| CELEX | 52017AR1995 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | vendredi 1 décembre 2017 |
| 8.5.2018 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 164/77 |
Avis du Comité européen des régions — Plan d’action pour une stratégie maritime dans la région atlantique — Pour une croissance intelligente, durable et inclusive
(2018/C 164/13)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 1. | se félicite que le plan d’action pour la stratégie dans la région atlantique fasse l’objet d’un examen à mi-parcours, tel que proposé par la Commission européenne, qui doit être achevé avant la fin de l’année 2017, et que le Comité ait été consulté par la Commission européenne qui lui a demandé d’adopter un avis sur cet examen à mi-parcours, qui contribuera au réexamen global dont débattront les États membres et les régions; |
| 2. | attire l’attention sur ses avis antérieurs consacrés à l’économie bleue (dont les avis NAT-VI-018, NAT-VI-019, NAT-V-21, NAT-V-44 et COTER-VI-022) (1); |
| 3. | fait observer que les défis auxquels sont confrontées les régions et les nations atlantiques peuvent être relevés de manière plus efficace et avec des résultats plus concrets dans le cadre d’un plan d’action, et que les États membres et les régions peuvent obtenir des résultats plus tangibles grâce à une coopération plus étroite; |
| 4. | reconnaît que le plan d’action peut garantir un impact accru aux différentes politiques et aux divers instruments de financement de l’Union européenne en les alignant plus étroitement, mais constate que lorsque les instruments de financement de l’Union européenne sont mis en œuvre au moyen d’instruments nationaux et/ou de programmes régionaux, le rôle des décideurs nationaux et régionaux est crucial; |
| 5. | souligne la fragilité de nombreuses communautés côtières dans la région atlantique et la nécessité de déployer davantage d’efforts pour attirer les investissements et l’activité du secteur privé, en particulier dans l’économie bleue, afin de contribuer au développement durable de ces régions; |
| 6. | estime que l’utilisation efficace des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) s’avère cruciale pour la réalisation des objectifs de la stratégie, mais constate avec préoccupation qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucun mécanisme approprié pour mesurer l’impact de l’économie bleue dans ces régions (2); |
| 7. | reconnaît qu’en optant pour une approche écosystémique et en adoptant la directive sur la planification de l’espace maritime, les autorités doivent à présent tenir pleinement compte de toutes les activités lorsqu’elles attribuent des espaces dans leurs eaux, mais note que l’adoption finale des programmes pertinents pourrait ne pas intervenir avant mars 2021. À ce jour, cette exigence a surtout contribué à faciliter la production d’énergie éolienne en mer. Par ailleurs, le Comité souligne la contribution des différents programmes Interreg à ce processus, et le soutien apporté par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) aux projets transfrontaliers entre 2014 et 2016 pour aider au processus de planification maritime; |
| 8. | note que les mesures prises par la Commission européenne au titre de l’initiative LeaderSHIP 2020 afin de mettre en adéquation les compétences disponibles et la demande du marché du travail, en particulier dans les secteurs de la construction navale, des sources d’énergie renouvelables en mer et des nouvelles compétences maritimes novatrices commencent à porter leurs fruits. Le CdR prend également acte du fait que, par ailleurs, l’approche fondée sur l’innovation et le partenariat est abordée par le programme Horizon 2020, mais il soutient l’appel lancé par la Conférence des régions périphériques maritimes d’Europe (CRPM) visant à augmenter le budget alloué aux projets s’inscrivant dans le cadre de l’appel à propositions «Carrières bleues en Europe» qui prend en compte les besoins de formation dans les bassins maritimes européens, en particulier en ce qui concerne les professions liées au secteur maritime et de la pêche, touchées par un grave problème de renouvellement des générations; |
| 9. | partage le point de vue exprimé dans le document de la Commission intitulé «Rapport sur la stratégie de croissance bleue: vers une croissance et des emplois plus durables dans l’économie bleue», SWD(2017) 128 final, selon lequel les communautés de la connaissance et de l’innovation (CCI) détiennent le potentiel de permettre le développement de produits et de services innovants, mais constate qu’il n’existe, à ce jour, aucune CCI spécifiquement consacrée aux questions maritimes et marines. Le CdR réitère dès lors son appel en vue de la création d’une communauté de la connaissance et de l’innovation consacrée à l’économie bleue, en tant que mesure supplémentaire en faveur du développement des compétences et du transfert des idées issues de la recherche marine vers le secteur privé (3); |
| 10. | attire l’attention sur la capacité de la technologie marine à créer de nouveaux emplois et à produire des flux de revenus supplémentaires, et sur le potentiel de croissance du secteur dans des domaines tels que les énergies renouvelables ou la démonstration de technologies marines, mais il reconnaît également le risque éventuel découlant de ce type d’investissement ainsi que le fait que le manque de connaissances et de données pertinentes rend plus difficile l’entrée dans ce secteur. Le Comité souscrit à la priorité accordée au titre du programme Horizon 2020 aux appels spécifiquement ciblés sur la croissance bleue, mais reconnaît que davantage d’efforts doivent être consentis afin de faciliter l’accès au financement pour les entreprises innovantes et les initiatives dans ce domaine; |
| 11. | souligne qu’il importe de reconnaître le fait que les activités maritimes et liées à la pêche dans la région de l’Atlantique continuent de préserver un potentiel économique et social, de noter leur importance, et de prendre acte de l’adaptation progressive des activités extractives en vue de leur durabilité environnementale. De la même façon, le CESE souligne que celles-ci peuvent contribuer à la redistribution de la richesse et à l’instauration de la cohésion sociale, ainsi que valoriser le potentiel des entreprises en matière de transformation et de commercialisation des produits de la mer dans le but de créer de la valeur ajoutée et de maintenir le rôle clé de ces activités dans la fourniture de produits alimentaires de qualité; |
| 12. | est préoccupé par le fait que les mesures de gestion prises par l’Union européenne pour préserver les écosystèmes vulnérables, concernant en particulier la pêche en eau profonde, ont eu, jusqu’à présent, des résultats mitigés, et que la date limite de présentation des rapports relatifs à un bon état écologique au titre de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» approche; |
| 13. | reconnaît les progrès qui ont été accomplis pour répondre aux menaces et aux situations d’urgence, en particulier grâce à l’adoption du programme Copernicus en 2014, lequel a fourni des données plus stables pour mesurer la température de la surface océanique ainsi qu’un service de base plus efficace pour les prévisions océanographiques. En outre, la cartographie des fonds marins constitue, à l’heure actuelle, le résultat le plus concret obtenu par la coopération découlant de la déclaration de Galway de 2013 qui a lancé une alliance transatlantique pour la recherche océanique entre l’Union européenne, les États-Unis et le Canada; |
L’importance des données pour le développement méthodologique de l’économie bleue à l’échelon local et régional
| 14. | fait observer que jusqu’à présent, les retombées de l’économie bleue aux niveaux régional et local n’ont pas été pleinement évaluées puisqu’il reste à mettre en place un ensemble d’indicateurs fondé sur des données fiables qui mesure précisément l’effet des activités directement ou indirectement liées à la mer; cette démarche nécessitera une coopération conséquente entre la Commission européenne et les différents États membres (4). À cet égard, le CdR prend note des travaux de la commission COTER concernant les modifications qu’il est proposé d’apporter au règlement NUTS, préconisant en particulier que les futures typologies territoriales incluent les catégories «côte» et «île». L’élaboration d’indicateurs appropriés (allant au-delà du PIB) pour mesurer l’activité de l’économie bleue s’en trouverait facilitée; |
| 15. | recommande, compte tenu de la complexité et de l’ampleur des moyens nécessaires, de développer l’économie bleue à l’échelon local et régional de manière méthodologique, en utilisant les stratégies de spécialisation intelligente régionales existantes comme base pour déceler les nouvelles possibilités que recèlent les secteurs de l’économie bleue. Tout comme les exercices d’impact ciblés, ces stratégies aideraient les collectivités locales et régionales à recenser les secteurs qu’il convient de privilégier; |
Utilisation plus intelligente des instruments de financement
| 16. | invite les États membres à continuer d’intégrer les objectifs du plan d’action pour la région atlantique dans leurs programmes opérationnels respectifs relevant du FEDER; le succès de la stratégie atlantique et du plan d’action dépend pleinement de l’engagement des États membres riverains de l’Atlantique à coordonner leurs efforts portant sur les domaines de coopération définis dans le plan d’action; |
| 17. | marque son accord avec le constat suivant, formulé dans le document de travail des services de la Commission intitulé «Rapport sur la stratégie de croissance bleue: vers une croissance et des emplois plus durables dans l’économie bleue», SWD(2017) 128 final: «il semble, d’une manière générale, qu’un financement relativement limité ait été spécifiquement consacré aux priorités de la stratégie atlantique dans les différents programmes opérationnels de ces fonds, tandis que des montants considérables pourraient être alloués à des actions et des priorités qui ne relèvent pas spécifiquement du secteur maritime. Il s’agit là d’un défi majeur pour les autorités de gestion nationales et régionales. En revanche, un financement du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche a été ciblé sur l’objectif de la stratégie atlantique»; |
| 18. | fait valoir que, pour être crédible, une stratégie commune pour le développement de la région européenne de l’océan Atlantique et des régions atlantiques doit être dotée d’un instrument de financement spécifique; la création d’un fonds suffisamment conséquent pour permettre la mise en œuvre du plan d’action devrait faire partie des thèmes sur lesquels portera le débat consacré au cadre financier pluriannuel, sur lequel s’appuiera la réalisation des objectifs de l’Union européenne au-delà de 2020; compte tenu de la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne et de l’impact négatif que sa sortie aura sur le budget général de l’Union européenne, il s’avère particulièrement pertinent d’intégrer les objectifs du plan d’action et de la stratégie pour la région atlantique; |
| 19. | dans ce contexte, renvoie à l’avis qu’il a consacré à l’avenir de la politique de cohésion au-delà de 2020 en notant que, pour les régions qui y prennent part et leurs habitants, les stratégies macrorégionales et maritimes ont une valeur ajoutée importante, à condition que les instruments de financement existants et futurs puissent être utilisés pour les stratégies d’une manière coordonnée; |
| 20. | rappelle la proposition de création de plateformes régionales ou interrégionales de l’économie bleue figurant dans l’avis NAT-VI/019; souligne que plusieurs territoires du bassin atlantique pourraient utilement être candidats à la création de ce type de plateforme, qui constituerait un dispositif de repérage des projets, d’appui à leur concrétisation, et de mobilisation des outils financiers locaux, nationaux et européens. De telles plateformes seraient pilotées par les régions et les projets qu’elles auraient retenus seraient financés dans le cadre du plan Juncker 2.0; |
| 21. | invite la Commission européenne et les États membres à poursuivre l’amélioration de la coordination, du suivi et du soutien des projets ainsi que l’échange des bonnes pratiques, en tenant compte des exemples de réussite fournis jusqu’à présent par la stratégie atlantique; |
| 22. | réaffirme qu’au cours de l’actuelle période de programmation, la politique de cohésion a été, grâce au FEDER et au FSE, le principal instrument d’investissement de l’Union européenne, et qu’il sera crucial, pour garantir le futur succès des projets menés dans le cadre de la stratégie atlantique, d’optimiser le recours à ces ressources en les associant aux possibilités de financement qu’offrent le FEAMP et le Feader; en simplifiant davantage la gestion et l’administration des Fonds ESI, la capacité des communautés locales à disposer de financements pour les projets locaux se trouvera renforcée; |
| 23. | note qu’au cours de l’actuelle période de programmation, la plupart des programmes opérationnels connexes ont subi d’importants retards de lancement; le CdR invite les États membres et la Commission européenne à élaborer dans les meilleurs délais leurs propositions pour la période après 2020 afin de permettre une transition harmonieuse entre les deux périodes de programmation; |
| 24. | demande que les projets interrégionaux, nationaux et transnationaux qui sont en cohérence avec les stratégies de bassin et les S3 puissent être financés par la mise en commun de fonds régionaux, nationaux et européens dans un cadre simplifié, et bénéficier d’un bonus de l’Union sans repasser par de nouveaux appels à projet; |
| 25. | demande à la Commission européenne et aux États membres de développer et de déployer, principalement là où elles font encore défaut, des stratégies de spécialisation régionale intelligente à la fois spécifiques aux différents territoires et ascendantes; de telles stratégies devraient poser les bases des futures dépenses et mettre l’accent sur les forces et les atouts propres à chaque région; le succès de la mise en œuvre des stratégies de spécialisation régionale intelligente, reflétant les réalités économiques du terrain, permettra d’augmenter le taux d’absorption des financements dont disposent les régions; |
| 26. | compte tenu du fait que les financements nationaux et européens correspondent à des dépenses publiques, invite les États membres et la Commission à améliorer de concert la qualité de leurs rapports et du retour d’information sur les projets dans le cadre du plan d’action et de développer le mécanisme de soutien comme un instrument offrant un aperçu transparent des initiatives qui ont réussi et des possibilités de financement disponibles; |
| 27. | concernant la spécialisation régionale intelligente, invite la Commission et les États membres à améliorer davantage le volet thématique des politiques mises en œuvre (par opposition au volet géographique), de manière à renforcer les valeurs et les objectifs européens communs; |
Développement local mené par les acteurs locaux (DLAL)
| 28. | souligne qu’il importe de maintenir et d’étendre l’approche du développement local mené par les acteurs locaux (DLAL) car cet instrument des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) peut être considéré comme l’un des moyens les plus efficaces pour les communautés d’obtenir un financement européen pour leurs propres projets locaux. Le soutien du DLAL apparaît particulièrement important pour les régions isolées et périphériques, y compris les communautés et régions côtières ou îles plus petites ayant un accès limité à d’autres financements; |
| 29. | souhaite que les communautés locales des îles et des territoires littoraux puissent mobiliser l’ensemble des fonds européens, dont le FEAMP, pour financer dans un cadre unique leurs stratégies de développement maritime en s’inspirant du programme Leader et du DLAL; |
| 30. | appelle l’autorité budgétaire à recourir à la flexibilité qui existe dans le cadre des Fonds ESI pour augmenter progressivement les financements disponibles pour le DLAL dans le cadre du FEAMP au profit des communautés côtières européennes; |
Le mécanisme de soutien à la stratégie et au plan d’action pour l’Atlantique
| 31. | constate que la structure du mécanisme de soutien (5), qui comprend des unités nationales et un bureau central à Bruxelles, est bien adaptée aux besoins de communication du plan d’action pour l’Atlantique, même s’il est nécessaire de garantir son rôle de diffusion et d’information sur ledit plan, ainsi que sa fonction de conseil, de coordination et d’assistance; |
| 32. | approuve le maintien du mécanisme de soutien pour la stratégie atlantique, sachant qu’à l’heure actuelle, il s’agit de la seule ligne budgétaire spécifique prévue pour le contrôle et la mise en œuvre du plan d’action pour l’Atlantique; |
| 33. | demande à la Commission européenne de prévoir une solution à plus long terme pour le mécanisme de soutien afin de garantir la continuité de ses activités; |
| 34. | encourage les unités nationales à travailler aussi étroitement que possible avec les autorités de gestion nationales et régionales afin de veiller à ce que les possibilités offertes par les différents instruments de financement soient clairement expliquées aux bénéficiaires potentiels; |
Les conséquences qu’aura, sur les possibilités de financement et la structure du CFP après 2020, la décision d’invoquer l’article 50 du traité sur l’Union européenne et de quitter l’Union européenne, prise à la suite du référendum organisé le 23 juin 2016 au Royaume-Uni
| 35. | observe que, quelle que soit l’issue des négociations menées avec le Royaume-Uni, l’Union européenne perd l’un de ses cinq États membres atlantiques qui est aussi une grande nation maritime et l’un des pays affichant le niveau le plus élevé d’investissements dans l’économie et la recherche marines; par ailleurs, le Royaume-Uni est l’un des principaux exportateurs européens de produits de la mer; |
| 36. | note que le Royaume-Uni est l’un des principaux contributeurs au budget de l’Union européenne, et que son retrait du bilan financier de l’Union européenne exigera un examen détaillé de toutes les options disponibles pour le futur financement de la politique de cohésion; |
| 37. | souligne que les conséquences pratiques du Brexit peuvent coïncider avec le nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) qui s’appliquera à partir de 2021, et invite l’autorité budgétaire à envisager d’attribuer des moyens financiers adéquats à des politiques qui ne sont actuellement pas considérées comme absolument prioritaires, telles que le développement de l’économie bleue; |
| 38. | réitère l’appel lancé dans l’avis sur «L’avenir de la politique de cohésion au-delà de 2020» afin que le Royaume-Uni et l’Union européenne conviennent d’autoriser les régions et les collectivités locales britanniques à continuer de prendre part à la coopération territoriale européenne et aux autres programmes similaires à l’échelle de l’Union européenne, tout comme y participent des États qui n’en sont pas membres, tels que la Norvège et l’Islande; |
| 39. | l’issue des négociations relatives au Brexit devra être examinée et gérée en ce qui concerne l’incidence potentielle sur l’avenir de la stratégie et du plan d’action maritimes pour la région atlantique. Il souligne que, dans le contexte du Brexit, il devient d’autant plus important que les États membres atlantiques qui restent dans l’Union européenne donnent la priorité à une coopération et une intégration plus étroites des activités dans le domaine maritime afin de surmonter le déficit en matière de science et d’innovation, de surveillance, de défense, d’énergie océanique et d’investissements maritimes en général que pourrait causer la perte du Royaume-Uni à la suite du Brexit; |
| 40. | est vivement préoccupé par les conséquences que pourrait avoir, sur la politique commune de la pêche (PCP), la sortie du Royaume-Uni de l’Union, notamment en ce qui concerne l’accès aux eaux britanniques qui ont une incidence particulière pour les secteurs de la pêche des pays voisins. Une limitation de l’accès pourrait entraîner une forte réduction des captures qui se traduirait par un recul de l’emploi dans un secteur déjà fragile ainsi qu’une distorsion de la concurrence dans des domaines tels que les quotas, l’interdiction des rejets, le nombre maximal de jours en mer, les règles régissant les aides d’État au secteur et la protection de la biodiversité (6); |
Programmes de coopération territoriale
| 41. | souligne le rôle important que peuvent jouer les programmes de coopération territoriale dans la promotion des objectifs de la stratégie atlantique, en mettant notamment l’accent sur la coopération entre les régions afin de renforcer encore l’espace atlantique conformément aux termes de la stratégie; |
| 42. | estime que les paragraphes 27 à 30 de son avis NAT-V-021 (2012) restent d’actualité, en particulier concernant le rôle que peuvent potentiellement jouer les dix programmes qui opèrent dans l’espace fonctionnel; |
| 43. | note tout particulièrement le rôle crucial qui pourrait incomber au programme de coopération pour la région atlantique non seulement en raison de l’accent qu’il met sur les questions maritimes mais aussi de sa portée géographique qui couvre l’espace atlantique; |
| 44. | approuve les point soulevés par la Commission Arc atlantique de la CRPM dans sa déclaration finale lors de l’assemblée générale organisée aux Sables d’Olonne (le 3 mars 2017), et notamment ceux concernant les mesures de simplification s’inscrivant dans l’examen à mi-parcours ou encore l’assouplissement des taux de financement (bonus de 5 %) pour encourager les projets qui portent sur des questions pertinentes pour la stratégie atlantique. |
Bruxelles, le 1er décembre 2017.
Le président du Comité européen des régions
Karl-Heinz LAMBERTZ
(1) Avis antérieurs du CdR:
CDR 6621/2016 NAT-VI-018 «Gouvernance internationale des océans: un programme pour l’avenir de nos océans»;
CDR 6622/2016 NAT-VI-019 «Une nouvelle étape pour la politique européenne de croissance bleue»;
JO C 391 du 18.12.2012, p. 1, NAT-V-21 «Définir une stratégie maritime pour la région atlantique»;
JO C 19 du 21.1.2015, p. 24, NAT-V-44 «L’innovation dans l’économie bleue: réaliser le potentiel de création d’emplois et de croissance de nos mers et océans»;
CDR 0019/2017 COTER-VI-22 «L’entrepreneuriat dans les îles: contribuer à la cohésion territoriale».
(2) Le projet Marnet, financé par le programme Interreg-Espace Atlantique 2007-2014, a mis au point une série d’indicateurs socio-économiques comparables relatifs au milieu marin afin de mesurer l’impact de l’activité côtière/marine dans cinq États membres.
(3) NAT-V-44.
(4) Le projet Marnet, qui a mis au point un ensemble de données socio-économiques dans les régions atlantiques, peut apporter une contribution utile à ce processus.
(5) Les fonds sont attribués à un prestataire de services afin de fournir des orientations aux organisations publiques et privées, aux instituts de recherche et universités, aux investisseurs institutionnels et privés, ainsi qu’aux promoteurs et autres parties prenantes qui souhaitent présenter et développer des projets de mise en œuvre du plan d’action pour l’Atlantique.
(6) CRPM: note technique pour les régions de l’Arc atlantique, février 2017.
Avis n° 5/2017 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE, Euratom) n° 1141/2014 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 relatif au statut et au financement des partis politiques européens et des fondations politiques européennes
14/12/2017
Résolution législative du Parlement européen du 12 décembre 2017 sur le projet de décision du Conseil relatif à la conclusion, au nom de l’Union, de l’accord de partenariat et de coopération renforcée entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et la République du Kazakhstan, d’autre part (12409/2016 — C8-0469/2016 — 2016/0166(NLE))
12/12/2017
Résolution législative du Parlement européen du 12 décembre 2017 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion d’un accord entre l’Union européenne et la Confédération suisse sur le couplage de leurs systèmes d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre (13076/2017 — C8-0415/2017 — 2017/0193(NLE))
12/12/2017
Résolution législative du Parlement européen du 12 décembre 2017 sur le projet de décision du Conseil concernant la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord de transport aérien entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et les États-Unis d’Amérique, d’autre part (13419/2016 — C8-0100/2017 — 2006/0058(NLE))
12/12/2017