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AccueilDroit européen52018AR3660
Avis institutionnel52018AR3660

Avis du Comité européen des régions — Proposition de règlement relatif au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche

CELEX52018AR3660
TypeAvis institutionnel
Datemardi 9 octobre 2018

Résumé IA

Le Comité européen des régions émet un avis sur la proposition de règlement relative au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) pour la période 2021-2027. Il souligne la nécessité de renforcer la dimension territoriale et la gouvernance locale, en insistant sur le rôle crucial des régions et des collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques de pêche et de développement durable des zones côtières. L'avis appelle à une simplification des procédures et à une meilleure articulation avec les autres fonds structurels européens.

Texte intégral

21.12.2018

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 461/125


Avis du Comité européen des régions — Proposition de règlement relatif au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche

(2018/C 461/12)

Rapporteure générale:

Nathalie SARRABEZOLLES (FR/PSE), présidente du Conseil départemental du Finistère

Document de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et abrogeant le règlement (UE) no 508/2014 du Parlement européen et du Conseil

COM(2018)390 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Considérant 8

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(8)

Le cadre financier pluriannuel énoncé dans le règlement (UE) xx/xx[6] prévoit que le budget de l’Union doit continuer à soutenir les politiques en matière de pêche et d’affaires maritimes. Il convient que le budget du FEAMP s’élève, en prix courants, à 6 140 000 000 EUR. Les ressources du FEAMP devraient être réparties entre la gestion partagée, directe et indirecte. La somme de 5 311 000 000 EUR devrait être alloué e au soutien en gestion partagée et la somme de 829 000 000 EUR au soutien en gestion directe et indirecte. Afin d’assurer la stabilité, en particulier en ce qui concerne la réalisation des objectifs de la PCP, la définition des dotations nationales en gestion partagée pour la période de programmation 2021-2027 devrait se fonder sur les quotes-parts du FEAMP de la période 2014-2020. Il convient de réserver des montants spécifiques pour les régions ultrapériphériques, le contrôle et l’exécution, ainsi que la collecte et le traitement des données pour la gestion de la pêche et à des fins scientifiques, et de plafonner les montants destinés à l’arrêt définitif et extraordinaire des activités de pêche.

(8)

Le cadre financier pluriannuel énoncé dans le règlement (UE) xx/xx[6] prévoit que le budget de l’Union doit continuer à soutenir les politiques en matière de pêche et d’affaires maritimes. Il convient que le budget du FEAMP soit maintenu au même niveau que pour la période 2014-2020. Il devrait s’ élever , en prix courants, à 6 400 000 000 EUR. Les ressources du FEAMP devraient être réparties entre la gestion partagée, directe et indirecte. 90 % du budget total du FEAMP ( 5 760 000 000 EUR) devrai en t être alloué s au soutien en gestion partagée et 10 % (640 000 000 EUR) au soutien en gestion directe et indirecte. Afin d’assurer la stabilité, en particulier en ce qui concerne la réalisation des objectifs de la PCP, la définition des dotations nationales en gestion partagée pour la période de programmation 2021-2027 devrait se fonder sur les quotes-parts du FEAMP de la période 2014-2020. Il convient de réserver des montants spécifiques pour les régions ultrapériphériques, le contrôle et l’exécution, ainsi que la collecte et le traitement des données pour la gestion de la pêche et à des fins scientifiques, et de plafonner les montants destinés à l’arrêt définitif et extraordinaire des activités de pêche.

Exposé des motifs

Il y a lieu de maintenir la dotation budgétaire au même niveau que pour la période actuelle. La clef de répartition 90/10 entre gestions partagée, directe et indirecte devrait être rétablie (au lieu des 86 % proposés pour la gestion partagée).

Amendement 2

Considérant 10

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(10)

Le FEAMP devrait reposer sur quatre priorités: favoriser une pêche durable et la conservation des ressources biologiques de la mer; contribuer à la sécurité alimentaire dans l’Union au moyen d’une aquaculture et de marchés compétitifs et durables; permettre la croissance d’une économie bleue durable et favoriser la prospérité des communautés côtières; renforcer la gouvernance internationale des océans et faire en sorte que les mers et les océans soient sûrs, sécurisés, propres et gérés de manière durable. Il convient d’œuvrer en faveur de ces priorités par l’intermédiaire de la gestion partagée, directe et indirecte.

(10)

Le FEAMP devrait reposer sur quatre priorités: favoriser une pêche durable et la conservation des ressources biologiques de la mer; contribuer à la sécurité alimentaire dans l’Union au moyen d’une aquaculture et de marchés compétitifs et durables; permettre la croissance d’une économie bleue durable et favoriser la prospérité des communautés côtières; renforcer la gouvernance internationale des océans et faire en sorte que les mers et les océans soient sûrs, sécurisés, propres et gérés de manière durable. Il convient d’œuvrer en faveur de ces priorités par l’intermédiaire de la gestion partagée, directe et indirecte. En raison des défis actuels que rencontrent les politiques maritime et de la pêche, il est particulièrement important que le nouveau FEAMP assure l’accès aisé des bénéficiaires aux fonds;

Exposé des motifs

Si les quatre priorités doivent être accueillies favorablement, il convient de mettre davantage l’accent sur les intérêts des bénéficiaires.

Amendement 3

Considérant 12 bis (ajout)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le FEAMP doit également contribuer aux autres objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. En particulier, le présent règlement prend en compte les objectifs suivants:

Objectif de développement durable 1: ODD.1 Éradiquer la pauvreté: le FEAMP, conjointement avec le Feader, contribue à améliorer les conditions de vie des communautés littorales les plus fragiles, en particulier celles qui dépendent d’une unique ressource halieutique menacée par la surpêche, les changements globaux ou les problèmes environnementaux.

Objectif de développement durable 3: ODD.3 Bonne santé et bien-être: le FEAMP, conjointement avec le Feader, contribue à lutter contre la pollution des masses d’eau côtières, responsables de maladies endémiques, et à assurer une bonne qualité des aliments issus de la pêche et de l’aquaculture.

Objectif de développement durable 7: ODD.7 Énergies propres: en finançant l’économie bleue, le FEAMP, conjointement avec les fonds orientés vers l’Horizon 2020, favorise le déploiement des énergies marines renouvelables et s’assure que ce développement est compatible avec la protection de l’environnement marin et la préservation des ressources halieutiques.

Objectif de développement durable 8: ODD.8 Travail décent et croissance économique: le FEAMP, concomitamment avec le FSE, contribue au développement de l’économie bleue, facteur de croissance économique. Il s’assure par ailleurs que cette croissance économique est une source d’emplois décents pour les communautés littorales. Par ailleurs, le FEAMP contribue à l’amélioration des conditions de travail des pêcheurs.

Objectif de développement durable 12: ODD.12 Consommation et production responsables: le FEAMP contribue à tendre vers une utilisation rationnelle des ressources naturelles et à limiter le gaspillage des ressources naturelles et énergétiques.

Objectif de développement durable 13: Lutte contre le changement climatique: le FEAMP consacre une partie de son budget à la lutte contre le changement climatique.

Exposé des motifs

L’Union européenne a joué un rôle important dans la définition du programme mondial à l’horizon 2030 et s’est engagée à contribuer fortement à la réalisation de ses 17 objectifs [Communication de la Commission au Parlement européen, au Comité économique et social européen et au Comité des régions du 22 novembre 2016 — COM(2016) 739].

Amendement 4

Considérant 26

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(26)

Compte tenu des défis à relever pour atteindre les objectifs de conservation de la PCP, il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir les actions en faveur de la gestion de la pêche et des flottes de pêche. Dans ce contexte, le soutien à l’adaptation de la flotte demeure parfois nécessaire en ce qui concerne certains segments de flotte et bassins maritimes. Ce soutien devrait être concentré spécifiquement sur la conservation et l’exploitation durable des ressources biologiques de la mer et viser à parvenir à l’équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche disponibles. Par conséquent, il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir l’arrêt définitif des activités de pêche dans les segments de flotte où la capacité n’est pas équilibrée par rapport aux possibilités disponibles. Ce soutien devrait constituer un outil dans le cadre des plans d’action pour l’adaptation des segments de flotte pour lesquels une surcapacité structurelle a été mise en évidence, comme le prévoit l’article 22, paragraphe 4, du règlement (UE) no 1380/2013, et il devrait être mis en œuvre par la démolition du navire de pêche ou par son retrait et son réaménagement pour d’autres activités. Dans le cas où le réaménagement aurait pour effet d’augmenter la pression de la pêche récréative sur l’écosystème marin, le soutien ne devrait être accordé que s’il est conforme à la PCP et aux objectifs des plans pluriannuels. Afin d’assurer la cohérence entre l’adaptation structurelle de la flotte et les objectifs de conservation, le soutien à l’arrêt définitif des activités de pêche devrait être strictement conditionnel et lié à l’obtention de résultats. Il ne devrait donc être mis en œuvre que par le financement non lié aux coûts, tel que prévu par le règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes). Dans le cadre de ce mécanisme, les États membres devraient être remboursés par la Commission pour l’arrêt définitif des activités de pêche non sur la base des coûts réels encourus, mais sur celle du respect des conditions et de l’obtention de résultats. À cet effet, il convient que la Commission établisse dans un acte délégué ces conditions qui devraient être liées à la réalisation des objectifs de conservation de la PCP.

(26)

Compte tenu des défis à relever pour atteindre les objectifs de conservation de la PCP, il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir les actions en faveur de la gestion de la pêche et des flottes de pêche , conformément au rapport adopté par le Parlement européen sur la «gestion des flottes de pêche enregistrées dans les régions ultrapériphériques». Dans ce contexte, le soutien à l’adaptation de la flotte demeure parfois nécessaire en ce qui concerne certains segments de flotte et bassins maritimes. Ce soutien devrait être concentré spécifiquement sur la conservation et l’exploitation durable des ressources biologiques de la mer et viser à parvenir à l’équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche disponibles. Par conséquent, il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir l’arrêt définitif des activités de pêche dans les segments de flotte où la capacité n’est pas équilibrée par rapport aux possibilités disponibles. Ce soutien devrait constituer un outil dans le cadre des plans d’action pour l’adaptation des segments de flotte pour lesquels une surcapacité structurelle a été mise en évidence, comme le prévoit l’article 22, paragraphe 4, du règlement (UE) no 1380/2013, et il devrait être mis en œuvre par la démolition du navire de pêche ou par son retrait et son réaménagement pour d’autres activités. Dans le cas où le réaménagement aurait pour effet d’augmenter la pression de la pêche récréative sur l’écosystème marin, le soutien ne devrait être accordé que s’il est conforme à la PCP et aux objectifs des plans pluriannuels. Afin d’assurer la cohérence entre l’adaptation structurelle de la flotte et les objectifs de conservation, le soutien à l’arrêt définitif des activités de pêche devrait être strictement conditionnel et lié à l’obtention de résultats. Il ne devrait donc être mis en œuvre que par le financement non lié aux coûts, tel que prévu par le règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes). Dans le cadre de ce mécanisme, les États membres devraient être remboursés par la Commission pour l’arrêt définitif des activités de pêche non sur la base des coûts réels encourus, mais sur celle du respect des conditions et de l’obtention de résultats. À cet effet, il convient que la Commission établisse dans un acte délégué ces conditions qui devraient être liées à la réalisation des objectifs de conservation de la PCP.

Exposé des motifs

Le rapport Rodust adopté par le Parlement européen (A8-0138/2017) propose d’autoriser le financement public pour le renouvellement des flottes de pêche dans les régions ultrapériphériques.

Amendement 5

Considérant 28

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

La petite pêche côtière est effectuée par des navires dont la longueur est inférieure à douze mètres et qui n’utilisent pas d’engins remorqués. Ce type de pêche représente près de 75 % de tous les navires de pêche immatriculés dans l’Union et près de la moitié des emplois du secteur de la pêche. Les opérateurs de la petite pêche côtière sont particulièrement dépendants de la bonne santé des stocks de poissons, qui constituent leur principale source de revenus. Le FEAMP devrait donc leur accorder un traitement préférentiel au moyen d’un taux d’intensité de l’aide de 100 %, notamment pour les opérations liées au contrôle et à l’exécution, dans le but d’encourager leurs pratiques de pêche durables. En outre, certains domaines de soutien devraient être réservés à la petite pêche dans le segment de flotte dans lequel la capacité de pêche est proportionnée aux possibilités de pêche disponibles, c’est-à-dire le soutien à l’acquisition d’un navire d’occasion et au remplacement ou à la modernisation du moteur du navire . En outre, les États membres devraient inclure dans leur programme un plan d’action pour la petite pêche côtière qui devrait faire l’objet d’un suivi sur la base d’indicateurs pour lesquels il convient de fixer des valeurs intermédiaires et des valeurs cibles.

La petite pêche côtière est effectuée par des navires dont la longueur est inférieure à douze mètres et qui n’utilisent pas d’engins remorqués , et comprend la pêche et le ramassage de coquillages à pied . Ce type de pêche représente près de 75 % de tous les navires de pêche immatriculés dans l’Union et près de la moitié des emplois du secteur de la pêche. Les opérateurs de la petite pêche côtière sont particulièrement dépendants de la bonne santé des stocks de poissons, qui constituent leur principale source de revenus. Le FEAMP devrait donc leur accorder un traitement préférentiel au moyen d’un taux d’intensité de l’aide de 100 %, notamment pour les opérations liées au contrôle et à l’exécution, dans le but d’encourager leurs pratiques de pêche durables. En outre, certains domaines de soutien devraient être réservés à la petite pêche dans le segment de flotte dans lequel la capacité de pêche est proportionnée aux possibilités de pêche disponibles, c’est-à-dire le soutien à l’acquisition d’un navire d’occasion ou à la construction d’un nouveau navire lorsque cela n’accroît pas la capacité ou l’effort de pêche . En outre, les États membres devraient inclure dans leur programme un plan d’action pour la petite pêche côtière qui devrait faire l’objet d’un suivi sur la base d’indicateurs pour lesquels il convient de fixer des valeurs intermédiaires et des valeurs cibles.

Exposé des motifs

Le règlement FEAMP a pour objectif de participer à la politique de l’Union européenne sur la lutte contre le réchauffement climatique (considérant 13). Le remplacement des moteurs de propulsion et auxiliaires sur les navires est une des rares mesures permettant de contribuer à cet objectif, en particulier grâce à l’utilisation de nouvelles technologies et ne doit donc pas être limité à la petite pêche. La pêche à pied doit être prise en compte comme petite pêche côtière et le financement de navires neuf permet d’accélérer le renouvellement de la flotte de pêche européenne.

Amendement 6

Considérant 29

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(29)

Les régions ultrapériphériques, ainsi que le souligne la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque européenne d’investissement du 24 octobre 2017 intitulée «Un partenariat stratégique renouvelé et renforcé avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne» 10, sont confrontées à des défis spécifiques liés à leur éloignement, leur relief et leur climat tels qu’indiqués à l’article 349 du traité et possèdent également certains atouts pour le développement d’une économie bleue durable. Il convient donc, pour chaque région ultrapériphérique, d’accompagner le programme des États membres concernés d’un plan d’action pour le développement des secteurs de l’économie bleue durable, notamment l’exploitation durable des ressources halieutiques et de l’aquaculture, et de réserver une dotation financière pour soutenir la mise en œuvre de ces plans d’action. Il devrait également être possible pour le FEAMP de soutenir une compensation des surcoûts auxquels sont confrontées les régions ultrapériphériques en raison de leur situation géographique et de leur insularité. Ce soutien devrait être plafonné à un pourcentage de cette dotation financière globale. En outre, un taux d’intensité de l’aide plus élevé que celui appliqué aux autres opérations devrait être appliqué dans les régions ultrapériphériques.

(29)

Les régions ultrapériphériques, ainsi que le souligne la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque européenne d’investissement du 24 octobre 2017 intitulée «Un partenariat stratégique renouvelé et renforcé avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne» 10, sont confrontées à des défis spécifiques liés à leur éloignement, leur relief et leur climat tels qu’indiqués à l’article 349 du traité et possèdent également certains atouts pour le développement d’une économie bleue durable. Il convient donc, pour chaque région ultrapériphérique, d’accompagner le programme des États membres concernés d’un plan d’action pour le développement des secteurs de l’économie bleue durable, notamment l’exploitation durable des ressources halieutiques et de l’aquaculture, et de réserver une dotation financière pour soutenir la mise en œuvre de ces plans d’action. Il devrait également être possible pour le FEAMP de soutenir une compensation des surcoûts auxquels sont confrontées les régions ultrapériphériques en raison de leur situation géographique et de leur insularité. Ce soutien devrait être plafonné à un pourcentage de cette dotation financière globale. De plus, il convient d’envisager des dispositions spécifiques permettant le soutien du FEAMP à des opérations dans ces régions visant à la protection et au rétablissement de la biodiversité marine et côtière et des écosystèmes, à des investissements dans la flotte de pêche et à des investissements productifs dans l’aquaculture et l’industrie de transformation. En ce qui concerne les investissements dans la flotte de pêche, le FEAMP devrait soutenir des mesures spécifiques pour ces régions tenant compte de leurs spécificités et de leur situation géographique, et garantissant un équilibre durable entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche, conformément à la résolution du Parlement européen sur la «gestion des flottes de pêche enregistrées dans les régions ultrapériphériques». En outre, un taux d’intensité de l’aide plus élevé que celui appliqué aux autres opérations devrait être appliqué dans les régions ultrapériphériques.

Exposé des motifs

Le pourcentage d’aide alloué à la compensation des surcouts dans les régions ultrapériphériques doit rester plafonné. En revanche la fragilité de la situation économique et sociale structurelle des régions ultrapériphériques, ainsi que l’objectif de favoriser le développement de ces régions et celui d’assurer l’équilibre et l’égalité des chances entre tous les territoires de l’Union européenne justifie des mesures particulières.

Amendement 7

Considérant 32

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(32)

Il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir la promotion et le développement durable de l’aquaculture, y compris de l’aquaculture en eau douce, pour l’élevage d’animaux aquatiques et la culture de plantes aquatiques aux fins de la production de denrées alimentaires et d’autres matières premières. Plusieurs États membres continuent d’appliquer des procédures administratives complexes, qui par exemple rendent difficile l’accès à l’espace et alourdissent grandement les procédures d’octroi de licences, ce qui ne facilite pas la tâche du secteur pour améliorer l’image et la compétitivité des produits d’élevage et de culture. Le soutien devrait être cohérent avec les plans stratégiques nationaux pluriannuels pour l’aquaculture élaborés sur la base du règlement (UE) no 1380/2013. En particulier, le soutien à la durabilité de l’environnement, aux investissements productifs, à l’innovation, à l’acquisition de compétences professionnelles, à l’amélioration des conditions de travail, aux mesures compensatoires prévoyant des services essentiels de gestion des terres et de la nature devraient être éligibles. Les actions en matière de santé publique, les régimes d’assurance des élevages aquacoles et les programmes de santé et de bien-être des animaux devraient également être éligibles. Toutefois, dans le cas d’investissements productifs, le soutien ne devrait être fourni que par l’intermédiaire d’instruments financiers et d’InvestEU, qui offrent un effet de levier plus important sur les marchés et sont donc plus pertinents que des subventions pour répondre aux difficultés de financement du secteur.

(32)

Il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir la promotion et le développement durable de l’aquaculture, y compris de l’aquaculture en eau douce, pour l’élevage d’animaux aquatiques et la culture de plantes aquatiques aux fins de la production de denrées alimentaires et d’autres matières premières. Plusieurs États membres continuent d’appliquer des procédures administratives complexes, qui par exemple rendent difficile l’accès à l’espace et alourdissent grandement les procédures d’octroi de licences, ce qui ne facilite pas la tâche du secteur pour améliorer l’image et la compétitivité des produits d’élevage et de culture. Le soutien devrait être cohérent avec les plans stratégiques nationaux pluriannuels pour l’aquaculture élaborés sur la base du règlement (UE) no 1380/2013. En particulier, le soutien à la durabilité de l’environnement, aux investissements productifs, à l’innovation, à l’acquisition de compétences professionnelles, à l’amélioration des conditions de travail, aux mesures compensatoires prévoyant des services essentiels de gestion des terres et de la nature devraient être éligibles. Les actions en matière de santé publique, les régimes d’assurance des élevages aquacoles et les programmes de santé et de bien-être des animaux devraient également être éligibles. Toutefois, dans le cas d’investissements productifs , et à l’exception des investissements situés dans des régions ultrapériphériques , le soutien ne devrait être fourni que par l’intermédiaire d’instruments financiers et d’InvestEU, qui offrent un effet de levier plus important sur les marchés et sont donc plus pertinents que des subventions pour répondre aux difficultés de financement du secteur.

Exposé des motifs

L’article 349 du TFUE permet l’adoption de mesures particulières pour les régions ultrapériphériques. En raison de la fragilité des performances des entreprises situées dans les régions ultrapériphériques, il importe que toutes les formes de soutien aux entreprises restent admissibles de manière à favoriser les investissements productifs dans ces régions.

Amendement 8

Considérant 34

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(34)

Le secteur de la transformation joue un rôle dans la disponibilité et la qualité des produits de la pêche et de l’aquaculture. Il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir des investissements ciblés dans ce secteur pour autant qu’ils contribuent à la réalisation des objectifs de l’OCM. C e soutien ne devrait être fourni que par l’intermédiaire d’instruments financiers et d’InvestEU et non de subventions.

(34)

Le secteur de la transformation joue un rôle dans la disponibilité et la qualité des produits de la pêche et de l’aquaculture. Il devrait être possible pour le FEAMP de soutenir des investissements ciblés dans ce secteur pour autant qu’ils contribuent à la réalisation des objectifs de l’OCM. À l’exception des investissements situés dans des régions ultrapériphériques, c e soutien devrait être accordé uniquement par l’intermédiaire d’instruments financiers et InvestEU, et non au moyen de subventions.

Exposé des motifs

L’article 349 du TFUE permet l’adoption de mesures particulières pour les régions ultrapériphériques. En raison de la fragilité des performances des entreprises situées dans les régions ultrapériphériques, il importe que toutes les formes de soutien aux entreprises restent admissibles de manière à favoriser les investissements productifs dans ces régions.

Amendement 9

Article 3

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. […]

2. […]

(16)

«Incident environnemental: phénomène accidentel d’origine naturelle ou humaine entrainant une dégradation de l’environnement.»

(17)

«aquaculteur»: toute personne qui pratique une activité liée à l’aquaculture professionnelle reconnue par l’État membre, à bord d’un navire aquacole, ou qui pratique à titre professionnel l’élevage aquacole sans utiliser de navire;

(18)

«pêche côtière littorale»: la pêche pratiquée par des navires de pêche dont la longueur est inférieure à 24 mètres, dans les eaux territoriales, et dont les sorties sont d’une durée inférieure à 24 heures.

Exposé des motifs

La notion d’incident environnemental, utilisée à l’article 18, paragraphe 1, point d), n’est pas définie. Elle mérite de l’être afin que cette notion ne fasse pas l’objet d’interprétations ou de multiples demandes de précisions à la Commission.

Il convient d’inclure la définition de «aquaculteur» à l’article 3 afin déterminer le domaine d’action de ces professionnels, et aussi celle de «pêche côtière littorale», qui est l’activité prédominante en Méditerranée, avec des sorties d’une seule journée.

Amendement 10

Article 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Priorités

Priorités

Le FEAMP contribue à la mise en œuvre de la PCP et de la politique maritime. Il vise les priorités suivantes:

Le FEAMP contribue à la mise en œuvre de la PCP et de la politique maritime. Il vise les priorités suivantes:

(1)

favoriser une pêche durable et la conservation des ressources biologiques de la mer;

(1)

favoriser une pêche durable et la conservation des ressources biologiques de la mer;

(2)

contribuer à la sécurité alimentaire dans l’Union au moyen d’une aquaculture et de marchés compétitifs et durables;

(2)

contribuer à la sécurité alimentaire dans l’Union au moyen d’une aquaculture et de marchés compétitifs et durables;

(3)

permettre la croissance d’une économie bleue durable et favoriser la prospérité des communautés côtières;

(3)

permettre la croissance d’une économie bleue durable et favoriser la prospérité des communautés côtières;

(4)

renforcer la gouvernance internationale des océans et faire en sorte que les mers et les océans soient sûrs, sécurisés, propres et gérés de manière durable.

(4)

renforcer la gouvernance internationale des océans et faire en sorte que les mers et les océans soient sûrs, sécurisés, propres et gérés de manière durable.

L’aide accordée au titre du FEAMP contribue à la réalisation des objectifs de l’Union en matière d’environnement et d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ce changement. Cette contribution doit faire l’objet d’un suivi conformément à la méthodologie décrite à l’annexe IV.

L’aide accordée au titre du FEAMP contribue à la réalisation des objectifs de l’Union en matière d’environnement et d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ce changement , notamment s’agissant de favoriser la mise en œuvre de projets qui améliorent les possibilités d’élevage d’alevins, en conformité avec la directive-cadre sur l’eau (directive 2000/60/CE). Cette contribution doit faire l’objet d’un suivi conformément à la méthodologie décrite à l’annexe IV.

Exposé des motifs

Il convient de retenir parmi les objectifs du fond la possibilité d’assurer une transition verte, fondée sur une articulation étroite avec la durabilité environnementale, notamment pour ce qui est d’améliorer la qualité des cours d’eau comme sites de frai et de croissance des poissons.

Amendement 11

Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3. Outre les éléments visés à l’article 17 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes), le programme comprend:

3. Outre les éléments visés à l’article 17 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes), le programme comprend:

a)

une analyse de la situation en termes de forces, faiblesses, opportunités et menaces et l’identification des besoins auxquels le programme doit répondre dans la zone géographique concernée, y compris, le cas échéant, les bassins maritimes couverts par le programme;

a)

une analyse de la situation en termes de forces, faiblesses, opportunités et menaces et l’identification des besoins auxquels le programme doit répondre dans la zone géographique concernée, y compris, le cas échéant, les bassins maritimes couverts par le programme;

b)

le plan d’action pour la petite pêche côtière visé à l’article 15;

b)

le plan d’action pour la petite pêche côtière visé à l’article 15;

c)

le cas échéant, les plans d’action pour les régions ultrapériphériques visés au paragraphe 4.

c)

le cas échéant, les plans d’action pour les régions ultrapériphériques visés au paragraphe 4;

d)

le cas échéant, le plan d’action ou un programme opérationnel régional pour les autorités infranationales compétentes en matière de pêche et d’affaires maritimes.

[…]

[…]

6. La Commission évalue le programme conformément à l’article 18 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes). Dans le cadre de son évaluation, elle prend plus particulièrement en compte:

6. La Commission évalue le programme conformément à l’article 18 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes). Dans le cadre de son évaluation, elle prend plus particulièrement en compte:

a)

la maximisation de la contribution du programme aux priorités visées à l’article 4;

a)

la maximisation de la contribution du programme aux priorités visées à l’article 4;

b)

l’équilibre entre la capacité de pêche des flottes et les possibilités de pêche disponibles indiquées chaque année par les États membres conformément à l’article 22, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013;

b)

l’équilibre entre la capacité de pêche des flottes et les possibilités de pêche disponibles indiquées chaque année par les États membres conformément à l’article 22, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013;

c)

le cas échéant, les plans de gestion pluriannuels adoptés en vertu des articles 9 et 10 du règlement (UE) no 1380/2013, les plans de gestion adoptés en vertu de l’article 19 du règlement (CE) no 1967/2006 du Conseil et les recommandations des organisations régionales de gestion des pêches, si elles s’appliquent à l’Union;

c)

le cas échéant, les plans de gestion pluriannuels adoptés en vertu des articles 9 et 10 du règlement (UE) no 1380/2013, les plans de gestion adoptés en vertu de l’article 19 du règlement (CE) no 1967/2006 du Conseil et les recommandations des organisations régionales de gestion des pêches, si elles s’appliquent à l’Union;

d)

la mise en œuvre de l’obligation de débarquement visée à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013;

d)

la mise en œuvre de l’obligation de débarquement visée à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013;

e)

les données les plus récentes sur les performances socio-économiques de l’économie bleue durable, et en particulier le secteur de la pêche et de l’aquaculture;

e)

la contribution socio-économique attendue du programme sur l’économie bleue durable, et en particulier le secteur de la pêche et de l’aquaculture;

f)

le cas échéant, les analyses visées au paragraphe 5;

f)

le cas échéant, les analyses visées au paragraphe 5;

g)

la contribution du programme à la conservation et à la restauration des écosystèmes marins, tandis que le soutien lié aux zones Natura 2000 est conforme aux cadres d’action prioritaire établis conformément à l’article 8, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE;

g)

la contribution du programme à la conservation et à la restauration des écosystèmes marins, tandis que le soutien lié aux zones Natura 2000 est conforme aux cadres d’action prioritaire établis conformément à l’article 8, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE;

h)

la contribution du programme à la réduction des déchets marins conformément à la directive xx/xx du Parlement européen et du Conseil (directive relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique)

h)

la contribution du programme à la réduction des déchets marins conformément à la directive xx/xx du Parlement européen et du Conseil (directive relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique);

i)

la contribution du programme à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci.

i)

la contribution du programme à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci.

Exposé des motifs

3 d)

Laisser les États membres développer les programmes opérationnels régionaux, lorsqu’ils le souhaitent, dans le cadre de la programmation nationale pour les régions compétentes dans le domaine permettra des dépenses plus intelligentes et des stratégies régionales de spécialisation dans le cadre de l’enveloppe du FEAMP.

6 e)

Dans son évaluation des programmes des États, la Commission ne doit pas se contenter de prendre en compte des données mais doit également apprécier les apports socio-économiques des mesures proposées.

Amendement 12

Article 12

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Une demande présentée par un bénéficiaire n’est pas admissible au soutien du FEAMP pendant une période dé terminée fixée, en vertu du paragraphe 4, s’il a été établi par l’autorité compétente que le bénéficiaire en question:

Une demande présentée par un bénéficiaire n’est pas admissible au soutien du FEAMP pendant une période dé terminée fixée, en vertu du paragraphe 4, s’il a été établi par l’autorité compétente que le bénéficiaire en question:

a)

a commis des infractions graves en vertu de l’article 42 du règlement (CE) no 1005/2008 du Conseil28 ou de l’article 90 du règlement (CE) no 1224/2009 du Conseil ou en vertu d’autres actes législatifs adoptés par le Parlement européen et le Conseil ;

a)

a commis des infractions graves en vertu de l’article 42 du règlement (CE) no 1005/2008 du Conseil28 ou de l’article 90 du règlement (CE) no 1224/2009 du Conseil;

b)

a été impliqué dans l’exploitation, la gestion ou la propriété de navires de pêche figurant sur la liste de l’Union des navires INN visée à l’article 40, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1005/2008 ou d’un navire battant le pavillon de pays reconnus comme pays tiers non coopérants conformément à l’article 33 dudit règlement; ou

b)

a été impliqué dans l’exploitation, la gestion ou la propriété de navires de pêche figurant sur la liste de l’Union des navires INN visée à l’article 40, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1005/2008 ou d’un navire battant le pavillon de pays reconnus comme pays tiers non coopérants conformément à l’article 33 dudit règlement; ou

c)

a commis l’une quelconque des infractions environnementales énoncées aux articles 3 et 4 de la directive 2008/99/CE du Parlement européen et du Conseil , lorsque la demande concerne une aide au titre de l’article 23 .

c)

a commis l’une quelconque des infractions environnementales énoncées aux articles 3 et 4 de la directive 2008/99/CE du Parlement européen et du Conseil.

Exposé des motifs

a)

Les règlements (CE) no 1005/2008 et (CE) no 1224/2009 proposent une liste exhaustive des infractions graves. Il ne semble pas utile d’élargir cette liste.

c)

Le FEAMP peut être utilisé pour le financement de l’aquaculture, de la pêche et de l’économie bleue. Aucun bénéficiaire ne devrait être financé par le FEAMP s’il a commis une violation grave des dispositions du droit communautaire relatif à la protection de l’environnement. L’aquaculture ne peut pas être la seule activité concernée par cette règle.

Amendement 13

Article 13

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Les opérations suivantes ne sont pas admissibles au bénéfice de l’aide du FEAMP:

Les opérations suivantes ne sont pas admissibles au bénéfice de l’aide du FEAMP:

a)

les opérations qui augmentent la capacité de pêche d’un navire de pêche ou soutiennent l’acquisition d’équipements qui augmentent la capacité d’un navire à trouver du poisson;

a)

les opérations qui augmentent la capacité de pêche d’un navire de pêche ou soutiennent l’acquisition d’équipements qui augmentent la capacité d’un navire à trouver du poisson;

b)

la construction et l’acquisition de navires de pêche ou l’importation de navires de pêche, sauf disposition contraire du présent règlement;

b)

la construction et l’acquisition de navires de pêche ou l’importation de navires de pêche, sauf disposition contraire du présent règlement;

c)

le transfert des navires de pêche vers des pays tiers ou leur changement de pavillon pour celui d’un pays tiers, notamment par la création de coentreprises avec des partenaires de ces pays;

c)

le transfert des navires de pêche vers des pays tiers ou leur changement de pavillon pour celui d’un pays tiers, notamment par la création de coentreprises avec des partenaires de ces pays;

d)

l’arrêt temporaire ou définitif des activités de pêche, sauf disposition contraire du présent règlement;

d)

l’arrêt temporaire ou définitif des activités de pêche, sauf disposition contraire du présent règlement;

e)

la pêche expérimentale;

e)

la pêche expérimentale;

f)

le transfert de propriété d’une entreprise;

f)

le transfert de propriété d’une entreprise;

g)

le repeuplement direct, sauf si un acte juridique de l’Union le prévoit explicitement en tant que mesure de conservation ou en cas de repeuplement à titre expérimental;

g)

le repeuplement direct, sauf si un acte juridique de l’Union le prévoit explicitement en tant que mesure de conservation ou en cas de repeuplement à titre expérimental;

h)

la construction de nouveaux ports, de nouveaux sites de débarquement ou de nouvelles halles de criée;

h)

en dehors des RUP, la construction de nouveaux ports, de nouveaux sites de débarquement ou de nouvelles halles de criée;

i)

les mécanismes d’intervention sur le marché visant à retirer temporairement ou définitivement du marché les produits de la pêche ou de l’aquaculture en vue de réduire l’offre afin d’éviter une baisse ou une hausse des prix; par extension, les opérations de stockage dans une chaîne logistique qui produiraient les mêmes effets, intentionnellement ou non;

i)

les mécanismes d’intervention sur le marché visant à retirer temporairement ou définitivement du marché les produits de la pêche ou de l’aquaculture en vue de réduire l’offre afin d’éviter une baisse ou une hausse des prix; par extension, les opérations de stockage dans une chaîne logistique qui produiraient les mêmes effets, intentionnellement ou non;

j)

les investissements à bord des navires de pêche nécessaires pour satisfaire les exigences du droit de l’Union ou du droit national, notamment les exigences découlant des obligations de l’Union dans le cadre des organisations régionales de gestion des pêches;

j)

les investissements à bord des navires de pêche nécessaires pour satisfaire les exigences du droit de l’Union ou du droit national, notamment les exigences découlant des obligations de l’Union dans le cadre des organisations régionales de gestion des pêches;

k)

les investissements à bord des navires de pêche qui ont effectué des activités en mer durant moins de 60 jours au cours de chacune des deux années civiles précédant la date de présentation de la demande d’aide.

k)

les investissements à bord des navires de pêche qui ont effectué des activités en mer durant moins de 60 jours au cours de chacune des deux années civiles précédant la date de présentation de la demande d’aide;

l)

le remplacement ou la modernisation d’un moteur principal ou auxiliaire du navire s’il a pour conséquence une augmentation de la puissance en KW;

m)

la production d’organismes génétiquement modifiés.

Exposé des motifs

h)

Les RUP manquent encore cruellement d’infrastructures permettant de débarquer et mettre en vente le produit de la pêche dans des conditions d’hygiène et de sécurité acceptables.

l)

Le remplacement d’un moteur de propulsion ou auxiliaire ne peut avoir pour conséquence d’augmenter la puissance du navire et donc l’effort de pêche.

m)

Le milieu marin étant un milieu ouvert, la production d’organismes génétiquement modifiés fait courir un risque de dissémination.

Amendement 14

Article 15

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4. Afin d’alléger la charge administrative pesant sur les opérateurs du secteur maritime et halieutique qui demandent des aides, il convient d’inclure dans les plans d’action un formulaire de demande unique simplifié pour les mesures relevant du FEAMP.

Exposé des motifs

Contrairement aux entreprises de pêche, les petits pêcheurs sont pour la plupart des personnes physiques qui n’ont pas la capacité administrative de remplir les formulaires de demande complexes. Un formulaire de demande unique simplifié améliorera considérablement leurs chances d’accès au financement.

Amendement 15

Article 16

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Le FEAMP peut soutenir les investissements suivants en ce qui concerne les navires qui pratiquent la petite pêche côtière appartenant à un segment de flotte pour lequel le dernier rapport sur la capacité de pêche, visé à l’article 22, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013, a montré un équilibre avec les perspectives de pêche disponibles pour ce segment:

1. Le FEAMP peut soutenir les investissements suivants en ce qui concerne les navires qui pratiquent la petite pêche côtière appartenant à un segment de flotte pour lequel le dernier rapport sur la capacité de pêche, visé à l’article 22, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013, a montré un équilibre avec les perspectives de pêche disponibles pour ce segment:

a)

la première acquisition d’un navire de pêche par un jeune pêcheur qui, au moment de la présentation de la demande , est âgé de moins de 40 ans et a travaillé au moins cinq ans comme pêcheur ou a acquis une qualification professionnelle adéquate;

a)

la première acquisition d’un navire de pêche par un pêcheur qui, au moment de la présentation de la demande, a travaillé au moins cinq ans comme pêcheur ou a acquis une qualification professionnelle adéquate;

b)

le remplacement ou la modernisation d’un moteur principal ou auxiliaire.

b)

le remplacement ou la modernisation d’un moteur principal ou auxiliaire au moyens de nouvelles technologies qui réduisent l’empreinte carbone .

2. Les navires visés au paragraphe 1 sont équipés pour la pêche en mer et ont entre 5 et 30 ans.

2. Les navires visés au paragraphe 1 , point a), sont équipés pour la pêche en mer et âgés de moins de 20 ans.

3. Le soutien visé au paragraphe 1, point b), ne peut être accordé qu’aux conditions suivantes:

le moteur neuf ou modernisé n’a pas une puissance en kW supérieure à celle du moteur actuel;

le moteur neuf ou modernisé n’a pas une puissance en kW supérieure à celle du moteur actuel; toute réduction de la capacité de pêche en kW due au remplacement ou à la modernisation d’un moteur principal ou auxiliaire est définitivement retirée du fichier de la flotte de l’Union;

la puissance motrice du navire de pêche a été physiquement inspectée par l’État membre pour s’assurer qu’elle n’est pas supérieure à celle indiquée sur la licence de pêche.

3. Les navires visés au paragraphe 1, point b), sont équipés pour la pêche en mer et âgés de 5 à 30 ans.

4. Aucune aide n’est accordée au titre du présent article si l’évaluation de l’équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche dans le dernier rapport visé à l’article 22, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013 pour le segment de flotte auquel appartiennent les navires concernés n’a pas été préparée sur la base des indicateurs biologiques, économiques et d’utilisation des navires définis dans les lignes directrices communes visées dans ledit règlement.

4. Le soutien visé au paragraphe 1, point b), ne peut être accordé qu’aux conditions suivantes:

a)

le moteur neuf ou modernisé n’a pas une puissance en kW supérieure à celle du moteur actuel;

b)

toute réduction de la capacité de pêche en kW due au remplacement ou à la modernisation d’un moteur principal ou auxiliaire est définitivement retirée du fichier de la flotte de l’Union;

c)

la puissance motrice du navire de pêche a été physiquement inspectée par l’État membre pour s’assurer qu’elle n’est pas supérieure à celle indiquée sur la licence de pêche.

5. Aucune aide n’est accordée au titre du présent article si l’évaluation de l’équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche dans le dernier rapport visé à l’article 22, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013 pour le segment de flotte auquel appartiennent les navires concernés n’a pas été préparée sur la base des indicateurs biologiques, économiques et d’utilisation des navires définis dans les lignes directrices communes visées dans ledit règlement.

Exposé des motifs

a)

L’Europe est fière d’être une terre sociale ouverte à tous et il ne peut exister de discrimination fondée sur l’âge en ce qui concerne l’accès aux professions, quelles qu’elles soient.

2.

L’aide à l’acquisition de navires neufs doit permettre le renouvellement des flottilles avec des navires plus ergonomiques, plus sûrs et moins consommateurs de carburant, sans augmenter l’effort de pêche. En revanche, il ne parait opportun ni de financer la remotorisation de navires de moins de 5 ans, ni de financer l’achat de navires de plus de 20 ans.

Amendement 16

Article 17

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Le FEAMP peut soutenir des opérations destinées à la gestion de la pêche et des flottes de pêche.

1. Le FEAMP peut soutenir des opérations destinées à la gestion de la pêche et des flottes de pêche.

2. Si le soutien visé au paragraphe 1 est accordé sous la forme d’une compensation pour l’arrêt définitif des activités de pêche, les conditions suivantes sont respectées:

2. Si le soutien visé au paragraphe 1 est accordé sous la forme d’une compensation pour l’arrêt définitif des activités de pêche, les conditions suivantes sont respectées:

a)

l’arrêt est envisagé comme l’instrument d’un plan d’action visé à l’article 22, paragraphe 4, du règlement (UE) no 1380/2013;

a)

l’arrêt est envisagé comme l’instrument d’un plan d’action visé à l’article 22, paragraphe 4, du règlement (UE) no 1380/2013;

b)

l’arrêt est réalisé au moyen de la démolition du navire de pêche ou de son démantèlement et de son adaptation à des activités autres que la pêche commerciale, conformément aux objectifs de la politique commune de la pêche et des plans pluriannuels;

b)

l’arrêt est réalisé au moyen de la démolition du navire de pêche ou de son démantèlement et de son adaptation à des activités autres que la pêche commerciale, conformément aux objectifs de la politique commune de la pêche et des plans pluriannuels;

c)

le navire de pêche est enregistré comme étant en activité et a effectué des activités de pêche en mer pendant au moins 120 jours par an au cours de chacune des trois années civiles précédant la date de présentation de la demande d’aide;

c)

le navire de pêche est enregistré comme étant en activité et a effectué des activités de pêche en mer pendant au moins 180 jours par an au cours de chacune des deux années civiles précédant la date de présentation de la demande d’aide;

Exposé des motifs

De nombreuses flottilles pratiquent des pêches mono-espèces saisonnières et sont actives moins de 120 jours par an. Par ailleurs, ces flottilles très fragiles sont dépendantes des conditions environnementales. Les stocks qu’elles exploitent sont parfois soumis à des pressions diverses ayant pour conséquence la mise en place de mesures de gestion des capacités de pêche.

Amendement 17

Article 18

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le FEAMP peut soutenir une compensation pour l’arrêt extraordinaire des activités de pêche causé par:

Le FEAMP peut soutenir une compensation pour l’arrêt extraordinaire des activités de pêche causé par:

a)

des mesures de conservation visées à l’article 7, paragraphe 1, points a), b), c) et j) du règlement (UE) no 1380/2013, ou des mesures de conservation équivalentes adoptées par les organisations régionales de gestion des pêches si elles s’appliquent à l’Union;

a)

des mesures de conservation visées à l’article 7, paragraphe 1, points a), b), c) et j) du règlement (UE) no 1380/2013, ou des mesures de conservation équivalentes adoptées par les organisations régionales de gestion des pêches si elles s’appliquent à l’Union;

b)

des mesures de la Commission en cas de menace grave pour les ressources biologiques de la mer visée à l’article 12 du règlement (UE) no 1380/2013;

b)

des mesures de la Commission en cas de menace grave pour les ressources biologiques de la mer visée à l’article 12 du règlement (UE) no 1380/2013;

c)

l’interruption, pour des raisons de force majeure, de l’application d’un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable ou d’un protocole à celui-ci; ou

c)

l’interruption, pour des raisons de force majeure, de l’application d’un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable ou d’un protocole à celui-ci; ou

d)

des catastrophes naturelles ou des incidents environnementaux formellement reconnus par les autorités compétentes de l’État membre concerné.

d)

des catastrophes naturelles ou des incidents environnementaux formellement reconnus par les autorités compétentes de l’État membre concerné.

2. Le soutien visé au paragraphe 1 ne peut être octroyé que si:

2. Le soutien visé au paragraphe 1 ne peut être octroyé que si:

a)

les activités commerciales du navire concerné sont à l’arrêt durant au moins 90 jours consécutifs; et

a)

les activités commerciales du navire concerné sont à l’arrêt durant au moins 45 jours consécutifs; et

b)

les pertes économiques résultant de l’arrêt représentent plus de 30 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise concernée, calculé sur la base de son chiffre d’affaires moyen au cours des trois années civiles précédentes.

3. L’aide visée au paragraphe 1 est octroyée uniquement:

a)

aux propriétaires de navires de pêche enregistrés comme étant en activité et ayant effectué des activités de pêche en mer pendant au moins 120 jours par an au cours de chacune des trois années civiles précédant la date de présentation de la demande d’aide; ou

b)

aux pêcheurs qui ont travaillé en mer à bord d’un navire de pêche de l’Union concerné par l’arrêt extraordinaire pendant au moins 120 jours au cours de chacune des trois dernières années civiles précédant l’année de présentation de la demande d’aide. La référence au nombre de jours en mer dans le présent paragraphe ne s’applique pas à la pêche de l’anguille.

3. Le soutien visé au paragraphe 1 peut être octroyé pour une durée maximale de six mois par navire au cours de la période allant de 2021 à 202 7 .

4. Le soutien visé au paragraphe 1 peut être octroyé pour une durée maximale de six mois par navire au cours de la période allant de 2021 à 2027.

4. Toutes les activités de pêche réalisées par les navires ou par les pêcheurs concernés sont effectivement suspendues durant la période visée par l’arrêt. L’autorité compétente s’assure que le navire de pêche concerné a cessé toute activité de pêche au cours de la période visée par l’arrêt extraordinaire et que toute surcompensation résultant de l’utilisation du navire à d’autres fins est évitée.

5. Toutes les activités de pêche réalisées par les navires ou par les pêcheurs concernés sont effectivement suspendues durant la période visée par l’arrêt. L’autorité compétente s’assure que le navire de pêche concerné a cessé toute activité de pêche au cours de la période visée par l’arrêt extraordinaire et que toute surcompensation résultant de l’utilisation du navire à d’autres fins est évitée

Exposé des motifs

Le projet de règlement entend recourir de manière extensive à l’arrêt extraordinaire de l’activité de pêche, la pratique appliquée dans le FEAMP durant l’actuelle période de programmation de la pêche aux coquillages. Nous ne sommes pas d’accord avec les 90 jours d’inactivité consécutifs, et estimons que 45 jours calendrier suffisent déjà, dès lors qu’ils représentent presque 20 % de l’activité de pêche du navire. De même, nous ne sommes pas d’accord avec le paragraphe 2, point b) et nous proposons sa suppression, dès lors qu’il n’est pas justifié que la perte de recettes corresponde de façon linéaire à la perte d’activité.

Amendement 18

Article 23

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Aquaculture

Aquaculture

1. Le FEAMP peut soutenir la promotion d’une aquaculture durable, conformément à l’article 34, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1380/2013. Il peut également soutenir la santé et le bien-être des animaux dans l’aquaculture conformément au règlement (UE) 2016/429 du Parlement européen et du Conseil et au règlement (UE) no 652/2014 du Parlement européen et du Conseil.

1. Le FEAMP peut soutenir la promotion d’une aquaculture durable, conformément à l’article 34, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1380/2013. Il peut également soutenir la santé et le bien-être des animaux dans l’aquaculture conformément au règlement (UE) 2016/429 du Parlement européen et du Conseil et au règlement (UE) no 652/2014 du Parlement européen et du Conseil.

2. Le soutien visé au paragraphe 1 est conforme aux plans stratégiques nationaux pluriannuels pour le développement de l’aquaculture visés à l’article 34, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013.

2. Le soutien visé au paragraphe 1 est conforme aux plans stratégiques nationaux pluriannuels pour le développement de l’aquaculture visés à l’article 34, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1380/2013.

3. Les investissements productifs en aquaculture au titre du présent article ne peuvent être soutenus que par les instruments financiers prévus à l’article 52 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes) et par InvestEU, conformément à l’article 10 dudit règlement.

3. Les investissements productifs en aquaculture au titre du présent article ne peuvent être soutenus que par les instruments financiers prévus à l’article 52 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes) et par InvestEU, conformément à l’article 10 dudit règlement.

4. Par dérogation au paragraphe 3, sont admissibles dans les régions ultrapériphériques toutes les formes de soutien prévues à l’article 47 du règlement (UE) xx/xx (portant dispositions communes).

Exposé des motifs

L’article 349 du TFUE permet l’adoption de mesures particulières pour les régions ultrapériphériques. En raison de la fragilité des performances des entreprises situées dans les régions ultrapériphériques, il importe que toutes les formes de soutien aux entreprises restent admissibles de manière à favoriser les investissements productifs dans ces régions.

Amendement 19

Article 25

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture

Transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture

1. Le FEAMP peut soutenir les investissements dans la transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture. Ce soutien contribue à la réalisation des objectifs de l’organisation commune des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture prévus à l’article 35 du règlement (UE) no 1380/2013 et précisés dans le règlement (UE) no 1379/2013.

1. Le FEAMP peut soutenir les investissements dans la transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture. Ce soutien contribue à la réalisation des objectifs de l’organisation commune des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture prévus à l’article 35 du règlement (UE) no 1380/2013 et précisés dans le règlement (UE) no 1379/2013.

2. Le soutien au titre du présent article ne peut être adopté que par l’intermédiaire d’instruments financiers prévus à l’article 52 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes) et par InvestEU, conformément à l’article 10 dudit règlement.

2. Le soutien au titre du présent article ne peut être adopté que par l’intermédiaire d’instruments financiers prévus à l’article 52 du règlement (UE) xx/xx (règlement portant dispositions communes) et par InvestEU, conformément à l’article 10 dudit règlement.

3. Par dérogation au paragraphe 2, sont admissibles dans les régions ultrapériphériques toutes les formes de soutien prévues à l’article 47 du règlement (UE) xx/xx (portant dispositions communes).

Exposé des motifs

L’article 349 du TFUE permet l’adoption de mesures particulières pour les régions ultrapériphériques. En raison de la fragilité des performances des entreprises situées dans les régions ultrapériphériques, il importe que toutes les formes de soutien aux entreprises restent admissibles de manière à favoriser les investissements productifs dans ces régions.

Amendement 20

Article 31

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Détermination des taux de cofinancement

Détermination des taux de cofinancement

Le taux de cofinancement maximal du FEAMP par domaine de soutien est déterminé à l’annexe II.

1. Le taux de cofinancement maximal du FEAMP par domaine de soutien est déterminé à l’annexe II.

2. Dans le cas des opérations réalisées dans les régions ultrapériphériques, les taux de cofinancement maximaux fixés à l’annexe II, sont majorés de 10 points de pourcentage, sans pouvoir dépasser 100 %.

Exposé des motifs

L’amendement se justifie par la fragilité de la situation économique et sociale structurelle des régions ultrapériphériques, ainsi que par l’objectif de promouvoir le développement de ces régions et celui d’assurer l’équilibre et l’égalité des chances entre tous les territoires de l’Union européenne.

Amendement 21

Article 32 bis

Politique maritime et développement d’une économie bleue durable

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le FEAMP soutient la mise en œuvre de la politique maritime intégrée, et la croissance de l’économie bleue par le développement de plateformes régionales pour le financement de projets novateurs.

Exposé des motifs

Pour le développement de l’économie bleue, la mise en commun des ressources au niveau régional s’est avérée efficace. La régionalisation des fonds permet de répondre de façon efficace à des enjeux territorialisés.

Amendement 22

Article 55

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Afin de faciliter le passage du système de soutien mis en place par le règlement (UE) no 508/2014 au système établi par le présent règlement, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 52, afin de définir les conditions dans lesquelles le soutien approuvé par la Commission au titre du règlement (UE) no 508/2014 peut être intégré dans le soutien prévu au titre du présent règlement.

1. Afin de faciliter le passage du système de soutien mis en place par le règlement (UE) no 508/2014 au système établi par le présent règlement, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 52, afin de définir les conditions dans lesquelles le soutien approuvé par la Commission au titre du règlement (UE) no 508/2014 peut être intégré dans le soutien prévu au titre du présent règlement.

2. Le présent règlement n’affecte pas la poursuite ni la modification des actions concernées jusqu’à leur clôture, au titre du règlement (UE) no 508/2014, qui continue de s’appliquer aux actions concernées jusqu’à leur clôture.

2. Le présent règlement n’affecte pas la poursuite ni la modification des actions concernées jusqu’à leur clôture, au titre du règlement (UE) no 508/2014, qui continue de s’appliquer aux actions concernées jusqu’à leur clôture.

Il convient d’assurer une transition sans interruption entre les plans de compensation pour les régions ultrapériphériques applicables au cours de la période 2014-2020 et ceux de la période 2021-2027.

3. Les demandes présentées dans le cadre du règlement (UE) no 508/2014 restent valables.

3. Les demandes présentées dans le cadre du règlement (UE) no 508/2014 restent valables.

Exposé des motifs

Les plans de compensation ne prévoyaient pas de dispositions transitoires entre le régime applicable durant la période 2007-2013 et la période actuelle. En conséquence, l’aide octroyée pour les années 2014 et 2015 n’a été versée qu’en 2016 et 2017, mettant ainsi en péril la continuité des activités de nombreux opérateurs. Il est souhaitable que pareille situation ne se reproduise pas.

Amendement 23

Annexe 1, remplacer le 3e indicateur

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Surface (en ha) des sites Natura 2000 et d’autres zones marines protégées au titre de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin», faisant l’objet de mesures de protection, de maintien et de restauration.

Niveau de réalisation des objectifs environnementaux définis dans le cadre du plan d’action pour le milieu marin en application de la directive cadre «stratégie pour le milieu marin» ou, à défaut, surface (en ha) des sites Natura 2000 et d’autres zones marines protégées au titre de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin», faisant l’objet de mesures de protection, de maintien et de restauration.

[…]

[…]

Exposé des motifs

Dans un souci de simplification des objectifs et des critères et afin de les unifier, il y a lieu d’accepter la première proposition de la CE à des fins d’uniformité.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

1.

salue le maintien d’un fond européen destiné à soutenir la pêche, l’aquaculture, la protection de l’environnement marin et l’économie bleue, dans les régions marines et côtières, en particulier dans le cadre du renforcement de la gouvernance internationale des océans;

2.

reconnait les efforts de simplification et en particulier la fin de mesures prédéfinies au niveau européen, laissant aux États membres la possibilité d’inscrire dans les programmes opérationnels les mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de la PCP et de la PMI;

3.

reconnait l’intérêt de mettre en place un cadre commun de financement des différents fonds européens en proposant un règlement portant dispositions communes pour sept Fonds en gestion partagée, dont le FEAMP;

4.

rappelle que les mers sont l’énergie vitale de l’Europe. Les espaces maritimes et les côtes de l’Europe sont essentiels à son bien-être et à sa prospérité; ils sont les voies commerciales, les régulateurs climatiques, les sources d’approvisionnement en denrées alimentaires, en énergie et en ressources (1);

5.

considère que, en raison de la nécessité de financer une économie bleue émergente, la surveillance maritime et de nombreux projets liés à la protection de l’environnement marin, en plus de la pêche et de l’aquaculture, le budget global du FEAMP doit être augmenté ou complété par d’autres fonds pour atteindre le seuil minimum de 1 % du cadre financier pluriannuel de l’après-2020, en ajoutant à la dotation de 0,53 % actuellement allouée à la pêche et à l’aquaculture une enveloppe supplémentaire de 0,47 % pour la politique maritime intégrée. En effet, si le règlement antérieur sanctuarisait 4,4 milliards d’EUR pour le soutien à la pêche et à l’aquaculture durables, le budget disponible sur le FEAMP 2021-2024 pour l’ensemble des mesures, hors soutien aux RUP, contrôle des pêches et acquisition de données, est de 4,2 milliards d’EUR, incluant la pêche, l’aquaculture, le soutien à l’économie bleue, la surveillance maritime et la coopération concernant les fonctions de garde côtes;

6.

regrette l’évolution de la répartition de ce budget entre gestion partagée et gestion (in)directe, en faveur de cette dernière. En effet, le budget alloué à la gestion partagée est en baisse alors que le budget alloué à la gestion (in)directe est en forte hausse. Sur la période 2014-2021, le budget alloué à la gestion partagée représentait 90 % du budget total. Aujourd’hui, le budget alloué à la gestion partagée ne représente plus que 86 % du budget global alors même que le budget en gestion directe ou indirecte passe de 10 % à 13 % du budget total;

7.

se félicite de la disparition dans ce nouveau règlement des contraintes de répartition des budgets sur des groupes de mesures prédéfinies et donc de la plus grande liberté laissée aux États pour répartir le budget sur les mesures présentant un réel enjeu pour les territoires;

8.

approuve le recours accru à l’utilisation des options simplifiées en matière de coûts, c’est-à-dire le remboursement forfaitaire, les barèmes standard de coûts unitaires ou les montants forfaitaires qui sont de nature à simplifier la charge administrative pesant sur les bénéficiaires;

9.

approuve le renforcement de l’orientation territoriale du fonds grâce à des stratégies de bassin maritime, afin d’offrir des solutions adaptées à la diversité des situations des régions européennes et de leurs défis;

10.

considère qu’il est nécessaire de laisser les États membres développer des programmes opérationnels régionaux, lorsqu’ils le souhaitent, dans le cadre de la programmation nationale, en particulier pour les régions compétentes dans le domaine maritime. Cette déclinaison des programmes incitera à mettre en place des stratégies régionales et permettra de mieux répartir le FEAMP sur les enjeux locaux;

11.

rappelle qu’un des objectifs de la PCP est d’obtenir des retombées positives écosystémiques, économiques, sociales et en matière d’emploi (2) et considère donc que les mesures concernant les populations de pêcheurs et d’aquaculteurs, en particulier l’amélioration de la sécurité et de l’ergonomie à bord des navires, la promotion des métiers de la pêche et de l’aquaculture ou la formation devraient être mieux pris en compte dans ce règlement en proposant des taux particuliers d’aide et des indicateurs dédiés;

12.

souhaite que la Commission évalue les programmes en prenant en compte l’apport social des mesures proposées par les États;

13.

soutient la proposition de la Commission d’exiger un plan d’action pour chacun des RUP. Ce plan d’action permettra un meilleur déploiement des aides qui, pour le moment, n’ont pas permis de résoudre les difficultés auxquelles ces territoires sont confrontés. La mise en place d’un plan global, incluant notamment les aides aux investissements, le soutien à la formation, la mise en place d’instruments financiers simples à utiliser (de type microcrédit), des campagnes d’acquisition de connaissance sur les ressources disponibles et le renforcement des contrôles devrait permettre une évolution notable de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie bleue dans ces territoires;

14.

estime que la pêche doit aussi contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution. Le FEAMP doit donc pouvoir aider la recherche et l’innovation pour plus d’efficacité énergétique et moins d’émission de CO2;

15.

soutient la possibilité de financement de la remotorisation des navires de pêche, en particulier pour le déploiement des nouvelles technologies telles que la propulsion électrique, hybride, l’utilisation de l’hydrogène ou du gaz comme carburant, ou tout autre système contribuant à faire baisser l’empreinte carbone des navires, quelle que soit leur taille;

16.

propose que le soutien à l’achat de navires neufs soit possible afin d’accélérer le renouvellement d’une flotte de pêche vieillissante. Cette mesure serait de nature à rendre le métier plus attractif en remplaçant les vieilles unités par des navires plus ergonomiques, moins polluants et plus sûrs, sans augmenter l’effort de pêche;

17.

approuve le soutien fort à une aquaculture permettant de diminuer la pression sur les ressources sauvages, de proposer aux consommateurs européens des produits sains et de diminuer la dépendance de l’Union européenne aux importations de produits de la mer;

18.

approuve le soutien aux entreprises de transformation permettant d’apporter de la valeur ajoutée aux productions primaires et de développer un emploi de qualité pour les communautés des zones côtières;

19.

considère qu’il est cohérent de proposer aux entreprises de transformation et d’aquaculture un soutien aux investissements productifs via des instruments financiers réactifs, simples et accessibles aux plus petites entreprises;

20.

demande une plus grande exigence sur les conditions environnementales dans le développement de l’aquaculture, la connaissance des intrants dans les élevages et la mesure de l’impact sur le milieu. En particulier, les aides à des entreprises dont l’activité altère notablement le milieu marin d’une zone protégée ne devraient pas être octroyées. De plus, en raison des risques de propagation dans le milieu naturel, le soutien à l’élevage d’organismes génétiquement modifiés ne devrait pas être possible;

21.

estime que l’aquaculture doit rester une productrice nette de protéines de poisson sûres du point de vue alimentaire et une source de valeur ajoutée, créatrice d’activité économique et d’emploi, d’une manière qui soit compatible avec les activités maritimes et halieutiques et responsable dans l’utilisation d’autres ressources naturelles servant à leur développement. Néanmoins, l’aquaculture devrait éviter la surexploitation des stocks utilisés pour l’alimentation du poisson d’élevage, qui risque de bouleverser l’équilibre de la chaîne alimentaire et de nuire à la biodiversité;

22.

prend note de la disparition des aides au stockage qui, dans certains cas permettent de pallier des incidents ponctuels dans la gestion des approvisionnements en produits de la mer;

23.

considère que les régions ultrapériphériques sont toutes dans des situations reconnues comme plus difficiles que le reste de l’Europe. Cela suppose d’accorder des aides à l’acquisition de navires neufs, ou à la création d’infrastructures portuaires et de criées. L’aide à l’acquisition de navires neufs pour ces territoires serait de nature à réorienter l’effort de pêche de zones côtières surexploitées et parfois sinistrées par les pollutions ou par la prolifération d’espèces envahissantes, en particulier au large du plateau continental;

24.

soutient le retour d’une compensation pour l’arrêt définitif des activités de pêche permettant de financer une baisse de l’effort de pêche sur les ressources les plus fragiles;

25.

prend note que, pour des raisons de calendrier, le présent projet de règlement ne propose pas de mesure d’accompagnement d’un Brexit. En fonction des résultats des négociations, des mesures d’aide particulières pourraient être nécessaires pour l’accompagnement des entreprises de pêche fragilisées par cet évènement et devront donc faire l’objet d’un financement particulier, aujourd’hui non anticipé dans le projet de règlement fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027;

26.

reconnaît que la proposition de la Commission européenne est conforme aux principes de subsidiarité et de proportionnalité;

Bruxelles, le 9 octobre 2018.

Le président du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


(1) «Livre bleu», communication sur une politique maritime intégrée pour l’Union européenne

(2) Article 2 du règlement CE 1380/2013 relatif à la politique commune de la pêche


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