LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52018AE4862
Avis institutionnel52018AE4862

Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 1316/2013 en ce qui concerne le retrait du Royaume-Uni de l’Union» [COM(2018) 568 final — 2018/0299 (COD)]

CELEX52018AE4862
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 17 octobre 2018

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) porte sur une proposition de règlement visant à adapter le mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE) suite au retrait du Royaume-Uni de l'UE. Il examine les conséquences juridiques et financières de ce retrait sur les projets d'infrastructures de transport, d'énergie et de numérique cofinancés par l'UE, en proposant des ajustements pour garantir la continuité et l'efficacité des financements. Pour un professionnel du droit français, ce texte précise les modalités de réaffectation des crédits et de modification des projets transfrontaliers impliquant le Royaume-Uni, afin d'éviter toute rupture dans la mise en œuvre du MIE.

Texte intégral

15.2.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 62/301


Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) no 1316/2013 en ce qui concerne le retrait du Royaume-Uni de l’Union»

[COM(2018) 568 final — 2018/0299 (COD)]

(2019/C 62/48)

Rapporteur général:

Stefan BACK

Consultations

Parlement européen, 10.9.2018

Conseil, 11.9.2018

Base juridique

Articles 172 et 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section spécialisée «Transports, énergie, infrastructures et société de l’information»

Décision du Bureau

18.9.2018

Adoption en session plénière

17.10.2018

Session plénière no

538

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

118/1/0

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) accueille favorablement la proposition en sa qualité de mesure de préparation qui répond à la nécessité d’assurer un réseau RTE-T cohérent et d’adapter le corridor de réseau central «mer du Nord-Méditerranée» à l’hypothèse selon laquelle le Royaume-Uni ne participerait pas au réseau RTE-T.

1.2.

Le CESE recommande que la Commission tienne compte de la situation de l’Irlande à la suite du retrait du Royaume-Uni et prenne sérieusement en considération les effets négatifs que ce retrait pourrait avoir sur l’économie de l’Union et de l’Irlande. Dans ces conditions, nous recommandons que des précautions particulières soient prises lors de la conception des tracés adaptés.

1.3.

Le CESE estime qu’une ou plusieurs liaisons directes entre la partie continentale de l’Union européenne et la République d’Irlande sont nécessaires pour préserver la cohésion du corridor de réseau central «mer du Nord-Méditerranée» et pour assurer les opérations de transport entre l’Irlande et la partie continentale de l’Union européenne sans contrôle aux frontières.

1.4.

Le CESE pense que lorsque le Royaume-Uni ne participera plus au réseau RTE-T et lorsque, en raison des contrôles aux frontières, les transports passant par les Royaume-Uni seront ralentis, les itinéraires de flux de trafic de et vers l’Irlande seront probablement modifiés.

1.5.

Le CESE note que la configuration des corridors figurant dans la proposition de la Commission à l’examen a été remise en cause au cours de la procédure de consultations qui a précédé la proposition, et ce pour différentes raisons, dont la pertinence du choix des ports et la nécessité de revoir également le tracé du corridor du réseau central «Atlantique».

1.6.

Le CESE rappelle que l’objectif du réseau RTE-T est de garantir la cohésion, l’efficacité et la durabilité des transports, le réseau central présentant la plus haute importance stratégique pour l’atteindre.

1.7.

Par conséquent, le CESE s’interroge sur la configuration du nouveau tronçon de corridor proposé dans la mesure où il pourrait ne pas correspondre aux flux de trafic à venir et risque donc de ne pas rencontrer l’objectif des corridors du réseau central RTE-T visant à faciliter les principaux flux à longue distance.

1.8.

Le CESE note également que certains ports qui pourraient prendre une place importante dans cette nouvelle situation ne sont pas des ports du réseau central et ne remplissent dès lors pas les critères de base pour participer à un corridor de réseau central, et qu’une révision du règlement sur les orientations RTE-T n’est pas prévue avant 2023.

1.9.

Le CESE maintient qu’il n’est probablement pas encore possible de prévoir avec certitude la manière dont les flux de transport vont évoluer dans le cas où la proposition serait appliquée.

1.10.

Par conséquent, le CESE convient que la configuration proposée est une manière appropriée de gérer la situation jusqu’à ce que des changements apparaissent dans les flux de trafic.

1.11.

Toutefois, le CESE déplore qu’aucune analyse d’impact n’ait été effectuée afin de vérifier l’adéquation de la configuration proposée, par exemple en ce qui concerne les denrées périssables, et d’examiner la configuration la plus performante et durable pour un itinéraire censé remplacer le pont terrestre du Royaume-Uni en tant que liaison du réseau RTE-T de et vers l’Irlande.

1.12.

Le CESE recommande dès lors qu’une clause de révision spécifique soit ajoutée à la proposition disposant qu’il convient que la Commission révise le règlement adopté dans les deux années de son entrée en vigueur. Cette révision devra être fondée sur une évaluation des changements effectifs intervenus dans les flux de transport entre la République d’Irlande et la partie continentale de l’Union européenne et servir de base à des propositions appropriées concernant le tracé des corridors du réseau central RTE-T concernés.

1.13.

Dans l’attente de cette révision, le CESE ne perçoit pas de motif pour modifier la proposition sur le fond, sachant que la situation des ports existants du réseau central de la Manche qui participent actuellement au corridor «mer du Nord-Méditerranée» ou au corridor du réseau central «Atlantique» restera inchangée à la suite de la modification.

1.14.

Le CESE s’interroge sur la raison pour laquelle la proposition à l’examen ne suggère pas de supprimer les liaisons existantes qui arrivent au Royaume-Uni ou qui passent par le Royaume-Uni. Si la législation de l’Union européenne relative au réseau RTE-T ne s’applique pas au Royaume-Uni, la mise en œuvre de ces liaisons sera dépourvue de base juridique. Il semblerait donc judicieux de les supprimer.

2. La proposition

2.1.

Dans le cadre des mesures envisagées afin de préparer le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), la Commission européenne a présenté une proposition de règlement modifiant le règlement (UE) no 1316/2013 en ce qui concerne le retrait du Royaume-Uni de l’Union (ci-après la «proposition»).

2.2.

Le Royaume-Uni, à la suite de sa notification de sortie de l’Union européenne en date du 29 mars 2017, devrait la quitter effectivement à partir du 30 mars 2019, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne. À moins qu’un accord de retrait ratifié n’en dispose autrement, la législation de l’Union européenne ne s’appliquera plus au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019 et le Royaume-Uni deviendra un État tiers, non couvert par le réseau RTE-T et ne participant pas aux corridors du réseau central RTE-T.

2.3.

Dans sa communication intitulée «Préparation du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne le 30 mars 2019» [COM(2018) 556], la Commission a souligné l’importance de se préparer à tous les résultats envisageables des négociations de retrait en cours, y compris la possibilité de ne pas parvenir à un accord.

2.4.

La proposition à l’examen vise une situation dans laquelle les négociations en cours entre le Royaume-Uni et l’Union européenne n’aboutiraient pas à des dispositions transitoires dans un accord de retrait. Elle vise en particulier à préserver une liaison directe dans le corridor de réseau central «mer du Nord-Méditerranée» avec la République d’Irlande à la suite de la disparition du tronçon qui passe par le Royaume-Uni et qui participe à ce corridor.

2.5.

La proposition modifie le tracé du corridor en ajoutant la ligne suivante: «Baile Átha Cliath/Dublin/Corcaigh/Cork — Zeebrugge/Antwerpen/Rotterdam». La modification s’applique à compter du jour suivant la date à laquelle le règlement (UE) no 1316/2013 cessera de s’appliquer au Royaume-Uni.

3. Observations générales

3.1.

Le CESE accueille favorablement la proposition en sa qualité de mesure qui répond à la nécessité d’assurer un réseau RTE-T cohérent et de préserver le corridor de réseau central «mer du Nord-Méditerranée», même dans l’hypothèse où les négociations en cours relatives au retrait et aux dispositions transitoires entre l’Union européenne et le Royaume-Uni n’aboutiraient pas à un accord. La proposition fait donc partie du travail de préparation entrepris par la Commission dans la perspective du scénario le plus pessimiste dans lequel le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne sans accord.

3.2.

La proposition s’appliquera, après adoption, à partir du jour où le Royaume-Uni quittera l’Union européenne et où la législation de l’Union européenne ne lui sera plus applicable, le Royaume-Uni n’étant dès lors pas couvert par le réseau RTE-T.

3.3.

Le CESE note qu’une ou plusieurs liaisons directes entre la partie continentale de l’Union européenne et la République d’Irlande sont nécessaires pour préserver la cohésion du corridor de réseau central «mer du Nord-Méditerranée» et pour assurer les opérations de transport entre l’Irlande et la partie continentale de l’Union européenne sans contrôle aux frontières.

3.4.

Le CESE insiste fortement sur la gravité de la situation à laquelle l’Irlande sera confrontée en termes d’économie et de bien-être, compte tenu en particulier des effets prévisibles et imprévisibles que les changements peuvent produire.

3.5.

Il est donc fondamental que toute nouvelle liaison renforce la connectivité de l’Irlande avec la partie continentale de l’Union européenne. Alors qu’une grande partie du transport routier irlandais vers l’Europe continentale passe actuellement par le Royaume-Uni, il convient effectivement d’ajouter de nouvelles liaisons maritimes entre, d’une part, Dublin et Cork, ports irlandais du réseau central, et, d’autre part, les ports du corridor «mer du Nord-Méditerranée» situés sur le continent.

3.6.

Le CESE note que la configuration proposée représente un scénario où le Royaume-Uni ne participe pas au réseau RTE-T et où, en raison des contrôles aux frontières, les transports passant par le Royaume-Uni seront ralentis, et que, dans cette nouvelle situation, les itinéraires de flux de trafic de et vers l’Irlande changeront probablement.

3.7.

Le CESE observe par ailleurs que le tracé actuellement proposé par la Commission a été remis en question à la fois en détail et dans les grandes lignes. Pendant la procédure de consultation précédant la proposition, la feuille de route, qui est largement suivie par la proposition, a été remise en cause par les responsables d’un certain nombre de ports de la côte sud de la Manche et par l’association des ports français, ainsi que par les autorités régionales, qui ont soulevé un problème quant à l’intégration des ports de Dunkerque, Calais, Le Havre, Roscoff et Brest dans la liaison proposée du corridor «mer du Nord-Méditerranée» et quant à la modification du tracé du corridor du réseau central «Atlantique». De la même manière, diverses parties prenantes irlandaises se sont interrogées sur l’efficacité d’une longue liaison maritime pour remplacer un «pont terrestre» passant par le Royaume-Uni, dans la mesure où des routes maritimes plus courtes existent, comme par exemple celle allant de l’Irlande vers des ports en Bretagne. Il a été confirmé que des routes maritimes plus courtes seraient plus adéquates, par exemple pour les denrées périssables.

3.8.

L’objectif du réseau RTE-T est de garantir la cohésion, l’efficacité et la durabilité des transports. Le réseau central présente la plus haute importance stratégique pour atteindre ces objectifs, et les corridors de réseau central visent à faciliter les principaux flux à longue distance dans le réseau central (1).

3.9.

Par conséquent, le CESE s’interroge sur le tracé du nouveau tronçon de corridor et estime que la modification du tracé du corridor pourrait ne pas correspondre aux flux de trafic à venir et risque ainsi de ne pas rencontrer l’objectif du réseau central RTE-T visant à faciliter les principaux flux à longue distance (2).

3.10.

Le CESE note que certains ports qui pourraient prendre une place importante dans cette nouvelle situation, comme Brest ou Roscoff, ne sont pas des ports du réseau central et ne remplissent dès lors pas les critères de base pour participer à un corridor de réseau central, et qu’une révision du règlement sur les orientations RTE-T n’est pas prévue avant 2023.

3.11.

Le CESE estime également qu’il n’est probablement pas encore possible de prévoir avec certitude la manière dont les flux de transport vont évoluer dans le cas où la proposition serait appliquée.

3.12.

Par conséquent, le CESE convient que la configuration proposée est une manière appropriée de gérer la situation jusqu’à ce que des changements apparaissent dans les flux de trafic.

3.13.

Toutefois, le CESE déplore qu’aucune analyse d’impact n’ait été effectuée afin de vérifier l’adéquation de la configuration proposée, par exemple en ce qui concerne les denrées périssables, et d’examiner la configuration la plus performante et durable pour un itinéraire censé remplacer le pont terrestre du Royaume-Uni en tant que liaison principale du réseau RTE-T entre la République d’Irlande et la partie continentale de l’Union européenne, compte tenu de la difficulté de prévoir les changements qui interviendront dans les flux de transport à la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord de retrait.

3.14.

Selon le CESE, il semblerait que les effets potentiels au niveau économique, social et environnemental de la mesure proposée soient suffisamment significatifs pour justifier une analyse d’impact comme prévu dans l’accord interinstitutionnel «Mieux légiférer» (3).

3.15.

Le CESE recommande dès lors qu’une clause de révision spécifique soit ajoutée à la proposition disposant qu’il convient que la Commission révise le règlement adopté dans les deux années de son entrée en vigueur. Cette révision devra être fondée sur une évaluation des changements effectifs intervenus dans les flux de transport entre la République d’Irlande et la partie continentale de l’Union européenne et servir de base à des propositions appropriées concernant le tracé des corridors du réseau central RTE-T concernés.

3.16.

Dans l’attente de cette révision, le CESE ne perçoit pas de motif pour modifier le contenu de la proposition, sachant également que la situation des ports du réseau central de la Manche qui participent actuellement au corridor restera inchangée à la suite de la modification.

4. Observations spécifiques

4.1.

Le CESE s’interroge sur la raison pour laquelle la proposition à l’examen ne suggère pas de supprimer les liaisons qui arrivent au Royaume-Uni et qui passent par le Royaume-Uni. Si la législation de l’Union européenne relative au RTE-T ne s’applique pas au Royaume-Uni, la mise en œuvre de ces liaisons ne pourra pas être effectuée légalement en vertu du droit de l’Union. Il semblerait donc judicieux de les supprimer.

Bruxelles, le 17 octobre 2018.

Le président du Comité économique et social européen

Luca JAHIER


(1) Article 38 du règlement (UE) no 1315/2013 du Parlement européen et du Conseil (JO L 348 du 20.12.2013, p. 1).

(2) Article 43, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1315/2013.

(3) JO L 123 du 12.5.2016, p. 1. Voir également la communication de la Commission sur le thème «Améliorer la réglementation» [COM(2016) 615 final] et la communication de la Commission sur le thème «Mener à son terme le programme pour une meilleure réglementation» [COM(2017) 651 final, point 2.3].


Documents similaires

Avis institutionnel52018AB0058

Avis institutionnel — 52018AB0058

21/12/2018

Avis institutionnel52018AB0057

Avis de la Banque centrale européenne du 14 décembre 2018 sur le fonctionnement du point de contact central des comptes et contrats financiers (CON/2018/57)

14/12/2018

Avis institutionnel52018AP0524

Résolution législative du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur la proposition de directive du Conseil établissant les règles d'imposition des sociétés ayant une présence numérique significative (COM(2018)0147 — C8-0138/2018 — 2018/0072(CNS))

13/12/2018

Avis institutionnel52018AP0522

Résolution législative du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, d’une modification de l’accord entre les États-Unis d’Amérique et la Communauté européenne relatif à la coopération dans le domaine de la réglementation de la sécurité de l’aviation civile (07482/2018 — C8-0157/2018 — 2016/0343(NLE))

13/12/2018

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →