des droits des personnes handicapées des Nations unies (comité CDPH) en 2015 marque le terme de la première période de mise en œuvre de la CNUDPH. Les observations finales du comité CDPH exhortent les institutions de l’Union européenne à respecter leurs obligations et à organiser et à coordonner la mise en œuvre de la CNUDPH conformément auxdites observations. Elles réaffirment en outre la nécessité de modifier en profondeur la manière dont les politiques européennes en matière de handicap ont été élaborées jusqu’ici. À ce jour, l’Union européenne n’a pas vraiment adapté de manière concrète l’élaboration de ses politiques aux modifications demandées par la CNUDPH. |
| 1.2. | Le Comité économique et social européen (CESE) invite les institutions européennes à intégrer les observations finales du comité CDPH dans la législation et l’élaboration des politiques actuelles et à venir de l’Union européenne. Il demande également à la Commission européenne d’établir un rapport à l’intention du comité CDPH d’ici l’automne 2016. |
| 1.3. | Le CESE estime que la CNUDPH et les observations finales du comité CDPH donnent une occasion unique à la Commission de présenter une stratégie générale de l’Union européenne en matière de droits des personnes handicapées. Les observations finales ont imprimé une dynamique dont les institutions européennes devraient tirer parti, et qui devrait déboucher sur l’inclusion systématique des droits des personnes handicapées dans l’ensemble des législations, politiques et programmes de l’Union européenne. |
| 1.4. | Le CESE souligne que pour intégrer les droits des personnes handicapées, la Commission doit soumettre l’intégralité de ses législations, politiques et programmes à un exercice de cartographie transversale et approfondie dans le but de les harmoniser pleinement avec les dispositions de la CNUDPH, et associer activement les organisations représentatives des personnes handicapées (OPH) à ce processus. Cet exercice de cartographie devrait s’accompagner d’une analyse des lacunes afin d’évaluer les discordances existant entre la législation actuelle, l’élaboration des politiques et l’intégration des droits des personnes handicapées, d’une part, et la CNUDPH, d’autre part. L’exercice de cartographie et l’analyse des lacunes devraient explicitement s’inscrire dans le cadre de la «stratégie européenne révisée en faveur des personnes handicapées». |
| 1.5. | Le CESE rappelle à la Commission qu’elle est tenue de procéder immédiatement à la révision et à la mise à jour de la déclaration de compétence et de sa liste d’instruments. Elle devrait également introduire une clause par laquelle elle s’engage à examiner et à réviser ladite déclaration au moins une fois au cours de son mandat. |
| 1.6. | Le CESE reconnaît que l’évaluation de l’Union européenne réalisée par le comité CDPH a eu lieu au milieu de la période de programmation 2014-2020 et prend acte des difficultés que représente l’intégration, dans les processus d’examen à mi-parcours des stratégies, politiques, programmes et instruments de financement, de la nouvelle stratégie en faveur des droits des personnes handicapées inspirée par les observations finales dudit comité concernant l’Union européenne. Il recommande cependant à la Commission de tout mettre en œuvre pour prendre en compte lesdites observations finales dans ces processus d’examen et pour allouer les ressources nécessaires à la mise en œuvre des obligations qu’elles prévoient au titre de la CNUDPH. |
| 1.7. | La CNUDPH prévoit explicitement que les OPH doivent être consultées et associées au processus présidant à sa mise en œuvre et à son suivi. Le CESE invite instamment la Commission à engager un dialogue structuré réel et constructif avec le mouvement européen pour les personnes handicapées, en vertu de l’article 4, paragraphe 3, et de l’article 33, paragraphe 3, de la Convention. En outre, la Commission devrait établir un programme de renforcement des capacités destiné aux OPH afin de leur donner les moyens d’assumer leurs missions fondamentales. |
| 1.8. | Le CESE estime que la coopération et le partenariat entre les institutions européennes sont d’une importance cruciale pour la mise en œuvre de la CNUDPH. Par conséquent, il préconise de mettre en place un mécanisme de coordination interinstitutionnelle afin de favoriser la mise en œuvre rapide et aisée des observations finales du comité CDPH et de la CNUDPH, en s’assurant notamment de la consultation et de la participation des OPH. |
| 1.9. | Lesdites observations finales demandent que la stratégie européenne en faveur des personnes handicapées fasse l’objet d’un examen et d’une révision approfondis. Aussi le CESE prie-t-il la Commission de dresser le bilan des avancées obtenues en matière de droits des personnes handicapées et d’élargir le champ d’application de la stratégie européenne, en y introduisant de nouveaux domaines d’action, en la reliant à l’examen et à la révision des politiques, programmes et instruments de financement (par exemple, Europe 2020, la stratégie en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, la stratégie sur les droits de l’enfant ou les engagements de l’Union européenne en matière d’action extérieure) et en l’assortissant d’un calendrier de mise en œuvre clair, d’un budget ainsi que de critères de référence et d’indicateurs. |
| 1.10. | L’Union européenne s’est engagée à mettre en œuvre dans leur intégralité les objectifs de développement durable fixés dans le programme des Nations unies en la matière à l’horizon 2030, et doit veiller à prendre pleinement en considération les observations finales du comité CDPH et les dispositions de la CNUDPH, sur le plan tant intérieur qu’extérieur. En conséquence, le CESE recommande avec vigueur à la Commission d’intégrer la mise en œuvre dudit programme à l’horizon 2030 dans la stratégie européenne révisée en faveur des personnes handicapées et de définir des objectifs et des actions de l’Union européenne afin de réaliser l’ensemble des objectifs de développement durable prévus au sein de l’Union également pour les personnes handicapées. |
| 1.11. | Le CESE est fermement convaincu que l’Union européenne devrait veiller à faire en sorte que le financement de l’Union ne soit pas utilisé pour créer ou assurer la continuité de fonctionnement de dispositifs de placement en institut. Le CESE soutient sans réserve l’utilisation des fonds de l’Union européenne pour créer des services de proximité pour les personnes handicapées, afin de leur permettre de vivre de manière autonome dans leur cadre de vie habituel. Le placement en institut des personnes handicapées constitue une violation de leurs droits et le CESE demande instamment à la Commission de favoriser la désinstitutionnalisation de manière plus systématique et efficace au moyen de politiques, programmes et instruments de financement spécifiques. |
| 1.12. | Le CESE invite la Commission à procéder sans délai à la ratification du protocole facultatif se rapportant à la CNUDPH, du traité de Marrakech et de la convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe. |
| 1.13. | Le CESE propose résolument à la Commission européenne d’établir des points de contact dans l’ensemble de ses directions générales, agences et organes, en incluant et en associant pleinement les OPH au processus d’élaboration des politiques, afin de créer des structures horizontales et verticales de nature à promouvoir la pleine insertion des personnes handicapées et une intégration renforcée de leurs droits dans la législation, les politiques et les programmes de l’Union européenne. |
| 1.14. | Le CESE considère que la Commission devrait engager ce processus en coopération avec d’autres institutions, agences et organes de l’Union européenne, afin de préparer et d’élaborer avec soin la nouvelle stratégie globale relative aux droits des personnes handicapées pour la période 2020-2030, qui devrait être pleinement intégrée dans les grandes stratégies macroéconomiques et sociales (par exemple la stratégie Europe 2020 et ses mécanismes de mise en œuvre); il préconise en outre la création d’un groupe de travail, étant entendu que toutes les parties prenantes et les OPH doivent être associées à la mise en place et à la concrétisation de cette initiative. Le CESE propose à la Commission de lancer la mise en œuvre de la stratégie globale relative aux droits des personnes handicapées pour la période 2020-2030 à l’occasion de l’Année européenne des droits des personnes handicapées en 2021. |
| 1.15. | Le CESE prend acte des initiatives positives lancées par la Commission dans le domaine de l’accessibilité, en particulier l’accord de trilogue sur la directive relative à l’accessibilité des sites web des organes du secteur public et sa proposition concernant un acte législatif européen sur l’accessibilité, et invite instamment les institutions européennes à conclure les négociations. Il est cependant inquiet au sujet de la directive horizontale sur l’égalité de traitement, et plaide pour le déblocage des négociations et la prise en considération des observations finales et de la CNUDPH dans le cadre de cette nouvelle phase. |
| 1.16. | Le CESE demande à toutes les institutions européennes de veiller à ce que les mesures d’austérité n’affectent pas la capacité des personnes handicapées d’exercer leurs droits tels que consacrés dans la CNUDPH; il invite par conséquent la Commission à instaurer les socles de protection sociale nécessaires pour atteindre cet objectif et assurer également le respect du droit des personnes concernées à une protection sociale et à un niveau de vie décent. |
| 1.17. | Le CESE demande à la Commission et à Eurostat de mettre au point des outils statistiques pour mesurer l’incidence de la mise en œuvre de la CNUDPH sur les personnes handicapées, au niveau européen et national. Il considère par ailleurs que la collecte de données fondée sur une approche du handicap axée sur les droits de l’homme et ventilée par sexe, âge et type de handicap aura un effet positif sur l’élaboration et l’application des législations, politiques et programmes de l’Union européenne. |
| 1.18. | Le CESE reconnaît que l’Union européenne est compétente pour accompagner les mesures nationales afin de veiller à l’égalité de tous ses citoyens devant la loi et de s’assurer non seulement qu’ils ne sont pas privés de leurs droits, mais aussi qu’ils puissent participer aux élections européennes ainsi qu’à tous les scrutins sur l’ensemble de son territoire en tout égalité. En conséquence, le CESE demande à la Commission, et plus spécifiquement à sa direction générale de la justice, d’adopter un programme fondé sur la méthode ouverte de coordination afin de faciliter une convergence des États membres vers un respect accru du principe d’égalité devant la loi. |
| 1.19. | Le CESE s’engage à donner l’exemple en appliquant un certain nombre d’obligations spécifiques mises en évidence par le comité CDPH et auxquelles doivent se conformer les institutions européennes, en leur qualité d’administrations publiques, en veillant à ce que ses services chargés des ressources humaines, les droits des membres du CESE et les outils de communication soient en conformité avec la Convention des Nations unies. |
2. Introduction
| 2.1. | Le CESE accueille favorablement les observations finales du comité CDPH (1), dans la mesure où elles fournissent à l’Union européenne un programme global pour orienter l’élaboration de ses politiques selon une approche soucieuse des personnes handicapées et fondée sur les droits de l’homme. |
| 2.2. | Le CESE rappelle que la Commission a présenté son projet de directive sur l’égalité de traitement avant la conclusion de la CNUDPH. En outre, des amendements à ce projet de directive non conformes aux obligations prévues par la CNUDPH ont été déposés au fil des négociations entre le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Aussi le CESE invite-t-il la Commission à présenter, dans le cadre des négociations interinstitutionnelles en cours, une proposition visant à adapter le projet de directive proposé pour prendre en considération la problématique du handicap, afin de s’assurer qu’il soit conforme à la CNUDPH et, bien entendu, aux observations finales en matière de handicap, et à inclure l’interdiction de la discrimination multiple et intersectorielle, ainsi que de la discrimination par association. |
| 2.3. | Le CESE souligne que les mesures d’austérité ont eu un effet négatif sur les conditions de vie des personnes handicapées et de leur famille. La pauvreté, l’exclusion, la discrimination et les inégalités se sont aggravées en raison de la crise économique, qui, dans de nombreux États membres, est devenue une crise des droits de l’homme, et ont laissé un grand nombre de personnes handicapées ainsi que leur famille sans aucune protection. Le CESE invite dès lors instamment l’Union européenne à établir des socles de protection sociale minimale pour garantir les droits des personnes handicapées et leur assurer une protection sociale et un niveau de vie décent. Ce mécanisme devrait s’inscrire dans le cadre du processus du semestre européen. |
| 2.4. | Par ailleurs, le comité CDPH a recommandé à l’Union européenne de mettre en place une stratégie globale au titre de la CNUDPH, qui s’applique à toutes les institutions de l’Union européenne et soit dotée d’un budget spécifique prévu dans le cadre financier pluriannuel. Le CESE estime dès lors qu’il est nécessaire de convoquer une réunion de haut niveau rassemblant les dirigeants des institutions et organes de l’Union européenne, afin de lancer le processus de préparation et d’adoption d’un programme interinstitutionnel concernant la CNUDPH, assorti d’objectifs spécifiques à satisfaire et de cibles à atteindre. Cette stratégie globale devrait définir les responsabilités de chaque institution européenne concernant la mise en œuvre de la CNUDPH. |
| 2.5. | L’Union européenne doit instaurer un dialogue structuré véritable et constructif avec les OPH, en veillant à la fois à ce qu’elles puissent participer efficacement et utilement à l’élaboration des législations et politiques de l’Union européenne et mener de manière proactive leurs campagnes de promotion en faveur des droits des personnes handicapées. En outre, l’Union européenne doit veiller à ce que les OPH disposent des capacités financières nécessaires pour mener leurs travaux. Aussi convient-il de créer une ligne budgétaire spécifique consacrée aux besoins des OPH liés au renforcement de leurs capacités. |
| 2.6. | L’intégration et l’application générales et transversales des dispositions de la CNUDPH par l’Union européenne, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle stratégie européenne afférente, exigent la mise en place d’une gouvernance participative et d’un cadre de partenariat qui donnent à l’ensemble des principaux acteurs et parties prenantes les moyens de participer pleinement à l’élaboration des politiques de concert avec les institutions de l’Union européenne, dans une démarche d’ouverture. |
| 2.7. | La Commission devrait soumettre sans délai et de toute urgence toutes les politiques et tous les programmes intérieurs et extérieurs de l’Union européenne à un exercice de cartographie et à une analyse des lacunes, afin de s’assurer de leur conformité avec les dispositions de la CNUDPH. En outre, toutes les stratégies et politiques globales de l’Union européenne doivent respecter les observations finales, notamment la stratégie Europe 2020 et le semestre européen, le socle européen des droits sociaux, le programme de développement durable des Nations unies à l’horizon 2030 et les instruments de financement tels que les Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI). |
| 2.8. | Il est capital de veiller à ce que la mise en œuvre des observations finales du comité CDPH par l’Union européenne soit examinée au plus haut niveau politique. Plus particulièrement, la Commission devrait inclure une initiative spécialement prévue à cet effet dans son programme de travail 2017. Afin d’intégrer pleinement lesdites observations finales dans les politiques et les programmes de l’Union européenne, il convient que la Commission élabore une stratégie globale concernant la CNUDPH. Le CESE invite la Commission à lancer de toute urgence le processus visant à mener à bien l’élaboration d’une stratégie globale concernant la CNUDPH, moyennant la consultation et la participation pleine et entière des OPH. |
| 2.9. | L’année 2021 marquera le 10e anniversaire de la conclusion par l’Union européenne de la CNUDPH. Le CESE estime qu’il s’agit d’une bonne occasion de célébrer la deuxième Année européenne des personnes handicapées, et précise que la première édition a été organisée par la Commission en 2003. Par conséquent, le CESE propose que les institutions de l’Union européenne entament dès à présent leurs préparatifs et prennent les mesures nécessaires pour que l’année 2021 soit proclamée deuxième Année européenne des droits des personnes handicapées. |
3. Les observations finales: une opportunité pour faire de l’Union européenne un espace plus inclusif pour les personnes handicapées
3.1. Principes généraux et obligations (articles 1er à 4)
| 3.1.1. | Bien que l’Union européenne ait ratifié la CNUDPH, elle n’a toujours pas procédé à un réexamen complet et transversal de sa législation, de ses politiques et de ses programmes. Le CESE exhorte dès lors la Commission à entreprendre ce réexamen dans les plus brefs délais. Par ailleurs, la Commission devrait désigner, au sein de chaque direction générale, un point de contact pour la CNUDPH qui serait chargé d’accomplir cette mission. |
| 3.1.2. | Il est regrettable que l’Union européenne n’ait pas encore ratifié le protocole facultatif se rapportant à la Convention. Aussi le CESE invite-t-il l’Union européenne à ratifier ce protocole sans plus attendre, ce qui permettra aux personnes handicapées de déposer une plainte auprès du comité CDPH en cas de violation de leurs droits consacrés dans la Convention. |
| 3.1.3. | L’approche du handicap sous l’angle des droits de l’homme devrait être pleinement intégrée et prise en compte dans la législation et l’élaboration des politiques de l’Union européenne. Le CESE invite le service juridique des institutions européennes à réaliser une étude détaillée sur les conséquences de la ratification de la CNUDPH pour le système juridique de l’Union européenne, afin d’en faire un cadre juridique adéquat pour l’élaboration de la législation et des politiques. Les services juridiques de l’Union européenne ne tiennent pas suffisamment compte des obligations de l’Union à l’égard de la CNUDPH. |
| 3.1.4. | Le CESE invite le secrétaire général de la Commission à revoir les lignes directrices concernant les analyses d’impact et à les modifier en y incluant une liste plus détaillée de problèmes et de questions, afin de mieux évaluer leur conformité avec la Convention. |
| 3.1.5. | Le comité CDPH a demandé à l’Union européenne de présenter un réexamen de la déclaration de compétence et de sa liste d’instruments pour l’automne 2016, compte tenu de la vision globale adoptée au point 17 des observations finales. Ladite déclaration devrait faire l’objet d’un réexamen au moins une fois par mandat. |
3.2. Droits spécifiques (articles 5 à 30)
| 3.2.1. | La Commission n’ayant pas mis en place de stratégie européenne en matière d’égalité et de lutte contre la discrimination des personnes handicapées conformément aux dispositions de la CNUDPH et aux observations finales du comité CDPH, le CESE demande à la Commission d’agir sans délai au niveau de la directive horizontale sur l’égalité de traitement (voir paragraphe 2.2) et préconise également de réviser la directive 2000/78/CE sur l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail. |
| 3.2.2. | La Commission devrait inclure le point de vue des femmes et des filles handicapées dans sa politique d’égalité entre les femmes et les hommes, notamment en ce qui concerne la collecte de données par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, les droits des femmes et des filles handicapées devraient être pleinement pris en compte dans l’engagement stratégique de la Commission en faveur de l’égalité des sexes pour la période 2016-2019, ainsi que dans ses travaux législatifs et politiques sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le CESE invite l’Union européenne à ratifier rapidement la convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe. |
| 3.2.3. | L’Union européenne devrait inclure et intégrer, dans le nouveau programme de l’Union en matière de droits de l’enfant, une stratégie globale fondée sur les droits en faveur des garçons et des filles handicapés, et tenir compte des droits ordinaires des enfants handicapés dans l’ensemble des politiques européennes en lien avec le handicap. Les enfants handicapés et leurs familles doivent par ailleurs être associés à l’ensemble du processus décisionnel européen, comme le dispose l’article 4, paragraphe 3, de la CNUDPH. |
| 3.2.4. | L’Union européenne devrait également reconnaître la situation spécifique des jeunes handicapés et le fait que ces derniers sont souvent confrontés à de multiples formes de discrimination dans leur vie quotidienne, plus particulièrement en ce qui concerne l’égalité des chances pour les jeunes sur le marché du travail et la participation active des jeunes handicapés à la société en général. L’Union européenne devrait dès lors examiner la situation spécifique des jeunes handicapés vivant dans l’Union européenne et suggérer des améliorations (2). En outre, l’Union européenne devrait faire en sorte que ce point de vue soit inclus dans la prochaine stratégie européenne en faveur de la jeunesse. |
| 3.2.5. | L’Union européenne devrait organiser et mener une vaste campagne de sensibilisation à la Convention en coopération avec les médias publics (y compris les médias sociaux) afin de lutter contre les préjugés à l’encontre des personnes handicapées. Il est essentiel que celles-ci participent également à cette campagne, au travers des organisations qui les représentent. |
| 3.2.6. | L’Union européenne devrait encourager, faciliter et financer des formations en matière de sensibilisation et d’égalité face au handicap à l’intention du personnel du secteur des transports et du tourisme, ainsi que favoriser la collaboration et l’échange de bonnes pratiques entre les associations européennes actives dans le domaine du handicap et les entités publiques et privées responsables des transports. Toutes les ressources relatives au développement des capacités, à la formation, à la sensibilisation et aux déclarations publiques, entre autres, doivent être mises à disposition dans un format accessible. |
| 3.2.7. | Le CESE se félicite de la proposition d’acte législatif européen sur l’accessibilité présentée par la Commission, lequel doit respecter pleinement les dispositions de la CNUDPH, notamment son article 9, ainsi que des mécanismes d’application et de plaintes efficaces et accessibles au niveau national. Il invite les institutions de l’Union européenne à tenir compte des conclusions et recommandations figurant dans son avis relatif à l’acte législatif européen sur l’accessibilité (3) et à garantir la participation des personnes handicapées, au travers des organisations qui les représentent, au processus d’adoption. |
| 3.2.8. | Le CESE accueille favorablement l’accord interinstitutionnel trouvé lors du trilogue sur la proposition de directive relative à l’accessibilité des sites web des organes du secteur public; il exhorte les institutions à concrétiser ce projet sous la forme d’une décision, et les gouvernements nationaux à transposer d’urgence les dispositions contenues dans ladite proposition. Le CESE se félicite par ailleurs que bon nombre des recommandations adoptées dans son avis (4) aient été intégrées dans le texte final de la directive. |
| 3.2.9. | L’Union européenne n’a pas encore vraiment inclus de mesures suffisantes en faveur des personnes handicapées dans les stratégies de réduction des risques de catastrophe. Aussi le CESE demande-t-il que le Conseil de l’Union européenne adopte un cadre pour la réduction des risques de catastrophe destiné aux personnes handicapées en Europe. |
| 3.2.10. | L’Union européenne devrait prendre toutes les mesures qui s’imposent afin que le numéro d’urgence 112 soit accessible à tous. Le CESE souligne qu’il convient de prendre également sans délai toute mesure permettant de garantir l’accessibilité des points d’urgence nationaux. |
| 3.2.11. | Le CESE invite l’Union européenne et ses États membres à adopter une approche des politiques relatives aux migrants et aux réfugiés handicapés qui soit fondée sur les droits de l’homme. De plus, le CESE souligne que, dans certains pays, le handicap peut très souvent être un motif de persécution et de discrimination; il invite dès lors les autorités européennes à élaborer des lignes directrices et à mener des campagnes d’information (accessibles aux personnes handicapées) à l’intention de ses agences et des États membres concernant le handicap, la migration et l’asile, ainsi qu’à prendre systématiquement en compte le handicap dans les politiques européennes en matière de migration et de réfugiés. |
| 3.2.12. | L’Union européenne doit adopter une approche du handicap fondée sur les droits de l’homme dans les situations de risques et d’urgences, et adopter un plan de mise en œuvre s’inscrivant dans le fil des conclusions du Conseil de février 2015 sur la prise en compte du handicap dans la gestion des catastrophes et du cadre de Sendai. En outre, il y a lieu de sensibiliser les personnes handicapées, les services d’urgence et les acteurs de la protection civile aux initiatives en matière de réduction des risques de catastrophe et de leur fournir des informations en la matière. |
| 3.2.13. | La Commission devrait jouer un rôle de premier plan en matière de droits à la justice et de droits de l’homme des personnes handicapées. Le CESE plaide pour que la direction générale de la justice organise une conférence européenne à l’intention de tous les services de justice de l’Union européenne, en conduisant notamment une réflexion sur les droits d’accès à la justice des personnes handicapées et la manière dont ces droits sont liés à d’autres droits, tels que la capacité juridique et l’égalité devant la loi. |
| 3.2.14. | La Commission devrait fournir les financements nécessaires pour assurer la formation des fonctionnaires de justice au niveau national et de l’Union européenne concernant la législation européenne et la CNUDPH. En outre, le CESE demande instamment aux juridictions nationales et de l’Union européenne d’appliquer leurs règles et instructions internes de sorte à faciliter l’accès à la justice pour les personnes handicapées. Les recommandations générales du comité CDPH devraient également être prises en compte dans l’administration de la justice, tant au niveau de l’Union européenne qu’au niveau national. Le CESE recommande par ailleurs à la direction générale de la justice d’utiliser la méthode ouverte de coordination afin que les États membres adoptent une approche équilibrée et coordonnée de cette problématique d’une grande importance, ouvrant ainsi la voie à une réponse européenne à la question de l’égalité devant la loi. La Commission devrait définir des normes européennes et encourager les études comparatives dans le domaine de l’accès à la justice. |
| 3.2.15. | Le CESE appelle les institutions de l’Union européenne et les États membres à abolir les législations discriminatoires en matière de tutelle pour permettre aux personnes handicapées d’exercer leurs droits politiques au même titre que les autres citoyens. Il souligne que des aménagements raisonnables et l’accessibilité en matière de procédures, de locaux et d’équipements de vote sont indispensables. |
| 3.2.16. | Malheureusement, en Europe, un nombre indéterminé de personnes handicapées ne jouissent pas du droit à la liberté et à la sûreté et font l’objet de détention et de traitements coercitifs, y compris la stérilisation forcée. Le CESE invite la Commission à prendre des mesures effectives afin de mettre un terme à cette situation insupportable, à produire des données fiables par le truchement d’Eurostat et à mettre en place un mécanisme d’évaluation efficace. |
| 3.2.17. | Le CESE demande à l’Union européenne de réviser ses lignes directrices concernant l’éthique de la recherche, et plus particulièrement de définir des exemples de bonnes pratiques en élaborant des formulaires de consentement dans un format accessible et facile à lire, et d’empêcher toute prise de décision par autrui dans ce domaine. |
| 3.2.18. | L’Union européenne devrait adopter une législation visant à harmoniser la protection et à lutter contre la violence, les abus et l’exploitation, et ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’encontre des femmes et la violence domestique (5). L’Union européenne doit prendre des mesures législatives et politiques pour lutter contre les activités transfrontières impliquant, dans les États membres de l’Union européenne, la traite de femmes et d’enfants handicapés. Le CESE appelle en outre l’Union européenne à lutter contre les violences à l’encontre des enfants handicapés à travers des mesures spécifiques et des services de soutien accessibles. |
| 3.2.19. | L’initiative de la Commission relative au socle européen des droits sociaux devrait pleinement intégrer les dispositions de la CNUDPH en leur accordant une place centrale et instaurer les socles de protection sociale nécessaires, ainsi que de véritables mécanismes visant à prévenir et à atténuer la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale des personnes handicapées et de leurs familles, en accordant une attention particulière aux femmes, aux enfants et aux personnes handicapées âgées. |
| 3.2.20. | Il faut à l’évidence mettre en place un système européen de coordination des prestations de sécurité sociale dans l’Union européenne, y compris un cadre clair pour la transférabilité des droits qui fixe une durée maximale pour la procédure de reconnaissance du handicap. |
| 3.2.21. | L’Union européenne devrait élaborer et mettre en œuvre la stratégie de désinstitutionnalisation (6), ardemment souhaitée depuis longtemps, laquelle devrait avant tout prévoir un contrôle très strict de l’utilisation des Fonds ESI, afin de garantir qu’ils soient exclusivement utilisés pour la mise en place de services de soutien permettant aux personnes handicapées de vivre de manière indépendante dans leur environnement habituel. Le CESE demande en outre que soit créé un Fonds européen autonome pour la désinstitutionnalisation. |
| 3.2.22. | Le CESE déplore que la Commission européenne n’ait pas encore présenté d’étude sur l’incidence des Fonds ESI sur les personnes handicapées, conformément à l’obligation d’établir des rapports annuels sur les mesures prises dans le domaine du handicap, prévue par le règlement relatif au Fonds social européen. Cette étude devrait notamment porter sur le renforcement du suivi, par la Commission, de l’utilisation des Fonds ESI conformément à la CNUDPH et en consultation avec les organisations représentatives des personnes handicapées, ainsi que sur les procédures d’infraction (suspension, retrait, rétablissement) lancées par l’Union européenne en cas de violation des conditions ex ante. |
| 3.2.23. | Il est nécessaire d’améliorer l’efficacité des instances nationales chargées de faire respecter la législation: il convient d’harmoniser et d’étendre leurs compétences afin de faciliter la mise en application des droits des passagers pour tous les modes de transport et de simplifier les procédures de réclamation. Par ailleurs, le CESE invite la Commission à garantir la gratuité du voyage pour les aidants dans tous les modes de transport, y compris l’avion, comme le prévoient déjà les règlements (CE) no 1371/2007 (7) et (UE) no 1177/2010 (8). |
| 3.2.24. | La Commission devrait reconnaître pleinement, officiellement et sans délai, la langue des signes et le braille, et procéder à une évaluation de ses canaux de communication et procédures internes, afin d’élaborer et de présenter les informations d’une manière accessible aux personnes handicapées. Cette présentation devrait comporter différents formats accessibles, tels que la langue des signes, le braille ou encore la communication améliorée et alternative, y compris un format facile à lire. L’Union européenne devrait faire en sorte que toutes les personnes handicapées, quelle que soit leur capacité financière, aient accès à une éducation ouverte à tous. |
| 3.2.25. | L’Union européenne devrait adopter un cadre de qualité inclusif et obligatoire concernant les échanges en matière d’éducation, qui définisse des critères accessibles minimaux pour garantir la mobilité de tous les étudiants, et en particulier des jeunes étudiants handicapés dans l’Union européenne à des fins de formation secondaire, supérieure et professionnelle. Toutes les universités partenaires du programme d’échange d’étudiants Erasmus devraient garantir l’accessibilité aux programmes d’enseignement et des infrastructures permettant à tous les étudiants, et particulièrement aux jeunes étudiants handicapés, d’y participer pleinement. |
| 3.2.26. | L’Union européenne devrait ratifier le traité de Marrakech de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), faciliter et encourager sa ratification au niveau national par les États membres et permettre ainsi la libre circulation de documents imprimés qui soient accessibles aux personnes ayant des déficiences visuelles et d’autres difficultés de lecture des textes imprimés. |
| 3.2.27. | Le CESE appelle la Commission à élaborer et à appliquer une initiative spécifique sur la mise en œuvre du programme et des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 pour les personnes handicapées au sein de l’Union européenne, ainsi que dans ses politiques extérieures, y compris la coopération au développement et le commerce international. |
3.3. Obligations spécifiques (articles 31 à 33)
| 3.3.1. | Le CESE invite Eurostat à organiser une conférence en vue de trouver un accord sur un mécanisme unique pour tous les instituts de statistiques des États membres de l’Union européenne, afin d’assurer le suivi de l’observation finale no 71. Il est nécessaire de créer un instrument statistique européen concernant les droits de l’homme des personnes handicapées, ventilé par handicap, sexe et âge, afin de recueillir des informations opérationnelles aux fins des politiques européennes et nationales en faveur des personnes handicapées. |
| 3.3.2. | La Commission devrait systématiquement intégrer les droits des personnes handicapées dans tous les programmes et politiques de l’Union européenne en matière de coopération internationale. Le CESE accueille favorablement le projet pilote de l’Union européenne «Combler le fossé» et plaide pour l’adoption d’un programme de financement européen en faveur de la protection des droits des personnes handicapées. Ce programme de financement devrait être mis en œuvre, comme c’est le cas dans certains pays européens, en coopération étroite avec les organisations européennes représentatives des personnes handicapées, en leur qualité d’organes intermédiaires responsables de l’orientation, de la gestion et de la définition des priorités pour les politiques et le financement. Il importe en outre de veiller à ce que les fonds européens ne soient pas accordés à des projets qui ne respectent pas les dispositions de la CNUDPH. |
| 3.3.3. | La Commission européenne doit se conformer pleinement à l’observation finale no 75 en créant et en mettant en place des points de contact au sein de toutes les directions générales, agences et organes. Tous ces points de contact devraient organiser, chaque année, au moins trois réunions, auxquelles les représentants des organisations des personnes handicapées devraient assister et pleinement participer. Tous les 3 décembre, la Commission devrait publier son rapport annuel sur la mise en œuvre de la CNUDPH par l’Union européenne et ses États membres. |
| 3.3.4. | Le CESE se félicite de la décision de la Commission de se retirer de l’instance de suivi indépendante et d’ouvrir la voie à la création d’un mécanisme véritablement indépendant placé sous la supervision d’un organe directeur composé des membres de l’instance indépendante. Toutefois, pour que l’instance de l’Union européenne soit en mesure de mener à bien ses missions de manière efficace, des ressources financières et humaines devraient lui être allouées sans délai. |
3.4. Respect de la Convention par les institutions européennes (en tant qu’administrations publiques)
| 3.4.1. | Il est impératif que les institutions de l’Union européenne revoient leurs politiques en matière de ressources humaines et les mettent en conformité avec les dispositions de la CNUDPH afin de garantir que les personnes handicapées et les agents ayant des proches handicapés bénéficient d’aménagements raisonnables et d’une aide leur permettant de réaliser un bon équilibre entre vie professionnelle et obligations familiales. Le CESE invite l’Union européenne à revoir son régime commun d’assurance maladie, son système de retraite ainsi que les mesures de sécurité sociale et de protection sociale liées au handicap de manière à assurer la non-discrimination de toutes les personnes handicapées et à garantir l’égalité des chances, notamment en reconnaissant que les besoins sanitaires liés au handicap sont distincts d’une maladie et en promouvant l’autonomie personnelle et professionnelle par le remboursement intégral du surcoût des équipements ou des services nécessaires pour le travail. |
| 3.4.2. | Il est essentiel que toutes les institutions de l’Union européenne prennent les devants et engagent des initiatives afin de respecter les dispositions en matière d’accessibilité de la directive relative à l’accessibilité des sites web des organes du secteur public dans un délai concret, et montrent ainsi l’exemple à suivre s’agissant de cet enjeu fondamental pour les droits des personnes handicapées. |
| 3.4.3. | Le CESE invite la Commission et le conseil supérieur des Écoles européennes à adopter un plan et à allouer les ressources financières et humaines nécessaires pour élaborer et mettre en œuvre un système d’éducation inclusif de qualité à tous les niveaux dans les Écoles européennes, en assurant des aménagements raisonnables, un soutien ainsi qu’une politique d’acceptation à l’égard de tous les élèves de l’enseignement primaire et secondaire souffrant d’un handicap. |
| 3.4.4. | Étant donné que le taux d’emploi des personnes handicapées dans l’Union européenne est très faible, le CESE invite les institutions européennes à mettre en place un dispositif de discrimination positive pour l’embauche (moyennant notamment des concours spécifiques) afin de relever le nombre de personnes handicapées qui sont employées dans leurs services, en leur fournissant des aménagements raisonnables et un soutien. Il convient d’examiner la mise en œuvre de cette politique tous les deux ans afin de déterminer si des mesures correctives s’imposent. |
| 3.4.5. | Le CESE demande aux institutions, agences et organes de l’Union européenne de veiller à ce que les dispositions existantes du statut du personnel soient pleinement et réellement mises en œuvre conformément à la CNUDPH et que les règlements intérieurs et les dispositions d’exécution soient élaborés en pleine conformité avec les dispositions de la Convention. |
| 3.4.6. | Le CESE s’engage à créer une structure visant à mettre en œuvre les observations finales du comité CDPH sur le plan interne concernant sa politique des ressources humaines et ses infrastructures de communication avec les citoyens et ses membres, et à garantir que les membres du CESE souffrant d’un handicap soient pleinement intégrés et traités sur un pied d’égalité avec les autres membres. Il veillera également à promouvoir cette politique dans le cadre de ses relations avec le monde des affaires, les syndicats et la société civile. Cette nouvelle politique sera élaborée en étroite coopération avec le groupe d’étude permanent du CESE sur les droits des personnes handicapées. |
Bruxelles, le 19 octobre 2016.
Le président du Comité économique et social européen
Georges DASSIS
(1) Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH).
(2) JO C 181 du 21.6.2012, p. 2.
(3) Avis sur un «Acte législatif européen sur l’accessibilité» (JO C 303 du 19.8.2016, p. 103).
(4) JO C 271 du 19.9.2013, p. 116.
(5) Conventions du Conseil de l’Europe.
(6) JO C 332 du 8.10.2015, p. 1.
(7) JO L 315 du 3.12.2007, p. 14.
(8) JO L 334 du 17.12.2010, p. 1.
Résolution du Parlement européen du 15 décembre 2016 sur les accords internationaux en matière d’aviation (2016/2961(RSP))
15/12/2016
Résolution du Parlement européen du 15 décembre 2016 sur le règlement relatif aux médicaments à usage pédiatrique (2016/2902(RSP))
15/12/2016
Résolution du Parlement européen du 15 décembre 2016 sur le soutien aux survivants de la thalidomide (2016/3029(RSP))
15/12/2016
Résolution du Parlement européen du 15 décembre 2016 sur la proposition de directive d’exécution de la Commission modifiant les annexes I à V de la directive du Conseil 2000/29/CE concernant les mesures de protection contre l’introduction dans la Communauté d’organismes nuisibles aux végétaux ou aux produits végétaux et contre leur propagation à l’intérieur de la Communauté (D047308/01 — 2016/3010(RSP))
15/12/2016