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AccueilDroit européen52017IR3545
Initiative législative52017IR3545

Avis du Comité européen des régions — Promouvoir la coexistence avec les espèces conflictuelles dans le cadre des directives de l’UE sur la nature

CELEX52017IR3545
TypeInitiative législative
Datemercredi 31 janvier 2018

Résumé IA

Cet avis du Comité européen des régions examine les défis posés par la coexistence avec les espèces protégées dites « conflictuelles » (loups, ours, castors, etc.) dans le cadre des directives Oiseaux et Habitats. Il préconise une approche équilibrée entre la conservation de ces espèces et les besoins socio-économiques locaux, en appelant à une meilleure flexibilité dans l'application des règles de protection, un soutien financier accru pour les mesures de prévention des dégâts, et une gouvernance locale renforcée. Pour le praticien français, ce texte éclaire les tensions potentielles entre le droit européen de la nature et les activités agricoles ou cynégétiques, et suggère des pistes d'assouplissement dans la gestion des dérogations.

Texte intégral

23.5.2018

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 176/25


Avis du Comité européen des régions — Promouvoir la coexistence avec les espèces conflictuelles dans le cadre des directives de l’UE sur la nature

(2018/C 176/07)

Rapporteur:

Csaba Borboly (RO/PPE), président du conseil du județ d’Harghita

Texte de référence:

Avis d’initiative

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

1.

attire l’attention sur le fait que la biodiversité, le réseau Natura 2000 et la protection des espèces constituent une question européenne d’intérêt commun, qui concerne l’ensemble des États membres, des régions et des collectivités locales, et estime qu’il est donc très important de poursuivre et d’approfondir la pratique en vigueur, en vertu de laquelle les États membres et les régions de même que les collectivités locales déploient des mesures coordonnées pour atteindre les objectifs fixés et dégager des avantages partagés, conformément aux principes de solidarité et de subsidiarité;

2.

réaffirme la position qu’il avait exprimée notamment dans son avis antérieur élaboré lors du bilan de qualité des directives «Nature», et que partageait également le Parlement européen, selon laquelle il n’y a pas lieu de réviser ces directives mais plutôt de mettre l’accent sur leur mise en œuvre adéquate et conforme aux évolutions techniques et scientifiques les plus récentes au sein des différents États membres et régions de l’UE, en tirant parti de la flexibilité prévue dans les directives pour régler des problématiques locales spécifiques concernant les conflits potentiels entre certaines espèces et l’activité humaine; s’engage dès lors à contribuer au plan d’action pour le milieu naturel, la population et l’économie en déployant les efforts qui s’imposent, ainsi qu’à promouvoir la coexistence avec les espèces conflictuelles dans le cadre des actions pertinentes aux niveaux européen, national, régional, et aussi local;

3.

souligne l’importance capitale que revêtent les directives, dans la mesure où le réseau Natura 2000 et la coordination efficace de la politique de protection de l’environnement ont largement contribué à une harmonisation des objectifs liés à la biodiversité entre les États membres, ce qui démontre clairement la valeur ajoutée de l’Union européenne;

4.

rappelle qu’il relève de la compétence des États membres de prendre les mesures adéquates pour leur territoire, dans le respect du cadre et de l’esprit des directives, afin de prendre en compte les situations spécifiques des différentes régions en ce qui concerne certaines espèces et problématiques bien définies, tout en associant à cette démarche les collectivités locales et régionales, ainsi que les autres parties prenantes;

5.

constate que nombre des problèmes liés à la cohabitation entre l’homme et les espèces conflictuelles peuvent être dus à la pression exercée par les activités humaines sur les habitats naturels de nombreuses espèces et au fait que celles-ci font souvent l’objet de comportements inadéquats des hommes, allant des activités intrusives dans des zones protégées jusqu’aux soins apportés à des animaux à des fins de chasse ou de tourisme, en passant par une gestion des déchets inappropriée, qui attire par exemple de grands carnivores vers des établissements humains; souligne par conséquent la nécessité d’adopter une approche globale de la biodiversité et de trouver des solutions à des problèmes spécifiques dans le contexte local, ce qui à son tour appelle une coopération étroite entre les différents niveaux de gouvernance et tous les acteurs locaux concernés;

6.

espère que, lors de la préparation du prochain cadre financier pluriannuel, des ressources adéquates seront prévues pour assurer le financement de la protection, de la prévention (notamment de la sensibilisation et de l’éducation à l’environnement), des mesures compensatoires, de la recherche et d’autres actions spécifiques en faveur du développement dans les différents domaines d’action concernés et au titre de tous les fonds européens concernés;

7.

réaffirme qu’il est dans l’intérêt de tous les échelons territoriaux de l’Union européenne d’améliorer la situation de la biodiversité et qu’il demeure de ce fait nécessaire de déployer des mesures coordonnées;

8.

attire l’attention sur l’amélioration quantitative et qualitative de la biodiversité dans de nombreuses régions ainsi que sur l’augmentation concomitante de la probabilité d’interactions avec les communautés humaines. Dans le cas de certaines espèces conflictuelles, ces interactions peuvent s’accompagner de risques considérables pour les personnes et pour les activités économiques dans la mesure où les communautés locales ne sont pas correctement préparées ou lorsqu’aucune solution adéquate, réaliste, proportionnée et adaptée aux spécificités locales ne leur est proposée pour gérer ces problèmes;

Vers une mise en œuvre plus efficace

9.

les espèces conflictuelles étant définies comme celles qui, en raison de leurs caractéristiques biologiques et éthologiques, sont en concurrence avec les différentes activités humaines pour l’utilisation commune des ressources et de l’espace, appelle à l’adoption de nouvelles mesures fondées sur des données scientifiques et susceptibles de couvrir l’élaboration de modalités adéquates d’application des directives et la mise en œuvre de diverses autres mesures;

10.

juge indispensable, s’agissant de la préservation de la biodiversité et de la mise en œuvre des directives, de prévoir des fonds en faveur d’une recherche pluridisciplinaire et globale, dans le cadre de laquelle les sciences sociales pourraient jouer un rôle important parallèlement à celui des connaissances spécifiques en sciences naturelles;

11.

souligne que les collectivités locales et régionales sont des actrices de premier plan de la protection de l’environnement et de la préservation de la biodiversité en ce qui concerne trois aspects essentiels: premièrement, en tant que principales initiatrices des investissements réalisés avec les fonds des États membres et les Fonds ESI; deuxièmement, en tant qu’autorités publiques de réglementation ou chargées de la délivrance des permis dans les domaines des produits agricoles, de l’élevage, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, et donc en mesure d’influencer considérablement l’affectation des terres et, partant, de faire prévaloir les aspects environnementaux; troisièmement, elles sont les autorités les plus proches des populations locales et jouent un rôle important en informant, en incitant et en encourageant celles-ci à protéger les habitats et les espèces conflictuelles;

12.

invite la Commission européenne à poursuivre et à intensifier les efforts déployés dans le domaine du transfert des connaissances afin de favoriser, aux niveaux local et régional, des solutions visant à permettre la cohabitation avec les espèces conflictuelles et, dans la mesure du possible, la transformation des difficultés potentielles en avantages; il s’agit notamment de promouvoir les bonnes pratiques relatives aux modèles plus appropriés de gestion des zones relevant de Natura 2000 et des espèces protégées. Les organisations non gouvernementales et les autres acteurs concernés, en tant que détenteurs de connaissances pratiques tirées de projets pertinents qu’ils mettent en œuvre dans l’ensemble de l’Europe, devraient être considérés comme des partenaires solides dans le domaine du transfert de connaissances;

13.

s’inquiète que, dans plusieurs États membres, on puisse observer une opposition des communautés locales au retour, à la présence et à l’augmentation des populations d’espèces conflictuelles. En effet, des solutions inadéquates aux conflits, ainsi que des approches de gestion malheureuses, décalées ou mal communiquées suscitent un rejet de la politique environnementale, lequel peut entraîner, notamment dans certaines régions concernées par les grands prédateurs, un développement de la chasse illégale, du piégeage et des empoisonnements, une évolution tout à fait condamnable, à laquelle on ne saurait toutefois remédier en recourant uniquement à l’interdiction et aux sanctions;

14.

constate, dans de nombreux États membres, d’excellentes pratiques locales et régionales s’agissant de la coexistence avec des espèces conflictuelles, et notamment avec de grands carnivores, et estime qu’il importe justement pour cette raison d’insister sur la nécessité de développer des projets locaux et régionaux inspirés par ces exemples; souligne qu’outre ces initiatives publiques ou privées au niveau local, régional ou national, les projets LIFE peuvent également instaurer des bonnes pratiques à condition qu’ils soient poursuivis au-delà du financement par le programme;

15.

espère que lors de l’élaboration du prochain cadre financier pluriannuel, les activités qui concernent les espèces protégées, notre patrimoine européen commun, et notamment les investissements et les efforts — effectifs, efficaces, soucieux également des intérêts des communautés — liés aux grands carnivores et aux espèces conflictuelles feront l’objet d’une attention adéquate dans le cadre tant de la poursuite du programme Horizon 2020 que du mécanisme qui succédera aux Fonds ESI;

16.

assure la Commission européenne de son soutien sans réserve concernant la création future de plateformes spécifiques pour les régions biogéographiques, et insiste sur le fait que la participation directe des collectivités locales et régionales est indispensable au bon fonctionnement de celles-ci;

Recherche et développement, de nouvelles initiatives

17.

souligne la nécessité, dans le cadre des procédures de sélection des études, de mettre un accent particulier sur les processus de recherche et développement favorisant les objectifs liés à la biodiversité, les objectifs économiques, sociaux et ceux relatifs à la gestion de la faune sauvage, et qui sont susceptibles de faire l’objet d’une mise en application concrète et rapide;

18.

juge nécessaire de veiller, dans le cadre de la mise en œuvre locale et régionale des processus de recherche et développement, à éviter l’apparition de disparités, c’est-à-dire, le cas échéant, une sous-représentation, dans l’accès aux fonds destinés à la recherche, des régions et des collectivités locales où sont situés les zones à haute valeur naturelle et les habitats importants mais qui sont moins développées;

19.

souhaite préciser que les différents projets pilotes liés à la biodiversité ont largement contribué au transfert de connaissances entre les États membres et, dans bien des cas, généré des effets positifs en ce qu’ils ont aidé à une meilleure compréhension et appropriation des divers objectifs par les communautés locales et, partant, à ce que celles-ci collaborent concrètement avec les pouvoirs publics et les organisations non gouvernementales en faveur de la protection des espèces menacées et précieuses;

20.

souligne néanmoins que, dans de nombreux cas, ces initiatives ne sont pas pérennisées, c’est-à-dire qu’elles restent ponctuelles et temporaires; estime donc qu’il est important d’introduire l’utilisation, dans le processus de sélection de ces projets, d’un critère tenant compte du suivi pratique des projets précédemment mis en place par l’organisation concernée ou par ses membres, ce qui favorisera une utilisation efficace des fonds européens;

21.

juge nécessaire de prendre de nouvelles mesures afin de favoriser dans les communautés locales l’émergence effective des externalités positives souvent mentionnées en lien avec la biodiversité et les grands prédateurs car, dans de nombreux cas, ces possibilités s’avèrent encore sous-utilisées ou les conditions de cette réalisation, notamment les connaissances et les aides nécessaires, sont insuffisantes;

Aspects spécifiques liés aux grands prédateurs

22.

estime qu’en ce qui concerne les grands carnivores qui, en raison de leur comportement, de leurs caractéristiques physiques et écologiques et de leurs instincts, sont susceptibles d’occasionner des dommages importants à la santé humaine, voire de causer des blessures mortelles, et qui mettent grandement en péril la santé et le bien-être des animaux d’élevage, l’approche qui a prévalu jusqu’ici dans certaines régions n’est pas satisfaisante, et qu’il convient d’améliorer la gestion des conflits liés aux grands carnivores, en exploitant pleinement l’expérience pertinente acquise dans le cadre des projets de recherche et développement et d’autres projets en lien avec cette question, en vue de réduire les retombées et les risques pour les êtres humains et les animaux d’élevage;

23.

estime qu’un grand carnivore doit, en adéquation avec son niveau de protection, être protégé en dehors des établissements humains, qu’il vive à l’intérieur ou à l’extérieur d’un site appartenant au réseau Natura 2000; considère cependant que, si un grand carnivore pénètre de façon non pas occasionnelle, mais régulière dans un établissement humain, il s’agit d’un schéma comportemental qui, d’une part, représente un risque pour l’homme, particulièrement pour les enfants et les personnes âgées ainsi que pour les personnes à mobilité réduite, et qui, d’autre part, ne peut pas être considéré comme naturel pour l’«individu conflictuel» de l’espèce concernée; estime que dans ces cas, il convient de tout mettre en œuvre pour diminuer le risque et de déplacer, si cela s’avère inévitable, l’«individu conflictuel» de façon appropriée et contrôlable, ou de prendre d’autres mesures nécessaires, lesquelles doivent être conformes au plan de gestion applicable le cas échéant. L’objectif est de veiller à ce que des plans de gestion soient mis en place partout pour réglementer à la fois la préservation et les conflits. Dans tous les cas, les mesures prises à l’encontre des «individus conflictuels» doivent rester exceptionnelles et ne devraient pas avoir d’incidence sur l’avenir et la viabilité de la population;

24.

déplore qu’à l’heure actuelle, les producteurs agricoles et les éleveurs ne participent pas aux activités de la plateforme consacrée aux grands prédateurs européens, et que, par conséquent, la représentation des intérêts particuliers de ce groupe d’acteurs concernés ne puisse pas être assurée directement dans la coopération mise en place par la Commission européenne; invite dès lors les acteurs concernés à se montrer ouverts à une solution de compromis sur cette question de manière à créer conjointement, dans les meilleurs délais, les conditions nécessaires pour que tous les intérêts puissent être pris en compte au sein de la plateforme;

Aspects régionaux et locaux dans le contexte de la biodiversité

25.

attire l’attention sur le fait que la qualité et l’étendue des habitats des grands prédateurs montrent dans plusieurs régions une tendance à l’amélioration, ce qui, en lien avec certains facteurs agricoles, peut toutefois aller de pair avec un déclin de certaines formes traditionnelles d’agriculture; précise que, notamment dans le cas des pâturages et des prairies de montagne, de nombreux autres habitats, y compris des zones de protection ornithologique et des communautés végétales, tendent à disparaître parallèlement à la disparition de l’activité humaine nécessaire à leur existence;

26.

considère qu’il est nécessaire, pour ce qui est des habitats et des formes d’agriculture qui y sont liées, que de nouvelles mesures d’incitation soient introduites et rendues accessibles aux exploitants non seulement dans les zones en contact direct avec le réseau Natura 2000, mais également dans les secteurs voisins, car ces formes d’agriculture, en particulier les formes traditionnelles, pour la plupart extensives et qui prennent aussi en compte les spécificités locales, contribuent grandement à l’amélioration de la biodiversité et au développement durable des zones rurales. Le Comité demande à la Commission européenne de proposer ces nouvelles mesures d’incitation ainsi que de possibles méthodes d’ajustement dans sa future évaluation de l’impact de la politique agricole commune sur la biodiversité;

27.

reconnaît que les collectivités locales et régionales pourraient prendre des mesures plus nombreuses et plus efficaces pour atteindre les objectifs liés à la biodiversité; considère néanmoins qu’il y a lieu de renforcer la collaboration et la coordination avec les États membres et l’Union afin de mettre en valeur le potentiel des possibilités qu’offre l’engagement des collectivités locales et régionales, ce qui suppose de disposer d’un cadre approprié;

28.

demande que les États membres, mais avant tout les collectivités locales et régionales, bénéficient de l’assistance technique offerte par les agences de l’Union afin de pouvoir mettre en place leurs propres programmes cofinancés avec des fonds nationaux et/ou européens;

29.

considère indispensable d’assurer, outre celle des éleveurs, la représentation directe des chasseurs, des gardes-chasse et des sylviculteurs, dans les processus de la communication liée à la biodiversité et de la rédaction des plans d’action, étant donné que, pour de nombreuses espèces précieuses ou protégées, ce sont justement eux qui contribuent largement à mettre en place et à préserver la situation actuelle, considérée comme naturelle, en prenant soin des stocks, en les régulant, en organisant et en structurant les forêts ainsi qu’en exploitant les infrastructures nécessaires;

30.

invite les États membres à appliquer les exceptions et dérogations figurant dans les directives «Nature» à certaines espèces pouvant créer des conflits, avec la rapidité et la flexibilité nécessaires, et en tenant dûment compte du contexte à l’échelle régionale ou locale, et là où cela s’avère nécessaire, en coopération avec les régions/États membres voisins; estime également que les projets régionaux et nationaux concernant les grands prédateurs et les espèces conflictuelles devraient prendre en compte les spécificités, les traditions et le patrimoine naturel et culturel locaux et régionaux;

Cohérence entre les politiques

31.

attire l’attention sur le fait que les systèmes de paiements liés aux zones Natura 2000 sont très différents d’un État membre à l’autre, et que, dans certains États membres, il a été décidé, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique agricole commune, de renoncer à introduire ces paiements, en dépit de la présence d’importantes populations de grands prédateurs; estime que, dans ce domaine, il convient de prendre des mesures dès la période de programmation actuelle;

32.

propose que, lors du développement et de la modernisation des infrastructures de transport, notamment routières et ferroviaires, une attention particulière soit accordée à l’interconnexion entre les habitats et les corridors qu’empruntent les grands carnivores. Compte tenu de la fragmentation croissante des habitats due à la manière dont le paysage européen est morcelé et à son agencement particulier, les grands prédateurs sont souvent contraints, individuellement ou en groupe, de traverser des zones exploitées ou habitées par l’homme, afin de migrer entre différentes zones de leur habitat. Cette situation requiert une attention particulière au niveau de l’aménagement du territoire et de la gestion des sites protégés et des zones limitrophes;

33.

invite la Commission européenne et les États membres à adapter les programmes de financement de manière plus efficace pour traiter les questions liées à la biodiversité et à la gestion des habitats, notamment ceux des grands carnivores, et pour assurer que l’on puisse développer les infrastructures et le capital humain nécessaires pour régler les conflits entre les humains et certaines espèces, et prévoir un système d’indemnisation rapide et simple;

34.

convient qu’il est possible d’appliquer avec succès le modèle de la gouvernance multiniveaux dans le domaine de la protection de l’environnement et particulièrement de l’amélioration de la biodiversité; estime donc que de nouvelles mesures coordonnées sont nécessaires également dans ce domaine;

Prochaines étapes

35.

propose, en vue de promouvoir l’implication des collectivités locales et régionales la plus consciente et la plus large possible, d’organiser conjointement avec la Commission européenne en 2019 une conférence sur le thème d’une coexistence appropriée avec les espèces conflictuelles et notamment avec les grands prédateurs qui soit aussi sûre et utile pour les communautés. Cela permettrait d’évaluer l’impact de l’avis d’initiative ainsi que le fonctionnement des plateformes relatives aux régions européennes et biogéographiques et de mener un débat politique et scientifique sur les mesures concrètes à appliquer au-delà de 2021;

36.

invite la Commission européenne à faire le nécessaire pour que les collectivités locales et régionales, leurs organisations et leurs représentants soient directement représentés et puissent participer de manière effective et efficace à la mise en place des plateformes et des mécanismes de coopération relatifs aux espèces conflictuelles ainsi qu’à l’élaboration des politiques à cet égard; demande qu’elle publie des recommandations et des lignes directrices en ce sens de manière à aider également les États membres à échanger les bonnes pratiques;

37.

jugerait utile que les collectivités locales et régionales concernées par les grands prédateurs mettent en place une coopération de type GECT dès la période de programmation actuelle, soit dans un cadre macrorégional ou de région biogéographique, soit sous une forme ouverte à l’ensemble du territoire de l’Union européenne, afin de résoudre les problèmes communs ou similaires et d’agir de façon plus efficace et coordonnée.

Bruxelles, le 31 janvier 2018.

Le président du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


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