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AccueilDroit européen52017DC0767
Acte préparatoire52017DC0767

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL RELATIF À L’ACTIVITÉ EXTÉRIEURE DE LA BEI COUVERTE PAR LA GARANTIE BUDGÉTAIRE DE L’UE EN 2016

CELEX52017DC0767
TypeActe préparatoire
Datevendredi 15 décembre 2017

Résumé IA

Ce rapport de la Commission dresse le bilan des opérations de financement extérieur de la Banque européenne d'investissement (BEI) réalisées en 2016 sous la garantie du budget de l'UE. Il évalue la conformité de ces activités avec les objectifs de la politique extérieure de l'Union, notamment en matière de développement et de stabilité dans les pays partenaires. Pour un professionnel du droit français, ce document permet de vérifier l'utilisation des fonds publics européens et la mise en œuvre des mandats de prêt extérieur de la BEI.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 15.12.2017

COM(2017) 767 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

RELATIF À L’ACTIVITÉ EXTÉRIEURE DE LA BEI COUVERTE PAR LA GARANTIE BUDGÉTAIRE DE L’UE EN 2016

{SWD(2017) 460 final}


1.INTRODUCTION

Le mandat de prêt extérieur (MPE) est une composante efficace et de longue date du partenariat entre la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI). Au titre du MPE, l’UE apporte sa garantie budgétaire pour permettre à la BEI de renforcer son activité de prêt à l’appui des politiques de l’Union hors du territoire de cette dernière. Le MPE soutient les activités de la BEI dans les pays en phase de pré-adhésion, dans les pays du voisinage oriental et méridional ainsi qu'en Asie, en Amérique latine et en Afrique du Sud. Au titre du MPE actuel (2014-2020), le budget de l’UE garantit les opérations de la BEI à hauteur de 27 milliards d’EUR 1 .

Le présent rapport donne un aperçu des activités menées en 2016 par la BEI au titre de la garantie de l’UE ainsi que des principaux résultats et effets obtenus, et fournit notamment des informations sur l'incidence future escomptée des opérations de financement signées en 2016 sur la base du cadre de mesure des résultats («ReM») de la BEI 2 . Il récapitule également les opérations effectuées par la BEI sans la garantie de l’UE (c’est-à-dire, à ses propres risques) afin de donner une image complète de son activité dans ces régions.

Le document de travail des services de la Commission ci-joint fournit des informations plus détaillées et des tableaux statistiques (notamment par projet, secteur, pays et région) sur les activités en question.

2.PRINCIPAUX RÉSULTATS

En 2016, le montant total des opérations signées par la BEI dans les régions couvertes par le mandat de prêt extérieur s’élève à 6,8 milliards d’EUR, ce qui représente une légère hausse par rapport au montant de l’année précédente (6,7 milliards d’EUR). Sur ce total, plus de la moitié (58 %, 4 milliards d’EUR) bénéficie de la garantie de l’UE. L’an dernier, un premier contrat a été signé pour 54 nouvelles opérations 3 .

Sur la base du cadre de mesure des résultats («ReM») de la BEI, appliqué pour la cinquième année, il est attendu des nouvelles opérations dans ces régions qu’elles apportent aux priorités de l’UE et des pays partenaires une contribution considérée comme «excellente» ou «bonne».

Cadre de mesure des résultats («ReM»)

La BEI utilise son cadre de mesure des résultats («ReM») pour ses opérations menées hors de l’UE afin de renforcer le processus d’évaluation des projets et d’améliorer sa capacité à suivre les résultats obtenus et à en rendre compte. Il sert à montrer comment les contributions de la BEI rendent possibles des réalisations, aboutissent à des résultats et, avec le temps, engendrent des incidences qui sont conformes aux objectifs du MPE. Par exemple, il peut montrer de quelle façon un prêt à une entreprise publique de distribution d’eau (contribution) accroît l’approvisionnement en eau potable (réalisation) et offre ainsi un accès à une eau potable salubre à un plus grand nombre de foyers (résultat) et, partant, améliore la santé publique pour la population en général (incidence). L’objectif est de mieux évaluer la contribution de la BEI aux objectifs du mandat en mettant l'accent sur des résultats concrets, et de pouvoir en rendre compte. Le cadre ReM est en vigueur depuis 2012.

Quelque 90 % des nouveaux projets devraient produire de «bons» résultats sur le plan de la qualité et de la solidité de l’opération, chaque nouveau projet devant atteindre au moins un niveau «acceptable».

Plus de 80 % des nouveaux projets devraient être associés à une additionnalité «élevée» ou «significative» de la BEI, chaque nouveau projet devant être associé au moins à un niveau «modéré» d’additionnalité de la BEI.

Voici quelques-uns des principaux résultats attendus des nouveaux projets en 2016:

·Près de 10 000 prêts à des micro-entreprises, des PME et des entreprises de taille intermédiaire, contribuant au maintien d’environ 544 700 emplois;

·1,2 million de passagers bénéficient chaque jour de l’amélioration des transports urbains et ferroviaires;

·1,5 million de personnes bénéficient de meilleurs services d’assainissement;

·Production d’énergie suffisante pour alimenter 338 000 foyers;

·743 200 foyers raccordés au réseau;

·469 000 personnes bénéficient d’une meilleure gestion des déchets;

·150 000 patients traités chaque année dans des hôpitaux, nouveaux ou rénovés;

·37 000 étudiants supplémentaires inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur;

·4 millions de personnes bénéficiant de projets multisectoriels d’infrastructures urbaines.

Cette année encore, la BEI a montré sa détermination à soutenir le programme d’action de l’UE en faveur du climat. La part des opérations qu'elle a signées dans les régions couvertes par le MPE reste nettement supérieure au seuil de 25 % fixé par la décision établissant le MPE. En 2016, la BEI a signé 1,9 milliard d’EUR de prêts dans les régions MPE pour soutenir la lutte contre le changement climatique, ce qui représente 28 % du total. Fin 2016, le taux global des opérations signées dans le domaine climatique dans le cadre du mandat 2014-2020 s’établissait à 34 %. Les prêts en Asie contribuent grandement à cet objectif, l’action en faveur du climat étant la priorité absolue des prêts dans cette région.

Par ailleurs, en 2016, la part du volume signé dans les régions MPE qui soutiendront l’objectif transversal d’intégration régionale à travers des interconnexions énergétiques, des réseaux de transport, des fonds régionaux de capital-investissement et un soutien à la convergence par le développement du secteur privé local atteint 27 % (1,8 milliard d’EUR).

3.OPÉRATIONS DE FINANCEMENT

3.1.VUE D’ENSEMBLE DES NOUVELLES OPÉRATIONS DE FINANCEMENT DE LA BEI PAR OBJECTIF

La législation qui sous-tend le MPE fixe trois grands objectifs pour les opérations de la BEI couvertes par la garantie budgétaire de l’UE:

(i) le développement du secteur privé local, notamment en soutenant les petites et moyennes entreprises (PME);

(ii) le développement des infrastructures économiques et sociales

(iii) l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci.

L’intégration régionale entre les pays, en particulier entre les pays en phase de pré-adhésion, les pays du voisinage et l’UE, est un objectif sous-jacent supplémentaire pour les opérations répondant à un ou plusieurs des principaux objectifs.

La proposition de révision de la décision MPE 4 que la Commission a présentée en septembre 2016 à la suite de l’examen à mi-parcours 5 introduit un nouvel objectif visant à remédier aux causes profondes de la migration. Un compte rendu sur ce nouvel objectif devrait figurer dans le rapport annuel de l’année prochaine, une fois adoptée la législation révisée.

Sur le montant total des opérations signées en 2016 dans les régions MPE, 49 % (3,383 milliards d’EUR) soutiendront le développement du secteur privé local, principalement à travers l’amélioration de l’accès aux financements des PME, des microentreprises et des entreprises de taille intermédiaire; un peu plus de la moitié (51 %, soit 3,457 milliards d’EUR) contribueront au développement des infrastructures sociales et économiques. Toutes les opérations hors UE de la BEI soutiennent au moins l’un de ces objectifs.

Près d’un tiers du volume total contribuera à la réalisation de l’objectif de lutte contre le changement climatique (28 %, 1,921 milliard d’EUR). Ce soutien à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à ses effets est réparti sur 50 projets individuels signés en 2016, compte tenu de la contribution à cet objectif apportée par de nombreuses opérations axées sur plusieurs secteurs (par exemple, des lignes de crédit pour lesquelles une faible proportion du prêt est estimée soutenir les investissements dans les énergies renouvelables ou les mesures d’efficacité énergétique des PME).

De même, 27 % (1,824 milliard d’EUR) soutiendront l’objectif transversal d’intégration régionale, tant par le développement des infrastructures que par le soutien de l’accès du secteur privé local aux financements.

Le graphique 1 illustre la contribution de l’activité de la BEI aux objectifs du MPE, compte tenu à la fois des opérations sous garantie du MPE et sur risques propres de la BEI:

Graphique 1: Contribution aux objectifs du MPE (mio EUR)

Le document de travail ci-joint contient des informations détaillées sur les projets financés par la BEI.

Le développement du secteur privé local, notamment le soutien aux PME

Le soutien de la BEI au développement du secteur privé local consiste à créer les conditions propres à permettre aux habitants des marchés en développement et des marchés émergents de créer et d’agrandir leur entreprise et ainsi de créer des emplois, de satisfaire les besoins en biens et services, de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire et d’améliorer le niveau de vie. Plus fondamentalement, aucun développement économique et social durable n’est possible sans développement du secteur privé.

Ce soutien prend différentes formes:

·l’ouverture de lignes de crédit à des intermédiaires financiers locaux (essentiellement des banques) pour que ceux-ci octroient des prêts aux PME;

·des prises de participation dans des fonds de capital-investissement et des fonds de capital-risque pour les entreprises à haut potentiel de croissance;

·des apports de fonds propres aux organismes de microfinance;

·l’octroi de prêts directs aux grandes entreprises.

Pas moins de vingt-six nouveaux projets signés en 2016 soutiendront le développement du secteur privé local. Le montant total du financement de la BEI approuvé pour ces projets s’élève à 3,7 milliards d’EUR. Vingt-deux sont des lignes de crédit en faveur des PME, et quatre sont des prêts pour des infrastructures mises en œuvre par le secteur privé et

des projets de R&D qui contribueront également au développement du secteur privé local.

Soutien aux PME rurales en Arménie

L’Arménie a connu une forte croissance économique et un recul de la pauvreté ces dernières années, mais il lui est nécessaire de diversifier son économie et de renforcer son secteur des PME, en particulier dans les zones rurales relativement sous-développées. Pourtant, les PME souffrent d’un accès limité au financement car les banques locales elles-mêmes n’ont pas d’accès direct aux marchés des capitaux et dépendent largement de sources de financement à court terme.

Le prêt en cascade en faveur de l’Arménie, signé en 2014, a contribué à remédier à cette situation en fournissant des financements à long terme aux banques locales par l’intermédiaire de la Banque centrale d’Arménie. Le prêt est couvert par la garantie de l’UE au titre du mandat de prêt extérieur. Ce financement a été entièrement alloué à la fin de l’année 2016; 113 entreprises employant 6 357 personnes au total (56 employés en moyenne) en bénéficient. Les entreprises sont majoritairement actives dans les secteurs de l’agriculture, de la transformation alimentaire ainsi que de l’hébergement et de la restauration. D’une durée moyenne supérieure à cinq ans, les prêts accordés sont beaucoup plus avantageux pour le financement des investissements productifs que les conditions généralement offertes aux PME. On estime que ces prêts pourraient aider à créer un peu plus de 2 000 emplois supplémentaires.

La coopérative Araks-2 emploie quelque 24 personnes et utilise la production laitière locale pour fabriquer une gamme de fromages. Elle a utilisé des prêts sur cinq ans financés par la BEI, d’un montant total de 95 000 EUR, pour acquérir un nouveau pasteurisateur, des moules et des intrants, ce qui lui a permis d’augmenter sa production. À l’avenir, elle prévoit d’investir pour tripler sa capacité de production et porter sa part des ventes à l’exportation à au moins 35 %.

le développement des infrastructures économiques et sociales

Le développement des infrastructures économiques et sociales (routes, réseaux énergétiques, structures médicales, services internet à large bande...) constitue l’un des piliers du processus de développement. C’est aussi un domaine dans lequel le financement public joue souvent un rôle déterminant, les biens d’infrastructure étant souvent des biens publics aux retombées positives importantes pour l’économie, l’environnement et le bien-être humain. La BEI soutient des projets d’infrastructure dans des secteurs très divers avec le soutien de la garantie de l’UE au titre du MPE.

En 2016, les nouveaux projets qui contribuent au développement des infrastructures économiques et sociales dans les régions MPE sont au nombre de 33. Le montant total du financement de la BEI approuvé pour ces projets s’élève à 3,6 milliards d’EUR.

La BEI a signé douze nouveaux projets dans le secteur des transports, le volume de prêts ayant augmenté par rapport à l’année précédente (2,1 milliards d’EUR en 2016). Les transports publics urbains et les chemins de fer représentent environ la moitié de ces prêts en volume.

En 2016, la BEI a signé des contrats pour six nouveaux projets dans le secteur de l’énergie (493 millions d’EUR), ce domaine étant moins ciblé que l’an dernier. Le nombre de projets de production d’énergie à grande échelle a été réduit au profit de petits projets impliquant la production d’énergie à partir de sources renouvelables. Les plus grands projets de production d’énergie se trouvent en Turquie, avec le projet éolien Fina Enerji et une ligne de crédit avec Isbank qui ciblera spécifiquement des programmes liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique qui devraient générer suffisamment d’énergie pour desservir quelque 105 000 foyers.. Au total, les nouveaux projets en 2016 alimenteront en énergie l’équivalent d’environ 338 000 foyers.

Soutenir les infrastructures municipales et les services d’eau/d’assainissement

L’an dernier, la BEI a signé deux projets dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, pour un montant de prêts de 129 millions d’EUR et un montant supplémentaire de 15 millions d’EUR destinés à la gestion des déchets solides. Chacune de ces opérations est couverte par la garantie de l'UE au titre du mandat de prêt extérieur. Deux projets de traitement des eaux usées, l’un au Panama et l’autre en Tunisie, desserviront une population totale de quelque 1,5 million d’habitants et contribueront à assainir l’eau dans la baie de Panama et en Méditerranée. Un nouveau projet dans ce secteur soutiendra plusieurs programmes d’approvisionnement en eau, de traitement des eaux usées et de gestion des déchets solides en République kirghize.

Trois nouveaux projets soutiennent des programmes de reconstruction ou de développement urbain qui couvriront différents secteurs d’infrastructure. En réponse au terrible tremblement de terre qui a frappé l’ouest de l’Équateur en avril 2016, un projet (159 millions d’EUR) financera la réparation et le rétablissement des infrastructures endommagées telles que les routes, les réseaux d’eau et d’électricité, les télécommunications et les bâtiments municipaux. De même, 100 millions d’EUR seront affectés à la réparation des infrastructures endommagées par les récentes inondations à Tbilissi. Un troisième projet apportera un soutien aux autorités locales dans toute la Géorgie afin de moderniser les infrastructures locales et d’améliorer la fourniture de services aux résidents locaux.

Atténuation du changement climatique et adaptation à ses effets

Les causes et les conséquences du changement climatique étant planétaires, l’UE fait du financement des actions en faveur du climat au-delà des frontières de ses États membres un élément fondamental de sa politique extérieure et de développement. La BEI joue un rôle central dans ces efforts, en particulier après l’accord mondial novateur conclu à Paris en 2015 et entré en vigueur lors de la conférence de la CCNUCC en novembre 2016. La BEI dispose déjà d’une solide expérience en matière de mobilisation de ressources financières, qu’elle propose pour aider les pays, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE, en soutenant leurs contributions déterminées au niveau national, leurs plans et stratégies nationaux d’atténuation et d’adaptation, ainsi que leurs politiques en matière d’énergie et de transport à faible émission de carbone.

Parmi les nouveaux prêts signés pour les régions MPE en 2016, 1,9 milliard d’EUR contribueront à l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets. Cet objectif sera atteint grâce à un grand nombre de projets dans presque tous les secteurs. Tous ces projets contribuent également au développement du secteur privé local ou au développement des infrastructures sociales et économiques.

Dans de nombreux cas, seule une partie du projet contribue à l’objectif de lutte contre le changement climatique et seul un pourcentage du montant total des prêts consentis à un projet est donc considéré comme contribuant à la réalisation de cet objectif. L’analyse des résultats des projets antérieurs de la BEI a révélé que de nombreux projets contribuent un peu à la lutte contre le changement climatique, même si ce n’est pas leur objectif principal. Un exemple typique est celui d’une ligne de crédit pour les PME, dans laquelle certains projets d’investissement d’entreprises bénéficiaires impliquent une plus grande efficacité énergétique dans les bâtiments ou l’installation de petites capacités de production d’énergie renouvelable, telles que des panneaux solaires. Ainsi, une cinquantaine de nouveaux projets en 2016 contribuent à l’objectif de lutte contre le changement climatique, dont 21 lignes de crédit.

Dans l’ensemble, la contribution la plus importante est de loin le transport à faible émission de carbone, qui représente 64 % du volume total, suivi par les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique qui représentent 21 % des nouveaux prêts hors UE en faveur de la lutte contre le changement climatique en 2016. Les mesures d’atténuation, par exemple celles visant à prévenir les émissions de méthane dans le secteur du traitement des déchets et des eaux usées, jouent également un rôle important. La contribution de l’adaptation est, quant à elle, de 3,5 %.

Réduire la dépendance au diesel aux Maldives

La production d’électricité représente un défi pour les Maldives, archipel constitué de 26 atolls. Pendant longtemps, le pays s’est largement appuyé sur des générateurs diesel vieux et inefficaces. Pas plus tard qu’en 2012, les importations de pétrole représentaient 35 % du PIB. Un prêt de la BEI d’un montant de 45 millions d’EUR, couvert par la garantie de l’UE au titre du mandat de prêt extérieur, soutient un projet visant à remédier à cette situation en installant au moins 50 MW de systèmes d’énergie hybride solaire-diesel, avec environ 25 MW de panneaux solaires photovoltaïques installés sur les toits et au sol et environ 27 MW de capacité de générateurs diesel plus efficaces, ainsi qu’en rénovant environ 430 km de lignes de distribution et en installant des batteries lithium-ion et des équipements de commande. Quelque 37 MW de capacité de générateurs diesel obsolètes pourront ainsi être mis hors service.

Le projet fournira suffisamment d’énergie pour répondre aux besoins d’environ 110 000 foyers et permettra quelque 14 500 nouvelles connexions au réseau. Il permettra au pays d’économiser environ 13,6 millions d’EUR par an en diminuant les importations de carburant et aura également un impact en termes de réduction des émissions de CO2 et d’autres polluants. À l’usage, le projet entraînera des émissions de GES estimées à 76 kt d’équivalent CO2 par an. Toutefois, selon les prévisions, ce projet permettra de réduire les émissions de 34 kt d’équivalent CO2 par an.

Intégration régionale

En 2016, la BEI a signé 15 nouveaux projets qui contribuent à l’intégration régionale. Le montant total du financement de la BEI approuvé pour ces projets s’élève à 1,6 milliard d’EUR. Ces projets concernent les liaisons de transport, le soutien à la convergence par le développement du secteur privé local et l’interconnexion énergétique. Sept projets (1 milliard d’EUR) ont été signés pour des lignes de crédit destinées à faciliter l’accès des PME et des entreprises de taille intermédiaire aux financements à long terme, favorisant ainsi la convergence économique avec l’UE. Six d’entre eux se trouvent en Turquie et un en Bosnie-Herzégovine. Une autre ligne de crédit cible spécifiquement les PME du secteur alimentaire et agricole en Géorgie. La BEI a signé quatre projets de transport, dont la modernisation des chemins de fer en Ukraine et en Moldavie, qui permettront d’accroître les capacités de transport de passagers et de marchandises et faciliteront les échanges commerciaux dans la région et avec l’UE.

3.2.APERÇU DU FINANCEMENT DE LA BEI PAR RÉGION ET PAR SECTEUR

Le tableau 1 donne une vue d’ensemble du volume de financement de la BEI en 2016 dans les régions couvertes par le MPE, y compris celles bénéficiant d’une garantie MPE (risque global ou politique) et celles financées au titre des mécanismes sur risques propres de la BEI.

Tableau 1: Opérations de financement de la BEI signées en 2016

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