| CELEX | 52016IR5114 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 8 février 2017 |
| 30.6.2017 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 207/80 |
Avis du Comité européen des régions — Le droit d’auteur dans le marché unique numérique
(2017/C 207/14)
|
I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Amendement 1
Proposition de directive
Considérant 13
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| Il n’est pas nécessaire de prévoir une compensation pour les titulaires de droits en ce qui concerne les utilisations relevant de l’exception en matière de fouille de textes et de données introduite par la présente directive, étant donné que, vu la nature et la portée de cette exception, le préjudice devrait être minime. | Les États membres peuvent prévoir une compensation pour les titulaires de droits en ce qui concerne les utilisations relevant de l’exception en matière de fouille de textes et de données introduite par la présente directive, étant donné que, vu la nature et la portée de cette exception, le préjudice — même s’il est minime — entraîne en tout état de cause un avantage concret pour les bénéficiaires de l’exception . |
Exposé des motifs
Au considérant 10, la Commission européenne inclut également dans les bénéficiaires les organismes de recherche qui «s’engagent dans des partenariats public-privé». Par conséquent, le secteur privé peut obtenir un avantage indirect grâce à l’exception. Dans ce contexte, la Commission ne devrait pas exclure une approche plus ouverte en matière de compensation.
Amendement 2
Proposition de directive
Considérant 24
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| Aux fins de ces mécanismes de concession de licences, un système rigoureux et performant de gestion collective a toute son importance . Ce système comprend notamment des règles de bonne gouvernance, de transparence et de communication d’informations, ainsi que la distribution et le versement réguliers, avec diligence et exactitude, des sommes dues aux titulaires de droits, comme le prévoit la directive 2014/26/UE. Il y a lieu de prévoir des garanties appropriées supplémentaires pour tous les titulaires de droits, qui devraient avoir la possibilité d’exclure l’application de ces mécanismes à leurs œuvres ou autres objets protégés. Les conditions inhérentes à ces mécanismes ne devraient pas en réduire l’utilité pratique pour les institutions de gestion du patrimoine culturel. | Aux fins de ces mécanismes de concession de licences , et au bénéfice des titulaires de droits concernés, un système rigoureux et performant de gestion collective est essentiel . Ce système repose notamment sur des règles de bonne gouvernance, de transparence et de communication d’informations, ainsi que sur la distribution et le versement réguliers, avec diligence et exactitude, des sommes dues aux titulaires de droits, comme le prévoit la directive 2014/26/UE , et ce, en recourant aux évolutions technologiques disponibles à cette fin . Il y a lieu de prévoir des garanties appropriées supplémentaires pour tous les titulaires de droits, qui devraient avoir la possibilité d’exclure l’application de ces mécanismes à leurs œuvres ou autres objets protégés. Les conditions inhérentes à ces mécanismes ne devraient pas en réduire l’utilité pratique pour les institutions de gestion du patrimoine culturel. |
Exposé des motifs
La Commission souligne le rôle essentiel des sociétés de gestion collective, mais devrait encourager explicitement une modernisation plus ambitieuse de ces organismes. En effet, il y a lieu de tenir compte des évolutions technologiques qui, si elles sont adoptées et pleinement mises en œuvre par les sociétés de gestion, pourraient améliorer, en premier lieu, les processus actuels d’obtention de licences et de collecte et de distribution des droits et, par conséquent, la prospérité de leurs membres.
Amendement 3
Proposition de directive
Considérant 38
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| Lorsque les prestataires de services de la société de l’information stockent et proposent au public des œuvres ou autres objets protégés par le droit d’auteur chargés par leurs utilisateurs, allant ainsi au-delà de la simple fourniture d’équipements et de l’acte de communication au public, ils sont tenus de conclure des contrats de licence avec les titulaires de droits, à moins de pouvoir bénéficier de l’exemption de responsabilité prévue à l’article 14 de la directive no 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil (1). En ce qui concerne l’article 14, il y a lieu de vérifier si le prestataire de services joue un rôle actif, notamment en optimisant la présentation des œuvres ou autres objets protégés mis en ligne ou en assurant leur promotion, indépendamment de la nature des moyens employés à cet effet. Afin de garantir le bon fonctionnement de tout contrat de licence, les prestataires de services de la société de l’information qui stockent un grand nombre d’œuvres ou autres objets protégés par le droit d’auteur chargés par leurs utilisateurs et qui proposent ces contenus au public devraient prendre des mesures appropriées et proportionnées pour assurer la protection de ces œuvres et autres objets protégés, par exemple par la mise en œuvre de technologies efficaces. Cette obligation devrait également s’appliquer lorsque les prestataires de services de la société de l’information peuvent se prévaloir de l’exemption de responsabilité visée à l’article 14 de la directive 2000/31/CE. | Lorsque les prestataires de services de la société de l’information stockent et proposent au public des œuvres ou autres objets protégés par le droit d’auteur chargés par leurs utilisateurs, allant ainsi au-delà de la simple fourniture d’équipements et de l’acte de communication au public, ils sont tenus de conclure des contrats de licence avec les titulaires de droits, à moins de pouvoir bénéficier de l’exemption de responsabilité prévue à l’article 14 de la directive no 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil (1). En ce qui concerne l’article 14, il y a lieu de vérifier si le prestataire de services joue un rôle actif, notamment en optimisant la présentation des œuvres ou autres objets protégés mis en ligne ou en assurant leur promotion, indépendamment de la nature des moyens employés à cet effet. Afin de garantir le bon fonctionnement de tout contrat de licence, les prestataires de services de la société de l’information qui stockent un grand nombre d’œuvres ou autres objets protégés par le droit d’auteur chargés par leurs utilisateurs et qui proposent ces contenus au public devraient prendre des mesures appropriées et proportionnées pour assurer la protection de ces œuvres et autres objets protégés, par exemple par la mise en œuvre de technologies efficaces susceptibles de garantir une redistribution équitable de la valeur aux titulaires de droits . Cette obligation devrait également s’appliquer lorsque les prestataires de services de la société de l’information peuvent se prévaloir de l’exemption de responsabilité visée à l’article 14 de la directive 2000/31/CE. |
Exposé des motifs
À l’article 13, paragraphe 3, la Commission souligne à juste titre l’importance de mettre en place des pratiques de reconnaissance des contenus.
La question de la redistribution, au profit des titulaires de droits, de la valeur créée par les œuvres une fois reconnues est étroitement liée à cet aspect. À des fins de cohérence accrue entre le considérant 38 et l’article 13, paragraphe 3, il convient que ce détail figure explicitement dans le texte, étant donné que la simple reconnaissance des œuvres n’est que la phase initiale de la chaîne de valeur.
Amendement 4
Proposition de directive
Article 3
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres prévoient une exception aux droits visés à l’article 2 de la directive 2001/29/CE, à l’article 5, point a), et à l’article 7, paragraphe 1, de la directive 96/9/CE, et à l’article 11, paragraphe 1, de la présente directive pour les reproductions et extractions effectuées par des organismes de recherche, en vue de procéder à une fouille de textes et de données sur des œuvres ou autres objets protégés auxquels ils ont légitimement accès à des fins de recherche scientifique. | 1. Les États membres prévoient une exception aux droits visés à l’article 2 de la directive 2001/29/CE, à l’article 5, point a), et à l’article 7, paragraphe 1, de la directive 96/9/CE, et à l’article 11, paragraphe 1, de la présente directive pour les reproductions et extractions effectuées par des organismes de recherche, en vue de procéder à une fouille de textes et de données sur des œuvres ou autres objets protégés auxquels ils ont légitimement accès à des fins de recherche scientifique. |
| 2. Toute disposition contractuelle contraire à l’exception prévue au paragraphe 1 est sans effet. | 2. Toute disposition contractuelle contraire à l’exception prévue au paragraphe 1 est sans effet. |
| 3. Les titulaires des droits sont autorisés à appliquer des mesures destinées à assurer la sécurité et l’intégrité des réseaux et bases de données où les œuvres ou autres objets protégés sont hébergés. Ces mesures n’excèdent pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. | 3. Les titulaires des droits sont autorisés à appliquer des mesures destinées à assurer la sécurité en matière d’intégrité, de disponibilité et de confidentialité des réseaux et bases de données où les œuvres ou autres objets protégés sont hébergés. Ces mesures n’excèdent pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. |
| 4. Les États membres encouragent les titulaires des droits et les organismes de recherche à définir d’un commun accord des bonnes pratiques concernant l’application des mesures visées au paragraphe 3. | 4. Les États membres encouragent les titulaires des droits et les organismes de recherche à définir d’un commun accord des bonnes pratiques concernant l’application des mesures visées au paragraphe 3 , y compris celles qui sont susceptibles de garantir une redistribution équitable de la valeur aux titulaires de droits . |
Exposé des motifs
Le modèle traditionnel de sécurité des données définit trois objectifs au regard de la sécurité: le respect de la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Chacun de ces objectifs concerne un aspect différent de la protection qu’il convient d’apporter aux données. La Commission pourrait formuler à cet endroit un objectif explicite, à savoir l’encouragement des mesures destinées à combler l’écart de valeur générée entre les fournisseurs de services et les titulaires de droits dont les œuvres sont exploitées.
Amendement 5
Proposition de directive
Article 10
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| Mécanisme de négociation | Mécanisme de négociation |
| Les États membres veillent à ce que, lorsque des parties qui souhaitent conclure un contrat en vue d’offrir des œuvres audiovisuelles sur des plateformes de vidéo à la demande rencontrent des difficultés en matière de licence de droits, elles puissent demander l’assistance d’un organisme impartial doté de l’expérience adéquate. Ledit organisme apporte son assistance dans la négociation et aide les parties à aboutir à un accord. | Les États membres veillent à ce que, lorsque des parties qui souhaitent conclure un contrat en vue d’offrir des œuvres audiovisuelles sur des plateformes de vidéo à la demande rencontrent des difficultés en matière de licence de droits audiovisuels , elles puissent demander l’assistance d’un organisme impartial doté de l’expérience adéquate. Ledit organisme apporte son assistance dans la négociation et aide les parties à aboutir à un accord. |
| Les États membres communiquent le nom de l’organisme visé au paragraphe 1 à la Commission au plus tard le [date mentionnée à l’article 21, paragraphe 1]. | Les États membres communiquent le nom de l’organisme visé au paragraphe 1 à la Commission au plus tard le [date mentionnée à l’article 21, paragraphe 1]. |
Exposé des motifs
L’article original peut être interprété de manière équivoque si l’on ne précise pas qu’il est uniquement question ici de droits audiovisuels, et non par exemple des droits relatifs aux œuvres musicales incluses dans les productions audiovisuelles. L’ajout proposé lève cette ambiguïté du texte initial.
Amendement 6
Proposition de directive
Article 13
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| 1. Les prestataires de services de la société de l’information qui stockent un grand nombre d’œuvres ou d’autres objets protégés chargés par leurs utilisateurs et qui donnent accès à ces œuvres et autres objets prennent, en coopération avec les titulaires de droits, des mesures destinées à assurer le bon fonctionnement des accords conclus avec les titulaires de droits en ce qui concerne l’utilisation de leurs œuvres ou autres objets protégés ou destinées à empêcher la mise à disposition, par leurs services, d’œuvres ou d’autres objets protégés identifiés par les titulaires de droits en coopération avec les prestataires de services. Ces mesures, telles que le recours à des techniques efficaces de reconnaissance des contenus, doivent être appropriées et proportionnées. Les prestataires de services fournissent aux titulaires de droits des informations suffisantes sur le fonctionnement et la mise en place des mesures, ainsi que, s’il y a lieu, des comptes rendus réguliers sur la reconnaissance et l’utilisation des œuvres et autres objets protégés. | 1. Les prestataires de services de la société de l’information qui stockent un grand nombre d’œuvres ou d’autres objets protégés chargés par leurs utilisateurs et qui donnent accès à ces œuvres et autres objets prennent, en coopération avec les titulaires de droits, des mesures destinées à assurer le bon fonctionnement des accords conclus avec les titulaires de droits en ce qui concerne l’utilisation de leurs œuvres ou autres objets protégés ou destinées à empêcher la mise à disposition, par leurs services, d’œuvres ou d’autres objets protégés identifiés par les titulaires de droits en coopération avec les prestataires de services. Ces mesures, telles que le recours à des techniques efficaces de reconnaissance des contenus, doivent être appropriées et proportionnées , et susceptibles de garantir une redistribution équitable de la valeur aux titulaires de droits . Les prestataires de services fournissent aux titulaires de droits des informations suffisantes sur le fonctionnement et la mise en place des mesures, ainsi que, s’il y a lieu, des comptes rendus réguliers sur la reconnaissance et l’utilisation des œuvres et autres objets protégés. |
Exposé des motifs
À l’article 13, paragraphe 3, la Commission souligne à juste titre l’importance de mettre en place des pratiques de reconnaissance des contenus.
La question de la redistribution, au profit des titulaires de droits, de la valeur créée par les œuvres une fois reconnues est étroitement liée à cet aspect. À des fins de cohérence accrue entre les paragraphes 1 et 3 de l’article 13, il convient que ce détail figure explicitement dans le texte, étant donné que la simple reconnaissance des œuvres n’est que la phase initiale de la chaîne de valeur.
Amendement 7
Proposition de directive
Article 14
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres veillent à ce que les auteurs, interprètes et exécutants reçoivent, régulièrement et compte tenu des spécificités de chaque secteur, des informations appropriées et suffisantes, en temps utile, sur l’exploitation de leurs œuvres et interprétations de la part des personnes auxquelles ils ont cédé ou concédé leurs droits, notamment en ce qui concerne les modes d’exploitation, les recettes générées et la rémunération due. | 1. Les États membres veillent à ce que les auteurs, interprètes et exécutants reçoivent, au moins une fois par an et compte tenu des spécificités de chaque secteur, des informations appropriées et suffisantes, en temps utile, sur l’exploitation de leurs œuvres et interprétations de la part des personnes auxquelles ils ont cédé ou concédé leurs droits, notamment en ce qui concerne les modes d’exploitation, les recettes générées et la rémunération due. |
| 2. L’obligation énoncée au paragraphe 1 doit être proportionnée et effective et garantir un degré approprié de transparence dans chaque secteur. Toutefois, pour les cas où la charge administrative résultant de l’obligation serait disproportionnée par rapport aux recettes générées par l’exploitation de l’œuvre ou de l’interprétation, les États membres peuvent adapter l’obligation énoncée au paragraphe 1, à condition que cette dernière demeure effective et garantisse un degré approprié de transparence. | 2. L’obligation énoncée au paragraphe 1 doit être proportionnée et effective et garantir un degré approprié de transparence dans chaque secteur. Toutefois, pour les cas où la charge administrative résultant de l’obligation serait disproportionnée par rapport aux recettes générées par l’exploitation de l’œuvre ou de l’interprétation, les États membres peuvent adapter l’obligation énoncée au paragraphe 1, à condition que cette dernière demeure effective et garantisse un degré approprié de transparence. |
| 3. Les États membres peuvent décider que l’obligation énoncée au paragraphe 1 ne s’applique pas lorsque la contribution de l’auteur, de l’interprète ou de l’exécutant n’est pas significative par rapport à l’ensemble de l’œuvre ou de l’interprétation. | 3. Les États membres peuvent décider que l’obligation énoncée au paragraphe 1 ne s’applique pas lorsque la contribution de l’auteur, de l’interprète ou de l’exécutant n’est pas significative par rapport à l’ensemble de l’œuvre ou de l’interprétation. |
Exposé des motifs
Le terme «régulièrement» utilisé au paragraphe 1 pourrait s’avérer ambigu. Eu égard aux pratiques du secteur, un intervalle de douze mois semble approprié, même si l’on peut bien sûr espérer, et souvent constater, des intervalles plus courts.
Amendement 8
Proposition de directive
Article 15
| Texte proposé par la Commission | Amendement du CdR |
| Mécanisme d’adaptation des contrats | Mécanisme d’adaptation des contrats |
| Les États membres veillent à ce que les auteurs, interprètes et exécutants aient le droit de demander, à la partie avec laquelle ils ont conclu un contrat d’exploitation des droits, une rémunération supplémentaire appropriée lorsque la rémunération initialement convenue est exagérément faible par rapport aux recettes et bénéfices ultérieurement tirés de l’exploitation des œuvres ou interprétations. | Les États membres veillent à ce que les auteurs, interprètes et exécutants aient le droit de demander, à la partie avec laquelle ils ont conclu un contrat d’exploitation des droits, une rémunération supplémentaire appropriée lorsque la rémunération initialement convenue est exagérément faible par rapport aux recettes et bénéfices ultérieurement tirés de l’exploitation des œuvres ou interprétations. Ce mécanisme doit garantir le versement d’une compensation équitable en tenant compte des spécificités des différents secteurs. |
Exposé des motifs
Ce mécanisme risque de créer de l’insécurité juridique s’il s’applique de manière égale à tous les secteurs de l’industrie créative, ce qui d’ailleurs a déjà été signalé par la Commission au considérant 42.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITE EUROPÉEN DES RÉGIONS
Observations préliminaires
| 1. | réaffirme le rôle essentiel et le potentiel des collectivités locales et régionales en matière de services numériques aux citoyens, ainsi que de création et de gestion de l’infrastructure numérique, toujours dans un contexte de coopération transfrontalière ou interrégionale, dans le but de lever les obstacles à l’activité en ligne; |
| 2. | accueille favorablement les propositions d’actions pour le marché intérieur des communications électroniques, susceptibles d’accélérer la croissance dynamique et durable de tous les secteurs de l’économie et de créer de nouveaux emplois, ainsi que les propositions d’actions destinées à assurer la mise à jour de la législation sur le droit d’auteur, compte tenu de la révolution numérique et de la modification des comportements des consommateurs; |
| 3. | approuve l’élaboration de mesures visant à améliorer la situation des titulaires de droits en ce qui concerne la négociation relative à l’exploitation des contenus auxquels se rapportent leurs droits, en particulier en cas d’utilisation par des services en ligne qui donnent accès à des contenus téléchargés par l’utilisateur, sans proposer de rémunération juste pour cette exploitation; souligne toutefois que les acteurs locaux et régionaux, les start-up et les petites entreprises se trouvent souvent dans une position de faiblesse par rapport aux titulaires de droits plus importants, et ne doivent pas faire l’objet de restrictions indues; |
| 4. | observe que la Commission présente des arguments tout à fait convaincants sur la valeur ajoutée d’une action normative dans ce domaine au niveau de l’Union européenne et donc sur le respect du principe de subsidiarité. Il en va de même pour les arguments avancés au sujet de la proportionnalité (1); |
Le droit d’auteur dans le marché numérique
| 5. | apprécie que la Commission ait laissé aux États membres une certaine liberté en ce qui concerne l’application des exceptions pour l’utilisation d’œuvres protégées à des fins éducatives. Les identités nationales, régionales et locales sont ainsi respectées, ainsi que, par conséquent, l’existence de types particuliers de licences qui trouvent leur origine dans des contextes politiques et sociaux différents; |
| 6. | espère des dispositions plus détaillées sur le rôle joué par les sociétés de gestion collective dans une mise en œuvre du droit d’auteur qui soit à la fois juste, moderne et efficace; |
| 7. | souligne qu’il importe que le matériel didactique numérique puisse également être utilisé dans un contexte, par exemple, d’études à distance ou de séjour temporaire à l’étranger, plutôt que dans le seul État membre où l’établissement d’enseignement a son implantation physique; |
| 8. | propose en particulier que la Commission rappelle comment, en l’absence d’investissements dans des instruments de modernisation, les sociétés de gestion privent le marché et leurs propres membres d’un service améliorant les systèmes de licences d’une part, et de collecte et de distribution des recettes de l’autre; |
| 9. | se réjouit de l’appel en faveur de pratiques de transparence dans un marché dont elles ont été longtemps absentes, ce qui a servi les intérêts de catégories privilégiées et a souvent débouché sur des accords contractuels défavorables aux créateurs; |
| 10. | déplore en outre la volonté d’introduire une dérogation à l’obligation de transparence dès lors que la contribution d’un auteur ou d’un artiste n’est pas significative. Les technologies actuelles de reconnaissance et de documentation du répertoire permettent de déterminer avec suffisamment de précision la valeur globale d’une œuvre et des différentes parties concernées, indépendamment du niveau de contribution individuelle; |
| 11. | partage l’idée selon laquelle le renforcement des dispositions de transparence dans les contrats entre les créateurs et les autres parties contractantes vise principalement à rééquilibrer le pouvoir contractuel dans les situations pénalisantes pour les auteurs. Il fait dès lors observer qu’une telle mesure ne constitue pas une violation de la liberté contractuelle et respecte donc le rôle du marché dans la définition d’offres adaptées aux exigences des parties concernées; |
| 12. | propose que la Commission encourage les prestataires de services et les organismes intervenant dans la chaîne de valeur à développer conjointement des formats normalisés pour l’échange d’informations sur l’utilisation des œuvres, afin de veiller à renforcer l’efficacité de la gestion et l’interopérabilité; |
La conservation du patrimoine culturel
| 13. | se félicite de l’accent placé par la Commission sur la préservation des œuvres susceptibles d’être victimes de l’obsolescence technologique ou de la dégradation des supports originaux; a la conviction que cette exception facilitera la procédure permettant de préserver la richesse culturelle et artistique dont disposent les États membres, et espère que celle-ci encouragera la mise en place de partenariats à des fins de préservation dans l’intérêt du public, associant les institutions chargées du patrimoine culturel et les organisations de recherche (2); |
La croissance du catalogue audiovisuel européen
| 14. | approuve l’intention de la Commission de renforcer la présence du catalogue audiovisuel européen sur les diverses plateformes numériques, surtout eu égard à la faible présence d’œuvres qui, en raison de leur valeur économique limitée, peinent à trouver leur place dans les canaux de distribution traditionnels; |
| 15. | soutient l’extension des licences collectives pour les œuvres indisponibles dans le commerce entre les sociétés de gestion des droits et les institutions de conservation du patrimoine culturel; insiste en particulier sur les avantages de telles mesures pour garantir aux ayants droit une rémunération adéquate, mais aussi pour assurer aux institutions la sécurité juridique; |
| 16. | déplore toutefois que le texte ne fasse pas mention du caractère local et régional de ces œuvres. En particulier, il est utile de faire remarquer qu’en l’absence des collaborations fréquentes entre les artistes, les chefs d’entreprise et les administrations locales qui octroient des subventions culturelles, bon nombre de ces œuvres ne verraient pas le jour; |
Le rôle des éditeurs
| 17. | est partisan de défendre le rôle fondamental des éditeurs en ce qui concerne la circulation de publications de qualité, qui requièrent des investissements significatifs afin de garantir leur indépendance et leur intégrité; |
| 18. | approuve le soutien accordé aux éditeurs afin qu’ils disposent d’outils juridiques appropriés leur permettant d’être compétitifs dans le monde numérique. |
Bruxelles, le 8 février 2017.
Le président du Comité européen des régions
Markku MARKKULA
(1) Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (JO L 178 du 17.7.2000, p. 1).
(1) Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (JO L 178 du 17.7.2000, p. 1).
(1) Selon le rapport du groupe d’experts sur la subsidiarité du CdR, fondé sur la consultation qui s’est déroulée du 4 au 14 octobre 2016.
(2) Dès 1996, la collaboration entre le laboratoire d’informatique musicale de l’université d’État de Milan et la Scala de Milan a permis de numériser plus de 5 000 bandes magnétiques provenant des archives sonores, les rendant ainsi accessibles aux générations futures, de manière permanente et dans une qualité supérieure.
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur les femmes poursuivies pour fausse couche au Salvador (2017/3003(RSP))
14/12/2017
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur la mise en application de la directive 2011/93/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que la pédopornographie (2015/2129(INI))
14/12/2017
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur une stratégie européenne pour une mobilité à faible taux d’émissions (2016/2327(INI))
14/12/2017
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur les délibérations de la commission des pétitions en 2016 (2017/2222(INI))
14/12/2017