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AccueilDroit européen52018AR3597
Avis institutionnel52018AR3597

Avis du Comité européen des régions sur le «Fonds social européen plus»

CELEX52018AR3597
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 5 décembre 2018

Résumé IA

Le Comité européen des régions approuve la proposition de règlement portant création du Fonds social européen plus (FSE+) pour la période 2021-2027, tout en formulant des recommandations pour renforcer la dimension locale et régionale de sa mise en œuvre. Il insiste sur la nécessité de simplifier les règles de gestion, d'assurer une meilleure coordination avec les autres fonds structurels et de préserver un financement dédié à l'inclusion sociale et à la lutte contre la pauvreté des enfants. L'avis souligne également l'importance de maintenir des ressources suffisantes pour les régions ultrapériphériques et de garantir la participation des collectivités territoriales dans la programmation et le suivi des actions.

Texte intégral

7.3.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 86/84


Avis du Comité européen des régions sur le «Fonds social européen plus»

(2019/C 86/07)

Rapporteure:

Susana DÍAZ PACHECO (ES/PSE), présidente de la région d’Andalousie

Document de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au Fonds social européen plus (FSE+)

COM(2018) 382 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Préambule, premier visa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 46, point d), son article 149, son article 153, paragraphe 2, point a), son article 164, son article 168, paragraphe 5, son article 175, paragraphe 3, et son article 349,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 9, son article 46, point d), son article 149, son article 153, paragraphe 2, point a), son article 164, son article 168, paragraphe 5 , son article 174 , son article 175, paragraphe 3, et son article 349,

Exposé des motifs

Compte tenu du champ d’application du FSE+, une référence à l’article 9 du TFUE semble appropriée. Par ailleurs, il convient de donner davantage de relief à l’objectif de la politique régionale, conformément à l’article 4.2 de la proposition de règlement portant dispositions communes, qui indique textuellement que le FSE+ contribue aux actions de l’Union tendant au renforcement de sa cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 2

Préambule, ajouter un nouveau point après le cinquième visa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

vu la proclamation interinstitutionnelle sur le socle européen des droits sociaux (2017/C 428/09),

Amendement 3

Considérant 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(1)

Le 17 novembre 2017, le socle européen des droits sociaux a été proclamé conjointement par le Parlement européen, le Conseil et la Commission pour répondre aux défis sociaux auxquels l’Europe est confrontée. Les vingt principes clés du socle s’articulent autour de trois catégories: l’égalité des chances et l’accès au marché du travail; des conditions de travail équitables; la protection et l’inclusion sociales. Il convient que les vingt principes du socle européen des droits guident les actions au titre du Fonds social européen plus (FSE+). Afin de contribuer à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, le FSE+ devrait soutenir les investissements dans le capital humain et les systèmes dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et de l’inclusion sociale, de façon à soutenir la cohésion économique, territoriale et sociale, conformément à l’article 174 du TFUE .

(1)

Le 17 novembre 2017, le socle européen des droits sociaux a été proclamé conjointement par le Parlement européen, le Conseil et la Commission pour répondre aux défis sociaux auxquels l’Europe est confrontée. Les vingt principes clés du socle s’articulent autour de trois catégories: l’égalité des chances et l’accès au marché du travail; des conditions de travail équitables; la protection et l’inclusion sociales. Il convient que les vingt principes du socle européen des droits guident les actions au titre du Fonds social européen plus (FSE+). Afin de contribuer et de soutenir la cohésion économique, sociale et territoriale conformément à l’article 174 du TFUE et à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, le FSE+ devrait soutenir les investissements dans les personnes et les programmes des politiques sectorielles en matière d’emploi, d’éducation et d’inclusion sociale.

Exposé des motifs

Sans remettre en cause la contribution au respect du socle européen des droits sociaux, il convient d’accorder davantage d’importance à l’objectif de la politique régionale.

Amendement 4

Considérant 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(2)

À l’échelle de l’Union, l e semestre européen pour la coordination des politiques économiques constitue le cadre pour le recensement des priorités en matière de réforme nationale et le suivi de leur mise en œuvre. Les États membres élaborent leur propre stratégie nationale d’investissement pluriannuelle de sorte à soutenir ces priorités en matière de réforme. Ces stratégies devraient être présentées en même temps que les programmes nationaux annuels de réforme de sorte à définir et coordonner les projets prioritaires en matière d’investissement qui seront soutenus par un financement national et/ou de l’Union. Elles devraient également servir à utiliser le financement de l’Union de manière cohérente et à optimiser la valeur ajoutée du soutien financier obtenu notamment des programmes soutenus par l’Union au titre du Fonds européen de développement régional, du Fonds de cohésion, du Fonds social européen plus, du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et le Fonds européen agricole pour le développement rural, le mécanisme de stabilisation des investissements et InvestEU, le cas échéant.

(2)

À l’échelle de l’Union, une stratégie de développement à long terme succédant à la stratégie Europe 2020 et mettant en œuvre les objectifs de développement durable fournira un cadre stratégique pour la nouvelle période de programmation débutant en 2021 . L e semestre européen pour la coordination des politiques économiques est le cadre permettant de dégager les priorités nationales en matière de réformes et de suivre leur mise en œuvre. Les États membres élaborent leur propre stratégie nationale d’investissement pluriannuelle de sorte à soutenir ces priorités en matière de réforme. Ces stratégies devraient être élaborées en collaboration entre les autorités nationales, régionales et locales et présentées en même temps que les programmes nationaux annuels de réforme de sorte à définir et coordonner les projets prioritaires en matière d’investissement qui seront soutenus par un financement national et/ou de l’Union. Elles devraient également servir à utiliser le financement de l’Union de manière cohérente et à optimiser la valeur ajoutée du soutien financier obtenu notamment des programmes soutenus par l’Union au titre du Fonds européen de développement régional, du Fonds de cohésion, du Fonds social européen plus, du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et le Fonds européen agricole pour le développement rural, le mécanisme de stabilisation des investissements et InvestEU, le cas échéant.

Amendement 5

Considérant 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(5)

L’Union est confrontée à des défis structurels découlant de la mondialisation de l’économie, de la gestion des flux migratoires et de la menace accrue pour la sécurité, de la transition vers une énergie propre, de l’évolution technologique et d’un vieillissement croissant de la main-d’œuvre , ainsi que de pénuries grandissantes de compétences et de main-d’œuvre dans certains secteurs et certaines régions, qui frappent en particulier les PME. Compte tenu des réalités changeantes du monde du travail, l’Union devrait être préparée pour affronter les défis actuels et à venir, en investissant dans les compétences, en rendant la croissance plus inclusive et en améliorant les politiques sociales et de l’emploi , y compris dans la perspective de la mobilité de la main-d’œuvre.

(5)

L’Union est confrontée à des défis structurels découlant de la mondialisation de l’économie, de la gestion des flux migratoires et de la menace accrue pour la sécurité, de la transition vers une énergie propre et juste , de l’évolution technologique — en ce compris la révolution numérique — et d’un vieillissement croissant de la population européenne , ainsi que de pénuries grandissantes de compétences et de main-d’œuvre dans certains secteurs et certaines régions, qui frappent en particulier les PME. Compte tenu des réalités changeantes du monde du travail, l’Union devrait être préparée pour affronter les défis actuels et à venir, en investissant dans les compétences, en rendant la croissance plus inclusive , en particulier à l’échelon régional et local, et en améliorant les politiques en matière d’éducation, de formation et d’emploi ainsi que les politiques sociales, y compris dans la perspective de la mobilité de la main-d’œuvre.

Exposé des motifs

Il y a lieu de recourir à une terminologie déjà établie, qui soit neutre du point de vue technologique.

Amendement 6

Considérant 6

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(6)

Le règlement (UE) no […] met en place le cadre dans lequel s’inscrit l’action du Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen plus (FSE+), le Fonds de cohésion, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), le Fonds «Asile et migration» (AMIF), le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) et l’instrument relatif à la gestion des frontières et aux visas (BMVI) relevant du Fonds pour la gestion intégrée des frontières (IBMF), et prévoit, en particulier, les objectifs politiques et les règles de programmation, de suivi et d’évaluation, de gestion et de contrôle des fonds de l’Union exécutés en gestion partagée. Il est donc nécessaire de préciser les objectifs généraux du FSE+ et de prévoir des dispositions spécifiques concernant le type d’activités pouvant être financé par le FSE+.

(6)

Le règlement (UE) no […] met en place le cadre dans lequel s’inscrit l’action du Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen plus (FSE+), le Fonds de cohésion, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), le Fonds «Asile et migration» (AMIF), le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) et l’instrument relatif à la gestion des frontières et aux visas (BMVI) relevant du Fonds pour la gestion intégrée des frontières (IBMF), et prévoit, en particulier, les objectifs politiques et les règles de programmation, de suivi et d’évaluation, de gestion et de contrôle des fonds de l’Union exécutés en gestion partagée. Il est donc nécessaire de préciser les objectifs généraux du FSE+ et sa coordination avec les autres Fonds, et de prévoir des dispositions spécifiques concernant le type d’activités pouvant être financé par le FSE+.

Amendement 7

Considérant 8

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(8)

Les types de financement et les modes d’exécution prévus par le présent règlement devraient être choisis en fonction de leur capacité à atteindre les objectifs spécifiques des actions et à produire des résultats, compte tenu notamment des coûts liés aux contrôles, de la charge administrative et du risque de conflit d’intérêts. Pour les subventions, il convient de tenir compte du recours à des montants forfaitaires, à des taux forfaitaires et à des coûts unitaires, ainsi que du financement non lié aux coûts, ainsi que le prévoit l’article 125, paragraphe 1, du règlement financier. Pour mettre en œuvre les mesures liées à l’intégration socio-économique des ressortissants de pays tiers, et conformément à l’article 88 du règlement portant dispositions communes, la Commission peut rembourser les États membres en recourant aux options simplifiées en matière de coûts, y compris les sommes forfaitaires.

(8)

Les types de financement et les modes d’exécution prévus par le présent règlement devraient être choisis en fonction de leur capacité à atteindre les objectifs spécifiques des actions et à produire des résultats, compte tenu notamment des coûts liés aux contrôles, de la charge administrative , des caractéristiques des actions et du risque de conflit d’intérêts. Pour les subventions, il convient de tenir compte du recours à des montants forfaitaires, à des taux forfaitaires et à des coûts unitaires, ainsi que du financement non lié aux coûts, ainsi que le prévoit l’article 125, paragraphe 1, du règlement financier. Pour mettre en œuvre les mesures liées à l’intégration socio-économique des ressortissants de pays tiers, et conformément à l’article 88 du règlement portant dispositions communes, la Commission peut rembourser les États membres en recourant aux options simplifiées en matière de coûts, y compris les sommes forfaitaires.

Eu égard à ce qui précède, il importe de poursuivre les mesures de simplification afin d’alléger la gestion des fonds et d’accroître ce faisant la valeur ajoutée, la visibilité et l’efficacité des fonds, les efforts et les ressources humaines étant axés en priorité sur la réalisation des objectifs politiques.

Exposé des motifs

Il est proposé de mentionner les «caractéristiques des actions» afin d’accroître les exigences en matière de simplification dans le cas de mesures ayant une incidence sur les personnes les plus démunies. La simplification des coûts et des procédures renforce la réalisation des objectifs politiques car elle concentre toutes les énergies sur l’efficacité des actions en facilitant l’accès des petits bénéficiaires aux fonds.

Amendement 8

Nouveau considérant après le considérant 8

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(8 bis )

Le soutien au titre de la priorité d’investissement «développement local mené par les acteurs locaux» peut contribuer à la réalisation de tous les objectifs thématiques exposés dans le règlement. Les stratégies de «développement local mené par les acteurs locaux» soutenues par le FSE+ devraient être inclusive en ce qui concerne les personnes défavorisées présentes sur le territoire, tant en termes de gouvernance des groupes de développement local qu’en termes de contenu de la stratégie.

Exposé des motifs

Compte tenu de la nécessité de rendre visible une orientation/approche régionale et locale plus marquée du FSE+ au-delà de 2020, il convient de faire clairement référence au développement local mené par les acteurs locaux.

Amendement 9

Considérant 14

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(14)

Le FSE+ devrait fournir un appui à l’amélioration de la qualité, de l’efficacité et de l’adéquation au marché du travail des systèmes d’éducation et de formation afin de faciliter l’acquisition des compétences clés, notamment en ce qui concerne les compétences numériques nécessaires à tout individu pour l’épanouissement et le développement personnels, l’emploi, l’inclusion sociale et la citoyenneté active. Le FSE+ devrait contribuer à l’évolution de l’éducation et de la formation et à la transition vers le monde du travail, au soutien à l’apprentissage tout au long de la vie et à l’employabilité et contribuer à la compétitivité et à l’innovation sociétale et économique en soutenant des initiatives évolutives et durables dans ces domaines. Cet objectif pourrait être atteint, par exemple, par les moyens suivants: la formation par le travail, l’apprentissage et l’orientation tout au long de la vie, l’anticipation des besoins de compétences en coopération avec l’industrie, des supports de formation à jour, les études de prévision et de suivi des diplômés, la formation des éducateurs, la validation des acquis d’apprentissage et la reconnaissance des qualifications.

(14)

En tant que principal instrument de l’Union européenne pour investir dans le capital humain et les compétences, le FSE+ joue un rôle clé dans la promotion de la cohésion sociale, économique et territoriale. Le FSE+ devrait fournir un appui à l’amélioration de la qualité, de l’efficacité et de l’adéquation au marché du travail des systèmes d’éducation et de formation afin de faciliter l’acquisition des compétences clés, notamment en ce qui concerne les compétences numériques nécessaires à tout individu pour l’épanouissement et le développement personnels, l’emploi, l’inclusion sociale et la citoyenneté active. Le FSE+ devrait contribuer à l’évolution de l’éducation et de la formation et à la transition vers le monde du travail, au soutien à l’apprentissage tout au long de la vie et à l’employabilité et contribuer à la compétitivité et à l’innovation sociétale et économique en soutenant des initiatives évolutives et durables dans ces domaines. Cet objectif pourrait être atteint, par exemple, par les moyens suivants: la formation par le travail, l’apprentissage et l’orientation tout au long de la vie, l’anticipation des besoins de compétences en coopération avec l’industrie, des supports de formation à jour, les études de prévision et de suivi des diplômés, la formation des éducateurs, la validation des acquis d’apprentissage et la reconnaissance des qualifications.

Exposé des motifs

La dimension territoriale du FSE doit être sauvegardée.

Amendement 10

Considérant 15

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(15)

Le soutien au titre du FSE+ devrait être utilisé pour promouvoir l’égalité d’accès afin que tous les citoyens , en particulier les groupes défavorisés , aient accès à une éducation et une formation de qualité, inclusives et sans ségrégation (de l’éducation et l’accueil des jeunes enfants jusqu’à l’enseignement supérieur, en passant par l’éducation et la formation des adultes et l’enseignement général et professionnel), favorisant ainsi la perméabilité entre les secteurs de l’éducation et de la formation, la prévention du décrochage scolaire, l’amélioration des connaissances en matière de santé, le renforcement des liens avec l’apprentissage non formel et informel et la mobilité à des fins d’apprentissage pour tous. Dans ce contexte, il convient de soutenir les synergies avec le programme Erasmus, notamment en vue de faciliter la participation des apprenants défavorisés à la mobilité à des fins d’apprentissage.

(15)

Le soutien au titre du FSE+ devrait être utilisé pour promouvoir l’égalité d’accès de tous les citoyens à une éducation et une formation de qualité et sans ségrégation , qui, entre autres choses, favorisent l’inclusion sociale et tiennent compte des groupes défavorisés (de l’éducation et l’accueil des jeunes enfants , en accordant une attention particulière aux enfants issus de milieux défavorisés, comme les enfants placés en institution ou les enfants sans abri, jusqu’à l’enseignement supérieur, à la réinsertion dans le système éducatif en passant par l’éducation et la formation des adultes et l’enseignement général et professionnel), empêchant de la sorte la transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre et favorisant ainsi la perméabilité entre les secteurs de l’éducation et de la formation, la prévention du décrochage scolaire et de l’exclusion sociale , l’amélioration des connaissances en matière de santé, le renforcement des liens avec l’apprentissage non formel et informel et la mobilité à des fins d’apprentissage pour tous. Dans ce contexte, il convient d’établir des synergies avec le programme Erasmus, en vue d’associer activement et correctement les apprenants défavorisés et de les préparer de manière adéquate à des expériences de mobilité à l’étranger et d’accroître leur participation à la mobilité transfrontière à des fins d’apprentissage.

Exposé des motifs

Comme l’indique le considérant 1, le Fonds social européen plus doit soutenir les investissements dans le capital humain et les structures ressortissant aux domaines d’intervention de l’emploi, de l’éducation et de l’inclusion sociale: on ne peut subordonner l’aide en matière éducative au problème de l’inclusion sociale…

Amendement 11

Considérant 18

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(18)

Le FSE+ devrait soutenir les efforts déployés par les États membres pour lutter contre la pauvreté en vue de briser le cercle vicieux des inégalités d’une génération à l’autre en promouvant l’inclusion sociale, en assurant l’égalité des chances pour tous et en luttant contre la discrimination et les inégalités en matière de santé. Cela implique de mobiliser toute une série de politiques ciblant les personnes les plus défavorisées, quel que soit leur âge, y compris les enfants, les communautés marginalisées telles que les Roms, et les travailleurs pauvres. Le FSE+ devrait promouvoir l’inclusion active des personnes les plus éloignées du marché du travail afin d’assurer leur intégration socio-économique . Le FSE+ devrait également être utilisé pour améliorer l’égalité d’accès en temps utile à des services abordables, durables et de qualité tels que les soins de santé et les soins de longue durée, en particulier les services d’aide à la famille et les services de soins de proximité. Le FSE+ devrait contribuer à la modernisation des systèmes de protection sociale, en particulier en vue de promouvoir leur accessibilité.

(18)

Le FSE+ devrait soutenir les efforts déployés par les États membres à tous les niveaux de pouvoir, y compris aux niveaux régional et local, pour lutter contre la pauvreté , y compris la pauvreté énergétique, comme le prévoient les règles récemment adoptées sur la gouvernance de l’union de l’énergie, en vue de briser le cercle vicieux des inégalités d’une génération à l’autre en promouvant l’inclusion sociale, en assurant l’égalité des chances pour tous et en luttant contre la discrimination et les inégalités sociales et en matière de santé. Cela implique de mobiliser toute une série de politiques proactives et réactives ciblant les personnes les plus défavorisées, quel que soit leur âge, y compris les enfants, conformément au principe 11 du socle européen des droits sociaux, les communautés marginalisées telles que les Roms, les personnes handicapées, les personnes sans abri, les ressortissants de pays tiers et les travailleurs pauvres. Le FSE+ devrait promouvoir l’inclusion active des personnes les plus éloignées du marché du travail afin d’assurer leur intégration sociale et économique, y compris par un soutien ciblé à l’économie sociale et solidaire . Le FSE+ devrait également être utilisé pour améliorer l’égalité d’accès en temps utile à des services gratuits ou abordables, durables et de qualité tels que les soins de santé et les soins de longue durée, en particulier les services d’aide à la famille et les services de soins de proximité et les services d’orientation vers l’accès à un logement social ou à un prix abordable . Le FSE+ devrait contribuer à la modernisation des systèmes de protection sociale, en particulier en vue de promouvoir leur accessibilité.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 12

Considérant 19

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(19)

Le FSE+ devrait contribuer à la réduction de la pauvreté en soutenant les programmes nationaux visant à atténuer la privation alimentaire et la privation matérielle et à promouvoir l’intégration sociale de personnes exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale et des personnes les plus défavorisées. Pour qu’à l’échelle de l’Union, au moins 4 % des ressources provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée soient affectés au soutien en faveur des plus démunis, les États membres devraient consacrer au moins 2 % de leurs ressources nationales provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée à des mesures de lutte contre les formes de pauvreté extrême ayant la plus forte incidence en matière d’exclusion sociale, telles que le sans-abrisme, la pauvreté des enfants et la privation alimentaire. En raison de la nature des opérations et du type de bénéficiaires finals, il convient d’appliquer des règles simplifiées aux mesures de soutien contre la privation matérielle des personnes les plus démunies.

(19)

Le FSE+ devrait contribuer à la réduction de la pauvreté en soutenant les programmes nationaux et régionaux visant à atténuer la privation alimentaire et la privation matérielle et à promouvoir l’intégration sociale de personnes exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale et des personnes les plus défavorisées. Pour qu’à l’échelle de l’Union, au moins 4 % des ressources provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée soient affectés au soutien en faveur des plus démunis, les États membres devraient consacrer au moins 2 % de leurs ressources nationales provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée à des mesures de lutte contre les formes de pauvreté extrême ayant la plus forte incidence en matière d’exclusion sociale, telles que le sans-abrisme, la pauvreté des enfants et la privation alimentaire. En raison de la nature des opérations et du type de bénéficiaires finals, il convient d’appliquer des règles simplifiées aux mesures de soutien contre la privation matérielle des personnes les plus démunies.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 13

Considérant (20)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(20)

Compte tenu de la nécessité persistante d’intensifier les efforts consacrés à la gestion des flux migratoires au sein de l’Union dans son ensemble et pour que les efforts de solidarité et de partage des responsabilités reçoivent un soutien cohérent, fort et constant, le FSE+ devrait soutenir la promotion de l’intégration socio-économique des ressortissants de pays tiers, en complément des actions financées au titre du Fonds «Asile et migration».

(20)

Compte tenu de la nécessité persistante d’intensifier les efforts consacrés à la gestion des flux migratoires au sein de l’Union dans son ensemble et pour que les efforts de solidarité et de partage équitable des responsabilités reçoivent un soutien cohérent, fort et constant, le FSE+ devrait soutenir la promotion de l’intégration sociale et économique des ressortissants de pays tiers en complémentarité et en coordination avec les actions financées au titre du Fonds «Asile et migration» , du FEDER et des Fonds susceptibles d’avoir une influence positive sur l’intégration des ressortissants de pays tiers . Les États membres devraient affecter une part suffisante des ressources du FSE+ aux autorités locales et régionales pour répondre aux besoins d’intégration des ressortissants de pays tiers au niveau local.

Exposé des motifs

Il convient d’éviter tout chevauchement entre le FSE+ et le Fonds pour l’immigration et l’asile afin que les actions qu’ils servent à financer soient non seulement complémentaires, mais aussi coordonnées.

Amendement 14

Considérant 21

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(21)

Le FSE+ devrait soutenir les réformes des politiques et des systèmes dans les domaines de l’emploi, de l’inclusion sociale, des soins de santé et des soins de longue durée, de l’éducation et de la formation. Afin de renforcer l’alignement sur le semestre européen, les États membres devraient allouer un montant approprié de leurs ressources provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée à la mise en œuvre des recommandations par pays pertinentes relatives aux défis de nature structurelle auxquels il convient de faire face au moyen d’investissements pluriannuels entrant dans le champ d’application du FSE+ . La Commission et les États membres devraient assurer la cohérence, la coordination et la complémentarité entre le volet du FSE+ relatif à la santé et le programme d’appui à la réforme, y compris l’outil d’aide à la mise en place de réformes et l’instrument de soutien technique . Plus particulièrement, la Commission et les États membres devraient garantir une coopération effective à toutes les étapes du processus, afin de préserver la pertinence, la cohérence, la complémentarité et les synergies entre les sources de financement, y compris leurs opérations d’assistance technique.

(21)

Le FSE+ devrait soutenir les réformes des politiques et des systèmes dans les domaines de l’emploi, de l’inclusion sociale, des soins de santé et des soins de longue durée, de l’éducation et de la formation en rapport avec la mise en œuvre des objectifs de développement durable et les défis recensés par le tableau de bord social dans le semestre européen et les rapports nationaux. Ces rapports sont élaborés en étroite concertation avec les collectivités régionales et locales. Les États membres allouent, en tenant compte des spécificités de chaque région, un montant approprié de leurs ressources provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée à la mise en œuvre des recommandations par pays pertinentes du point de vue du champ d’application et de la mission du FSE+ en coordination avec les collectivités régionales et locales, en tenant compte de la gestion des compétences des différentes politiques et du financement nécessaire à cet effet. La Commission, les États membres et les collectivités régionales et locales doivent assurer la cohérence, la coordination et la complémentarité entre le volet du FSE+ relatif à la santé et le programme d’appui à la réforme , en maintenant l’autonomie du FSE+, qui ne pourra financer les défis recensés dans le cadre du semestre européen que dans le cas où les objectifs coïncident avec ceux du FSE +, évitant un recours abusif à celui-ci, au-delà de ses objectifs . Plus particulièrement, la Commission et les États membres devraient garantir une coopération effective à toutes les étapes du processus, afin de préserver la pertinence, la cohérence, la complémentarité et les synergies entre les sources de financement, y compris leurs opérations d’assistance technique.

Exposé des motifs

Le lien entre le financement du FSE+ et le semestre européen devrait prendre en considération le tableau de bord social, mais également les rapports nationaux qui sont préparés en étroite concertation entre la Commission et les États membres et doivent être élaborés en consultation avec les collectivités locales et régionales. Étant donné l’étroitesse du lien entre le FSE+ et les schémas d’emploi du semestre européen, le FSE+ peut être un instrument de financement du semestre européen pour les politiques qui relèvent de tel ou tel objectif du Fonds.

Amendement 15

Ajouter un nouveau considérant après le considérant 22:

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(22 bis )

Étant donné la persistance de niveaux élevés de pauvreté infantile et d’exclusion sociale dans l’Union (26,4 % en 2017), et vu le socle européen des droits sociaux, qui affirme que les enfants ont droit à une protection contre la pauvreté et que les enfants issus de milieux défavorisés ont droit à des mesures spécifiques visant à améliorer l’égalité des chances, les États membres devraient consacrer une part adéquate de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée à la garantie européenne pour l’enfance visant à l’élimination de la pauvreté infantile et de l’exclusion sociale. Investir tôt dans les enfants produit d’importants bénéfices pour les enfants eux-mêmes et pour la société dans son ensemble. Aider les enfants à acquérir des connaissances et des compétences leur permet de déployer tout leur potentiel, de devenir des membres actifs de la société et d’accroître leurs chances en tant que jeunes sur le marché du travail.

Amendement 16

Considérant 23

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(23)

Compte tenu de la persistance de taux élevés de chômage et d’inactivité des jeunes dans un certain nombre d’États membres et de régions, touchant en particulier les jeunes qui n’occupent pas d’emploi et ne suivent ni enseignement ni formation, il est nécessaire que ces États membres continuent à investir un montant suffisant de leurs ressources provenant du volet du FSE relevant de la gestion partagée dans des actions destinées à promouvoir l’emploi des jeunes, y compris par la mise en œuvre des dispositifs de garantie pour la jeunesse. S’appuyant sur les actions soutenues par l’initiative pour l’emploi des jeunes au cours de la période de programmation 2014-2020 et ciblant des individus, les États membres devraient continuer de promouvoir l’emploi et les filières d’éducation et de réinsertion, ainsi que les mesures de sensibilisation destinées aux jeunes, en accordant la priorité, le cas échéant, aux chômeurs de longue durée, aux jeunes inactifs et aux jeunes défavorisés, y compris au moyen de l’animation socio-éducative . Les États membres devraient également investir dans des mesures destinées à faciliter la transition entre l’école et le travail, ainsi qu’à réformer et adapter les services de l’emploi en vue de fournir un soutien sur mesure aux jeunes. Les États membres concernés devraient par conséquent consacrer au moins 10 % de leurs ressources nationales provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée au soutien à l’employabilité des jeunes.

(23)

Compte tenu de la persistance de taux élevés de chômage et d’inactivité des jeunes dans un certain nombre d’États membres et de régions, touchant en particulier les jeunes qui n’occupent pas d’emploi et ne suivent ni enseignement ni formation, il est nécessaire que ces États membres et ces régions continuent à investir un montant suffisant de leurs ressources provenant du volet du FSE relevant de la gestion partagée dans des actions destinées à promouvoir l’emploi des jeunes, y compris par la mise en œuvre des dispositifs de garantie pour la jeunesse. S’appuyant sur les actions soutenues par l’initiative pour l’emploi des jeunes au cours de la période de programmation 2014-2020 et ciblant des individus, les États membres et les régions devraient continuer de promouvoir l’emploi et les filières d’éducation et de réinsertion, ainsi que les mesures de sensibilisation destinées aux jeunes, en accordant la priorité, le cas échéant, aux chômeurs de longue durée, aux jeunes inactifs et aux jeunes défavorisés, y compris au moyen du travail des jeunes . Les États membres et les régions devraient également investir dans des mesures destinées à faciliter la transition entre l’école et le travail, ainsi qu’à réformer et adapter les services de l’emploi en vue de fournir un soutien sur mesure aux jeunes. Les États membres présentant des taux élevés de chômage et d’inactivité des jeunes devraient par conséquent consacrer au moins 15 % de leurs ressources nationales provenant du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée au soutien à l’employabilité des jeunes de ces régions .

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale. D’autre part, les taux élevés de chômage et d’inactivité des jeunes affectent différents États membres, alors qu’à l’échelon régional, les taux peuvent varier considérablement au sein d’un même État. Il est important dès lors que les calculs soient effectués sur la base des différentes réalités régionales et que l’allocation et la mise en œuvre des ressources s’effectuent dans les zones sensibles recensées.

Amendement 17

Considérant 24

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(24)

Les États membres devraient garantir la coordination et la complémentarité entre les actions soutenues par ces fonds.

(24)

Les États membres , tout en respectant pleinement les principes de partenariat, de subsidiarité et de gouvernance à niveaux multiples, conformément à l’article 6 du RDC, devraient garantir la coordination et la complémentarité entre les actions soutenues par ces fonds.

Exposé des motifs

L’approche territoriale sur laquelle repose le FSE+ devrait également nécessiter une étroite interaction entre tous les niveaux de gouvernement et les autres entités mentionnées à l’article 6 du règlement portant dispositions communes (RDC) afin de garantir la coordination et la complémentarité.

Amendement 18

Ajouter un nouveau considérant après le considérant 25

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(25 bis )

De plus, il convient de tenir compte des dispositions de l’article 174, troisième alinéa, du TFUE, qui disposent qu’une attention particulière est accordée aux régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents, notamment les régions insulaires, transfrontalières et de montagne.

Amendement 19

Considérant 26

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(26)

La mise en œuvre efficiente et efficace des actions soutenues par le FSE+ dépend de la bonne gouvernance et du partenariat entre tous les acteurs aux niveaux territoriaux pertinents et les acteurs socioéconomiques, en particulier les partenaires sociaux et les organisations de la société civile. Il est dès lors essentiel que les États membres encouragent la participation des partenaires sociaux et de la société civile à la mise en œuvre du FSE+ en gestion partagée.

(26)

La mise en œuvre efficiente et efficace des actions soutenues par le FSE+ dépend de la bonne gouvernance et du partenariat entre tous les acteurs aux niveaux territoriaux pertinents , spécialement et concrètement ceux du niveau régional et local, et les acteurs socioéconomiques, en particulier les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales . Il est dès lors essentiel que les États membres et les collectivités régionales et locales encouragent la participation des partenaires sociaux et de la société civile à la mise en œuvre du FSE+ en gestion partagée.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 20

Considérant 28

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(28)

Les États membres et la Commission devraient veiller à ce que le FSE+ contribue à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes conformément à l’article 8 du TFUE afin de favoriser l’égalité de traitement et l’égalité des chances entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, y compris en ce qui concerne la participation au marché du travail, les conditions d’emploi et la progression de carrière. Ils devraient également veiller à ce que le FSE+ favorise l’égalité des chances pour tous, sans discrimination, conformément à l’article 10 du TFUE, ainsi que l’intégration dans la société des personnes handicapées sur la base de l’égalité avec les autres, et contribue à la mise en œuvre de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Ces principes devraient être pris en compte dans toutes les dimensions et à tous les stades de l’élaboration, du suivi, de la mise en œuvre et de l’évaluation des programmes, en temps opportun et de manière cohérente, tout en veillant à ce que des actions spécifiques soient menées pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et l’égalité des chances. Le FSE+ devrait également promouvoir la transition de soins résidents/en institution vers une prise en charge par la famille et des soins de proximité, en particulier pour les personnes confrontées à une discrimination multiple. Le FSE ne devrait pas soutenir les actions qui contribuent à la ségrégation ou à l’exclusion sociale. Le règlement (UE) no […] [futur règlement portant dispositions communes] dispose que les règles d’éligibilité des dépenses doivent être établies au niveau national, hormis certaines exceptions pour lesquelles il est nécessaire de fixer des dispositions spécifiques en ce qui concerne le volet du FSE+ relevant de la gestion partagée.

(28)

Les autorités de gestion des États membres à l’échelon national et régional et la Commission devraient veiller à ce que le FSE+ contribue à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes conformément à l’article 8 du TFUE afin de favoriser l’égalité de traitement et l’égalité des chances entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, y compris en ce qui concerne la participation au marché du travail, les conditions d’emploi et la progression de carrière. Ils devraient également veiller à ce que le FSE+ favorise l’égalité des chances pour tous, sans discrimination, conformément à l’article 10 du TFUE, ainsi que l’intégration dans la société des personnes handicapées sur la base de l’égalité avec les autres, et contribue à la mise en œuvre de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Ces principes devraient être pris en compte dans toutes les dimensions et à tous les stades de l’élaboration, du suivi, de la mise en œuvre et de l’évaluation des programmes, en temps opportun et de manière cohérente, tout en veillant à ce que des actions spécifiques soient menées pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et l’égalité des chances. Le FSE+ devrait également promouvoir la transition de soins résidents/en institution vers une prise en charge par la famille et des soins de proximité, en particulier pour les personnes confrontées à une discrimination multiple. Le FSE ne devrait pas soutenir les actions qui contribuent à la ségrégation ou à l’exclusion sociale. Le règlement (UE) no […] [futur règlement portant dispositions communes] dispose que les règles d’éligibilité des dépenses doivent être établies au niveau national, hormis certaines exceptions pour lesquelles il est nécessaire de fixer des dispositions spécifiques en ce qui concerne le volet du FSE+ relevant de la gestion partagée.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 21

Considérant 30

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(30)

En ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel dans le cadre du présent règlement, il convient que les responsables du traitement des données accomplissent leurs tâches aux fins du présent règlement conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil.

(30)

En ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel dans le cadre du présent règlement, il convient que les responsables nationaux et régionaux du traitement des données accomplissent leurs tâches aux fins du présent règlement conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil. En outre, les États membres doivent garantir l’accès à ces données par des moyens permettant de respecter les délais de transmission des indicateurs.

Amendement 22

Considérant 31

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(31)

L’expérimentation sociale est un projet d’essai à petite échelle qui permet la collecte de données sur la faisabilité des innovations sociales. Les idées réalisables pourrai en t être mises en œuvre à plus grande échelle ou dans d’autres contextes avec le soutien financier du FSE+ et d’autres sources.

(31)

L’expérimentation sociale est un projet d’essai à petite échelle qui permet la collecte de données sur la faisabilité des innovations sociales. L ’évaluation de la qualité et la mise en œuvre d es idées réalisables pourrait être encouragée à plus grande échelle ou dans d’autres contextes dans différentes régions ou différents États membres avec le soutien financier du FSE+ ou en combinaison avec d’autres ressources.

Exposé des motifs

Pour contribuer à la diffusion d’idées réalisables, la coopération transnationale ne doit pas se limiter aux innovations améliorées par les États membres, mais doit s’étendre à l’exercice pilote de ville à ville d’innovations qui ont fait leurs preuves.

Amendement 23

Ajouter un nouveau considérant après le considérant 31

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(31 bis )

Le champ d’application du FSE+ couvre les partenariats transfrontières entre les services publics régionaux de l’emploi et les partenaires sociaux, de même que leurs activités visant à promouvoir la mobilité volontaire et équitable ainsi que la transparence et l’intégration des marchés du travail transfrontières via des activités d’information, de conseil et de placement. Dans de nombreuses régions frontalières, ils jouent un rôle important dans le développement d’un véritable marché européen du travail.

Amendement 24

Considérant 32

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(32)

Le FSE+ contient des dispositions destinées à assurer la libre circulation des travailleurs sans discrimination en garantissant une coopération étroite des services centraux de l’emploi des États membres entre eux et avec la Commission. Le réseau européen de services de l’emploi devrait favoriser un meilleur fonctionnement des marchés du travail en facilitant la mobilité transfrontière des travailleurs et une plus grande transparence des informations sur les marchés du travail. Le champ d’application du FSE+ couvre également l’élaboration et le soutien de programmes de mobilité ciblés en vue de pourvoir des postes vacants là où des lacunes ont été constatées sur le marché du travail.

(32)

Le FSE+ contient des dispositions destinées à assurer la libre circulation des travailleurs sans discrimination en garantissant une coopération étroite des services centraux et régionaux de l’emploi des États membres entre eux et avec la Commission. Le réseau européen de services de l’emploi devrait favoriser un meilleur fonctionnement des marchés du travail en facilitant la mobilité transfrontière des travailleurs et une plus grande transparence des informations sur les marchés du travail. Le champ d’application du FSE+ couvre également l’élaboration et le soutien de programmes de mobilité ciblés en vue de pourvoir des postes vacants là où des lacunes ont été constatées sur le marché du travail.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 25

Considérant 36

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(36)

Le fait de maintenir les personnes en bonne santé et en activité plus longtemps et de leur donner les moyens de jouer un rôle actif dans la gestion de leur santé aura une incidence positive sur la santé, sur la réduction des inégalités dans ce domaine, sur la qualité de vie, la productivité, la compétitivité et l’inclusivité, tout en réduisant les pressions s’exerçant sur les budgets nationaux. La Commission s’est engagée à aider les États membres à atteindre leurs objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 3 «Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge».

(36)

Le fait de maintenir les personnes en bonne santé et en activité plus longtemps et de leur donner les moyens de jouer un rôle actif dans la gestion de leur santé aura une incidence positive sur la santé, notamment sur la réduction des inégalités concernant l’accès aux soins et à la prévention , sur la qualité de vie, la productivité, la compétitivité et l’inclusivité, tout en réduisant les pressions s’exerçant sur les budgets nationaux. La Commission s’est engagée à aider les États membres et les régions à atteindre leurs objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 3 «Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge».

Amendement 26

Considérant 46

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(46)

Donnant à la lutte contre le changement climatique l’importance qu’elle mérite conformément aux engagements pris par l’Union d’appliquer l’accord de Paris et les objectifs de développement durable des Nations unies, le présent règlement contribuera à intégrer l’action climatique dans les politiques de l’Union et à atteindre la cible globale de 25 % des dépenses budgétaires de l’Union européenne consacrées à la réalisation des objectifs en matière de climat. Les actions pertinentes seront identifiées au cours de la préparation et de la mise en œuvre et seront réévaluées dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours.

(46)

Donnant à la lutte contre le changement climatique l’importance qu’elle mérite conformément aux engagements pris par l’Union d’appliquer l’accord de Paris et les objectifs de développement durable des Nations unies, le présent règlement contribuera à intégrer l’action climatique dans les politiques de l’Union afin de parvenir à une transition socialement acceptable et juste vers une économie durable à faible intensité en carbone et à atteindre une cible globale telle que les dépenses budgétaires de l’Union européenne consacrées à la réalisation des objectifs en matière de climat puissent excéder 30 % . Les actions pertinentes seront identifiées au cours de la préparation et de la mise en œuvre et seront réévaluées dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours.

Exposé des motifs

Il s’agit d’être cohérent avec l’avis 2389/2018 «Paquet législatif sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027.

Amendement 27

Article 2, paragraphe 1, point 3)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3)

«assistance matérielle de base»: les biens qui répondent aux besoins essentiels qu’une personne doit satisfaire pour vivre dans la dignité, tels que des vêtements, des produits d’hygiène et du matériel scolaire;

3)

«assistance matérielle de base»: les biens qui répondent aux besoins essentiels qu’une personne doit satisfaire pour vivre dans la dignité, tels que des vêtements, des produits d’hygiène et du matériel scolaire , une alimentation appropriée, un logement décent et des soins de santé ;

Amendement 28

Article 2, paragraphe 1

Ajouter un nouveau point après le point 7)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

«partenariats transfrontières»: dans le volet relatif à l’emploi et à l’innovation sociale, des structures de coopération entre les services publics de l’emploi et les partenaires sociaux dans les régions frontalières d’au moins deux pays;

Amendement 29

Article 2, paragraphe 1, point 10)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

10)

«entité juridique»: toute personne physique, ou toute personne morale constituée et reconnue comme telle en vertu du droit national, du droit de l’Union ou du droit international, dotée de la personnalité juridique et qui peut, agissant en son nom propre, exercer des droits et être soumise à des obligations;

10)

«entité juridique»: toute personne physique, ou toute personne morale constituée et reconnue comme telle en vertu du droit national, du droit de l’Union ou du droit international, dotée de la personnalité juridique et qui peut, agissant en son nom propre, exercer des droits et être soumise à des obligations;

Exposé des motifs

Cet amendement, d’ordre linguistique, concerne uniquement la version espagnole du texte. Il est jugé plus approprié, dans la version espagnole, de traduire le terme «legal entity» par «sujeto de derecho» plutôt que par «entidad jurídica» dans la mesure où, d’un point de vue juridique, il semble contradictoire de se référer à une personne comme à une entité juridique.

Amendement 30

Article 2, paragraphe 1, point 16)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

16)

«innovations sociales»: des activités dont les fins comme les moyens revêtent un caractère social et en particulier celles relatives à la conception et à la mise en œuvre de nouvelles idées (concernant des produits, services et modèles) qui répondent à des besoins sociaux tout en créant de nouvelles relations ou collaborations sociales , bénéficiant ainsi à la société et renforçant la capacité de celle-ci à agir;

16)

«innovations sociales»: des activités collectives dont les fins comme les moyens revêtent un caractère social et en particulier celles relatives à la conception , l’essai, la validation, la mise en œuvre et le développement de nouvelles combinaisons ou de nouveaux produits, services, modèles ou pratiques qui répondent à des besoins sociaux et résolvent des défis de société, tout en créant de nouvelles relations ou collaborations sociales entre le secteur public, le secteur privé et les organisations du troisième secteur, de manière à donner les moyens d’agir aux acteurs de la société civile et à renforcer leur capacité d’ agir;

Amendement 31

Article 2, paragraphe 1, point 17)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

17)

«expérimentations sociales»: des interventions offrant une réponse innovante à des besoins sociaux, mises en œuvre à petite échelle et dans des conditions permettant de mesurer leurs effets, préalablement à leur mise en œuvre dans d’autres contextes ou à plus grande échelle si les résultats se révèlent probants ;

17)

«expérimentations sociales»: l’essai et l’évaluation comparative des réponse s innovante s à des besoins sociaux, mises en œuvre à petite échelle et dans des conditions permettant de mesurer leurs effets, préalablement à leur mise en œuvre dans d’autres contextes géographiques ou sectoriels ou à plus grande échelle si les résultats se révèlent avantageux par rapport aux pratiques actuelles ;

Amendement 32

Article 3, premier alinéa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le FSE+ a pour objectif d’aider les États membres à atteindre des niveaux d’emploi élevés, à assurer une protection sociale équitable et à disposer d’une main-d’œuvre qualifiée et résiliente préparée au monde du travail futur, conformément aux principes énoncés dans le socle européen des droits sociaux, proclamé par le Parlement européen, le Conseil et la Commission le 17 novembre 2017.

Le FSE+ a pour objectif d’aider les États membres , à leurs divers échelons central, régional et local, à atteindre des niveaux d’emploi élevés, à assurer une protection sociale équitable et à disposer d’une main-d’œuvre qualifiée et résiliente préparée au monde du travail futur, conformément aux principes de la politique de cohésion en matière de réduction des disparités et de renforcement de la cohésion économique, sociale et territoriale, conformément à l’article 174 du TFUE, aux principes énoncés dans le socle européen des droits sociaux proclamé par le Parlement européen, le Conseil et la Commission le 17 novembre 2017 et à la réalisation des objectifs de développement durable, en tenant compte de la nécessité de définir des mesures intégrées qui reflètent les réalités infranationales spécifiques .

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 33

Article 3, deuxième alinéa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le FSE+ soutient, complète et accroît la valeur des politiques des États membres visant à garantir l’égalité des chances, l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables, la protection et l’inclusion sociales ainsi qu’un niveau élevé de protection de la santé humaine.

Le FSE+ soutient, complète et accroît la valeur des politiques des États membres et de leurs autorités infranationales visant à garantir l’égalité des chances, l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables, la protection et l’inclusion sociales ainsi qu’un niveau élevé de protection de la santé humaine.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 34

Article 4, paragraphe 1, point i)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

i)

améliorer l’accès à l’emploi de tous les demandeurs d’emploi, notamment des jeunes et des chômeurs de longue durée, et des personnes inactives , promouvoir l’emploi indépendant et l’économie sociale;

i)

améliorer l’accès à l’emploi de tous les demandeurs d’emploi, notamment des jeunes et des chômeurs de longue durée, des personnes inactives et des personnes présentant des handicaps, en promouvant l’emploi indépendant et en accroissant l’emploi dans les structures économiques et les entités de l’économie sociale , ainsi qu’en soutenant la mobilité transfrontière des travailleurs ;

Exposé des motifs

Faire expressément références aux personnes présentant des handicaps, ainsi qu’à la promotion de la mobilité transfrontalière des travailleurs, compte tenu de l’importance de ces questions pour une Europe dont la cohésion économique, sociale et territoriale soit accrue. L’accroissement de l’emploi doit couvrir tous les acteurs de l’économie.

Amendement 35

Article 4, paragraphe 1, point ii))

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

ii)

moderniser les institutions et services du marché du travail pour qu’ils jaugent et anticipent les besoins de compétences et apportent, en temps opportun, une assistance et un soutien adaptés face aux enjeux de l’adéquation aux besoins du marché du travail, des transitions et de la mobilité;

ii)

moderniser les institutions et services du marché du travail pour qu’ils jaugent et anticipent les besoins de compétences et apportent, en temps opportun, une assistance et un soutien adaptés face aux enjeux de l’adéquation aux besoins du marché du travail, des transitions et de la mobilité et améliorer la qualité du travail dans tous ses aspects ;

Exposé des motifs

Faire expressément mention de l’amélioration de la qualité du travail dans tous ses aspects, compte tenu de son importance pour parvenir à une Europe plus inclusive et à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 36

Article 4, paragraphe 1, point iv)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

iv)

améliorer la qualité, l’efficacité des systèmes d’éducation et de formation ainsi que leur adéquation au marché du travail, pour favoriser l’acquisition de compétences clés dont les compétences numériques;

iv)

améliorer la qualité, l’efficacité des systèmes d’éducation et de formation et de l’enseignement supérieur ainsi que leur adéquation au marché du travail, pour favoriser l’acquisition de compétences clés dont les compétences numériques;

Exposé des motifs

Il doit continuer à être possible de promouvoir le potentiel éducatif en vue d’accroître le pouvoir d’innovation d’une région et d’améliorer, au moyen des qualifications, les possibilités d’accès aux secteurs scientifiques et économiques. À cet égard, le financement dans le domaine de la formation universitaire revêt une importance particulière.

Amendement 37

Article 4, paragraphe 1, point v)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

v)

promouvoir l’égalité d’accès et la participation aboutie à une éducation ou formation inclusive et de qualité, en particulier pour les groupes défavorisés, de l’éducation et l’accueil des jeunes enfants à l’éducation et la formation des adultes en passant par l’enseignement général et l’enseignement et la formation professionnels et par l’enseignement supérieur, et faciliter la mobilité à des fins d’apprentissage pour tous;

v)

promouvoir l’égalité d’accès et la participation aboutie à une éducation ou formation inclusive et de qualité, en particulier pour les groupes défavorisés, de l’éducation et l’accueil des jeunes enfants à l’éducation et la formation des adultes en passant par l’enseignement général et l’enseignement et la formation professionnels et par l’enseignement supérieur, et faciliter la mobilité à des fins d’apprentissage pour tous;

Exposé des motifs

Il doit continuer à être possible de promouvoir le potentiel éducatif en vue d’accroître le pouvoir d’innovation d’une région et d’améliorer, au moyen des qualifications, les possibilités d’accès aux secteurs scientifiques et économiques. À cet égard, le financement dans le domaine de la formation universitaire revêt une importance particulière.

Amendement 38

Ajouter un nouveau point après l’article 4, paragraphe 1, point xi)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

xii)

renforcer les capacités institutionnelles des autorités et des acteurs intéressés et favoriser l’efficacité de l’administration publique.

Exposé des motifs

Le but que poursuit l’amendement est de proroger pour l’après-2020 l’objectif thématique 11 qui est assigné aux Fonds structurels et d’investissement européens dans l’actuelle période de programmation, eu égard au retard qu’accuse le renforcement des capacités institutionnelles et des administrations locales.

Amendement 39

Article 4, paragraphe 2, point 1)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1)

à une Europe plus intelligente par le développement des compétences nécessaires pour la spécialisation intelligente et pour les technologies clés génériques, la transition industrielle, la coopération sectorielle en matière de compétences et d’esprit d’entreprise, la formation de s chercheurs, les activités de mise en réseau et les partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur, les établissements d’enseignement et de formation professionnels (EFP), les centres de recherche et de technologie, les entreprises et les grappes d’entreprises, le soutien des microentreprises, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale;

1)

à une Europe plus intelligente par le développement des compétences nécessaires pour la spécialisation intelligente et pour les technologies clés génériques, la transition industrielle, la coopération sectorielle en matière de compétences et d’esprit d’entreprise, la formation de chercheurs et de formateurs , les activités de mise en réseau et les partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur, les établissements d’enseignement et de formation professionnels (EFP), les centres de recherche et de technologie, les entreprises et les grappes d’entreprises, le soutien des microentreprises, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale;

Exposé des motifs

La formation des chômeurs étant principalement axée sur l’obtention d’un emploi, son succès exige des formateurs spécialisés.

Amendement 40

Article 5, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. La partie de l’enveloppe financière destinée au volet du FSE+ relevant de la gestion partagée au titre de l’objectif «Investissement pour l’emploi et la croissance» est établie à 100 000 000 000 EUR en prix courants ou à 88 646 194 590 EUR en prix de 2018, dont 200 000 000 EUR en prix courants ou 175 000 000 EUR en prix de 2018 sont destinés à la coopération transnationale favorisant les solutions innovantes visée à l’article 23, point i), et 400 000 000 EUR en prix courants ou 376 928 934 EUR en prix de 2018 au financement supplémentaire des régions ultrapériphériques mentionnées à l’article 349 du TFUE et des régions de niveau NUTS 2 remplissant les critères fixés à l’article 2 du protocole no 6 de l’acte d’adhésion de 1994.

2. La partie de l’enveloppe financière destinée au volet du FSE+ relevant de la gestion partagée au titre de l’objectif «Investissement pour l’emploi et la croissance» est établie à 100 000 000 000 EUR en prix courants ou à 88 646 194 590 EUR en prix de 2018, dont 200 000 000 EUR en prix courants ou 175 000 000 EUR en prix de 2018 sont destinés à la coopération transnationale favorisant les solutions innovantes visée à l’article 23, point i). La répartition de l’enveloppe financière prête une attention particulière aux régions en retard de développement, ainsi qu’aux autres régions visées à l’article 174, troisième alinéa, du TFUE, dans le but de contribuer à la cohésion économique, sociale et territoriale. En outre, 400 000 000 EUR en prix courants ou 376 928 934 EUR en prix de 2018 sont alloués au financement supplémentaire des régions ultrapériphériques mentionnées à l’article 349 du TFUE et des régions de niveau NUTS 2 remplissant les critères fixés à l’article 2 du protocole no 6 de l’acte d’adhésion de 1994.

Exposé des motifs

Dans la mesure où le FSE+ contribuera aux actions de l’Union tendant au renforcement de sa cohésion économique, sociale et territoriale, conformément à l’article 174 du TFUE, il y a lieu d’accorder, lors de la répartition de l’enveloppe financière, une attention particulière aux régions moins développées ainsi qu’aux autres régions visées à l’article 174, troisième alinéa, du TFUE, dans le but de contribuer à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 41

Article 5, paragraphe 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

5. Les montants mentionnés aux paragraphes 3 et 4 peuvent aussi être consacrés à l’aide technique et administrative apportée à l’exécution des programmes, sous la forme notamment d’activités de préparation, de suivi, de contrôle, d’audit et d’évaluation, y compris de systèmes internes de technologies de l’information.

5. Les montants mentionnés aux paragraphes 2, 3 et 4 peuvent aussi être consacrés à l’aide technique et administrative apportée à l’exécution des programmes, sous la forme notamment d’activités de préparation, de suivi, de contrôle, d’audit et d’évaluation, y compris de systèmes internes de technologies de l’information.

Exposé des motifs

Il est nécessaire de préciser que les montants mentionnés au paragraphe 2 (fonds en gestion partagée) peuvent eux aussi être consacrés à l’aide technique.

Amendement 42

Article 7, paragraphe 1, premier alinéa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Les États membres concentrent les ressources du FSE+ relevant de la gestion partagée sur des interventions qui portent sur les défis recensés dans leurs programmes nationaux de réformes, dans le contexte du semestre européen ainsi que dans les recommandations par pays pertinentes adoptées conformément à l’article 121, paragraphe 2, du TFUE et à l’article 148, paragraphe 4, du TFUE , et tiennent compte des principes et droits énoncés dans le socle européen des droits sociaux .

1. Les autorités de gestion des États membres , à l’échelon national et régional, allouent, en tenant compte des spécificités de chaque région, un montant suffisant de leurs ressources du FSE+ relevant de la gestion partagée à des interventions qui promeuvent la cohésion économique, sociale et territoriale et les droits énoncés dans le socle européen des droits sociaux et qui portent sur les défis recensés dans leurs programmes nationaux de réformes, dans le contexte du semestre européen ainsi que dans les rapports par pays et les recommandations sociales par pays adoptées conformément à l’article 121, paragraphe 2, du TFUE et à l’article 148, paragraphe 4, du TFUE , ainsi qu’à l’accord de Paris et aux objectifs de développement durable des Nations unies . Les États membres ne peuvent imposer des obligations supplémentaires aux bénéficiaires que lorsqu’elles sont justifiées pour atteindre les objectifs du FSE+ et leur mise en œuvre.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 43

Article 7, paragraphe 1, deuxième alinéa

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Les États membres et, le cas échéant, la Commission encouragent les synergies et assurent la coordination, la complémentarité et la cohérence entre le FSE+ et les autres Fonds, les programmes et les instruments de l’Union, tels qu’Erasmus, le Fonds «Asile et migration» et le programme d’appui à la réforme , y compris l’outil d’aide à la mise en place de réformes et l’instrument de soutien technique , tant pendant la planification que pendant la mise en œuvre. Les États membres et, le cas échéant, la Commission optimisent les mécanismes de coordination pour éviter les activités redondantes et assurer une étroite coopération entre les responsables de la mise en œuvre pour qu’ils mènent des actions de soutien cohérentes et rationalisées.

Les autorités de gestion des États membres à l’échelon national et régional et, le cas échéant, la Commission, encouragent les synergies et assurent la coordination, la complémentarité et la cohérence entre le FSE+ et les autres Fonds, notamment le Fonds européen de développement régional, le Fonds de cohésion et le Fonds européen agricole pour le développement rural, ainsi que les programmes et les instruments de l’Union tels qu’Erasmus, le Fonds «Asile et migration» et le programme d’appui à la réforme, tant pendant la planification que pendant la mise en œuvre , sans préjudice des objectifs prévus aux articles 3 et 4 et de la stratégie de développement durable . Les États membres et, le cas échéant, la Commission optimisent les mécanismes de coordination pour éviter les activités redondantes et assurer une étroite coopération entre les responsables de la mise en œuvre pour qu’ils mènent des actions de soutien cohérentes et rationalisées.

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale. En revanche, l’inclusion de la coordination avec les deux nouveaux instruments que sont l’outil d’aide à la mise en place de réformes et l’instrument de soutien technique n’est pas jugée nécessaire. La coordination doit se faire avec l’EFSI et les instruments mentionnés dans le texte des articles, en tenant compte de l’objectif principal du FSE+. De même, il convient de mentionner expressément la stratégie de développement durable.

Amendement 44

Article 7, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Les États membres utilisent un montant adéquat de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée pour relever les défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes adoptées conformément à l’article 121, paragraphe 2, du TFUE et à l’article 148, paragraphe 4, du TFUE et dans le contexte du semestre européen, qui relèvent du champ d’intervention du FSE+ délimité à l’article 4.

2. Les États membres , en coordination avec les régions, tenant compte de la gestion des compétences des différentes politiques et du financement nécessaire à cet effet, allouent un montant adéquat de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée pour relever les défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes en tenant compte des spécificités régionales qui ont été adoptées conformément à l’article 121, paragraphe 2, du TFUE et à l’article 148, paragraphe 4, du TFUE et dans le contexte du semestre européen, qui relèvent du champ d’intervention du FSE+ délimité à l’article 4 , en tenant compte également des principes et des droits établis par le socle européen des droits sociaux ainsi que de l’objectif de la cohésion économique, sociale et territoriale .

Exposé des motifs

Le respect de ces exigences peut être subordonné uniquement à la réalisation d’une plus grande cohésion économique et sociale à l’intérieur de l’Union européenne. Il convient donc, lors de la répartition des montants à allouer, de respecter la capacité de gestion et les domaines de compétence des collectivités régionales et locales en fonction des défis qu’elles doivent relever.

Amendement 45

Article 7, paragraphe 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

5. Les États membres dont le taux de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation dépasse le taux moyen de l’Union en 2019, sur la base des données d’Eurostat, affectent au moins 10 % de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée des années 2021 à 2025 à des actions ciblées et à des réformes structurelles visant à favoriser l’emploi des jeunes, la transition de l’enseignement au monde du travail, les filières de réinsertion dans l’enseignement ou la formation et l’éducation de la seconde chance, en particulier dans le contexte de la mise en œuvre des dispositifs de garantie pour la jeunesse.

5. Les États membres ayant des régions dont le taux de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation dépasse le taux moyen de l’Union en 2019, sur la base des données d’Eurostat, affectent au moins 15 % de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée des années 2021 à 2025 à des actions ciblées et à des réformes structurelles visant à favoriser l’emploi des jeunes, la transition de l’enseignement au monde du travail, les filières de réinsertion dans l’enseignement ou la formation et l’éducation de la seconde chance, en particulier dans le contexte de la mise en œuvre des dispositifs de garantie pour la jeunesse à l’échelon local et régional .

Lors de la programmation des ressources du FSE+ relevant de la gestion partagée pour 2026 et 2027, à mi-parcours conformément à l’article [14] du [futur règlement portant dispositions communes], les États membres dont le taux de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation dépasse le taux moyen de l’Union en 2024, sur la base des données d’Eurostat, affectent au moins 10 % de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée des années 2026 et 2027 auxdites actions.

Lors de la programmation des ressources du FSE+ relevant de la gestion partagée pour 2026 et 2027, à mi-parcours conformément à l’article [14] du [futur règlement portant dispositions communes], les États membres dont le taux de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation dépasse le taux moyen de l’Union en 2024, sur la base des données d’Eurostat, affectent au moins 10 % de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée des années 2026 et 2027 auxdites actions.

Les régions ultrapériphériques qui satisfont aux conditions énoncées aux premier et deuxième alinéas affectent au moins 15 % des ressources FSE+ relevant de la gestion partagée de leurs programmes aux actions ciblées visées au premier alinéa. Cette affectation de ressources est prise en compte pour vérifier si le pourcentage minimal prévu aux premier et deuxième alinéas a été atteint à l’échelon national.

Les régions ultrapériphériques qui satisfont aux conditions énoncées aux premier et deuxième alinéas affectent au moins 15 % des ressources FSE+ relevant de la gestion partagée de leurs programmes aux actions ciblées visées au premier alinéa. Cette affectation de ressources est prise en compte pour vérifier si le pourcentage minimal prévu aux premier et deuxième alinéas a été atteint à l’échelon national.

Les États membres mènent ces actions en accordant la priorité aux jeunes inactifs et chômeurs de longue durée et en mettant en place des mesures ciblées de sensibilisation.

Les États membres mènent ces actions en accordant la priorité aux jeunes inactifs et chômeurs de longue durée et en mettant en place des mesures ciblées de sensibilisation. Les États membres affectent un montant adéquat de leurs ressources FSE+ relevant de la gestion partagée à la mise en œuvre de la garantie pour l’enfance européenne, afin de garantir que les enfants aient tous accès, dans des conditions identiques, à des soins de santé gratuits, à l’enseignement gratuit, à des structures de garde d’enfants gratuites, à un logement décent et à une alimentation adéquate.

Exposé des motifs

Les taux élevés de chômage et d’inactivité des jeunes affectent différents États membres, alors qu’à l’échelon régional les taux peuvent varier considérablement au sein d’un même État. Il est important dès lors que les calculs soient effectués sur la base des différentes réalités régionales et que l’allocation et la mise en œuvre des ressources s’effectuent dans les zones sensibles recensées. Le soutien à l’emploi des jeunes doit figurer parmi les grands défis que le FSE+ aura à relever, en particulier dans les États dont certaines régions présentent, en la matière, des taux supérieurs à la moyenne; aussi convient-il, en lui assignant au moins 15 % du budget prévu, de garantir que cette mission d’appui bénéficiera de ressources en suffisance.

Amendement 46

Article 8, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Chaque État membre assure aux partenaires sociaux et aux organisations de la société civile une participation adéquate à la mise en œuvre des politiques de l’emploi, d’éducation et d’inclusion sociale soutenues par le volet du FSE+ relevant de la gestion partagée.

1. Les autorités de gestion des État s membres , au niveau national et régional, assure nt aux partenaires sociaux et aux organisations de la société civile une participation adéquate à la mise en œuvre des politiques de l’emploi, d’éducation et d’inclusion sociale soutenues par le volet du FSE+ relevant de la gestion partagée , conformément aux dispositions du code de conduite relatif au partenariat et à la gouvernance à multiniveaux .

Exposé des motifs

Il convient de souligner le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales par leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale.

Amendement 47

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Les actions visant à relever les défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes et dans le contexte du semestre européen, visées à l’article 7, paragraphe 2, sont programmées au titre d’une ou de plusieurs priorités spécifiques .

Les actions visant à relever les défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes et dans le contexte du semestre européen, visées à l’article 7, paragraphe 2, sont programmées au titre d’une ou de plusieurs priorités. Il y a lieu de garantir une flexibilité suffisante au niveau de l’autorité de gestion afin de déterminer les priorités et les domaines pour les investissements du FSE+, en fonction des enjeux locaux ou régionaux spécifiques.

Exposé des motifs

Il n’est pas opportun d’intégrer dans une seule ou dans quelques-unes des priorités spécifiques les actions liées à la mise en œuvre des recommandations par pays. Il serait indiqué que ces actions en rapport avec les recommandations par pays soient reprises sous une des priorités ou sous quelques-unes d’entre elles, en fonction de la thématique couverte.

Amendement 48

Article 13, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Les États membres soutiennent des actions en faveur de l’innovation sociale et des expérimentations sociales ou renforcent les approches ascendantes basées sur des partenariats associant les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile, tels les groupes d’action locale qui élaborent et appliquent des stratégies de développement local mené par les acteurs locaux.

1. Les États membres soutiennent des actions en faveur de l’innovation sociale et des expérimentations sociales et/ ou renforcent les approches ascendantes basées sur des partenariats associant les pouvoirs publics au niveau national, régional et local, le secteur privé , les partenaires sociaux et la société civile, tels les groupes d’action locale qui élaborent et appliquent des stratégies de développement local mené par les acteurs locaux.

Exposé des motifs

Les groupes de développement rural et les stratégies de «développement local mené par les acteurs locaux» doivent être vus dans le cadre du FSE+ comme un instrument général destiné à renforcer l’approche territoriale du Fonds. Par conséquent, leur rôle devrait être étendu et constituer un instrument pour des actions innovantes.

Amendement 49

Article 13, paragraphe 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4. Chaque État membre consacre au moins une priorité à la mise en œuvre du paragraphe 1 ou du paragraphe 2, voire des deux. Le taux de cofinancement maximal de ces priorités peut être porté à 95 % pour l’affectation d’un maximum de 5 % de la dotation FSE+ nationale relevant de la gestion partagée à de telles priorités.

4. Chaque État membre consacre au moins une priorité à la mise en œuvre du paragraphe 1 ou du paragraphe 2, voire des deux. Le taux de cofinancement maximal de ces priorités peut être porté à 95 % pour l’affectation d’un maximum de 5 % de la dotation FSE+ nationale relevant de la gestion partagée à de telles priorités. Il y a lieu d’allouer un montant minimum de l’enveloppe nationale du FSE+ en gestion partagée au soutien des actions d’expérimentation et d’innovation sociale. Les règles d’audit pour ces actions doivent être suffisamment souples pour permettre la prise de risques et laisser le champ libre à la créativité. Il y a lieu également de garantir le soutien à la coopération transnationale afin de transférer des innovations ayant fait leurs preuves dans d’autres contextes au niveau local, régional ou national.

Exposé des motifs

L’expérience de la période 2014-2017 montre que le FSE peut être un catalyseur pour l’innovation sociale à l’échelon local, mais qu’un régime d’audit trop strict entrave son potentiel. De même, il est important que les règles soient suffisamment souples pour permettre la prise de risques et la prise de décisions de manière immédiate. Pour contribuer au transfert d’innovations sociales réussies, la coopération transnationale ne doit pas se limiter aux innovations améliorées par les États membres, mais doit s’ouvrir à l’exercice pilote, de ville à ville, d’innovations ayant fait leurs preuves.

Amendement 50

Article 14, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Outre les coûts visés à l’article [58] du [futur règlement portant dispositions communes], les coûts suivants sont exclus du soutien général du volet FSE+ relevant de la gestion partagée:

1. Outre les coûts visés à l’article [58] du [futur règlement portant dispositions communes], les coûts suivants sont exclus du soutien général du volet FSE+ relevant de la gestion partagée:

a)

l’achat de terrains et d’immeubles, la fourniture d’infrastructures , et

a)

l’achat de terrains et d’immeubles et la fourniture d’infrastructures

b)

l’achat de meubles, d’équipements et de véhicules, sauf si l’achat est nécessaire à la réalisation de l’objectif de l’opération, si ces biens sont totalement amortis ou si l’achat de ces biens est la solution la plus économique.

Exposé des motifs

Le point b) suppose une restriction à la dépense inutile, d’où la nécessité de le supprimer.

Amendement 51

Article 15, paragraphe 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

5. Les États membres permettent, lorsque des données sont disponibles dans des registres ou des sources équivalentes, aux autorités de gestion et aux autres organismes chargés de la collecte des données nécessaires au suivi et à l’évaluation du soutien général du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée d’obtenir ces données des registres de données ou des sources équivalentes, conformément à l’article 6, paragraphe 1, points c) et e), du règlement (UE) 2016/679.

5. Les États membres permettent, lorsque des données sont disponibles dans des registres ou des sources équivalentes, aux autorités de gestion et aux autres organismes chargés de la collecte des données nécessaires au suivi et à l’évaluation du soutien général du volet du FSE+ relevant de la gestion partagée d’obtenir ces données des registres de données ou des sources équivalentes, conformément à l’article 6, paragraphe 1, points c) et e), du règlement (UE) 2016/679. En outre, les États membres doivent garantir l’accès à ces données par des moyens permettant de respecter les délais de transmission des indicateurs.

Exposé des motifs

La simple autorisation d’obtenir des données provenant de registres administratifs ne garantit pas le respect de l’objectif de ce paragraphe de l’article 15, à savoir disposer des données individuelles des participants sans devoir les recueillir directement auprès de ces derniers afin, en toute logique, de transmettre les valeurs des indicateurs calculées à partir de ces données dans les délais fixés. C’est la raison pour laquelle il est indispensable de disposer de canaux permanents et souples afin de croiser les informations.

Amendement 52

Article 21, paragraphe 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4. Afin d’assurer des conditions uniformes de mise en œuvre du présent article, la Commission adopte un acte d’exécution établissant le modèle à utiliser pour l’enquête structurée sur les bénéficiaires finaux conformément à la procédure consultative prévue à l’article 39, paragraphe 2.

4. Afin d’assurer des conditions uniformes de mise en œuvre du présent article, la Commission adopte un acte d’exécution établissant le modèle à utiliser pour l’enquête structurée sur les bénéficiaires finaux conformément à la procédure consultative prévue à l’article 39, paragraphe 2. Les informations demandées dans l’enquête se limitent aux variables indispensables au suivi et à l’évaluation de l’état d’avancement du soutien du FSE+ à la lutte contre la privation matérielle.

Exposé des motifs

L’élaboration d’enquêtes auprès des ménages est coûteuse et peut constituer une charge gênante pour les citoyens, ce qui serait contraire aux dispositions du règlement (CE) no 223/2009 relatif aux statistiques européennes, qui établit le principe de «rapport coût-efficacité». Il convient de limiter les informations demandées dans l’enquête et, partant, d’éviter d’inclure des variables qui ne sont pas réellement nécessaires ou dont la difficulté d’obtention est disproportionnée par rapport aux avantages qu’elles comporteraient.

Amendement 53

Article 23, point h)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

h)

donner des conseils sur le développement des infrastructures sociales (y compris le logement, l’accueil de la petite enfance et l’éducation et la formation, les soins de santé et les soins de longue durée) nécessaires à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux;

h)

donner des conseils sur le développement des infrastructures sociales (y compris le logement, l’accueil de la petite enfance et l’éducation et la formation, les soins de santé et les soins de longue durée ainsi que les stratégies de développement mené par les acteurs locaux ) nécessaires à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux et des objectifs de développement durable des Nations unies ;

Amendement 54

Annexe II, point 2 — Indicateurs communs de résultat

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Nombre de bénéficiaires finaux recevant une aide alimentaire

Nombre de bénéficiaires finaux recevant une aide alimentaire

—

Nombre d’enfants âgés de moins de 18 ans,

—

Nombre d’enfants âgés de moins de 18 ans,

Exposé des motifs

Cet amendement ne concerne pas la version française. Dans la version espagnole, le libellé de l’indicateur («Número de niños de 18 años de edad omenos;») fait référence à une classe d’âge (0 à 18 ans) dont la limite maximale coïncide avec la limité minimale du groupe auquel se réfère l’indicateur suivant («Número de jóvenes de edades comprendidas entre los 18 y los 29 años»). Cela crée une confusion étant donné que les personnes de 18 ans seraient incluses dans les deux groupes.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

Rôle du Fonds social européen

1.

souligne que le Fonds social européen est devenu le principal instrument pour investir dans les personnes, promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et améliorer la vie de millions de citoyens et de citoyennes européens, et salue les effets positifs du Fonds social européen au cours de la période 2007/2013;

2.

approuve l’ajout, aux objectifs traditionnels du Fonds social européen que sont l’amélioration du bon fonctionnement des marchés du travail, la promotion de l’accès à un emploi de qualité et l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la formation, de nouveaux objectifs tels que l’emploi des jeunes et des efforts accrus en faveur de l’inclusion sociale et de la santé et de la réduction de la pauvreté;

3.

estime nécessaire que le Fonds social européen puisse devenir un instrument permettant de renforcer la croissance du PIB et de la productivité et de relever les défis de l’accès à un emploi décent et de qualité, contribuant ainsi à accélérer le processus de convergence économique et sociale au sein de l’Union européenne, miné par la crise et par la faiblesse de la reprise économique et sociale, de sorte qu’il demeure un pilier essentiel de la politique de cohésion et de la croissance à long terme, permette de concentrer les efforts sur l’amélioration du capital humain de l’Union européenne et des conditions d’accès à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité et de progression dans ce domaine, et d’aider les personnes et les secteurs qui ont été le plus durement touchés par la crise économique et n’ont pas encore réussi à s’en remettre pleinement;

4.

est d’avis qu’une conception et une mise en œuvre réussies du FSE+ peuvent contribuer à améliorer l’image de l’Union européenne auprès des citoyens, en rendant plus visibles les efforts de l’Union européenne en faveur des personnes les plus démunies;

Politique de cohésion

5.

se félicite du lien avec le socle européen des droits sociaux établi par la proposition de règlement relatif au FSE+, mais déplore l’absence d’un lien plus clair avec l’objectif de cohésion économique, sociale et territoriale, dans la mesure où ces deux éléments sont complémentaires et interdépendants;

6.

estime nécessaire de reconnaître le FSE+ comme un élément clef de la politique de cohésion dans la proposition de règlement et d’éviter de le transformer en un instrument de politique européenne sectorielle;

7.

rappelle que la valeur ajoutée du FSE+, par rapport à l’action des États membres, est liée aux besoins territoriaux et à l’intégration avec d’autres fonds de la politique de cohésion afin de mener à bien des initiatives cohérentes et globales au niveau local. Déplore par conséquent que le FSE+ soit financièrement séparé du FEDER et du Fonds de cohésion, dans la mesure où cela pourrait entraîner une désintégration de la politique de cohésion dans le cadre financier pluriannuel pour la période postérieure à 2027, comme cela s’est produit récemment avec le Feader;

Décentralisation, gestion partagée et cofinancement

8.

conteste le peu de visibilité des collectivités locales et régionales dans la proposition de règlement et rappelle à la Commission l’importance de ces administrations dans la gestion du Fonds, validée par une longue expérience;

9.

déplore le rôle prépondérant conféré aux autorités nationales des États membres au détriment des autorités régionales et locales, dans la mesure où il estime que cette centralisation ne peut découler que de l’ordre institutionnel de l’État membre en question;

10.

rappelle qu’il est avéré que la déconcentration a permis une meilleure mise en œuvre de l’approche locale et une répartition plus efficace des ressources et demande, à ce titre, que la proposition de règlement prévoie expressément, s’agissant de la gestion du Fonds et de sa répartition, de donner davantage de poids aux autorités régionales et locales dans les États membres dotés d’un degré élevé de décentralisation politique et administrative, de sorte que la structure de gestion du Fonds soit alignée sur la structure organisationnelle des États, en particulier les plus décentralisés;

11.

estime que le pari de la proposition de règlement, consistant à intégrer un modèle de gestion directe, même s’il est timide, constitue un précédent pour les futurs cadres et que modèle doit, en tout état de cause, se limiter aux seules actions jugées opportunes et relevant de son champ d’application et de la mission du FSE+;

12.

déplore le retour du n + 2 et de la réduction du taux de cofinancement et des montants de préfinancement que préconise la proposition de règlement portant dispositions communes, ce qui, associé à une éventuelle diminution des ressources pour la nécessaire contrepartie nationale résultant de politiques d’assainissement budgétaire, aura une incidence extrêmement négative sur la gestion du fonds, rendant impossible la réalisation des objectifs prévus. Demande par conséquent une augmentation, ou à tout le moins le maintien des taux de cofinancement des périodes de programmation 2007/2013 et 2014/2020, afin que le pari de l’inclusion sociale et le socle des droits sociaux ne soit pas assombri par une baisse du soutien financier de l’Union européenne. Rappelle qu’il existe certaines conditionnalités dont le respect ne relève pas du ressort des autorités locales et régionales; propose pour cette raison de prévoir une pénalité uniquement dans le cas où les collectivités régionales ou locales ont participé à la négociation de ces dispositions et, ce faisant, ont assumé une quelconque forme de responsabilité;

Budget

13.

se félicite à la fois de l’exercice de transparence effectué pour la première fois par la Commission européenne, qui alloue au FSE+ une enveloppe financière précise pour la période 2021-2027 et du fait que la proposition de la Commission ait tenu compte d’avis antérieurs du Comité des régions et ait proposé d’utiliser également des indicateurs sociaux autres que le PIB pour la répartition des ressources entre les États membres, et exhorte la Commission à tenir compte à l’avenir de l’intégration des ressortissants de pays tiers au delà du simple calcul du solde migratoire net;

14.

regrette la suppression de la part minimale de 23,1 % de la politique de cohésion qui doit être affectée au FSE+ ainsi que les réductions qui découlent de la proposition de la Commission sur la politique de cohésion en ce qui concerne le FSE, réduction qui se traduit non seulement par une baisse des ressources totales consacrées à l’emploi et à l’inclusion sociale, mais qui implique également un rétrécissement du rôle des collectivités locales et régionales dans la programmation et la gestion du FSE+;

15.

se déclare préoccupé par la réduction de l’enveloppe financière dans une proposition qui prévoit de nouveaux objectifs supplémentaires pour le FSE+, dans la mesure où cela implique d’allouer moins de ressources pour davantage d’objectifs;

16.

souligne que la mission spécifique du FSE consiste à soutenir des projets qui aident à adapter aux besoins du marché du travail les ressources que les collectivités locales et régionales tirent du capital humain qu’elles possèdent. Cette démarche est la seule susceptible de contenir les coûts qu’entraîne la migration de ce capital, ainsi que la perte de valeur qu’elle lui inflige, notamment sous l’effet de la «fuite des cerveaux». Il est primordial d’appuyer les actions qui visent à articuler l’offre éducative avec les tendances à l’œuvre sur le marché de l’emploi, de manière à réussir, dans le territoire concerné, à retenir les talents et à en attirer d’autres tout en créant des emplois;

17.

invite la Commission européenne, dans la répartition de ressources entre les États membres, à tenir compte des caractéristiques spécifiques des régions, en particulier de celles qui sont moins développées. En outre, il est tenu compte de la réalité spécifique des régions ultrapériphériques et des régions de niveau NUTS 2 répondant aux critères fixés à l’article 2 du protocole no 6 de l’acte d’adhésion de 1994 de même que de celle des régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents, conformément au mandat explicite de l’article 174 du TFUE;

Simplification

18.

se félicite de l’engagement en faveur d’une plus grande simplification qui se dégage de la proposition et invite la Commission européenne à prendre de nouvelles mesures de simplification, tant pour les autorités de gestion que pour les bénéficiaires dans les instruments à adopter pour la mise en œuvre du règlement, dans la mesure où il est capital de supprimer les exigences onéreuses et les obstacles administratifs dès le début du processus de sélection des opérations;

19.

se félicite de l’extension des outils de «paiement au résultat», ainsi que des plans d’action conjoints et des options simplifiées en matière de coûts dans le règlement portant dispositions communes; espère que les États membres n’ajouteront pas de règles supplémentaires à celles définies par la Commission européenne;

20.

rappelle que l’élaboration des indicateurs de réalisation et de résultat demande des efforts et du temps; estime dès lors que pour éviter une surcharge de travail et la mise en péril de la viabilité et de la qualité du système d’indicateurs, la transmission de données devrait être effectuée deux fois par an, en ce compris la préparation de la réunion annuelle des autorités de gestion avec la Commission et non tous les deux mois comme indiqué dans la proposition;

Coordination avec d’autres stratégies

21.

accueille très favorablement les dispositions de la proposition de règlement qui contribuent à consolider les principes d’égalité de genre et d’égalité des chances et en renforcent le caractère transversal, ces principes devant être pris en compte à toutes les étapes des programmes;

22.

se félicite du maintien, de la restructuration et de l’extension des objectifs fondamentaux des interventions du FSE+ mais souligne qu’il est indispensable, pour rendre possible l’inclusion sociale et l’attention aux plus défavorisés, de permettre des actions plus génériques, plus souples et plus ouvertes que celles qui sont d’application au cours de l’actuelle période de programmation;

23.

se félicite de l’ouverture prometteuse du FSE+ au domaine de l’innovation sociale, mais juge nécessaire de mettre en place les instruments et les mécanismes permettant de renforcer les capacités des acteurs en ce qui concerne la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de ce genre de programmes. La Commission devrait consacrer une partie de ses efforts à renforcer un réseau de soutien à la sensibilisation, à la formation et à l’assistance dans la planification et la mise en œuvre d’initiatives d’innovation sociale, en coordination avec l’initiative InvestEU»;

24.

note que le FSE+ peut et doit contribuer activement à la réalisation des objectifs de développement durable, ce qui exerce une incidence directe sur nombre d’entre eux et indirecte sur la quasi-totalité;

25.

est d’avis que le FSE+ doit améliorer la coordination et promouvoir les synergies avec les initiatives d’adaptation et d’amélioration des réponses face aux enjeux de la révolution numérique;

26.

soutient que le FSE+ doit améliorer la coordination et promouvoir les synergies par rapport aux initiatives liées aux questions de santé, dans une perspective tant de prévention que d’assistance;

27.

considère que le FSE+ doit contribuer à créer des sociétés plus égalitaires, et que placer l’individu au centre de son action est une priorité; salue dès lors le lien direct entre les objectifs du FSE+ et le socle européen des droits sociaux. Le Comité des régions reste cependant prudent en ce qui concerne le lien entre le FSE+ et les recommandations par pays adoptées dans le cadre du semestre européen; estime à cet égard que le FSE+ devrait faire l’objet d’une coordination appropriée avec le processus de gouvernance économique européenne tout en conservant son autonomie, et sans être subordonné à ce dernier. En outre, le Comité insiste sur la nécessité d’intégrer les priorités d’investissement du FSE+ dans une nouvelle stratégie européenne à long terme destinée à mettre en œuvre les objectifs de développement durable, reconnaissant que la proposition de la Commission respecte les principes de subsidiarité et de proportionnalité;

28.

est d’avis que ce n’est pas un choix judicieux que d’intégrer artificiellement dans une seule ou dans quelques-unes des priorités spécifiques les actions liées à la mise en œuvre des recommandations par pays, lesquelles couvrent généralement des champs d’intervention très variés, comme l’éducation, l’activation, la création de lieux d’accueil de la petite enfance, ou bien d’autres encore, et qui sont par ailleurs reprises dans divers objectifs spécifique du règlement sur le FSE. Il serait indiqué que ces actions en rapport avec les recommandations par pays soient reprises sous une des priorités ou sous quelques-unes d’entre elles, en fonction de la thématique couverte (emploi, éducation, inclusion sociale). Il convient également de faire observer que ces recommandations doivent être mises en corrélation avec les priorités fixées pour une perspective financière à plus long terme;

29.

dénonce le manque de précision concernant le pourcentage de ressources que les États membres doivent allouer pour relever les défis recensés dans le cadre du semestre européen de coordination des politiques économiques, des programmes nationaux de réforme et des recommandations par pays, et invite les institutions européennes à définir plus clairement les liens avec le semestre européen et, en particulier, à préciser ce pourcentage sans modifier le modèle de gouvernance et de gestion du Fonds et, notamment, sans que cela entraîne une diminution des ressources gérées par les autorités régionales dans les États fortement décentralisés;

30.

se félicite de l’inclusion de l’intégration socio-économique des migrants dans le domaine stratégique de l’inclusion sociale comme faisant partie de la réponse européenne sur cette question, réponse qui doit être ordonnée, globale, responsable, respectueuse de la dignité des personnes et inflexible vis-à-vis de toute discrimination;

31.

rappelle que les données empiriques montrent que l’intégration progressive de la population de travailleurs migrants peut représenter une chance importante en termes de dynamisme économique et d’amélioration de la situation de l’emploi. En outre, cet effet est optimisé si la main-d’œuvre immigrée est qualifiée;

32.

plaide pour que soit reconnu, dans l’intégration socio-économique des migrants, le rôle important que jouent les pouvoirs locaux et régionaux, notamment dans le cas des mineurs et des jeunes non accompagnés, et en particulier dans les pays limitrophes des frontières extérieures et insiste sur la nécessité de rechercher une plus grande complémentarité avec le Fonds «Asile et migration» en évitant le chevauchement entre les deux instruments et en renforçant la cohérence entre les politiques de soutien et d’intégration des migrants et les politiques de promotion et d’insertion socioprofessionnelle, en aidant les régions dont les besoins sont le plus criants au moyen d’un financement spécifique supplémentaire;

33.

demande que soient adoptés les mécanismes nécessaires permettant de garantir qu’au moins 10 % des ressources provenant du FSE+ soient consacrés à des mesures en faveur de l’emploi des jeunes, afin d’assurer l’efficacité et l’efficience de ces mesures et d’éviter ainsi la marginalisation des régimes de garantie de l’emploi des jeunes dans le nouveau FSE+; demande en outre que ces mesures tiennent compte des éventuelles disparités régionales et locales au sein d’un même État membre. Estime dès lors indispensable que la base de calcul du taux de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation supérieur à la moyenne de l’Union en 2019 soit établie à partir des données d’Eurostat à l’échelon régional, et non national.

Bruxelles, le 5 décembre 2018.

Le président du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


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