| CELEX | 52017IR2782 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 11 octobre 2017 |
| 13.2.2018 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 54/76 |
Avis du Comité européen des régions — La protection des enfants migrants
(2018/C 054/14)
|
RECOMMANDATIONS POLITIQUES
Contexte
Les enfants migrants constituent un groupe particulièrement vulnérable. Le nombre d’enfants migrants qui arrivent dans l’UE, quel que soit leur statut, a augmenté de façon spectaculaire. Nombre d’entre eux sont des mineurs non accompagnés qui n’ont aucun adulte pour s’occuper d’eux. En 2015 et en 2016, quelque 30 % de l’ensemble des demandeurs d’asile étaient des enfants, ce qui représente une augmentation de 600 % au cours des dernières années.
La communication de la Commission aborde la question des améliorations possibles dans le domaine de la protection des enfants migrants. Les recommandations qu’elle formule prennent comme point de départ la législation, les processus et les initiatives existants. L’augmentation du nombre des enfants migrants a mis le système d’accueil et de protection des enfants sous pression. En proposant à l’Union européenne (UE) et aux États membres, avec le concours des agences compétentes de l’UE (Frontex, Bureau européen d’appui en matière d’asile et Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne) d’adopter ou de mettre en œuvre plus efficacement une série d’actions clefs, la Commission souhaite remédier aux lacunes les plus criantes en matière de protection des enfants migrants et répondre aux besoins et aux droits des enfants.
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 1. | se félicite de la communication de la Commission compte tenu des écarts au sein de l’UE et des États membres dans le domaine de la protection des enfants migrants, quel que soit leur statut. Le Comité accueille avec satisfaction le fait que la Commission recense les possibilités d’améliorer à brève échéance la mise en œuvre, la coordination et l’efficacité des mesures dans ce domaine; |
| 2. | partage le point de vue de la Commission sur l’importance d’une approche intégrée prenant en compte à la fois les enfants non accompagnés et les enfants avec leurs familles, indépendamment de leur statut, et à toutes les étapes du processus de migration. Le Comité accueille favorablement les mesures proposées par la Commission qui recensent les raisons qui poussent les enfants à entreprendre de dangereux voyages vers l’Europe, renforcent les systèmes de protection de l’enfance tout au long des routes migratoires et proposent des mesures visant à améliorer les conditions d’accueil, d’intégration, de retour et de regroupement familial; |
| 3. | note que les droits fondamentaux de l’enfant sont clairement définis à l’article 24 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La question des droits fondamentaux de l’enfant est une question transversale et multidimensionnelle et doit par conséquent être intégrée dans toutes les politiques européennes et nationales pertinentes (1); |
| 4. | affirme que les droits de l’enfant, partie intégrante des droits de l’homme, sont universels, indivisibles et interdépendants. Le Comité invite l’Union européenne et les États membres, qui ont tous ratifié la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE), à veiller à ce que les dispositions de la convention soient respectées. La convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE) doit non seulement servir de cadre juridique lorsque ces droits sont violés, mais elle doit également servir à favoriser le développement de l’ensemble des enfants et des jeunes et à leur offrir des perspectives (2); |
| 5. | relève que l’Union dispose d’un cadre institutionnel et juridique de défense des droits des enfants, notamment grâce à la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, à la convention européenne des droits de l’homme et à d’autres accords internationaux importants auxquels les États membres sont parties. Le défi consiste désormais à mettre en œuvre ces instruments juridiques dans la pratique, étant donné la situation actuelle en Europe, caractérisée par une forte augmentation du nombre d’enfants migrants ayant besoin de protection; |
| 6. | souligne le lien entre le présent avis et l’avis sur le projet de réforme du droit d’asile qu’il a adopté en 2016 (3), et réitère son appel en faveur d’une approche globale et durable de l’UE en matière de migration, fondée sur la solidarité et le respect des droits de l’homme, y compris de mesures visant à protéger efficacement les enfants — lesquels constituent le groupe le plus vulnérable; |
| 7. | considère que la communication est un complément important au nouveau régime d’asile européen commun (RAEC) et demande aux institutions de l’UE participant aux négociations sur le futur système d’asile de veiller à une approche claire des droits de l’enfant à chaque étape; |
| 8. | se félicite que la Commission propose des mesures concrètes visant à clarifier la responsabilité de l’UE et des États membres en matière de protection des enfants migrants. Le Comité souligne l’importance de prendre en compte les droits des enfants à tous les stades du processus migratoire; |
| 9. | salue le fait que la Commission s’efforce de garantir une cohérence et des normes plus élevées en matière d’accueil des enfants et des jeunes dans tous les États membres, mais tient à souligner qu’il revient à la fois à l’UE et aux États membres de créer des conditions d’accueil adéquates à l’échelon local et régional; |
| 10. | souligne que la protection des enfants migrants ne peut être garantie sans un large partenariat entre tous les acteurs concernés: institutions de l’UE, États membres, collectivités locales et régionales et société civile. Dans la pratique, les pouvoirs locaux et régionaux ont toutefois un rôle de premier plan à jouer en ce qui concerne les aspects pratiques de la vie quotidienne des enfants migrants ayant besoin de protection, et jouent également un rôle clef dans la coordination avec les autres acteurs; |
| 11. | estime que la communication ne prend pas en compte les circonstances et les conditions dans lesquelles opèrent les collectivités locales et régionales. L’expérience des collectivités territoriales et les conditions locales doivent servir de fil conducteur à la formulation des propositions. Pour que la nouvelle approche puisse être mise en œuvre, il convient d’associer les collectivités locales et régionales à un stade précoce et tout au long du processus. L’UE et les États membres doivent élaborer des aides efficaces et adaptées aux situations locales sous forme de financements et d’instruments législatifs et réglementaires, étayées par un soutien à l’acquisition de connaissances; |
| 12. | estime que les politiques de migration et de développement sont étroitement liées. La coopération, que ce soit au niveau international, national, régional ou local, est essentielle si l’on veut atteindre un niveau de protection commun pour les enfants migrants conforme aux objectifs mondiaux de développement durable (ODD) tels que définis dans le cadre du programme à l’horizon 2030; |
L’intérêt supérieur de l’enfant doit être le principe directeur
| 13. | souligne que le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, conformément aux dispositions de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, doit servir de fil conducteur aux décisions et aux mesures qui sont prises tout au long de la procédure d’asile, y compris pour les enfants qui ne sont pas demandeurs d’asile. L’on entend par enfant toute personne âgée de 18 ans au maximum. Il y a lieu, pour déterminer l’intérêt supérieur de l’enfant, de recueillir le point de vue de ce dernier, ce qui nécessite que l’enfant ait accès à toutes les informations utiles concernant ses droits et la procédure de demande d’asile. Les informations doivent également être adaptées à l’âge de l’enfant et à sa situation. Toutes ces dispositions doivent être garanties par la désignation d’un représentant légal de l’enfant, ou, le cas échéant, d’un tuteur; |
| 14. | attire l’attention sur le manque de critères permettant de déterminer et d’évaluer l’intérêt supérieur de l’enfant, et se félicite dès lors que la Commission et les agences de l’UE fournissent des orientations, des formations et des outils pour ce faire; |
| 15. | est d’avis que la vulnérabilité particulière des enfants doit être reconnue et qu’il convient dès lors de traiter les dossiers des enfants en priorité. Une enquête doit être diligentée pour chaque enfant afin de déterminer ses besoins en matière de protection. Le Comité se félicite des orientations spécifiques concernant les normes opérationnelles et le bénéfice des conditions matérielles d’accueil pour les mineurs non accompagnés qui seront élaborées au cours de l’année 2017 par le Bureau européen d’appui en matière d’asile; |
| 16. | se range à l’appel lancé par la Commission aux États membres de veiller à ce que toute personne travaillant avec les enfants migrants, quelle que soit la situation de ces derniers, soit correctement formée. Le Comité estime en outre qu’il y a lieu de financer et de soutenir les échanges de bonnes pratiques et d’expériences; |
Les enfants migrants ont besoin de protection
| 17. | partage l’avis selon lequel la première étape pour améliorer la protection des enfants migrants consiste à s’attaquer aux causes profondes qui poussent les enfants à effectuer des voyages dangereux en Europe. Pour ce faire, il est essentiel de lutter efficacement contre la pauvreté, les privations et les inégalités en matière de niveau de vie, et de mettre fin aux conflits violents et de longue durée. Il importe également de mettre en place des systèmes intégrés de protection de l’enfance dans les pays tiers; |
| 18. | constate que les enfants, tout au long de leur fuite et de leur parcours migratoire, sont un groupe particulièrement vulnérable et qu’ils sont souvent victimes de formes extrêmes de violence, d’exploitation, de traite des êtres humains, de criminalité et de mauvais traitements physiques, psychiques et sexuels. Filles et garçons ne sont pas toujours exposés à des risques identiques. Les filles, par exemple, sont davantage exposées aux violences sexuelles et sexistes ainsi qu’à un risque particulièrement élevé de mariages forcés, tandis que les garçons sont davantage susceptibles d’être entraînés dans la criminalité. Dès lors, il convient de toujours appliquer une approche fondée sur l’égalité entre les sexes lors de la planification, de la mise en œuvre et de l’évaluation des actions communautaires visant à les protéger; |
| 19. | estime que les enfants accompagnés d’adultes avec lesquels le lien n’est pas clair méritent une attention particulière, afin de veiller à ce que leur santé et leurs droits soient garantis; |
| 20. | fait observer que l’on a enregistré, au cours des derniers mois, un taux record de mortalité parmi les réfugiés et les migrants en Méditerranée centrale, parmi lesquels se trouvent de nombreux enfants. Le Comité renvoie à sa position antérieure (4) et s’associe à l’appel lancé par l’Unicef pour que l’UE et ses États membres s’engagent à protéger les enfants contraints de fuir leur pays en prévenant l’exploitation et la traite des enfants et en renforçant les programmes de protection des enfants en Libye; |
| 21. | souligne l’importance de prévoir la présence, dans chaque centre d’accueil où les enfants doivent être enregistrés et identifiés, d’un agent chargé de la protection de l’enfance qui agira en tant que point de contact pour toutes les questions touchant aux enfants et à leurs droits; |
| 22. | est d’avis que les données recueillies doivent être comparables d’un État membre à l’autre et ventilées par sexe. Lorsque des données biométriques et des empreintes digitales sont relevées, les méthodes doivent être adaptées en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant, de son sexe et de toute autre circonstance particulière. À cet effet, la présence d’un agent chargé de la protection de l’enfance est importante; |
| 23. | estime que l’Union européenne doit disposer d’un système opérationnel et juridiquement sûr pour l’évaluation de l’âge. Du point de vue des droits de l’enfant et de la sécurité juridique, il est important de procéder à une évaluation de l’âge du demandeur dès le début du processus. Le Comité se félicite que le Bureau européen d’appui en matière d’asile ait entrepris de mettre à jour ses orientations relatives à l’évaluation de l’âge dans le courant de l’année 2017, ce qui permettra de disposer d’une procédure similaire pour tous les enfants; |
| 24. | souligne qu’il y a lieu d’améliorer la coopération, le suivi et les actions se rapportant aux enfants qui s’échappent des centres d’accueil au sein de l’UE. Un nombre croissant d’enfants disparaissent et seuls quelques-uns sont retrouvés. Les enfants migrants disparus ont les mêmes droits que les autres enfants. Il convient, afin d’éviter que des enfants disparaissent, de disposer d’une méthode juridiquement sûre et systématique afin que chaque cas de disparition d’enfants soit signalé et qu’il soit donné suite à ces signalements; |
| 25. | se félicite de l’établissement par le centre de connaissances de la Commission en matière de migration et de démographie d’un référentiel de données sur les enfants migrants; |
Structures d’accueil pour les enfants migrants
| 26. | invite l’Union européenne et les États membres à promouvoir le développement de différents types d’hébergement pour les mineurs non accompagnés. Il peut s’agir d’un placement dans une famille d’accueil, dans des centres spéciaux pour enfants ou de l’accueil par des membres adultes de la famille de l’enfant. Ces placements doivent se faire en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant; |
| 27. | est opposé à toute forme de détention des enfants sur la base de leur statut au regard de la législation sur l’immigration. Compte tenu de l’impact négatif de la privation de liberté sur les enfants, cette pratique est à utiliser uniquement en dernier recours et dans des cas exceptionnels, par exemple en cas de danger pour la vie et la santé de l’enfant, pour une période aussi courte que possible et jamais dans des conditions pouvant ressembler à une incarcération. En tout état de cause, elle doit être contrôlée à toutes ses phases par l’autorité compétente et/ou les services publics de l’enfance prévus à cet effet. Les centres doivent être spécifiquement adaptés aux enfants et le personnel devra avoir suivi une formation adéquate. Le Comité constate avec satisfaction que la promotion de solutions de substitution à la détention sera au cœur de la réunion du Forum européen sur les droits de l’enfant qui se tiendra du 6 au 8 novembre 2017; |
Le droit de l’enfant à être représenté
| 28. | estime que les différences entre les régimes de tutelle des États membres limitent les possibilités des enfants à bénéficier de conditions équitables en cas de désignation d’un tuteur dans l’UE. Chaque mineur non accompagné arrivant dans un État membre a droit à la présence d’un représentant professionnel juridiquement habilité à parler en son nom et à protéger ses intérêts, indépendamment de la question de savoir si l’enfant demande l’asile ou non. Le tuteur est une personne importante qui doit bâtir une relation de confiance avec l’enfant et protéger ce dernier contre toute forme d’exploitation. Une bonne relation entre un enfant et son tuteur légal est un élément favorable à l’intégration. Un tuteur peut également contribuer à empêcher les disparitions d’enfants. Le Comité note avec satisfaction que, selon la communication de la Commission sur l’état d’avancement de l’agenda européen en matière de migration, des progrès rapides ont été accomplis au niveau de l’Union en vue de la création d’un réseau européen de tutelle; |
| 29. | juge important que les tuteurs reçoivent une formation adéquate de l’institution ou de l’autorité publique compétentes ou qu’ils puissent prouver qu’ils ont suivi une formation correspondante. Les tuteurs ne doivent avoir qu’un nombre limité d’enfants à charge. Ils doivent être employés et avoir la possibilité de travailler de manière autonome tout en étant financés par l’État membre; |
| 30. | se félicite de la mise en place d’un réseau européen de tuteurs permettant à ces derniers de partager leurs expériences et de créer des lignes directrices; |
L’intégration de l’enfant dans la société et la nécessité de la formation
| 31. | souligne, en particulier, le lien étroit qui existe entre les conditions d’accueil des enfants et les possibilités d’intégration, et fait valoir que les procédures et les conditions d’accueil ne doivent ni retarder, ni entraver le processus d’intégration. Le Comité insiste sur l’importance d’un démarrage rapide du processus d’acquisition d’un statut administratif légalisé; |
| 32. | considère que l’intégration précoce des enfants est essentielle pour les aider dans leur parcours vers l’âge adulte. L’intégration des enfants dans leur nouveau pays est un investissement social qui contribue à minimiser les risques de criminalité et de vulnérabilité face à la radicalisation. Offrir à un stade précoce l’accès à l’éducation, aux soins de santé, aux activités de loisirs et à un soutien psychosocial contribue à promouvoir le développement de l’enfant; |
| 33. | souligne en particulier que l’accès rapide et efficace à une éducation formelle et inclusive, y compris aux services d’éducation et d’accueil des jeunes enfants — est l’un des outils les plus importants et les plus puissants de l’intégration des enfants, dans la mesure où il favorise des compétences linguistiques, la cohésion sociale et la compréhension mutuelle; |
| 34. | souligne l’importance, pour les enfants traumatisés, d’un soutien psychosocial propre à faciliter leur processus d’intégration. Le Comité insiste en outre sur la nécessité de services spécifiques pour les enfants qui peuvent avoir été victimes de violences sexuelles et sexistes, ainsi que d’un accès aux services de santé sexuelle et génésique et aux soins médicaux; |
| 35. | insiste sur l’importance de poursuivre les efforts visant à encourager une attitude positive à l’égard de la diversité et à lutter contre le racisme et la xénophobie, et plus particulièrement contre les discours haineux à l’encontre des enfants migrants; |
| 36. | observe que la Commission attire l’attention sur les problèmes qui se posent lorsque le mineur non accompagné atteint l’âge de 18 ans et n’est plus considéré comme un enfant, même s’il a toujours besoin de protection. Les enfants devraient être préparés à cette transition vers l’âge adulte et bénéficier de conseils, de soutien et de possibilités de formation et de perfectionnement professionnels; |
| 37. | souligne l’importance de mettre en place des solutions durables afin de donner aux enfants de la normalité et de la stabilité à long terme. Toutes les solutions envisagées doivent prendre en considération les éléments suivants: intégration, retour, réinstallation et regroupement familial. Il est de la plus haute importance de procéder dans tous les cas à une évaluation minutieuse de l’intérêt supérieur de l’enfant; |
Une perspective européenne, nationale, régionale et locale
| 38. | souligne que les collectivités locales et régionales doivent être considérées comme des partenaires importants dans la mise en œuvre et la concrétisation de la stratégie européenne pour la protection des enfants dans le contexte migratoire. Le Comité invite la Commission à tenir compte, dans toutes ses propositions, des implications pour les échelons local et régional, étant donné que c’est à ce niveau que sont accueillis les enfants demandeurs d’asile et que débutent l’accès aux différents services sociaux et l’intégration précoce à la société; |
| 39. | invite la Commission à préciser clairement, dans sa communication avec les États membres, que ces derniers doivent tenir compte de l’expérience et des connaissances des collectivités locales et régionales. Les pouvoirs locaux et régionaux disposent de nombreux bons exemples et de beaucoup d’expérience en matière d’accueil et de protection des enfants migrants; |
| 40. | constate que diverses formes de financement et d’aide de l’UE facilitent et encouragent la protection des enfants migrants et leur intégration. Le Comité invite la Commission à améliorer l’information concernant les systèmes existants de soutien et de financement pour les collectivités locales et régionales; |
| 41. | convient avec la Commission de la nécessité d’un suivi déterminé, coordonné et cohérent des actions clefs définies dans la communication au niveau européen, national, régional et local et en coopération avec la société civile et les organisations internationales. Tous les aspects pertinents de la législation de l’UE doivent faire l’objet d’un suivi minutieux, notamment en ce qui concerne le respect des obligations en matière de droits fondamentaux et de garanties liées aux droits de l’enfant; |
| 42. | est d’avis qu’un système cohérent d’objectifs communs pour l’accueil des enfants migrants au niveau de l’UE et des États membres permet de mettre en œuvre les mesures appropriées le plus tôt possible. C’est un élément essentiel si l’on veut préserver les possibilités d’intégration rapide de l’enfant, sa réussite scolaire et une bonne préparation pour le marché du travail. Afin de garantir que ces objectifs puissent être atteints, tous les États membres doivent partager conjointement et solidairement la responsabilité d’accueillir les enfants qui ont besoin d’une protection; |
| 43. | fait remarquer que les enfants sont l’avenir de l’Europe. En raison de l’évolution démographique et de la proportion de personnes âgées dans la population, la demande de main-d’œuvre en âge de travailler augmente. Il y a lieu d’encourager la participation des jeunes afin que nos sociétés puissent se développer et prospérer. De bonnes conditions d’accueil et la réussite du processus d’intégration des enfants et des jeunes issus de l’immigration leur garantissent une bonne qualité de vie et des possibilités de développement dans nos sociétés. Par conséquent, un accueil et un processus d’intégration de qualité sont un investissement à long terme dans le bien-être, la démocratie et les droits de l’homme. |
Bruxelles, le 11 octobre 2017.
Le président du Comité européen des régions
Karl-Heinz LAMBERTZ
(1) Avis du Comité des régions sur «La coopération locale et régionale pour protéger les droits de l’enfant dans l’Union européenne» (CdR 54/2010).
(2) Voir note 1 de bas de page.
(3) COR-2016-05807-00-00-AC et COR-2016-03267-00-00-AC.
(4) Projet d’avis sur «Les migrations le long de la route de la Méditerranée centrale», CIVEX-VI/023.
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur les femmes poursuivies pour fausse couche au Salvador (2017/3003(RSP))
14/12/2017
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur la mise en application de la directive 2011/93/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que la pédopornographie (2015/2129(INI))
14/12/2017
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur une stratégie européenne pour une mobilité à faible taux d’émissions (2016/2327(INI))
14/12/2017
Résolution du Parlement européen du 14 décembre 2017 sur les délibérations de la commission des pétitions en 2016 (2017/2222(INI))
14/12/2017