| CELEX | 52017AE0759 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 15 mars 2018 |
| 6.7.2018 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 237/57 |
Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres»
[COM(2017) 677 final — 2017/0305 (NLE)]
(2018/C 237/10)
Rapporteur: Michael McLOUGHLIN
| Consultation | Saisine du Conseil, 1.12.2017 |
| Base juridique | Article 29, paragraphe 1, et article 148, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
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| Décision de l’assemblée plénière | 24.1.2017 |
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| Compétence | Section spécialisée «Emploi, affaires sociales et citoyenneté» |
| Adoption en section spécialisée | 23.2.2018 |
| Adoption en session plénière | 15.3.2018 |
| Session plénière no | 533 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 159/43/15 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le CESE accueille favorablement le projet de lignes directrices pour les politiques de l’emploi et leur harmonisation avec le socle européen des droits sociaux (ci-après «le socle»). Le Comité estime que l’on pourrait faire davantage dans ces lignes directrices pour tenir pleinement les promesses de ce socle. |
| 1.2. | Les lignes directrices pour l’emploi doivent contribuer à un meilleur équilibre entre les règles macroéconomiques et une Europe sociale conforme à l’esprit du rapport des cinq présidents de 2015 sur la réalisation de l’Union économique et monétaire (1). Le CESE estime qu’à l’heure où des signes de reprise apparaissent, le moment est venu de faire converger la situation macroéconomique et la situation sociale. |
| 1.3. | Le CESE réitère son appel en faveur d’un véritable train de mesures sur les investissements sociaux dans le cadre d’un programme européen de croissance et d’investissement équivalent à 2 % du PIB (2). |
| 1.4. | Le Comité attire l’attention sur les nombreuses conclusions du projet de rapport conjoint sur l’emploi 2018 (3) qui témoignent du fait que la reprise de l’emploi est inégale selon les États membres, les régions et les groupes de population. |
| 1.5. | Le CESE est favorable à ce que l’on mette davantage l’accent sur l’impact et la mise en œuvre du socle et des lignes directrices pour l’emploi, en s’appuyant sur le tableau de bord social et d’autres mesures si nécessaire. L’impact lié à ces questions devrait faire partie des discussions et du processus de planification entre les États membres et l’UE dans le cadre de l’allocation des fonds de l’UE. |
| 1.6. | Les dispositions de la ligne directrice 5 devraient indiquer clairement que les formes innovantes de travail ne conduisent pas toujours à une plus grande précarisation de celui-ci, même si cela peut parfois être le cas. Des mesures destinées à favoriser des transitions sans heurts sur les marchés du travail, comprenant notamment des dispositions adaptées à la sécurité des travailleurs, contribueraient à garantir que les nouvelles formes de travail ouvrent des possibilités d’emploi équitables. |
| 1.7. | Le déplacement de la fiscalité du travail vers d’autres sources évoqué dans les lignes directrices est le bienvenu, mais celles-ci devraient être plus claires concernant les autres sources possibles. Le CESE a élaboré des avis sur la planification fiscale agressive, la fraude et l’évasion fiscales, ainsi que les taxes environnementales (4), qui sont également susceptibles de constituer des recettes de substitution qui pourraient être suggérées dans les lignes directrices. |
| 1.8. | Dans la ligne directrice 6, le CESE estime qu’il convient de conserver la mention spécifique du FSE. |
| 1.9. | Dans la ligne directrice 7, la nécessité de voies de recours impartiales devrait s’appliquer à tous les domaines et pas seulement aux licenciements abusifs. Les autres voies de recours en cas de litige ne devraient pas priver les parties du droit de faire appel aux tribunaux. |
| 1.10. | Dans la ligne directrice 8, il convient de maintenir les actions en matière de chômage des jeunes, en particulier en veillant au financement de la garantie pour la jeunesse et en poursuivant le développement d’une «garantie de compétences». |
| 1.11. | Dans la ligne directrice 8, les chômeurs de longue durée doivent rester une priorité et ils peuvent constituer une source de main-d’œuvre dans un marché tendu. |
| 1.12. | La situation des personnes handicapées doit être envisagée dans une perspective fondée sur les droits, mais aussi en adoptant des mesures concrètes dans le domaine de l’emploi, qui mettent particulièrement l’accent sur la lutte contre la discrimination, comme le prévoient les traités. |
| 1.13. | Des dispositions relatives à l’égalité entre les sexes doivent figurer dans chaque ligne directrice et la lutte contre l’écart de rémunération entre hommes et femmes doit porter en particulier sur les questions relatives aux bas salaires. |
| 1.14. | Les lignes directrices devraient mentionner expressément les migrants et les réfugiés. |
| 1.15. | Le CESE réitère son point de vue sur l’augmentation de l’âge de la retraite statutaire, à savoir que l’âge effectif devrait en priorité être similaire à l’âge légal (5). Il insiste également sur la nécessité d’assurer la viabilité des systèmes de retraite des États membres en s’attaquant aux défis que constituent l’augmentation de l’espérance de vie et les évolutions des marchés du travail qui affectent le financement des retraites, ainsi qu’en garantissant un niveau de pension adéquat. |
| 1.16. | Le CESE se félicite qu’il soit clairement prévu que les dispositions s’appliquant à la zone euro et aux États membres qui n’en font pas partie seront les mêmes en ce qui concerne le socle européen des droits sociaux et les lignes directrices pour l’emploi. |
2. Contexte
| 2.1. | Les lignes directrices pour l’emploi font partie de l’architecture politique de l’UE depuis 1997. Leur base juridique figure à l’article 148 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) (6): «le Conseil (…) élabore chaque année des lignes directrices, dont les États membres tiennent compte dans leurs politiques de l’emploi». |
| 2.2. | En 1997, les lignes directrices ont été l’un des premiers exemples de la méthode ouverte de coordination de la politique de l’UE, dans le cadre de laquelle est définie l’approche volontaire d’un objectif, avec des systèmes performants de rapports et d’évaluation par les pairs. Les lignes directrices sont désormais liées aux grandes orientations des politiques économiques prévues à l’article 121 du TFUE. |
| 2.3. | Le projet de rapport conjoint sur l’emploi 2018 (7) a été publié en novembre 2017, en même temps que le projet de lignes directrices pour l’emploi, et fournit des données de recherche et observations importantes sur la situation de l’emploi dans l’ensemble de l’UE. Selon ce rapport, la situation générale de l’emploi dans l’UE s’améliore, le chômage des jeunes et le chômage de longue durée diminuent et le taux d’emploi global de 75 % prévu dans la stratégie Europe 2020 est presque atteint pour l’UE dans son ensemble, sauf dans certains États membres. Toutefois, le niveau d’amélioration varie considérablement selon l’État membre, la région ou le groupe de population. Un nombre non négligeable de citoyens ne voient toujours pas de signes d’amélioration dans leur existence. La qualité des emplois créés et l’augmentation du taux de pauvreté des travailleurs sont également des points importants à relever. |
| 2.4. | Le socle européen des droits sociaux (8) a été adopté sous la forme d’une proclamation interinstitutionnelle lors du sommet social de Göteborg en novembre 2017. Il s’agit en fait d’une déclaration politique engageant l’UE à respecter 20 principes essentiels. Le socle constitue en effet le nouvel engagement transversal de l’UE en faveur d’une Europe sociale. Il s’accompagne d’un tableau de bord social qui se compose concrètement de 14 indicateurs clés, qui servent à évaluer les tendances en matière sociale et d’emploi. |
3. Observations générales
| 3.1. | Historiquement, l’Union européenne s’est efforcée d’équilibrer les objectifs en matière de droits sociaux et de croissance économique en tablant sur une combinaison de dispositions des traités, de mesures législatives, ainsi que sur des mécanismes de politique sociale non contraignante et l’avancement du marché unique. Toutefois, ces efforts n’ont pas toujours été couronnés de succès. La crise économique mondiale a entraîné d’importantes réformes économiques destinées à prévenir une crise existentielle de l’euro. Nombreux sont ceux qui pointent le fait que l’engagement de l’UE en faveur de la politique sociale n’a cessé de décliner depuis l’époque de la Commission Delors. En outre, les répercussions politiques et sociales de la crise économique, ainsi que les mesures d’austérité auxquelles elle a donné lieu, sont évidentes. Certains considèrent même qu’elles ont un lien plus ou moins direct avec la montée du populisme et le Brexit. L’idée qu’il est nécessaire de revenir à une convergence entre l’intégration économique et des politiques sociales adaptées a été officiellement validée dans le rapport établi en 2015 par les cinq présidents, intitulé «Compléter l’union économique et monétaire européenne» (9). L’examen annuel de la croissance 2018 (10) a montré que le discours a quelque peu changé, l’accent étant davantage mis sur l’égalité des chances, les emplois de qualité et sur la nécessité d’examiner les effets distributifs des réformes. Cette évolution est particulièrement bienvenue. |
| 3.2. | Le socle européen des droits sociaux (SEDS) est nouveau et le CESE a déjà exprimé sa préoccupation concernant son manque de clarté et sa mise en œuvre future. Il convient d’éviter les échecs que l’on a connus par le passé concernant la concrétisation d’engagements politiques majeurs relatifs au bien-être des citoyens de l’Union. Le CESE a examiné le socle dans deux avis (11) publiés en 2017 et dans lesquels il se félicitait des principes et des droits établis, ainsi que du rôle du socle s’agissant de servir de boussole pour le retour à la convergence au sein des États membres, et il encourageait toutes les parties à garantir leur mise en œuvre et leur efficacité. Dans le même esprit, le Comité a également appelé à plus de clarté concernant le socle et son fonctionnement pratique. Le socle n’a pas d’effet juridique et n’est pas inscrit dans les traités. Le Comité a également considéré que le socle devait avant tout «promouvoir les acquis sociaux existants ainsi que leur application totale et adéquate». Tout en soulignant le rôle de la société civile, et en particulier le rôle spécifique des partenaires sociaux en ce qui concerne les politiques de l’emploi et du marché du travail, les avis ont également attiré l’attention sur certaines questions pertinentes en matière d’emploi:
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| 3.3. | Le présent avis examine les lignes directrices pour l’emploi et les questions connexes dans le contexte du socle européen des droits sociaux. En effet, la mise à jour des lignes directrices par la Commission s’appuie notamment sur le socle européen des droits sociaux et sa méthodologie. À de nombreux égards, l’adaptation des lignes directrices en matière d’emploi peut, entre autres choses, être envisagée comme un bon premier test du socle. Il importe que le CESE examine ces lignes directrices dans la perspective des positions qu’il a déjà adoptées par rapport à cet instrument. |
| 3.4. | Le Comité a déjà mis en évidence l’impact et la mise en œuvre des lignes directrices pour l’emploi dans ses précédents avis sur la question, publiés en 2015 et avant (12). Ces avis ont également leur importance s’agissant d’évaluer les lignes directrices pour l’emploi à la lumière du socle européen des droits sociaux. Celui-ci comporte un tableau de bord en 14 points conçu pour mesurer les progrès, un outil qui peut être de nature à rassurer sur l’efficacité de cet instrument. Néanmoins, certains de ces indicateurs ne sont pas nouveaux et figuraient déjà dans le tableau de bord de l’emploi de 2013. Il est heureux que le tableau de bord couvre le socle, mais il serait important que les mesures de nature générale se prolongent en cascade pour porter sur des éléments opérationnels plus détaillés des politiques de l’emploi des États membres. La question pourrait également être posée de savoir si les lignes directrices pour l’emploi couvrent suffisamment des questions ou groupes qui ne sont pas explicitement concernés par le socle ou le tableau de bord. |
| 3.5. | Le fonctionnement des lignes directrices pour l’emploi reste fondé sur la méthode ouverte de coordination et la mise en œuvre du socle relève d’une combinaison de «normes douces» et de législations de l’UE. Cela a toujours été le cas pour les lignes directrices. Ce n’est donc pas de nature à en affaiblir l’efficacité. Étant donné que le socle bénéficiera d’une haute priorité politique à ses débuts, nous pouvons imaginer que ce sera également le cas pour les lignes directrices pour l’emploi, mais que cela pourrait changer à long terme. |
| 3.6. | Dans son dernier avis sur le socle, le Comité a également attiré l’attention sur la nécessité d’améliorer le tableau de bord et de faire en sorte que le Semestre européen soit à la fois économique et social (13). La relation entre le suivi des questions macroéconomiques, d’une part, et les politiques sociales et de l’emploi, d’autre part, est d’une importance cruciale. L’approche adoptée à l’égard de l’emploi contraste avec les compétences légales extrêmement contraignantes qui régissent l’euro, telles que le «two-pack» et le «six-pack» ou le traité sur le pacte budgétaire. Le CESE reste d’avis qu’en dépit des progrès réalisés dans le cadre du socle et de l’intégration des lignes directrices pour l’emploi dans les grandes orientations des politiques économiques, il subsiste une possibilité de concilier ces deux dimensions. Le CESE réitère ses préoccupations concernant le manque de convergence entre les lignes directrices pour l’emploi et les grandes orientations économiques (14). Le rapport des cinq présidents sur la réalisation d’un «triple A social» pour l’Europe propose aussi de faire concorder davantage les aspects économiques et sociaux. Les modifications apportées aux lignes directrices et à l’application du tableau de bord permettent d’aligner davantage les politiques sur le socle européen des droits sociaux, ce qui est une bonne chose, même si cela ne constitue pas un progrès majeur par rapport à la nécessité globale d’une convergence des volets sociaux et macroéconomiques. On peut même se demander si certaines lignes directrices de la politique économique ne sont pas en contradiction avec les lignes directrices pour l’emploi. |
| 3.7. | Les recommandations par pays (15) peuvent jouer un rôle essentiel dans l’efficacité des lignes directrices pour l’emploi et du socle européen des droits sociaux. Elles offrent une occasion de premier ordre de façonner les politiques nationales dans le sens des lignes directrices et des principes du socle en vue de réaliser les objectifs communs. Malgré l’amélioration de la situation dans toute l’Europe, des divergences subsistent entre les États membres, entre les régions et entre les différents groupes de personnes sur le marché du travail. Les recommandations par pays inspirées par les lignes directrices pour l’emploi devraient avoir pour finalité de réduire ces divergences, ainsi que d’accroître les ressources correspondantes et de les orienter vers la réalisation de cet objectif. |
| 3.8. | Le socle européen des droits sociaux concernait tous les États membres, même s’il a été conçu pour la zone euro (16). Les principes du socle et les indicateurs du tableau de bord social servent donc de base à la formulation des recommandations par pays pour tous les États membres, ce qui est une bonne chose. |
| 3.9. | Depuis les lignes directrices précédentes, l’idée d’une «garantie de compétences» a suscité beaucoup d’intérêt. S’inspirant de l’approche de la garantie pour la jeunesse et évoqué dans la communication de la Commission sur la nouvelle stratégie pour les compétences en Europe (17), ce concept met notamment l’accent sur les adultes peu qualifiés pour les aider à acquérir un niveau minimal en lecture et écriture, calcul et compétences numériques et à progresser vers une qualification de deuxième cycle de l’enseignement secondaire (18). |
| 3.10. | Le financement de la mise en œuvre du socle et des lignes directrices pour l’emploi par les Fonds européens continuera à revêtir une grande importance à l’avenir. Le début des négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel approche et il est clair que des défis énormes se poseront, en particulier pour l’élaboration du budget après le Brexit. Le Comité a exposé son point de vue sur cette question dans son avis sur l’«Examen à mi-parcours du cadre financier pluriannuel 2014-2020», dans lequel il indique que «cette valeur ajoutée européenne doit susciter un large consensus politique, qui étaye l’action d’une Union européenne capable d’offrir de réels avantages à ses citoyens» (19). |
4. Observations particulières
| 4.1. | La Commission a clairement modifié les lignes directrices pour l’emploi afin de les mettre en concordance avec le socle européen des droits sociaux. Le Comité se félicite de cette initiative. Les conclusions et recommandations de l’avis du CESE de 2015 sur les lignes directrices pour l’emploi (20) restent d’actualité dans une large mesure. Toutefois, pour certaines questions particulières, il s’avère opportun d’actualiser les observations. |
| 4.2. | La situation économique dans l’UE continue pour l’instant de s’améliorer, mais il reste encore beaucoup à faire, en particulier pour les États membres, les régions et les groupes de citoyens qui rencontrent davantage de difficultés. Cet état de fait plaide en faveur d’une politique sociale renforcée et cohérente avec le socle européen des droits sociaux. |
| 4.3. | Par le passé, le CESE s’est félicité du paquet «Investissement social» (21) de la Commission, estimant qu’il pouvait apporter une contribution significative à un changement d’orientation politique en faveur d’une croissance durable et de sociétés plus résilientes. Le Comité plaidait en faveur d’un programme européen de croissance et d’investissement à hauteur de 2 % du PIB et d’«une plus grande place à l’investissement social dans le processus de coordination du Semestre européen». Le CESE réitère cette demande dans le cadre des actuelles lignes directrices pour l’emploi et demande que leur texte soit modifié en ce sens. |
La situation actuelle sur le plan économique et du marché du travail justifie d’accorder de nouveau une importance accrue à l’investissement social.
| 4.4. | Le CESE est plus que jamais attentif à la situation de certains groupes de personnes sur le marché du travail, tant en ce qui concerne l’offre de main-d’œuvre que l’obtention de résultats plus équitables. Le CESE formule régulièrement des observations sur la situation d’un grand nombre de ces personnes, auxquelles les lignes directrices pour l’emploi continent à accorder une grande importance. Le considérant 8 de l’exposé des motifs du document à l’examen fait explicitement référence à la recommandation de la Commission sur l’inclusion active des personnes exclues du marché du travail (22). Il s’agit d’un document de 2008. Dès lors, il pourrait s’avérer nécessaire de le revoir pour l’harmoniser avec le socle des droits sociaux et des lignes directrices pour l’emploi, d’autant plus que le resserrement du marché du travail offrira des débouchés à ces groupes de personnes. |
5. Les lignes directrices
| 5.1. | La mise en concordance avec le socle européen des droits sociaux et d’autres textes ont conduit à certains changements dans le libellé des lignes directrices. La ligne directrice 5 prévoit que les États membres doivent désormais encourager les formes de travail innovantes qui créent des possibilités d’emploi pour tous de manière responsable. Si les nouvelles formes de travail et l’innovation offrent des possibilités de croissance, elles peuvent aussi avoir des conséquences néfastes pour les personnes si elles se traduisent par des emplois plus précaires. Un équilibre doit être trouvé pour mettre à profit leurs avantages incontestables pour la croissance, l’entrepreneuriat et l’emploi. Dans le même temps, une évaluation adéquate de l’impact des nouvelles formes de travail est nécessaire (23). Les lignes directrices pour l’emploi devraient viser à traduire les évolutions qu’induisent les nouvelles formes de travail en possibilités d’emplois équitables fondées sur un équilibre entre des transitions sans heurts sur les marchés du travail et des dispositions adaptées à la sécurité des travailleurs. Les dispositions de cette ligne directrice devraient indiquer clairement que les formes innovantes de travail ne conduisent pas toujours à une plus grande précarisation de celui-ci, même si cela peut parfois être le cas. Des mesures destinées à favoriser des transitions sans heurts sur les marchés du travail, comprenant notamment des dispositions adaptées à la sécurité des travailleurs, contribueraient à garantir que les nouvelles formes de travail ouvrent des possibilités d’emploi équitables. Dans un récent avis d’initiative (24), le CESE a demandé aux autorités de veiller à l’identification des employeurs et des employés, d’obliger les particuliers à verser des contributions aux systèmes de sécurité sociale, de croiser les bases de données électroniques de la sécurité sociale et des autorités fiscales et d’étudier de nouveaux modes de financement des systèmes de sécurité sociale. |
| 5.2. | En ce qui concerne les formes de travail «innovantes», il conviendrait d’accorder une plus grande attention à des évolutions telles que la numérisation et l’écologisation des emplois liées à la stratégie numérique de l’UE ou au train de mesures sur l’économie circulaire. Dans la mesure où les États membres sont encouragés à favoriser l’innovation sociale, le Comité attire l’attention sur quelques modèles intéressants en la matière qui ont été récompensés par le prix CESE 2017 de la société civile (25). |
| 5.3. | Le CESE soutient la promotion de l’entrepreneuriat, ainsi que de la création et du développement des microentreprises et des petites entreprises, de même que les encouragements à l’esprit d’entreprise (26). Un indicateur permettant de mesurer les conditions favorisant l’entrepreneuriat pourrait s’avérer utile. |
| 5.4. | En ce qui concerne la mise en œuvre des propositions de la Commission sur la nouvelle stratégie pour les compétences en Europe, le CESE a souligné dans son avis (27) de nombreux défis, tels que la nécessité de voir introduites «des solutions plus innovantes (…) dans les domaines de l’éducation et du développement» qui soutiennent une garantie de compétences. Il a également mis en lumière l’importance d’un financement adéquat et accru ainsi que d’un accès universel à ces solutions. |
| 5.5. | La ligne directrice 5 fait également référence, pour les travailleurs, à «un salaire équitable leur assurant un niveau de vie décent» et à la nécessité d’«assurer des niveaux de salaires minimaux, en tenant compte de leur incidence sur la compétitivité, la création d’emploi et la pauvreté des travailleurs». Ces orientations témoignent d’une meilleure prise en compte des questions relatives aux bas salaires et à la pauvreté au travail par rapport aux lignes directrices précédentes. Toutefois, le CESE continue à estimer qu’une définition précise des «emplois de qualité» est nécessaire. À cet égard, il conviendrait par exemple de renforcer l’efficacité des conventions collectives en élargissant leur champ d’application. Dans le même temps, le respect intégral du principe de subsidiarité ainsi que du rôle autonome des partenaires sociaux constitue une condition préalable de la plus haute importance. |
| 5.6. | Le Comité estime que l’on met trop l’accent sur les obstacles du côté de l’offre, mais que l’on ne prête pas la même attention à la nécessité de l’investissement social et de la croissance. Le déplacement de la fiscalité du travail vers d’autres sources évoqué dans les lignes directrices est le bienvenu, mais celles-ci devraient être plus claires concernant les autres sources possibles. Le CESE a élaboré des avis sur la planification fiscale agressive, la fraude et l’évasion fiscales, ainsi que les taxes environnementales (28), qui sont également susceptibles de constituer des recettes de substitution qui pourraient être suggérées dans les lignes directrices. |
| 5.7. | Le CESE accueille favorablement la référence aux changements technologiques et environnementaux dans la ligne directrice 6. Il serait également utile de fournir plus de détails sur les possibilités offertes par la croissance verte. De même, le nouvel engagement en faveur du «transfert des droits à la formation durant les périodes de transition professionnelle» devrait s’avérer bénéfique pour la mobilité. Pour y parvenir, le CESE souligne la nécessité de garantir des conditions de vie décentes pendant les formations, indépendamment du lieu où celles-ci se tiennent. Il convient également d’étudier la possibilité de recourir à des instruments déjà utilisés dans certains États membres, telles que les bourses, les prêts, les conventions collectives en matière de congés de formation payés ou d’autres dispositions, pour faire en sorte que les bonnes pratiques en matière de normes minimales en ce qui concerne les droits à un congé de formation de certains États membres deviennent la norme. Le Comité accueille favorablement la nouvelle formulation de la ligne directrice 6 sur la reconnaissance de l’apprentissage non formel, le recours accru aux formules souples de formation professionnelle continue et le renforcement des actions en faveur des apprenants adultes. Des efforts ont été consentis pour élargir les dispositions de la ligne directrice 6 sur les obstacles à l’emploi des femmes à un plus grand nombre de catégories de personnes, ainsi que pour rendre les dispositions plus neutres par rapport au genre. Le Comité exhorte à une certaine vigilance à cet égard afin de ne perdre de vue aucun aspect particulier de la question de l’égalité des sexes. Les dispositions relatives à l’équilibre entre travail et vie de famille sont les bienvenues et, dans une certaine mesure, sont déjà en bonne voie. À cet égard, le CESE réitère son soutien à la proposition législative de la Commission sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, y compris les congés payés familiaux et d’aidants, telle qu’il l’a exprimé dans un avis récent (29) (ce point manque au dernier paragraphe de la ligne directrice 6). Il estime également que la référence explicite au Fonds social européen devrait être maintenue dans la ligne directrice 6. |
| 5.8. | Le libellé des dispositions de la ligne directrice 7 sur les conditions de travail précaires et le travail flexible a été amélioré. C’est particulièrement le cas lorsqu’elle préconise de préserver «un niveau adéquat de sécurité de l’emploi» et de veiller «à ce que les travailleurs évoluent dans des lieux de travail bien adaptés». Toutefois, les dispositions relatives à «un environnement propice à l’embauche» ne devraient pas être utilisées pour réduire la protection offerte par le droit du travail. Les mesures actives du marché du travail et celles relatives aux services publics de l’emploi ont fait l’objet de changements considérables. Ceux-ci sont généralement bienvenus et conformes aux meilleures pratiques dans ce domaine. Compte tenu de l’importance attachée à ce domaine, par exemple par l’OCDE, il conviendrait de lui accorder une attention accrue dans le cadre de la procédure des recommandations par pays. Le Comité se félicite de la nouvelle formulation concernant le dialogue social, mais rappelle sa position sur la diversité des situations en la matière au sein de l’UE et sur les effets de la crise économique dans ce domaine, qui n’ont pu être inversés dans un certain nombre d’États membres. |
| 5.9. | Les dispositions relatives à l’accès à des voies de recours impartiales devraient avoir une application générale plutôt que se limiter aux licenciements abusifs. Toutefois, il convient de respecter les droits des parties à recourir aux tribunaux en cas d’échec des règlements extrajudiciaires des litiges. Il convient de faire référence à la participation des travailleurs, par exemple sur des questions telles que le temps de travail. En outre, si les allocations de chômage ne doivent pas décourager d’accepter un emploi, il ne faut pas pour autant que leur niveau compromette leur fonction qui est de préserver un niveau de vie décent des chômeurs. En outre, les dispositions destinées à faciliter le travail transfrontalier doivent aller de pair avec des mesures visant à assurer un traitement équitable des travailleurs et à éviter le dumping social. |
| 5.10. | Il existe des pays où le dialogue social est moins développé et certains qui ont connu des reculs dans ce domaine en raison de la crise. Nous saluons les efforts de la Commission européenne pour accroître la coopération avec les partenaires sociaux dans le cadre du Semestre européen. Étant donné la place centrale du dialogue social dans la mise en œuvre du socle des droits sociaux ainsi que dans l’application des lignes directrices pour l’emploi et des recommandations par pays, le CESE réitère son appel pour qu’il existe dans tous les États membres et demande instamment à tous les acteurs politiques au niveau national et européen de ne pas affaiblir les structures de négociation collective à tous les niveaux, mais de les renforcer. En outre, la Commission a fait des progrès en ce qui concerne la participation de la société civile à l’élaboration des rapports par pays, ce qu’il convient de saluer et de mettre à profit. |
| 5.11. | La ligne directrice 8 propose une nouvelle formulation dans le domaine des dispositions sociales plus générales. Les engagements en faveur de la représentation des groupes sous-représentés sont les bienvenus, de même que les dispositions relatives au revenu minimum adéquat. Toutefois, il serait très apprécié que l’on évoque la manière dont ce revenu minimum est calculé, en particulier les travaux effectués sur les budgets de référence. La ligne directrice 8 devrait également traiter la question de l’amélioration de l’accès à la protection sociale pour tous les types de travailleurs, quel que soit leur statut. Le CESE se réjouit que cette ligne directrice fasse davantage référence à la pauvreté des travailleurs et aborde en détail certains services sociaux, dans la mesure où elle inscrit ainsi ces lignes directrices dans une politique sociale d’ensemble conforme aux dispositions du socle et dans le prolongement de l’appel lancé par le CESE en faveur de l’investissement social. Même si le Comité réitère son avis sur l’âge de la retraite dans le présent avis, il juge bienvenues les dispositions des lignes directrices relatives aux «mesures qui prolongent la vie active». Toutefois, il devrait être clair que ce prolongement doit être volontaire. Le CESE exprimera en temps utile sa position sur l’approche de la Commission européenne en matière d’accès à la sécurité sociale. |
| 5.12. | La situation concernant le chômage des jeunes et le nombre de jeunes qui sont sans emploi et ne suivent ni études ni formation (NEET) restent une problématique préoccupante qui s’avère particulièrement difficile à résoudre. L’étude sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe 2017 (30) a souligné en particulier l’impact disproportionné de la crise économique sur les jeunes et il apparaît que la reprise ne renverse pas suffisamment cette tendance. La garantie pour la jeunesse soutenue par l’initiative pour l’emploi des jeunes et le FSE s’est avérée encourageante en ce qu’elle a traduit assez rapidement un engagement politique en actions, mais il reste encore des problèmes à résoudre. Comme c’est souvent le cas, le niveau de financement prévu était minime et la plupart des ressources n’étaient pas nouvelles. Il sera important de veiller à ce que les nouveaux budgets (initiative emploi jeunesse) soient au minimum maintenus. Il serait important de continuer à mettre l’accent sur le chômage des jeunes, même si les chiffres s’améliorent, car une réforme structurelle est souvent nécessaire pour faire en sorte qu’il ne soit pas le premier groupe à souffrir en cas de nouveau choc. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour établir des liens de cause à effet entre l’amélioration des chiffres d’emploi des jeunes (lorsqu’ils existent) et les mesures prises effectivement dans le cadre de la garantie pour la jeunesse. De même, dans le contexte de ce dispositif, il conviendrait de tenir compte de la qualité des interventions et de l’évolution inégale du chômage des jeunes. Le CESE a déjà demandé que les Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) continuent à mettre l’accent sur ce domaine et que les organisations de jeunesse et les partenaires sociaux jouent un rôle accru dans la mise en œuvre sur le terrain (31). |
| 5.13. | Comme c’est souvent le cas, les chômeurs de longue durée sont ceux qui mettent le plus de temps à se réinsérer lorsque la situation du marché du travail s’améliore. Il sera nécessaire d’adopter des mesures spécifiques à cet effet, telles qu’une offre flexible de formations adaptées au marché du travail et des services d’orientation professionnelle individualisés. Il convient de prêter attention dans nos statistiques aux chiffres concernant les travailleurs découragés ou ayant un lien marginal avec le travail, car ceux-ci sont souvent négligés. L’amélioration du marché du travail est susceptible d’attirer à nouveau ces groupes vers la recherche active d’un emploi, mais des soutiens spécifiques sont nécessaires et les systèmes nationaux doivent relever ce défi. Dans ce cas également, l’accent mis sur l’investissement social joue un rôle majeur. Le cadre d’indicateurs pour le suivi de la recommandation du Conseil relative à l’intégration des chômeurs de longue durée sur le marché du travail (32), établi par le Comité de l’emploi, est tout à fait bienvenu. Il doit continuer de faire partie de ses travaux et être revu par le conseil EPSCO. |
| 5.14. | Les besoins et la situation des migrants et des réfugiés doivent être mentionnés expressément dans les lignes directrices (33). |
| 5.15. | L’écart de rémunération entre les sexes et la surreprésentation des femmes dans les emplois peu rémunérés demeurent une préoccupation et devraient être abordés dans les lignes directrices au-delà de la question de l’offre de main-d’œuvre. Les actions dans ce domaine sont intrinsèquement liées au concept de travail décent et au revenu minimum, lesquels doivent être davantage présents dans le processus des lignes directrices. De même, les initiatives en matière de conciliation du travail et de la vie personnelle, et de garde d’enfants seront importantes à cet égard. Dans son récent avis (34) sur les propositions de la Commission en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le CESE voit dans ces initiatives un premier pas important. Il s’agit d’un domaine d’action qui concerne toutes les lignes directrices, de même que l’ensemble du socle des droits sociaux, car il donne lieu à des interactions entre plusieurs domaines politiques. |
| 5.16. | Les questions relatives à l’emploi des personnes handicapées sont désormais considérées comme un élément essentiel des politiques modernes de l’emploi et la référence à ces questions dans les lignes directrices est la bienvenue, bien que leur traitement soit minimal et qu’il pourrait être amélioré. Le CESE place ses travaux dans la perspective de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CRPD) et estime que la directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail (35) est essentielle à cet égard. La stratégie européenne pour les personnes handicapées (2010-2020) fournit un cadre général dans ce domaine. Le quatrième parlement européen des personnes handicapées a mis en lumière de nombreux problèmes en matière d’emploi et de socle social pour les personnes handicapées dans sa récente résolution sur l’avenir de la stratégie (36). Le CESE attire également l’attention sur les dispositions du traité de l’UE relatives à la discrimination qui s’appliquent à tous les groupes et recommande de ne pas assimiler «les groupes vulnérables» au concept de discrimination. |
| 5.17. | Le CESE ne croit pas que le relèvement de l’âge de départ à la retraite résoudra les problèmes liés aux défis démographiques. Ce qu’il faut, ce sont des mesures encourageant le prolongement de la vie professionnelle et la solidarité intergénérationnelle, assorties d’une politique efficace en matière de croissance et d’emploi. Nous avons besoin d’une véritable politique de «vieillissement actif», pour assurer de bonnes conditions de travail, de politiques en matière de santé, de sécurité et de temps de travail et d’accroître la participation à des activités d’apprentissage tout au long de la vie. Nous devons relever davantage les taux d’emploi des personnes âgées, qui abandonnent prématurément leur travail en raison de problèmes de santé, de l’intensité du travail, des licenciements anticipés et du manque de possibilités de formation ou de réinsertion sur le marché du travail (37). |
| 5.18. | Les conditions de travail doivent être négociées par les partenaires sociaux, par exemple en adaptant les lieux de travail aux compétences et à l’état de santé des travailleurs âgés, en tenant compte de la difficulté de certains emplois, en améliorant l’accès à la formation continue, en prévenant plus efficacement les handicaps, en facilitant l’équilibre entre le travail et la famille et en supprimant les obstacles juridiques ou autres à l’allongement de la vie professionnelle. |
| 5.19. | Le CESE réitère son point de vue sur l’augmentation de l’âge de la retraite statutaire, à savoir que l’âge effectif devrait en priorité être similaire à l’âge légal (38). Il insiste également sur la nécessité d’assurer la viabilité des systèmes de retraite des États membres en s’attaquant aux défis que constituent l’augmentation de l’espérance de vie et les évolutions des marchés du travail qui affectent le financement des retraites, ainsi qu’en garantissant un niveau de pension adéquat. |
| 5.20. | Le CESE estime qu’il convient néanmoins de maintenir les régimes de retraite anticipée, pour les travailleurs qui ont travaillé pendant de longues périodes dans des emplois difficiles ou dangereux ou qui ont commencé leur carrière très tôt. Le CESE ne soutient pas les mécanismes d’ajustement automatique de l’âge de la retraite, fondés sur l’allongement de l’espérance de vie ou sur l’évolution démographique. |
6. Questions d’ordre général
| 6.1. | Lors des négociations sur le prochain budget de l’UE, il importe d’augmenter considérablement les investissements dans les infrastructures sociales, car de tels investissements ont de multiples répercussions positives sur les marchés du travail et sur les budgets, comme l’a souligné récemment le Comité (39). Cela concerne en particulier le pourcentage des investissements dans le capital humain que l’UE doit prévoir dans le budget global si elle veut atteindre ses propres objectifs, à savoir être un espace économique compétitif à l’échelle mondiale, doté d’une notation sociale triple A, y compris en matière d’emploi. |
| 6.2. | Il y a lieu d’analyser quels types de réformes structurelles les États membres ont mis en œuvre et lesquels ont réellement eu des effets positifs dans le domaine de l’emploi, de l’éducation et de la formation tout au long de la vie. Dans l’examen annuel de la croissance 2018 (40), la Commission se réfère au programme d’appui à la réforme structurelle (PARS) (41). Le CESE se félicite de cette initiative et souhaite que des informations soient fournies sur les réformes en matière d’emploi et d’éducation qui ont été menées dans le cadre de ce programme et sur le degré d’implication des partenaires sociaux et d’autres organisations de la société civile. |
Bruxelles, le 15 mars 2018.
Le président du Comité économique et social européen
Georges DASSIS
(1) Rapport des cinq présidents «Compléter l’Union économique et monétaire européenne», 22 juin 2015.
(2) JO C 226 du 16.7.2014, p. 21.
(3) 2018 Draft Joint Employment Report (Projet de rapport conjoint sur l’emploi 2018).
(4) Avis d’initiative du CESE sur le thème «Partage inégal des richesses en Europe» (JO C 129 du 11.4.2018, p. 1); avis exploratoire du CESE sur «La fiscalité de l’économie collaborative» (JO C 81 du 2.3.2018, p. 65; JO C 434 du 15.12.2017, p. 18; JO C 71 du 24.2.2016, p. 42).
(5) JO C 84 du 17.3.2011, p. 38; JO C 299 du 4.10.2012, p. 115.
(6) TFUE.
(7) 2018 Draft Joint Employment Report (Projet de rapport conjoint sur l'emploi).
(8) Socle européen des droits sociaux.
(9) Rapport des cinq présidents.
(10) Examen annuel de la croissance 2018.
(11) JO C 125 du 21.4.2017, p. 10, ainsi que l’avis sur «L’impact de la dimension sociale et du SEDS sur l’avenir de l’UE» (JO C 81 du 2.3.2018, p. 145).
(12) JO C 332 du 8.10.2015, p. 68.
(13) Avis du CESE sur «L’impact de la dimension sociale et du SEDS sur l’avenir de l’UE» (JO C 81 du 2.3.2018, p. 145).
(14) JO C 458 du 19.12.2014, p. 1; JO C 173 du 31.5.2017, p. 73.
(15) Recommandations par pays.
(16) Voir le préambule du socle européen des droits sociaux.
(17) Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe.
(18) Voir la recommandation du Conseil de 2016 relative à des «Parcours de renforcement des compétences: de nouvelles perspectives pour les adultes».
(19) JO C 75 du 10.3.2017, p. 63.
(20) JO C 332 du 8.10.2015, p. 68.
(21) JO C 226 du 16.7.2014, p. 21.
(22) Recommandation de la Commission 2008/867/CE du 3 octobre 2008 relative à l’inclusion active des personnes exclues du marché du travail (JO L 307 du 18.11.2008, p. 11).
(23) Voir notamment le JO C 303 du 19.8.2016, p. 54.
(24) Avis du CESE sur «Des systèmes durables de sécurité sociale et de protection sociale à l’ère du numérique» (JO C 129 du 11.4.2018, p. 7).
(25) Le prix a distingué des projets qui contribuent à l’intégration sur le marché du travail des personnes qui en ont besoin, telles que les personnes issues de l’immigration, les personnes handicapées, les chômeurs de longue durée, les femmes coupées du marché du travail, les jeunes et les personnes vivant dans la pauvreté. Voir la page Web du CESE consacrée au prix 2017 de la société civile.
(26) JO C 332 du 8.10.2015, p. 20.
(27) JO C 173 du 31.5.2017, p. 45.
(28) Avis d’initiative du CESE sur le thème «Partage inégal des richesses en Europe» (JO C 129 du 11.4.2018, p. 1); avis exploratoire du CESE sur «La fiscalité de l’économie collaborative» (JO C 81 du 2.3.2018, p. 65; JO C 434 du 15.12.2017, p. 18; JO C 71 du 24.2.2016, p. 42).
(29) Avis exploratoire du CESE sur le thème de «L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et aidants qui travaillent» (JO C 129 du 11.4.2018, p. 44).
(30) Rapport sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe, 2017.
(31) JO C 268 du 14.8.2015, p. 40.
(32) Cadre d'indicateurs du Comité de l'emploi pour le suivi de la recommandation sur «Le chômage de longue durée».
(33) JO C 264 du 20.7.2016, p. 19
(34) Avis sur le thème de «L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et aidants qui travaillent» (JO C 129 du 11.4.2018, p. 44).
(35) JO L 303 du 2.12.2000, p. 16.
(36) Forum européen des personnes handicapées Résolution sur la stratégie européenne 2020-2030 en faveur des personnes handicapées, adoptée par le quatrième parlement européen des personnes handicapées le 6 décembre 2017; voir également la Résolution du Parlement européen du 30 novembre 2017 sur la mise en œuvre de la stratégie européenne en faveur des personnes handicapées.
(37) JO C 451 du 16.12.2014, p. 109.
(38) JO C 299 du 4.10.2012, p. 115.
(39) JO C 271 du 19.9.2013, p. 91.
(40) Examen annuel de la croissance 2018.
(41) PARS.
Avis institutionnel — 52018AB0058
21/12/2018
Avis de la Banque centrale européenne du 14 décembre 2018 sur le fonctionnement du point de contact central des comptes et contrats financiers (CON/2018/57)
14/12/2018
Résolution législative du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur la proposition de directive du Conseil établissant les règles d'imposition des sociétés ayant une présence numérique significative (COM(2018)0147 — C8-0138/2018 — 2018/0072(CNS))
13/12/2018
Résolution législative du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, d’une modification de l’accord entre les États-Unis d’Amérique et la Communauté européenne relatif à la coopération dans le domaine de la réglementation de la sécurité de l’aviation civile (07482/2018 — C8-0157/2018 — 2016/0343(NLE))
13/12/2018