| CELEX | 52018AE5763 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 24 janvier 2019 |
| 10.5.2019 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 159/49 |
Avis du Comité économique et social européen sur la «Recommandation de recommandation du Conseil concernant la politique économique de la zone euro»
[COM(2018) 759 final]
(2019/C 159/07)
Rapporteur: Javier DOZ ORRIT
| Consultation | Commission européenne, 24.1.2019 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section spécialisée «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale» |
| Adoption en section spécialisée | 20.12.2018 |
| Adoption en session plénière | 24.1.2019 |
| Session plénière no | 540 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 162/2/2 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le CESE est d’avis que le renforcement de la résilience économique, objectif qui sous-tend les recommandations de la Commission européenne concernant la politique économique de la zone euro, est de la plus haute importance pour les économies de la zone euro, étant donné les risques majeurs de ralentissement de la croissance économique qui pourraient bien se transformer en une nouvelle crise dans un avenir relativement proche. Toutefois, le Comité tiens à souligner que la recherche de la résilience économique devrait aller de pair avec une résilience accrue des marchés du travail, c’est-à-dire la capacité de ces marchés à résister aux chocs moyennant des coûts sociaux limités (1). |
| 1.2. | Le Comité apprécie la recommandation de la Commission européenne d’appliquer des politiques budgétaires différenciées selon les États membres, mais met en garde contre le fait que, dans plusieurs États membres présentant un niveau d’endettement public élevé et des écarts de production négatifs ou nuls, la création de réserves budgétaires à ce stade pourrait se révéler contreproductive pour une croissance inclusive et durable et pour la viabilité de la dette. |
| 1.3. | Le Comité réaffirme la position prise dans son avis sur la «Politique économique de la zone euro (2018)» (2) concernant l’importance cruciale de surmonter le déficit d’investissements publics et privés qu’accuse l’Union européenne. C’est pourquoi il invite les institutions européennes à adopter les lignes directrices et les mesures nécessaires pour encourager l’investissement public et faciliter l’investissement privé. |
| 1.4. | Le CESE accueille favorablement les propositions visant à déplacer la charge fiscale pesant sur le travail et à renforcer les systèmes d’éducation et les investissements dans les compétences ainsi que l’efficacité des politiques actives du marché du travail qui soutiennent les transitions vers des emplois de haute qualité. Il convient également de remédier à la segmentation du marché du travail. Les États membres doivent garantir un financement suffisant des investissements sociaux et des systèmes de protection sociale. |
| 1.5. | En outre, le Comité partage pleinement la préoccupation de la Commission européenne quant à la nécessité d’agir contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale et l’évitement fiscal grâce à des mesures de lutte contre la planification fiscale agressive, afin de rendre les systèmes d’imposition plus efficaces et plus équitables, dans le contexte de l’amélioration de la qualité des finances publiques. |
| 1.6. | Le CESE rappelle l’importance de la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux comme un moyen d’accroître la résilience, de promouvoir la convergence vers le haut et, à terme, de protéger le projet d’intégration européenne des tendances centrifuges. |
| 1.7. | Le Comité se félicite de la recommandation de la Commission européenne en faveur d’un rééquilibrage symétrique des déséquilibres de la balance courante dans la zone euro et, en particulier, de l’appel à une hausse plus importante des salaires dans les États membres présentant des excédents. Le CESE estime qu’à moyen terme, l’augmentation réelle des salaires au niveau national devrait être proportionnée à la croissance de la productivité nationale et non inférieure à celle-ci. |
| 1.8. | Selon le CESE, l’amélioration de l’environnement des entreprises et la promotion de l’achèvement du marché unique, sans porter atteinte aux droits sociaux ni au droit du travail, sont des moyens importants pour renforcer la résilience économique dans la zone euro. Le Comité partage pleinement le point de vue de la Commission européenne selon lequel la mise en place de l’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés constitue un pas dans cette direction et devrait être poursuivie. |
| 1.9. | Faciliter le financement des entreprises devrait aussi figurer au rang des priorités de la politique économique. Le CESE rappelle que l’union des marchés des capitaux est essentielle pour ce qui est de financer l’activité économique et fait part de son inquiétude face aux retards et aux obstacles que rencontre le développement de l’union bancaire, notamment le volume des créances douteuses dans certains États membres. |
| 1.10. | Le Comité invite instamment les États membres à faire preuve de volonté politique et de l’engagement nécessaire pour surmonter les désaccords sur la voie à suivre en vue d’approfondir l’UEM, en particulier l’achèvement de l’union bancaire, l’augmentation des ressources propres et la création, au sein du budget de l’Union, d’un mécanisme de stabilisation macroéconomique permettant d’accroître la résilience économique de la zone euro. |
2. Contexte
| 2.1. | Bien que la production dans la zone euro soit en augmentation pour la sixième année consécutive, elle devrait désormais s’affaiblir, tandis que les risques de ralentissement s’accentuent de manière visible et que les stigmates de la grande récession subsistent, allant de la diminution du potentiel de croissance aux disparités entre les États membres, en passant par des taux de chômage élevés dans certaines régions. La convergence vers des structures économiques plus résilientes constitue donc un objectif majeur, de même que les progrès dans l’approfondissement de l’UEM. Dans ce contexte, les principales recommandations de la Commission européenne concernant les politiques économiques de la zone euro pour 2019 sont les suivantes: |
| 2.2. | Approfondir le marché unique, améliorer l’environnement des entreprises et mener des réformes du marché des produits et des services qui favorisent la résilience. Réduire la dette extérieure et mener des réformes qui accroissent la productivité dans les États membres de la zone euro dont la balance courante est déficitaire, renforcer les conditions qui favorisent la hausse des salaires, dans le respect du rôle des partenaires sociaux, et mettre en œuvre des mesures qui favorisent les investissements dans les États membres de la zone euro dont la balance courante affiche un excédent important. |
| 2.3. | Reconstituer des réserves budgétaires dans les pays de la zone euro dont le niveau d’endettement public est élevé, soutenir l’investissement public et privé et améliorer la qualité et la composition des finances publiques dans tous les pays. Contrairement aux années précédentes, la Commission européenne n’a pas émis de recommandation concernant une orientation spécifique de la politique budgétaire de la zone euro pour 2019. |
| 2.4. | Déplacer la charge fiscale pesant sur le travail et renforcer les systèmes d’éducation et les investissements dans les compétences ainsi que l’efficacité des politiques actives du marché du travail qui soutiennent les transitions. Remédier à la segmentation du marché du travail et assurer l’adéquation des systèmes de protection sociale dans l’ensemble de la zone euro. |
| 2.5. | Rendre opérationnel le dispositif de soutien du Fonds de résolution unique, établir un système européen d’assurance des dépôts et renforcer le cadre européen de réglementation et de surveillance. Promouvoir une réduction ordonnée des stocks importants de dette privée. Réduire rapidement le niveau des prêts non performants dans la zone euro et prévenir leur accumulation, notamment en supprimant le biais fiscal en faveur de l’endettement. |
| 2.6. | Réaliser des progrès rapides dans le parachèvement de l’Union économique et monétaire, en vue également de renforcer le rôle international de l’euro, en tenant compte des propositions de la Commission, notamment celles concernant le secteur financier ainsi que le programme d’appui à la réforme et le mécanisme européen, figurant dans la proposition de cadre financier pluriannuel 2021-2027. |
3. Observations générales
| 3.1. | Le CESE est préoccupé par le fait que les risques de ralentissement qui menacent les perspectives économiques de la zone euro pourraient se transformer en une autre crise socio-économique dans un futur relativement proche, ce qui poserait d’importants problèmes d’ajustement. |
| 3.1.1. | L’actuelle croissance de la production a déjà atteint son niveau le plus haut après s’être élevée à seulement 1,7 % en 2017. La croissance potentielle de la production reste inférieure à son taux de 2008, tandis que l’investissement public est bien loin de se rétablir à la suite de sa forte baisse (de plus d’un quart de son niveau maximal) enregistrée depuis le début de la crise. |
| 3.1.2. | Les disparités persistent entre les États membres, en particulier en ce qui concerne le chômage. Malgré les améliorations des indicateurs clés, le nombre total d’heures travaillées et le volume de l’emploi restent inférieurs à leur niveau de 2008, tandis que la hausse réelle des salaires est modeste et demeure en deçà de la croissance de la productivité, ce qui laisse supposer que les gains tirés d’une croissance même faible restent inégalement répartis. |
| 3.1.3. | La zone euro enregistre encore un excédent important de la balance courante, résultant principalement des excédents de la balance courante dans certains États membres, ce qui témoigne d’une demande intérieure relativement faible et constitue l’une des causes des tensions internationales alimentant le protectionnisme commercial. |
| 3.1.4. | Malgré de récents ajustements à la baisse des prévisions de croissance, la Banque centrale européenne a décidé de mettre fin à son programme d’assouplissement quantitatif, supprimant ainsi un important pilier de l’appui stratégique à la croissance de la zone euro. |
| 3.1.5. | Alors que les faiblesses découlant de la crise perdurent, comme les niveaux élevés des dettes publique et privée et les prêts non performants pesant sur les bilans des banques, les progrès restent insuffisants pour renforcer l’architecture institutionnelle de l’UEM, de manière à accroître la résilience de l’économie de la zone euro sans affecter trop durement les finances publiques, les marchés du travail et les politiques sociales d’ajustement en cas de chocs. |
| 3.1.6. | Il existe des risques élevés de ralentissement à l’échelon mondial, allant de l’augmentation du protectionnisme commercial à la volatilité des marchés financiers. |
| 3.2. | Compte tenu des conséquences de la crise précédente, dont les séquelles restent visibles dans plusieurs États membres, en particulier sur le marché du travail et dans les domaines sociaux, le CESE estime qu’il est primordial de renforcer la résilience économique de la zone euro en progressant rapidement et résolument vers l’achèvement et l’approfondissement de l’UEM et du marché unique, selon les modalités proposées par la Commission européenne, afin d’éviter une nouvelle crise économique qui se transformerait en crise du marché du travail et en crise sociale. |
| 3.3. | En sus de ces risques, les progrès technologiques représentent aussi bien des possibilités que des menaces. D’une part, et sous réserve d’investissements suffisants dans ce domaine, ces progrès peuvent contribuer à augmenter la croissance chroniquement faible de la productivité au sein de la zone euro. D’autre part, ils sont susceptibles de favoriser davantage certains groupes de la société, notamment ceux qui possèdent des compétences plus élevées et de plus haute qualité. |
| 3.4. | Même si l’écart de production (3) moyen dans la zone euro devrait redevenir légèrement positif en 2018 (0,3 % du PIB potentiel), il existe des différences considérables entre les États membres, ce qui laisse penser que la reprise conjoncturelle n’est pas la même partout. L’ampleur de l’écart de production positif d’un pays indique dans quelle mesure sa politique budgétaire pourrait se resserrer sans que celle-ci ne soit procyclique. Plusieurs États membres, et plus particulièrement quelques grands États dont l’influence sur la performance globale de la zone euro est considérable, présentent des ratios dette publique/PIB élevés et des écarts de production négligeables voire négatifs. Tandis que les États membres devraient faire tout leur possible pour assurer la haute qualité de leurs finances publiques, les inciter à créer des réserves budgétaires en appliquant des orientations budgétaires restrictives risque de maintenir leur croissance à un niveau faible, sans pour autant contribuer à réduire leur dette publique en pourcentage du PIB. |
| 3.5. | En outre, le fait de se concentrer exclusivement sur la conformité des politiques budgétaires nationales avec les règles de l’Union européenne en la matière, en ignorant l’orientation budgétaire globale de la zone euro, constitue une lacune avérée de la gouvernance économique de l’Union et l’une des motivations qui sous-tendent les réformes telles que la création du comité budgétaire européen. Dès lors, l’absence de recommandation concernant l’orientation globale de la zone euro cette année est à déplorer, et représente une occasion manquée de l’associer à des recommandations plus spécifiques visant la différenciation entre les États membres. |
| 3.6. | Conformément à ses précédents avis, le CESE demande instamment aux États membres et à la Commission européenne de renforcer l’investissement public en vue de promouvoir la croissance à long terme, mais aussi de réduire les incertitudes actuelles et de favoriser des transitions sans heurts vers un modèle de croissance plus durable et équitable. |
| 3.7. | Le Comité se demande si, dans les pays dont le ratio dette publique/PIB est élevé, un marché public plus efficient et plus efficace peut, à lui seul (4), offrir une marge de manœuvre suffisante pour porter les dépenses publiques consacrées aux investissements — notamment dans l’éducation, les compétences et les politiques actives du marché du travail — à des niveaux appropriés afin de stimuler la croissance inclusive à long terme et d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de carbone, et si de tels changements peuvent être suffisamment rapides compte tenu du besoin urgent d’investissements publics. |
| 3.8. | L’avis du CESE sur la «Politique économique de la zone euro (2018)» (5) a souligné la grande contradiction que constitue la situation des pays qui ont maintenu des excédents excessifs de leur balance courante et des excédents budgétaires avec des taux nets négatifs de formation de capital public. Le Comité se dit préoccupé par le fait que, malgré les recommandations répétées de la Commission et du Conseil, les prévisions d’automne indiquent que ces pays continueront à afficher des excédents de la balance courante très élevés jusqu’en 2020 (6). |
| 3.9. | Le Comité se félicite que l’accent soit mis sur le renforcement des systèmes éducatifs et de l’investissement dans les compétences ainsi que sur la réduction de la segmentation du marché du travail, et réitère sa demande de réformes structurelles qui favorisent une croissance globale de la productivité plus élevée, tout en créant des emplois de haute qualité et en garantissant une répartition équitable des gains de productivité. |
| 3.10. | Le CESE approuve l’appel en faveur d’une hausse plus importante des salaires dans les États membres présentant des excédents. Cependant, il note que la croissance de la productivité à elle seule ne permettra pas nécessairement d’augmenter les salaires réels dans les États membres dont les positions extérieures globales nettes sont négatives, étant donné que, dans de nombreux pays, la croissance de la productivité s’est dissociée de celle des rémunérations réelles. Il conviendrait également de prendre des mesures en faveur d’une répartition plus équitable des gains de productivité. Le principal instrument à cet égard est la négociation collective, basée sur l’autonomie des partenaires sociaux, qui devrait prendre en compte, pour la fixation des salaires, l’augmentation du coût de la vie et l’augmentation de la productivité réelle, en plus d’aborder d’autres aspects qui améliorent la qualité de l’emploi. |
4. Observations particulières
| 4.1. | «La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ainsi que la planification fiscale agressive est essentielle pour rendre les régimes fiscaux plus efficaces et plus justes. De telles mesures sont primordiales pour garantir les recettes publiques, empêcher les distorsions de concurrence entre les entreprises, préserver la cohésion sociale et lutter contre les inégalités croissantes». Le CESE souscrit pleinement à cette affirmation présente dans le document de travail accompagnant la proposition de recommandation (7). Il demande par conséquent d’appliquer sans délai les règles adoptées pour lutter contre ces infractions et pratiques abusives au niveau européen, et d’évaluer la possibilité de mettre en place d’autres mesures plus efficaces incluant aussi des instruments destinés à mettre fin aux activités illicites des paradis fiscaux. |
| 4.2. | Le Comité estime qu’il convient de prendre des mesures plus décisives pour faciliter les dépenses publiques consacrées aux investissements, par exemple par l’exclusion des dépenses d’investissement public du calcul des déficits dans le cadre de l’application des règles budgétaires de l’Union («règle d’or»), en tenant dûment compte de la viabilité des niveaux d’endettement existants. |
Bruxelles, le 24 janvier 2019.
Le président
du Comité économique et social européen
Luca JAHIER
(1) Cette définition de la résilience du marché du travail est tirée du rapport de 2012 de l’OCDE intitulé «Qu’est-ce qui rend les marchés du travail résilients pendant les récessions?», dans Perspectives de l’emploi de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris.
(2) JO C 62 du 15.2.2019, p. 312.
(3) Il s’agit de la différence entre le PIB réel et le PIB potentiel exprimée en pourcentage du PIB potentiel.
(4) Voir le document de la Commission européenne de 2018 intitulé «Analysis of the Euro Area economy» (Analyse de l’économie de la zone euro, en anglais uniquement), SWD(2018) 467 final, p. 8.
(5) JO C 62 du 15.2.2019, p. 312.
(6) Statistical Annex, European Economic Forecast — Autumn 2018 (Annexe statistique, prévisions économiques européennes — automne 2018), tableau 50, p. 196.
(7) Voir le document de la Commission européenne de 2018 intitulé «Analysis of the Euro Area economy» (Analyse de l’économie de la zone euro, en anglais uniquement), SWD(2018) 467 final.
Avis institutionnel — 52019AB0046
30/12/2019
Résolution législative du Parlement européen du 18 décembre 2019 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union européenne et la République de Gambie et du protocole de mise en œuvre dudit accord de partenariat (08974/2019 — C9-0106/2019– 2019/0076(NLE))
18/12/2019
P9_TA(2019)0097 PAC: discipline financière à partir de l’exercice 2021 et flexibilité entre piliers pour l’année civile 2020 ***I Résolution législative du Parlement européen du 18 décembre 2019 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) n° 1306/2013 en ce qui concerne la discipline financière à partir de l’exercice 2021 et le règlement (UE) n° 1307/2013 en ce qui concerne la flexibilité entre piliers pour l’année civile 2020 (COM(2019)0580 — C9-0163/2019 — 2019/0253(COD)) P9_TC1-COD(2019)0253 Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 18 décembre 2019 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2020/… du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) n° 1306/2013 en ce qui concerne la discipline financière à partir de l’exercice 2021 et le règlement (UE) n° 1307/2013 en ce qui concerne la flexibilité entre piliers pour l’année civile 2020
18/12/2019
Résolution législative du Parlement européen du 17 décembre 2019 sur le projet de décision du Conseil relative à l’adhésion des Îles Salomon à l’accord de partenariat intérimaire entre la Communauté européenne, d’une part, et les États du Pacifique, d’autre part (09405/2019 — C9-0010/2019 — 2019/0099(NLE))
17/12/2019