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AccueilDroit européen52018AE3005
Avis institutionnel52018AE3005

Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un système de guichet unique maritime européen et abrogeant la directive 2010/65/UE» [COM(2018) 278 final — 2018/0139 (COD)] et sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les informations électroniques relatives au transport de marchandises» [COM(2018) 279 final — 2018/0140 (COD)]

CELEX52018AE3005
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 17 octobre 2018

Résumé IA

Le Comité économique et social européen approuve les propositions visant à créer un guichet unique maritime européen pour simplifier les obligations déclaratives des navires et à établir un cadre pour les informations électroniques sur le transport de marchandises. Ces textes visent à harmoniser et numériser les procédures administratives, réduisant ainsi les charges pour les opérateurs tout en améliorant l'efficacité des contrôles. Pour un professionnel du droit français, ces règlements imposeront une standardisation des échanges de données entre les États membres, modifiant les obligations de déclaration maritime et de transport de marchandises actuellement régies par la directive 2010/65/UE.

Texte intégral

15.2.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 62/265


Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un système de guichet unique maritime européen et abrogeant la directive 2010/65/UE»

[COM(2018) 278 final — 2018/0139 (COD)]

et sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les informations électroniques relatives au transport de marchandises»

[COM(2018) 279 final — 2018/0140 (COD)]

(2019/C 62/41)

Rapporteur:

Stefan BACK

Consultation

Parlement européen, 11.6.2018

Conseil, 14-15.6.2018

Base juridique

Article 91, article 100, paragraphe 2, article 192, paragraphe 1, et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section spécialisée «Transports, énergie, infrastructures et société de l’information»

Adoption en section spécialisée

4.10.2018

Adoption en session plénière

17.10.2018

Session plénière no

538

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

210/2/2

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le CESE salue les deux propositions qui constituent l’une et l’autre une étape importante de la mutation numérique des transports, qui était l’un des objectifs énoncés dans le livre blanc de 2011 sur la politique des transports, ainsi qu’un progrès dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie industrielle présentée par la Commission en octobre 2017, des conclusions du Conseil du 5 décembre 2017 sur la mutation numérique des transports et enfin de la déclaration des Journées du transport numérique, signée à Tallinn le 10 novembre 2017.

1.2.

Le CESE est satisfait que la forme d’un acte législatif ait été retenue. L’expérience montre en effet qu’il est nécessaire d’imposer aux États membres des règles claires et contraignantes si l’on veut garantir le bon fonctionnement d’un système d’information électronique dans l’ensemble de l’Union européenne.

1.3.

Chaque proposition vise un degré d’harmonisation suffisant, tenant compte de la nature des tâches à accomplir.

1.4.

Le CESE souligne que la pertinence des exigences en matière de normes et de certification qui seront définies par la Commission dans les actes délégués ou les actes d’exécution sera d’une importance cruciale pour la bonne application des concepts avancés, ainsi que pour la confiance que les utilisateurs voudront bien accorder aux solutions numériques. En ce qui concerne la proposition concernant les informations relatives au transport de marchandises, il pourrait être essentiel de rendre le dispositif proposé obligatoire, non seulement pour les pouvoirs publics, mais aussi pour les utilisateurs.

1.5.

Le CESE estime qu’un parfait fonctionnement des systèmes, garantissant la sécurité, l’intégrité des communications, le respect de la vie privée et la confidentialité des informations commerciales ainsi que, le cas échéant, d’autres informations sensibles, sont autant d’éléments essentiels pour instaurer la confiance. Le CESE attire l’attention sur les travaux en cours au sein de la commission économique pour l’Europe du Conseil économique et social des Nations unies (CEE-ONU) visant à garantir des normes élevées et universelles en la matière.

1.6.

Le CESE souhaiterait que la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les informations électroniques relatives au transport de marchandises [COM(2018) 279] (la proposition sur les informations relatives au transport de marchandises) évolue sans tarder vers un système qui s’impose également aux utilisateurs, de manière à améliorer les gains d’efficacité, les réductions de coûts et la valeur ajoutée environnementale. La révision du règlement prévu à l’article 15 de la proposition pourrait offrir une occasion opportune d’y parvenir.

1.7.

Le CESE déplore également que le champ d’application de la proposition sur les informations relatives au transport de marchandises se limite aux exigences en matière d’information prévues par les actes de l’Union portant sur les conditions auxquelles les activités de transport peuvent être effectuées, en vertu du chapitre consacré aux transports dans le TFUE. Le CESE estime que les avantages de la numérisation devraient également s’appliquer à d’autres exigences administratives concernant ces opérations de transport. Le point 3.8 ci-dessous contient une proposition de libellé. Il est important d’envoyer, de façon générale, un signal en ce sens, sans préjudice des dispositions spécifiques actuelles ou futures.

1.8.

Le CESE attire aussi l’attention sur la valeur ajoutée potentielle qu’il y aurait à pouvoir soumettre, dans le monde entier, les informations aux autorités sous format électronique en usant de normes harmonisées telles que celles qu’élabore la CEE-ONU.

1.9.

En ce qui concerne plus particulièrement la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un système de guichet unique maritime européen et abrogeant la directive 2010/65/UE [COM(2018) 278] (la proposition relative au guichet unique maritime), le CESE craint que l’option qu’elle contient, qui consiste à laisser ouverte la possibilité d’introduire des exigences nationales spécifiques, puisse facilement faire obstacle au bon fonctionnement du marché intérieur. Le CESE fait le vœu que la mise en œuvre de cette option donne lieu à un suivi étroit de la part de la Commission, et qu’un dialogue permanent entre cette dernière et les États membres contribue à limiter ces exigences nationales spécifiques.

1.10.

Le CESE souligne l’importance de s’attaquer aux conséquences sociales de la mutation numérique dans ce contexte également. Une telle volonté passera par une information fournie suffisamment en amont, l’instauration d’un dialogue, la prise en compte du caractère évolutif des métiers, et par la nécessité de développer de nouvelles compétences tout en permettant à la main-d’œuvre de s’adapter au contexte nouveau. De l’avis du CESE, la mutation numérique des transports peut accroître l’attrait professionnel de ce secteur, et partant contribuer à résoudre les problèmes de recrutement auquel il est actuellement confronté.

2. Les propositions de la Commission

2.1.

La Commission a présenté deux propositions liées entre elles, à savoir:

—

la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un guichet unique maritime européen harmonisé et abrogeant la directive 2010/65/UE [COM(2018) 278] (la proposition relative au guichet unique maritime), et

—

la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les informations électroniques relatives au transport de marchandises [COM(2018) 279] (la proposition sur les informations relatives au transport de marchandises).

2.2.

Les deux propositions sont liées sur le plan fonctionnel puisqu’elles instaurent un système de communication électronique entre les entreprises et les pouvoirs publics afin de faciliter le contrôle du respect d’un certain nombre d’obligations juridiques grâce à un système garantissant le caractère authentique et l’intégrité des informations fournies, ainsi que le respect des exigences sur le plan de la vie privée.

2.3.

La proposition relative au guichet unique maritime vise à remplacer la directive 2010/65/UE qui poursuivait un objectif similaire, mais qui s’est avérée inefficace, puisqu’elle donnait aux États membres une trop grande latitude dans la mise en œuvre; un défaut qui s’est traduit par des variations en matière de normes, de procédures et d’extension de la notification numérique, ce qui a entraîné une charge administrative accrue pour le transport maritime ainsi que des procédures administratives résiduelles devant être effectuées manuellement.

2.4.

Il apparaît que le système de guichet unique maritime en tant que tel est ouvert à tous les navires juridiquement soumis à des obligations de déclaration à leur entrée dans les ports des États membres.

2.5.

La proposition sur les informations relatives au transport de marchandises vise à établir l’obligation pour les autorités des États membres d’accepter une documentation électronique aux fins de conformité à l’obligation faite aux entreprises de soumettre des documents attestant le respect des exigences découlant d’un certain nombre d’actes législatifs européens concernant le transport de marchandises ainsi que les conditions de transfert des déchets. À cette fin, ladite proposition crée un système d’information électronique pour le transport de marchandises (eFTI) qui consiste en un cadre pour la fourniture de services comprenant un ensemble de données, de procédures et de règles d’accès communes, d’obligations applicables aux plateformes et aux services eFTI, ainsi qu’un système de certification.

2.6.

L’option prévue dans la proposition est accessible aux opérateurs soumis aux obligations en matière d’information juridique ou de documentation énoncées dans la proposition.

3. Observations générales

3.1.

Le CESE accueille favorablement les deux propositions, qui poursuivent l’objectif général de numérisation des transports défini initialement dans le livre blanc de 2011 sur la politique des transports, repris ultérieurement, par exemple, dans le cadre de la stratégie pour un marché unique numérique ou dans la nouvelle stratégie industrielle présentée par la Commission en octobre 2017, ainsi que dans les conclusions du Conseil du 5 décembre 2017 sur la mutation numérique des transports qui faisaient suite à la déclaration des Journées du transport numérique, signée à Tallinn le 10 novembre 2017.

3.2.

Le CESE réitère son soutien à des solutions innovantes, et se déclare satisfait que la forme d’un acte législatif ait été choisie, sachant qu’il est nécessaire d’imposer aux États membres des règles claires et contraignantes si l’on entend garantir le bon fonctionnement d’un système d’information électronique dans l’ensemble de l’Union européenne.

3.3.

Dans ce contexte — et en raison du caractère essentiellement non contraignant de son contenu — le CESE rappelle ses mises en garde quant aux difficultés d’exécution de la directive, que la proposition de guichet unique maritime devrait, en cas d’adoption, abroger.

3.4.

Ceci étant dit, le CESE convient qu’il pourrait être nécessaire de trouver un équilibre entre harmonisation complète et interopérabilité. Il est évident qu’une harmonisation poussée s’impose dans le contexte d’un système destiné à faciliter le dédouanement des navires à leur entrée et à leur sortie des ports européens, ce qui implique, par exemple, de pouvoir disposer d’une interface parfaitement opérationnelle entre les bateaux et la côte, fonctionnant selon des normes et des procédures harmonisées. Un degré moindre d’harmonisation peut être accepté dans le cadre d’un système qui sert essentiellement à garantir des procédures adéquates et sécurisées, destinées à mettre à la disposition des pouvoirs publics la documentation garantissant que la législation européenne est respectée.

3.5.

Dans ce contexte, le CESE considère que chacune des deux propositions vise le niveau d’harmonisation qui convient.

3.6.

Le CESE prend note du fait que la proposition sur les informations relatives au transport de marchandises crée fondamentalement une possibilité, et non l’obligation, que la documentation puisse être transmise sous format électronique. Le CESE accepte les justifications de ce choix à ce stade, tout en souhaitant néanmoins une évolution rapide vers un système obligatoire, dans la mesure où celui-ci faciliterait considérablement le contrôle de la conformité à toutes les étapes, et permettrait de réduire la consommation de papier, au bénéfice, en particulier, des personnels opérationnels, notamment des chauffeurs routiers. La révision du règlement prévu à l’article 15 de la proposition pourrait offrir une occasion opportune de s’emparer du problème.

3.7.

En vertu de son article 1er, paragraphe 2, la proposition «s’applique aux exigences en matière d’informations réglementaires énoncées dans les actes de l’Union établissant les conditions pour le transport de marchandises sur le territoire de l’Union conformément au titre VI de la troisième partie du traité, ou établissant les conditions pour les transferts de déchets.» Le CESE se demande si une telle formulation ne limite pas excessivement le droit de communiquer des informations et des documents sous format électronique. Il peut sembler que les actes de l’Union énumérés à l’annexe I de la proposition sur les informations relatives au transport de marchandises sont uniquement ceux traitant directement des conditions d’accès au marché.

3.8.

Le CESE considère que d’autres exigences en matière de documentation administrative ou d’information pourraient également bénéficier du droit de soumission sous format électronique. C’est le cas, par exemple, des notifications de détachement et des informations à fournir dans le cadre de détachements de travailleurs, ou encore des informations produites pour démontrer le respect des dispositions relatives aux temps de conduite et de repos. Pour le CESE, le champ d’application de la proposition pourrait être élargi en ajoutant les termes «et autres dispositions les concernant» après l’expression «pour les transferts de déchets» à l’article 1er, paragraphe 2. Le CESE considère qu’il est important d’envoyer plus généralement un signal en ce sens, sans préjudice des dispositions spécifiques actuelles ou futures.

3.9.

Le CESE attire également l’attention, dans une perspective de développement durable, sur l’importance de réduire la quantité de papier imprimé, un aspect qui est également évoqué dans la proposition sur les informations relatives au transport de marchandises.

3.10.

Le CESE prend note des dispositions spécifiques contenues dans les deux propositions pour garantir la confidentialité des informations commerciales et, dans le cas du guichet unique maritime, d’autres informations sensibles. En outre, le CESE souhaite attirer l’attention sur le niveau élevé de sécurité contre les manipulations, et le haut degré de protection de la vie privée inhérent à une «Pipeline Data Exchange Structure (PDES)» (structure en circuit d’échange de données) à la fois bien conçue et bien gérée.

3.11.

Le CESE souligne l’importance des travaux en cours au sein de la CEE-ONU sur les questions exposées au paragraphe 3.10 ci-dessus et, en particulier, son livre blanc sur le «Data Pipeline Concept for Improving Data Quality in the Supply Chain» (le concept de circuit de données pour améliorer la qualité des données tout au long de la chaîne d’approvisionnement). Pour le CESE, il s’agit là d’un argument supplémentaire pour donner la plus grande extension possible à l’obligation de produire la documentation sous format électronique.

3.12.

Le CESE attire l’attention ici sur la valeur ajoutée potentielle qu’il y aurait à pouvoir soumettre aux autorités, dans le monde entier, les informations sous format électronique en usant de normes harmonisées, telles que celles qu’élabore la CEE-ONU.

3.13.

En ce qui concerne les deux propositions, la tâche qui incombe à la Commission en matière d’élaboration de normes et de critères de certification est cruciale. Le CESE souligne qu’il est essentiel de disposer d’un cadre qui inspire la confiance et fonctionne sans inutile complexité afin de garantir la bonne marche des systèmes proposés et produire la valeur ajoutée escomptée. Ce cadre constitue également un facteur essentiel pour instaurer la confiance à l’égard des solutions numériques dans l’ensemble du secteur des transports.

3.14.

Le CESE insiste sur la nécessité, dans ce contexte également, de s’attaquer aux aspects sociaux de la mutation numérique. De toute évidence, la numérisation va transformer l’environnement de travail, créer de nouveaux emplois et imposer de recourir à de nouvelles compétences, et il importe de se pencher suffisamment tôt sur la nécessité de donner à la main-d’œuvre les moyens de s’adapter aux circonstances nouvelles. Le CESE souligne également l’importance de communiquer rapidement les informations et de permettre que s’engage un dialogue quant aux changements à venir. De l’avis du CESE, la mutation numérique des transports peut accroître l’attrait professionnel de ce secteur, et partant, contribuer à résoudre les problèmes de recrutement auquel il est actuellement confronté.

4. Observations particulières

4.1. La proposition de guichet unique maritime

4.1.1.

Par rapport à la directive 2010/65/UE, la proposition relative à la proposition de guichet unique maritime est très complète. Elle apparaît capable de fournir un cadre adéquat pour faciliter l’accomplissement des formalités d’arrivée et de départ, et elle semble par conséquent avoir corrigé les éléments manquants et l’absence d’harmonisation qui avait produits des effets négatifs affectant les utilisateurs lors de la mise en œuvre de la directive 2010/65/UE.

4.1.2.

Le CESE approuve le choix de la Commission de ne pas proposer un guichet unique européen, mais plutôt des guichets uniques nationaux. Même si de solides arguments plaident en faveur d’un guichet unique à l’échelle de l’Union européenne, une solution fondée sur les guichets uniques nationaux permettra d’éviter les coûts irrécupérables découlant des investissements déjà réalisés au niveau national, et de considérer que de telles exigences administratives nationales spécifiques peuvent être nécessaires.

4.1.3.

Le CESE souligne que l’harmonisation visant à faciliter le bon fonctionnement du marché intérieur constitue un élément clé de la proposition, et qu’il importe de veiller à ce qu’elle ne soit pas mise en cause.

4.1.4.

Par conséquent, le CESE émet quelques réserves quant à l’option laissée ouverte pour des exigences nationales spécifiques, lesquelles pourraient facilement faire obstacle au bon fonctionnement du marché intérieur. Le CESE demande donc à la Commission de suivre de près les exigences nationales spécifiques du point de vue du marché intérieur, et de maintenir un dialogue permanent avec les États membres afin de limiter autant que possible lesdites exigences nationales spécifiques.

4.2. La proposition sur les informations électroniques relatives au transport de marchandises

4.2.1.

Au premier chef, le CESE prend note du rôle décisif que joueront les actes d’exécution et les actes délégués que la Commission va adopter au titre de la présente proposition, et il souligne l’importance de ceux d’entre eux qui prendront effet rapidement, dans la mesure où ils sont essentiels au bon fonctionnement du règlement proposé.

4.2.2.

À cet égard, le CESE attire l’attention de la Commission sur le livre blanc de la CEE-ONU susmentionné, et notamment sur les éléments qui concernent la «Pipeline Data Exchange Structure (PDES)» (la structure en circuit d’échange de données) qui s’y trouve décrite comme une structure pertinente pour garantir un système sûr et inviolable d’échange de données aux différents stades d’un circuit de transport.

4.2.3.

Le CESE insiste sur les déclarations effectuées plus haut concernant le haut degré de sécurité dont doit se prévaloir un système d’échange de documents électroniques intelligemment conçu et appliqué, et il souligne à nouveau que l’objectif de contrôle de la conformité figurant dans la présente proposition constitue un argument de poids en faveur d’un examen de l’obligation d’une documentation en format électronique dans le cadre du réexamen du règlement prévu à l’article 15 de la proposition concernant les informations relatives au transport de marchandises.

Bruxelles, le 17 octobre 2018.

Le président du Comité économique et social européen

Luca JAHIER


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