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AccueilDroit européen52018AR3950
Avis institutionnel52018AR3950

Avis du Comité européendes régions sur le «Programme Erasmus pour l’éducation, la formation,la jeunesse et le sport»

CELEX52018AR3950
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 6 février 2019

Résumé IA

Le Comité européen des régions approuve le programme Erasmus 2021-2027, soulignant son rôle clé dans la mobilité éducative et l'inclusion sociale. Il insiste sur la simplification administrative, le renforcement de la dimension locale et régionale, ainsi que sur la nécessité d'un budget accru pour atteindre les objectifs d'éducation et de jeunesse. L'avis met en garde contre les risques de centralisation et appelle à une meilleure synergie avec les politiques nationales et régionales.

Texte intégral

16.5.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 168/49


Avis du Comité européen des régions sur le «Programme Erasmus pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport»

(2019/C 168/08)

Rapporteure:

Ulrike HILLER (DE/PSE), membre du sénat et représentante plénipotentiaire de la ville hanséatique libre de Brême auprès de l’État fédéral et pour l’Europe

Texte de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant «Erasmus», le programme de l’Union pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport, et abrogeant le règlement (UE) no 1288/2013

COM(2018) 367 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Préambule, considérant 1

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Dans un contexte marqué par des mutations rapides et profondes induites par la révolution technologique et la mondialisation, investir dans la mobilité à des fins d’éducation et de formation, la coopération et l’élaboration de politiques innovantes dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport est primordial pour édifier des sociétés inclusives, cohésives et résilientes et soutenir la compétitivité de l’Union, tout en contribuant à renforcer l’identité européenne et à rendre l’Union plus démocratique.

Dans un contexte marqué par des mutations rapides et profondes induites par la révolution technologique et la mondialisation, investir dans la diffusion du savoir et de la culture , la mobilité à des fins d’éducation et de formation, la coopération et l’élaboration de politiques innovantes dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport est primordial pour édifier des sociétés inclusives, cohésives et résilientes et soutenir la compétitivité de l’Union, tout en contribuant à renforcer l’identité européenne et à rendre l’Union plus démocratique.

Amendement 2

Préambule, considérant 4

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le premier principe clé du socle européen des droits sociaux, proclamé solennellement et signé le 17 novembre 2017 par le Parlement européen, le Conseil et la Commission, énonce que toute personne a droit à une éducation, une formation et un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de qualité, afin de maintenir ou d’acquérir des compétences lui permettant de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions sur le marché du travail.

Le premier principe clé du socle européen des droits sociaux, proclamé solennellement et signé le 17 novembre 2017 par le Parlement européen, le Conseil et la Commission, énonce que toute personne a droit à une éducation, une formation et un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de qualité, afin de maintenir ou d’acquérir des compétences lui permettant de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions sur le marché du travail. Cette disposition revêt une importance toute particulière pour tous les jeunes en Europe qui sont actuellement sans emploi. Il y a lieu de garantir l’égalité d’accès à l’éducation quels que soient le sexe, la race ou l’origine ethnique, la religion ou les convictions, le handicap, l’âge, l’orientation sexuelle ou la provenance géographique, en tenant dûment compte des droits des minorités linguistiques.

Exposé des motifs

Le socle européen des droits sociaux ne reconnaît pas les défis en matière d’éducation auxquels doivent faire face les personnes vivant dans une région reculée ou appartenant à une minorité linguistique.

Amendement 3

Préambule, considérant 8

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Dans sa communication intitulée «Un budget moderne pour une Union qui protège, qui donne les moyens d’agir et qui défend - Cadre financier pluriannuel 2021-2027», adoptée le 2 mai 2018, la Commission a proposé de mettre un accent accru sur la jeunesse dans le contexte du prochain cadre financier, notamment en doublant la taille du programme Erasmus+ 2014-2020, l’une des réussites les plus visibles de l’Union. La priorité du nouveau programme devrait être accordée à l’inclusion et à l’objectif visant à atteindre davantage de jeunes moins favorisés. Cela devrait permettre à un plus grand nombre de jeunes de se rendre dans un autre pays pour y apprendre ou y travailler.

Dans sa communication intitulée «Un budget moderne pour une Union qui protège, qui donne les moyens d’agir et qui défend - Cadre financier pluriannuel 2021-2027», adoptée le 2 mai 2018, la Commission a proposé de mettre un accent accru sur la jeunesse dans le contexte du prochain cadre financier, notamment en doublant la taille du programme Erasmus+ 2014-2020, l’une des réussites les plus visibles de l’Union. La priorité du nouveau programme devrait être accordée à l’inclusion et à l’objectif visant à atteindre davantage de jeunes moins favorisés. Cela devrait permettre à un plus grand nombre de jeunes de se rendre dans un autre pays pour y apprendre ou y travailler. Pour concrétiser le plus rapidement possible le principe selon lequel aucun cycle d’étude et aucune formation ne peuvent être conclus sans une participation à un projet européen, le programme devrait également prendre en considération les objectifs, la motivation et la formation des professionnels de l’apprentissage extrascolaire, de la formation et de l’éducation, afin qu’ils puissent motiver un maximum de jeunes.

Exposé des motifs

Puisque les professionnels de l’apprentissage extrascolaire, de l’éducation et de la formation jouent un rôle de «gardien»pour les personnes défavorisées, il est indispensable d’investir également dans leur propre formation. Dans le même temps, il y a lieu de prendre dûment en considération le phénomène de la fuite des cerveaux.

Amendement 4

Préambule, considérant 9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Dans ce contexte, il est nécessaire d’établir le programme pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport (ci-après le «programme») qui succédera au programme Erasmus+ 2014-2020 établi par le règlement (UE) no 1288/2013 du Parlement européen et du Conseil. Le caractère intégré du programme 2014-2020, qui couvre l’apprentissage dans tous les contextes (formel, non formel et informel et à tous les stades de la vie), devrait être conservé afin de promouvoir des parcours d’apprentissage flexibles qui permettent aux individus de développer les compétences qui sont nécessaires pour relever les défis du XXIe siècle.

Dans ce contexte, il est nécessaire d’établir le programme pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport (ci-après le «programme») qui succédera au programme Erasmus+ 2014-2020 établi par le règlement (UE) no 1288/2013 du Parlement européen et du Conseil. Le caractère intégré du programme 2014-2020, qui couvre l’apprentissage dans tous les contextes (formel, non formel et informel et à tous les stades de la vie), devrait être conservé afin de promouvoir des parcours d’apprentissage flexibles qui permettent aux individus d’acquérir une expérience d’apprentissage leur offrant la possibilité de renforcer leur identité européenne et leur compréhension de la diversité culturelle de l’Europe et, partant , de développer les compétences qui sont nécessaires pour relever les défis du XXIe siècle.

Exposé des motifs

Il y a lieu de faire explicitement référence au fait que l’acquisition de compétences professionnelles tournées vers l’avenir au moyen d’une expérience d’apprentissage dans un autre pays européen est un facteur majeur d’évolution et est étroitement liée au développement d’une identité européenne.

Amendement 5

Préambule, considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait être doté des moyens lui permettant d’accroître encore sa contribution, déjà importante, à la mise en œuvre des objectifs et priorités stratégiques de l’Union dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Une approche cohérente de l’apprentissage tout au long de la vie est primordiale dans la gestion des différentes transitions auxquelles les individus seront confrontés au cours de leur vie. Pour faire progresser cette approche, le prochain programme devrait conserver un lien étroit avec le cadre stratégique global pour la coopération au sein de l’Union dans le domaine de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, notamment avec les stratégies en matière scolaire, d’enseignement supérieur, d’enseignement et de formation professionnels et d’éducation des adultes, tout en renforçant les synergies avec d’autres programmes et domaines d’action de l’Union liés et en en développant de nouvelles.

Le programme devrait être doté des moyens lui permettant d’accroître encore sa contribution, déjà importante, à la mise en œuvre des objectifs et priorités stratégiques de l’Union dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Dans cette optique, le programme devrait renforcer l’enseignement et l’appropriation des valeurs fondamentales qui sont au cœur de l’Union européenne: le respect de la dignité humaine, la liberté (notamment la liberté d’expression), la démocratie, l’égalité, l’état de droit et le respect des droits de l’homme. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société européenne où prévalent le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. En outre, une approche cohérente de l’apprentissage tout au long de la vie est primordiale dans la gestion des différentes transitions auxquelles les individus seront confrontés au cours de leur vie. Pour faire progresser cette approche, le prochain programme devrait conserver un lien étroit avec le cadre stratégique global pour la coopération au sein de l’Union dans le domaine de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, notamment avec les stratégies en matière scolaire, d’enseignement supérieur, d’enseignement et de formation professionnels et d’éducation des adultes, tout en renforçant les synergies avec d’autres programmes et domaines d’action de l’Union liés et en en développant de nouvelles.

Exposé des motifs

Dans l’esprit de la déclaration de Paris sur la promotion de l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination, adoptée par les ministres de l’éducation, l’ajout proposé souligne l’urgence et précise la finalité des «objectifs et priorités stratégiques de l’Union».

Amendement 6

Préambule, considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme constitue un élément clé dans la mise en place d’un espace européen de l’éducation. Il devrait être doté des moyens lui permettant de soutenir le successeur du cadre stratégique pour la coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation et la stratégie en matière de compétences pour l’Europe, grâce à un attachement commun à l’importance stratégique des aptitudes et des compétences pour pérenniser l’emploi, la croissance et la compétitivité. Il devrait aider les États membres à atteindre les objectifs de la déclaration de Paris sur la promotion de l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination.

Le programme constitue un élément clé dans la mise en place d’un espace européen de l’éducation. Il devrait être doté des moyens lui permettant de soutenir le successeur du cadre stratégique pour la coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation et la stratégie en matière de compétences pour l’Europe, grâce à un attachement commun à l’importance stratégique des aptitudes et des compétences pour pérenniser l’emploi, la croissance et la compétitivité. Il devrait aider les États membres à atteindre les objectifs de la déclaration de Paris sur la promotion de l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination, afin de faire également des jeunes des citoyens de l’Union engagés et conscients des valeurs européennes, capables de défendre ces valeurs et de faire valoir leurs droits . Il reconnaît donc comme un élément central l’importance stratégique des aptitudes et des compétences pour pérenniser l’emploi, la croissance et la compétitivité.

Exposé des motifs

Il y a lieu de faire explicitement référence au fait que l’acquisition de compétences professionnelles tournées vers l’avenir au moyen d’une expérience d’apprentissage dans un autre pays européen est un facteur majeur d’évolution et est étroitement liée au développement d’une identité européenne.

Amendement 7

Préambule, considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait être cohérent avec la nouvelle stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse, le cadre pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse pour 2019-2027, fondé sur la communication de la Commission du 22 mai 2018 intitulée «Mobiliser, connecter et autonomiser les jeunes: une nouvelle stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse».

Le programme devrait être cohérent avec la nouvelle stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse, le cadre pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse pour 2019-2027, fondé sur la communication de la Commission du 22 mai 2018 intitulée «Mobiliser, connecter et autonomiser les jeunes: une nouvelle stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse», et tenir compte du plan de travail de l’Union européenne en faveur de la jeunesse .

Exposé des motifs

Pour une politique plus cohérente, il convient de prendre en considération le plan de travail de l’UE en faveur de la jeunesse.

Amendement 8

Préambule, considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait contribuer à renforcer la capacité d’innovation de l’Union, notamment en soutenant les activités de mobilité et de coopération qui stimulent le développement des compétences dans des disciplines ou des champs d’étude tournés vers l’avenir, comme les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques, le changement climatique, l’environnement, les énergies propres, l’intelligence artificielle, la robotique, l’analyse de données et les arts/ le design, afin d’aider les individus à acquérir les connaissances, les aptitudes et les compétences qui seront nécessaires à l’avenir.

Le programme devrait contribuer à renforcer la capacité d’innovation de l’Union, notamment en soutenant les activités de mobilité et de coopération qui stimulent le développement des compétences dans des disciplines ou des champs d’étude tournés vers l’avenir, comme les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques, le changement climatique, l’environnement, les énergies propres, l’intelligence artificielle, la robotique, l’analyse de données et le design, ainsi que dans le domaine des arts et des sciences humaines , afin d’aider les individus à acquérir les connaissances, les aptitudes et les compétences qui seront nécessaires à l’avenir. Cette formation intégrale favorisera l’approfondissement de la démocratie, l’analyse critique des réalités contemporaines et de leur dimension interculturelle, ainsi que le développement des compétences sociales, telles que le travail en équipe dans un environnement interculturel, l’empathie, la tolérance et la capacité d’apprentissage par le travail autonome, autant d’éléments revêtant une importance cruciale.

Exposé des motifs

La capacité d’innovation de l’Union ne dépendant pas uniquement des compétences spécialisées dans un champ d’étude ou une discipline donnés, mais aussi de la maîtrise de compétences relevant des arts et des sciences sociales, ainsi que du développement des compétences sociales précitées par les travailleurs et les cadres d’aujourd’hui et de demain, tous ces aspects devraient être dûment pris en considération dans ce programme.

Amendement 9

Préambule, considérant 15

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Des synergies avec Horizon Europe devraient permettre de cumuler les ressources du programme et du programme Horizon Europe (1) pour soutenir des activités visant le renforcement et la modernisation des établissements d’enseignement supérieur européens. Horizon Europe complétera, s’il y a lieu, le soutien apporté par le programme à l’initiative consacrée aux universités européennes, en particulier son volet «recherche», dans le cadre de la mise en place de nouvelles stratégies conjointes, intégrées, à long terme et durables dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Les synergies avec Horizon Europe contribueront à stimuler l’intégration de l’éducation et de la recherche dans les établissements d’enseignement supérieur.

Des synergies avec Horizon Europe devraient permettre de cumuler les ressources du programme et du programme Horizon Europe pour soutenir des activités visant le renforcement et la modernisation des établissements d’enseignement supérieur européens, en prenant dûment en compte les défis auxquels sont confrontées les zones rurales, les régions ultrapériphériques de l’Union, les régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents, telles que les régions insulaires, transfrontalières et de montagne, et les régions des États membres touchées par des catastrophes naturelles . Horizon Europe complétera, s’il y a lieu, le soutien apporté par le programme à l’initiative consacrée aux universités européennes, en particulier son volet «recherche», dans le cadre de la mise en place de nouvelles stratégies conjointes, intégrées, à long terme et durables dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Les synergies avec Horizon Europe contribueront à stimuler l’intégration de l’éducation et de la recherche dans les établissements d’enseignement supérieur, notamment pour favoriser les processus de convergence dans ce domaine pour les régions en retard de développement .

Exposé des motifs

L’éducation et la recherche sont déterminantes pour le développement socio-économique et l’employabilité, et il convient par conséquent de prendre dûment en compte les régions européennes périphériques et en retard de développement.

Amendement 10

Préambule, considérant 16

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait être plus inclusif, ce qui passe par une amélioration de sa capacité à toucher les personnes moins favorisées, notamment par des formats de mobilité à des fins d’éducation et de formation plus flexibles et l’encouragement de la participation d’organisations de petite taille, en particulier des nouveaux arrivants et des organisations de terrain ancrées dans des communautés locales, qui travaillent directement avec des apprenants défavorisés de tous âges. Les formats virtuels, comme la coopération virtuelle, la mobilité mixte et la mobilité virtuelle, devraient être encouragés pour toucher davantage de participants, en particulier ceux qui sont moins favorisés et ceux pour qui se rendre physiquement dans un pays autre que leur pays de résidence serait un obstacle.

Le programme devrait être plus inclusif, ce qui passe par une amélioration de sa capacité à toucher les personnes moins favorisées, notamment par des formats de mobilité à des fins d’éducation et de formation plus flexibles et l’encouragement de la participation d’organisations de petite taille, en particulier des nouveaux arrivants et des organisations de terrain, y compris à l’échelon local et régional, qui soient ancrées dans des communautés locales et qui travaillent directement avec des apprenants défavorisés de tous âges.

Il convient en outre d’accroître la possibilité, pour les établissements d’apprentissage extrascolaire, d’enseignement et de formation professionnels et d’enseignement général qui s’occupent principalement d’apprenants défavorisés et qui n’ont jamais travaillé, ou plus depuis longtemps, avec les programmes européens, de collaborer à l’échelon local ou régional avec un établissement spécialisé de l’enseignement non formel aux fins de la préparation d’un projet.

Les formats virtuels, comme la coopération virtuelle, la mobilité mixte et la mobilité virtuelle, devraient être encouragés pour toucher davantage de participants, en particulier ceux qui sont moins favorisés et ceux pour qui se rendre physiquement dans un pays autre que leur pays de résidence serait un obstacle. Il y a lieu de prendre en considération, lors de la promotion de ces formats virtuels, la nécessité d’un accès universel à l’internet à haut débit en Europe et celle de respecter les règles européennes communes en matière de protection des données.

Il convient de faire le maximum pour que les personnes défavorisées, et en particulier les personnes présentant un handicap, qu’il soit physique, sensoriel ou cognitif, puissent elles aussi se déplacer physiquement.

Exposé des motifs

La participation active des organisations de terrain à l’échelon local et régional doit être encouragée. Puisqu’il ressort des études actuelles que les acteurs concernés sont souvent extrêmement réticents à s’engager pour la première fois dans un projet européen, ces projets étant jugés trop complexes, une telle approche permettrait d’offrir au personnel concerné la possibilité de se former «sur le tas»et de collaborer pour ce faire avec une institution à vocation pédagogique.

Bien que la mobilité virtuelle soit un complément utile à la mobilité physique, sans toutefois s’y substituer totalement, l’accès au haut débit dans toute l’UE et le plein respect des règles relatives à la protection des données sont un préalable nécessaire. En outre, il y a lieu de faire en sorte que tout le monde puisse bénéficier de chacune des formes de mobilité, y compris les apprenants présentant un handicap physique ou cognitif, qui ont souvent besoin d’un soutien ciblé.

Amendement 11

Préambule, considérant 17

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Dans sa communication sur le renforcement de l’identité européenne par l’éducation et la culture, la Commission a souligné le rôle central que l’éducation, la culture et le sport ont à jouer dans la promotion de la citoyenneté active et des valeurs communes parmi les jeunes générations. Le renforcement de l’identité européenne et le développement de la participation active des individus aux processus démocratiques sont déterminants pour l’avenir de l’Europe et de nos sociétés démocratiques. Partir à l’étranger pour étudier, suivre une formation, travailler ou participer à des activités dans les domaines de la jeunesse et du sport contribue à renforcer cette identité européenne dans toute sa diversité, de même que le sentiment de faire partie d’une communauté culturelle, et favorise une telle citoyenneté active, chez les personnes de tous âges. Les participants aux activités de mobilité devraient s’engager dans leur communauté locale, mais aussi dans leur communauté d’accueil, pour partager leur expérience. Les activités visant à renforcer tous les aspects de la créativité dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse et à accroître les compétences individuelles clés devraient être soutenues.

Dans sa communication sur le renforcement de l’identité européenne par l’éducation et la culture, la Commission a souligné le rôle central que l’éducation, la culture et le sport ont à jouer dans la promotion de la citoyenneté active et des valeurs communes parmi les jeunes générations. Le renforcement de l’identité européenne et le développement de la participation active des individus aux processus démocratiques sont déterminants pour l’avenir de l’Europe et de nos sociétés démocratiques. Partir à l’étranger pour étudier, suivre une formation, travailler, réaliser un stage de courte, moyenne ou longue durée en tant qu’élève dans un établissement d’enseignement et de formation professionnels ou d’enseignement général ou participer à des activités dans les domaines de la jeunesse et du sport contribue à renforcer cette identité européenne dans toute sa diversité, de même que le sentiment de faire partie d’une communauté culturelle, et favorise une telle citoyenneté active, chez les personnes de tous âges. Les participants aux activités de mobilité devraient s’engager dans leur communauté locale, mais aussi dans leur communauté d’accueil, pour partager leur expérience. Les organisations qui nouent et soutiennent les contacts entre étudiants et établissements d’apprentissage extrascolaire, d’enseignement et de formation professionnels et d’enseignement général, en particulier ceux qui s’occupent de jeunes défavorisés, devraient être encouragées dans leur travail et soutenues dans leurs démarches de mise en réseau à l’échelon local et européen. Les activités visant à renforcer tous les aspects de la créativité dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse et à accroître les compétences individuelles clés devraient être soutenues.

Exposé des motifs

Étant donné que les stages dans les établissements d’enseignement et de formation professionnels sont déjà promus dans le cadre du programme Erasmus+ actuel et qu’ils revêtent aujourd’hui une importance considérable, cette possibilité devrait être maintenue et élargie à l’orientation professionnelle dans l’enseignement général.

Le travail des organisations qui soutiennent les contacts entre étudiants et établissements d’enseignement général et d’enseignement et formation professionnels a montré que ces activités d’intermédiaire ont un sens, étant donné qu’elles offrent aux étudiants Erasmus une vision plus précise du système d’enseignement de leur pays d’accueil et qu’elles fournissent aux élèves une ouverture aisée vers leurs pairs à travers l’Europe, ce qui peut s’avérer particulièrement intéressant pour les jeunes défavorisés.

Amendement 12

Préambule, considérant 18

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

La dimension internationale du programme devrait être renforcée dans le but d’offrir un plus grand nombre de possibilités de mobilité, de coopération et de dialogue avec des pays tiers non associés au programme. En s’appuyant sur la mise en œuvre réussie d’activités internationales dans les secteurs de l’enseignement supérieur et de la jeunesse dans le cadre des programmes antérieurs dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, les activités de mobilité internationale devraient être élargies à d’autres secteurs, comme l’enseignement et la formation professionnels.

La dimension internationale du programme devrait être renforcée dans le but d’offrir un plus grand nombre de possibilités de mobilité, de coopération et de dialogue avec des pays tiers non associés au programme. En s’appuyant sur la mise en œuvre réussie d’activités internationales dans les secteurs de l’enseignement supérieur et de la jeunesse dans le cadre des programmes antérieurs dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, les activités de mobilité internationale devraient être élargies à d’autres secteurs, comme l’enseignement et la formation professionnels, en tenant compte également des caractéristiques socio-économiques et géographiques des pays concernés qui ont une incidence sur la création d’emplois, et partant, sur l’esprit d’entreprise et l’employabilité des jeunes et des adultes .

Exposé des motifs

Cet amendement vise à insister sur le lien entre, d’une part, l’enseignement et la formation, et de l’autre, la réalité sociale et économique concrète d’un territoire, surtout s’il s’agit d’une zone périphérique et défavorisée.

Amendement 13

Préambule, considérant 19

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

L’architecture de base du programme 2014-2020, composée de trois chapitres (éducation et formation, jeunesse et sport) structurés autour de trois actions clés, s’est révélée adéquate et devrait être conservée. Des améliorations visant à simplifier et à rationaliser les actions soutenues par le programme devraient être introduites.

L’architecture de base du programme 2014-2020, composée de trois chapitres (éducation et formation, jeunesse et sport) structurés autour de trois actions clés, s’est révélée adéquate et devrait être conservée. Des améliorations visant à simplifier et à rationaliser les actions soutenues par le programme devraient être introduites. Ainsi, des procédures de demande spécifiques à chaque secteur et considérablement simplifiées devraient être mises en place, afin de parvenir à l’augmentation espérée du nombre de participants et d’accroître la motivation du personnel à introduire également des demandes. Pour ce faire, des conseils, un soutien et un accompagnement doivent être fournis de manière intensive à l’échelon local et régional, qui est le plus au fait des besoins rencontrés sur le terrain, et il convient d’appuyer les partenariats à petite échelle, auxquels participent de petites organisations locales et qui n’exigent que des charges administratives simples et légères.

Exposé des motifs

Selon le type de projet, le temps nécessaire à l’introduction d’une demande est estimé à entre 40 et 80 heures, y compris pour les praticiens expérimentés. Les programmes précédents ne demandaient pas un investissement d’une telle ampleur, et il pourrait être utile de tendre vers les normes qu’ils contenaient. Cette problématique concerne en particulier le secteur de l’éducation et de la formation et celui de l’enseignement non formel, étant donné qu’à l’inverse des organismes d’enseignement supérieur, ces établissements ne disposent généralement pas d’un service chargé des affaires internationales et que cette tâche s’ajoute à leurs activités habituelles.

Amendement 14

Préambule, considérant 20

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait renforcer les possibilités de mobilité à des fins d’éducation et de formation existantes, notamment dans les secteurs dans lesquels il pourrait permettre les gains d’efficience les plus importants, afin d’élargir sa portée et de répondre au nombre élevé de demandes insatisfaites . Cela devrait passer notamment par l’augmentation et la facilitation des activités de mobilité pour les étudiants de l’enseignement supérieur, les élèves du niveau primaire et les apprenants suivant une formation ou un enseignement professionnel. La mobilité des apprenants adultes ayant un faible niveau de compétences devrait être intégrée dans des partenariats de coopération. Les possibilités de mobilité pour les jeunes participant à des activités d’apprentissage non formel devraient, elles aussi, être étendues afin de toucher davantage de jeunes. La mobilité du personnel dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport devrait également être renforcée, compte tenu de son effet de levier. Conformément à la vision d’un véritable espace européen de l’éducation, le programme devrait également intensifier la mobilité et les échanges et favoriser la participation des étudiants à des activités éducatives et culturelles en soutenant la numérisation des processus, comme la carte d’étudiant européenne. Cette initiative peut constituer une étape importante pour faire de la mobilité pour tous une réalité; cela permettra aux établissements de l’enseignement supérieur d’envoyer et de recevoir davantage d’étudiants participant à des programmes d’échanges, tout en améliorant encore la qualité de la mobilité étudiante, et cela facilitera également l’accès des étudiants à divers services (bibliothèques, transports, logement) avant leur arrivée dans l’établissement d’accueil à l’étranger.

Le programme devrait renforcer les possibilités de mobilité à des fins d’éducation et de formation existantes, notamment par l’augmentation et la facilitation des activités de mobilité pour les étudiants de l’enseignement supérieur, les élèves du niveau primaire et les apprenants suivant une formation ou un enseignement professionnel. La mobilité des apprenants adultes ayant un faible niveau de compétences devrait être intégrée dans des partenariats de coopération. Les possibilités de mobilité pour les jeunes participant à des activités d’apprentissage non formel devraient, elles aussi, être étendues afin de toucher davantage de jeunes. La mobilité du personnel dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport devrait également être renforcée, compte tenu de son effet de levier. Conformément à la vision d’un véritable espace européen de l’éducation, le programme devrait également intensifier la mobilité et les échanges et favoriser la participation des étudiants à des activités éducatives et culturelles, en soutenant les organisations qui nouent des contacts dans le pays d’accueil entre étudiants et organisations du secteur de la jeunesse ainsi qu’avec les établissements d’apprentissage extrascolaire, d’enseignement et formation professionnels et d’enseignement général, en particulier ceux qui s’occupent de jeunes défavorisés, et en soutenant la numérisation des processus, comme la carte d’étudiant européenne. Cette initiative peut constituer une étape importante pour faire de la mobilité pour tous une réalité; cela permettra aux établissements de l’enseignement supérieur d’envoyer et de recevoir davantage d’étudiants participant à des programmes d’échanges, tout en améliorant encore la qualité de la mobilité étudiante, et cela facilitera également l’accès des étudiants à divers services (bibliothèques, transports, logement) avant leur arrivée dans l’établissement d’accueil à l’étranger. Afin d’encourager la mobilité des étudiants, il conviendrait de leur fournir systématiquement des informations générales pertinentes pour les aider à se préparer. En outre, la collecte systématique de bonnes pratiques utiles aux étudiants devrait également être encouragée.

Exposé des motifs

Le travail des organisations qui soutiennent les contacts entre étudiants et établissements d’enseignement général et d’enseignement et formation professionnels a montré qu’elles pouvaient contribuer à fournir aux élèves de leur pays d’accueil une ouverture aisée vers leurs pairs à travers l’Europe, ce qui peut s’avérer particulièrement intéressant pour les jeunes défavorisés.

Amendement 15

Préambule, considérant 21

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait encourager la participation des jeunes à la vie démocratique européenne, y compris en soutenant des projets de participation permettant aux jeunes de s’engager et d’apprendre à participer à la société civique, en sensibilisant aux valeurs européennes communes, parmi lesquelles les droits fondamentaux, en faisant se rencontrer les jeunes et les décideurs au niveau local, national et de l’Union et en contribuant au processus d’intégration européen.

Le programme devrait encourager la participation des jeunes à la vie démocratique européenne, y compris en soutenant des projets de participation, en renforçant et en diffusant les bonnes pratiques et actions qui existent dans le cadre du programme Erasmus, ce qui permettrait aux jeunes de s’engager et d’apprendre à participer à la société civique, en sensibilisant aux valeurs européennes communes, parmi lesquelles les droits fondamentaux, en faisant se rencontrer les jeunes et les décideurs au niveau local, régional , national et de l’Union et en contribuant au processus d’intégration européen.

Exposé des motifs

Il convient de tenir compte des spécificités aussi bien locales que régionales.

Amendement 16

Préambule, considérant 22

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait offrir aux jeunes davantage de possibilités de découvrir l’Europe au moyen d’expériences d’apprentissage à l’étranger. Les jeunes âgés de dix-huit ans, en particulier les moins favorisés, devraient avoir la possibilité d’acquérir une première expérience, de courte durée, individuelle ou en groupe, en voyageant en Europe dans le cadre d’une activité éducative informelle visant à développer leur sentiment d’appartenance à l’Union européenne et à leur faire découvrir la diversité culturelle de cette dernière. Le programme devrait recenser les organismes chargés de le faire connaître et de sélectionner les participants et soutenir des activités visant à promouvoir la dimension d’apprentissage de l’expérience.

Le programme devrait offrir aux jeunes davantage de possibilités de découvrir l’Europe au moyen d’expériences d’apprentissage à l’étranger. Les jeunes âgés de dix-huit ans, en particulier les moins favorisés, devraient avoir la possibilité d’acquérir une première expérience personnelle , de courte durée, individuelle ou en groupe, en voyageant en Europe dans le cadre d’une activité éducative informelle visant à développer leur sentiment d’appartenance à l’Union européenne et à leur faire découvrir la diversité culturelle de cette dernière. La participation au programme devrait être ouverte à tous les jeunes dans les mêmes conditions, indépendamment de leur lieu de résidence, y compris à ceux qui proviennent des régions ultrapériphériques et des régions moins développées, et offrir des expériences d’apprentissage partout en Europe, afin de permettre également la rencontre entre personnes de tous horizons et issus des quatre coins de l’UE. Il pourrait être envisagé que les jeunes défavorisés puissent bénéficier, en plus de la prise en charge des frais de voyage, de bourses pour l’alimentation et le logement et, au besoin, pour l’accompagnement. Ce programme pourrait également prendre la forme d’un partenariat public-privé, par exemple avec les acteurs de la mobilité et du tourisme, pour pouvoir produire plus rapidement davantage de résultats, y compris sur le plan financier. En participant activement au dispositif, des groupes de la société civile pourraient également jouer un rôle dynamique dans les partenariats susmentionnés, ainsi que dans des formules innovantes de coopération, toujours en vue de renforcer l’efficacité du programme Erasmus et d’en élargir la portée. Le programme devrait recenser les organismes locaux ou régionaux chargés de le faire connaître auprès des participants en diffusant l’information par les canaux appropriés et par l’intermédiaire des établissements de formation formelle et non formelle concernés , et soutenir des activités visant à promouvoir la dimension d’apprentissage de l’expérience.

Exposé des motifs

Pour que cette offre d’apprentissage informel atteigne effectivement les jeunes sans emploi ou atteints d’un handicap, par exemple, le recours aux canaux usuels de diffusion de l’information ne suffira pas. Il sera en outre utile non seulement de financer les frais de voyage en tant que tels, mais aussi d’accorder des bourses pour couvrir les frais additionnels implicites. Dans le même temps, les régions les moins développées devraient également être considérées comme une destination pour les expériences d’apprentissage à l’étranger, et il importe donc de susciter l’intérêt et l’enthousiasme des jeunes à l’égard de ces régions également.

Amendement 17

Préambule, considérant 23

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait également améliorer l’apprentissage des langues, en particulier par un recours accru aux outils en ligne, l’apprentissage en ligne présentant des avantages supplémentaires pour l’apprentissage des langues en termes d’accès et de flexibilité.

Le programme devrait également améliorer l’apprentissage des langues, en particulier par un recours accru aux outils en ligne, l’apprentissage en ligne présentant des avantages supplémentaires pour l’apprentissage des langues en termes d’accès et de flexibilité. À cet égard, le programme devrait prendre dûment en compte les langues régionales et minoritaires, notamment sur la base de l’article 22 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne concernant la diversité culturelle, religieuse et linguistique.

Exposé des motifs

Le législateur devrait valoriser la dimension culturelle et identitaire des langues régionales et minoritaires, en vertu de l’article 22 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe (1992), signée par 16 États membres de l’Union.

Amendement 18

Préambule, considérant 24

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait soutenir des mesures qui renforcent la coopération entre les établissements et les organisations actives dans les secteurs de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport , reconnaissant leur rôle fondamental pour doter les individus des connaissances, aptitudes et compétences nécessaires dans un monde en évolution, ainsi que pour réaliser correctement le potentiel d’innovation, de créativité et d’esprit d’entreprise, en particulier dans le cadre de l’économie numérique .

Le programme devrait soutenir des mesures qui renforcent la coopération entre les établissements et les organisations actives dans les secteurs de l’apprentissage extrascolaire, de la formation, de l’éducation et du sport, qu’elle ait lieu au sein de ces différents secteurs ou sur le terrain, entre ces derniers, dans des conditions transparentes , reconnaissant leur rôle fondamental pour doter les individus des connaissances, aptitudes et compétences nécessaires dans un monde en évolution, ainsi que pour réaliser correctement le potentiel d’innovation, de créativité et d’esprit d’entreprise.

Exposé des motifs

Étant donné qu’il existe également des établissements d’éducation et de formation mettant l’accent sur la créativité et l’innovation en dehors de l’économie numérique, il serait inutilement restrictif de limiter ainsi la portée du considérant.

Amendement 19

Préambule, considérant 32

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Reflétant l’importance de lutter contre le changement climatique conformément aux engagements de l’Union à mettre en œuvre l’accord de Paris et à atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies, ce programme contribuera à intégrer l’action pour le climat dans les politiques de l’Union et à atteindre un objectif général consistant à consacrer 25 % des dépenses du budget de l’Union à des mesures liées au climat. Les actions pertinentes seront recensées durant l’élaboration et la mise en œuvre du programme et réexaminées dans le cadre des évaluations et du processus de réexamen correspondants.

Reflétant l’importance de lutter contre le changement climatique conformément aux engagements de l’Union à mettre en œuvre l’accord de Paris et à atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies, ce programme contribuera à intégrer l’action pour le climat dans les politiques de l’Union et à atteindre un objectif général consistant à consacrer 25 % des dépenses du budget de l’Union à des mesures liées au climat. Les actions pertinentes, y compris la formation en relation avec le changement climatique et le transfert de compétences en faveur des jeunes Européens , seront recensées durant l’élaboration et la mise en œuvre du programme et réexaminées dans le cadre des évaluations et du processus de réexamen correspondants.

Exposé des motifs

Il importe de former les jeunes à la prévention, à l’atténuation et à la réduction des risques liés au changement climatique, y compris les catastrophes naturelles qui en découlent.

Amendement 20

Préambule, considérant 37

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Les pays tiers qui sont membres de l’Espace économique européen (EEE) peuvent participer au programme dans le cadre de la coopération établie au titre de l’accord EEE, qui prévoit la mise en œuvre des programmes de l’Union au moyen d’une décision prise au titre dudit accord. Les pays tiers peuvent également participer sur la base d’autres instruments juridiques. Le présent règlement devrait accorder les droits et accès nécessaires permettant à l’ordonnateur compétent, à l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et à la Cour des comptes européenne d’exercer pleinement leurs compétences respectives. La participation pleine et entière d’un pays tiers au programme devrait être soumise aux conditions établies dans un accord spécifique couvrant la participation dudit pays au programme. Cette participation suppose en outre l’obligation de mettre en place une agence nationale et de gérer certaines des actions du programme à un niveau décentralisé. Les personnes et les entités de pays tiers qui ne sont pas associés au programme devraient pouvoir participer à certaines actions de celui-ci, comme défini dans le programme de travail et les appels à propositions publiés par la Commission. Lors de la mise en œuvre du programme, des arrangements particuliers pourraient être pris en compte en ce qui concerne des personnes et des entités de micro-États européens.

Les pays tiers qui sont membres de l’Espace économique européen (EEE) peuvent participer au programme dans le cadre de la coopération établie au titre de l’accord EEE, qui prévoit la mise en œuvre des programmes de l’Union au moyen d’une décision prise au titre dudit accord. Les pays tiers peuvent également participer sur la base d’autres instruments juridiques et de cadres de coopération structurés tels que les stratégies macrorégionales de l’Union européenne . Le présent règlement devrait accorder les droits et accès nécessaires permettant à l’ordonnateur compétent, à l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et à la Cour des comptes européenne d’exercer pleinement leurs compétences respectives. La participation pleine et entière d’un pays tiers au programme devrait être soumise aux conditions établies dans un accord spécifique couvrant la participation dudit pays au programme. Cette participation suppose en outre l’obligation de mettre en place une agence nationale et de gérer certaines des actions du programme à un niveau décentralisé. Les personnes et les entités de pays tiers qui ne sont pas associés au programme devraient pouvoir participer à certaines actions de celui-ci, comme défini dans le programme de travail et les appels à propositions publiés par la Commission. Lors de la mise en œuvre du programme, des arrangements particuliers pourraient être pris en compte en ce qui concerne des personnes et des entités de micro-États européens.

Exposé des motifs

L’ajout vise à valoriser la dimension macrorégionale des politiques européennes, notamment en référence à la participation au programme Erasmus des pays tiers associés aux quatre stratégies macrorégionales existantes.

Amendement 21

Préambule, considérant 38

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Conformément à la communication de la Commission intitulée «Un partenariat stratégique renouvelé et renforcé avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne», le programme devrait tenir compte de la situation spécifique de ces régions. Des mesures seront prises pour accroître leur participation dans toutes les actions. Les échanges et la coopération entre personnes et organisations de ces régions et de pays tiers, en particulier leurs voisins, dans le cadre de programmes de mobilité, devraient être encouragés. Ces mesures feront l’objet d’un suivi et d’une évaluation régulière.

Conformément à l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et à la communication de la Commission intitulée «Un partenariat stratégique renouvelé et renforcé avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne», le programme devrait tenir compte de la situation spécifique de ces régions. Des mesures seront prises pour accroître leur participation dans toutes les actions. Les échanges et la coopération entre personnes et organisations de ces régions et de pays tiers, en particulier leurs voisins, dans le cadre de programmes de mobilité, devraient être encouragés. Ces mesures feront l’objet d’un suivi et d’une évaluation régulière.

Exposé des motifs

Le considérant devrait reprendre la base juridique de l’article 349 TFUE, qui constitue le véritable cadre de référence des spécificités des régions ultrapériphériques. C’est pourquoi nous proposons cette nouvelle formulation.

Amendement 22

Préambule, considérant 38

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le programme devrait également tenir compte dans toutes ses actions de la nécessité d’accroître la participation des régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents, notamment les régions insulaires, transfrontalières et de montagne visées à l’article 174, troisième alinéa, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Exposé des motifs

Découle du texte.

Amendement 23

Préambule, considérant 42

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Des activités adéquates de sensibilisation, de publicité et de diffusion des possibilités offertes et des résultats des actions soutenues par le programme devraient être menées au niveau européen, national et local. Elles devraient associer tous les organes chargés de la mise en œuvre du programme et être menées, s’il y a lieu, avec l’aide d’autres acteurs clés.

Des activités adéquates de sensibilisation, de publicité et de diffusion des possibilités offertes et des résultats des actions soutenues par le programme devraient être menées au niveau européen, national, régional et local. Elles devraient associer tous les organes chargés de la mise en œuvre du programme et être menées, s’il y a lieu, avec l’aide d’autres acteurs clés.

Exposé des motifs

Il convient de tenir compte des spécificités aussi bien locales que régionales.

Amendement 24

Préambule, considérant 44

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Afin de garantir la mise en œuvre efficiente et efficace du présent règlement, le programme devrait utiliser au maximum les mécanismes de mise en œuvre déjà en place. La mise en œuvre du programme devrait donc être confiée à la Commission et aux agences nationales. Dans la mesure du possible et en vue d’une efficience optimale, les agences nationales devraient être celles qui ont été désignées pour la gestion du programme précédent. La portée de l’évaluation de conformité ex ante devrait être limitée aux exigences nouvelles et propres au programme, sauf motif contraire, comme en cas de lacune grave ou d’insuffisance des résultats de l’agence nationale concernée.

Afin de garantir la mise en œuvre efficiente et efficace du présent règlement, le programme devrait utiliser au maximum les mécanismes de mise en œuvre déjà en place et être développé en coopération plus étroite avec l’échelon régional . La mise en œuvre du programme devrait donc être confiée à la Commission et aux agences nationales, dans le cadre d’une coopération renforcée avec l’échelon régional . Dans la mesure du possible et en vue d’une efficience optimale, les agences nationales, collaborant de manière plus approfondie avec l’échelon régional , devraient être celles qui ont été désignées pour la gestion du programme précédent. Dans l’intérêt d’une plus grande efficacité et d’une meilleure acceptation des mesures prises par les agences nationales, celles-ci devraient, en coopération avec les acteurs concernés, mettre en place des comités consultatifs et des organes de médiation à l’échelon local ou régional, lesquels contribueront à améliorer les procédures administratives et la prise de décisions ainsi qu’à résoudre d’une manière transparente, objective et neutre les recours et litiges éventuels entre les agences nationales et les utilisateurs. La portée de l’évaluation de conformité ex ante devrait être limitée aux exigences nouvelles et propres au programme, sauf motif contraire, comme en cas de lacune grave ou d’insuffisance des résultats de l’agence nationale concernée.

Exposé des motifs

Les résultats positifs enregistrés par l’Institut fédéral allemand pour la formation (BIBB) en lien avec la création d’un comité consultatif des utilisateurs pourraient également être exploités par les autres agences nationales en vue d’associer davantage encore les parties intéressées au programme et, en particulier, à sa mise en œuvre.

Puisque les décisions en matière de subventions prises par les agences nationales ont sans cesse été contestées par le passé, et qu’il est difficilement justifiable que ces agences puissent se prononcer elles-mêmes sur les contestations de leurs décisions, il y aurait lieu de mettre en place, à l’instar de l’Autriche, des organes de médiation en la matière, susceptibles d’accroître la transparence du processus décisionnel et de favoriser des solutions à la fois pertinentes et neutres.

Amendement 25

Préambule, considérant 46

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Les États membres devraient s’efforcer d’ adopter toutes les mesures appropriées pour éliminer les obstacles juridiques et administratifs au bon fonctionnement du programme. Il s’agit notamment de remédier, dans la mesure du possible et sans préjudice du droit de l’Union relatif à l’entrée ou au séjour des ressortissants de pays tiers, aux problèmes qui compliquent l’obtention de visas et de titres de séjour. Conformément à la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil (2), les États membres sont encouragés à mettre en place des procédures d’admission accélérées.

Les États membres devraient adopter toutes les mesures appropriées pour éliminer les obstacles juridiques et administratifs au bon fonctionnement du programme. Il s’agit notamment d’exonérer d’impôts les bourses d’études et de remédier, dans la mesure du possible et sans préjudice du droit de l’Union relatif à l’entrée ou au séjour des ressortissants de pays tiers, aux problèmes qui compliquent l’obtention de visas et de titres de séjour. Conformément à la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil (3), les États membres sont encouragés à mettre en place des procédures d’admission accélérées.

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à assurer la cohérence avec le considérant 49.

Amendement 26

Préambule, considérant 49

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Afin de simplifier les exigences applicables aux bénéficiaires, il convient d’utiliser autant que possible des subventions simplifiées prenant la forme de financements basés sur des forfaits, des coûts unitaires ou des taux forfaitaires. Les subventions simplifiées visant à faciliter les actions de mobilité du programme, telles que définies par la Commission, devraient tenir compte du coût de la vie et des frais de séjour dans le pays d’accueil. La Commission et les agences nationales des pays d’envoi devraient avoir la possibilité d’adapter ces subventions simplifiées sur la base de critères objectifs, en particulier pour garantir que les personnes moins favorisées y ont accès. Dans le respect du droit national, les États membres devraient également être encouragés à exonérer ces subventions de toute taxe et de tout prélèvement social. La même exonération devrait s’appliquer aux entités publiques ou privées qui accordent ce soutien financier aux personnes concernées.

Afin de simplifier les exigences applicables aux bénéficiaires, il convient d’utiliser autant que possible des subventions simplifiées prenant la forme de financements basés sur des forfaits, des coûts unitaires ou des taux forfaitaires. Les subventions simplifiées visant à faciliter les actions de mobilité du programme, telles que définies par la Commission, devraient faire l’objet d’une évaluation régulière et être adaptées au coût de la vie et aux frais de séjour dans le pays et la région d’accueil. La Commission et les agences nationales des pays d’envoi devraient avoir la possibilité d’adapter ces subventions simplifiées sur la base de critères objectifs, en particulier pour garantir que les personnes moins favorisées y ont accès, en veillant à ce que leurs frais de participation soient intégralement couverts par ces subventions . Dans le respect du droit national, les États membres devraient également exonérer ces subventions de toute taxe et de tout prélèvement social. La même exonération devrait s’appliquer aux entités publiques ou privées qui accordent ce soutien financier aux personnes concernées.

Exposé des motifs

Découle du texte.

Amendement 27

Préambule, considérant 51

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Il est nécessaire de garantir la complémentarité des actions menées dans le cadre du programme avec les activités menées par les États membres et avec d’autres activités de l’Union, notamment celles dans les domaines de l’éducation, de la culture et des médias, de la jeunesse et de la solidarité, de l’emploi et de l’inclusion sociale, de la recherche et de l’innovation, de l’industrie et de l’entreprise, de l’agriculture et du développement rural en mettant l’accent sur les jeunes agriculteurs, de la cohésion, de la politique régionale, de la coopération internationale et du développement.

Il est nécessaire de garantir la complémentarité des actions menées dans le cadre du programme avec les activités menées par les États membres et les régions et avec d’autres activités de l’Union, notamment celles dans les domaines de l’éducation, de la culture et des médias, de la jeunesse et de la solidarité, de l’emploi et de l’inclusion sociale, de la recherche et de l’innovation, de l’industrie et de l’entreprise, de l’agriculture et du développement rural en mettant l’accent sur les jeunes agriculteurs, de la cohésion, de la politique régionale, de la coopération internationale et du développement.

Exposé des motifs

Il importe que la complémentarité des actions menées dans le cadre du programme soit également garantie avec celles qu’exécutent les régions.

Amendement 28

Préambule, considérant 52

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Si, au cours de la période de programmation précédente, le cadre réglementaire a déjà permis aux États membres et aux régions de créer des synergies entre Erasmus+ et d’autres instruments de l’Union, comme les Fonds structurels et d’investissement européens, qui soutiennent également le développement qualitatif des systèmes dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse dans l’Union, ce potentiel a jusqu’à présent été sous-exploité, ce qui limite les effets systémiques des projets et l’incidence sur les mesures prises. Les organes nationaux chargés de gérer ces divers instruments devraient communiquer et coopérer efficacement entre eux au niveau national afin de maximiser l’effet de chaque instrument. Le programme devrait permettre une coopération active avec ces instruments.

Si, au cours de la période de programmation précédente, le cadre réglementaire a déjà permis aux États membres et aux régions de créer des synergies entre Erasmus+ et d’autres instruments de l’Union, comme les Fonds structurels et d’investissement européens, qui soutiennent également le développement qualitatif des systèmes dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse dans l’Union, ce potentiel a jusqu’à présent été sous-exploité, ce qui limite les effets systémiques des projets et l’incidence sur les mesures prises. Les organes nationaux et régionaux chargés de gérer ces divers instruments devraient communiquer et coopérer efficacement entre eux au niveau national afin de maximiser l’effet de chaque instrument. Le programme devrait permettre une coopération active avec ces instruments.

Exposé des motifs

Il y a lieu d’envisager aussi la coopération avec les organes régionaux, car il existe à ce niveau des autorités de gestion d’autres instruments de l’UE, comme les Fonds structurels et d’investissement européens.

Amendement 29

Chapitre I, article 2, point 6 (Définitions)

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«sport de masse»: le sport organisé pratiqué, lorsqu’il est au niveau local, par des sportifs amateurs, et le sport pour tous;

«sport de masse»: le sport organisé pratiqué, lorsqu’il est au niveau local ou régional , par des sportifs amateurs, et le sport pour tous;

Exposé des motifs

Découle du texte.

Amendement 30

Chapitre I, article 2, point 14 (Définitions)

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«partenariat»: un accord entre un groupe d’établissements et/ou d’organisations en vue de mener des activités et des projets communs;

«partenariat»: un accord entre un groupe d’établissements et/ou d’organisations en vue de mener des activités et des projets communs dans le cadre du programme ;

Exposé des motifs

Il y a lieu d’éviter que toutes les formes de collaboration ne soient considérées comme des «partenariats»au sens du règlement.

Amendement 31

Chapitre I, article 2, point 25 (Définitions)

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«personnes moins favorisées»: les personnes confrontées à des obstacles qui, pour des raisons économiques, sociales, culturelles, géographiques, de santé ou de migration, ou pour des raisons telles qu’un handicap ou des difficultés éducatives , les empêchent d’avoir pleinement accès aux possibilités offertes par le programme;

«personnes moins favorisées»: les personnes confrontées à des barrières qui, pour des raisons économiques, sociales, culturelles, linguistiques , géographiques, de santé ou de migration, ou pour des raisons telles qu’un handicap physique, sensoriel ou cognitif , les empêchent d’avoir pleinement accès aux possibilités offertes par le programme; la levée des barrières est l’un des principaux objectifs du programme, qui doit prévaloir sur toute considération d’ordre quantitatif ou financier ;

Exposé des motifs

Afin de garantir l’égalité d’accès aux possibilités offertes par le programme, il y a lieu de s’attaquer aux obstacles tels que les barrières linguistiques ou les difficultés d’apprentissage.

Amendement 32

Chapitre I, article 2, nouveau point 28 (Définitions)

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«langue»: toute langue autre que la première langue de l’apprenant;

Exposé des motifs

La promotion de l’apprentissage de nouvelles langues dans le cadre de ce programme ne devrait pas se limiter aux langues officielles de l’UE.

Amendement 33

Chapitre I, article 2, nouveau point 29 (Définitions)

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

«personnes handicapées»: les personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres.

Exposé des motifs

Définition conforme à celle de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, article 1er, deuxième alinéa.

Amendement 34

Chapitre II, article 4, action clé no 1 — Mobilité à des fins d’éducation et de formation

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Dans le domaine de l’éducation et de la formation , le programme soutient les actions suivantes au titre de l’action clé no 1:

(a)

mobilité des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

(b)

mobilité des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels;

(c)

mobilité des élèves et du personnel;

(d)

mobilité du personnel de l’éducation des adultes;

(e)

possibilités d’apprentissage des langues, notamment celles soutenant les activités de mobilité.

Dans le domaine de la formation et de l’éducation , le programme soutient les actions suivantes au titre de l’action clé no 1, lesquelles peuvent également être menées en combinaison avec les projets d’échanges virtuels :

(a)

mobilité à court, moyen ou long terme des étudiants et du personnel de l’enseignement supérieur;

(b)

mobilité à court, moyen ou long terme des apprenants et du personnel de l’enseignement et de la formation professionnels, et en particulier des apprentis, du personnel et des formateurs travaillant dans les PME . Des cours adaptés à leurs groupes cibles, pouvant être proposés plusieurs fois par an, devraient être développés afin de préparer les apprentis aux défis linguistiques et interculturels ;

(c)

mobilité à court, moyen ou long terme des élèves et du personnel, notamment pour les stages professionnels dans le contexte de l’enseignement général ;

(d)

mobilité à court, moyen ou long terme du personnel de l’éducation des adultes;

(e)

possibilités d’apprentissage des langues, notamment celles soutenant les activités de mobilité, devant être adaptées aux besoins spécifiques des différents groupes cibles ;

(f)

mobilité des adultes et des personnes âgées intégrés dans le circuit des universités du troisième âge ou d’autres initiatives de formation continue;

(g)

mobilité des jeunes et des travailleurs du secteur de la jeunesse à des fins d’apprentissage dans le domaine de l’éducation non formelle.

Exposé des motifs

(a-e)

La mobilité à des fins d’éducation et de formation devrait notamment être ouverte à ces catégories de personnes et à ces secteurs d’éducation et de formation, et permettre également une préparation adaptée dans l’intérêt d’une offre de qualité.

(f)

Il convient d’encourager et de soutenir l’apprentissage et la formation tout au long de la vie pour les adultes et les personnes âgées afin de renforcer leurs connaissances et compétences, d’améliorer leur qualité de vie, de favoriser leur inclusion et de diffuser l’identité européenne dans tous les groupes d’âge.

(g)

Dans la mesure où l’amendement ne couvre que le secteur de l’éducation formelle et plus académique, il convient d’inclure un point relatif à la mobilité des jeunes et des travailleurs du secteur de la jeunesse dans le cadre de l’action clé no 1.

Amendement 35

Chapitre II, article 5, action clé no 2 — Coopération entre organisations et institutions

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes au titre de l’action clé no 2:

(a)

des partenariats de coopération et des échanges de pratiques, dont des partenariats de petite taille visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

(b)

partenariats d’excellence, en particulier des universités européennes, des centres d’excellence professionnelle et des masters communs;

(c)

partenariats en faveur de l’innovation pour renforcer la capacité d’innovation de l’Europe;

(d)

plateformes et outils en ligne en vue d’une coopération virtuelle, et notamment les bureaux d’assistance eTwinning et la plateforme électronique pour l’éducation des adultes en Europe.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes au titre de l’action clé no 2:

(a)

partenariats de coopération et échanges de pratiques, dont des partenariats de petite taille au niveau régional visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

(b)

partenariats d’excellence, en particulier des universités européennes et des centres d’excellence professionnelle, lesquels ne devraient pas se situer uniquement dans les métropoles européennes et seraient chargés, en association avec l’échelon régional, de soutenir les parties intéressées dans leurs démarches de coopération en matière de mise en œuvre et de développer des masters communs;

(c)

partenariats en faveur de l’innovation pour renforcer la capacité d’innovation de l’Europe et attribution d’un prix récompensant les «sociétés et entreprises européennes»qui se montrent particulièrement actives pour assurer à leurs apprentis une qualification européenne ;

(d)

plateformes et outils en ligne en vue d’une coopération virtuelle, et notamment les bureaux d’assistance eTwinning et la plateforme électronique pour l’éducation des adultes en Europe.

Exposé des motifs

Les centres d’excellence professionnelle ne peuvent atteindre leur objectif qu’en s’appuyant sur les structures existantes ainsi qu’en travaillant avec les différentes parties intéressées et non contre elles.

Amendement 36

Chapitre II, article 6, action clé no 3 — Soutien à l’élaboration des politiques et à la coopération

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Action clé no 3

Soutien à l’élaboration des politiques et à la coopération

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes au titre de l’action clé no 3:

(a)

élaboration et mise en œuvre des programmes de mesures générales et sectorielles de l’Union européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation, notamment avec le soutien du réseau Eurydice ou d’activités d’autres organisations concernées;

(b)

soutien aux outils et mesures de l’Union qui favorisent la qualité, la transparence et la reconnaissance des compétences, aptitudes et qualifications (4);

(c)

dialogue politique et coopération avec les principales parties prenantes, notamment les réseaux implantés à l’échelle de l’Union, les organisations non gouvernementales européennes et les organisations internationales actives dans le domaine de l’éducation et de la formation;

(d)

mesures contribuant à la mise en œuvre qualitative et inclusive du programme;

(e)

coopération avec d’autres instruments de l’Union et soutien aux autres politiques de l’Union;

(f)

activités de diffusion et de sensibilisation aux résultats et aux priorités des politiques européennes ainsi qu’au programme.

Action clé no 3

Soutien à l’élaboration des politiques et à la coopération

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, le programme soutient les actions suivantes au titre de l’action clé no 3:

(a)

élaboration et mise en œuvre des programmes de mesures générales et sectorielles de l’Union européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation, notamment avec le soutien du réseau Eurydice ou d’activités d’autres organisations concernées;

(b)

soutien aux outils et mesures de l’Union qui favorisent la qualité, la transparence et la reconnaissance des compétences, aptitudes et qualifications (5);

(c)

dialogue politique et coopération avec les principales parties prenantes, notamment les réseaux implantés à l’échelle de l’Union, les organisations non gouvernementales européennes et les organisations internationales actives dans le domaine de l’éducation et de la formation;

(d)

mesures contribuant à la mise en œuvre qualitative et inclusive du programme;

(e)

coopération avec d’autres instruments de l’Union et soutien aux autres politiques de l’Union;

(f)

activités de diffusion et de sensibilisation aux résultats et aux priorités des politiques européennes ainsi qu’au programme;

(g)

soutien à la mise en œuvre des stratégies macrorégionales de l’Union européenne .

Exposé des motifs

Il est proposé de prévoir également une articulation du programme Erasmus au niveau macrorégional afin de soutenir les stratégies de coopération économique, sociale et territoriale entre États membres et entre États membres et pays tiers.

Amendement 37

Chapitre II, article 7, actions Jean Monnet

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Actions Jean Monnet

Le programme apporte un soutien à l’enseignement, à l’apprentissage, à la recherche et aux débats sur les questions liées à l’intégration européenne au moyen des actions suivantes:

(a)

action Jean Monnet dans le domaine de l’enseignement supérieur;

(b)

action Jean Monnet dans d’autres domaines de l’éducation et de la formation;

(c)

soutien aux établissements suivants qui poursuivent un but d’intérêt européen: l’Institut universitaire européen de Florence, y compris son école de gouvernance transnationale; le Collège d’Europe (campus de Bruges et de Natolin); l’Institut européen d’administration publique de Maastricht; l’Académie de droit européen de Trèves; l’Agence européenne pour le développement de l’éducation pour les élèves ayant des besoins particuliers d’Odense et le Centre international de formation européenne de Nice.

Actions Jean Monnet

Le programme apporte un soutien à l’enseignement, à l’apprentissage, à la recherche et aux débats sur les questions liées à l’intégration européenne au moyen des actions suivantes:

(a)

action Jean Monnet dans le domaine de l’enseignement supérieur;

(b)

action Jean Monnet dans d’autres domaines de l’éducation et de la formation;

(c)

soutien aux établissements suivants qui poursuivent un but d’intérêt européen: l’Institut universitaire européen de Florence, y compris son école de gouvernance transnationale; le Collège d’Europe (campus de Bruges et de Natolin); l’Institut européen d’administration publique de Maastricht; l’Académie de droit européen de Trèves; l’Agence européenne pour le développement de l’éducation pour les élèves ayant des besoins particuliers d’Odense et le Centre international de formation européenne de Nice;

(d)

action Jean Monnet dans le domaine de la formation et de la recherche concernant la protection de l’environnement, la stratégie de l’Union européenne en faveur du développement durable et, plus largement, la politique en matière d’environnement et de changement climatique, ainsi qu’en matière de catastrophes naturelles, avec un accent particulier sur les questions de prévention, d’atténuation et de réduction des atteintes à l’environnement.

Exposé des motifs

L’ajout proposé vise à renforcer les actions Jean Monnet dans le cadre du programme.

Amendement 38

Chapitre IV, article 11

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Il soutient également la mobilité des sportifs amateurs participant à des compétitions, surtout lorsqu’ils proviennent de régions éloignées, insulaires ou ultrapériphériques.

Exposé des motifs

Il est essentiel de soutenir la mobilité des athlètes qui, en raison de leur lieu d’origine, rencontrent plus de difficultés à se rendre aux compétitions qui les concernent. Tous les athlètes doivent pouvoir accéder à la mobilité dans les mêmes conditions.

Amendement 39

Chapitre IV, article 12

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

(a)

des partenariats de coopération et des échanges de pratiques, dont des partenariats de petite taille visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme;

(a)

des partenariats de coopération et des échanges de pratiques, dont des partenariats de petite taille visant à favoriser un accès plus large et plus inclusif au programme; pour permettre également aux petits acteurs locaux et régionaux de participer à ce programme, le nombre minimal de pays devant prendre part à une action devrait être ramené à six;

Exposé des motifs

Étant donné que de nombreuses activités sont organisées par de petits acteurs locaux ou régionaux, il conviendrait d’autoriser dans les faits une telle diminution pour assurer un accès plus large et plus inclusif.

Amendement 40

Chapitre IV, article 14

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

6. […]

6. […]

7. Les fonds affectés à la mobilité des individus à des fins d’éducation et de formation, telle que visée à l’article 4, sont adaptés au coût de la vie réel dans la région d’accueil, qu’il convient de réévaluer régulièrement.

Exposé des motifs

Il y a lieu d’adapter le remboursement du coût de la vie dans un pays d’accueil sur la base des coûts réels actualisés dans la région d’accueil concernée, les moyennes nationales pouvant être trompeuses.

Amendement 41

Chapitre VIII, article 22, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Les agences nationales visées à l’article 24 établissent une stratégie cohérente en ce qui concerne la communication, la diffusion et l’exploitation efficaces des résultats des activités soutenues au titre des actions qu’elles gèrent dans le cadre du programme, aident la Commission dans sa mission générale de diffusion des informations sur le programme et ses résultats, y compris des informations sur les actions et activités gérées au niveau national et de l’Union, et informent les groupes cibles concernés des actions et activités menées dans leur pays.

Les agences nationales visées à l’article 24 établissent une stratégie cohérente en ce qui concerne la communication, qui doit assurer la visibilité des différents domaines couverts par le programme, ainsi que la diffusion et l’exploitation efficaces des résultats des activités soutenues au titre des actions qu’elles gèrent dans le cadre du programme, aident la Commission dans sa mission générale de diffusion des informations sur le programme et ses résultats, y compris des informations sur les actions et activités gérées au niveau national et de l’Union, et informent les groupes cibles concernés, du préscolaire à l’enseignement supérieur et professionnel, dans les différents médias concernés et en coopération avec les parties intéressées , des actions et activités menées dans leur pays.

Exposé des motifs

Pour réaliser l’objectif d’un triplement du nombre de participants potentiels, il sera nécessaire de prendre dûment en considération, dans la communication tant externe qu’interne, les différents domaines couverts par le programme, afin de parvenir à l’effet multiplicateur recherché.

Amendement 42

Chapitre IX, article 23, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires et appropriées pour supprimer tout obstacle juridique et administratif au bon fonctionnement du programme, y compris, lorsque cela est possible, des mesures visant à résoudre les questions créant des difficultés pour l’obtention de visas.

Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires et appropriées pour supprimer tout obstacle juridique et administratif au bon fonctionnement du programme, y compris des mesures visant à éviter la taxation des subventions, à assurer la portabilité des droits entre les différents systèmes sociaux de l’UE et , lorsque cela est possible, à résoudre les questions créant des difficultés pour l’obtention de visas.

Exposé des motifs

L’amendement vise à assurer la cohérence avec les considérants.

Amendement 43

Chapitre IX, article 25, nouveau paragraphe 8

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

La Commission européenne met en place un comité consultatif regroupant les principales parties intéressées, y compris à l’échelon local et régional, qui la conseillent en permanence dans le contexte de la mise en œuvre du programme, lui permettant ainsi d’en atteindre plus efficacement les objectifs.

Exposé des motifs

Les résultats positifs enregistrés par l’Institut fédéral allemand pour la formation (BIBB) en lien avec la création d’un comité consultatif des utilisateurs pourraient également être exploités par la Commission européenne en vue d’associer davantage encore les parties intéressées au programme et, en particulier, à sa mise en œuvre.

Amendement 44

Chapitre XI, article 29, paragraphe 4

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Les actions éligibles au titre du programme qui ont été évaluées dans le cadre d’un appel à propositions relevant du programme et qui respectent les exigences minimales de qualité de cet appel à propositions, mais qui ne peuvent être financées en raison de contraintes budgétaires, peuvent être sélectionnées en vue d’un financement par les Fonds structurels et d’investissement européens. Dans ce cas, les taux de cofinancement et les règles d’éligibilité fondés sur le présent règlement s’appliquent. Ces actions sont mises en œuvre par l’autorité de gestion mentionnée à l’article [65] du règlement (UE) XX [règlement portant dispositions communes], conformément aux règles énoncées dans ledit règlement et dans les règlements régissant les différents fonds, y compris les règles relatives aux corrections financières.

Les actions éligibles au titre du programme qui ont été évaluées dans le cadre d’un appel à propositions relevant du programme et qui respectent les exigences minimales de qualité de cet appel à propositions, mais qui ne peuvent être financées en raison de contraintes budgétaires, pourraient se voir décerner un label d’excellence témoignant de leur grande qualité. Une telle démarche pourrait faciliter leur candidature et, au final, leur sélection en vue d’un financement à partir d’autres sources, y compris les Fonds structurels et d’investissement européens. Dans ce cas, les taux de cofinancement et les règles d’éligibilité fondés sur le présent règlement s’appliquent. Ces actions sont mises en œuvre par l’autorité de gestion mentionnée à l’article [65] du règlement (UE) XX [règlement portant dispositions communes], conformément aux règles énoncées dans ledit règlement et dans les règlements régissant les différents fonds, y compris les règles relatives aux corrections financières.

Exposé des motifs

Le label d’excellence est appliqué avec succès aux projets de recherche-innovation. Par conséquent, son extension aux projets Erasmus pourrait être envisagée.

Amendement 45

Chapitre XII, article 31, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

Le comité peut se réunir dans des configurations spécifiques pour traiter de questions sectorielles. Le cas échéant, conformément à son règlement intérieur et sur une base ad hoc, des experts extérieurs, y compris des représentants des partenaires sociaux, peuvent être invités à participer à ses réunions en tant qu’observateurs.

Le comité peut se réunir dans des configurations spécifiques pour traiter de questions sectorielles. Le cas échéant, conformément à son règlement intérieur et sur une base ad hoc, des experts extérieurs, y compris des représentants des partenaires sociaux ou des parties intéressées concernées à l’échelon régional , peuvent être invités à participer à ses réunions en tant qu’observateurs.

Exposé des motifs

Découle du texte.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

Observations générales

1.

accueille favorablement l’objectif général consistant à soutenir le développement personnel, éducatif et professionnel des individus dans les domaines de l’apprentissage extrascolaire, de la formation et de l’éducation en Europe et de l’enseignement supérieur et au-delà, et à contribuer ainsi à une croissance durable, à l’emploi et à la cohésion sociale, ainsi qu’au renforcement de l’identité européenne; ce travail essentiel commence sur le terrain, à l’échelon local et régional, et doit donc être réalisé en étroite collaboration avec l’échelon européen;

2.

se félicite de la proposition de doubler le budget du programme formulée par la Commission, mais considère comme difficilement atteignable l’objectif affiché d’un triplement du nombre de participants au programme dans les conditions actuelles, ainsi que d’un renforcement de l’inclusion sociale. Il serait en outre souhaitable que la charge administrative croissante que représente le programme soit éliminée à l’avenir. Dans le même temps, le Comité reconnaît comme bonne pratique l’action de nombreuses autorités locales et régionales qui contribuent financièrement à améliorer les aides économiques que reçoivent les jeunes au titre du programme Erasmus+;

3.

plaide pour une répartition transparente et équitable des fonds sur l’ensemble des sept années, afin notamment qu’une part plus importante des crédits puisse être attribuée en début de programme et que les attentes suscitées par ce dernier ne soient pas déçues. Le budget devrait être réparti non seulement entre les différents secteurs d’éducation et de formation, y compris les universités, mais aussi, de manière différenciée, entre les diverses actions clés, afin de pouvoir distinguer les sections qui seront gérées de manière centralisée par la Commission de celles qui le seront de manière décentralisée dans les États membres et dans les régions;

4.

estime que pour promouvoir la participation au programme, les bourses d’études devraient être exonérées d’impôts et la participation des personnes moins favorisées devrait être intégralement couverte par des subventions;

5.

demande expressément que, pour tous les secteurs du programme, les procédures de demande, l’administration des projets et les obligations de documentation soient considérablement simplifiées; réclame la réintroduction du soutien aux «visites préparatoires»réalisées en vue de la préparation d’une demande; souhaite que la plateforme télématique de travail soit intégrée et partage les prestations disponibles sur d’autres plateformes de programmes européens, tels que celle d’Horizon 2020, de sorte que tant la phase de préparation et de présentation des propositions que la phase de gestion des projets offrent les meilleures conditions de fonctionnement et de transparence possibles aux bénéficiaires. Le «label d’excellence», appliqué avec succès aux projets de recherche-innovation, pourrait par ailleurs être décerné également aux actions de qualité qui sont éligibles au titre du programme mais qui ne sont pas financées en raison de contraintes budgétaires, afin de faciliter leur candidature et, au final, leur sélection en vue d’un financement à partir d’autres instruments financiers de l’UE;

6.

insiste sur l’importance de l’apprentissage tout au long de la vie et, dès lors, sur la nécessité pour le programme de soutenir de la même façon toutes les tranches d’âge et l’apprentissage aussi bien formel que non formel; souligne que l’éducation et la formation ne se limitent pas à améliorer l’employabilité mais doivent avoir pour objectif fondamental le développement de la personne, des qualifications et des compétences à tous les niveaux;

7.

juge pertinente la proposition formulée par la Commission d’ouvrir davantage le programme aux organisations ne possédant guère ou pas d’expérience en matière d’introduction de demandes dans ce domaine ou ne disposant que de capacités opérationnelles limitées; se félicite dès lors de l’introduction d’une action spécifique «partenariats à petite échelle»;

8.

approuve la Commission lorsqu’elle indique que le programme Erasmus proposé est étayé par les objectifs définis aux articles 165 et 166 du TFUE et doit être mis en œuvre conformément au principe de subsidiarité. Il est de la plus haute importance que les collectivités, administrations et décideurs locaux et régionaux participent à la conception, à la mise en œuvre et à la gestion des actions présentées, étant donné qu’ils constituent le niveau le plus proche des personnes concernées, disposent de compétences clés pour ce qui est de la politique en matière d’éducation et de formation et jouent un rôle majeur dans la politique relative à la jeunesse et au marché de l’emploi. Le Comité reconnaît à cet égard que la proposition de la Commission est conforme aux principes de subsidiarité et de proportionnalité;

9.

se félicite de l’accent mis sur le développement et la promotion des activités de mobilité, ainsi que de la volonté d’améliorer les possibilités de participation des jeunes qui prennent part à des activités d’apprentissage non formel et à des activités dans le domaine du sport, de la culture et de la recherche; accueille en outre favorablement la référence explicite faite à cet égard au personnel bénévole;

10.

accueille favorablement le fait que la Commission européenne ait pris en considération les résultats de l’évaluation à mi-parcours du programme Erasmus+ actuel et qu’elle ait conservé la structure du programme précédent;

11.

constate que le projet de règlement revêt un caractère très général et qu’il laisse une grande marge de manœuvre en matière de mise en œuvre; insiste à cet égard sur l’importance des modalités d’exécution et invite la Commission à associer étroitement à leur élaboration les États membres, les agences nationales et les parties intéressées, ainsi que l’échelon régional;

12.

déplore que le programme ne soit plus intitulé «Erasmus+»mais «Erasmus». L’acronyme «Erasmus»signifiant «programme d’action communautaire en matière de mobilité des étudiants», le Comité indique qu’il y a lieu de prendre des mesures appropriées pour assurer la visibilité des différents secteurs d’éducation et de formation et des différents domaines à promouvoir, afin de garantir que la marque «Erasmus»puisse couvrir tous les secteurs d’éducation et de formation ainsi que celui de la jeunesse et des sports;

13.

accueille positivement le fait que la plupart des actions de mobilité, y compris tous les formats de mobilité à des fins éducatives et de recherche, et en particulier la mobilité des élèves, seront regroupées à l’avenir sous l’action clé no 1 «Mobilité des individus à des fins d’éducation et de formation»;

14.

plaide pour que le Royaume-Uni puisse, sous certaines conditions préalablement définies, maintenir sa participation au programme après son retrait de l’Union européenne, et se félicite que l’article 16, paragraphe 1, point d) («Pays tiers associés au programme») prévoie une telle possibilité;

15.

suggère de réfléchir à l’éventualité d’ouvrir progressivement les possibilités de collaboration virtuelle ouvertes par ce programme aux projets d’éducation et de formation entrepris avec des établissements des pays riverains de la Méditerranée et des pays d’Afrique;

16.

recommande de mettre en place, pour toutes les formes de mobilité à des fins d’apprentissage, des mesures efficaces d’incitation à l’utilisation de moyens de transport écologiques, en vue de respecter la prescription selon laquelle 25 % des dépenses de l’UE devraient contribuer à la réalisation des objectifs climatiques;

17.

insiste sur le fait que les fonds et les subventions spécifiques affectés à la mobilité à des fins d’éducation et de formation devraient être adaptés au coût de la vie réel dans la région d’accueil, qu’il convient de réévaluer régulièrement;

18.

plaide, dans le domaine de la formation et de l’éducation, pour le maintien et le renforcement des «partenariats stratégiques»gérés de façon décentralisée, étant donné que ce mode de coopération a fait ses preuves et que le nouveau concept de «partenariats de coopération»se révèle moins ambitieux;

19.

manifeste son intérêt particulier pour la poursuite du dialogue technique avec la Commission sur ce sujet et souligne dans ce contexte l’importance du «rapport d’analyse d’impact»qui sera présenté en temps utile par la Commission, conformément à son accord de coopération avec le CdR;

Formation et éducation

20.

déplore que les entreprises restent peu enclines à envoyer leurs apprentis dans d’autres pays couverts par le programme. Il conviendrait à cet égard de mettre en place des mesures incitatives et de promouvoir davantage cette pratique auprès des acteurs économiques institutionnels, tels que les chambres de commerce et d’industrie, ainsi que les organismes et les associations qui dispensent des formations, plus particulièrement à l’échelon local et régional;

21.

préconise de réfléchir à l’attribution d’un prix récompensant les «entreprises européennes», afin d’inciter plus fortement les établissements et les entreprises à ouvrir davantage à l’«Europe»leurs apprentis et leur apprentissage en exploitant les possibilités offertes par Erasmus; suggère aussi à cette fin que la Commission européenne crée un registre des entreprises qui participent au programme Erasmus afin de pouvoir leur conférer le label «entreprise Erasmus»;

22.

pour ce qui est de la formation, plaide pour la promotion des séjours à l’étranger, qu’ils soient de courte ou de plus longue durée, de façon à répondre aux besoins opérationnels des PME tout en tenant compte des possibilités individuelles des participants. Le programme devrait en outre compléter les mesures préparatoires portant sur les aspects linguistiques et interculturels par un accompagnement systématique des apprentis lors de leur apprentissage;

23.

souligne que le secteur de l’éducation et de la formation des adultes couvre les adultes de tous âges et de toutes origines sociales, et pas seulement ceux qui ne possèdent qu’un faible niveau de qualifications (formelles);

24.

fait également observer qu’il y a lieu de promouvoir ledit secteur en tant que système de formation global, sans se limiter au perfectionnement professionnel. Les travailleurs indépendants et bénévoles doivent également être pris en considération dans ce cadre;

25.

se félicite de l’élargissement de la mobilité à des fins d’apprentissage dans le domaine scolaire, et en particulier des possibilités de mobilité individuelle; demande toutefois d’élaborer en parallèle des solutions stratégiques en mesure de soutenir l’amélioration de la mobilité des élèves et des étudiants mais aussi de faciliter leur retour éventuel dans leur région d’origine;

26.

accueille favorablement l’introduction des «réseaux d’universités européennes», tout en étant conscient de l’augmentation de l’effort budgétaire qu’elle induit; souligne que les réseaux européens doivent être lancés, portés et dominés par les établissements d’enseignement supérieur, afin de renforcer durablement le paysage européen de l’enseignement supérieur à tous les niveaux du triangle de la connaissance (éducation, recherche et innovation), grâce aux financements des administrations publiques qui les soutiennent ainsi qu’aux financements privés;

27.

préconise, pour ce qui est de la formation professionnelle en particulier, la création d’«écoles européennes»dans l’esprit des «universités européennes», de manière à encourager une coopération durable entre établissements de plusieurs États membres en matière d’échange de jeunes et de personnel, de coordination des cursus et de collaboration virtuelle;

28.

se félicite de l’élargissement des actions Jean Monnet de l’enseignement supérieur à d’autres secteurs de l’éducation et de la formation et, partant, de la transmission à un public plus large des connaissances relatives aux questions d’intégration européenne;

Jeunesse

29.

recommande de reconnaître davantage les établissements travaillant avec les jeunes qui existent actuellement à l’échelon local et régional en tant que bénéficiaires potentiels;

30.

accueille favorablement le fait que le nouveau programme «DiscoverEU»donnera aux jeunes à partir de 18 ans l’occasion de découvrir en train, sur une période limitée, les différents pays de l’UE, mais souligne que même si ce programme doit comporter une forte dimension d’apprentissage, une telle démarche ne peut se faire au détriment des possibilités de mobilité à des fins d’apprentissage, qui doivent rester au cœur du programme Erasmus; insiste sur le fait qu’il serait souhaitable que tous les jeunes de l’UE puissent profiter de cette possibilité de rencontre et d’ouverture à la diversité, à la culture, à la nature et aux autres, indépendamment des moyens financiers de leurs parents; suggère de réfléchir à la possibilité d’établir des partenariats public-privé pour le financement d’une telle mesure, en particulier avec les acteurs du secteur de la mobilité et du tourisme;

31.

se félicite de la cohérence avec la nouvelle stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse et avec d’autres initiatives ayant trait à la jeunesse, telles que le corps européen de solidarité;

Sport

32.

souligne l’importance particulière des manifestations sportives à but non lucratif et juge approprié de lever le plafond actuel de 10 % du budget sportif pouvant être consacré aux manifestations sportives; est favorable à la possibilité de promouvoir également à l’avenir les petites manifestations regroupant moins de dix pays participants parmi ceux couverts par le programme;

33.

préconise d’élargir sensiblement le nombre de pays couverts par le programme, en particulier pour le sport de masse, étant donné que le sport européen dépasse, traditionnellement, très largement les frontières de l’Union européenne.

Bruxelles, le 6 février 2019.

Le président

du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


(1) COM(2018) [].

(2) Directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de formation, de volontariat et de programmes d’échange d’élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair (JO L 132 du 21.5.2016, p. 21).

(3) Directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de formation, de volontariat et de programmes d’échange d’élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair (JO L 132 du 21.5.2016, p. 21).

(4) En particulier le cadre unique de l’Union pour la transparence des qualifications et des compétences; le cadre européen des certifications; le cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation professionnels; le système européen de crédits d’apprentissages pour l’enseignement et la formation professionnels; le système européen de transfert et d’accumulation de crédits; le registre européen des agences de garantie de la qualité dans l’enseignement supérieur; le Réseau européen pour la garantie de la qualité dans l’enseignement supérieur; le réseau européen des centres d’information de la région Europe et le réseau des centres nationaux d’information sur la reconnaissance académique de diplômes de l’Union européenne; et les réseaux Euroguidance.

(5) En particulier le cadre unique de l’Union pour la transparence des qualifications et des compétences; le cadre européen des certifications; le cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation professionnels; le système européen de crédits d’apprentissages pour l’enseignement et la formation professionnels; le système européen de transfert et d’accumulation de crédits; le registre européen des agences de garantie de la qualité dans l’enseignement supérieur; le Réseau européen pour la garantie de la qualité dans l’enseignement supérieur; le réseau européen des centres d’information de la région Europe et le réseau des centres nationaux d’information sur la reconnaissance académique de diplômes de l’Union européenne; et les réseaux Euroguidance.


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