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AccueilDroit européen52017DC0365
Acte préparatoire52017DC0365

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L’UNION EUROPÉENNE 2016

CELEX52017DC0365
TypeActe préparatoire
Datelundi 26 juin 2017

Résumé IA

Cette communication présente les comptes annuels consolidés de l’Union européenne pour l’exercice 2016, détaillant l’exécution du budget européen et la situation financière des institutions. Elle offre une vision d’ensemble des actifs, passifs, recettes et dépenses de l’UE, servant de base à la décharge budgétaire et au contrôle de la gestion financière par le Parlement européen et la Cour des comptes. Pour un professionnel du droit français, ce document permet de vérifier la conformité des opérations financières de l’UE avec les règlements budgétaires applicables.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 26.6.2017

COM(2017) 365 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION

COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L’UNION EUROPÉENNE 2016


SOMMAIRE

AVANT-PROPOS

L’UNION EUROPÉENNE: CADRE POLITIQUE, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

BILAN BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

EXAMEN ET ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE ET NOTES ANNEXES

GLOSSAIRE

AVANT-PROPOS

Je suis très heureux de présenter les comptes annuels de l’Union européenne pour l’exercice 2016. Ces comptes procurent une vue d'ensemble des finances de l’UE en 2016, notamment des informations sur la situation financière de l’Union, l’exécution du budget pendant l’année, le passif éventuel ainsi que les obligations et engagements financiers contractés par l’Union. Les comptes, qui reflètent le caractère pluriannuel des activités de l’Union, sont en outre assortis d'explications sur les principales données financières et leur évolution.

2016 a été une année pleine de réussites mais aussi de défis pour l’Union européenne. Le budget de l’UE était axé sur le renforcement de l’économie, la dynamisation de l’emploi et de la croissance et les investissements dans la recherche. L'économie européenne et les conditions du marché du travail se sont améliorées et le taux de chômage dans l’UE a reculé.

Moins d'un an et demi après son lancement, le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), pièce maîtresse du plan d’investissement pour l’Europe, a déjà produit des résultats tangibles. Présent dans l’ensemble des 28 États membres, ce Fonds avait mobilisé plus de 190 milliards d’EUR d’investissements à la mi-mai 2017, soit plus de la moitié de l’objectif de 315 milliards d’EUR fixé pour le milieu de l'année 2018, contribuant ainsi à la relance économique. À la fin de l’année 2016, le Fonds de garantie, qui couvre les opérations de l’EFSI menées par le groupe BEI, avait été provisionné par des versements issus du budget de l’UE s'établissant, dans les présents comptes annuels, à un montant total de 1 milliard d’EUR.

Dynamiser l’emploi, la croissance et les investissements reste la première priorité du budget de l’UE. La Commission poursuit ses efforts en vue de renforcer la reprise économique de l’UE et d’investir dans sa jeunesse et ses demandeurs d’emploi, ainsi que dans les start-ups et les petites et moyennes entreprises (PME). La facilité de garantie de prêts, qui relève du programme «COSME» («Programme pour la compétitivité des entreprises et des petites et moyennes entreprises»), en est un bon exemple. Celle-ci a continué d'engranger d'excellents résultats en 2016, grâce également à la capacité de couverture des risques supplémentaire procurée par l’EFSI. À la fin de l’année 2016, plus de 143 000 petites et moyennes entreprises dans 21 pays avaient déjà reçu des financements s'élevant à plus de 5,5 milliards d’EUR grâce au soutien du programme COSME.

Le programme Horizon 2020 pour la recherche et l’innovation joue un rôle clé dans la création d’une économie et d’une société fondées sur l’innovation et la connaissance dans l’UE. Il est parvenu à susciter 49 000 participations, ayant donné lieu à la signature de conventions de subvention pour un montant total de 20,5 milliards d’EUR. Plus de 21 % des participations ont été le fait de PME. Le renforcement des activités menées dans le cadre d’Horizon 2020 se reflète dans la hausse de près de 40 % par rapport à l’année précédente en faveur des instruments de garantie Horizon 2020, repris dans les présents comptes.

À la suite de la déclaration de services initiaux en 2016, le programme Galileo, qui vise à établir un système global de navigation par satellite propre à l’Europe, a quitté sa phase de déploiement pour entrer dans sa phase d’exploitation en 2016. La valeur des satellites Galileo opérationnels et de l’infrastructure au sol inscrite dans les présents comptes s'élevait à 2 milliards d’EUR à la fin de l’année 2016. La mise en œuvre de projets dans le cadre du programme Horizon 2020 a encouragé l’élaboration de nouvelles applications Galileo. Ces projets ont déjà permis l’introduction de 13 innovations sur le marché, le dépôt de 5 brevets, l'élaboration de 34 prototypes avancés, la mise sur le marché de deux produits et la publication de 223 articles scientifiques. Le marché du système global de navigation par satellite devrait passer de 5,8 milliards d’appareils en service en 2017 à environ 8 milliards d’ici à 2020.

Dans le domaine des transports, le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), dont l’objectif est de faciliter, pour les projets d'infrastructures, l'accès aux financements dans les secteurs des transports, des télécommunications et de l'énergie, a contribué aux travaux du tunnel ferroviaire de base du Brenner qui, avec ses 64 km, sera le plus long tunnel ferroviaire de grande capacité au monde. L’instrument de prêt du MIE, qui figure lui aussi dans les comptes, propose de partager les risques du financement des emprunts sous forme de dette ou de garanties privilégiée(s) et subordonnée(s) ainsi que d’un soutien aux emprunts obligataires pour le financement de projets.

En 2016, l’Europe a continué d’apporter une réponse aux nouveaux défis liés à l’évolution de la situation géopolitique. L’Union utilise son budget pour aider les États membres à gérer les flux migratoires de manière adéquate, en traitant les causes profondes de la migration et en protégeant l’espace Schengen. La mise en œuvre des programmes nationaux des États membres financés par le Fonds «Asile, migration et intégration» et le Fonds pour la sécurité intérieure s’est accélérée en 2016.

La Commission a également mis en place la facilité en faveur des réfugiés en Turquie, qui est devenue opérationnelle le 17 février 2016 et pour laquelle les États membres ont versé, comme l'indiquent les comptes, 630 millions d’EUR de contributions, encaissées en 2016. La facilité a notamment permis à la Commission de lancer un programme innovant intitulé «Filet de sécurité sociale d’urgence», dont l’objectif est d’aider jusqu’à un million de réfugiés parmi les plus vulnérables présents en Turquie grâce à des allocations régulières en espèces. Il s’agit d’un exemple de l’utilisation accrue de l’assistance issue du budget de l’UE pour fournir une aide efficiente et efficace aux personnes se trouvant dans des situations d’urgence.

En juin 2016, la Commission a proposé un nouveau cadre de partenariat avec les pays tiers au titre de l’agenda européen en matière de migration. Ce cadre constitue une approche européenne tendant à l’approfondissement de la coopération avec les pays d’origine, de transit et de destination des flux migratoires. Il est soutenu par la plupart des programmes relevant de la rubrique «L’Europe dans le monde», mais aussi par les fonds fiduciaires correspondants de l’UE, notamment le fonds fiduciaire pour la Syrie, qui figure dans les présents comptes annuels. Il est essentiel que ce cadre de partenariat bénéficie de financements suffisants si l’on veut être en mesure de renforcer la coopération avec les pays partenaires prioritaires et poursuivre les efforts sur la route migratoire de la Méditerranée centrale.

D’autres défis mondiaux, tels que le changement climatique, ont conservé leur place prioritaire dans le budget de l’UE. En 2016, la contribution totale à l’intégration de la question du changement climatique a été estimée à 20,9 %, conformément à l’objectif fixé pour la période 2014-2020 de l'actuel cadre financier pluriannuel (CFP).

Sous l’angle budgétaire, les Fonds structurels et d’investissement européens et la politique agricole commune demeurent les principaux instruments d’investissement de l’UE. 57,4 milliards d’EUR issus du budget de l’UE ont été consacrés à l’agriculture et au développement rural en 2016 et, malgré des retards lors du démarrage et de la mise en œuvre de l’actuel CFP, des dépenses de 37,8 milliards d’EUR ont été réalisées en faveur de la cohésion économique, sociale et territoriale.

La Commission a lancé un débat sur l'avenir et les priorités d’une Union européenne à 27 États membres. Nous continuerons à œuvrer ensemble pour bâtir un avenir plus prospère, plus compétitif et plus sûr.

Günther H. Oettinger

Membre de la Commission européenne chargé du budget et des ressources humaines

L’UNION EUROPÉENNE: CADRE POLITIQUE, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

L’Union européenne (UE) est une union qui s’est vue attribuer des compétences par 28 1 pays européens (les États membres) afin d’atteindre des objectifs communs. L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.

1.CADRE POLITIQUE

Traités de l’UE

Les objectifs et principes généraux qui guident l’Union et les institutions européennes sont définis dans les traités. L'Union européenne et ses institutions n'agissent que dans les limites des compétences qui leur sont attribuées par les traités pour atteindre les objectifs qui y sont établis et doivent, lors de l’exercice de leurs compétences, respecter les principes 2 de subsidiarité et de proportionnalité.

L’Union se dote des moyens financiers nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques. La Commission est responsable de la mise en œuvre des objectifs en coopération avec les États membres et conformément au principe de bonne gestion financière.

L’Union poursuit les objectifs établis dans les traités à l’aide d’un certain nombre d'outils, dont fait partie le budget de l’UE. Elle peut également, par exemple, proposer des actes législatifs et établir des stratégies politiques.

Stratégie
Europe 2020

La stratégie Europe 2020, adoptée en 2010 par les chefs d'État ou de gouvernement des États membres de l'UE, définit une stratégie décennale pour la croissance et l’emploi au niveau de l’Union et pour l’Union 3 . Elle présente trois priorités qui se renforcent mutuellement, à savoir une croissance intelligente, durable et inclusive, ainsi que cinq grands objectifs pour l’UE. Son succès dépend de tous les acteurs de l’Union, travaillant main dans la main.

Le budget de l’Union n’est que l’un des instruments de l’UE contribuant à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020. Un large éventail d’actions sont menées aux niveaux national, international et de l’UE afin d’obtenir des résultats concrets pour la stratégie Europe 2020.

Priorités politiques de la Commission

Les priorités politiques de la Commission sont définies dans les orientations politiques de son président. Celles-ci constituent une feuille de route pour l’action de la Commission qui est pleinement cohérente et compatible avec la stratégie Europe 2020 en tant que stratégie de croissance à long terme pour l’Europe.

DIX PRIORITÉS

Un nouvel élan pour l'emploi, la croissance et l'investissement.

Un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les États-Unis.

Un marché unique du numérique connecté.

Un espace de justice et de droits fondamentaux basé sur la confiance mutuelle.

Une Union plus résiliente sur le plan de l'énergie, dotée d'une politique visionnaire en matière de changement climatique.

Vers une nouvelle politique migratoire.

Un marché intérieur plus approfondi et plus équitable, doté d'une base industrielle renforcée.

Une Europe plus forte sur la scène internationale.

Une Union économique et monétaire (UEM) plus approfondie et plus équitable.

Une Union du changement démocratique.

Les politiques soutenues par le budget de l’Union sont mises en œuvre conformément au cadre financier pluriannuel (CFP).

CFP

Le cadre financier pluriannuel (CFP) traduit les priorités politiques de l’UE en termes financiers pour une période minimale de cinq ans. Il fixe les montants annuels maximaux (plafonds) pour l’ensemble des dépenses de l’UE et pour les grandes catégories de dépenses (rubriques). La somme des plafonds de toutes ces rubriques correspond au plafond total des crédits d’engagement.

Le CFP soutient les actions de l’UE destinées à réaliser les objectifs des politiques de l’Union sur une période assez longue pour être efficace et fournir une vision à long terme cohérente aux bénéficiaires et aux autorités nationales assurant le cofinancement. Le CFP 2014-2020 et ses programmes constitutifs, qui fixent les engagements budgétaires maximaux pour la période à 960 milliards d’EUR et les paiements à 908 milliards (aux prix de 2011) et dont la conception s'inscrit dans une profonde logique européenne, se concentrent sur la création de valeur ajoutée afin de contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020 pour la croissance et l’emploi, qui ont été définis conjointement.

Le CFP est adopté à l’unanimité, ce qui marque l'accord de tous les États membres au sujet des objectifs et des dépenses. Le budget de l’UE finance un large éventail de politiques et de programmes mis en œuvre dans toute l’Union. Conformément aux priorités fixées par le Parlement européen et le Conseil dans le CFP, la Commission met en œuvre des programmes de dépenses, des activités et des projets. Dans le principal poste de dépenses des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), l’UE s’engage juridiquement à mettre en œuvre ces actions en adoptant les programmes opérationnels.

Accord interinstitutionnel

Le cadre financier pluriannuel est complété par l’accord interinstitutionnel sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière 4 , qui est un accord politique entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Cet accord,

adopté en 2013 conformément à l’article 295 du TFUE, a pour objet de mettre en œuvre la discipline budgétaire et d'améliorer le déroulement de la procédure budgétaire annuelle et la coopération entre les institutions en matière budgétaire ainsi que d'assurer une bonne gestion financière.

Budget annuel

La Commission élabore le budget annuel, et le Parlement européen et le Conseil l’approuvent normalement à la mi-décembre, conformément à la procédure prévue à l’article 314 du TFUE. Selon le principe d’équilibre budgétaire, le total des recettes doit, pour un exercice financier donné, être égal au total des dépenses (crédits de paiement).

Les ressources propres, complétées par d’autres recettes, constituent la principale source de financement de l’UE. Il existe trois types de ressources propres: les ressources propres traditionnelles (comme les droits de douane et les cotisations «sucre»), la ressource propre fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la ressource propre fondée sur le revenu national brut (RNB). Les autres recettes découlant des activités de l’UE (par exemple les amendes pour des infractions aux règles de concurrence) représentent normalement moins de 10 % des recettes totales. Le montant total des ressources propres nécessaires au financement du budget est déterminé par le total des dépenses, déduction faite des autres recettes. Le montant total des ressources propres ne peut excéder 1,23 % de la somme des revenus nationaux bruts (RNB) des États membres.

Les dépenses opérationnelles de l’UE couvrent les diverses rubriques du CFP et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés. Trois modes de gestion sont possibles pour l'exécution du budget de l'UE:

Gestion partagée: méthode d’exécution du budget par laquelle les tâches sont déléguées aux États membres. Environ 80 % des dépenses relèvent de ce mode de gestion, qui englobe des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles.

Gestion directe: exécution directe du budget par les services de la Commission.

Gestion indirecte: la Commission confie certaines tâches d’exécution du budget à des organismes de droit européen ou de droit national, tels que les agences de l'UE ou des organisations internationales.

Règlement financier

Le règlement financier (RF) applicable au budget général est un acte fondamental dans l’architecture réglementaire des finances de l’UE. Il définit en effet les règles financières de l’Union et fixe les règles générales régissant son budget.

2.GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE DANS L’UNION EUROPÉENNE

2.1.STRUCTURE INSTITUTIONNELLE

La gouvernance organisationnelle de l’Union se compose d’institutions, agences et autres organes de l’UE répertoriés à la note 9 des annexes aux états financiers consolidés. Ses institutions principales, en ce sens qu’elles sont responsables de l’élaboration des politiques et de l’adoption des décisions, sont le Parlement européen, le Conseil européen, le Conseil et la Commission.

La Commission, organe exécutif de l’Union, défend l'intérêt général. Pour ce faire, elle propose des actes législatifs, met en œuvre les politiques de l’UE, surveille la mise en œuvre correcte des traités et du droit européen, gère le budget de l’UE et représente l’Union au-delà des frontières de l’Europe.

Le fonctionnement interne de la Commission repose sur plusieurs grands principes de bonne gouvernance: des rôles et responsabilités clairement définis, un engagement fort pour la gestion de la performance et le respect du cadre juridique, des mécanismes de responsabilité clairs, un cadre réglementaire inclusif et de grande qualité, l’ouverture et la transparence et des normes d’éthique rigoureuses.

2.2.LA STRUCTURE DE GOUVERNANCE DE LA COMMISSION

La Commission européenne possède un système de gouvernance unique, qui établit une nette distinction entre les structures politiques et les structures de contrôle administratif et définit clairement la chaîne des responsabilités et la responsabilité financière. Ce système trouve son origine dans les traités, et la structure a évolué pour s’adapter à un environnement en mutation et pour s’aligner sur les meilleures pratiques définies dans les normes internationales en la matière 5 .

§Le collège des commissaires assume collectivement la responsabilité politique des travaux de la Commission. L'exécution opérationnelle du budget est déléguée aux directeurs généraux et aux chefs de service, qui sont à la tête de la structure administrative de la Commission 6 .

§Le collège délègue les tâches de gestion financière aux directeurs généraux ou aux chefs de service, qui deviennent ainsi ordonnateurs délégués (OD). Ces derniers peuvent à leur tour déléguer des tâches aux directeurs, chefs d'unité ou autres, qui deviennent ainsi ordonnateurs subdélégués. La responsabilité des ordonnateurs s’étend à l’ensemble du processus de gestion, de la détermination des actions à mener pour réaliser les objectifs politiques fixés par l’institution à la gestion des activités engagées du point de vue tant opérationnel que budgétaire.

Au sein de la Commission, les fonctions et responsabilités en matière de gestion financière sont donc définies et exercées de manière précise. Il s’agit d’une approche décentralisée, axée sur des responsabilités claires, visant à créer une culture administrative qui incite les fonctionnaires à assumer la responsabilité des activités qu’ils exercent et à les rendre maîtres des activités dont ils sont responsables.

Dans le contexte du cycle de planification stratégique et de programmation de la Commission, chaque ordonnateur est tenu d’établir un «rapport annuel d’activités» (RAA) portant sur les activités et les résultats et réalisations des politiques menées au cours de l’année. Dans ce rapport, il déclare que les ressources ont été utilisées conformément au principe de bonne gestion financière et que les procédures de contrôle qu'il a mises en place offrent les garanties nécessaires quant à la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes. Au niveau de la Commission, ces résultats sont adoptés et publiés sous une forme agrégée dans le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget, qui est transmis au Parlement européen et au Conseil. Ce rapport est le principal instrument par lequel le collège des commissaires assume la responsabilité politique de la gestion du budget.

Le comptable de la Commission est responsable, au niveau central, de la gestion de la trésorerie, des procédures de recouvrement, de la définition de règles comptables sur la base des méthodes et normes comptables internationales pour le secteur public, de la validation des systèmes comptables ainsi que de la préparation des comptes annuels de la Commission et des comptes annuels consolidés de l’Union. En outre, le comptable est tenu de signer les comptes annuels et de déclarer qu’ils présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie. Le comptable exerce une fonction indépendante et assume une responsabilité essentielle dans l'information financière au sein de la Commission. L’auditeur interne de la Commission exerce lui aussi une fonction centralisée et indépendante.

Le conseil d’administration joue un rôle dans la gouvernance de la Commission en assurant une surveillance et en formulant des orientations stratégiques sur les principaux aspects de la gestion institutionnelle, notamment en matière de ressources humaines et financières. Présidé par le secrétaire général, il réunit régulièrement les directeurs généraux et les cabinets chargés du budget, des ressources humaines et des TI afin de veiller à ce que les structures organisationnelles et techniques nécessaires soient en place au sein de la Commission aux fins d'une mise en œuvre efficace et efficiente des priorités politiques définies par le président.

2.3.UN CADRE DE PERFORMANCE SOLIDE

La mise en place de cadres de performance solides est essentielle pour garantir une approche fortement axée sur les résultats, la création d’une valeur ajoutée par l’UE et une bonne gestion des programmes de l’Union. L’exécution du budget de l’UE doit tenir compte de la pluralité des objectifs, de la complémentarité et de la rationalisation des politiques et des programmes ainsi que du rôle clé joué par les États membres dans cette exécution. La Commission s’engage à veiller à ce que le budget de l’UE permette de produire de meilleurs résultats pour les citoyens et qu'il soutienne les priorités politiques. Par son initiative «Un budget axé sur les résultats», la Commission fait en sorte que les ressources soient allouées aux priorités et que chaque action produise des résultats significatifs et une valeur ajoutée élevée. S’appuyant sur le cadre de performance 2014-2020, cette initiative promeut un meilleur équilibre entre conformité et performance. Les cadres de performance 2014-2020 ont été intégrés en tant que nouvel élément obligatoire et l’un des principaux piliers du renforcement de l’orientation vers les résultats de cette période de programmation. Ils prévoient l’établissement d’objectifs, d’indicateurs et de cibles clairs et mesurables ainsi que des dispositions en matière de surveillance, de compte rendu et d'évaluation.

Le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget fait un tour d'horizon complet des performances, de la gestion et de la protection du budget de l’UE. Il décrit la façon dont le budget de l’UE soutient les priorités politiques de l’Union européenne, les résultats obtenus grâce au budget ainsi que le rôle joué par la Commission dans le contrôle du respect et la promotion des normes les plus élevées en matière de gestion budgétaire et financière.

2.4.INFORMATION FINANCIÈRE

Le principal élément de l’information financière au sein de l’UE est le paquet d’information financière intégrée, qui comprend les comptes annuels consolidés de l’UE et d’autres rapports accompagnant les comptes, à savoir le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget et le rapport sur le suivi de la décharge. Le paquet d’information financière intégrée permet au public d’avoir une vue d’ensemble de la situation financière et opérationnelle de l’Union chaque année.

Les comptes annuels consolidés de l’UE apportent des informations financières sur les activités des institutions, agences et autres organes de l’UE sous l’angle du budget et de la comptabilité d’exercice. Ces comptes ne comprennent pas les comptes annuels des États membres.

Les comptes annuels consolidés de l’UE comprennent deux parties distinctes mais liées:

a) les états financiers consolidés et

b) les états sur l’exécution du budget, qui permettent de suivre, de manière agrégée, l’exécution budgétaire.

En outre, les comptes annuels consolidés de l’UE sont accompagnés d’un examen et d'une analyse des états financiers qui résument les principales modifications et tendances concernant les états financiers et expliquent les risques et incertitudes notables auxquels l’UE a dû faire face et doit donner suite à l'avenir.

Établissement de rapports et obligation de rendre compte au sein de la Commission:

Paquet d’information financière intégrée

Comptes annuels consolidés de l’UE

Rapport annuel sur la gestion et la performance du budget

Rapport sur le suivi de la décharge

Autres rapports

Rapport général sur l’activité de l’Union européenne

Rapports annuels d'activités des directions générales

Rapport sur la gestion budgétaire et financière

2.5.CONTRÔLES

Audit externe

La Cour des comptes européenne (la Cour) est l’auditeur externe des institutions (et organes) de l’UE. La mission de la Cour est de contribuer à l’amélioration de la gestion financière de l’UE, de promouvoir la responsabilisation et la transparence et d’agir en tant que gardien indépendant des intérêts financiers des citoyens de l’Union. Le rôle de la Cour, en sa qualité d’auditeur externe indépendant de l’UE, consiste à vérifier que les fonds de l’UE sont correctement comptabilisés, et perçus et dépensés conformément aux règles et règlements applicables, et que les ressources sont optimisées.

Les comptes annuels de l’UE et la gestion des ressources sont contrôlés par la Cour qui, dans le cadre de ses activités, établit pour le Parlement européen et le Conseil:

1) un rapport annuel sur les activités financées par le budget général, contenant ses observations sur les comptes annuels et les opérations sous-jacentes;

2) un avis, fondé sur ses audits et figurant dans le rapport annuel sous forme de déclaration d’assurance, sur i) la fiabilité des comptes et ii) la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes concernant à la fois les recettes perçues et les paiements aux bénéficiaires finals, et

3) des rapports spéciaux dans des domaines spécifiques.

Décharge

La décharge du budget pour un exercice donné constitue l’étape finale d’un cycle budgétaire. Elle est donnée à la Commission et à l’ensemble des autres institutions et organes de l’UE. La décharge constitue le volet politique du contrôle externe de l’exécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, «libère» la Commission (et les autres organes de l’UE) pour sa gestion d’un budget donné en clôturant la vie de ce budget. Le Parlement européen est l’autorité de décharge au sein de l’UE. Autrement dit, après l’audit et la finalisation des comptes annuels, il revient au Conseil d’émettre une recommandation et ensuite au Parlement européen de donner décharge à la Commission et à d’autres organes de l’Union pour l’exécution du budget de l’UE pour un exercice donné. Cette décision est fondée sur un examen des comptes annuels, du rapport annuel de la Commission sur la gestion et la performance du budget, du rapport annuel, de l’opinion d’audit et des rapports spéciaux de la Cour ainsi que des réponses de la Commission aux questions et autres demandes d’informations qui lui sont adressées.

Cette procédure de décharge peut donner lieu à trois situations: l’octroi, l’ajournement ou le refus de la décharge. Une partie intégrante de la procédure annuelle de décharge budgétaire au Parlement européen consiste en des auditions avec les commissaires, qui sont interrogés par les membres de la commission du contrôle budgétaire du Parlement sur les domaines politiques relevant de leur responsabilité. Le rapport final de décharge, assorti de recommandations spécifiques adressées à la Commission, est adopté en plénière par le Parlement européen. Les recommandations de décharge du Conseil sont adoptées par le Conseil «Affaires économiques et financières» (Ecofin). Tant le rapport de décharge du Parlement européen que les recommandations du Conseil donnent lieu à un rapport de suivi annuel dans lequel la Commission souligne les actions concrètes prises en réponse aux recommandations formulées.

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

Les comptes annuels consolidés de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2016 ont été élaborés sur la base des informations fournies par les institutions et organismes conformément à l’article 148, paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de l’Union européenne. Je déclare par la présente que lesdits comptes ont été établis conformément au titre IX dudit règlement financier ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables exposés dans les notes annexes aux états financiers.

J’ai obtenu des comptables de ces institutions et organismes, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à la production des comptes décrivant l’actif et le passif de l’Union européenne, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure de signer les comptes de la Commission européenne, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union européenne.

[signé]

Rosa ALDEA BUSQUETS

Comptable de la Commission

Le 23 juin 2017

UNION EUROPÉENNE

EXERCICE 2016

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

Des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’euros.

SOMMAIRE

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1. 1 . PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2. 2 . NOTES ANNEXES AU BILAN

3. 3 . NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

4. 4 . ACTIF ET PASSIF ÉVENTUELS

5. 5 . ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES ET JURIDIQUES

6. 6 . GESTION DES RISQUES FINANCIERS

7. 7 . INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

8. 8 . ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

9. 9 . PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

BILAN

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

ACTIFS NON COURANTS

Immobilisations incorporelles

2.1

381

337

Immobilisations corporelles

2.2

10 068

8 700

Investissements comptabilisés selon la mise en équivalence

2.3

528

497

Actifs financiers

2.4

62 247

56 965

Préfinancements

2.5

21 901

29 879

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

717

870

95 842

97 248

ACTIFS COURANTS

Actifs financiers

2.4

3 673

9 907

Préfinancements

2.5

23 569

15 277

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

10 905

9 454

Stocks

2.7

165

138

Trésorerie et équivalents de trésorerie

2.8

28 585

21 671

66 897

56 448

TOTAL DE L’ACTIF

162 739

153 696

PASSIFS NON COURANTS

Retraites et autres avantages du personnel

2.9

(67 231)

(63 814)

Provisions

2.10

(1 936)

(1 716)

Passifs financiers

2.11

(55 067)

(51 764)

(124 234)

(117 293)

PASSIFS COURANTS

Provisions

2.10

(675)

(314)

Passifs financiers

2.11

(2 284)

(7 939)

Sommes à payer

2.12

(40 005)

(32 191)

Charges à payer et produits à reporter

2.13

(67 580)

(68 402)

(110 544)

(108 846)

TOTAL DU PASSIF

(234 778)

(226 139)

ACTIF NET

(72 040)

(72 442)

Réserves

2.14

4 841

4 682

Montants à appeler auprès des États membres*

2.15

(76 881)

(77 124)

ACTIF NET

(72 040)

(72 442)

* Le Parlement européen a adopté, le 1er décembre 2016, un budget prévoyant que le paiement des dettes à court terme de l’Union doit être assuré sur des ressources propres à percevoir par les États membres ou à appeler auprès de ceux-ci en 2017. En vertu de l’article 83 du statut [règlement (CEE, Euratom, CECA) n° 259/68 du Conseil du 29 février 1968 tel que modifié], les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations de pension.

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

en Mio EUR

Note

2016

2015

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Ressources RNB

3.1

95 578

95 355

Ressources propres traditionnelles

3.2

20 439

18 649

Ressources TVA

3.3

15 859

18 328

Amendes

3.4

3 858

531

Récupération de dépenses

3.5

1 947

1 547

Autres

3.6

5 740

5 067

143 422

139 478

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produit financier

3.7

1 769

1 846

Autres

3.8

996

1 562

2 765

3 408

Recettes totales

146 187

142 886

DÉPENSES

Exécution par les États membres

3.9

Fonds européen agricole de garantie

(44 152)

(45 032)

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

(12 604)

(16 376)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

(35 045)

(38 745)

Fonds social européen

(9 366)

(9 849)

Autres

(1 606)

(2 380)

Exécution par la Commission, des agences exécutives et des fonds fiduciaires

3.10

(15 610)

(15 626)

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

3.11

(2 547)

(1 209)

Exécution par des pays tiers et des organisations internationales

3.11

(3 258)

(3 031)

Exécution par d’autres entités

3.11

(2 035)

(2 107)

Coûts du personnel et des pensions

3.12

(9 776)

(10 273)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

3.13

(1 068)

(2 040)

Charges financières

3.14

(1 904)

(1 986)

Part du résultat des entités associées et coentreprises

3.15

2

(641)

Autres dépenses

3.16

(5 486)

(6 623)

Dépenses totales

(144 454)

(155 919)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

1 733

(13 033)

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

2016

2015

Résultat économique de l’exercice

1 733

(13 033)

Activités d’exploitation

Amortissements

88

74

Dépréciations

575

489

(Augmentation)/diminution des prêts

1 774

1 591

(Augmentation)/diminution des préfinancements

(314)

7 439

(Augmentation)/diminution des créances à recevoir avec contrepartie directe et
des créances à recouvrer sans contrepartie directe

(1 297)

5 253

(Augmentation)/diminution des stocks

(26)

(10)

Augmentation/(diminution) du passif lié aux retraites et avantages du personnel

3 417

5 198

Augmentation/(diminution) des provisions

581

(253)

Augmentation/(diminution) des passifs financiers

(2 351)

(977)

Augmentation/(diminution) des sommes à payer

7 813

(10 989)

Augmentation/(diminution) des charges à payer et produits à reporter

(821)

12 429

Excédent budgétaire de l’exercice précédent comptabilisé comme produit hors trésorerie

(1 349)

(1 435)

Autres mouvements hors trésorerie

18

32

Activités d’investissement

(Augmentation)/diminution des immobilisations incorporelles et corporelles

(2 073)

(1 381)

(Augmentation)/diminution des investissements comptabilisés selon la
méthode de la mise en équivalence

(31)

(87)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers disponibles à la vente

(822)

(213)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

(0)

-

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

6 914

4 126

Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

6 914

4 126

Valeurs disponibles en début d’exercice

21 671

17 545

Valeurs disponibles en fin d’exercice

28 585

21 671

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

en Mio EUR

Réserves (A)

Montants à appeler auprès des États membres (B)

Actif net = (A) + (B)

Réserve de juste valeur

Autres réserves

Excédent/(déficit) cumulé

Résultat économique de l’exercice

SOLDE AU 31.12.2014

238

4 197

(51 161)

(11 280)

(58 006)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

–

189

(189)

–

–

Variations de la juste valeur

54

–

–

–

54

Autres

–

2

(24)

–

(22)

Affectation du résultat économique 2014

–

3

(11 283)

11 280

–

Résultat de l’exécution budgétaire 2014 crédité aux États membres

–

–

(1 435)

–

(1 435)

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(13 033)

(13 033)

SOLDE AU 31.12.2015

292

4 390

(64 091)

(13 033)

(72 442)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

–

82

(82)

–

–

Variations de la juste valeur

33

–

–

–

33

Autres

–

39

(54)

–

(15)

Affectation du résultat économique 2015

–

5

(13 038)

13 033

–

Résultat de l’exécution budgétaire 2015 crédité aux États membres

–

–

(1 349)

–

(1 349)

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

1 733

1 733

SOLDE AU 31.12.2016

325

4 516

(78 614)

1 733

(72 040)

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

1.1.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

La comptabilité de l’Union européenne est tenue conformément aux dispositions du règlement (UE, Euratom) nº 966/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union et abrogeant le règlement (CE, Euratom) nº 1605/2002 du Conseil (JO L 298 du 26.10.2012, p. 1), ci-après le «règlement financier», et du règlement délégué (UE) nº 1268/2012 de la Commission du 29 octobre 2012 (JO L 362 du 31.12.2012, p. 1) relatif aux règles d’application dudit règlement financier.

En vertu de l’article 143 du règlement financier, l’Union européenne prépare ses états financiers selon les règles de comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables admises au niveau international pour le secteur public (IPSAS). Ces normes comptables, adoptées par le comptable de la Commission, doivent être appliquées par l’ensemble des institutions et organes de l’UE rentrant dans le périmètre de consolidation afin de disposer d’un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l’harmonisation du processus d’établissement des états financiers et de consolidation.

1.2.PRINCIPES COMPTABLES

Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie d’une entité utiles à tout un éventail d’utilisateurs. Pour l’UE en tant que secteur public, les objectifs sont plus spécifiquement de procurer des informations servant à la prise de décisions et de permettre à l’entité de rendre des comptes quant à l’utilisation des ressources placées sous sa responsabilité. C’est dans ce cadre qu’est établi le présent document.

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l'élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable 1 de l’UE «Financial Statements» (États financiers) et sont identiques à celles décrites dans IPSAS 1: image fidèle, comptabilité d’exercice, continuité d'activité, cohérence de la présentation, importance relative, regroupement, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives du rapport financier selon l’article 144 du règlement financier sont la pertinence, la fiabilité, la clarté et la comparabilité.

1.3.CONSOLIDATION

Périmètre de consolidation

Les états financiers consolidés de l’UE englobent l’ensemble des grandes entités contrôlées (à savoir les institutions de l’UE, dont la Commission, et les agences de l’UE), entités associées et coentreprises. La liste exhaustive des entités consolidées figure dans la note 9 des états financiers de l’UE. Elle comprend désormais 52 entités contrôlées et 1 entité associée. Les entités qui relèvent du périmètre de consolidation mais qui ne sont pas significatives pour les états financiers consolidés de l’UE dans leur ensemble ne doivent être ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence lorsque cela entraînerait une perte excessive de temps ou d’argent pour l’UE. Ces entités sont désignées sous le nom d’«entités mineures» et sont répertoriées séparément à la note 9. En 2016, 7 entités ont été classées comme entités mineures.

Entités contrôlées

La décision d’intégrer une entité dans le périmètre de consolidation est fondée sur le concept du contrôle. Les entités contrôlées sont toutes des entités pour lesquelles l’Union européenne est confrontée ou peut prétendre à des avantages variables de son engagement et peut modifier la nature ou la quantité de ces avantages grâce au pouvoir dont elle dispose sur l’autre entité. Ce pouvoir doit être actuellement exerçable et porter sur les activités pertinentes de cette entité. Les entités contrôlées sont pleinement consolidées. La consolidation débute à la date du premier contrôle et s’achève au terme desdits contrôles.

Les indicateurs de contrôle les plus communs au sein de l’UE sont: la création de l’entité par des traités constitutifs ou actes de droit dérivé, le financement de l’entité par le budget de l’UE, l’existence de droits de vote au sein des organes directeurs, la vérification des comptes par la Cour des comptes européenne et la décharge par le Parlement européen. Une évaluation individuelle est effectuée au niveau de chaque entité afin de déterminer si un ou tous les critères susmentionnés suffisent à donner lieu au contrôle.

Selon cette approche, les institutions (excepté la Banque centrale européenne) et agences de l’UE (hormis les agences de l’ancien deuxième pilier) sont considérées comme étant sous le contrôle exclusif de l’UE et sont donc également incluses dans le périmètre de consolidation. Par ailleurs, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en liquidation est également considérée comme une entité contrôlée.

Tous les «soldes et transactions réciproques» entre entités contrôlées de l’UE sont éliminés, tandis que les gains et pertes non réalisés liés à de telles transactions, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés.

Partenariats

Un partenariat est une opération sur laquelle l’UE et deux parties ou plus exercent un contrôle conjoint. Le contrôle conjoint est le partage contractuellement convenu du contrôle exercé sur une opération, qui n’existe que dans le cas où les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle. Un partenariat est soit une activité conjointe, soit une coentreprise. Lorsqu’un partenariat est structuré sous forme de véhicule distinct et que les parties ont des droits sur l’actif net de l’opération, ce partenariat est considéré comme une coentreprise. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4). Lorsque les parties ont des droits sur les actifs, et des obligations au titre des passifs, relatifs à l’opération, ce partenariat est considéré comme une activité conjointe. En lien avec ses intérêts dans des activités conjointes, l’UE reconnaît dans ses états financiers: ses actifs et passifs, ses recettes et dépenses ainsi que sa part des actifs, passifs, recettes et dépenses détenus ou encourus conjointement.

Entités associées

Les entités associées sont des entités sur lesquelles l’UE détient directement ou indirectement une influence notable, sans pouvoir de contrôle. On parle d’influence notable lorsque l’UE détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4).

Entités non consolidées dont les fonds sont gérés par la Commission

Le fonds du régime commun d’assurance-maladie pour le personnel de l’UE, le Fonds européen de développement et le Fonds de garantie des participants sont gérés par la Commission en leur nom. Cependant, puisque ces entités ne sont pas contrôlées par l’UE, elles ne sont pas consolidées dans ses états financiers.

1.4.BASE DE PRÉPARATION

Les états financiers sont présentés chaque année. L’exercice financier débute le 1er janvier et se termine le 31 décembre.

2.Monnaies et base de conversion

Monnaie fonctionnelle et de présentation

Sauf indication contraire, les états financiers sont présentés en millions d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation de l’UE.

Transactions et soldes

Les transactions en devises sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont réalisées. Les gains et pertes de change liés au règlement de transactions en devises et à la reconversion, aux taux de change de fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en devises sont portés au compte de résultat économique. Les écarts de conversion relatifs à des instruments financiers non monétaires classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur.

Des méthodes de conversion différentes s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent leur valeur en euros au cours en vigueur à la date de leur acquisition.

Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change de la Banque centrale européenne (BCE) en vigueur au 31 décembre:

Taux de change de l’euro:

Monnaie

31.12.2016

31.12.2015

Monnaie

31.12.2016

31.12.2015

BGN

1,9558

1,9558

PLN

4,4103

4,2639

CZK

27,0210

27,0230

RON

4,5390

4,5240

DKK

7,4344

7,4626

SEK

9,5525

9,1895

GBP

0,8562

0,7340

CHF

1,0739

1,0835

HRK

7,5597

7,6380

JPY

123,4000

131,0700

HUF

309,8300

315,9800

USD

1,0541

1,0887

3.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement admis, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus fiables dont elle dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à recevoir, les actifs et passifs éventuels, le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles et les montants indiqués dans les annexes relatives aux instruments financiers. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte sur l’exercice au cours duquel ils sont connus.

3.1.BILAN

4.Immobilisations incorporelles

Les licences sur logiciels informatiques sont comptabilisées au coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Ces actifs sont amortis linéairement sur leur durée de vie utile estimée (3 à 11 ans). Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont remplis et ne concernent que la phase de développement de l’actif. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en charges à mesure qu’ils sont encourus.

5.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeur. Le coût comprend toute dépense directement imputable à l’acquisition, la construction ou la cession d’une immobilisation.

Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’UE et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils sont encourus.

Les terrains et les œuvres d’art ne sont pas amortis, leur durée d’utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût diminué de leur valeur résiduelle sur leur durée de vie utile estimée, comme suit:

Catégorie d’actif

Taux d’amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Actifs spatiaux

8 % à 20 %

Installations de production

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

10 % à 25 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont incluses dans le compte de résultat économique.

Contrats de location

Les contrats de location d’immobilisations corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété incombe à l’UE sont classés comme contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à l’actif du bilan dès le commencement de la location, à la plus faible des deux valeurs suivantes: la juste valeur de l’actif loué ou la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. La partie d’intérêts des paiements au titre de la location-financement est comptabilisée en charges sur la durée du contrat de location à un taux constant par rapport au solde restant dû. Les obligations locatives, nettes de charges financières, sont comptabilisées aux passifs financiers (courants et non courants). La partie d’intérêts de la charge financière est portée au compte de résultat économique sur la période de location de manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période. Les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile.

Les contrats de location dans le cadre desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la durée du contrat de location.

6.Dépréciation d’actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d’utilité indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque fois qu’un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur (de service) recouvrable. La valeur (de service) recouvrable est la plus élevée de la juste valeur de l’actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d’utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur (de service) recouvrable estimée d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur comptable de l’actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur (de service) recouvrable. Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

7.Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

Participations dans des entités associées et coentreprises

Les investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence sont initialement comptabilisés à leur coût. La quote-part de l’UE dans ces investissements est comptabilisée dans le compte de résultat économique et sa quote-part dans les variations des réserves est comptabilisée dans la réserve de juste valeur en actifs nets. Le coût initial augmenté de tous les mouvements (contributions supplémentaires, part de résultats économiques et variations de la réserve, pertes de valeur et dividendes) donne la valeur comptable de l’investissement dans les états financiers de l’UE à la date de clôture du bilan. Les distributions reçues de l’investissement réduisent la valeur comptable de l’actif.

Si la quote-part de l’UE dans les déficits d’un investissement comptabilisé à l’aide de la méthode de la mise en équivalence est égale ou supérieure à sa participation dans celui-ci, l’Union cesse de comptabiliser sa quote-part dans les pertes ultérieures («pertes non comptabilisées»). Lorsque la quote-part de l’UE est ramenée à zéro, les pertes supplémentaires font l'objet d'une provision, et un passif est comptabilisé, mais seulement dans la mesure où l’Union a contracté une obligation légale ou implicite ou effectué des paiements au nom de l’entité.

S’il y a des indices de dépréciation, les valeurs sont, le cas échéant, réduites à la valeur recouvrable inférieure. La valeur recouvrable est définie conformément à la description fournie dans la note 1.5.3. Si la raison expliquant les pertes de valeur cesse de s’appliquer à une date ultérieure, la perte de valeur est reprise sur la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée.

Lorsque l’UE détient 20 % ou plus d’un fonds de capital-risque, elle ne cherche pas à exercer une influence notable. Ces fonds sont donc considérés comme des instruments financiers et classés comme étant disponibles à la vente.

Les entités associées et coentreprises classées comme entités mineures ne sont pas comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les contributions de l’UE à ces entités sont comptabilisées en charges de l’exercice.

8.Actifs financiers

Classement

L’UE classe ses actifs financiers dans les catégories suivantes: les actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit les prêts et créances, les placements détenus jusqu’à leur échéance et les actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

(I)Actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

Un actif financier est classé dans cette catégorie s’il a été acquis principalement en vue d’être revendu à court terme ou s’il a été désigné par l’UE comme devant appartenir à cette catégorie. Les dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs courants» s’ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture.

(II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l’UE fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d’utiliser la créance à des fins de transactions, ou dans le cas où l’UE est subrogée dans les droits du prêteur initial à la suite d’un paiement effectué par elle au titre d’un contrat de garantie. Les paiements arrivant à échéance dans les 12 mois suivant la date de clôture sont inscrits au bilan sous «actifs courants». Les paiements dont l’échéance est supérieure à 12 mois suivant la date de clôture sont inscrits au bilan sous «actifs non courants». Les prêts et créances comprennent les dépôts à terme dont l’échéance initiale est supérieure à trois mois.

(III)Placements détenus jusqu’à leur échéance

Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d’échéances fixes, que l’UE a l’intention manifeste et la capacité de conserver jusqu’à l’échéance. Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs courants ou non courants selon la durée pendant laquelle l’UE s’attend à les détenir, qui correspond généralement à l’échéance. Les investissements dans des entités qui ne sont ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence et les autres participations (opérations de capital-risque, par exemple) sont également classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

Comptabilisation et évaluation initiales

Les achats et ventes d’actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit, détenus jusqu’à leur échéance et disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de transaction — la date à laquelle l’UE s’engage à acheter ou vendre l’actif. Les équivalents de trésorerie et les prêts sont comptabilisés lorsque l’argent est avancé aux emprunteurs. Les instruments financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Pour tous les actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit, des frais sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur comptabilisation initiale. Les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit sont initialement comptabilisés à la juste valeur et les frais de transaction sont passés en charges au compte de résultat économique.

La juste valeur d’un actif financier lors de sa comptabilisation initiale correspond normalement au prix de la transaction (autrement dit, la juste valeur de la contrepartie reçue), à moins que la juste valeur de cet instrument ne soit attestée par comparaison avec d’autres transactions courantes sur le marché pouvant être observées pour le même instrument ou sur la base d’une technique de valorisation utilisant des variables n'incluant que des données de marché observables (par exemple dans le cas de certains contrats dérivés). Cependant, en cas d’octroi d’un prêt à long terme à taux zéro ou à un taux inférieur aux conditions du marché, sa juste valeur peut être estimée comme étant la valeur actualisée de l’ensemble des entrées de trésorerie futures, calculée sur la base du taux d’intérêt en vigueur sur le marché pour un instrument similaire assorti d’une notation similaire.

Les prêts sont évalués à leur valeur nominale, considérée comme étant la juste valeur du prêt. Le raisonnement qui sous-tend cette approche est le suivant:

-l’environnement dit «de marché» des activités de prêt de l’UE est très spécifique et différent du marché de capitaux utilisé pour émettre des obligations d’entreprises ou d’État. Comme les prêteurs opérant sur ces marchés ont le choix entre plusieurs types d’investissements, la possibilité d’opportunité est prise en compte dans les prix de marché. Cependant, cette possibilité de recourir à d’autres investissements n’est pas prévue pour l’UE, qui n’est pas autorisée à placer de l’argent sur les marchés de capitaux; elle peut uniquement emprunter des fonds à des fins de prêts au même taux. Ceci signifie que l’UE ne dispose d’aucune autre option de prêt ou d’investissement pour les sommes empruntées. Il n’y a donc pas de coût d’opportunité et, de ce fait, aucune base de comparaison avec les taux du marché. En fait, l’opération de prêt de l’UE représente elle-même le marché. Essentiellement, comme l’«option» du coût d’opportunité n’entre pas en ligne de compte, le prix du marché ne reflète pas fidèlement la substance des opérations de prêt de l’UE. Par conséquent, il n’est pas approprié de déterminer la juste valeur des activités de prêt de l’UE au regard des obligations d’entreprises ou d’État;

-du reste, en l’absence de comparaison possible avec un marché actif ou des opérations similaires, le taux d’intérêt devant être utilisé par l’UE aux fins d’une évaluation équitable de ses opérations de prêt au titre du MESF, de la balance des paiements et d’autres prêts de ce type devrait être le taux d’intérêt facturé;

-à cela s’ajoute que, pour ces prêts, on observe des effets compensatoires entre les prêts et les emprunts en raison de leur caractère réciproque. Ainsi, le taux d’intérêt effectif d’un prêt équivaut au taux d’intérêt effectif des emprunts correspondants. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les instruments financiers sont décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des investissements ont expiré ou lorsque l’UE a transféré en substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété à une autre partie.

Évaluation ultérieure

(I)Les actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes résultant de variations de la juste valeur de la catégorie «instruments financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit» sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent.

(II)Les prêts et créances sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, le même taux d’intérêt effectif s’applique aux prêts et aux emprunts compte tenu du fait que ces prêts disposent de caractéristiques propres aux «opérations face à face» et que les différences ne sont pas significatives entre le prêt et les conditions et montants de l’emprunt. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

(III)Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. L’UE n’a pas actuellement de placements détenus jusqu’à leur échéance.

(IV)Les actifs financiers disponibles à la vente sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes découlant des variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur, à l’exception des écarts de conversion sur les actifs monétaires qui sont portés au compte de résultat économique. Lorsque des actifs classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont décomptabilisés ou dépréciés, les ajustements cumulés de la juste valeur précédemment comptabilisés dans la réserve de juste valeur sont portés au compte de résultat économique. Les intérêts sur les actifs financiers disponibles à la vente calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif sont portés au compte de résultat économique. Les dividendes sur les instruments de capitaux propres disponibles à la vente sont comptabilisés lorsque le droit de l’Union européenne de recevoir le paiement est établi.

La juste valeur des investissements cotés sur des marchés actifs est basée sur les cours acheteurs actuels. Lorsque le marché d’un actif financier n’est pas actif (ou lorsqu’une valeur mobilière n’est pas cotée ou en cas d’instrument dérivé de gré à gré), l’UE détermine une juste valeur au moyen de techniques d’évaluation. Ces techniques incluent l’utilisation de transactions récentes réalisées dans des conditions de concurrence normale, la référence à d’autres instruments identiques en substance, une analyse des flux de trésorerie actualisés, des modèles de valorisation des options et d’autres techniques de valorisation communément appliquées par les acteurs du marché.

Les investissements dans des fonds de capital-risque, classés comme actifs financiers disponibles à la vente, qui n’ont pas de cours coté sur un marché actif, sont évalués à la valeur d’inventaire nette imputable, qui est considérée comme équivalente à la juste valeur.

Lorsque la juste valeur d’investissements en instruments de capitaux propres n’ayant pas de cours sur un marché actif ne peut être évaluée de façon fiable, ces investissements sont évalués au coût diminué des pertes de valeur.

Dépréciation d’actifs financiers

L’UE détermine à chaque date de clôture s’il existe un indice objectif montrant qu’un actif financier a perdu de la valeur. Un actif financier est déprécié et les pertes de valeur sont supportées si, et seulement si, il existe un indice objectif de dépréciation résultant d’un ou plusieurs événements qui se sont produits après la comptabilisation initiale de l’actif et cet (ces) événement(s) de perte a (ont) une incidence sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier pouvant être estimé de façon fiable.

(a)Actifs comptabilisés au coût amorti

S’il existe une indication objective d’une perte de valeur sur des prêts et créances ou sur des placements détenus jusqu’à leur échéance comptabilisés au coût amorti, le montant de la perte est évalué comme étant la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés (à l’exclusion des pertes de crédit futures non encourues) calculée sur la base du taux d’intérêt effectif initial de l’actif financier. La valeur comptable de cet actif est diminuée et le montant de la perte est comptabilisé dans le compte de résultat économique. Si un prêt ou un placement détenu jusqu’à son échéance est assorti d’un taux d’intérêt variable, le taux d’actualisation utilisé pour mesurer la perte de valeur équivaut au taux d’intérêt effectif actuel déterminé dans le cadre du contrat. Le calcul de la valeur actualisée des flux de trésorerie estimés futurs d’un actif financier garanti reflète les flux de trésorerie qui pourraient résulter d’une saisie après déduction des coûts d’obtention et de vente des instruments de garantie, que la saisie soit probable ou non. Si, au cours d’une période ultérieure, le montant de la perte de valeur diminue et si cette diminution peut être liée objectivement à un événement postérieur à la comptabilisation de la perte de valeur, la perte de valeur précédemment comptabilisée est reprise via le compte de résultat économique.

(b)Actifs comptabilisés à la juste valeur

Dans le cas des apports en fonds propres classés comme des actifs financiers disponibles à la vente, une baisse importante ou permanente (prolongée) de la juste valeur d’un placement dans un tel instrument en deçà de son coût constitue également une indication objective de dépréciation. Si une telle indication existe pour un actif financier disponible à la vente, la perte cumulée — évaluée comme étant la différence entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, déduction faite de toute perte de valeur précédemment portée au compte de résultat économique pour l’actif considéré — est soustraite des réserves et comptabilisée dans le compte de résultat économique. Les pertes de valeur sur instruments de capitaux propres portées au compte de résultat économique ne sont pas reprises via le compte de résultat économique. Si, au cours d’une période ultérieure, la juste valeur d’un instrument d’emprunt considéré comme un actif financier disponible à la vente augmente et si cette augmentation peut objectivement être reliée à un événement survenant après la constatation de la perte de valeur, cette perte de valeur est reprise via le compte de résultat économique.

9.Stocks

Les stocks sont évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût est déterminé selon la méthode PEPS (premier entré, premier sorti). Le coût des produits finis et des travaux en cours couvre les matières premières, la main-d’œuvre directe, les autres coûts directement imputables ainsi que les frais généraux de production connexes (sur la base d’une capacité d’exploitation normale). La valeur nette de réalisation correspond au prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et la réalisation de la vente. Lorsque les stocks sont détenus en vue d’une distribution gratuite ou quasi gratuite, ils sont évalués au plus faible du coût et du coût de remplacement actuel. Le coût de remplacement actuel correspond au coût que l’UE devrait assumer pour acquérir l’actif à la date de publication des comptes.

10.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans le contrat, la décision, la convention ou l’acte de base spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention, soit remboursé. Si le bénéficiaire n’encourt pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’UE. Le montant du préfinancement peut être apuré (en tout ou en partie) à mesure de l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en charges).

Le préfinancement est, à des dates de clôture ultérieures, évalué au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué des dépenses éligibles (y compris des montants estimés, le cas échéant) encourues au cours de la période.

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés à la date à laquelle ils sont acquis conformément aux dispositions de la convention en question. En fin d’exercice, il est procédé à une estimation des intérêts à recevoir sur la base des informations les plus fiables, laquelle est portée au bilan.

Les autres avances aux États membres qui proviennent du remboursement par l’Union européenne des sommes versées à titre d’avances par les États membres à leurs bénéficiaires (y compris les «instruments financiers en gestion partagée») sont comptabilisées comme actifs et présentées sous la rubrique «préfinancements». Les autres avances aux États membres sont ensuite évaluées au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué d’une meilleure estimation des dépenses éligibles encourues par les bénéficiaires finals, calculée sur la base d’hypothèses raisonnables et justifiables.

Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires du Fonds européen de développement ou à d’autres entités non consolidées sont également classées comme préfinancements puisque leur but est d’octroyer un fonds de trésorerie au fonds fiduciaire pour lui permettre de financer des actions spécifiques définies dans les objectifs du fonds fiduciaire. Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires sont évaluées au montant initial de la contribution de l’UE, diminué des dépenses éligibles, y compris des montants estimés, le cas échéant, encourues par le fonds fiduciaire au cours de la période de référence et affectées à la contribution de l’UE conformément à l’accord sous-jacent.

11.Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

Les règles comptables de l’Union européenne exigeant une présentation distincte des opérations avec et sans contrepartie directe, aux fins de l’établissement des comptes, les créances à recevoir sont définies comme provenant des opérations avec contrepartie directe et les créances à recouvrer comme provenant des opérations sans contrepartie directe, c’est-à-dire lorsque l’UE reçoit une valeur d’une autre entité sans donner directement une valeur sensiblement équivalente en échange (par exemple, les créances à recouvrer auprès des États membres se rapportant aux ressources propres).

Les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe répondent à la définition des instruments financiers et sont, à ce titre, classées comme prêts et créances et évaluées en conséquence (voir la note 1.5.5). Les informations données dans les annexes relatives aux instruments financiers concernant les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe comprennent les produits à recevoir et les charges à reporter des opérations avec contrepartie directe car ils ne sont pas significatifs.

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe sont comptabilisées à la valeur initiale (après ajustement pour les intérêts et pénalités) diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur sur créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l’UE ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances en question. Le montant de la dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique. Une dépréciation générale, reposant sur l’expérience passée, est également comptabilisée pour les ordres de recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation spécifique. Voir la note 1.5.14 concernant le traitement des produits à recevoir en fin d’exercice. Les montants indiqués comme créances à recouvrer d’opérations sans contrepartie directe ne sont pas considérés comme des instruments financiers, car ils ne découlent pas d’un contrat qui donnerait lieu à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres. Toutefois, dans les annexes aux états financiers, les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie sont, s'il y a lieu, comptabilisées avec les créances à recevoir des opérations avec contrepartie.

12.Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont des instruments financiers et comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue ou à court terme, et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

13.Retraites et autres avantages du personnel

Obligations au titre du régime de pension

L’UE gère un régime de pension à prestations définies. Tandis que les membres du personnel versent, sur leurs traitements, un tiers du coût attendu de ces prestations, le passif au titre du régime de pension n’est pas financé. Le passif comptabilisé au bilan au titre d'un régime de pension à prestations définies correspond à la valeur actualisée de l'obligation au titre des prestations définies à la date de clôture, diminuée de la juste valeur des actifs du régime. L’obligation au titre des prestations définies est calculée par des actuaires selon la méthode des unités de crédit projetées. La valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies est déterminée en actualisant les sorties de trésorerie futures estimées sur la base des taux d’intérêt d’obligations d’État libellées dans la monnaie dans laquelle les prestations doivent être versées et dont les échéances avoisinent celles du passif correspondant au titre du régime de pension.

Les écarts actuariels découlant des ajustements liés à l’expérience et les changements d’hypothèses actuarielles sont immédiatement répercutés sur le compte de résultat économique. Le coût des services passés est immédiatement porté au compte de résultat économique, sauf si les changements apportés au régime de pension sont subordonnés au maintien en service des membres du personnel pendant une durée déterminée (la période d’acquisition des droits). Dans ce cas, le coût des services passés est amorti linéairement sur la période d’acquisition des droits.

Couverture maladie postérieure à l’emploi

L’UE fournit à son personnel une couverture maladie donnant droit au remboursement des frais médicaux. Un fonds distinct a été créé pour sa gestion quotidienne. Les membres du personnel en activité ou en retraite, leurs conjoints survivants et leurs proches bénéficient tous de ce régime. Les prestations accordées aux «inactifs» (retraités, orphelins, etc.) sont considérées comme des «avantages du personnel postérieurs à l’emploi». Étant donné la nature de ces prestations, un calcul actuariel est nécessaire. Le passif inscrit au bilan est déterminé sur les mêmes bases que l’obligation au titre du régime de pension (cf. ci-dessus).

14.Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l’UE supporte une obligation actuelle, juridique ou implicite, envers des tiers à la suite d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n’est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses attendues que l'on pense nécessaires pour éteindre l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

15.Passifs financiers

Les passifs financiers sont classés comme passifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit ou comme passifs financiers comptabilisés au coût amorti. Les emprunts sont composés d’emprunts auprès d’institutions de crédit et de dettes représentées par des titres. Les emprunts sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, soit le produit de leur émission (la juste valeur de la contrepartie reçue) déduction faite des coûts de transaction supportés. Ils sont ensuite comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif; toute différence entre le produit des emprunts, déduction faite des coûts de transaction, et leur valeur de remboursement est portée au compte de résultat économique sur la durée de vie des emprunts selon la méthode du taux d’intérêt effectif.

Les passifs financiers figurent au bilan parmi les passifs non courants, sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, la méthode du taux d’intérêt effectif ne peut être appliquée aux prêts et aux emprunts pour des raisons d’importance relative. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les fonds fiduciaires de l’UE considérés comme faisant partie des activités opérationnelles de la Commission sont comptabilisés dans les comptes de cette dernière puis consolidés dans les comptes annuels de l’UE. Par conséquent, les contributions d’autres donateurs aux fonds fiduciaires de l’UE répondent aux critères des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe et elles sont présentées au passif financier jusqu’à ce que les conditions liées aux contributions transférées soient satisfaites, c’est-à-dire jusqu’à ce que les coûts admissibles soient encourus par le fonds fiduciaire. Le fonds fiduciaire est nécessaire pour financer des projets spécifiques et restituer les fonds restants au moment de la liquidation. À la date de clôture, l’encours des charges de contributions est évalué au montant des contributions reçues, diminué des dépenses encourues par le fonds fiduciaire, y compris des montants estimés, le cas échéant. Aux fins de la déclaration, les dépenses nettes sont affectées aux contributions d’autres donateurs au prorata de leurs contributions nettes au 31 décembre. Cette affectation des contributions est purement indicative. Lors de la liquidation du fonds fiduciaire, le conseil d’administration du fonds décidera du partage effectif des ressources restantes.

Les passifs financiers classés à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit incluent les dérivés lorsque leur juste valeur est négative. Leur traitement comptable est identique à celui des actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit (voir la note 1.5.5).

16.Sommes à payer

Une part importante des sommes à payer par l’UE correspond à des déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l’Union européenne, dont le montant n’a pas été acquitté par celle-ci (opérations sans contrepartie directe). Elles sont comptabilisées comme sommes à payer pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les sommes à payer à la suite de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées à la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci, et les dépenses correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis à l’UE et acceptés par celle-ci.

17.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

Les transactions et événements sont constatés dans les états financiers de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l’UE ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple par référence à un traité), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

Les charges sont également comptabilisées au cours de l’exercice auquel elles se rapportent. À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par la Commission, qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent une image fidèle des phénomènes économiques et autres qu’ils sont censés représenter. Par analogie, si un paiement d'avance a été effectué pour des biens ou services n’ayant pas encore été reçus, la charge correspondante sera reportée et comptabilisée lors de l’exercice comptable suivant.

17.1.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

18.Recettes

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

La grande majorité des recettes de l’UE concerne des opérations sans contrepartie directe.

Ressources RNB et ressources TVA

Les recettes sont comptabilisées au titre de la période pour laquelle la Commission lance un appel de fonds aux États membres, demandant leur contribution. Elles sont évaluées à leur «montant appelé». Les ressources TVA et RNB étant déterminées sur la base d’estimations des données relatives à l’exercice budgétaire concerné, elles peuvent être revues au fil des variations jusqu’à ce que les données définitives soient publiées par les États membres. L’effet d’un changement d’estimation doit être inclus dans la détermination de l’excédent ou du déficit net de la période pendant laquelle le changement s’est produit.

Ressources propres traditionnelles

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe et produits correspondants sont comptabilisés lorsque les relevés de comptabilité A mensuels (y compris les droits recouvrés et les montants garantis et non contestés) des États membres sont reçus. À la date de clôture, les montants recouvrés par les États membres au titre de l’exercice mais encore non versés à la Commission sont évalués et comptabilisés en produits à recevoir. Les relevés de comptabilité B trimestriels (y compris les droits non recouvrés et non garantis, ainsi que les montants garantis mais contestés par le débiteur) reçus des États membres sont comptabilisés en produits, diminués des frais de perception auxquels ils peuvent prétendre. De plus, une réduction de valeur est constatée pour le montant de l’écart de recouvrement estimé.

Amendes

Les recettes générées par les amendes sont comptabilisées une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par l’UE et officiellement notifiée au destinataire. En cas de doute sur la solvabilité de l’entreprise, la créance fait l’objet d’une réduction de valeur. À compter de la notification de la décision de lui imposer une amende, le débiteur dispose d’un délai de deux mois pour:

-soit accepter la décision et par conséquent payer le montant de l’amende dans le délai imparti, et ce montant est définitivement encaissé par l’UE,

-soit ne pas accepter la décision et introduire un recours devant la juridiction de l’UE.

Malgré cela, l’amende doit être payée dans le délai imparti de trois mois, le recours n’ayant pas d’effet suspensif (article 278 du TUE), ou, dans certaines circonstances et moyennant l’accord du comptable de la Commission, le débiteur peut fournir à la place une garantie bancaire pour le montant de l’amende.

Si l’entreprise fait appel de la décision et a déjà versé le montant de l’amende à titre provisionnel, celui-ci est comptabilisé comme un passif éventuel. Cependant, étant donné qu’un recours du destinataire contre une décision de l’UE n’a pas d’effet suspensif, la trésorerie reçue est portée en apurement de la créance à recouvrer. Lorsqu’une garantie est fournie en lieu et place du paiement, l’amende reste comptabilisée comme une créance à recouvrer. S’il semble probable que le Tribunal ne se prononce pas en faveur de l’UE, une provision est comptabilisée pour couvrir ce risque. Si une garantie a été fournie en lieu et place du paiement, la valeur de la créance à recouvrer est réduite dans la mesure du nécessaire. Le total des intérêts reçus par la Commission sur les comptes bancaires où les paiements perçus sont déposés est comptabilisé comme un produit et tout passif éventuel est augmenté en conséquence.

Depuis 2010, les amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments financiers.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

Le produit de la vente de biens et de services est comptabilisé lorsque l’acheteur s’est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation du produit d’une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d’avancement de la transaction à la date de clôture.

Produits et charges d’intérêt

Les produits et charges d’intérêt sont comptabilisés au compte de résultat économique selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Cette méthode permet de calculer le coût amorti d’un actif financier ou d’un passif financier et de répartir le produit ou la charge d’intérêt sur la période voulue. Pour calculer le taux d’intérêt effectif, l’UE estime les flux de trésorerie en tenant compte de toutes les conditions contractuelles de l’instrument financier (les options de versement anticipé, par exemple), mais ne tient pas compte des pertes de crédit futures. Ce calcul inclut l’intégralité des commissions et des points payés ou reçus entre les parties au contrat qui font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des coûts de transaction et de toutes les autres primes positives ou négatives.

Dès qu’un actif financier ou un groupe d’actifs financiers similaires a été déprécié à la suite d’une perte de valeur, les produits d’intérêt sont comptabilisés sur la base du taux d’intérêt pour actualiser les flux de trésorerie futurs en vue d’évaluer la perte de valeur.

Dividendes

Les dividendes sont comptabilisés lorsque le droit de l’actionnaire de percevoir le paiement est établi.

19.Dépenses

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l’UE. Elles concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires.

Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation (règlement financier, statut ou autre) ou qu’un accord signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d’éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées et acceptées par l’UE. Elles sont valorisées au montant de la facture d'origine. En outre, à la date de clôture, les dépenses liées aux services fournis au cours de la période pour lesquels une facture n’a pas encore été reçue ou acceptée sont estimées et portées au compte de résultat économique.

19.1.ÉLÉMENTS D’ACTIF ET DE PASSIF ÉVENTUELS

20.Actif éventuel

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE. Un actif éventuel est indiqué lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

21.Passif éventuel

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE, ou une obligation actuelle résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d'un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation.

21.1.TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Les informations relatives aux flux de trésorerie constituent une base pour évaluer la capacité de l’UE à générer de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que ses besoins en termes d’utilisation de ces flux de trésorerie.

Le tableau des flux de trésorerie est établi à l’aide de la méthode indirecte. Cela signifie que le résultat économique de l’exercice est ajusté des effets des transactions sans effet de trésorerie, des décalages ou régularisations d’entrées ou de sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures et des éléments de produits ou de charges liés aux flux de trésorerie concernant les investissements.

Les flux de trésorerie provenant de transactions en monnaie étrangère sont enregistrés dans la monnaie de présentation des états financiers de l’UE (l’euro), par application au montant en devise du taux de change entre l’euro et la devise à la date de ces flux.

Le tableau des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de l’exercice classés en activités opérationnelles et d’investissement (l’UE n’a pas d’activités de financement).

Les activités opérationnelles correspondent aux activités de l’UE autres que des activités d’investissement. Il s’agit de la majorité des activités effectuées. Les prêts octroyés aux bénéficiaires (et les emprunts connexes, le cas échéant) ne sont pas considérés comme des activités d’investissement (ou de financement), étant donné qu’ils font partie des objectifs généraux et donc des opérations quotidiennes de l’UE. Les activités opérationnelles comprennent également les investissements tels que ceux du Fonds européen d'investissement (FEI) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ainsi que les fonds de capital-risque. Ces activités visent en effet à contribuer à la réalisation d’objectifs politiques.

Les activités d’investissement couvrent l’acquisition et la cession d’immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que d’autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie. Les activités d’investissement n’incluent pas les prêts octroyés aux bénéficiaires. L’objectif est de faire apparaître les véritables investissements effectués par l’UE.

22.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS

22.1.IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

en Mio EUR

Valeur brute comptable au 31.12.2015

698

Ajouts

137

Produits de cessions

(22)

Virements entre catégories d’actifs

0

Autres changements

7

Valeur brute comptable au 31.12.2016

820

Cumul des amortissements au 31.12.2015

(361)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(88)

Produits de cessions

12

Virements entre catégories d’actifs

0

Autres changements

(2)

Cumul des amortissements au 31.12.2016

(439)

Valeur nette comptable au 31.12.2016

381

Valeur nette comptable au 31.12.2015

337

Les montants ci-dessus correspondent essentiellement à des logiciels informatiques.

22.2.IMMOBILISATIONS CORPORELLES

La catégorie des actifs spatiaux recouvre les immobilisations liées aux deux programmes spatiaux de l’UE: les systèmes globaux de navigation par satellite (GNSS) – Galileo et EGNOS, et le programme européen d’observation de la Terre Copernicus. En 2015, les immobilisations liées à EGNOS et Copernicus, qui s’élevaient à 584 millions d’EUR, ont été inscrites dans la catégorie «Installations de production».

Pour Galileo, à la suite de la déclaration de services initiaux, le 15 décembre 2016, un solde de 2,165 milliards d’EUR correspondant à des actifs liés aux satellites et au segment terrestre a été transféré des immobilisations en cours vers l’actif immobilisé, dont 14 satellites Galileo opérationnels et l’infrastructure au sol. Les actifs immobilisés opérationnels de Galileo s'élevaient à 2,146 milliards d’EUR, nets d’amortissements, au 31 décembre 2016. Les immobilisations en cours restantes, qui s'élèvent à 756 millions d’EUR (contre 2,110 milliards d’EUR en 2015), comprennent quatre satellites lancés en 2016 pour lesquels les essais en orbite n’avaient pas encore été menés à bien à la date de clôture. Le développement du système Galileo se poursuivra jusqu’à ce que le système devienne pleinement opérationnel. La constellation Galileo comptera alors 30 satellites.

En ce qui concerne Copernicus, un montant de 1,073 milliard d’EUR correspondant à des satellites en exploitation (Sentinel 1A, 2A, 3A et 1B) est comptabilisé sous la rubrique «Actifs spatiaux» (contre 498 millions d’EUR en 2015), nets de cumul d'amortissements. Un montant supplémentaire de 1,133 milliard d’EUR correspondant aux satellites Copernicus est inscrit en tant qu’immobilisations en cours (contre 1,188 milliard d’EUR en 2015).

Des immobilisations liées à l’infrastructure au sol du système européen de navigation par recouvrement géostationnaire (EGNOS), d'un montant de 83 millions d’EUR (contre 85 millions d’EUR en 2015), figurent également dans la rubrique «Actifs spatiaux». En outre, les immobilisations en cours liées à EGNOS s'élèvent à 21 millions d’EUR (contre 14 millions d’EUR en 2015).

Les actifs liés aux programmes spatiaux de l’UE sont construits avec l’aide de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Immobilisations corporelles

en Mio EUR

Terrains et bâtiments

Actifs spatiaux

Installations de production

Mobilier et véhicules

Matériel informa-tique

Autres

Contrats de location-financement

Immobilisa-tions en cours

Total

Valeur brute comptable au 31.12.2015

4 856

725

563

248

627

277

2 784

3 832

13 911

Ajouts

145

14

28

22

73

20

5

1 639

1 945

Produits de cessions

(2)

(1)

(14)

(10)

(49)

(10)

(3)

0

(90)

Virements entre catégories d’actifs

294

2 864

3

6

3

9

(2)

(3 177)

–

Autres changements

5

1

4

3

4

2

0

(3)

16

Valeur brute comptable au 31.12.2016

5 297

3 603

583

269

658

298

2 783

2 292

15 783

Cumul des amortissements au 31.12.2015

(2 701)

(141)

(440)

(176)

(517)

(182)

(1 054)

-

(5 211)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(166)

(160)

(47)

(19)

(62)

(29)

(100)

-

(583)

Reprise sur amortissements

-

-

1

0

6

1

-

-

8

Produits de cessions

2

0

13

10

42

7

3

-

77

Virements entre catégories d’actifs

0

-

0

0

(2)

0

2

-

–

Autres changements

0

0

(2)

(1)

(2)

0

(1)

-

(6)

Cumul des amortissements au 31.12.2016

(2 865)

(301)

(474)

(186)

(535)

(203)

(1 150)

–

(5 715)

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2016

2 432

3 302

109

83

122

95

1 633

2 292

10 068

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2015

2 155

584

124

72

110

94

1 730

3 832

8 700

22.3.INVESTISSEMENTS COMPTABILISÉS SELON LA MÉTHODE DE LA MISE EN ÉQUIVALENCE

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Participations dans des coentreprises

2.3.1

–

5

Participations dans des entités associées

2.3.2

528

491

Total

528

497

23.Participations dans des coentreprises

Un certain nombre d’entités partiellement financées par l’UE répondent aux critères pour être comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence dans les états financiers consolidés de l’Union, mais elles ne sont pas significatives pour ces états financiers dans leur ensemble et n’ont donc pas été comptabilisées selon cette méthode dans les états financiers consolidés 2016. Ces entités sont désignées sous le terme d’«entités mineures» - voir la note 1.3. Une évaluation de l’importance relative est réalisée chaque année pour déterminer si cette exclusion est toujours justifiée. Les contributions de l’UE à ces entités ont été comptabilisées en tant que charges. La note 9 comprend la liste des entités considérées comme mineures en 2016.

24.Participations dans des entités associées

La participation de l’Union européenne au Fonds européen d’investissement (FEI) est traitée comme une participation à une entité associée, au moyen de la méthode de la mise en équivalence. Le FEI est l’institution financière de l’UE spécialisée dans le capital-risque et les garanties aux petites et moyennes entreprises (PME). Située à Luxembourg, elle fonctionne comme un partenariat public-privé, dont les membres sont la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne et un groupe d’institutions financières. Au 31 décembre 2016, l’UE détenait 28,1 % des participations dans le FEI (contre 26,5 % en 2015) et 28,1 % des droits de vote (contre 26,5 % en 2015). Conformément à ses statuts, le FEI doit affecter au moins 20 % de son bénéfice annuel net à une réserve statutaire jusqu’à ce que la réserve globale atteigne 10 % du capital souscrit. Cette réserve ne peut être distribuée.

en Mio EUR

Fonds européen d’investissement

Participations au 31.12.2015

491

Contributions

41

Dividendes reçus

(6)

Part du résultat net

34

Variations de la réserve de juste valeur

(0)

Autres variations des capitaux propres

(32)

Participations au 31.12.2016

528

Les valeurs comptables suivantes sont imputables à l’UE sur la base de son pourcentage de participation:

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Total du FEI

Part de l’UE

Total du FEI

Part de l’UE

Actif

2 301

647

2 183

578

Passif

(423)

(119)

(328)

(87)

Recettes

240

67

192

51

Dépenses

(118)

(33)

(95)

(25)

Excédent/(déficit)

122

34

97

26

L’UE a libéré 20 % de sa participation, le solde non appelé s’établissant à 986 millions d’EUR.

en Mio EUR

Total du capital du FEI

Participation de l’UE

Total du capital par actions

4 382

1 232

Partie libérée

(876)

(246)

Partie non appelée

3 506

986

24.1.ACTIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Actifs financiers non courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

9 131

7 222

Actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

2.4.2

–

–

Prêts

2.4.3

53 116

49 743

62 247

56 965

Actifs financiers courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

1 311

2 399

Actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

2.4.2

0

–

Prêts

2.4.3

2 361

7 508

3 673

9 907

Total

65 920

66 871

25.Actifs financiers disponibles à la vente

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Investissements BUFI

2 013

2 647

CECA en liquidation

1 685

1 699

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

188

188

3 886

4 534

Fonds de garantie relatifs aux garanties budgétaires:

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

2 069

2 002

Fonds de garantie de l’EFSI

948

-

3 017

2 002

Instruments financiers relevant du budget de l’UE:

Horizon 2020

1 213

765

Mécanisme de financement avec partage des risques

719

773

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe*

483

425

Aide au démarrage du MET

476

485

Opérations de capital-risque

132

152

Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est

118

118

Autres

398

366

3 539

3 084

Total

10 442

9 620

Non courants

9 131

7 222

Courants

1 311

2 399

* Les montants des années précédentes concernent l’initiative d’emprunts obligataires pour le financement de projets et l’instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T. Ces deux instruments ont été fusionnés en 2016 pour former le mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Sur ce total de 10,442 milliards d’EUR, l’Union détient des actifs financiers disponibles à la vente sous la forme de titres de créance (des obligations, par exemple) à hauteur de 8,920 milliards d’EUR, d’instruments de fonds propres pour un montant de 1,302 milliard d’EUR et d'investissements dans le Unitary Fund de la BEI (fonds du marché monétaire) s'établissant à 221 millions d’EUR. Les titres de créance et les parts dans le Unitary Fund de la BEI sont principalement utilisés pour investir temporairement les montants affectés à la garantie de l’UE et aux instruments de partage des risques jusqu’à ce qu’ils soient utilisés pour répondre aux appels de garantie.

Investissements BUFI

Les amendes encaissées à titre provisionnel liées à des affaires de concurrence sont affectées à un fonds expressément créé à cet effet (le fonds BUFI - pour Budget Fines) et investies par la Commission dans des instruments d'emprunt classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

CECA en liquidation

Pour les montants de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en liquidation, tous les actifs financiers disponibles à la vente sont des titres de créance libellés en euros et cotés sur un marché actif.

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) n’étant pas cotée en Bourse et compte tenu des restrictions contractuelles imposées par ses statuts, relatives, entre autres, à la vente de participations, plafonnée au coût d’acquisition et autorisée aux seuls actionnaires existants, la participation de l’UE dans la BERD est évaluée au coût.

en Mio EUR

Capital total de la BERD

Participation de la Commission au 31.12.2016

Total du capital souscrit par actions

29 703

900

Partie libérée

(6 207)

(188)

Partie non appelée

23 496

712

FONDS DE GARANTIE RELATIFS AUX GARANTIES BUDGÉTAIRES

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

Le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures couvre les prêts garantis par le budget de l’Union, en particulier les opérations de prêt de la BEI à l’extérieur de l’UE financées par ses propres ressources, les prêts d’assistance macrofinancière (prêts AMF) et les prêts Euratom hors Union européenne – voir la note 4.1.1. Il s’agit d’un instrument à long terme (part non courante: 1 946 millions d’EUR) géré par la BEI qui vise à couvrir tout prêt défaillant garanti par l’UE. Le Fonds est alimenté par les versements du budget de l’UE, par les intérêts produits par les placements financiers des disponibilités du Fonds et par les recouvrements obtenus auprès des débiteurs défaillants, dans la mesure où le Fonds est intervenu en garantie. Le Fonds doit être maintenu à un montant cible correspondant à 9 % des encours de prêts garantis en fin d’exercice. La différence entre le montant cible et la valeur des actifs du Fonds en fin d’exercice est couverte par le budget de l’UE au cours de l’exercice n+2, tandis que tout excédent est reversé au budget de l’Union.

Fonds de garantie de l’EFSI

Conformément au règlement EFSI, le Fonds de garantie de l’EFSI a été établi pour fournir une réserve de liquidité en cas de pertes éventuelles de la BEI se rapportant à ses opérations de financement et d’investissement admissibles à la garantie de l’UE au titre de l’EFSI en vertu de l’accord sur ce Fonds - voir la note 4.1.1. Le Fonds de garantie de l’EFSI est financé par les contributions du budget de l’UE. Il est également alimenté par les revenus des placements du fonds de garantie, les paiements reçus par l’Union en rémunération de la garantie conformément à l’accord EFSI et par les montants recouvrés par la BEI auprès des débiteurs défaillants au titre des précédents appels de garantie. Le Fonds est géré par la Commission, qui est autorisée à investir les actifs du Fonds de garantie de l’EFSI sur les marchés financiers conformément au principe de bonne gestion financière et dans le respect des règles prudentielles appropriées. Le Fonds de garantie de l’EFSI est devenu opérationnel en avril 2016. Entre 2016 et 2022, il sera progressivement provisionné pour atteindre 8 milliards d’EUR, soit 50 % du total de la garantie EFSI de l’Union.

INSTRUMENTS FINANCIERS RELEVANT DU BUDGET DE L’UE

Pour obtenir une vue d'ensemble de tous les instruments financiers relevant du budget de l’UE, voir l’examen et l’analyse des états financiers.

Horizon 2020

En vertu du règlement de l’Union instituant Horizon 2020 – le programme-cadre pour la recherche et l’innovation (2014-2020), de nouveaux instruments financiers ont été mis en place afin d’améliorer l’accès aux financements d’entités engagées dans la recherche et l’innovation (R&I). Ces instruments sont les suivants: le service de garanties et de prêts InnovFin pour la recherche et l’innovation, au titre duquel la Commission partage les risques financiers liés à un portefeuille de nouvelles opérations de financement conclues par la BEI; la facilité InnovFin de garantie pour les PME, y compris l’instrument de garantie non plafonnée dans le cadre de l’initiative PME (SIUGI) – mécanismes de garantie gérés par le FEI et offrant des garanties et des contre-garanties aux intermédiaires financiers pour les nouveaux portefeuilles de prêts (au titre du SIUGI, la Commission partage avec les États membres, le FEI et la BEI les risques financiers liés à la garantie donnée), et le mécanisme de fonds propres InnovFin pour la recherche et l’innovation, qui prévoit des investissements dans des fonds de capital-risque et qui est géré par le FEI.

Mécanisme de financement avec partage des risques

Le mécanisme de financement avec partage des risques (MFPR) est géré par la BEI, et le portefeuille d’investissement de la Commission sert à provisionner le risque financier lié aux prêts et garanties accordés par la BEI à des projets de recherche éligibles. Au total, un budget de l’Union d’un montant maximal d’1 milliard d’EUR a été alloué au MFPR au titre du CFP 2007-2013. Dans le CFP 2014-2020, aucune nouvelle contribution budgétaire n’est prévue pour le MFPR. Le risque global encouru par l’UE est limité au montant qu’elle apporte au mécanisme.

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

Conformément au règlement (UE) nº 1316/2013, l’instrument de prêt du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) a été établi dans le but de faciliter, pour les projets d'infrastructures, l'accès aux financements dans les secteurs des transports, des télécommunications et de l'énergie. Il est géré par la BEI en vertu d’un accord avec l’UE. L’instrument de prêt du MIE s’inscrit dans la continuité de l’instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT) et de la phase pilote de l’initiative d’emprunts obligataires pour des projets (PBI). Le GPTT et le portefeuille du PBI ont été fusionnés pour former l’instrument financier du MIE, avec effet au 1er janvier 2016. Il propose de partager les risques du financement des emprunts sous forme de dette ou de garanties privilégiée(s) et subordonnée(s) ainsi que d'un soutien aux emprunts obligataires pour le financement de projets.

Aide au démarrage du MET

Il s’agit d’instruments de fonds propres qui ont été financés par les programmes «Croissance et emploi», MAP et PIC et le projet pilote de transfert de technologie qui, sous la gestion fiduciaire du FEI, soutiennent la création et le financement de PME en phase de démarrage en investissant dans des fonds de capital-risque spécialisés et appropriés.

26.Actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Montant notionnel branche receveur

Montant notionnel branche payeur

Juste valeur

Montant notionnel branche receveur

Montant notionnel branche payeur

Juste valeur

Contrat de change
à terme

50

(50)

0

–

–

–

En 2016, l’UE a conclu deux contrats de change à terme afin de couvrir le risque de change lié aux titres de créance libellés en USD détenus dans le Fonds de garantie de l’EFSI. En vertu de ces contrats, l’UE paie le montant notionnel convenu dans le contrat en devise («branche payeur») et recevra le montant notionnel en EUR («branche receveur») à la date d'échéance. Ces contrats dérivés sont évalués à la juste valeur à la date de clôture et classés en tant qu’actifs financiers ou en tant que passifs financiers à leur juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit selon que la juste valeur est positive ou négative. Au 31 décembre 2016, un contrat de change à terme, dont le montant notionnel était de 50 millions d’EUR, a donné une juste valeur positive de 0,5 million d’EUR et a été comptabilisé dans les actifs financiers. L’autre contrat, dont le montant notionnel était de 101 millions d’EUR, a donné une juste valeur négative et a donc été comptabilisé dans le passif financier - voir la note 2.11.2.

Au 31 décembre 2016, tous les actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit sont classés au niveau 2 de la hiérarchie des justes valeurs – voir le tableau ci-dessous.

Hiérarchie des justes valeurs des actifs financiers évalués à la juste valeur

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

8 910

8 123

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

231

188

Niveau 3: techniques de valorisation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

1 302

1 310

Total

10 442

9 620

Il n’y a pas eu de transfert entre le niveau 1 et le niveau 2 au cours de la période.

Rapprochement des actifs financiers évalués à l’aide de techniques de valorisation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables (niveau 3)

en Mio EUR

Solde d’ouverture au 31.12.2015

1 310

Achats et ventes

32

Plus-values et moins-values pour la période en produits financiers ou charges financières

(54)

Plus-values et moins-values en actifs nets

13

Transferts vers le niveau 3

–

Transferts depuis le niveau 3

–

Autres

–

Solde de clôture au 31.12.2016

1 302

27.Prêts

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Prêts d'assistance financière

2.4.3.1

55 134

56 874

Autres prêts

2.4.3.2

343

377

Total

55 477

57 251

Non courants

53 116

49 743

Courants

2 361

7 508

28.Prêts d'assistance financière

en Mio EUR

MESF

BDP

AMF

Euratom

CECA en liquidation

Total

Total au 31.12.2015

47 509

5 811

3 024

301

229

56 874

Nouveaux prêts

4 750

-

10

–

-

4 760

Remboursements

(4 750)

(1 500)

(70)

(49)

-

(6 369)

Écarts de change

-

-

–

–

(33)

(33)

Variations de la valeur comptable

(53)

(40)

–

–

(5)

(98)

Dépréciation

-

-

–

–

-

–

Total au 31.12.2016

47 456

4 272

2 964

252

191

55 134

Non courants

46 800

3 050

2 889

199

101

53 039

Courants

656

1 222

75

53

90

2 096

La variation observée dans la valeur comptable correspond aux nouveaux intérêts cumulés.

La valeur nominale totale des prêts d’assistance financière au 31 décembre 2016 s'élève à 54,373 milliards d’EUR (contre 56,011 milliards d’EUR en 2015).

Le MESF permet l’octroi d’une assistance financière à un État membre qui connaît des difficultés, ou qui risque sérieusement d'en rencontrer, en raison d’événements exceptionnels échappant à son contrôle. L’assistance peut consister en un prêt ou une ligne de crédit. Conformément aux conclusions du Conseil Ecofin du 9 mai 2010, le mécanisme est limité à 60 milliards d’EUR. Du point de vue juridique, la limite restreint l’encours des prêts ou lignes de crédit à la marge disponible sous le plafond des ressources propres. Les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le cadre du MESF sont garantis par le budget de l’UE. Il n’est pas prévu que le MESF s’engage dans de nouveaux programmes de financement ou conclue de nouvelles conventions de prêt.

Le mécanisme de la BDP, instrument financier à base politique, apporte une assistance financière à moyen terme aux États membres de l’UE qui n’ont pas adopté l’euro. Il permet d’accorder des prêts aux États membres qui rencontrent des difficultés, ou qui risquent sérieusement d'en rencontrer, dans leur balance des paiements ou leurs mouvements de capitaux. L’encours maximal des prêts accordé au titre de cet instrument est limité à 50 milliards d’EUR. Les emprunts associés à ces prêts BDP sont garantis par le budget de l’UE.

L’AMF est un instrument financier axé sur une politique d’aide au redressement de la balance des paiements et/ou une aide budgétaire, non liées et sans affectation particulière, en faveur de pays partenaires suivant actuellement un programme du FMI. Elle consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une combinaison appropriée des deux, et complète généralement un financement octroyé dans le cadre d’un programme de réforme et d’ajustement appuyé par le FMI. Ces prêts sont garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. Au 31 décembre 2016, un montant de 1,313 milliard d’EUR lié à une convention de prêt au titre de l’AMF a été accordé à l’Ukraine (1,2 milliard d’EUR), à la Tunisie (100 millions d’EUR) et à la Géorgie (13 millions d’EUR), mais n’a pas encore été décaissé – voir la note 4.1.2.

L’entité juridique Euratom (représentée par la Commission) prête de l’argent à la fois aux États membres et aux pays tiers afin de financer des projets relatifs à des installations énergétiques. Au 31 décembre 2016, des prêts d’un montant de 300 millions d’EUR ont été accordés à l’Ukraine mais n’ont pas encore été décaissés – voir la note 4.1.2. Des garanties de tiers à hauteur de 252 millions d’EUR (contre 301 millions d’EUR en 2015) ont été reçues pour couvrir les prêts Euratom.

Les prêts de la CECA en liquidation ont été accordés sur fonds d’emprunts conformément aux articles 54 et 56 du traité CECA.

Taux d’intérêt effectifs pour les prêts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2016

31.12.2015

Assistance macrofinancière (AMF)

0 % - 4,54 %

0 % - 4,54 %

Euratom

0 % - 5,76 %

0,08 % - 5,76 %

Balance des paiements (BDP)

2,37 % - 3,37 %

2,37 % - 3,62 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

0,62 % - 3,75 %

0,62 % - 3,75 %

CECA en liquidation

5,23 % - 5,81 %

5,23 % - 5,81 %

29.Autres prêts

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Prêts spéciaux

93

113

Prêts subordonnés

–

–

Prêts au logement de la CECA en liquidation

5

6

Dépôts à terme entre 3 et 12 mois

245

257

Total

343

377

Non courants

77

88

Courants

266

290

La valeur nominale des autres prêts au 31 décembre 2016 s'élève à 673 millions d’EUR (contre 609 millions d’EUR en 2015).

Les prêts spéciaux sont des prêts accordés à des taux préférentiels dans le cadre de la coopération avec les pays tiers.

Les prêts subordonnés sont des prêts défaillants qui ont été accordés par la BEI et dont les droits ont été cédés à l’UE à la suite du versement du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. Ils sont entièrement dépréciés pour un montant de 332 millions d’EUR (contre 218 millions d’EUR en 2015).

Dépréciation des autres prêts

en Mio EUR

31.12.2015

Ajouts

Reprises

Dépréciations

Autre

31.12.2016

Prêts spéciaux

13

0

(6)

0

0

7

Prêts subordonnés

218

114

0

0

0

332

Prêts au logement de la CECA en liquidation

–

–

–

–

–

–

Total

231

114

(6)

0

0

339

29.1.PRÉFINANCEMENTS

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Préfinancements non courants

Préfinancements

2.5.1

20 219

28 543

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

1 651

1 332

Contribution aux fonds fiduciaires

31

4

21 901

29 879

Préfinancements courants

Préfinancements

2.5.1

21 386

11 498

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

2 183

3 779

23 569

15 277

Total

45 470

45 156

Le niveau des préfinancements dans les différents programmes doit être suffisant pour garantir les fonds nécessaires au bénéficiaire pour entamer le projet, tout en préservant également les intérêts financiers de l’UE et en prenant en considération les contraintes en matière de coût/efficacité et sur les plans juridique et opérationnel. Tous ces éléments ont été dûment pris en compte par la Commission en vue d’améliorer le suivi des préfinancements.

30.Préfinancements

en Mio EUR

Valeur brute

Apurement (coupure de l'exercice)

Valeur nette au 31.12.2016

Valeur brute

Apurement (coupure de l'exercice)

Valeur nette
au
31.12.2015

Gestion partagée

Feader et autres instruments de développement rural

3 955

–

3 955

4 726

(1 629)

3 097

FEDER et FC

19 858

(4 727)

15 131

24 268

(7 416)

16 852

FSE

6 477

(617)

5 860

7 251

(1 325)

5 926

Autres

4 219

(2 393)

1 826

4 359

(2 365)

1 994

34 509

(7 737)

26 772

40 604

(12 735)

27 869

Gestion directe

Exécution par:

Commission

12 424

(8 843)

3 581

12 512

(9 536)

2 976

Agences exécutives de l’UE

13 136

(8 348)

4 788

11 065

(7 767)

3 298

Fonds fiduciaires

142

(82)

60

14

(5)

9

25 701

(17 273)

8 429

23 591

(17 308)

6 283

Gestion indirecte

Exécution par:

Autres agences et organes de l’UE

616

(157)

459

627

(95)

532

Pays tiers

1 861

(1 135)

726

2 151

(1 229)

922

Organisations internationales

7 230

(4 432)

2 797

6 640

(4 014)

2 626

Autres entités

6 498

(4 077)

2 422

5 330

(3 521)

1 809

16 206

(9 801)

6 404

14 748

(8 859)

5 889

Total

76 416

(34 811)

41 605

78 943

(38 902)

40 041

Non courants

20 219

–

20 219

28 543

–

28 543

Courants

56 197

(34 811)

21 386

50 401

(38 902)

11 498

Les préfinancements représentent des fonds versés et donc une exécution de crédits de paiement. Comme expliqué dans la note 1.5.7, il s’agit d’avances non encore passées en charges. Ainsi, si les préfinancements réduisent les engagements restant à liquider (voir la note 5.1), ils représentent des dépenses restant à comptabiliser dans le compte de résultat économique.

La clôture de la période de programmation 2007-2013 et la mise en place progressive de programmes au titre de la période 2014-2020 sont les principaux facteurs qui influent sur les montants inscrits au bilan: les préfinancements relatifs aux anciens programmes diminuent compte tenu de l’acceptation des coûts, tandis que d’autres préfinancements ont été versés pour la nouvelle période de programmation.

Pour la gestion partagée, cette transition entre périodes de programmation explique aussi les variations entre soldes courants et non courants. La période de programmation 2007-2013 est entrée dans sa phase de clôture et, par conséquent, les montants exigibles dans les douze mois sont en augmentation. En ce qui concerne la période de programmation 2014-2020, les préfinancements initiaux versés sont comptabilisés comme non courants, tandis que les préfinancements annuels sont comptabilisés comme courants.

Le tableau ci-dessus fait état d'une baisse significative des montants bruts des préfinancements en gestion partagée, qui s’explique par l’apurement de 18,521 milliards d’EUR de coûts partiellement compensé par le versement de nouveaux préfinancements, pour un montant de 12,426 milliards d’EUR.

Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Il s’agit de garanties que la Commission exige parfois de la part des bénéficiaires qui ne sont pas des États membres en cas de versement d’avances (préfinancements). Pour ce type de garantie, deux valeurs doivent être indiquées: la valeur «nominale» et la valeur «en cours». Pour la valeur nominale, le fait générateur est lié à l’existence de la garantie. Pour la valeur en cours, le fait générateur de la garantie est le versement du préfinancement et/ou l’apurement ultérieur. Au 31 décembre 2016, la valeur nominale des garanties reçues pour les préfinancements était de 683 millions d’EUR, tandis que la valeur en cours de ces garanties était de 496 millions d’EUR (contre 844 millions et 626 millions d’EUR respectivement en 2015).

Certains préfinancements versés au titre du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e PC) et d’Horizon 2020 sont effectivement couverts par un Fonds de garantie des participants (FGP). Le FGP est un instrument de garantie mutuelle visant à couvrir les risques liés au non-paiement de montants par les bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre des actions indirectes du 7e PC et d’Horizon 2020. Chaque participant à une action indirecte qui reçoit une subvention de l’UE verse 5 % du montant total reçu au capital du FGP.

Au 31 décembre 2016, les préfinancements couverts par le FGP s’élevaient à 1,8 milliard d’EUR (contre 1,7 milliard d’EUR en 2015). L’UE (représentée par la Commission) agit en tant qu’agent exécutif pour les participants du FGP, mais ces derniers en sont les propriétaires.

En fin d’exercice, le total des actifs du FGP s’établissait à 1,951 milliard d’EUR (contre 1,838 milliard d’EUR en 2015). Les actifs du FGP incluent aussi des actifs financiers gérés par la direction générale des affaires économiques et financières de la Commission. Le PGF étant une entité distincte, ses actifs ne sont pas consolidés dans les présents comptes annuels.

31.Autres avances payées aux États membres

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

2 534

3 287

Programmes d’aide

1 300

1 824

Total

3 834

5 111

Non courantes

1 651

1 332

Courantes

2 183

3 779

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

Dans le cadre des programmes des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), les paiements des avances peuvent être effectués à partir du budget de l’UE en faveur des États membres afin de leur permettre de contribuer aux instruments financiers (sous la forme de prêts, de garanties ou de prises de participation). Ces instruments financiers sont mis en place et gérés sous la responsabilité des États membres, et non de la Commission. Néanmoins, les fonds inutilisés par ces instruments en fin d’exercice sont la propriété de l’UE (comme tout préfinancement) et sont donc considérés comme un actif inscrit au bilan de l’Union.

Période 2014-2020:

Au titre de la politique de cohésion, les États membres ont apporté une contribution de 3,681 milliards d’EUR, dont il restait à exécuter au 31 décembre 2016 un montant estimé à 1,842 milliard d’EUR. Ce montant comprend la contribution des États membres à l’initiative PME, instrument dont l’objectif est d’encourager le secteur bancaire à accorder davantage de prêts aux PME (745 millions d’EUR versés, dont il reste à exécuter un montant estimé à 481 millions d’EUR).

Pour le développement rural, 6 millions d’EUR demeuraient inutilisés en fin d’exercice.

Période 2007-2013:

Lors de la période de programmation précédente, les actes juridiques de base n’imposaient pas aux États membres de fournir des rapports périodiques à la Commission sur l’utilisation de ces avances, ni même, dans certains cas, de les identifier dans les déclarations de dépenses soumises à la Commission.

En ce qui concerne la politique de cohésion, la Commission recueille chaque année des informations auprès des États membres sur ces instruments financiers et elle les consolide dans un rapport annuel sur l'exécution. Le prochain rapport sera le rapport final sur l’exécution, mais celui-ci ne sera pas prêt à temps pour être inclus dans les comptes. En conséquence, comme lors des années précédentes, la valeur est estimée sur la base des informations les plus récentes et fiables disponibles, c’est-à-dire le rapport annuel sur l'exécution au 31 décembre 2015 et les versements effectués en 2016. L’estimation repose également sur l’hypothèse d'une utilisation intégrale et uniforme des fonds sur la période d’exploitation restante (qui se termine le 31 mars 2017). On estime qu’à la fin de l’exercice 2016, il restait encore un montant de 686 millions d’EUR à utiliser pour des investissements en faveur des bénéficiaires finals.

Pour le développement rural, en fin d’exercice, tous les montants avaient été exécutés ou réaffectés à d’autres mesures avant la fin de la période de programmation.

Programmes d’aide

Dans le même ordre d'idée que ce qui précède, les avances payées par les États membres pour différents programmes d’aides (aides d’État, mesures de marché du FEAGA ou mesures d'investissement du Feader) et non utilisées à la fin de l’exercice sont comptabilisées à l’actif du bilan de l’UE. La Commission a estimé la valeur de ces avances en se fondant sur les informations communiquées par les États membres; les montants qui en résultent sont inscrits dans la sous-rubrique «Programmes d’aide» ci-dessus.

Période 2014-2020:

Pour la politique de cohésion, 117 millions d’EUR demeuraient inutilisés en fin d’exercice.

Pour la politique agricole, la Commission a demandé des informations sur les montants inutilisés directement auprès des organismes payeurs des États membres. Sur la base de ces informations, il est estimé que 721 millions d’EUR demeuraient inutilisés en fin d’exercice.

Période 2007-2013:

On estime qu’une somme de 461 millions d’EUR correspondant à des avances versées dans le cadre de la politique agricole est restée inutilisée à la fin de 2016.

31.1.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Non courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

700

857

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

16

13

717

870

Courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

10 347

8 882

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

558

572

10 905

9 454

Total

11 621

10 324

32.Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Non courantes

États membres

2.6.1.1

700

857

700

857

Courantes

États membres

2.6.1.1

8 162

6 845

Amendes

2.6.1.2

1 808

1 601

Produits à recevoir et charges à reporter

2.6.1.3

329

369

Autres créances à recouvrer

47

67

10 347

8 882

Total

11 047

9 739

33.Créances à recouvrer auprès des États membres

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

RPT constatées dans la comptabilité A

3 261

3 041

RPT constatées dans la comptabilité séparée

1 437

1 283

Ressources propres à recevoir

1 764

-

Dépréciation

(753)

(760)

Autres

36

10

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

5 745

3 573

Fonds européen agricole de garantie (FEAGA)

2 606

3 846

Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader)

924

750

Instrument temporaire de développement rural (ITDR)

30

26

Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD)

167

175

Dépréciation

(999)

(1 092)

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

2 729

3 705

Recouvrement de préfinancements attendu

293

313

TVA payée et à récupérer

41

36

Autres créances à recouvrer auprès des États membres

55

75

Total

8 863

7 701

Non courantes

700

857

Courantes

8 162

6 845

Les montants non courants dus par les États membres concernent des décisions d’apurement de conformité non exécutées pour le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) à mettre en œuvre par tranches annuelles et/ou reports annuels.

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

Les ressources propres traditionnelles (RPT), constituées des droits de douane et des cotisations «sucre», sont perçues par les États membres pour le compte de la Commission. Les États membres constatent les RPT et communiquent les montants des droits constatés à la Commission au moyen des relevés mensuels de la «comptabilité A». Les droits constatés qui n’ont pas été inscrits dans la «comptabilité A» parce qu'ils n’ont pas été recouvrés par les États membres et qu’aucune garantie n’a été constituée (ou même si une garantie a été fournie, lorsque les droits font tout de même l’objet d'une contestation) figurent dans la «comptabilité séparée».

La contribution des États membres fondée sur la TVA et le RNB est soumise chaque année à un ajustement effectué le premier jour ouvrable de décembre. Parmi les ressources propres à recevoir figuraient également les ajustements pour les exercices financiers 2014, 2015 et 2016 se rapportant aux nouvelles dispositions introduites par la décision relative aux ressources propres (DRP) de 2014 à la suite de l’achèvement du processus de ratification et de l’entrée en vigueur, le 1er octobre 2016, montants qui devaient être versés par les États membres le 1er janvier 2017.

En dehors de la formulation de réserves, des corrections peuvent être apportées aux assiettes TVA et RNB au cours des quatre exercices suivants. Elles doivent être considérées comme des créances potentielles sur les États membres, dont le montant est incertain du fait que leur incidence financière ne peut être estimée avec précision. Lorsque le montant de ces créances peut être déterminé, les ressources TVA et RNB correspondantes sont appelées, soit en rapport avec les soldes TVA ou RNB, soit via des appels de fonds individuels.

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

Ce poste comprend principalement les montants dus par les États membres au 31 décembre 2016, tels que déclarés et certifiés par eux au 15 octobre 2016. Une estimation est effectuée pour les créances à recouvrer nées après cette déclaration et jusqu’au 31 décembre 2016. La Commission estime également la réduction de valeur pour les montants dus par les bénéficiaires dont le recouvrement est improbable. La réalisation de cet ajustement n’implique pas que la Commission renonce au recouvrement futur de ces montants. Une déduction de 20 % est en outre comprise dans cet ajustement et correspond à la retenue que les États membres sont autorisés à opérer pour couvrir leurs frais administratifs.

34.Amendes

Il s'agit des amendes infligées par la Commission n’ayant pas été encaissées (à titre provisionnel) à la fin de l’exercice (1,986 milliard d’EUR), diminuées des réductions de valeur (178 millions d’EUR). Des garanties s’élevant au total à 1,012 milliard d’EUR avaient été reçues pour les amendes encore pendantes à la fin de l’exercice (contre 1,428 milliard d’EUR en 2015). Il convient de noter que 651 millions d’EUR de ces créances étaient exigibles après le 31 décembre 2016.

35.Produits à recevoir et charges à reporter

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Fonds de cohésion, Fonds pour l’agriculture et le développement rural: corrections financières

9

10

Autres produits à recevoir

64

162

Charges à reporter relatives aux opérations sans contrepartie directe

256

196

Total

329

369

Non courants

–

–

Courants

329

369

36.Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Non courantes

Autres créances à recevoir

16

13

16

13

Courantes

Clients

246

225

Dépréciation des créances à recevoir de clients

(128)

(107)

Charges à reporter relatives aux opérations avec contrepartie directe

250

228

Autres

191

227

558

572

Total

574

585

La dépréciation des créances à recevoir de clients indiquée ci-dessus comprend un montant de dépréciation de 55 millions d’EUR établi sur une base individuelle.

36.1.STOCKS

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Matériel scientifique

54

55

Autres

111

83

Total

165

138

36.2.TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Comptes auprès du Trésor et des banques centrales

24 566

17 119

Comptes courants

127

110

Régies d’avances

5

4

Transferts (fonds en transit)

–

–

Autres dépôts à terme

–

28

Comptes bancaires pour l’exécution du budget et
autres dépôts à terme

2.8.1

24 698

17 262

Valeurs attachées à des instruments financiers

2.8.2

1 390

1 298

Valeurs liées à des amendes

2.8.3

1 325

1 908

Valeurs liées à d’autres institutions, agences
et organes

1 006

1 012

Valeurs liées à des fonds fiduciaires

167

192

Total

28 585

21 671

37.Comptes bancaires pour l’exécution du budget et autres dépôts à terme

Cette rubrique comprend les disponibilités financières de la Commission détenues sur des comptes bancaires auprès de chaque État membre et pays AELE (Trésor ou banque centrale), sur des comptes à vue détenus dans des banques commerciales ou dans des régies d’avances, ainsi que sous la forme de fonds de caisse. Le solde de trésorerie exceptionnellement élevé à la fin de 2016 est principalement dû aux éléments suivants:

·En ce qui concerne les ressources propres, le solde de fin d’exercice comprend un montant total net de 7,7 milliards d’EUR devant être remboursé aux États membres au début de l’année 2017 à la suite des budgets rectificatifs adoptés à la fin de 2016. En outre, des avances sur les ressources propres d’un montant de 1,5 milliard d’EUR ont été reçues dans les derniers jours de 2016.

·Un montant substantiel de 4,3 milliards d’EUR correspondant à des amendes infligées par la Commission pour des infractions aux règles de concurrence a été définitivement encaissé en 2016 et fait partie du solde de trésorerie de fin d’exercice.

·Le solde de trésorerie comprend également les recettes affectées et les crédits de paiement non dépensés à la fin de l’exercice 2016 pour un montant de 11 milliards d’EUR.

38.Valeurs attachées à des instruments financiers

Les montants relatifs à cette rubrique concernent essentiellement des équivalents de trésorerie gérés par des fiduciaires pour le compte de la Commission aux fins de la mise en œuvre de programmes d’instruments financiers spécifiques financés par le budget de l’UE (voir la note 2.4.1). Les valeurs attachées à des instruments financiers ne peuvent être utilisées que dans le programme correspondant.

39.Valeurs liées à des amendes

Il s’agit des montants reçus se rapportant à des amendes infligées par la Commission dans le cadre d’affaires encore en cours. Ces montants sont conservés sur des comptes de dépôt spécifiques qui ne sont utilisés à aucune autre fin. Si un recours a été formé ou si les intentions de la partie adverse en la matière ne sont pas connues, le montant sous-jacent est indiqué comme un passif éventuel dans la note 4.1.4.

La baisse de ce solde s’explique par le fait que depuis 2010, toutes les nouvelles amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans le fonds BUFI et investies dans des instruments financiers classés comme disponibles à la vente (voir la note 2.4.1).

PASSIF

39.1.RETRAITES ET AUTRES AVANTAGES DU PERSONNEL

Passifs nets liés aux avantages du personnel

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

31.12.2016 Total

31.12.2015 Total

Obligation au titre des prestations définies

58 746

1 882

7 036

67 664

64 242

Actifs du régime

s.o.

(139)

(293)

(432)

(428)

Passifs nets

58 746

1 743

6 742

67 231

63 814

L’augmentation du passif total lié aux avantages du personnel est principalement due à une hausse des passifs nets du régime de pension des fonctionnaires européens. Cette hausse est essentiellement imputable à la baisse du taux d’actualisation réel, qui est passé de 0,6 % à 0,3 %, ainsi qu’au fait que les droits supplémentaires acquis par les affiliés au régime étaient supérieurs aux paiements des prestations à partir du régime.

40.Régime de pension des fonctionnaires européens

Cette obligation au titre des prestations définies correspond à la valeur actualisée des paiements futurs de l'UE qui devraient être nécessaires pour régler l’obligation résultant des services rendus par les membres du personnel pendant la période considérée et les périodes antérieures. Le régime fonctionne en continu et, à ce titre, tous les paiements devant découler du régime sur une base annuelle sont inscrits chaque année au budget de l’UE.

Conformément à l’article 83 du statut, le paiement des prestations prévues au régime de pension du personnel constitue une dépense dans le budget de l’UE. Le régime n’est pas financé, mais les États membres garantissent le paiement de ces prestations de manière collective. Une contribution obligatoire au régime des pensions, actuellement fixée à 9,8 %, est déduite du traitement de base des membres actifs. Ces contributions sont considérées comme des recettes budgétaires de l’exercice et contribuent au financement des dépenses de l’UE en général, voir également la note 3.6.

Le passif du régime des pensions a été évalué sur la base du nombre de fonctionnaires actifs et retraités au 31 décembre 2016 et des dispositions du statut en vigueur à cette date. Cette évaluation a été effectuée selon la méthodologie de la norme IPSAS 25 (et par conséquent de la règle comptable 12 de l’UE). En 2016, la Commission a pris des mesures pour renforcer les processus et la fiabilité de la collecte des données de base utilisées pour calculer le passif lié aux avantages du personnel. Elle poursuivra ses travaux en 2017 – les résultats possibles, le cas échéant, se refléteront dans les comptes de l’exercice 2017.

41.Autres régimes de prestations de retraite

Cette rubrique comprend les obligations de pension envers les membres et anciens membres de la Commission, de la Cour de justice (et du Tribunal) et de la Cour des comptes, les secrétaires généraux du Conseil, le Médiateur européen, le Contrôleur européen de la protection des données et les membres du Tribunal de la fonction publique européenne. Y figurent également les obligations de pension envers certains membres du Parlement européen.

42.Régime commun d’assurance-maladie

Outre les régimes de prestations de retraite susmentionnés, un calcul est effectué pour évaluer le passif que l’UE devra assumer au titre du régime commun d’assurance-maladie en ce qui concerne les dépenses de santé qui doivent être payées pendant les périodes postérieures au départ des membres du personnel (déduction faite de leur contribution).

Évolution de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies pour les avantages du personnel

La valeur actuelle de l’obligation au titre de prestations définies est la valeur actualisée, sans déduction des actifs du régime, des paiements futurs qui devraient être nécessaires pour régler l’obligation résultant des services rendus par les membres du personnel pendant la période considérée et les périodes antérieures.

Une analyse de l’évolution de l’obligation au titre des prestations définies pour l’exercice en cours est présentée ci-dessous:

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

Total

Valeur actuelle au 31.12.2015

54 967

1 613

7 662

64 242

Coût des services rendus au cours de la période

2 267

83

283

2 634

Coût financier

1 264

29

161

1 454

Écarts actuariels nets

2 142

148

(1 039)

1 251

Contributions des membres

–

–

24

24

Prestations servies

(1 330)

(44)

(55)

(1 429)

Augmentation/(diminution) du passif en raison des taxes sur les pensions

(565)

52

–

(513)

Valeur actuelle au 31.12.2016

58 746

1 882

7 036

67 664

Le coût des services rendus au cours de la période désigne l’accroissement de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies résultant des services rendus par les membres du personnel au cours de la période considérée.

Le coût financier désigne l’accroissement, au cours d’une période, de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies résultant du fait que l’on s’est rapproché de la date de règlement des prestations d’une période.

Les écarts actuariels nets comprennent:

-les ajustements liés à l’expérience (l'effet des écarts entre les hypothèses actuarielles antérieures pour 2016 et ce qui s’est effectivement produit en 2016), et

-l’effet des changements d’hypothèses actuarielles, qu’elles soient financières (augmentations de salaire prévues) ou démographiques (taux de mortalité). Ces hypothèses sont par nature incertaines et peuvent donc connaître des évolutions importantes d’une année à l’autre.

Les prestations sont versées au cours de l’exercice selon les règles du régime. Ces prestations servies conduisent à une diminution de l’obligation au titre des prestations définies car elles ne sont plus à payer à l’avenir.

Hypothèses actuarielles – Avantages du personnel

Les principales hypothèses actuarielles utilisées dans l’évaluation des deux principaux régimes d’avantages du personnel de l’UE sont présentées ci-dessous:

Régime de pension des fonctionnaires européens

Régime commun d’assurance-maladie

2016

Taux d’actualisation nominal

1,7 %

1,9 %

Taux d’inflation anticipé

1,4 %

1,5 %

Taux d’actualisation réel

0,3 %

0,4 %

Taux d’augmentations salariales attendu

1,2 %

1,1 %

Taux d’évolution des coûts médicaux

s.o.

3,0 %

Âge de la retraite

63/64/66

63/64/66

2015

Taux d’actualisation nominal

2,0 %

2,1 %

Taux d’inflation anticipé

1,4 %

1,4 %

Taux d’actualisation réel

0,6 %

0,7 %

Taux d’augmentations salariales attendu

1,2 %

1,2 %

Taux d’évolution des coûts médicaux

s.o.

3,0 %

Âge de la retraite

63/64/65

63/64/66

Les taux de mortalité sont fondés sur la table de mortalité des fonctionnaires internationaux (ICSLT 2013).

Le taux d’actualisation nominal est déterminé comme étant la valeur du rendement des obligations à coupon zéro en euros [avec une échéance à 21 ans à partir de décembre 2016 pour le régime de pensions des fonctionnaires européens (PSEO), et à 26 ans pour le régime commun d’assurance-maladie]. Le taux d’inflation utilisé est le taux d’inflation anticipé sur la période équivalente. Il doit être déterminé de manière empirique, sur la base de valeurs prospectives exprimées par des obligations indexées sur les marchés financiers européens. Le taux d’actualisation réel est calculé à partir du taux d’actualisation nominal et du taux d’inflation anticipé à long terme.

Évolution de la valeur actuelle des actifs du régime

en Mio EUR

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

Total

Valeur actuelle au 31.12.2015

149

280

428

Évolution nette des actifs du régime

(10)

14

4

Valeur actuelle au 31.12.2016

139

293

432

Tendance sur 5 ans

en Mio EUR

2012

2013

2014

2015

2016

Passif lié aux avantages du personnel

42 503

46 818

58 616

63 814

67 231

La forte augmentation du passif lié aux avantages du personnel au cours des cinq années peut en grande partie être expliquée par une réduction du taux d’actualisation réel utilisé pour actualiser les flux de trésorerie futurs. Cette réduction est liée aux conditions économiques sous-jacentes, en particulier à la baisse des taux d’intérêt. Pour le régime PSEO principal, par exemple, le taux d’actualisation réel a chuté pour passer de 1,6 % fin 2012 à 0,3 % fin 2016.

Montants portés au compte de résultat économique

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

Total

2016

Coût des services rendus au cours de la période

2 042

97

283

2 422

Coût financier

1 138

33

161

1 332

Coût des services passés

–

–

–

–

Variation des actifs du régime

–

(7)

(45)

(52)

Coûts du personnel et des pensions

3 180

124

399

3 702

Écarts actuariels

1 929

179

(1 039)

1 068

Total

5 108

302

(640)

4 770

Sensibilité du régime commun d’assurance-maladie

Une variation d’un point de pourcentage des taux d’évolution des coûts médicaux présumés aurait les effets suivants:

en Mio EUR

Augmentation d’un point de pourcentage

Diminution d’un point de pourcentage

Total du coût des services rendus au cours de la période et du coût financier inclus dans la charge au titre des avantages médicaux postérieurs à l’emploi

89

(74)

Obligation cumulée au titre des avantages médicaux postérieurs à l’emploi

2 201

(1 828)

42.1.PROVISIONS

en Mio EUR

Montant au 31.12.2015

Provisions supplémen-taires

Montants inutilisés reversés

Montants utilisés

Virements entre catégories

Variations de l’estimation

Montant au 31.12.2016

Contentieux:

Agriculture

–

40

(21)

0

129

–

149

Cohésion

–

19

–

–

198

–

217

Autres

459

8

(2)

(33)

(327)

(2)

102

Démantèlement de sites nucléaires

1 078

–

–

(29)

–

64

1 113

Financières

411

536

(7)

(53)

–

(6)

880

Amendes

4

20

–

–

–

–

23

Autres

79

24

9

(23)

–

38

127

Total

2 030

647

(21)

(138)

–

94

2 611

Non courantes

1 716

491

(22)

(9)

(304)

65

1 936

Courantes

314

156

1

(128)

304

29

675

Les provisions sont des montants, résultant d’événements passés, qui devront probablement être payés sur le budget de l’UE à l'avenir.

Contentieux

Il s’agit de l’estimation des montants susceptibles d’être payés après la fin de l’exercice en ce qui concerne un certain nombre d’affaires juridiques en cours.

Démantèlement de sites nucléaires

En 2014, la base de la provision a été mise à jour conformément à la «révision 2014 de la stratégie de démantèlement et de gestion des déchets du JRC» (Decommissioning and Waste Management - DWM). Elle s’aligne ainsi sur les remarques formulées par des experts externes lors de la révision du programme DWM du JRC en 2012. Conformément aux règles comptables de l’UE, cette provision est indexée de manière à tenir compte de l’inflation puis actualisée pour obtenir sa valeur actuelle nette (sur la base de la courbe des swaps à coupon zéro en euros). Au 31 décembre 2016, il en a résulté une provision de 1,113 milliard d’EUR, scindée entre les montants qui devraient être utilisés en 2016 (27 millions d’EUR) et ultérieurement (1,086 milliard d’EUR).

Étant donné la durée estimée de ce programme (environ 20 ans), il est utile de préciser qu’il existe une certaine incertitude quant à cette estimation et que le coût final pourrait différer des montants actuellement comptabilisés.

Provisions financières

Il s’agit principalement de provisions qui représentent les pertes estimées qui seront encourues en relation avec les garanties au titre des différents instruments financiers, où le FEI et la BEI sont habilités à émettre des garanties en leur propre nom, mais pour le compte et au risque de l’UE. Le risque financier de l’UE lié aux garanties est cependant plafonné. Les provisions financières non courantes sont actualisées à leur valeur actuelle nette (sur la base du taux annuel des swaps en euros).

L’augmentation des provisions financières est principalement due aux provisions supplémentaires pour les prêts en cours octroyés à la Syrie qui sont couverts par la garantie du mandat de prêt extérieur de la BEI et au renforcement des activités au titre des instruments de garantie d'Horizon 2020 et de COSME.

42.2.PASSIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Passifs financiers non courants

Passifs financiers au coût amorti

2.11.1

55 067

51 764

Passifs financiers à la juste valeur
par le biais de l’excédent ou du déficit

2.11.2

–

–

Passifs liés à la garantie financière

2.11.3

–

–

55 067

51 764

Passifs financiers courants

Passifs financiers au coût amorti

2.11.1

2 283

7 939

Passifs financiers à la juste valeur
par le biais de l’excédent ou du déficit

2.11.2

1

–

Passifs liés à la garantie financière

2.11.3

–

–

2 284

7 939

Total

57 351

59 703

43.Passifs financiers au coût amorti

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Emprunts destinés à l'assistance financière

2.11.1.1

55 128

56 860

Autres passifs financiers

2.11.1.2

2 222

2 842

Total

57 350

59 703

Non courants

55 067

51 764

Courants

2 283

7 939

44.Emprunts destinés à l'assistance financière

en Mio EUR

MESF

BDP

AMF

Euratom

CECA en liquida-tion

Total

Total au 31.12.2015

47 509

5 811

3 024

301

215

56 860

Nouveaux emprunts

4 750

–

10

–

–

4 760

Remboursements

(4 750)

(1 500)

(70)

(49)

–

(6 369)

Écarts de change

–

–

–

–

(30)

(30)

Variations des valeurs comptables

(53)

(40)

–

–

(1)

(94)

Total au 31.12.2016

47 456

4 272

2 964

252

184

55 128

Non courants

46 800

3 050

2 889

199

96

53 034

Courants

656

1 222

75

53

88

2 094

Les emprunts comprennent principalement les dettes attestées par des certificats équivalant à 54,951 milliards d’EUR (contre 56,656 milliards d’EUR en 2015). Les variations observées dans la valeur comptable correspondent aux nouveaux intérêts cumulés.

À l’exception des prêts de la CECA en liquidation, le remboursement des emprunts susmentionnés est garanti en dernier recours par le budget de l’UE (voir la note 4.1.2) et, par extension, par chaque État membre.



Taux d'intérêt effectifs pour les emprunts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2016

31.12.2015

Assistance macrofinancière (AMF)

0 % - 4,54 %

0 % - 4,54 %

Euratom

0 % - 5,68 %

0 % - 5,67 %

Balance des paiements (BDP)

2,37 % - 3,37 %

2,37 % - 3,62 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

0,62 % - 3,75 %

0,62 % - 3,75 %

CECA en liquidation

6,92 % - 9,78 %

6,92 % - 9,78 %

45.Autres passifs financiers

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Non courantes

Passifs liés aux contrats de location-financement

1 545

1 648

Bâtiments payés par tranches

329

352

Autres

160

122

2 034

2 122

Courantes

Amendes à rembourser

25

625

Passifs liés aux contrats de location-financement

84

75

Bâtiments payés par tranches

22

21

Autres

58

(0)

189

721

Total

2 222

2 842

Passifs liés aux contrats de location-financement

en Mio EUR

Description

Montants futurs à payer

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total du passif

Terrains et bâtiments

80

403

1 136

1 619

Autres immobilisations corporelles

4

6

–

10

Total au 31.12.2016

84

409

1 136

1 629

Partie d’intérêts

72

269

304

645

Total des paiements minimaux futurs au titre de la location au 31.12.2016

156

678

1 439

2 274

Total des paiements minimaux futurs au titre de la location au 31.12.2015

132

658

1 608

2 396

Les montants relatifs à la location et aux bâtiments indiqués ci-dessus devront être financés par les budgets ultérieurs.

46.Passifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Montant notionnel branche receveur

Montant notionnel
branche payeur

Juste valeur

Montant notionnel branche receveur

Montant notionnel
branche payeur

Juste valeur

Contrat de change à terme

99

(101)

1

–

–

–

Les passifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit au 31 décembre 2016 correspondent à un contrat de change à terme que l’UE a conclu en 2016 afin de couvrir le risque de change lié aux titres de créance libellés en USD détenus dans le Fonds de garantie de l’EFSI – voir la note 2.4.2.

Au 31 décembre 2016, tous les passifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit étaient classés au niveau 2 de la hiérarchie des justes valeurs (valorisation basée sur des données observables autres que les prix cotés).

47.Passifs liés à la garantie financière

Les passifs liés à la garantie financière correspondent à la garantie offerte au titre de l’EFSI. Au 31 décembre 2016, le passif lié à la garantie financière de l’EFSI était de zéro EUR, étant donné que les produits à recevoir au titre de la garantie excèdent les pertes attendues (voir la note 4.1.1).

47.1.SOMMES À PAYER

en Mio EUR

Valeur brute

Ajuste-

ments*

Valeur nette au 31.12.2016

Valeur brute

Ajuste-

ments*

Valeur nette
au
31.12.2015

Déclarations de dépenses et factures reçues de:

États membres:

Feader et autres instruments de développement rural

500

(34)

467

2 621

(230)

2 391

FEDER et FC

10 663

(793)

9 871

8 361

(950)

7 411

FSE

4 145

(95)

4 050

3 355

(2)

3 353

Autres

793

(47)

747

434

(102)

332

Entités publiques et privées

1 677

(169)

1 507

1 928

(223)

1 705

Total des déclarations de dépenses et factures reçues

17 779

(1 138)

16 641

16 699

(1 507)

15 192

FEAGA

12 193

s.o.

12 193

6 851

s.o.

6 851

Sommes à payer - ressources propres

10 441

s.o.

10 441

9 506

s.o.

9 506

Sommes à payer - divers

364

s.o.

364

356

s.o.

356

Autres

364

s.o.

364

286

s.o.

286

Total

41 142

(1 138)

40 005

33 698

(1 507)

32 191

* Montants non éligibles estimés et autres avances aux États membres en attente.

Les sommes à payer comprennent les déclarations de dépenses reçues par la Commission dans le cadre d’activités de subvention. Les dettes correspondantes sont créditées à hauteur du montant déclaré lorsque la demande est reçue. Si la contrepartie est un État membre, elles sont classées comme telles. La procédure est identique pour les factures et notes de crédit reçues dans le cadre des marchés publics. Les déclarations en question ont été prises en compte au travers de la coupure de l’exercice. Après les écritures de clôture de l’exercice, les montants éligibles estimés ont donc été inscrits en tant charges à payer, tandis que la partie restante est indiquée comme «Montants non éligibles estimés et autres avances aux États membres en attente» (voir ci-dessous).

La quasi-totalité des déclarations de dépenses sont incluses dans le RAL budgétaire en fin d’exercice: tous les montants des États membres et une grande partie des factures d’autres entités.

La principale évolution, qui concerne le Fonds européen agricole de garantie, est due à une meilleure exécution des paiements au niveau des États membres en 2016 par rapport à 2015. Cela signifie que des déclarations de dépenses réelles ont été soumises et qu'il n’a pas été nécessaire de les estimer en fin d’exercice. La hausse de 5,3 milliards d’EUR est donc contrebalancée par une baisse similaire au niveau des comptes de régularisation - voir la note 2.13.

La forte diminution des sommes à payer au titre du Feader est principalement due à une réduction des demandes reçues pour la période 2007-2013, qui est sur le point d’être clôturée.

L’autre augmentation majeure des sommes à payer concerne la politique de cohésion (13,9 milliards d’EUR en 2016 contre 10,8 milliards d’EUR en 2015) et porte essentiellement sur la période de programmation précédente, à savoir 2007-2013. Les déclarations de dépenses transmises pour la période de programmation 2014-2020 restent limitées pour plusieurs raisons, notamment le fait que plusieurs autorités de gestion n’aient pas été désignées.

Pour la période de programmation 2014-2020, le règlement portant dispositions communes applicables aux Fonds structurels (FEDER et FSE), au Fonds de cohésion et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) prévoit une protection du budget de l’UE au moyen de la retenue systématique de 10 % des paiements intermédiaires effectués. Le cycle de contrôle doit être mené à bien avant le mois de février suivant la fin de l’exercice financier (1er juillet au 30 juin), au moyen de vérifications de gestion effectuées par les autorités de gestion et d’audits réalisés par les autorités d’audit. La Commission examine les documents d’assurance et les comptes fournis par les autorités compétentes des États membres. Le paiement/recouvrement du solde n’a lieu qu’après finalisation de l’évaluation et approbation des comptes. Le montant retenu conformément à cette disposition s'élevait à 1 milliard d’EUR à la fin de 2016.

Les sommes à payer au titre des ressources propres renvoient à la contribution des États membres au budget de l’UE à rembourser en fin d’exercice, à la suite des quatrième et cinquième budgets rectificatifs de 2016. Le niveau élevé du montant est dû à l’adoption tardive des budgets rectificatifs nº 4/2016 et nº 5/2016, qui reposaient sur le règlement relatif aux ressources propres et les ajustements se rapportant aux nouvelles dispositions introduites par la décision «ressources propres» de 2014, et dont les montants n’ont été versés aux États membres qu’en janvier 2017.

Montants non éligibles estimés et autres avances aux États membres en attente

Les sommes à payer ont été réduites de la partie relative aux demandes de remboursement reçues, mais non encore vérifiées, qui a été considérée comme non éligible. Les montants les plus élevés concernent les directions générales chargées des actions structurelles. Les sommes à payer ont également été réduites de la partie des demandes de remboursement reçues correspondant aux autres avances aux États membres (voir la note 2.5.2) restant à payer à la fin de l’exercice (395 millions d’EUR).

Demandes de préfinancement

Outre les montants ci-dessous, des demandes de préfinancement à hauteur de 594 millions d’EUR ont été reçues et n’avaient pas encore fait l'objet de versements à la fin de l’exercice. Conformément aux règles comptables de l’UE, ces montants ne sont pas comptabilisés en tant que sommes à payer.

47.2.CHARGES À PAYER ET PRODUITS À REPORTER

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Charges à payer

66 800

67 358

Produits à reporter

638

869

Autres

143

175

Total

67 580

68 402

La ventilation des charges à payer est la suivante:

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

FEAGA

33 033

38 263

Feader et autres instruments de développement rural

17 024

14 806

FEDER et FC

7 157

5 026

FSE

3 473

2 636

Autres

6 112

6 627

Total

66 800

67 358

La principale évolution, qui concerne le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA), est due à une meilleure exécution des paiements au niveau des États membres en 2016 par rapport à 2015. Cela signifie que des déclarations de dépenses réelles ont été soumises et qu'il n’a pas été nécessaire de les estimer en fin d’exercice. La baisse de 5,2 milliards d’EUR est donc contrebalancée par une hausse similaire au niveau des sommes à payer - voir la note 2.12.

La hausse de 3 milliards d’EUR dans le domaine de la cohésion est imputable à une intensification de l’exécution au niveau des bénéficiaires finals.

L’augmentation des charges à payer concernant le Feader (2,2 milliards d’EUR) est liée au niveau inférieur de demandes reçues pour la période 2014-2020, ce qui signifie qu'un nombre plus élevé de montants a dû être porté en compte de régularisation en fin d’exercice.

À l’exception du FEAGA, les régularisations concernant tous les autres États membres sont incluses dans le RAL budgétaire, tout comme la plupart des «autres» régularisations - voir la note 5.1.

ACTIF NET

47.3.RÉSERVES

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Réserve de juste valeur

2.14.1

325

292

Réserve du Fonds de garantie

2.14.2

2 643

2 561

Autres réserves

2.14.3

1 873

1 829

Total

4 841

4 682

48.Réserve de juste valeur

Conformément aux règles comptables de l’UE, les variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont désormais comptabilisées au moyen de la réserve de juste valeur.

Variations de la réserve de juste valeur au cours de la période

en Mio EUR

2016

2015

Actifs financiers disponibles à la vente:

Figurant dans la réserve de juste valeur

34

79

Figurant dans le compte de résultat économique

0

(33)

34

46

Liés aux participations comptabilisées au moyen de
la méthode de la mise en équivalence

(0)

7

Total

33

53

49.Réserve du Fonds de garantie

Cette réserve reflète le montant cible de 9 % de l'encours garanti par le budget de l’UE au titre du mandat de prêt extérieur de la BEI. La contrepartie de ce montant doit être détenue sous la forme d’actifs dans le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1).

50.Autres réserves

Ce montant concerne principalement la réserve de la CECA en liquidation (1,524 milliard d’EUR) relative aux actifs du Fonds de recherche pour le charbon et l’acier, réserve qui a été créée dans le cadre de la liquidation de la CECA.

50.1.MONTANTS À APPELER AUPRÈS DES ÉTATS MEMBRES

en Mio EUR

Montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2015

77 124

Restitution de l’excédent budgétaire 2015 aux États membres

1 349

Variations de la réserve du Fonds de garantie

82

Autres variations de réserve

58

Résultat économique de l’exercice

(1 733)

Total des montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2016

76 881

Ce montant représente la part des dépenses encourues par l’UE jusqu’au 31 décembre à financer par des budgets ultérieurs. Bon nombre de dépenses sont comptabilisées conformément aux règles de comptabilité d’exercice au cours de l’exercice N, alors qu’il se peut qu'elles soient en réalité payées au cours de l’exercice N+1 (ou plus tard) et donc financées sur le budget de l’exercice N+1 (ou plus tard). Compte tenu de cette inscription au passif et du fait que les montants correspondants seront financés sur des budgets ultérieurs, le passif est de loin supérieur à l’actif en fin d’exercice. Les montants les plus élevés à mettre en évidence concernent les activités du Fonds européen agricole de garantie et les avantages du personnel.

On notera également que les éléments susmentionnés n’ont aucun effet sur le résultat de l’exécution du budget. Les recettes budgétaires doivent toujours être égales ou supérieures aux dépenses budgétaires, tout excédent de recettes étant restitué aux États membres.

51.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

PRODUITS

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE: RESSOURCES PROPRES

51.1.RESSOURCES RNB

Les produits des ressources propres constituent l’élément principal des produits d’exploitation de l’UE. Parmi les trois catégories de ressources propres – ressources propres traditionnelles (RPT), ressources TVA et ressources RNB –, les recettes RNB, s'élevant à 95,578 milliards d’EUR (contre 95,355 milliards d’EUR en 2015) sont les plus importantes.

51.2.RESSOURCES PROPRES TRADITIONNELLES

en Mio EUR

2016

2015

Droits de douane

20 301

18 524

Cotisations «sucre»

138

125

Total

20 439

18 649

Les ressources propres traditionnelles comprennent les droits de douane et les cotisations «sucre». Les États membres retiennent, à titre de frais de perception, 20 % des ressources propres traditionnelles. Les montants ci-dessus sont présentés après déduction de ces frais.

51.3.RESSOURCES TVA

La ressource TVA est prélevée sur les assiettes TVA des États membres, qui font l'objet d'une harmonisation virtuelle conformément aux règles de l’UE en la matière. La contribution TVA est calculée par l'application d'un taux uniforme d’appel de 0,3 % à l’assiette de chaque État membre. Pour la période 2014-2020, la décision 2014/335/UE, Euratom du Conseil prévoit un taux d’appel réduit de 0,15 % pour l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. La diminution des recettes TVA enregistrée en 2016 est principalement due au fait que le taux d’appel réduit était pour la première fois applicable cette année-là, à la suite de l’entrée en vigueur de la décision «ressources propres» (DRP) de 2014.

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE: TRANSFERTS

51.4.AMENDES

Ces produits, qui s'élèvent à 3,858 milliards d’EUR (contre 531 millions d’EUR en 2015), se rapportent aux amendes imposées par la Commission pour manquement aux règles en matière d'infractions, essentiellement dans le domaine de la concurrence. Les créances et produits correspondants sont comptabilisés une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par la Commission et officiellement notifiée au destinataire. Les principaux montants en 2016, et donc la forte hausse par rapport aux recettes issues des amendes en 2015, concernent le marché des poids lourds (2,927 milliards d’EUR) et le secteur bancaire (485 millions d’EUR).

51.5.RÉCUPÉRATION DE DÉPENSES

en Mio EUR

2016

2015

Gestion partagée

1 876

1 465

Gestion directe

56

76

Gestion indirecte

15

6

Total

1 947

1 547

Cette rubrique représente principalement les ordres de recouvrement émis par la Commission qui sont encaissés ou qui font l'objet d'une compensation (c'est-à-dire d'une déduction) par rapport à des paiements ultérieurs enregistrés dans le système comptable de la Commission, de manière à permettre le recouvrement des montants précédemment payés sur le budget général. Les recouvrements sont fondés sur des contrôles, des audits ou des analyses d’éligibilité, si bien que ces actions sont un élément important à prendre en considération dans l'exécution du budget de l’Union. Ces opérations, qui protègent le budget de l’UE contre les dépenses engagées en violation du droit, sont particulièrement importantes puisqu'il ressort des résultats issus de l’audit de la Cour des comptes un niveau significatif d’erreur dans les paiements effectués au titre du budget de l’UE — voir le rapport annuel de la Cour, notamment la déclaration d’assurance sur la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes.

Les ordres de recouvrement émis par les États membres à l’intention des bénéficiaires des dépenses du FEAGA, ainsi que les fluctuations des estimations des produits à recevoir entre la fin de l’exercice précédent et la fin de celui-ci, sont également inclus.

Les montants repris dans le tableau ci-dessus représentent les recettes découlant de l’émission d’ordres de recouvrement. Ces chiffres ne peuvent exprimer et n’expriment donc pas toute l’ampleur des mesures prises pour protéger le budget de l’UE, en particulier pour la politique de cohésion, où des mécanismes spécifiques ont été mis en place pour assurer la correction des dépenses inéligibles, et dont la plupart n’impliquent pas l’émission d’un ordre de recouvrement. Ne sont pas pris en compte les montants recouvrés par voie de compensation par rapport à des dépenses, les montants recouvrés au moyen de retraits et la récupération de préfinancements.

Les recouvrements liés à la gestion partagée constituent l'essentiel du montant total:

Agriculture: FEAGA et développement rural

Dans le cadre du FEAGA et du Feader, les montants inscrits en produits de l’exercice sous cette rubrique sont des corrections financières de l’exercice et des remboursements déclarés par les États membres et perçus au cours de l’exercice, auxquels s’ajoute l’augmentation nette des montants en suspens déclarés par les États membres à recouvrer en fin d'exercice au titre des fraudes et irrégularités.

Politique de cohésion

Les principaux montants associés à la politique de cohésion comprennent les ordres de recouvrement émis par la Commission pour récupérer les montants de dépenses indues des années précédentes ainsi que les déductions des dépenses moins la diminution des produits à recevoir en fin d’exercice.

51.6.AUTRES PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

2016

2015

Ajustements budgétaires

1 956

984

Impôts et cotisations du personnel

1 189

1 115

Contributions des pays tiers

953

946

Contributions des États membres à l’aide extérieure

732

0

Transfert d’actifs

147

197

Ajustements des provisions

14

71

Prélèvements agricoles

5

814

Autres

744

939

Total

5 740

5 067

Les ajustements budgétaires incluent l’excédent budgétaire de 2015 (1,349 milliard d’EUR), qui est indirectement reversé aux États membres par déduction des montants de ressources propres qu’ils doivent payer à l’UE l’année suivante. Il s’agit donc de recettes pour 2016.

Les produits issus des impôts et cotisations du personnel résultent essentiellement des prélèvements sur les traitements du personnel et sont essentiellement composés de deux montants: les contributions au régime de pension et les impôts sur le revenu.

Les contributions des pays tiers se rapportent aux contributions versées par les pays de l’AELE et les pays candidats à l’adhésion.

Les contributions des États membres à l’aide extérieure sont principalement les montants reçus en vue de la mise en place de la facilité en faveur des réfugiés en Turquie.

Le produit du transfert d’actifs concerne principalement le transfert, dans le cadre du programme Copernicus (anciennement le programme GMES), de satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) à la Commission (voir note 2.2). Ce transfert constitue une opération sans contrepartie directe au sens des règles comptables de l’UE et aura lieu à l’avenir pour les autres satellites Copernicus encore en construction.

Les prélèvements agricoles concernent les prélèvements laitiers, qui sont un outil de gestion du marché visant à pénaliser les producteurs de lait qui dépassent leurs quantités de référence. N’étant pas lié à des paiements antérieurs de la Commission, il est considéré en pratique comme une recette correspondant à une destination particulière. Le montant élevé des prélèvements laitiers de l’année dernière était principalement dû au prélèvement supplémentaire de 811 millions d’EUR.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

51.7.PRODUIT FINANCIER

en Mio EUR

2016

2015

Produits d’intérêts sur:

Préfinancements

(0)

9

Retards de paiement

108

20

Actifs financiers disponibles à la vente

24

56

Prêts

1 446

1 616

Trésorerie et équivalents de trésorerie

6

14

Actifs financiers dépréciés

9

7

Autres

0

0

Produits d’intérêts

1 592

1 721

Dividendes

13

8

Gains réalisés sur la vente d’actifs financiers

35

50

Produit financier d'actifs ou de passifs financiers
à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

0

–

Autres produits financiers

128

66

Total

1 769

1 846

Les produits d’intérêts sur prêts concernent surtout les prêts d’assistance financière (voir la note 2.4.3).

51.8.AUTRES PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

2016

2015

Gains de change

331

970

Recettes tirées de redevances pour prestation de services

267

358

Recettes tirées de redevances et de primes liées à des instruments financiers

48

43

Ventes de biens

46

43

Produits liés aux immobilisations corporelles

17

4

Autres

288

145

Total

996

1 562

DÉPENSES

51.9.GESTION PARTAGÉE

en Mio EUR

Exécution par les États membres

2016

2015

Fonds européen agricole de garantie

44 152

45 032

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

12 604

16 376

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

35 045

38 745

Fonds social européen

9 366

9 849

Autres

1 606

2 380

Total

102 772

112 382

Le passage de l’ancienne période de programmation (2007-2013) à la période 2014-2020 explique la réduction des dépenses de 4,2 milliards d’EUR dans le domaine de la cohésion: comme prévu, les coûts déclarés pour la période précédente sont en baisse, tandis que ceux liés à la période actuelle sont en hausse mais restent faibles. Pour cette même raison, une diminution 3,8 milliards d’EUR touche les dépenses exposées au titre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et d’autres instruments de développement rural - voir également la note 2.13.

La sous-rubrique «Autres» inclut essentiellement: les affaires maritimes et la pêche (756 millions d'EUR), l'asile et la migration (310 millions d'EUR) et le Fonds européen d’aide aux plus démunis (178 millions d’EUR).

51.10.GESTION DIRECTE

en Mio EUR

2016

2015

Exécution par la Commission

9 254

10 089

Exécution par les agences exécutives de l’UE

6 259

5 532

Exécution par des fonds fiduciaires

97

6

Total

15 610

15 626

Ces montants concernent principalement la mise en œuvre de programmes relevant de la politique de recherche (7,1 milliards d’EUR) et de l'agence pour les réseaux (2,0 milliards d’EUR), ainsi que les instruments relevant de la politique européenne de voisinage (1,0 milliard d’EUR), de la coopération au développement (1,2 milliard d’EUR) et de l’aide humanitaire (0,7 milliard d’EUR).

51.11.GESTION INDIRECTE

en Mio EUR

2016

2015

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

2 547

1 209

Exécution par des pays tiers

876

905

Exécution par des organisations internationales

2 382

2 127

Exécution par d’autres entités

2 035

2 107

Total

7 840

6 348

51.12.COÛTS DU PERSONNEL ET DES PENSIONS

en Mio EUR

2016

2015

Coûts du personnel

6 074

5 838

Coûts des pensions

3 702

4 435

Total

9 776

10 273

Les coûts liés aux pensions sont des éléments des variations qui sont apparues à la suite de l'évaluation actuarielle du passif lié aux avantages du personnel autres que les hypothèses actuarielles.

51.13.MODIFICATIONS DES HYPOTHÈSES ACTUARIELLES RELATIVES AUX AVANTAGES DU PERSONNEL

La perte actuarielle de 1 milliard d’EUR net sous cette rubrique concerne le passif lié aux avantages du personnel porté au bilan (voir la note 2.9).

51.14.CHARGES FINANCIÈRES

en Mio EUR

2016

2015

Charges d’intérêts:

Emprunts

1 440

1 607

Autres

57

21

Contrats de location-financement

67

91

Dépréciation d’actifs financiers disponibles à la vente

40

27

Pertes de valeur sur les prêts et créances à recevoir

184

174

Perte réalisée sur la vente d’actifs financiers

0

3

Perte réalisée sur les actifs ou passifs financiers à la juste valeur par le biais de l’excédent ou du déficit

1

–

Autres charges financières

116

63

Total

1 904

1 986

Le montant de la charge d’intérêts sur les emprunts correspond au produit des intérêts sur les prêts d’assistance financière (opérations réciproques ou «back-to-back»).

51.15.PART DU RÉSULTAT DES COENTREPRISES ET ENTITÉS ASSOCIÉES

Conformément à la méthode de la mise en équivalence, l’UE comptabilise dans son compte de résultat économique la part du résultat de ses coentreprises et de ses entités associées (voir la note 2.3).

51.16.AUTRES DÉPENSES

en Mio EUR

2016

2015

Dépenses administratives et informatiques

2 455

2 419

Dépenses liées aux immobilisations corporelles

1 404

1 304

Ajustements des provisions

685

520

Pertes de change

505

785

Réduction d'amendes par la Cour de justice

18

1 137

Autres

419

458

Total

5 486

6 623

La baisse des autres dépenses est principalement due à l’annulation d'amendes imposées en 2015, lorsque la Cour de justice a tranché en faveur de l’entreprise visée par la sanction.

La rubrique «Dépenses liées aux immobilisations corporelles» comprend un montant de 383 millions d’EUR (contre 373 millions d’EUR en 2015) concernant les contrats de location simple.

Les coûts de recherche et de développement, qui sont inclus dans les dépenses administratives et informatiques, sont les suivants:

en Mio EUR

2016

2015

Coûts de recherche

344

384

Coûts de développement non capitalisés

88

60

Total

431

443

51.17.INFORMATIONS SECTORIELLES PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER PLURIANNUEL (CFP)

en Mio EUR

Croissance intelligente et inclusive

Croissance durable

Sécurité et citoyenneté

L'Europe dans le monde

Administration

Non attribué à une rubrique du CFP*

Total

Ressources RNB

–

–

–

–

–

95 578

95 578

Ressources propres traditionnelles

–

–

–

–

–

20 439

20 439

TVA

–

–

–

–

–

15 859

15 859

Amendes

–

–

–

–

–

3 858

3 858

Récupération de dépenses

48

1 871

4

23

–

1

1 947

Autres

785

171

28

105

4 750

(97)

5 740

Produits des opérations sans contrepartie directe

834

2 041

32

128

4 750

135 638

143 422

Produit financier

87

0

0

21

0

1 661

1 769

Autres

121

(11)

(7)

(5)

307

592

996

Produits des opérations avec contrepartie directe

208

(11)

(7)

16

307

2 253

2 765

Total des recettes

1 041

2 030

25

144

5 057

137 891

146 187

Dépenses exécutées par les États membres:

FEAGA

–

(44 152)

–

–

–

–

(44 152)

Feader et autres instruments de développement rural

–

(12 604)

–

–

–

–

(12 604)

FEDER et FC

(35 045)

–

–

–

–

–

(35 045)

FSE

(9 366)

–

–

–

–

–

(9 366)

Autres

(466)

(754)

(470)

84

–

–

(1 606)

Exécution par la CE, des agences exécutives et des fonds fiduciaires

(10 143)

(544)

(957)

(3 951)

(50)

34

(15 610)

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

(2 028)

(110)

(662)

(265)

–

518

(2 547)

Exécution par des pays tiers et des organisations internationales

(274)

(5)

(188)

(2 792)

–

–

(3 258)

Exécution par d’autres entités

(1 411)

(16)

(2)

(606)

(0)

–

(2 035)

Coûts du personnel et des pensions

(1 593)

(345)

(390)

(575)

(5 968)

(904)

(9 776)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

–

–

–

–

(1 068)

–

(1 068)

Charges financières

(173)

(47)

(1)

(20)

(127)

(1 536)

(1 904)

Part du résultat des entités associées et coentreprises

2

–

–

–

–

–

2

Autres dépenses

(1 468)

(83)

(102)

(70)

(3 196)

(566)

(5 486)

Total des dépenses

(61 964)

(58 659)

(2 772)

(8 195)

(10 409)

(2 455)

(144 454)

Résultat économique de l’exercice

(60 923)

(56 629)

(2 747)

(8 051)

(5 352)

135 436

1 733

* «Non attribué à une rubrique du CFP»: l’exécution budgétaire des entités consolidées et les ajustements de consolidation, les opérations non budgétaires et les programmes non alloués d'un montant non significatif.

La présentation des recettes et des dépenses par rubrique du CFP se fonde sur une estimation, tous les engagements n'étant pas liés à une rubrique du CFP.

52.ACTIF ET PASSIF ÉVENTUELS

52.1.PASSIF ÉVENTUEL

Les passifs éventuels représentent les potentielles obligations de paiement futures de l’UE qui peuvent résulter d’événements passés ou d’engagements juridiquement contraignants mais qui dépendront d'événements à venir dont l'UE n'a pas l'entière maîtrise. Ils concernent principalement les garanties financières données (dans le cadre des prêts ou des programmes d’assistance financière) et les risques juridiques. Toutes les dettes éventuelles, à l’exception de celles liées aux amendes et aux garanties couvertes par des fonds (voir la note 2.4.1), seraient financées, si elles devenaient exigibles, par le budget de l’UE (et donc par les États membres de l’Union) lors des exercices à venir.

53.Garanties budgétaires

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Plafond

Signées

Décaissées

Plafond

Signées

Décaissées

Garanties du mandat de prêt extérieur de la BEI

40 645

30 161

21 145

41 764

28 741

19 450

Garantie de l’EFSI

16 000

11 245

4 392

16 000

1 252

202

Total

56 645

41 406

25 537

57 764

29 993

19 652

Le tableau ci-dessus indique dans quelle mesure le budget de l’UE est exposé à de futurs paiements potentiels liés aux garanties données au groupe BEI. Les montants décaissés représentent les montants déjà versés aux bénéficiaires finals, tandis que les montants «signés» comprennent ces montants décaissés et les accords déjà signés avec les bénéficiaires mais n'ayant pas encore fait l'objet d'un décaissement. Le plafond représente la garantie totale que le budget de l’UE, et donc ses États membres, s’est engagé à fournir.

Garanties du mandat de prêt extérieur de la BEI

Le budget de l’UE garantit des prêts signés et accordés par la BEI sur ses fonds propres à des pays tiers. Au 31 décembre 2016, le montant des prêts en cours couverts par la garantie de l’UE était de 21,1 milliards d’EUR. Le budget de l’UE garantit les montants suivants:

·19,481 milliards d’EUR (contre 19,450 milliards d’EUR en 2015) au moyen du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1), et

·1,664 milliard d’EUR (contre 1,987 milliard d’EUR en 2015) directement pour les prêts accordés aux futurs États membres avant leur adhésion.

Outre les 21,1 milliards d’EUR indiqués ci-dessus en tant que passif éventuel, l’UE garantit 309 millions d’EUR de prêts en cours octroyés à la Syrie pour lesquels des provisions ont été constituées - voir la note 2.10.

La garantie du mandat de prêt extérieur de l’UE qui couvre les prêts accordés par la BEI est limitée à 65 % des soldes restant à recouvrer pour les accords signés après 2007 (mandats 2007-2013 et 2014-2020). Pour les accords antérieurs à 2007, la garantie de l’UE est limitée à un pourcentage du plafond des lignes de crédit autorisées: 65 % dans la plupart des cas, mais aussi 70 %, 75 % ou 100 %. Lorsque le plafond n’est pas atteint, c’est la totalité de l’encours qui bénéficie de la garantie de l’UE.

Pour indiquer le risque maximal encouru par l’UE au 31 décembre 2016, il convient toutefois de tenir également compte des prêts dont la signature a été autorisée mais qui n’ont pas encore été signés (10,5 milliards d’EUR) ainsi que des prêts signés mais n'ayant pas fait l'objet d'un décaissement (9 milliards d’EUR).

Garantie du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI)

L'EFSI est une initiative destinée à accroître la capacité de couverture des risques du groupe BEI en permettant à la BEI d’investir jusqu’à 61 milliards d’EUR dans l’UE. Il ne s'agit pas d'une entité juridique distincte ou d'un fonds d’investissement au sens strict. La réserve pour risques de l’EFSI protège la BEI contre les pertes éventuelles dans le cadre d’opérations sous-jacentes. Il se compose d’une enveloppe de 5 milliards d’EUR provenant des capitaux propres de la BEI et d’une garantie budgétaire de l’UE pouvant atteindre jusqu’à 16 milliards d’EUR (plafond). L’objectif est que les financements supplémentaires provenant des États membres, des banques de développement nationales et des investisseurs privés contribuent à porter les investissements dans l’UE à un total de 315 milliards d’EUR.

Les opérations de l’EFSI sont menées au sein de deux volets: le volet «Infrastructures et innovation», mis en œuvre par la BEI (garantie de l’UE de 13 milliards d’EUR) et le volet «PME», mis en œuvre par le FEI (garantie de l'UE de 3 milliards d'EUR), qui seront tous deux dotés d’un portefeuille d'instruments de dette et d’un portefeuille d’instruments de fonds propres. Le FEI agit en vertu d’un accord avec la BEI, sur la base d’une garantie de la BEI faisant elle-même l’objet d’une contre-garantie de l’UE.

Aux fins de l’utilisation de la garantie de l’UE, la mise en œuvre de l’EFSI est supervisée par un comité de pilotage qui prend ses décisions par consensus et qui est composé de quatre membres, trois étant nommés par la Commission européenne et un par la BEI. Le comité de pilotage ne décide pas des investissements.

L’UE et la BEI ont des rôles distincts dans le cadre de l’EFSI. L'EFSI est établi au sein de la BEI, qui finance les opérations (créances et prises de participation) et, pour ce faire, emprunte les fonds nécessaires sur les marchés de capitaux. En ce qui concerne le volet «Infrastructures et innovation», la BEI prend les décisions d’investissement en toute indépendance et gère les opérations conformément aux mêmes règles et procédures que celles qu’elle applique à ses propres opérations (sur risques). Afin de garantir que les investissements réalisés au titre de l’EFSI restent axés sur l’objectif spécifique de remédier aux défaillances du marché qui entravent l’investissement dans l’UE, et d’assurer que ces investissements sont admissibles à la protection de la garantie de l’UE, une structure de gouvernance dédiée a été mise en place. Le comité d’investissement composé d’experts indépendants examine chaque projet proposé par la BEI sous l'angle de son éligibilité à la couverture de la garantie de l’Union. Une fois que l'éligibilité d'une opération, en tant qu’opération garantie de l’EFSI, est confirmée, la décision de poursuivre le projet et sa gestion est alors soumise au processus normal de la gouvernance et du cycle de projet de la BEI.

Il revient à l’UE de fournir la garantie de son budget pour une partie des pertes éventuelles que la BEI pourrait subir dans le cadre de ses placements dans des instruments de dette et de fonds propres. Par conséquent, l’Union n’intervient pas dans la sélection et la gestion des opérations de l’EFSI, n’investit pas d’argent dans les opérations de l’EFSI et n’est pas une partie contractante directe aux instruments sous-jacents. Étant donné que les critères de contrôle et les exigences comptables en matière de consolidation des règles comptables de l’UE (et des IPSAS) ne sont pas satisfaits, les actifs connexes ne sont pas comptabilisés dans les comptes annuels consolidés de l’UE.

En permanence, la garantie de l’UE est plafonnée à 16 milliards d’EUR et les paiements nets cumulés à partir du budget de l’UE ne doivent pas dépasser ce montant. Les paiements de la garantie de l’UE seront effectués au titre du Fonds de garantie de l’EFSI - voir la note 2.4.1. À la fin de l’année 2016, les actifs du fonds de garantie s'élevaient à 1 milliard d’EUR, tandis que 2,4 milliards supplémentaires ont été engagés mais non encore versés. Ils figurent dans le montant indiqué comme RAL dans la note 5.1.

La garantie accordée par l’Union au groupe BEI au titre de l’EFSI est comptabilisée comme un passif lié à une garantie financière pour le portefeuille d'instruments de dette et comme un passif éventuel tant pour le portefeuille d'instruments de dette que pour le portefeuille d'instruments de fonds propres. Les investissements garantis étant financés et contrôlés par la BEI, les actifs financiers correspondants ne sont pas comptabilisés dans les comptes annuels consolidés de l’Union.

Dans le cadre du portefeuille d'instruments de dette du volet «Infrastructures et innovation» de l’EFSI, la garantie de l’Union couvre la tranche de première perte d'un portefeuille d'opérations de financement conclues par la BEI (principalement des garanties et des prêts standard). La garantie de l’Union est appelée en cas de défaut de paiement du débiteur à l’échéance ou en cas de restructuration de la dette. La garantie de l’Union est rémunérée au prorata du risque encouru par l’UE, sous la forme d’une distribution, entre la BEI et elle-même, des produits liés au risque que perçoit la BEI sur les opérations garanties. Les recettes de l’UE servent, en premier lieu, à couvrir les pertes subies sur les opérations garanties. La garantie de l’Union est donc comptabilisée comme passif lié à la garantie financière et évaluée, lors de la comptabilisation initiale, à sa juste valeur, c'est-à-dire la valeur actuelle nette des primes à recevoir (les recettes de l’UE). Aux dates de clôture suivantes, le passif lié à la garantie financière est évalué à la valeur la plus élevée, entre les pertes attendues et le montant comptabilisé initialement, déduction faite, le cas échéant, de l’amortissement cumulé des recettes. Le passif lié à la garantie financière est présenté net des recettes de l’UE encore à recevoir (zéro au 31 décembre 2016) – voir la note 2.11.3.

Dans le cadre du portefeuille d'instruments de fonds propres du volet «Infrastructures et innovation» de l'EFSI, qui est composé de participations directes en fonds propres ou quasi-fonds propres et de prêts subordonnés, la BEI investit à égalité de rang à ses propres risques et aux risques de l’UE. Par conséquent, pour la partie des investissements en fonds propres garantis par l’UE, la garantie de l’Union couvre les ajustements de valeur négatifs (pertes latentes) à chaque date de clôture, les pertes réalisées en cas de désinvestissement et les coûts de financement de la BEI. Si la valeur d’un investissement ayant précédemment fait l'objet d'un ajustement de valeur négatif a augmenté aux dates de clôture ultérieures, le montant à concurrence du coût initial de l’investissement est remboursé à l’UE par la BEI. Au moment du désinvestissement, l’UE a également droit à des profits sur investissement dépassant le coût initial. La garantie de l’UE est rémunérée par les revenus perçus par la BEI sur les opérations garanties, comprenant les intérêts, les dividendes et les profits réalisés. Le règlement entre l’Union européenne et la BEI intervient chaque année net des pertes et profits. Au 31 décembre 2016, un montant de 35,7 millions d’EUR d'opérations garanties par l'UE au titre du portefeuille d'instruments de fonds propres du volet «Infrastructures et innovation» a été investi, qui a été inscrit en tant que passif éventuel.

Le portefeuille d'instruments de fonds propres du volet «PME» n’est devenu opérationnel qu’en 2016, et les montants correspondants étaient très faibles. Le traitement comptable des opérations en fonds propres sera déterminé par le comptable après consultation du groupe consultatif d’experts de l’UE sur les normes comptables. 5 millions d’EUR ont été investis au titre du FEI et sont inscrits en tant que passif éventuel au 31 décembre 2016.

Le passif éventuel susmentionné comprend les opérations des programmes COSME et Horizon 2020 qui sont couvertes par la garantie de l’UE au titre de l’EFSI dans le portefeuille d'instruments de dette du volet «PME».

54.Garanties relatives à l’assistance financière (activités d’emprunt et de prêt)

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Appelées

Non appelées

Total

Appelées

Non appelées

Total

MESF

47 456

–

47 456

47 509

–

47 509

BDP

4 272

–

4 272

5 811

–

5 811

AMF

2 964

1 313

4 277

3 024

1 323

4 347

Euratom

252

300

552

301

300

601

Total

54 944

1 613

56 557

56 645

1 623

58 268

Le budget de l’UE garantit les emprunts dans le cadre des opérations réciproques («back-to-back») effectuées par la Commission pour financer les prêts aux États membres et aux pays tiers - voir également la note 6. Ces emprunts sont déjà inscrits comme dettes au bilan de l’UE - voir la note 2.11.1 pour de plus amples précisions. Toutefois, en cas de défaillance du bénéficiaire d'un prêt «back-to-back» accordé en même temps que ces emprunts, le budget de l’UE devra, conformément à l’article 14 du règlement nº 609/2014 du Conseil, supporter la totalité du montant non remboursé:

·les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le cadre du MESF sont exclusivement garantis par le budget de l’UE;

·les emprunts associés aux prêts BDP sont exclusivement garantis par le budget de l’UE;

·les prêts AMF sont d’abord garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1) puis par le budget de l’UE, et

·les garanties de tiers couvrent en premier lieu la totalité des montants des prêts Euratom en cours. Le Fonds de garantie couvrirait les montants des prêts extérieurs si ceux-ci n'étaient pas couverts par les garanties de tiers.

Les prêts de la CECA en liquidation accordés sur fonds d’emprunts ne sont pas couverts par une garantie budgétaire de l’UE, mais par les actifs financiers de la CECA en liquidation - voir la note 2.4.1.

55.Garanties accordées pour les instruments financiers de l’UE

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Horizon 2020

921

459

Mécanisme de financement avec partage des risques

711

845

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe*

465

429

Autres

3

16

Total

2 101

1 749

* Les montants des années précédentes concernent l’initiative d’emprunts obligataires pour le financement de projets et l’instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T. Ces deux instruments ont été fusionnés en 2016 pour former le mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Conformément à l’article 140, paragraphe 3, du règlement financier, les dépenses budgétaires liées à un instrument financier et la responsabilité financière de l'Union ne vont en aucun cas au-delà des limites de l'engagement budgétaire correspondant à celui-ci, ce qui exclut tout passif éventuel pour le budget. Dans la pratique, cela signifie que ce passif possède une contrepartie dans l’actif du bilan ou qu'il est couvert par les engagements budgétaires restant à liquider non encore passés en charges. Le passif éventuel susmentionné est présenté net des provisions financières constituées pour ces instruments - voir la note 2.10.

56.Contentieux

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Amendes

1 834

3 951

Agriculture

1 711

1 377

Cohésion

3

3

Autres

600

795

Total

4 148

6 125

Amendes

Ces montants se rapportent à des amendes infligées par la Commission pour atteinte aux règles de libre concurrence, dont le montant est payé à titre provisionnel par les entreprises sanctionnées conformément à l’article 90, paragraphe 1, des règles d’application du règlement financier et pour lesquelles soit un recours a été formé, soit on ignore si un recours sera formé. Ils continueront de figurer parmi les passifs éventuels jusqu’à ce que la Cour de justice rende une décision définitive ou jusqu'à l’expiration du délai de recours. Les intérêts sur les paiements provisionnels sont inclus dans le résultat économique de l’exercice et aussi en tant que dette éventuelle, de façon à tenir compte du caractère incertain des droits de la Commission sur ces montants.

Si l’UE devait succomber dans un des litiges relatif aux amendes imposées, il n’y aurait pas de charge pour le budget de l’UE puisque les amendes ont été payées à titre provisionnel et que ce montant est déposé soit sur des comptes bancaires spécifiques (voir la note 2.8), soit dans le fonds BUFI créé à cet effet (voir la note 2.4.1). Le montant des amendes n’est comptabilisé comme recette budgétaire que lorsque les amendes sont définitives (article 83 du règlement financier).

Agriculture

Il s’agit de dettes éventuelles envers les États membres relatives à des décisions de conformité du FEAGA, au développement rural et aux corrections financières de préadhésion faisant l’objet d’une procédure pendante devant la Cour de justice. La détermination du montant définitif de la dette et l'exercice de l’imputation au budget des effets des recours ayant abouti dépendront de la durée de la procédure devant la Cour.

Cohésion

Il s’agit de passifs éventuels envers les États membres en rapport avec des actions dans le cadre de la politique de cohésion en attendant la date de l’audience ou l'arrêt de la Cour de justice.

Autres affaires juridiques

Cette rubrique porte sur des actions en dommages-intérêts actuellement intentées contre l’UE, sur d’autres litiges et sur les frais de justice estimés. Il est à noter que, dans le cadre d’une action en dommages-intérêts au titre de l’article 288 du traité CE, le requérant doit démontrer une violation suffisamment grave, de la part de l’institution, d’une règle de droit ayant pour objet de conférer des droits à des particuliers, un dommage réel subi par le requérant et un lien de causalité direct entre l’acte illégal et le préjudice invoqué.

56.1.ACTIF ÉVENTUEL

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Garanties reçues:

Garanties de bonne fin

369

398

Autres garanties

28

27

Autres actifs éventuels

34

48

Total

431

474

Les garanties de bonne fin sont requises pour s’assurer que les bénéficiaires des financements de l’UE satisfont à leurs obligations contractuelles avec l’UE.

57.ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES ET JURIDIQUES

La présente note fournit des informations sur le processus budgétaire et les besoins futurs en matière de financement, et non sur le passif existant au 31 décembre 2016.

Le cadre financier pluriannuel (CFP) adopté par les États membres définit les programmes et fixe les plafonds des rubriques pour les crédits d’engagement ainsi que le total des crédits de paiement dans les limites duquel l’UE peut contracter des engagements juridiques et budgétaires et, à terme, effectuer des paiements sur une période de sept ans - voir le tableau 1.1 figurant dans les notes annexes aux états sur l’exécution budgétaire.

Les plafonds du CFP ont été adoptés par le Conseil (les États membres) avec l’approbation du Parlement européen, et l’article 16 du règlement (UE) nº 1306/2013 relatif au financement de la PAC établit un lien direct entre le plafond annuel des dépenses du FEAGA et le règlement CFP. Le Parlement européen et le Conseil ont également adopté les actes de base relatifs aux dépenses du FEAGA, qui déterminent les dépenses par État membre pour la totalité de la période 2014-2020.

Les engagements juridiques correspondent aux programmes, projets, accords ou contrats signés, qui sont donc juridiquement contraignants pour l’UE. L’engagement juridique est l'acte par lequel l'ordonnateur crée ou constate une obligation (pour l’UE) de laquelle il résulte une charge (article 85 du règlement financier).

L’engagement budgétaire est en principe contracté avant l’engagement juridique, mais pour certains programmes/projets pluriannuels, c’est le contraire: les engagements budgétaires sont contractés par tranches annuelles, sur plusieurs années, lorsque l’acte de base le prévoit. Par exemple, dans le domaine de la cohésion, l’article 76 du règlement portant dispositions communes (RDC) [règlement (UE) nº 1303/2013] dispose que la décision de la Commission portant adoption d'un programme constitue un engagement juridique au sens du règlement financier, mais que les engagements budgétaires de l'Union relatifs à chaque programme sont effectués par tranches annuelles pour chaque Fonds sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2020. D’autres bases légales peuvent contenir des dispositions similaires. Par conséquent, l’UE peut s’être juridiquement engagée à verser des montants sans qu’un engagement budgétaire n’ait encore été contracté - voir les notes 5.2 et 5.3 ci-dessous.

Si l’engagement budgétaire a été contracté alors que les paiements ultérieurs n'ont pas encore été effectués, le montant des engagements restant à liquider est appelé «reste à liquider» (RAL). Il peut s’agir de programmes ou de projets, souvent pluriannuels, qui ont été signés mais qui n’ont pas encore été (intégralement) mis en œuvre. Ils représentent des obligations de paiement pour les exercices à venir. Une partie des montants totaux non payés (RAL) ont déjà été passés en charges et sont comptabilisés comme passifs dans le bilan (voir les notes 2.12 et 2.13). Le calcul de ces dépenses est effectué sur la base des déclarations de dépenses/factures reçues ou en fonction d'une estimation de la mise en œuvre d'un programme ou d'un projet lorsqu’aucune demande de remboursement n’a encore été soumise à l’UE - voir la note 5.1 ci-dessous. Une fois les paiements relatifs au RAL effectués après le 31 décembre 2016, le passif inscrit au bilan est décomptabilisé. La partie du RAL non passée en charges n’est pas incluse dans le passif mais est présentée ci-dessous.

Les chiffres présentés ci-dessous correspondent donc aux montants au 31 décembre 2016 que l’UE s’est engagée à payer sur la base du respect des accords contractuels et qui devraient donc être financés par des budgets ultérieurs de l’UE.

en Mio EUR

Note

31.12.2016

31.12.2015

Engagements budgétaires restant à liquider non encore passés en charges

5.1

189 881

177 477

Engagements juridiques en gestion partagée au titre du CFP actuel en attente d’exécution

5.2

276 351

338 755

Engagements juridiques importants dans d’autres domaines

5.3

22 275

19 098

Total

488 507

535 329

57.1.ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES RESTANT À LIQUIDER NON ENCORE PASSÉS EN CHARGES

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Engagements budgétaires restant à liquider non encore passés en charges

189 881

177 477

Le montant ci-dessus correspond au RAL («reste à liquider») budgétaire de 238,759 milliards d’EUR diminué des montants afférents inclus en tant que passifs dans le bilan et en tant que charges dans le compte de résultat économique. Le RAL budgétaire correspond au montant des engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Comme expliqué ci-dessus, le RAL budgétaire est la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels.

Il convient de noter que les avances au titre de préfinancements restant à liquider au 31 décembre 2016 s’élevaient à 45,5 milliards d’EUR (voir la note 2.5). Ce montant représente les engagements budgétaires ayant été payés, ce qui diminue donc le RAL, mais les montants versés sont toujours considérés comme appartenant à l’UE et non au bénéficiaire, et ce jusqu’à ce que les engagements contractuels aient été honorés. Comme le RAL indiqué ci-dessus, ils ne sont pas encore passés en charges.

57.2.ENGAGEMENTS JURIDIQUES EN GESTION PARTAGÉE AU TITRE DU CFP ACTUEL EN ATTENTE D’EXÉCUTION

en Mio EUR

Fonds

Cadre financier 2014-2020 (A)

Engagements juridiques conclus (B)

Engagements budgétaires (C )

Dégagements (D)

Budget disponible au titre du CFP (=A-C)

Engagements juridiques moins engagements budgétaires (=B-C+D)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

262 058

262 058

102 172

–

159 886

159 886

Fonds social européen

91 991

91 991

38 418

–

53 573

53 573

Fonds européen d’aide aux plus démunis

3 814

3 814

1 570

–

2 244

2 244

RUBRIQUE 1B: FONDS DE LA POLITIQUE DE COHÉSION

357 862

357 862

142 160

–

215 702

215 702

Fonds européen agricole pour le développement rural

99 348

99 348

42 064

–

57 284

57 284

Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche

5 749

5 749

2 392

–

3 358

3 358

RUBRIQUE 2: RESSOURCES NATURELLES

105 097

105 097

44 455

–

60 641

60 641

Fonds «Asile et migration»

3 607

1 977

1 970

–

1 637

7

Fonds pour la sécurité intérieure

2 195

981

981

–

1 214

0

RUBRIQUE 3: SÉCURITÉ ET CITOYENNETÉ

5 802

2 958

2 951

–

2 851

7

Total

468 761

465 917

189 566

–

279 195

276 351

Il s’agit des obligations légales pour lesquelles l’UE s’est engagée à effectuer des paiements lorsqu’elle adopte les programmes opérationnels se rapportant à la gestion partagée. La décision de la Commission portant adoption d’un programme opérationnel constitue une décision de financement au sens de l’article 84 du règlement financier et, une fois notifiée à l'État membre concerné, un engagement juridique au sens dudit règlement.

L’article 76 du règlement portant dispositions communes relatives aux Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) dispose ce qui suit:

«Les engagements budgétaires de l'Union relatifs à chaque programme sont effectués par tranches annuelles pour chaque Fonds sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2020. Les engagements budgétaires relatifs à la réserve de performance dans chaque programme sont séparés du reste de la dotation du programme.»

Le tableau ci-dessus commence par le total du CFP (colonne A) et indique les engagements juridiques qui n’ont pas encore donné lieu à des engagements budgétaires et, à titre d’information, les engagements maximaux par rapport aux plafonds prévus dans le CFP 2014-2020, rubriques 1b, 2 et 3. Ces engagements juridiques représentent donc les montants en suspens que l’UE est tenue de verser après le 31 décembre 2016. La colonne B montre les engagements juridiques conclus par la Commission à la fin de l’exercice et la colonne C présente les engagements budgétaires rendus disponibles se rapportant à ces engagements juridiques à la fin de l’exercice. Au 31 décembre 2016, il n'y avait aucun dégagement (colonne D).

57.3.ENGAGEMENTS JURIDIQUES IMPORTANTS DANS D’AUTRES DOMAINES

en Mio EUR

31.12.2016

31.12.2015

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

13 799

10 051

Copernicus

2 393

2 939

ITER

1 891

2 022

Galileo

523

124

Accords de pêche

247

373

Engagements au titre de contrats de location simple

2 419

2 511

Autres engagements contractuels

1 003

1 079

Total

22 275

19 098

Ces montants reflètent les engagements juridiques à long terme qui n’étaient pas encore couverts par des crédits d’engagement dans le budget à la fin de l’exercice. Ces obligations contraignantes seront budgétisées par tranches annuelles lors des futurs exercices et donneront lieu à paiements.

Certains programmes importants (voir ci-dessous) peuvent être mis en œuvre par tranches annuelles conformément à l’article 85, paragraphe 4, du règlement financier, ce qui permet à l’UE de contracter des engagements juridiques (signature de conventions de subvention, de conventions de délégation et de contrats de marchés publics) dépassant les crédits d’engagement disponibles d’un exercice donné. Par conséquent, il se peut qu'une part substantielle de la dotation totale au titre du CFP actuel ait déjà été engagée. Cela s’applique en particulier aux programmes suivants:

·mécanisme pour l’interconnexion en Europe,

·Copernicus,

·ITER et

·Galileo.

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE)

Le MIE apporte une aide financière aux réseaux transeuropéens afin de soutenir des projets d’intérêt commun dans les secteurs des infrastructures de transport, de télécommunications et d’énergie. Les engagements juridiques pour le MIE couvrent une période allant de 2014 à 2020 pour le secteur des transports et de 2014 à 2021 pour le secteur de l’énergie. La base légale de ces engagements est le règlement (UE) nº 1316/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 établissant le mécanisme pour l'interconnexion en Europe, modifiant le règlement (UE) nº 913/2010 et abrogeant les règlements (CE) nº 680/2007 et (CE) nº 67/2010 [Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE (JO L 348 du 20.12.2013)], dont l’article 19 prévoit le recours à des versements annuels.

Copernicus

Copernicus est le programme européen d’observation de la Terre – voir aussi la note 2.2. Les engagements en la matière sont contractés pour la période prenant fin en 2020. La Commission a signé des conventions de délégation avec l’Agence spatiale européenne (ESA), Eumetsat et le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme en vertu du règlement (UE) nº 377/2014 du Parlement européen et du Conseil du 3 avril 2014 (JO L 122 du 24.4.2014, p. 44). L’article 8 dudit règlement autorise l’utilisation de tranches annuelles.

ITER – Réacteur thermonucléaire expérimental international

Les engagements correspondants sont destinés à couvrir les futurs besoins de financement des installations ITER jusqu’en 2021. La contribution de l’UE (Euratom) à l’organisation internationale ITER est versée par l’intermédiaire de l’agence «Fusion for Energy», tout comme les contributions des États membres et de la Suisse. Ces engagements sont contractés sur la base de la décision 2013/791/Euratom du Conseil du 13 décembre 2013 modifiant la décision 2007/198/Euratom instituant une entreprise commune pour ITER et le développement de l'énergie de fusion, qui autorise l’utilisation de tranches annuelles. L'organisation ITER a été créée pour gérer et encourager l’exploitation des installations ITER, promouvoir la compréhension et l'acceptation de l'énergie de fusion par le public et entreprendre toute autre activité nécessaire pour réaliser son objet. L'organisation ITER réunit l’Union européenne, la Chine, l’Inde, la Russie, la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis.

Galileo

Il s’agit des montants affectés au programme Galileo visant à développer un système global de radionavigation par satellite au niveau européen - voir aussi note 2.2. Les engagements en la matière sont contractés pour la période prenant fin en 2020. La Commission a signé une convention de délégation avec l’ESA en vertu du règlement (UE) nº 1285/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 (JO L 347 du 20.12.2013, p. 1). L’article 9 dudit règlement autorise l’utilisation de tranches annuelles.

Accords de pêche

Les engagements correspondants ont été contractés jusqu’en 2020 avec des pays tiers en vue d’opérations menées dans le cadre d’accords internationaux de pêche. Ils relèvent de décisions du Conseil pour chaque pays tiers [par exemple la décision (UE) 2015/1894 du Conseil du 5 octobre 2015 relative à la conclusion du protocole entre l'Union européenne et la République du Cap-Vert fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues par l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et la République du Cap-Vert , JO L 277 du 22.10.2015]. Il s’agit de traités internationaux spécifiques qui donnent lieu à des droits et obligations pluriannuels.

Engagements au titre de contrats de location simple

Les montants minimaux à payer en vertu des contrats sous-jacents pendant la durée résiduelle de ces contrats de location sont les suivants:

en Mio EUR

Montants futurs à payer

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total

Bâtiments

373

1 085

944

2 402

Matériel informatique et autres équipements

7

10

0

17

Total

380

1 095

944

2 419

Autres engagements contractuels

Les montants indiqués sous cette rubrique correspondent aux engagements restant à payer pendant la durée des contrats. Parmi les montants les plus élevés ici figurent les contrats immobiliers du Parlement européen (276 millions d’EUR).

58.GESTION DES RISQUES FINANCIERS

Les informations ci-après relatives à la gestion des risques financiers menée par l’UE concernent:

-les activités d’emprunt et de prêt relatives à l’assistance financière réalisées par la Commission au moyen du MESF, de la BDP, de l’AMF, des actions Euratom et de la CECA en liquidation,

-les opérations de trésorerie effectuées par la Commission aux fins de l’exécution du budget de l’UE, y compris le produit des amendes,

-les actifs détenus dans des fonds de garanties budgétaires, à savoir le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures et le Fonds de garantie de l’EFSI et

-les instruments financiers relevant du budget de l’UE.

58.1.TYPES DE RISQUE

Le risque de marché correspond au risque de fluctuation de la juste valeur ou des trésoreries futures d’un instrument financier en raison de variations des prix du marché. Le risque de marché englobe non seulement les possibilités de perte, mais également les possibilités de gain. Il comprend le risque de change, le risque de taux d’intérêt et d’autres risques liés aux prix (l’UE n’est pas concernée par ces derniers).

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23/12/2017

Acte préparatoire52017M8745

Notification préalable d’une concentration (Affaire M.8745 — CD&amp;R/D’Ieteren/Belron) — Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE. )

23/12/2017

Acte préparatoire52017M8740

Notification préalable d’une concentration (Affaire M.8740 — Schmolz+Bickenbach/Actifs d’Asco Industries) — Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE. )

23/12/2017

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