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AccueilDroit européen52018AE4922
Avis institutionnel52018AE4922

Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition modifiée de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) n° 1093/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne), le règlement (UE) n° 1094/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles), le règlement (UE) n° 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers), le règlement (UE) n° 345/2013 relatif aux fonds de capital-risque européens, le règlement (UE) n° 346/2013 relatif aux fonds d’entrepreneuriat social européens, le règlement (UE) n° 600/2014 concernant les marchés d’instruments financiers, le règlement (UE) 2015/760 relatif aux fonds européens d’investissement à long terme, le règlement (UE) 2016/1011 concernant les indices utilisés comme indices de référence dans le cadre d’instruments et de contrats financiers ou pour mesurer la performance de fonds d’investissement, le règlement (UE) 2017/1129 concernant le prospectus à publier en cas d’offre au public de valeurs mobilières ou en vue de l’admission de valeurs mobilières à la négociation sur un marché réglementé; et la directive (UE) 2015/849 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme» [COM(2018) 646 final — 2017/0230 (COD)]

CELEX52018AE4922
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 12 décembre 2018

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen (CESE) porte sur une proposition modifiée visant à renforcer le rôle des Autorités européennes de surveillance (AES) dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Le CESE soutient l'objectif d'une surveillance plus intégrée et cohérente au niveau de l'UE, mais émet des réserves sur certains aspects, notamment la répartition des compétences entre les AES et les autorités nationales, ainsi que sur les implications pour les fonds d'investissement et les marchés financiers. Pour un professionnel du droit français, cet avis éclaire les débats sur l'évolution du cadre réglementaire européen en matière de conformité et de supervision financière, avec un impact potentiel sur les obligations des acteurs du secteur financier.

Texte intégral

22.3.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 110/58


Avis du Comité économique et social européen sur la «Proposition modifiée de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) no 1093/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne), le règlement (UE) no 1094/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles), le règlement (UE) no 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers), le règlement (UE) no 345/2013 relatif aux fonds de capital-risque européens, le règlement (UE) no 346/2013 relatif aux fonds d’entrepreneuriat social européens, le règlement (UE) no 600/2014 concernant les marchés d’instruments financiers, le règlement (UE) 2015/760 relatif aux fonds européens d’investissement à long terme, le règlement (UE) 2016/1011 concernant les indices utilisés comme indices de référence dans le cadre d’instruments et de contrats financiers ou pour mesurer la performance de fonds d’investissement, le règlement (UE) 2017/1129 concernant le prospectus à publier en cas d’offre au public de valeurs mobilières ou en vue de l’admission de valeurs mobilières à la négociation sur un marché réglementé; et la directive (UE) 2015/849 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme»

[COM(2018) 646 final — 2017/0230 (COD)]

(2019/C 110/11)

Rapporteur général:

Petr ZAHRADNÍK

Consultation

Parlement européen, 4.10.2018

Conseil de l’Union européenne, 12.11.2018

Base juridique

Article 114 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section spécialisée «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale»

Adoption en session plénière

12.12.2018

Session plénière no

539

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

121/0/4

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le CESE apprécie la flexibilité avec laquelle la Commission européenne réagit aux problèmes qui se sont présentés dans des établissements bancaires et financiers et avec laquelle elle adopte des mesures complémentaires afin de réprimer les pratiques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme.

1.2.

Le CESE estime dans le même temps que le renforcement de la coordination des autorités de surveillance et l’accroissement de l’efficacité des interactions entre elles devrait s’accompagner simultanément de la coordination des activités avec les autres entités concernées, pour régler effectivement ce très dangereux problème.

1.3.

Le CESE met en garde contre le fait que les possibilités technologiques et de communication non seulement permettent de créer des produits financiers innovants qui profitent aux déposants et aux investisseurs, mais constituent également une grande tentation pour les auteurs d’agissements criminels dans le domaine du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme. C’est pourquoi il demande que les solutions adoptées visent au maximum à éliminer les risques futurs.

1.4.

Le CESE met en relief l’importance croissante que revêt ce problème vis-à-vis des pays tiers dans un contexte d’aggravation des risques géopolitiques, sécuritaires et politiques et il fait valoir la nécessité que l’Union européenne soit préparée au mieux à supprimer les pratiques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme et à éliminer l’utilisation abusive du marché et des établissements financiers de l’Union.

1.5.

Le CESE est conscient du fait, dont il prend acte, que les mesures présentées dans la proposition législative constituent des étapes certes importantes, mais partielles, dans les domaines de la coordination, de l’organisation et des compétences, que devront prolonger d’autres jeux de mesures pour réussir à résoudre le problème. Dans le même temps, il convient avec la Commission européenne que dans un souci de faisabilité et de pérennité de la voie choisie, il est plus judicieux de procéder plus progressivement, afin d’éviter que ne se produise une perturbation importante de la stabilité et du caractère fonctionnel du système en place.

1.6.

Le CESE est convaincu que dans le cadre du nouvel équilibre des compétences des autorités de surveillance, il est souhaitable de trouver une relation équilibrée entre une Autorité bancaire européenne (ABE) dotée de nouvelles compétences renforcées et les autorités nationales de surveillance, de manière que toutes les entités concernées optimisent le parti qu’elles tirent de leurs capacités afin de résoudre le problème de la manière voulue.

1.7.

Le CESE souligne l’importance que revêt la communication interne et externe sur le thème du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme pour réaliser le dessein des mesures proposées. Pour ce qui est de la communication interne, il est crucial d’optimiser et de protéger les flux d’information entre les autorités de surveillance compétentes; pour ce qui est de la communication externe, l’enjeu réside dans l’information et la sensibilisation du public intéressé, en tant qu’elles constituent une forme de prévention et de préparation à l’éventualité que soient perpétrés ces agissements criminels.

1.8.

Le CESE se demande sur quelles bases le secteur bancaire a été désigné comme le plus vulnérable à une utilisation abusive aux fins des agissements criminels que constituent le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, de sorte que c’est l’ABE qui a bénéficié d’un renforcement de sa position et de ses compétences, et non les deux autres autorités de surveillance de l’Union.

1.9.

Le CESE apprécierait que soient davantage précisés les contours des nouvelles relations en matière de coordination et d’action conjointe dans le domaine de la lutte contre le blanchiment des capitaux et contre le financement du terrorisme établies entre l’ABE et les autres autorités de surveillance, que celles-ci ressortissent à l’Union européenne, aux États membres ou tout spécialement aux pays tiers.

2. Contexte général de la proposition et éléments factuels essentiels

2.1.

Depuis 2011, un nouveau système de surveillance financière est en vigueur dans l’Union européenne, qui a contribué de manière déterminante à stabiliser le marché financier et à y limiter les risques. Il a conduit à harmoniser les règles des marchés financiers dans l’Union européenne et à faire converger les activités de surveillance de ceux-ci. Toutefois, l’essor qu’ont connu depuis lors les innovations technologiques et financières a encore ouvert l’éventail des actes criminels qui utilisent abusivement le secteur financier pour concourir à des agissements criminels et légaliser les bénéfices qu’ils procurent. Ces deux types d’agissements sont bien évidemment non seulement indésirables et condamnables du point de vue de la société, mais dans le même temps, ils distordent également le caractère fonctionnel et efficace des marchés financiers, car leur objectif premier n’est pas de maximaliser un bénéfice issu de possibilités objectives de faire fructifier chacun des actifs et leur valorisation, mais de dissimuler, d’occulter et d’éviter toute divulgation; de tels procédés ne sont pas ensuite sans rapport avec le fait que les ressources financières ne soient pas automatiquement allouées de manière optimale.

2.2.

Les mesures proposées visent donc non seulement à empêcher ou à limiter les possibilités qui concourent à commettre des agissements criminels ou à en légaliser le produit, mais également à maintenir la bonne santé des établissements financiers utilisés abusivement à l’occasion de ces agissements criminels et à en garantir la stabilité et la sécurité pour les clients et les investisseurs. Ce faisant, intervient également une limitation des risques politiques et de réputation qui pèsent tant sur chacun des États membres que sur l’Union européenne dans son ensemble.

2.3.

Étant donné qu’à l’heure actuelle, les marchés financiers sont multinationaux et interconnectés comme jamais ils ne l’ont été, il importe au plus haut point, aux fins de la proposition à l’examen, de créer un système qui accomplisse ses missions dans un contexte transfrontière car les analyses empiriques montrent que ces agissements criminels sont de plus en plus fréquemment commis sur une base transfrontière, entre autres en impliquant des entités de pays tiers. Aussi bonne soit-elle, l’organisation de la répression de ces agissements criminels ne suffit pas à assurer en définitive la réussite de cet effort, si elle s’opère uniquement à l’échelle d’un seul État membre. C’est pourquoi l’action conjointe effective des autorités nationales de surveillance est très importante en matière de blanchiment des capitaux, tout comme celle des organes nationaux de surveillance financière avec les organes de l’Union européenne chargés de cette même matière et de surcroît également avec les autorités de surveillance des pays tiers.

2.4.

La mesure proposée, qui fait l’objet du présent avis, ne revêt qu’un caractère partiel dans le cadre du dessein indiqué. Pour pouvoir jauger le succès de ce dernier, il est absolument nécessaire de le coordonner avec d’autres éléments dont l’ensemble forme une approche systématique et cohérente qui entravera au maximum les criminels dans l’exercice de ces agissements criminels.

2.5.

En substance, la proposition à l’examen vise notamment:

—

à optimiser le parti tiré de l’expertise et des ressources disponibles en centralisant au niveau de l’Autorité bancaire européenne (ABE) les tâches liées à la prévention, sur l’ensemble du marché financier, du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme, ainsi qu’à la lutte contre ces derniers,

—

à clarifier l’ampleur et la teneur des tâches confiées à l’ABE liées à la lutte contre le blanchiment des capitaux,

—

à renforcer les outils permettant d’accomplir les tâches de lutte contre le blanchiment des capitaux,

—

à renforcer le rôle de coordination de l’ABE dans les affaires internationales, qui touchent à la lutte contre le blanchiment des capitaux.

3. Observations générales

3.1.

Le CESE estime que la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme gagne en importance non seulement en raison de la dynamique des mutations technologiques et des innovations financières, mais également des nombreuses affaires récemment mises en évidence et dans lesquelles le système bancaire et financier a fait l’objet dans plusieurs États de l’Union européenne d’une utilisation abusive pour commettre ces agissements criminels. Dans ce contexte, l’on peut également tenir pour significatif le risque géopolitique accru, y compris les activités terroristes.

3.2.

Le CESE est préoccupé par l’aggravation du problème indiqué, du fait que ces agissements criminels et les tentatives de légaliser les bénéfices qui en sont tirés au moyen du secteur financier se produisent non seulement sur une base transfrontière au sein de l’Union européenne, mais également dans le contexte d’agissements criminels qui s’étendent aussi aux pays tiers. Le CESE apprécie que la proposition de la Commission européenne s’engage activement sur la voie de sa résolution.

3.3.

Le CESE fait observer dans ce contexte que bien que la révision du système européen de surveillance financière ait déjà été traitée en 2017 (1), et que le Comité ait émis à cet égard un avis (2) adopté lors de sa session plénière le 15 février 2018, des connaissances et des circonstances nouvelles ont conduit à devoir mettre à jour la proposition sous la forme de l’ajout d’éléments complémentaires afin d’en renforcer l’efficacité. La teneur de l’avis cité du CESE n’a toutefois rien perdu de sa validité ni de sa pertinence. Dans le même temps, le CESE apprécie la flexibilité de la réaction de la Commission européenne face à une série de scandales bancaires dans de nombreux pays de l’Union européenne, qui a confirmé que ceux qui commettent ces agissements criminels sont en mesure d’utiliser abusivement tant les outils technologiques et de communication que la législation en vigueur. Ce faisant, ils mettent en lumière les failles qui affectent le dispositif de l’Union européenne en matière de blanchiment des capitaux.

3.4.

Le CESE note que les nouveaux éléments figurant dans la proposition revêtent pour l’essentiel un caractère technique et organisationnel, alors que la solution permettant de remédier à la situation actuelle doit être plus large et plus globale. Le CESE ajoute que la proposition à l’examen concerne une catégorie étroite de questions liées à l’augmentation des compétences de l’ABE et à celle de sa coordination avec les autorités nationales de surveillance en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et, dans une certaine mesure et dans certains cas spéciaux, également à un certain contrôle sur eux. Par ailleurs, la proposition à l’examen ne traite pas de l’activité des services et unités d’analyse financière. La proposition concerne de manière générale la coordination des activités et des procédures, et nullement la teneur concrète de la lutte contre le blanchiment de capitaux.

3.5.

Le CESE met en garde contre le fait, qu’il met aussi en avant, que le blanchiment des capitaux permet de légaliser les bénéfices tirés d’activités qui sont tenues pour incompatibles avec le droit et pour répréhensibles, mais qui conduisent dans le même temps à allouer les ressources de manière irrationnelle, sachant que ces opérations visent à «ne pas être découvertes» et à «légaliser» les ressources investies ou à les transférer en un lieu où seront commis d’autres agissements criminels, mais pas nécessairement à produire des bénéfices. Le CESE prend acte du fait, qu’il met ce faisant en avant, que la mise à jour présentée ne traite pas non plus de l’analyse des nouvelles tendances et circonstances dans lesquelles intervient le blanchiment des capitaux dans les conditions actuelles. Dans le cadre de l’élimination de ces pratiques déloyales, la proposition s’oriente de manière stricte et ciblée sur des domaines choisis, où prédomine le renforcement du rôle de l’ABE parmi les organes européens de surveillance dans le cadre de la résolution de la problématique de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et la coordination et la communication renforcées de l’ABE avec les autorités nationales de surveillance dans les affaires de lutte contre le blanchiment de capitaux, qui font pour l’essentiel partie des organes de surveillance du marché bancaire ou financier.

3.6.

Le CESE estime qu’il est absolument essentiel dans ce contexte de répartir correctement les compétences entre l’ABE et les autorités nationales en respectant le principe de subsidiarité. Il est tout à fait indispensable, légitime et justifié de renforcer les compétences de l’ABE pour traiter des opérations transfrontières; en revanche, le CESE ajoute que pour résoudre des affaires exclusivement nationales, que l’ABE n’est pas en mesure de pleinement déceler, il est nécessaire de laisser des compétences entre les mains des autorités nationales.

3.7.

Sachant que le thème du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme est absolument déterminant pour assurer un environnement économique et financier sain dans l’ensemble de l’Union européenne, le CESE se demande s’il n’est pas judicieux de créer une organisation spécifique dans le cadre de la branche exécutive de l’Union européenne, par exemple de la nouvelle direction générale œuvrant dans ce domaine. Ce thème gagne en importance dans le contexte de la mise en place de la nouvelle Commission européenne à l’automne de 2019.

3.8.

Le CESE se demande également sur quelles bases il est proposé que ce soit l’ABE qui joue un rôle crucial de coordination pour résoudre ce problème. Cela signifie-t-il que la Commission européenne estime que pour blanchir des capitaux et financer le terrorisme, les plus grandes marges de manœuvre se présentent dans l’Union européenne au sein du secteur bancaire?

3.9.

Le CESE approuve le fait que, dans le contexte de la proposition à l’examen, intervienne une communication efficace sur le problème traité. Cette communication devrait viser non seulement à transmettre efficacement les communications entre tous les organes de surveillance associés (communication interne) mais aussi à assurer un degré adéquat d’information dans la sphère publique (les clients du secteur financier et le grand public).

4. Observations particulières

4.1.

Le CESE demande que la proposition délimite très précisément les domaines et les relations dans lesquels l’ABE détient un rôle dominant par rapport aux autres organes de surveillance de l’Union européenne dans le domaine de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, et ce sous la forme d’un mandat plus global pour l’ensemble du marché financier.

4.2.

Dans le même ordre d’idées, le CESE demande une explication plus précise des conditions qui permettent à l’ABE de pouvoir exercer une surveillance des procédures des organes nationaux de surveillance ou d’émettre directement et individuellement des décisions à l’endroit, des opérateurs du secteur financier.

4.3.

Le CESE s’intéresse vivement dans le même temps aux modalités de l’action conjointe avec les organes de surveillance de pays tiers.

4.4.

Le CESE demande également que soit éclaircie la manière dont devrait intervenir la centralisation de toutes les informations pertinentes relatives au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme que fournissent les autorités nationales, lorsqu’il s’agit de sources classifiées comme «secrètes» ou «très secrètes» et la manière dont ces dernières seront protégées.

Bruxelles, le 12 décembre 2018.

Le président du Comité économique et social européen

Luca JAHIER


(1) Voir la proposition législative initiale, COM(2017) 536 final du 20 septembre 2017. L’objectif de cette dernière était de renforcer la capacité des organes européens de surveillance s’agissant d’assurer la convergence et l’efficacité de la surveillance financière, sans toutefois qu’il ne traite spécifiquement du renforcement du mandat des organes pour les questions de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

(2) JO C 227 du 28.6.2018, p. 63.


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