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AccueilDroit européen52017DC0148
Acte préparatoire52017DC0148

RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL Rapport d'avancement sur un critère de référence en matière de mobilité à des fins d'apprentissage

CELEX52017DC0148
TypeActe préparatoire
Datejeudi 30 mars 2017

Résumé IA

Ce rapport de la Commission évalue les progrès accomplis par les États membres vers l'objectif indicatif fixé par le cadre stratégique "Éducation et formation 2020", à savoir qu'au moins 20 % des diplômés de l'enseignement supérieur aient effectué une période de mobilité à des fins d'apprentissage à l'étranger. Il analyse les données disponibles, les obstacles persistants (financement, reconnaissance des acquis) et les bonnes pratiques, sans proposer de nouvelles mesures contraignantes. Pour un professionnel du droit français, ce document sert d'état des lieux non normatif, utile pour contextualiser les politiques nationales de mobilité étudiante et les programmes européens comme Erasmus+.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 30.3.2017

COM(2017) 148 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL

Rapport d'avancement sur un critère de référence en matière de mobilité à des fins d'apprentissage


1. Introduction

La récente communication de la Commission intitulée «Investir dans la jeunesse de l’Europe» 1 met en évidence les retombées positives de la mobilité à des fins d’apprentissage sur l’employabilité et la citoyenneté active. Apprendre, étudier et se former dans un autre pays constitue une expérience unique qui peut ouvrir de nouveaux horizons. Les compétences acquises au cours d'une expérience de mobilité, comme l'aptitude à résoudre des problèmes, l'adaptabilité, la tolérance et la confiance en soi, sont appréciées des employeurs et essentielles dans la société actuelle.

La Commission encourage la mobilité des jeunes à des fins d'apprentissage par l'intermédiaire de ses politiques et de ses programmes, notamment avec la définition d’un critère de référence spécifique et une aide au titre du programme Erasmus+.

Les conclusions du Conseil de 2011 sur un critère de référence en matière de mobilité à des fins d’apprentissage (2011/C372/08) 2 invitent la Commission «à faire rapport au Conseil, d’ici à la fin de 2015, en vue d’évaluer le critère de référence européen pour la mobilité à des fins d’apprentissage (...) et, s’il y a lieu, de le modifier».

Dans ses conclusions, le Conseil demande également à la Commission et aux États membres de mener à bien un certain nombre d’autres actions, notamment de mettre au point des indicateurs sur la mobilité des étudiants, des jeunes et des enseignants. Il n’y a cependant aucune obligation de faire rapport au Conseil sur ces actions, qui sont détaillées dans des documents distincts de la Commission.

Les conclusions du Conseil de 2011 s'appuient sur le cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation («Éducation et formation 2020»), qui invite la Commission «à présenter au Conseil d’ici la fin de 2010 une proposition de critère de référence dans ce domaine mettant l'accent dans un premier temps sur la mobilité physique entre les pays dans le domaine de l’enseignement supérieur (...)» 3 . Les conclusions du Conseil ont été précédées par le document de travail des services de la Commission du 24 mai 2011 relatif à l’élaboration de critères de référence en matière d’éducation pour l’employabilité et de mobilité à des fins d'apprentissage (doc. 10697/11) 4 .

Le présent rapport répond à l’obligation de faire rapport au Conseil sur les progrès réalisés en ce qui concerne le critère de référence applicable à la mobilité en vue de poursuivre les travaux jusqu’en 2020.

Le critère de référence en matière de mobilité à des fins d’apprentissage est composé de deux indicateurs et est défini de la façon suivante dans l'annexe des conclusions du Conseil de 2011:

- «D'ici à 2020, une moyenne d'au moins 20 % des diplômés de l'enseignement supérieur dans l'UE devraient avoir effectué à l'étranger une période d'études ou de formation liée à cet enseignement (y compris des stages), représentant un minimum de 15 crédits ECTS ou une durée minimale de trois mois.»

- «D'ici à 2020, une moyenne d'au moins 6 % des 18-34 ans diplômés de l'enseignement et de la formation professionnels initiaux devraient avoir effectué à l'étranger une période d'études ou de formation liée à ce type d'enseignement ou de formation (y compris des stages) d'une durée minimale de deux semaines(3), ou moins sur présentation d'un document Europass. (3) C’est-à-dire dix jours ouvrables.»

Le critère de référence met l'accent sur la mobilité sortante: en d’autres termes, il est axé sur la proportion de personnes qui se rendent à l’étranger pour acquérir des expériences d'apprentissage et des qualifications. Dans l’UE, cet objectif est lié aux principes de base de libre circulation des personnes et des travailleurs au sein du marché intérieur.

Le critère de référence de l’UE mesure le nombre de diplômés qui ont fait l'expérience de la mobilité au cours de leurs études et qui ont achevé celles-ci avec succès. Il ne porte pas directement sur une zone géographique spécifique, mais les conclusions du Conseil de 2011 précisent la chose suivante: «La mobilité à des fins d'apprentissage s'entend comme une mobilité physique et prend en compte la mobilité à l'échelle mondiale.» Dans la pratique, la mesure de l’indicateur de référence de la mobilité dans l'EFPI est limitée par l’instrument mentionné dans les conclusions (enquête auprès des ménages d’une certaine classe d’âge assez large) tandis que la source de référence pour l’indicateur de référence en matière d’enseignement supérieur n’est pas précisée.

L'organe consultatif de la Commission compétent en la matière [groupe permanent sur les indicateurs et critères d’évaluation en éducation (The Standing Group of Indicators and Benchmarks - SGIB)] a été consulté sur le projet du présent rapport en janvier et février 2016, après un premier échange de vues en décembre 2015. Les résultats de ces consultations sont mentionnés le cas échéant dans ce rapport. Ils seront pris en compte par la Commission pour évaluer la faisabilité technique des travaux à réaliser ultérieurement.

Le rapport mentionne les travaux effectués depuis 2011 ainsi que les éléments factuels disponibles et tire des conclusions pour les indicateurs de référence relatifs à la mobilité dans l’enseignement supérieur et dans l’EFPI respectivement (points 2 et 3). Il présente en outre les travaux proposés par la Commission (point 4).

2. Indicateur de référence pour la mobilité dans l’enseignement supérieur

2.1. Travaux réalisés depuis 2011

Une task-force d’Eurostat a élaboré, en 2011-2012, une proposition portant sur la méthodologie et les moyens à utiliser pour collecter des données afin de répondre aux besoins de cet indicateur de référence. Avant l'accord sur les conclusions du Conseil, les données n’étaient pas disponibles dans un format adapté. La task-force a constaté que le problème principal consistait à recueillir des données répondant à la définition de l'indicateur de référence.

Cette définition et les travaux ultérieurs ont été réalisés en étroite coopération avec les acteurs du processus de Bologne 5 , comme le Conseil l'a également demandé dans ses conclusions. Une plus grande importance a été accordée à l'amélioration des données sur la mobilité à des fins d'apprentissage (également dans le droit fil de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la stratégie du processus de Bologne «Être mobile pour mieux apprendre» 6 ).

Les données relatives à la mobilité à des fins d’apprentissage sont recueillies par l'intermédiaire d’enquêtes sur l’éducation réalisées par l’UNESCO, l’OCDE et Eurostat (UOE) faisant principalement appel à des informations administratives. En coopération avec les États membres (par l'intermédiaire de la task-force), l’OCDE, l’UNESCO, la DG EAC et d’autres organes concernés de la Commission, Eurostat a élaboré un manuel méthodologique sur la mobilité à des fins d’apprentissage ainsi que des tableaux pour la collecte de données 7 . Les données utiles pour le critère de référence sont collectées auprès des États membres de l’UE sur la base d’un règlement de la Commission adopté en 2013 8 , mis en œuvre progressivement entre 2015 et 2018.

En 2022, on disposera de données pour la période 2016-2020, soit sur cinq ans, étant donné que l'objectif est fixé pour 2020. Il sera nécessaire d’évaluer plus particulièrement la situation en 2019, dans la perspective de l’après-2020. En 2019, on disposera d'une base de données factuelles sur deux ans (2016 et 2017).



2.2. Éléments disponibles

L'indicateur de référence pour l’enseignement supérieur est constitué de deux types de données: d'une part, des données sur la mobilité en vue de l'obtention de crédits d’enseignement et d'autre part, des données sur la mobilité en vue de l'obtention d'un diplôme. Ces deux catégories de données sont abordées séparément ci-après car la méthodologie et les exigences diffèrent sensiblement.

- Mobilité des crédits

Par mobilité des crédits , on entend un enseignement temporaire et/ou un stage d’étude à l’étranger dans le cadre d'une inscription à un programme d’enseignement supérieur auprès d'un «établissement d’origine» (généralement) dans le but d'obtenir des crédits académiques (qui seront reconnus par l’établissement d'origine). Les diplômés qui ont effectué un séjour dans le cadre de la mobilité des crédits sont définis comme des diplômés de l’enseignement supérieur dans un domaine particulier (selon la définition de la CITE 9 ) qui ont étudié (enseignement supérieur) pendant un certain temps à l’étranger et/ou effectué un stage à l’étranger et qui reviennent terminer leurs études dans leur «établissement d'origine». Les données relatives à la mobilité des crédits sont fournies aux autorités statistiques nationales par les établissements d’origine (et sont ensuite transmises à Eurostat dans le format convenu).

Eurostat ne dispose pas encore de données sur la mobilité des crédits pour les diplômés. Les États membres commenceront à les lui transmettre en 2017 pour la période de référence 2016 (année scolaire 2015-2016); ces données seront publiées au cours du premier semestre de 2018. Les données sur la mobilité des crédits seront alors pratiquement complètes 10 puisqu’elles s’appuient sur les données collectées auprès des pays dans lesquels les étudiants reviennent après avoir effectué un séjour dans le cadre de la mobilité des crédits (c’est-à-dire les 28 États membres de l’UE) et que la transmission de données à Eurostat est obligatoire, conformément au règlement adopté en septembre 2013 11 .

Jusqu'à cette date, les données relatives au programme Erasmus+ constitueront la meilleure source d'information sur la mobilité des crédits à l’échelon de l’UE. Toutefois, ces données ne tiennent pas compte de la mobilité effectuée en dehors du cadre de ce programme et les seules données actuellement disponibles sont celles relatives aux inscriptions, mais elles ne peuvent pas être utilisées comme variable de remplacement pour la partie pertinente de l’indicateur de référence pour laquelle des données sur les diplômés sont nécessaires.

- Mobilité des diplômes

Par mobilité des diplômes , on entend le franchissement physique d’une frontière nationale aux fins de l'inscription à un programme d’études de niveau supérieur dans le pays de destination. Les étudiants de l’enseignement supérieur ayant obtenu un diplôme dans le cadre de la mobilité sont les diplômés dont le pays d'origine 12 est différent du pays dans lequel ils ont obtenu leur diplôme de l’enseignement supérieur.

Les données relatives aux étudiants de l’enseignement supérieur ayant obtenu un diplôme dans le cadre de la mobilité sont recueillies auprès du pays de destination. Par conséquent, le nombre total de diplômés de l’UE sortants, selon leur pays d’origine, est calculé à partir des chiffres fournis par tous les pays de destination, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE. La fiabilité de l’indicateur sur les diplômés sortants dépend donc de la qualité et du niveau de précision des informations communiquées par d’autres pays ainsi que du nombre de pays de destination pour lesquels des données sont disponibles.

Les premiers résultats de la nouvelle collecte de données UOE relatives à la mobilité des crédits ont été fournis à l’automne 2015. Le Centre de recherche pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (CRELL) du JRC a analysé et publié les toutes premières estimations de la mobilité sortante des étudiants européens de l’enseignement supérieur (niveaux 5 à 8 de la CITE) ainsi que pour chaque niveau de la CITE, séparément 13 .

Sur la base des données disponibles, l'indicateur de référence pour l’UE est de 2,9 % pour la période de référence 2013 (année universitaire 2012-2013). Il est bien inférieur à l’objectif de 20 %; cela s'explique par le fait que seules des données partielles sont actuellement disponibles. Comme indiqué précédemment, aucune donnée sur la mobilité des crédits n’est encore disponible. À l’heure actuelle, on ne dispose de données sur la mobilité des diplômes que pour certains pays de destination en raison de dérogations accordées à certains États membres de l’UE pour la fourniture de données et de l'absence d'informations de nombreux pays tiers de destination. Le niveau de référence réel est donc probablement bien plus élevé.

Si l'on regarde chaque pays individuellement, les données montrent que CY et LU ont largement dépassé l'objectif de référence (avec des niveaux de 63 % et 68 % respectivement); la plupart des étudiants de ces pays fréquentent des établissements d’enseignement situés soit des pays voisins ou au UK et en CH (qui attirent traditionnellement de nombreux étudiants dans le cadre de la mobilité) et en sont diplômés. Il convient de noter que, même si les données sont partielles, un taux élevé de diplômés de BG, DE, EE, IE, EL, LT, LV, MT, SK et FI obtiennent leur diplôme à l’étranger (entre 5 et 13 %). Pour la plupart de ces États membres, les étudiants ont été nombreux à se rendre dans des pays voisins en raison de liens historiques et souvent linguistiques. Les données montrent également qu’un niveau d’éducation supérieur va généralement de pair avec un taux plus élevé de mobilité à des fins d’apprentissage, les taux les plus élevés étant observés au niveau du doctorat.

D’après les premières données disponibles sur la mobilité des diplômes, les États membres se conforment, en général, au règlement de la Commission. Quelques pays bénéficient de dérogations pour pouvoir fournir leurs données ultérieurement (EL et FR pour la majeure partie des données, ES et PL pour des données spécifiques).

Comme indiqué précédemment, le critère de référence n’est pas limité aux États membres. De nombreux étudiants originaires de l’UE obtiennent un diplôme dans des pays tiers et il est donc nécessaire de collecter des données auprès de ces pays 14 . Par conséquent, l’OCDE et l’UNESCO (en collaboration avec Eurostat) ont également mis en place des mécanismes de collecte de données à partir de 2014. Toutefois, à la différence des États membres de l’UE, la transmission de données est facultative et les pays tiers ont répondu de façon très hétérogène au cours de la première année de collecte.

En ce qui concerne les pays situés à l’extérieur de l’Europe, les premiers résultats montrent que seuls l’Australie, le Brésil, le Canada, le Chili, Israël et la Nouvelle-Zélande ont fourni des données dans le format demandé. La couverture prévue (mais pas réalisée) pour l’indicateur de référence inclut des pays comme les États-Unis où se rend la majeure partie des étudiants mobiles originaires de l’UE; l'indicateur devrait donc couvrir près de 95 % de la mobilité mondiale totale 15 .

2.3. Conclusions tirées des travaux effectués et éléments actuellement disponibles

Le paragraphe 2.2 montre qu'il est nécessaire de déployer des efforts soutenus pour améliorer la qualité des données sur la mobilité à des fins d’apprentissage dans l’enseignement supérieur afin que l'on puisse disposer de données comparatives sur la mobilité des crédits et faire en sorte que des données sur les diplômés des États membres qui obtiennent un diplôme dans un pays tiers soient disponibles pour tous les principaux pays de destination.

La Commission valide la définition actuelle de l’indicateur de référence pour l’enseignement supérieur. De la même manière, le SGIB a indiqué, après avoir été consulté, que cet indicateur de référence ne devrait pas être modifié car sa définition est considérée comme étant satisfaisante puisqu’elle répond à un intérêt pour la mobilité à l’échelle mondiale. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour obtenir des données pertinentes pour les pays tiers afin d’étendre la couverture, qui est actuellement partielle, d’ici à 2018 16 .

Dans un premier temps, l’objectif serait de couvrir complètement les pays du processus de Bologne étant donné que leurs ambitions sont similaires pour l’indicateur de référence. Toutefois, les collectes de données effectuées récemment auprès des pays hors UE qui participent au processus de Bologne montrent que les principaux pays ont peu répondu 17 .

Dans un deuxième temps, la priorité devrait être accordée au renforcement de la coopération avec l’OCDE et l’UNESCO dans le domaine de la mobilité à des fins d’apprentissage à l’échelle mondiale en continuant d'améliorer la collecte de données internationales déjà approuvée. Étant donné que de nombreux étudiants originaires de l’UE vont étudier aux États-Unis, il serait particulièrement important d’obtenir ces informations. La Commission travaille en étroite collaboration avec l’OCDE et l’UNESCO au moyen d’objectifs stratégiques communs relatifs à la mobilité à des fins d’apprentissage et a donc instauré une coopération étroite pour la collecte de données.

L’OCDE a indiqué que les changements majeurs survenus dans la collecte UOE de 2014 sont susceptibles d’avoir empêché certains pays de fournir des données. Cette collecte, mise en œuvre en 2014, a été revue en profondeur en raison de la révision de la principale nomenclature existant dans le domaine de l’enseignement, à savoir la CITE 2011. L’institut de statistique de l’UNESCO (ISU) a précisé que les pays concernés ne disposent pas des capacités nécessaires pour adapter leurs instruments d’enquête (selon toute probabilité, il faudrait rassembler de nouvelles données).

Outre l'amélioration de la collecte des données et de la méthodologie y afférente, la diffusion des données disponibles pour l'indicateur de référence constitue une autre évolution. Eurostat prévoit de diffuser des données sur la mobilité sortante pour la zone géographique couverte par le système statistique européen et son code de bonnes pratiques 18 . Toutefois, compte tenu du rôle prépondérant que joue la mobilité à des fins d'apprentissage dans les politiques relatives à l’enseignement supérieur au niveau de l’UE et à l’échelon international, il serait également important pour la Commission de fournir des données qui reflètent la mobilité des diplômés de l’UE dans le monde, comme demandé dans la formulation de l’indicateur de référence.

Le SGIB a apporté un large soutien aux domaines dans lesquels les travaux devront être poursuivis. Les personnes consultées ont reconnu que l'indicateur de référence a été bien défini et qu'il y a lieu de continuer à l'améliorer sur le plan technique en ajoutant les données sur la mobilité des crédits et en complétant les données sur la mobilité des diplômes.

Étant donné que les travaux ne sont pas entièrement terminés à ce stade, il faudra envisager de refaire le point sur leur état d’avancement d’ici à la fin de 2019 en vue de les poursuivre et de les développer.

Des données complètes devraient en principe être disponibles d'ici à 2018, date à laquelle on disposera de données sur la mobilité des crédits pour tous les pays de l’UE. Pour les pays tiers, la collecte de données devrait être mise en place pour la période de référence 2016 (rapport en 2017). La Commission entend par conséquent encourager ces pays à transmettre des données dans les plus brefs délais.

En conclusion, l’existence d’une base juridique a clairement permis d'instaurer un système qui favorise la transmission régulière de données de qualité sur la mobilité à des fins d’apprentissage dans l’enseignement supérieur. Dans le même temps, la mise en place d'un tel système de collecte de données prend du temps. Ces deux observations, ainsi que l’importance croissante et primordiale, pour les politiques, de la mobilité à des fins d’apprentissage dans l’enseignement supérieur, ont des retombées sur la poursuite des travaux dans ce domaine (voir paragraphe 4).



3. Indicateur de référence pour la mobilité dans l’EFPI

3.1. Travaux réalisés depuis 2011

Lorsque l'indicateur de référence pour la mobilité dans l’EFPI a été adopté, il n’existait aucune source de données harmonisées à l’échelon européen pour cet indicateur. Une task-force d’Eurostat a donc examiné, en 2011 et 2012, les aspects techniques de l’éventuelle utilisation des enquêtes auprès des ménages à cet effet et la mise en place d'un indicateur général relatif à la mobilité des jeunes à des fins d'apprentissage. L’indicateur de référence précise que la mobilité des jeunes à des fins d'apprentissage doit être mesurée pour les personnes âgées de 18 à 34 ans. La task-force est parvenue à la conclusion qu’un instrument permettant de réaliser une enquête représentative était la seule façon d’estimer de façon fiable la participation à la mobilité dans l’EFPI pour la tranche d’âge en question.

Les conclusions de la task-force ont été examinées par les directeurs des statistiques sociales et un accord sur un système statistique européen (SSE) a été conclu en novembre 2012, qui prévoyait de procéder à une collecte de données pilote sur la mobilité en utilisant les enquêtes sur les ménages. Les pays étaient libres de participer ou non à cette collecte pilote (il n’y avait pas d’obligation juridique) et la Commission a accordé une aide financière aux pays participants 19 . L'accord sur le SSE prévoyait la liste des variables, les exigences relatives à l’échantillon et à la qualité ainsi que le format et les délais de transmission.

3.2. Éléments disponibles

Conformément aux conclusions du Conseil sur un critère de référence en matière de mobilité à des fins d’apprentissage (2011/C372/08), la collecte de données pilotes a été effectuée en 2014 en utilisant les enquêtes auprès des ménages, à savoir soit l’enquête sur les forces de travail dans l’UE, soit des enquêtes indépendantes spécifiques (BG, ES et SE). 16 États membres ont participé à la collecte pilote (BE, BG, EE, ES, IT, LV, LT, HU, NL, AT, PL, PT, RO, SI, SK et SE) et dix d’entre eux ont accepté l'aide financière proposée par la Commission (BG, ES, IT, LT, HU, NL, AT, RO, SI et SE). Les données provenant des 16 pays participant au projet pilote sont jugées comparables, comme l'indique le rapport d’Eurostat 20 .

En outre, quelques États membres ont également fourni des informations provenant de sources administratives nationales (notamment CZ, DE et UK). Ils ont pu choisir entre un questionnaire long ou court. La version longue du questionnaire avait pour objectif d’évaluer également la mobilité des jeunes.

Le rapport d’Eurostat montre que des résultats fiables, avec un coefficient de variation inférieur à 15 %, n'ont été obtenus que pour six pays, à savoir BE, IT, HU, NL, AT et SE. Les données des cinq pays ci-après peuvent également être considérés comme fiables compte tenu de la taille de l’échantillon, mais le coefficient de variation est d'au moins 15 %: BG, ES, PL, PT et SI. Les résultats relatifs à la mobilité à des fins d’apprentissage dans l’EFPI ne peuvent pas être publiés à cause de problèmes de fiabilité pour les trois pays suivants: EE, LV et LT. En outre, les résultats sont peu fiables pour deux autres pays: RO et SK. Cela montre que le principal problème posé par la méthode retenue consistait à recueillir des données fiables au moyen d'une enquête par sondage pour des populations peu nombreuses.

En regroupant les résultats obtenus pour les 16 pays participants, on a obtenu une moyenne de 3,1 % pour la mobilité à des fins d'apprentissage dans l’EFPI (moyenne pondérée des 16 pays).

On peut en conclure que les enquêtes auprès des ménages ne sont pas le meilleur instrument pour estimer la mobilité dans l’EFPI car cela nécessiterait de très grands échantillons, dont le coût serait élevé, sans garantie d'obtenir des données de qualité et fiables pour l'objectif de l’UE.

3.3. Conclusions tirées des travaux effectués et éléments actuellement disponibles

Compte tenu des résultats de la collecte de données pilote sur la mobilité dans l’EFPI, la Commission examinera les options possibles avec les principales parties prenantes au niveau des États membres pour trouver une solution viable et durable afin d'améliorer l’ensemble de données relatives à l’indicateur de référence de mobilité dans l’EFPI.

À cet égard, il est essentiel que les résultats obtenus soient à la hauteur des efforts déployés et, par conséquent, que les instruments choisis pour le suivi permettent d'avoir des données fiables et régulières sans faire peser une charge et des coûts excessifs sur le système statistique.

S'appuyant sur l’exercice pilote de collecte de données et sur les discussions menées avec les autorités des États membres, la Commission est parvenue à la conclusion qu’il serait intéressant d’examiner l’utilisation qui est faite des données administratives ainsi que la possibilité de les utiliser afin d’étayer l'indicateur de référence relatif à la mobilité dans l’EFPI. Ces données administratives sont déjà disponibles dans certains États membres de l’UE ainsi que dans d’autres pays participant au programme Erasmus+.

Sur le plan politique, le recours à des données administratives présente des avantages évidents car il est possible d'associer les données des pays participant au programme Erasmus+ à d’autres données sur la mobilité dans l’EFPI 21 et on pourra disposer de données plus récentes et plus fréquentes. Cette approche a déjà retenue pour l'indicateur de référence relatif à l’enseignement supérieur et elle permettrait à la Commission de surveiller la réalisation des objectifs de la politique/du programme élaboré par l’UE en faveur de la mobilité dans l’EFPI.

La consultation du SGIB a montré que 12 des 15 pays ayant répondu accepteraient en principe de changer de source de données. Deux ne seraient pas d'accord (pour cause de données indisponibles ou en raison d'une préférence pour des données obtenues au moyen d’enquêtes) 22 . La Commission propose donc de vérifier s'il serait possible de collecter des données à partir de sources administratives.

Il convient de souligner qu’un changement de source de données entraînerait une légère révision de la définition de l'indicateur de référence puisque, dans sa formulation actuelle, elle suppose que les données sont recueillies au moyen d'une enquête auprès des ménages (en raison des tranches d’âge couvertes).

Par conséquent, à l’instar de l’approche suivie pour l'indicateur de référence pour l’enseignement supérieur, l’étude de faisabilité proposée permettrait de voir si les établissements d’EFPI pourraient fournir des informations sur la mobilité à des fins d’apprentissage de leurs étudiants/diplômés. Le SGIB a également mis cette possibilité en avant dans les observations qu'il a formulées sur la pertinence stratégique de l’indicateur au niveau tant national qu'institutionnel.

Une révision de la définition de l’indicateur de référence pour l’EFPI ne peut être envisagée qu'à la lumière des résultats de l’étude de faisabilité en ce qui concerne les données disponibles au niveau administratif/institutionnel (données provenant de sources administratives). Il sera également nécessaire d’examiner plus avant s'il convient de mettre l’accent sur la mobilité entrante ou sortante à des fins d’apprentissage. L'indicateur de référence actuel ne tient pas compte des diplômés de l’EFPI mobiles, originaires de l’UE mais vivant dans un pays tiers (et âgés de 18 à 34 ans).

Ces travaux seront effectués conjointement avec Eurostat, en étroite coopération avec les principaux partenaires de l’UE, aux niveaux national et institutionnel, dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels. Cependant, la réalisation d'une étude de faisabilité nécessite du temps et il est donc peu probable que l’objectif de mobilité dans l’EFPI puisse être évalué avant 2020.



4. Perspectives

Le rapport conjoint 2015 sur la mise en œuvre du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation («Éducation et formation 2020») rend compte des progrès réalisés et fixe de nouvelles priorités pour 2020. Il insiste sur le fait que la mobilité à des fins d’apprentissage est un domaine prioritaire dans lequel le principal défi est qu’«il faut disposer de données de meilleure qualité pour garantir le suivi de la mobilité» 23 .

L’augmentation de 40 % du budget du programme Erasmus+ de l’UE (2014-2020) par rapport à celui du programme pour l'éducation et la formation tout au long de la vie (2007-2013), qui l'a précédé, montre clairement que la Commission et les États membres restent déterminés à accroître encore la mobilité à des fins d'apprentissage. La Commission a proposé une nouvelle augmentation lors du réexamen du cadre financier pluriannuel 24 et les retombées positives de la mobilité ont été confirmées et encore encouragées dans la récente initiative intitulée «Investir dans la jeunesse de l’Europe», dans laquelle la Commission a souligné que «la mobilité des jeunes est essentielle pour renforcer la conscience et l’identité européennes».

La nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe 25 insiste également sur l'importance de la mobilité à des fins d’apprentissage en soulignant qu'un soutien accru devrait être accordé à la mobilité des apprenants. Elle invite les États membres à renforcer leur engagement, notamment leur aide financière.

Les initiatives les plus récentes font suite à plusieurs communications de la Commission et conclusions du Conseil depuis 2011, qui s'appuient elles aussi sur l’importance considérable accordée à la mobilité à des fins d’apprentissage dans les politiques européennes, nationales et institutionnelles 26 . Les travaux de recherche sur les résultats de la mobilité à des fins d’apprentissage pour la société et les personnes montrent ses effets positifs, notamment sur l’employabilité 27 et sur les établissements.

Néanmoins, le premier tableau de bord de la mobilité 28 dans l’enseignement supérieur révèle que le contexte de la mobilité à des fins d’apprentissage varie fortement d'un État membre à l'autre; d’importants obstacles subsistent en matière d’information, d'aide aux étudiants et de reconnaissance. Un exercice équivalent mené pour l’EFPI montre des résultats similaires. À cet égard, le rapport conjoint souligne que des initiatives en faveur de la transparence, de l'assurance qualité, de la validation et de la reconnaissance des compétences et qualifications doivent être poursuivies et répertoriées 29 .

La poursuite du développement de la base de connaissances relative à des données quantitatives sur la mobilité à des fins d'apprentissage devrait être considérée dans ce contexte plus large. Les indicateurs de référence contribuent de façon décisive à la base de connaissances pour les politiques visant à renforcer la mobilité à des fins d’apprentissage, non seulement à l'échelon de l’UE mais également aux niveaux national, régional et institutionnel. L’existence d'une base de connaissances améliorée est essentielle pour prendre des décisions politiques éclairées en ce qui concerne les futurs programmes de mobilité à des fins d'apprentissage au niveau national et à l’échelon de l’UE.

Dans ce contexte, la Commission indique dans le présent rapport qu’elle a l’intention de:

1) continuer à mettre en œuvre l'indicateur de référence relatif à la mobilité à des fins d'apprentissage dans l’enseignement supérieur conformément à ce qui a été défini avec les États membres et les organisations partenaires;

2) recenser et d’examiner les possibilités de mettre en œuvre l'indicateur de référence relatif à la mobilité dans l’EFPI en s'appuyant sur les résultats d’une étude de faisabilité concernant la collecte de données sur la mobilité dans l’EFPI provenant de sources administratives. Le cas échéant, les résultats de ces consultations donneront lieu à l’élaboration d'une proposition visant à réviser la définition de l'indicateur de référence de la mobilité dans l’EFPI.

La Commission invite le Conseil à soutenir ce processus.

(1)

COM(2016) 940 final du 7.12.2016.

(2)

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=uriserv:OJ.C_.2011.372.01.0031.01.FRA&toc=OJ:C:2011:372:TOC .

(3)

JO C 119 du 28.5.2009. Le paragraphe se poursuit de la façon suivante: «(...) mettant l'accent dans un premier temps sur la mobilité physique entre les pays dans le domaine de l'enseignement supérieur, tenant compte des aspects tant quantitatifs que qualitatifs et reflétant les efforts déployés et les objectifs arrêtés dans le cadre du processus de Bologne, mis en exergue tout récemment lors de la conférence de Leuven/Louvain-la-Neuve. Dans le même temps, la Commission est invitée à étudier la possibilité d'étendre cet indicateur à l'enseignement professionnel et à la formation professionnelle ainsi qu'à la mobilité des enseignants.»

(4)

https://www.eumonitor.nl/9353000/1/j4nvgs5kjg27kof_j9vvik7m1c3gyxp/vipo5nwh1fzn/f=/10697_11.pdf .

(5)

http://www.ehea.info/ . Le communiqué de Leuven/Louvain-la-Neuve, publié en 2009, précise et définit le critère de référence relatif à la mobilité à des fins d’apprentissage dans son paragraphe 18 et le développe dans ses paragraphes 19 à 21 et 26 ( http://media.ehea.info/file/2009_Leuven_Louvain-la-Neuve/06/1/Leuven_Louvain-la-Neuve_Communique_April_2009_595061.pdf ).

(6)

Adoptée lors de la conférence ministérielle de Bucarest (en 2012) dans le cadre du communiqué officiel: http://www.ehea.info/Uploads/%281 %29/2012 %20EHEA%20Mobility%20Strategy.pdf .

(7)

Le manuel méthodologique et les tableaux de collecte des données sont disponibles sur le site suivant: manuel méthodologique https://circabc.europa.eu/sd/a/3bc0cfff-6ba0-462b-a799-5b75490868b7/Methodological%20manual%20on%20LM_rev_28072015.pdf et tableaux pour la collecte de données https://circabc.europa.eu/sd/a/849a866e-d820-4006-a6af-21cb1c48626b/UOE2016manual_12072016.pdf .

(8)

Règlement (UE) n° 912/2013 de la Commission du 23 septembre 2013 exécutant le règlement (CE) n° 452/2008 du Parlement européen et du Conseil relatif à la production et au développement de statistiques sur l’éducation et la formation tout au long de la vie, en ce qui concerne les statistiques sur les systèmes d’éducation et de formation.

(9)

CITE 2011: Classification internationale type de l’éducation - http://www.uis.unesco.org/Education/Pages/international-standard-classification-of-education.aspx . .

(10)

À l’exception de IT et PL, qui ont obtenu des dérogations: l’Italie jusqu’au 31 décembre 2019 pour les diplômés du niveau CITE 8, par type de régime de mobilité et par pays de destination, et la Pologne jusqu’au 31 décembre 2018 pour les niveaux CITE 6 à 8.

(11)

Pour la mobilité des crédits, l’indicateur de référence nécessite des données sur les diplômés qui se sont rendus à l’étranger pour étudier au cours de leur cursus. Dans la pratique, les données peuvent donc être collectées lorsqu’un étudiant obtient son diplôme en enregistrant le séjour effectué à l’étranger dans le cadre de la mobilité.

(12)

Idéalement, le pays d’origine devrait être défini comme le pays où un enseignement a été suivi préalablement c’est-à-dire «le pays dans lequel le diplôme de l’enseignement secondaire supérieur a été délivré»; toutefois, pour la collecte de données relatives aux années universitaires 2012-2013 et 2013-2014, les pays ont pu utiliser leur définition nationale du pays d’origine, qui peut être soit le pays où a été dispensé l’enseignement précédent, soit le pays de résidence habituelle ou le pays dont l’étudiant a la citoyenneté.

(13)

Https://crell.jrc.ec.europa.eu/?q=publications/learning-mobility-technical-report, , voir notamment le tableau 1, p. 20. L'indicateur de référence est défini comme la moyenne de l’UE. La collecte de données UOE rassemble des données de recensement (c.-à-d. pour toutes les unités définies dans la population) et ses résultats sont donc fiables par pays et pour les ventilations prévues.

(14)

Les États membres de l’UE ne savent pas nécessairement, et ne peuvent pas savoir, quels sont les étudiants diplômés de l’enseignement secondaire qui obtiennent ultérieurement un diplôme à l’étranger. Ces données sont recueillies auprès des pays dans lesquels les étudiants ont obtenu un diplôme, ce qui leur confère une grande fiabilité.

(15)

Outre les États-Unis, les pays d’Asie du Sud-Est, comme la Corée et le Japon, ainsi que le Mexique, la Chine et l’Inde sont les principales destinations qui ne sont pas prises en compte par l'indicateur.

(16)

Les conclusions du Conseil sur la dimension mondiale dans l'enseignement supérieur européen des 25 et 26 novembre 2013 soutiennent cette approche.

(17)

Rapport 2015 sur la mise en œuvre du processus de Bologne, chapitre 7. Les données Eurydice 2015 sont disponibles pour l’Arménie, la Moldavie, le Monténégro, la Serbie et la Suisse plus la Norvège.

(18)

http://ec.europa.eu/eurostat/web/quality/european-statistics-code-of-practice.

(19)

Cette procédure se distingue de celle établie pour l’indicateur de référence relatif à l’enseignement supérieur. Des subventions ont été accordées aux pays pour la collecte pilote de données à la fois dans l’EFPI et dans l’enseignement supérieur (avec une participation minimale pour la partie relative à l’enseignement supérieur).

(20)

Doc. 2015-ETS-05 et son annexe:: https://circabc.europa.eu/w/browse/92373d62-bba3-42d2-be57-578a165bd0bb . À l’origine, 20 pays ont participé à l’accord SSE mais CZ, EL, FR et LU n'ont finalement pas effectué de collecte pilote de données. La FR devrait réaliser une collecte pilote de données en 2016.

(21)

Cela vaut également pour l'indicateur de référence relatif à l’enseignement supérieur (dès que les données sur la mobilité des crédits d’enseignement seront fournies dans le bon format).

(22)

Un autre pays a fait observer que cette initiative revêtait un intérêt stratégique limité et a proposé de ne pas la poursuivre.

(23)

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52015XG1215(02)&from=FR ; section 2.3, 4e paragraphe.

(24)

COM(2016) 603 du 14.9.2006 p. 3: http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52016DC0603&rid=1

(25)

«Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe» [COM(2016) 381], voir le paragraphe intitulé «Un soutien accru à la mobilité des apprenants», p. 16.

(26)

Les conclusions du Conseil de 2011 fournissent une longue liste de documents stratégiques de référence jusqu’à 2011. Pour la période allant de 2012 à 2015, les actes suivants présentent de l’intérêt: http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32013R1288 , http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32013R1288 ; http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:52011XG1220(07) .

(27)

Voir par exemple: http://ec.europa.eu/education/library/study/2014/erasmus-impact_en.pdf , http://www.voced.edu.au/content/ngv%3A40712 , http://www.pedz.uni-mannheim.de/daten/edz-b/gdbk/10/vetpro_fr.pdf .

(28)

https://webgate.ec.europa.eu/fpfis/mwikis/eurydice/index.php/Publications:Towards_a_Mobility_Scoreboard:_Conditions_for_Learning_Abroad_in_Europe .

(29)

Les tableaux de bord de la mobilité dans l’enseignement supérieur (2e édition) et l’EFPI sont accessibles via une plate-forme publiée le 8.12.2016; http://eacea.ec.europa.eu/erasmus-plus/news/online-platform-mobility-scoreboard_en .

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