COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 26.1.2017
COM(2017) 35 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN
L'Espace européen de la recherche: l'heure de la mise en oeuvre et du suivi des progrès
{SWD(2017) 21 final}
| CELEX | 52017DC0035 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | jeudi 26 janvier 2017 |
COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 26.1.2017
COM(2017) 35 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN
L'Espace européen de la recherche: l'heure de la mise en oeuvre et du suivi des progrès
{SWD(2017) 21 final}
L’Espace européen de la recherche: l’heure de la mise en œuvre et du suivi des progrès
1.INTRODUCTION
En 2014, deux ans après l’adoption de sa communication intitulée «Un partenariat renforcé pour l’excellence et la croissance dans l’Espace européen de la recherche (EER)» 1 , la Commission a annoncé que les États membres et les acteurs de la recherche avaient bien progressé dans la mise en œuvre de l’EER. Il faut cependant fournir des efforts supplémentaires pour rendre l’EER opérationnel, notamment en mettant en œuvre des réformes nécessaires concernant l’EER dans les États membres et les pays associés 2 .
L’EER s’articule autour de six priorités:
efficacité accrue des systèmes nationaux de recherche;
coopération et concurrence transnationales optimales, notamment «coopération et concurrence transnationales optimales» et «infrastructures de recherche»;
ouverture du marché du travail pour les chercheurs;
égalité entre les sexes et intégration de la dimension hommes-femmes dans la recherche;
caractère optimal de la diffusion, de l’accessibilité et du transfert des connaissances scientifiques, notamment «diffuser les connaissances» et «mettre en place un accès libre»;
coopération internationale.
En mai 2015, le Conseil européen a réaffirmé son engagement envers un EER totalement opérationnel et a adopté la feuille de route 2015-2020 de l’EER, un document évolutif destiné à aider les États membres à structurer leur mise en œuvre des priorités de l’EER au niveau national. Il a invité les États membres à mettre cette feuille de route en œuvre au moyen de mesures appropriées figurant dans les plans d’action (PAN) et les stratégies nationaux relatifs à l’EER. Le suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de l’EER devait être intégré au rapport d’étape de 2016 sur l’EER, sur la base des indicateurs clés proposés par le Comité de l'Espace européen de la recherche et de l'innovation 3 .
À ce jour, 24 États membres et cinq pays associés ont adopté un plan d’action national 2015-2020 relatif à l’EER, et l’ensemble des États membres devraient faire approuver leurs plans d’action dans un avenir proche. Moteurs des réformes de l’EER à l'échelon national, ces PAN donnent un riche aperçu de toutes les stratégies de l’EER à venir et des mesures stratégiques correspondantes dans les États membres et les pays associés.
Le présent rapport d’étape 2016 sur l’EER résume l’état d’avancement de l’EER et les progrès accomplis dans sa mise en œuvre au cours de la période 2014-2016 4 . Pour la première fois, les progrès de l’EER ont été mesurés pour chaque pays et pour chaque priorité, sur la base du mécanisme de suivi de l’EER (un ensemble de 24 indicateurs clés définis conjointement par les États membres, les acteurs de la recherche et la Commission).
Le rapport donne aussi un premier aperçu de l’évolution des priorités de l’EER, de leur lien avec la feuille de route 2015-2020 de l’EER et des principaux domaines ciblés dans les PAN relatifs à l’EER. Le tableau à la fin du document donne les taux de croissance des indicateurs clés.
Le présent rapport est accompagné d’un document de travail des services de la Commission et du rapport «Data gathering and information for the 2016 ERA monitoring» (collecte de données et informations pour le suivi 2016 de l’EER) de Science-Metrix 5 , qui fournissent des données quantitatives sur un ensemble d’indicateurs, ainsi qu’un complément d’informations qualitatives pertinentes.
2.PRINCIPALES CONSTATATIONS
2.1.efficacité accrue des systèmes nationaux de recherche;
Objectif
Des systèmes nationaux de recherche et d’innovation (R & I) efficacement conçus et efficients, qui valorisent au mieux les fonds publics alloués.
Résultats escomptés
Mieux harmoniser les politiques nationales avec les priorités européennes communes, appliquer aux organismes de financement les principes fondamentaux de l’examen par des pairs au niveau international, trouver un équilibre satisfaisant entre financement concurrentiel et institutionnel et investir dans des systèmes d’éducation et d’innovation plus vastes.
L’excellence en matière de recherche s’est accrue, avec un taux de croissance annuel de 6,4 % au cours de la période 2010-2013 pour la moyenne de l’UE-28 6 . Presque tous les pays possèdent des stratégies nationales pour la R & I, des stratégies globales uniques ainsi que des stratégies multiples mises en œuvre par différents organes gouvernementaux.
Le financement de la R & I reste néanmoins problématique, comme l’indiquait le rapport d’étape précédent (2014). Une rationalisation accrue des procédures de financement permettrait de réduire la fragmentation et d’améliorer le retour sur investissement du financement de la recherche tout en facilitant la collaboration transfrontière et intersectorielle. Les critères et les processus liés aux mécanismes de financement gagneraient à être davantage affinés. Les engagements nationaux en matière de financement de R & I doivent être clairs et explicites, et définis à long terme, afin de mettre en place l’environnement prévisible réclamé tant par le secteur public que par le secteur privé.
Les PAN relatifs à l’EER sont essentiellement axés sur la manière d’améliorer les cadres juridiques pour les systèmes nationaux de R & I; l’élaboration de stratégies nationales à long terme en matière de R & I; la création de nouveaux mécanismes de financement dotés d’éléments concurrentiels (à l’instar de la Finlande et des Pays-Bas pour renforcer les profils de recherche universitaires); et la recherche de complémentarités entre le financement national et celui de l’Union, notamment les partenariats public-privé. Si les PAN relatifs à l’EER mettent davantage l’accent sur l’élaboration de stratégies, de cadres et de mécanismes d’évaluation globaux, ils accordent une attention moindre au niveau exact du financement et aux mécanismes de financement.
Conclusion générale
L’analyse montre que la plupart des pays ont accompli des progrès dans le domaine de l’excellence en matière de recherche et qu’ils ont presque tous adopté des stratégies nationales en matière de R & I. Plusieurs États membres sont en train de redéfinir leurs stratégies nationales en matière de R & I sur la base d’une large interprétation du concept d’innovation, qui englobe l’éducation, la recherche et l’innovation afin de gagner en efficience. Un premier inventaire des PAN relatifs à l’EER montre qu’une approche stratégique plus globale de la R & I sera renforcée à l’avenir. Une condition nécessaire est cependant de garantir des mécanismes de financement par investissement public plus stables.
2.2.Coopération et concurrence transnationales optimales
Travailler ensemble pour répondre aux grands défis
Objectif
Il est crucial de mieux travailler ensemble pour répondre aux grands défis qui nous attendent afin de permettre à l’Europe de s’adapter à un monde dynamique en constante évolution.
Résultats escomptés
Garantir que les ministères et les organismes de financement de la recherche coopèrent plus étroitement afin de parvenir à une meilleure harmonisation avec les thèmes et les priorités des initiatives de programmation conjointe (IPC), à la reconnaissance mutuelle des procédures d’évaluation, à des terminologies et des procédures communes pour la mise en œuvre des programmes de R & I, à une meilleure intégration des appels et à la promotion d’une perspective plus internationale.
Parmi les résultats 7 l’un des plus forts taux de croissance de tous les indicateurs clés de l’EER, avec un taux de croissance annuel de 7,8 % au cours de la période 2010-2014, concerne les crédits et dépenses budgétaires publics nationaux de R&D (GBARD) attribués à la recherche et au développement publics transnationaux à l'échelle de l’UE 8 . Si ce résultat est un signe de l’internationalisation croissante de la science en général, le taux de croissance encore bien plus élevé de l’indicateur complémentaire sur les contributions nationales à la programmation conjointe (initiatives au titre de l’article 185, initiatives de programmation conjointe et projets ERA-NET) (42 % entre 2012 et 2014) souligne, lui, l’importance croissante que les gouvernements accordent au processus de programmation conjointe, davantage axé sur les politiques.
Au nombre des principales améliorations à apporter figure l'harmonisation accrue des modalités de financement nationales et internationales, qui faciliterait également la mobilité internationale des chercheurs. De plus, les initiatives de programmation conjointe (IPC) axées sur les grands défis pourraient gagner à être plus explicitement liées aux stratégies de spécialisation intelligente des partenaires concernés, et vice versa. L’évaluation des avantages sociétaux de la recherche doit être plus solide afin de permettre une meilleure gestion de la recherche et de mieux sensibiliser le public à la valeur de la recherche en apportant la preuve de la réalité du retour sur investissement 9 .
La plupart des PAN relatifs à l’EER portent sur toute une série de mesures et d’activités des États membres et des pays associés en vue de renforcer leur participation à la programmation conjointe. Les PAN visent à mieux harmoniser les programmations de la R & D nationales et européenne qui répondent aux principaux besoins d'amélioration recensés.
Conclusion générale
L’analyse montre des progrès considérables dans la plupart des États membres sur le plan de leur participation aux IPC ces dernières années. Si l’on se réfère aux tendances passées et aux mesures mises en œuvre ou prévues dans les PAN, on peut supposer que le volume, la qualité et l’incidence de la programmation conjointe continueront à connaître une croissance substantielle. Cela sera notamment le cas si un cadre stratégique de l’Union européenne et des moyens financiers supplémentaires provenant des budgets de l’Union continuent de servir de catalyseur pour l’action des États membres.
Infrastructures de recherche
Objectif
Au cœur du triangle de la connaissance se trouvent des infrastructures de recherche qui soient accessibles et de qualité. Elles sont en outre essentielles pour réaliser l’ambition de l’Europe de prendre la tête du mouvement mondial prônant la transition vers la science ouverte. Les États membres ont élaboré une approche collective fondée sur le forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI), la stratégie Horizon 2020 et le cadre juridique du consortium pour une infrastructure de recherche européenne (ERIC).
Résultats escomptés
Garantir que la feuille de route de l’ESFRI et les feuilles de route nationales de la R & I sont compatibles entre elles, faciliter l’accès aux infrastructures de recherche pour les États membres qui ne sont pas en mesure d’investir dans de grandes infrastructures et permettre un examen minutieux des contributions financières prévues.
Les résultats montrent que de nombreux États membres ont élaboré et mis en œuvre des feuilles de route nationales pour les infrastructures de recherche en se fondant, pour définir leurs priorités, sur la feuille de route générale du forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI). Cependant, ces feuilles de route nationales gagneraient à reposer sur une approche claire et cohérente de la présentation des coûts liés aux infrastructures de recherche. De plus, la durabilité à long terme des infrastructures de recherche, notamment le financement des frais d’exploitation, devrait être prise en considération dès la phase de lancement du projet. Les mécanismes de financement et les processus décisionnels nationaux devraient aussi être mieux coordonnés pour accélérer le développement des infrastructures. En outre, il devrait être possible de réduire, dans une certaine mesure, les disparités régionales dans la capacité de recherche en sélectionnant les emplacements des infrastructures de recherche. Le fait d’associer d’emblée le secteur privé aux projets d’infrastructures de recherche pourrait aider à catalyser davantage la participation du secteur privé à la R & I.
De nombreuses feuilles de route nationales soulignent l’importance d’une approche coordonnée des infrastructures de recherche au niveau européen. Des mesures concrètes sont prises pour renforcer la participation nationale aux infrastructures paneuropéennes, pour établir des mécanismes de financement stables et pour suivre la mise en œuvre des projets considérés comme prioritaires. Les feuilles de route insistent aussi sur la nécessité d’évaluer la situation actuelle afin de garantir une mise en œuvre optimale. Certaines feuilles de route couvrent aussi la planification au niveau national concernant les e-infrastructures, les éléments horizontaux qui permettent de travailler en réseau, le traitement et la gestion des données ainsi que le libre accès.
En conclusion, des progrès significatifs ont été accomplis en vue de lier les processus décisionnels nationaux en matière d’infrastructures de recherche aux priorités définies au niveau européen. Cependant, le financement coordonné de la mise en œuvre et du fonctionnement mériterait davantage d’attention 10 .
Conclusion générale
L’analyse des feuilles de route nationales pour les infrastructures de recherche démontre que des progrès significatifs ont été accomplis en vue de lier les priorités nationales à celles définies dans le cadre de l’ESFRI. Cette harmonisation croissante renforce la cohérence de l’écosystème des infrastructures de recherche européennes et encourage la compétitivité de l’EER. Cependant, pour renforcer davantage encore l’efficacité des investissements publics dans les infrastructures de recherche, les États membres devraient convenir d’une stratégie en vue de garantir la durabilité à long terme.
2.3.Ouverture du marché du travail pour les chercheurs;
Objectif
Un EER véritablement ouvert et axé sur l’excellence dans lequel les personnes très compétentes et qualifiées peuvent aisément franchir les frontières pour rejoindre le lieu où leurs talents seront employés au mieux.
Résultats escomptés
Les gouvernements et les parties prenantes devraient examiner comment les règles relatives aux régimes de financement nationaux pourraient contribuer davantage aux principes d’ouverture, de transparence et de recrutement basé sur le mérite et éliminer les obstacles juridiques au recrutement ouvert des chercheurs dans les organismes de recherche et définir de nouveaux modes de développement de carrière pour les chercheurs.
Les résultats montrent que le nombre d’emplois vacants dans la recherche publiés sur le portail de l’emploi EURAXESS a augmenté, avec un taux de croissance annuel de 7,8 % en moyenne dans l’UE-28 au cours de la période 2012-2014 11 .
Le rapport montre que l’utilisation d’EURAXESS varie considérablement d’un pays à l’autre. Les avantages des politiques de recrutement ouvertes, transparentes et basées sur le mérite sont aussi plus importants pour les chercheurs en début de carrière que pour les chercheurs bien établis, pour lesquels d’autres critères semblent avoir davantage d’influence sur les décisions de recrutement et de promotion 12 . Les résultats montrent que les efforts stratégiques visant à accroître la portabilité des subventions (modèle «l’argent suit le chercheur») peuvent contribuer à améliorer encore la mobilité internationale des chercheurs.
La couverture de sécurité sociale reste hétérogène, ce qui freine la mobilité depuis les pays où les systèmes offrent une meilleure protection. Afin d’améliorer le recrutement et les conditions de travail, il est important de développer davantage les procédures de gestion des ressources humaines. La transférabilité des droits à pension et l’exigence de compétence linguistique pour enseigner sont considérées comme deux questions d'importance majeure. Pour résoudre le premier problème, en 2016, la Commission a lancé un fonds de pension complémentaire paneuropéen pour les chercheurs appelé «Retirement Savings Vehicle for European Research Institutions» (RESAVER, instrument d’épargne-retraite pour les institutions de recherche européennes).
Quant au second problème, les obstacles juridiques au recrutement semblent avoir été éliminés dans la plupart des pays. Le principal problème qui demeure concernant le recrutement des chercheurs étrangers bien établis semble être l’exigence de maîtrise de la langue nationale pour enseigner.
De nombreux PAN relatifs à l’EER sont axés sur la promotion d’EURAXESS pour améliorer la mobilité des chercheurs, tant transfrontière qu’intersectorielle. La promotion de la stratégie de gestion des ressources humaines pour les chercheurs et la plus grande attention accordée à la pré-titularisation conditionnelle servent aussi cet objectif. De plus, les PAN relatifs à l’EER insistent sur l’importance de procédures ouvertes, transparentes et basées sur le mérite et sur les difficultés liées à la sécurité sociale pour les chercheurs mobiles.
Conclusion générale
Les résultats montrent que les procédures de recrutement ouvertes, transparentes et basées sur le mérite reçoivent davantage d’attention au niveau national. À cet égard, il est essentiel de continuer à promouvoir le portail EURAXESS en tant que référentiel des droits des chercheurs
Parmi les mesures susceptibles de faciliter la mobilité internationale des chercheurs figurent l’égalité d’accès aux programmes nationaux de financement de la recherche pour les chercheurs étrangers et l’amélioration de la portabilité des subventions de la recherche. Parmi les mesures supplémentaires, on peut citer un approfondissement des procédures de gestion des ressources humaines dans les institutions de recherche. En ce qui concerne la transférabilité des droits à pension et l’exigence de compétence linguistique pour enseigner, la situation évolue constamment.
2.4.Égalité entre les sexes et intégration de la dimension hommes-femmes dans la recherche
Objectif
Favoriser l’excellence scientifique en exploitant pleinement la diversité et l’égalité entre les hommes et les femmes et en évitant un gaspillage de talent indéfendable.
Résultats escomptés
Élaborer des politiques d’égalité entre les hommes et les femmes, prêter une attention particulière aux domaines dans lesquels les femmes sont sous-représentées, encourager les approches visant à intégrer la dimension de genre et incorporer les perspectives de genre dans la recherche.
Le rapport montre que la part de femmes à des postes de grade A dans le secteur de l’enseignement supérieur a augmenté de 3,4 % (taux de croissance composé) dans l’UE-28 au cours de la période 2007-2014 13 . Il atteignait 23,5 % pour l’UE-28 en 2014. Des progrès ont été observés dans presque tous les États membres.
L’analyse montre aussi qu’une des principales difficultés auxquels les pays doivent faire face reste le plafond de verre qui empêche les femmes d’atteindre des postes haut placés. En témoigne le fait qu’un tiers des chercheurs sont des femmes, tandis qu’aux postes plus haut placés, la part des femmes est inférieure à un quart. Bien que les données démontrent une amélioration de la situation, celle-ci reste lente.
Les PAN relatifs à l’EER montrent une amélioration significative dans la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes dans la R & I 14 par rapport au bilan dressé dans le rapport d’étape de 2014 sur l'EER. Le suivi de la mise en œuvre de l’égalité entre les hommes et les femmes est en cours ou prévu. C’est le signe d’un intérêt et d’un engagement croissants au niveau national pour la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes dans les systèmes nationaux de recherche et d’enseignement supérieur. L’ampleur et la qualité des actions en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes varient d’un État membre à l’autre. L’intégration de la dimension de genre dans les programmes de recherche constitue encore un défi dans de nombreux États membres.
Conclusion générale
L’analyse montre que la majorité des États membres ont accompli des progrès dans la mise en place ou la planification de stratégies plus systémiques d’égalité entre les hommes et les femmes dans la R & I. Les mesures décrites dans les PAN relatifs à l’EER continueront à favoriser le changement institutionnel au moyen de plans pour l’égalité entre les hommes et les femmes qui serviront de catalyseurs pour l’action au niveau des États membres. Le grand nombre de mesures prévues laisse prévoir des progrès significatifs dans les années à venir. L’amélioration réelle dépendra de la capacité des États membres à maintenir et à renforcer les stratégies de changement institutionnel adoptées jusqu’ici sur le long terme.
2.5.Caractère optimal de la diffusion, de l’accessibilité et du transfert des connaissances scientifiques, notamment grâce à l’EER numérique
Transfert de connaissances et innovation ouverte
Objectif
Éliminer les obstacles à une plus grande utilisation des connaissances afin de renforcer la croissance et la compétitivité de l’Europe en mettant pleinement en œuvre les politiques de transfert des connaissances.
Résultats escomptés
Encourager des mécanismes de transfert de connaissances efficaces, établir des politiques et des procédures pour la gestion de la propriété intellectuelle.
L’analyse confirme que le transfert, l’intégration et l’utilisation réelle des résultats de la recherche pourraient procurer des avantages économiques substantiels. Cela peut même être considéré comme une étape fondamentale pour répondre aux grands défis (priorité 2a) et accroître la prospérité sociale. Malgré ces avantages en matière de circulation des connaissances, l’Europe n’est pas encore prête à exploiter le potentiel des régions pour tirer parti des investissements dans la recherche et du potentiel de ces derniers en matière de croissance 15 .
Le rapport montre un taux de croissance annuel moyen de 3,5 % au cours de la période 2008-2012 pour les entreprises innovantes qui coopèrent avec des institutions de recherche publiques ou privées, et de 1,3 % pour les entreprises innovantes qui coopèrent avec des établissements d’enseignement supérieur 16 .
L’obstacle général au transfert des connaissances est le manque d’attention et d’appui accordés à l’exploitation des résultats de la recherche sur le marché. Ce problème continue de recevoir trop peu d’attention aux niveaux européen et national. Un des principaux obstacles est le faible taux d’emploi des chercheurs dans le secteur privé et l’expérience limitée des chercheurs en dehors de la sphère universitaire. C’est particulièrement vrai pour les jeunes chercheurs.
Les centres de technologie et d’innovation sont des outils très importants pour garantir que les connaissances circulent de manière optimale. Ces centres sont principalement chargés de faire en sorte que les activités de recherche répondent aux besoins de l’industrie et de soutenir la commercialisation de la recherche.
La plupart des PAN relatifs à l’EER traitent de grandes questions telles que la gestion de la PI et une éventuelle législation à cet égard. L’élaboration d’outils pour la coopération public-privé dans ce domaine est aussi ciblée, tout comme les programmes de formation pour l’entrepreneuriat.
Conclusion générale
L’analyse montre que le transfert de connaissances est extrêmement variable en Europe. Il y a lieu d’examiner comment intégrer le financement dans chaque maillon de la chaîne de connaissances et de veiller à ce que la commercialisation de la recherche devienne plus souvent réalité. Des représentants des organismes de recherche ont présenté plusieurs propositions, telles que des événements associant le milieu des entreprises et la sphère universitaire; des appels à candidatures et des formations organisés conjointement par les entreprises et les organismes de recherche; et des initiatives de développement de carrière qui intègrent les doctorants dans le secteur privé. Cela renforcera la confiance et intensifiera la collaboration entre le secteur public et le secteur privé, et encouragera la mobilité intersectorielle.
Libre accès aux publications et aux données
Objectif
Le libre accès aux publications et aux données scientifiques favorise une circulation plus large et plus rapide des idées scientifiques, renforçant ainsi les avantages pour la science elle-même et pour la société dans son ensemble. C’est un volet essentiel de la transition plus vaste vers la science ouverte.
Résultats escomptés
Promouvoir la voie verte ou la voie dorée en matière de libre accès, conformément à la recommandation de la Commissions de 2012 relative à l’accès aux informations scientifiques et à leur conservation, envisager d’harmoniser et de coordonner les négociations avec les éditeurs scientifiques afin de favoriser la transition vers des modèles économiques nouveaux et plus équilibrés.
L’analyse montre que 24 États membres ont adopté des politiques en faveur du libre accès en 2016 17 . La majorité de ces mesures sont adoptées depuis 2012, et certains pays qui étaient parmi les premiers à les adopter ont depuis lors complété leur politique par d’autres mesures. Le mouvement du libre accès a évolué très rapidement, passant le seuil décisif de 50 % ces dernières années. Pour l’année de publication 2014, environ 52 % des publications de l’UE-28 étaient disponibles en libre accès 18 .
Les politiques et les pratiques en matière de libre accès sont cependant très diverses et peuvent varier d’un pays et d’un organisme de financement de la recherche à l’autre. Pour parvenir au libre accès total, il convient de développer davantage des modèles de publication et des systèmes de récompense, et de fédérer les infrastructures afin de partager et de réutiliser les données de recherche.
Parmi les obstacles perçus aux avancées supplémentaires figurent le coût de la transition vers le libre accès, la diversité des législations sur le droit d’auteur selon les contextes nationaux, l’opacité des aspects juridiques de la propriété des droits et les inquiétudes du secteur privé concernant les obligations de partager les données. En outre, les chercheurs s’inquiètent des conséquences de la publication en libre accès sur l’évaluation de l’impact de leurs travaux et, par conséquent, sur la progression de leur carrière.
Le libre accès aux données de recherche s’est aussi développé ces dernières années, mais dans une moindre mesure. D’importants obstacles techniques et financiers empêchent une transition vers un stockage et une réutilisation réels des données, tandis que le manque de spécialistes en matière de données et le niveau insuffisant des compétences en matière de données parmi les chercheurs constituent un frein à la mise en œuvre effective.
Le 27 mai 2016, les États membres ont adopté les conclusions du Conseil concernant la transition vers un système de science ouverte. Ils y ont notamment appelé à faire du libre accès aux publications scientifique l’option par défaut pour la publication des résultats de la recherche financée par des fonds publics et soutenu une transition immédiate vers le libre accès comme option par défaut d’ici à 2020.
Les PAN relatifs à l’EER se concentrent principalement sur la mise en place d’un libre accès aux publications et sur le soutien qui lui est apporté, notamment par la création d’infrastructures électroniques, de stratégies et de plans d’action en faveur de ce libre accès. Les mesures non contraignantes favorisant le libre accès aux données et aux publications restent prioritaires, les aspects réglementaires faisant l’objet d’une moindre attention.
Conclusion générale
Ces dernières années, un nombre croissant d’universités, de centres de recherche et d’agences de financement en Europe s’exprime en faveur d’un libre accès aux résultats de la recherche (ainsi qu'aux publications et aux données). Cependant, comme le nombre de politiques et d’initiatives a augmenté, cela a donné naissance à un écosystème très diversifié en Europe. Par la suite, une meilleure coordination et une convergence accrue des politiques par-delà les frontières nationales pourraient être utiles, sur la base des bonnes pratiques. Dans le cas des politiques de libre accès aux données, il reste beaucoup à faire et Horizon 2020 constitue un modèle de référence utile.
2.6.Coopération internationale
Objectif
Garantir que l’Europe dans son ensemble est capable d'exploiter au maximum les meilleures possibilités de R & I dans un contexte mondial.
Résultats escomptés
Définir des stratégies pour l’internationalisation afin de favoriser une plus grande coopération avec les pays tiers, une meilleure coordination des objectifs et des activités de l’Union, des États membres et des pays associés vis-à-vis des pays non membres de l’Union et des organisations internationales, une plus grande utilisation des résultats des projets multilatéraux européens et intergouvernementaux et une meilleure utilisation des accords bi- et multilatéraux entre les États membres de l’Union et les pays partenaires internationaux.
L’analyse montre un taux de croissance annuel substantiel de 4,1 % pour la copublication avec des partenaires non membres de l’EER au cours de la période 2005-2014 19 . Ce chiffre est légèrement supérieur au taux de croissance avec des partenaires de l’EER au cours de la même période, qui s’élevait à 3,6 %.
Les principaux résultats montrent que les collaborations internationales avec les pays tiers se développent, bien que les nations d’Europe occidentale ouvrent la voie et qu’un fossé se creuse avec les autres pays de l’EER. De plus, le recrutement international est également en progression, même si – une fois encore – l’Europe occidentale est à l’avant-garde et distance les autres pays. Il sera important d’élargir le champ géographique de la gestion des ressources humaines afin de réduire les disparités dans l’environnement de recherche.
La plupart des PAN relatifs à l’EER accordent une large place à l’élaboration de stratégies en vue de faciliter la coopération au sein de l’UE, les mesures d’information et les mesures visant à accroître la communication et à renforcer le travail en réseau. Les États membres reconnaissent de plus en plus l’importance de la coopération internationale et de l’action conjointe, en particulier vis-à-vis des nations scientifiques émergentes.
Conclusion générale
L’analyse montre que de nombreux États membres ont accompli des progrès non négligeables en ce qui concerne leurs capacités de coopération internationale ces dernières années. Il semble que la valeur ajoutée des approches conjointes dans la coopération internationale entre les États membres et l’Union en tant qu’élément stratégique parallèle à la coopération bilatérale existante ne soit plus remise en question. En particulier, les plus petits États membres soulignent la nécessité et la valeur ajoutée des approches conjointes, notamment vis-à-vis des grandes nations scientifiques existantes et émergentes.
3.CONCLUSIONS
Le rapport confirme que l’EER a accompli de solides progrès ces dernières années. Tous les indicateurs clés montrent des progrès dans le temps par rapport aux moyennes de l’UE-28, malgré d’importantes disparités entre les pays, tant dans les niveaux de performance que dans les taux de croissance (Voir tableau récapitulatif des taux de croissance).
Le fait que les contextes institutionnels varient d’un pays à l’autre indique que la marge de progression reste considérable pour toutes les priorités. L’Union et les États membres n’ont pas encore pleinement mis l’EER en œuvre comme prévu dans la communication de 2012. Les différents acteurs doivent fournir un effort supplémentaire. Les «meilleurs résultats» de l’EER peuvent être utilisés comme critères de référence potentiels pour les pays qui sont à la traîne.
Les PAN relatifs à l’EER qui ont été publiés par les États membres et les pays associés sont une preuve patente de l’appui politique à toutes les priorités de l’EER et ils montrent un niveau d’ambition élevé en vue d’accomplir davantage de progrès concernant l’EER.
Le programme stratégique de la Commission «Open Science, Open Innovation and Open to the World» (science ouverte, innovation ouverte, ouverture sur le monde) ouvrira l’EER aux futurs défis, tels que la numérisation et les réseaux mondiaux. Cela confirme une fois encore que le concept de l’EER évolue avec le temps. De nouveaux défis font leur apparition et c’est aux gouvernements qu’il revient de définir comment tirer parti des possibilités. Il y a de nouveaux obstacles à franchir. Un EER réussi mènera à une innovation ouverte, une science ouverte et une ouverture sur le monde.
Dans le même temps, il convient à présent de se concentrer sur le renforcement de la mise en œuvre afin de réaliser toutes les priorités de l’EER. Cette responsabilité incombe aux États membres, avec l’aide du suivi et du soutien stratégique de la Commission.
Les organisations de parties prenantes de l’EER ont maintenu leurs efforts en vue de réaliser les priorités de l’EER 20 . Leur engagement a été concrétisé par la signature d’une nouvelle déclaration jointe des présidents des cinq organisations représentées sur la plate-forme des parties prenantes de l’EER et le commissaire Moedas en juin 2015. De plus, la plate-forme des parties prenantes de l’EER a accueilli de nouveaux membres en 2016, élargissant ainsi son spectre d’acteurs. EIRMA, ERF-AISBL, ERRIN, EU-LIFE et TAFTIE ont reçu le statut d’observateur après avoir adopté des plans d’action de l’EER.
L’intégration du suivi de la feuille de route de l’EER dans le présent rapport d’étape est un puissant outil pour aider les États membres et les pays associés à définir et à mettre en œuvre les réformes de l’EER nécessaires au niveau national. Une rationalisation avec les autres rapports sur les priorités de l’EER pourrait aussi être envisagée. Le fait d’utiliser les mécanismes de suivi de l’EER comme pilier central pourrait encore renforcer la base quantitative des PAN relatifs à l’EER. Le processus de suivi de l’EER pourrait encore être renforcé par des exercices d’apprentissage mutuel sur la base d’une combinaison des PAN de l’EER et des instantanés complémentaires par pays pour le prochain rapport d’étape de l’EER.
| Pays | Indicateurs clés 21 | ||||||
| Excellence de | GBARD | Offres d’emploi | Femmes de grade A | Coop. des instit. de rech. pub. ou privées (2008-2012) | Coop. ens. | Publi. non EER | |
| EU-28 | 6,4% | 7,8% | 7,8% | 3,4% | 3,5% | 1,3% | 4,1% |
| AT | 2,6% | 3,4% | 2,3% | 6,0% | 14,7% | 1,7% | 2,9% |
| BE | 9,5% | 1,0% | 1,8% | 6,4% | 0,4% | -1,2% | 3,0% |
| BG | 0,6% | 16,0% | -2,0% | 5,5% | -9,3% | -1,7% | 1,4% |
| CH | 4,2% | : | 4,6% | -1,9% | : | : | 1,4% |
| CY | 8,7% | 0,7% | -1,4% | 4,6% | 11,2% | -6,5% | 8,4% |
| CZ | 1,9% | -3,4% | -39,1% | 1,7% | -2,3% | 2,3% | 6,3% |
| DE | 6,0% | -1,1% | 8,5% | 5,9% | : | : | 0,0% |
| DK | 8,4% | -3,7% | 3,0% | 5,4% | -7,2% | -4,6% | 3,5% |
| EE | 3,8% | 25,7% | 13,7% | 3,2% | 10,0% | 8,8% | 8,4% |
| EL | 5,5% | -12,6% | -8,8% | 4,3% | : | : | : |
| ES | 5,9% | 6,2% | 21,3% | 1,9% | 13,1% | 11,9% | 9,1% |
| FI | 5,6% | -0,2% | -29,4% | 2,5% | -0,1% | -1,5% | 8,9% |
| FR | 6,2% | : | 16,7% | 2,5% | -1,6% | -2,9% | 4,2% |
| HR | 5,2% | 22,5% | 308,2% | 6,4% | -2,2% | -0,1% | 6,3% |
| HU | 5,2% | 3,8% | -29,4% | -0,7% | -2,6% | -2,3% | 3,0% |
| IE | 7,3% | 5,7% | 17,2% | 12,7% | : | : | 6,2% |
| IS | : | : | : | : | : | : | 9,9% |
| IT | 5,6% | 18,1% | 10,7% | 2,1% | 12,2% | 0,2% | 2,9% |
| LT | -0,6% | 24,8% | -19,2% | 12,3% | 2,9% | 9,3% | 7,7% |
| LU | 13,6% | 35,2% | -26,0% | 8,6% | -12,0% | -12,3% | 13,8% |
| LV | 4,1% | 47,1% | 72,3% | 2,8% | 0,1% | -9,8% | 13,8% |
| MT | 8,0% | -100,0% | : | 34,6% | -0,6% | 7,6% | 16,4% |
| NL | 9,1% | 10,4% | 13,4% | 6,3% | : | : | 5,4% |
| NO | 7,1% | -3,9% | 11,2% | 5,4% | 0,8% | 0,3% | 6,0% |
| PL | 3,6% | 76,8% | -4,7% | 1,6% | -3,8% | -3,0% | 3,0% |
| PT | 4,7% | 1,4% | 31,0% | 2,0% | 3,5% | 1,2% | 11,1% |
| RO | 1,3% | 9,5% | -34,8% | -1,1% | 22,9% | -4,0% | 8,6% |
| RS | -1,5% | : | -12,1% | : | : | : | 4,6% |
| SE | 5,2% | -2,5% | 17,0% | 4,3% | 8,9% | 4,2% | 3,8% |
| SI | -1,0% | -18,4% | 21,2% | 6,0% | : | : | 5,3% |
| SK | 4,0% | 15,7% | 111,8% | 3,3% | -11,5% | 0,1% | 1,6% |
| UK | 9,1% | 11,0% | 4,9% | : | : | : | 5,7% |
COM(2012)392 final
COM(2014)575 final
Doc. 9351/15. Une description de ces indicateurs figure dans le manuel de suivi statistique de l’EER qui s’inscrit dans l’étude Science-Metrix jointe. Les taux de croissance annuelle composés (CAGR) moyens de ces indicateurs sont présentés dans le tableau 1.
Les évolutions stratégiques ont été décrites pour la période comprise entre mi-2014 (date limite pour le rapport d’étape 2014 sur l’EER) et mi-2016 (date limite pour le rapport d’étape 2016 sur l’EER). Les indicateurs ne sont cependant disponibles qu’après un certain délai. La plupart des indicateurs du présent rapport font donc référence aux années précédentes.
(Référence web à insérer au moment de la publication).
Document de travail des services de la Commission, tableau 1.
Les résultats cités tout au long du présent rapport renvoient au rapport de Science-Metrix «Data gathering and information for the 2016 ERA Monitoring».
Document de travail des services de la Commission, tableau 2a.
Rapport Science Metrix , section 3.2.2.
Rapport Science Metrix , section 3.2.4.
Document de travail des services de la Commission, tableau 3.
Rapport Science Metrix, section 3.3.
Document de travail des services de la Commission, tableau 4.
Trois objectifs ont été définis: 1. éliminer les obstacles au recrutement et à l’avancement professionnel des chercheuses, 2. remédier aux déséquilibres entre les hommes et les femmes dans les processus décisionnels et 3. renforcer la dimension de genre dans les programmes de recherche.
«Boosting Open Innovation and Knowledge Transfer in the European Union», rapport du groupe d’experts indépendants sur l’innovation ouverte et le transfert de connaissances: Debackere et al., 2014.
Document de travail des services de la Commission, tableaux 5a1 et 5a2.
Rapport Science-Metrix: Data gathering and information for the 2016 ERA monitoring, tableau 25.
Document de travail des services de la Commission, tableau 5b.
Document de travail des services de la Commission, tableau 6.
Document de travail des services de la Commission, annexe 3.
Une description de ces indicateurs figure dans le manuel de suivi statistique de l’EER qui s’inscrit dans l’étude Science Metrix jointe.
Recommandation de la Banque centrale européenne du 28 décembre 2017 relative aux politiques de distribution de dividendes (BCE/2017/44)
28/12/2017
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.8737 — AmTrust/Madison Dearborn Partners/Mayfield Holdings JV) — Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE. )
23/12/2017
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.8745 — CD&R/D’Ieteren/Belron) — Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE. )
23/12/2017
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.8740 — Schmolz+Bickenbach/Actifs d’Asco Industries) — Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE. )
23/12/2017