| CELEX | 52018BP0182 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | jeudi 19 avril 2018 |
| 18.11.2019 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 390/215 |
P8_TA(2018)0182
État prévisionnel des recettes et des dépenses pour l’exercice 2019 - section I - Parlement européen
Résolution du Parlement européen du 19 avril 2018 sur l’état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement européen pour l’exercice 2019 (2018/2001(BUD))
(2019/C 390/46)
Le Parlement européen,
| — | vu l'article 314 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) no 966/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union et abrogeant le règlement (CE, Euratom) no 1605/2002 du Conseil (1), et notamment son article 36, |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) no 1311/2013 du Conseil du 2 décembre 2013 fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020 (2), |
| — | vu l’accord interinstitutionnel du 2 décembre 2013 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière (3) (ci-après dénommé «AII du 2 décembre 2013»), |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) no 1023/2013 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2013 modifiant le statut des fonctionnaires de l’Union européenne et le régime applicable aux autres agents de l’Union européenne (4), |
| — | vu sa résolution du 5 avril 2017 sur l’état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement européen pour l’exercice 2018 (5), |
| — | vu sa résolution du 25 octobre 2017 relative à la position du Conseil sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2018 (6), |
| — | vu sa résolution du 30 novembre 2017 sur le projet commun de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2018, approuvé par le comité de conciliation dans le cadre de la procédure budgétaire (7), |
| — | vu le rapport du secrétaire général au Bureau en vue de l'établissement de l'avant-projet d'état prévisionnel du Parlement pour l'exercice 2019, |
| — | vu l’avant-projet d’état prévisionnel établi par le Bureau le 16 avril 2018 conformément à l’article 25, paragraphe 7, et à l’article 96, paragraphe 1, du règlement intérieur du Parlement, |
| — | vu le projet d'état prévisionnel établi par la commission des budgets conformément à l'article 96, paragraphe 2, du règlement intérieur du Parlement, |
| — | vu l'article 96 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission des budgets (A8-0146/2018), |
| A. | considérant qu’il s’agit de la quatrième procédure budgétaire complète menée au cours de la nouvelle législature et de la sixième du cadre financier pluriannuel 2014-2020; |
| B. | considérant que le budget 2019 proposé dans le rapport du secrétaire général s’inscrit dans le cadre d’une hausse annuelle, tant réelle que due à l’inflation, du plafond de la rubrique V, ce qui laisse davantage de moyens pour la croissance et les investissements ainsi que pour la poursuite des mesures d’économies, d’amélioration de l’efficacité et d'établissement du budget en fonction des performances; |
| C. | considérant que les objectifs prioritaires proposés par le secrétaire général pour le budget 2019 sont notamment les suivants: la campagne électorale du Parlement européen de 2019, les projets de sécurité, les projets immobiliers pluriannuels, le développement informatique, l’amélioration des services aux députés et l’encouragement d’une démarche écologique en matière de transport; |
| D. | considérant qu’un budget de 2 016 644 000 EUR a été proposé par le secrétaire général pour l’avant-projet d’état prévisionnel du Parlement pour 2019, ce qui représente une hausse globale de 3,38 % par rapport au budget 2018 (dont 37,3 millions d’euros pour le changement de législature et 34,3 millions d’euros pour d’autres dépenses extraordinaires) et une part de 18,79 % de la rubrique V du CFP 2014-2020; |
| E. | considérant que près des deux tiers du budget sont des dépenses indexées qui, pour la plupart, ont trait aux rémunérations, aux pensions, aux frais médicaux et aux indemnités des députés (23 %) et du personnel (34 %) en fonction et retraités, ainsi qu’aux bâtiments (13 %), et qu’elles sont adaptées conformément au statut des fonctionnaires et au statut des députés, aux indexations sectorielles ou au taux d’inflation; |
| F. | considérant que, dans sa résolution du 29 avril 2015 sur l’état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement européen pour l’exercice 2016 (8), le Parlement avait déjà souligné que le budget pour 2016 devrait s’appuyer sur des bases réalistes et respecter les principes de discipline budgétaire et de bonne gestion financière; |
| G. | considérant que la crédibilité du Parlement en tant que branche de l’autorité budgétaire dépend en partie de sa capacité à gérer ses propres dépenses et à développer la démocratie au niveau de l’Union; |
| H. | considérant que le fonds de pension volontaire a été établi en 1990 en vertu de la réglementation du Bureau concernant le régime de pension complémentaire (volontaire) (9); |
Cadre général
| 1. | souligne que la part du budget du Parlement en 2019 devrait être maintenue sous les 20 % de la rubrique V; relève que le niveau de l’état prévisionnel pour 2019 correspond à 18,53 %, taux inférieur à celui de 2018 (18,85 %) et pourcentage le plus bas de la rubrique V depuis plus de 15 ans; |
| 2. | souligne que la majeure partie du budget du Parlement est fixée par des obligations statutaires ou contractuelles et fait l’objet d’une indexation annuelle; |
| 3. | souligne qu’en raison des élections européennes de 2019, les dépenses connaîtront une hausse notable dans certains secteurs, notamment en ce qui concerne les députés non réélus et leurs assistants, tandis que des économies seront réalisées dans d’autres secteurs, quoique dans une mesure moindre, en raison de la baisse d’activité parlementaire durant l’année électorale; |
| 4. | approuve l’accord conclu pendant la conciliation entre le Bureau et la commission des budgets le 26 mars 2018 et le 10 avril 2018, consistant à fixer à 2,48 % l’augmentation par rapport au budget 2018, ce qui porte le niveau global de son état prévisionnel pour 2019 à 1 999 144 000 EUR, à diminuer le niveau des dépenses de l’avant-projet d'état prévisionnel approuvé par le Bureau le 12 mars 2018 de 17,5 millions d’euros et à réduire en conséquence les crédits proposés sur les lignes budgétaires suivantes: 1004 - Frais de voyage ordinaires; 105 - Cours de langues et d’informatique pour les députés; 1404 - Stages, subventions et échanges de fonctionnaires; 1612 – Perfectionnement professionnel; 1631 - Mobilité; 2000 - Loyers; 2007- Construction d'immeubles et aménagement des locaux; 2022 - Entretien, maintenance, conduite et nettoyage des immeubles; 2024 - Consommations énergétiques; 2100 - Informatique et télécommunications; 2101 - Informatique et télécommunications — Activités récurrentes de fonctionnement — Infrastructure; 2105 - Informatique et télécommunications — Investissements en projets; 212 - Mobilier; 214 - Matériel et installations techniques; 230 - Papeterie, fournitures de bureau et consommables divers; 238 - Autres dépenses de fonctionnement administratif; 300 - Frais de missions et de déplacement entre les trois lieux de travail du personnel; 302 - Frais de réception et de représentation; 3040 - Frais divers de réunions internes; 3042 - Réunions, congrès, conférences et délégations; 3049 - Frais de prestations de l’agence de voyages; 3243 - Centres des visiteurs du Parlement européen; 3248 - Dépenses d'information audiovisuelle; 325 - Dépenses relatives aux bureaux d'information; 101 — Réserve pour imprévus dote le poste 1400 - Autres agents — Secrétariat général et groupes politiques de 50 000 EUR, le poste 320 - Acquisition d’expertise de 50 000 EUR et le poste 3211 - Centre des médias scientifiques de 800 000 EUR de crédits; se félicite de ce que le Bureau ait adopté ces changements le 16 avril 2018; |
| 5. | souligne que les fonctions principales du Parlement sont de colégiférer avec le Conseil et de décider du budget de l’Union, de représenter les citoyens et de contrôler les travaux des autres institutions; |
| 6. | souligne le rôle du Parlement dans la constitution d’une conscience politique européenne et la diffusion des valeurs de l’Union; |
| 7. | prend acte de la réception tardive de l'avant-projet d'état prévisionnel et des documents qui l’accompagnent, seulement après leur approbation par le Bureau le 12 mars 2018; demande à recevoir en temps utile, lors des exercices à venir, le rapport du secrétaire général au Bureau sur l'avant-projet d’état prévisionnel, y compris les annexes; |
Transparence et accessibilité
| 8. | se félicite de la réponse apportée à la demande de la commission des budgets, formulée dans plusieurs résolutions budgétaires, d’informations supplémentaires sur la programmation budgétaire à moyen terme et à long terme, les investissements, les obligations statutaires, les dépenses opérationnelles, ainsi que d’une méthode fondée sur les besoins actuels plutôt que sur des coefficients; souligne que les montants forfaitaires sont un outil utile et reconnu pour accroître la flexibilité et la transparence ; |
| 9. | relève que, comme pour le budget des années précédentes, il est proposé de réserver un montant pour les investissements et les dépenses «extraordinaires», c’est-à-dire les investissements et les dépenses qui sont inhabituels ou atypiques pour le Parlement, ainsi que peu fréquents; relève qu’en 2019, ces investissements et dépenses s’élèvent à 71,6 millions d’euros, dont 37,3 millions d’euros pour le changement de législature et 34,3 millions d’euros pour d’autres dépenses extraordinaires; rappelle que la distinction entre dépenses ordinaires et dépenses extraordinaires introduite dans le budget 2016 et inscrite dans les budgets des exercices suivants avait pour seul but de répondre à la mise en œuvre de mesures d'urgence relatives à la sécurité des bâtiments et à la cybersécurité à la suite des attentats terroristes; estime que le recours excessif à cette distinction, et notamment l'inscription d'autres dépenses parmi les dépenses extraordinaires, donne une fausse indication de l'évolution des marges budgétaires et est donc contraire au principe de transparence des dépenses du Parlement; |
| 10. | attend du Parlement un budget pour 2019 qui soit réaliste et précis en ce qui concerne l'adéquation entre les besoins et leur coût, et ce afin d'éviter autant que possible toute surestimation budgétaire; |
Brexit
| 11. | fait observer que, le 8 décembre 2017, les négociateurs de l’Union et du Royaume-Uni sont parvenus à un accord de principe sur le règlement financier relatif au retrait du Royaume-Uni de l’Union, qui contient une disposition selon laquelle le Royaume-Uni participera aux budgets annuels de l’Union pour les années 2019 et 2020 comme s’il était toujours un État membre de l’Union et versera sa part de financement du passif de l’Union encouru avant le 31 décembre 2020; constate que le régime de pension volontaire des députés figure au passif du bilan de l’Union et qu'une contribution à l'encours du passif nécessaire pour couvrir les engagements de pension déjà encourus mais qui vont au-delà de 2020 fera partie des négociations; |
| 12. | relève que la commission des affaires constitutionnelles a confirmé par un vote en séance plénière en février 2018 un rapport d’initiative sur la composition du Parlement, qui prévoit notamment la réduction à 705 du nombre de députés après le retrait du Royaume-Uni de l’Union; observe qu'à la suite de la réunion informelle des 27 chefs d'État ou de gouvernement du 23 février 2018, le président Tusk a fait part d'un large soutien à cette proposition; relève que si le Royaume-Uni est toujours un État membre de l’Union au début de la législature 2019-2024, les députés seront au nombre de 751, et ce, jusqu’à ce que le retrait du Royaume-Uni de l’Union produise ses effets juridiques; souligne, toutefois, que cette procédure requiert une décision à l’unanimité du Conseil européen après approbation du Parlement; fait observer que l’état prévisionnel du Parlement se fonde pour l’heure sur une situation de statu quo dans laquelle le Parlement se compose de 678 députés provenant de 27 États membres entre le 30 mars 2019 et la fin de la 8e législature et de 705 députés provenant de 27 États membres entre le début de la 9e législature et la fin de l'exercice 2019; prend acte avec satisfaction des adaptations proposées par le secrétaire général, que le Bureau a adoptées le 12 mars 2018; |
Élections européennes de 2019
| 13. | salue la campagne de communication, qui contribue utilement à expliquer la raison d’être de l’Union et du Parlement aux citoyens; souligne que cette campagne devrait viser, entre autres choses, à expliquer le rôle de l’Union, les pouvoirs du Parlement ainsi que ses fonctions, comme l’élection du président de la Commission, et son incidence sur la vie des citoyens; |
| 14. | rappelle que, comme cela été approuvé pendant la procédure budgétaire 2018, le budget total de la campagne s’élève à 33,3 millions d’euros pour les deux exercices, dont 25 millions d’euros pour 2018 (du fait du temps nécessaire pour mener les procédures d’adjudication et conclure les marchés) et 8,33 millions d’euros pour 2019; observe que la stratégie pour la campagne, fondée sur une analyse des enseignements tirés des dernières élections, a été approuvée par le Bureau en novembre 2017; |
| 15. | souligne que les élections européennes impliquent une communication à trois niveaux: le niveau le plus visible concerne les partis politiques nationaux et européens et leurs candidats, le deuxième niveau est le processus des têtes de liste («Spitzenkandidaten»), introduit pour la première fois en 2014, et le troisième niveau est la campagne institutionnelle consistant à rappeler ce qu’est le Parlement, ce qu’il fait, sa présence dans la vie quotidienne des citoyens et pourquoi il est important de participer aux élections; |
| 16. | fait observer que le Parlement n’a pas à lui seul les ressources nécessaires pour atteindre les 400 millions d’électeurs potentiels, et doit donc faire un usage optimal de ses propres réseaux de multiplicateurs à cette fin; estime que la communication par l'intermédiaire des sites internet des réseaux sociaux devrait aussi jouer un rôle important; souligne qu’au niveau européen, une série de conférences à destination des citoyens et des parties prenantes seront organisées en 2018, et que les bureaux de liaison joueront un rôle primordial à l’échelon national; souligne qu'il continuera d'inclure le Comité européen des régions et ses représentants locaux et régionaux dans ses actions de mise en réseau; considère que les partis politiques européens et les partis nationaux joueront un rôle fondamental dans la dernière phase avant les élections, en particulier dans le cadre de la procédure des «Spitzenkandidaten»; propose donc de leur permettre de mener à bien cette mission grâce à un financement expressément accru pour 2019; |
Sécurité et cybersécurité
| 17. | relève que le budget 2019 comprendra de nouvelles tranches d’investissements substantiels entamés en 2016 afin d’améliorer considérablement la sécurité du Parlement; souligne que ces projets portent sur divers domaines, principalement liés aux bâtiments, notamment le renforcement de la sécurité aux entrées, à l’équipement et au personnel, ainsi qu’au projet iPACS, mais aussi à des améliorations dans le domaine de la cybersécurité et de la sécurisation des communications; |
| 18. | se félicite de l’entrée en vigueur, en 2017, du protocole d’accord entre les autorités belges et le Parlement européen, le Conseil, la Commission, le Service européen pour l’action extérieure et les autres institutions situées à Bruxelles portant sur les habilitations de sécurité des agents de tous les prestataires extérieurs qui souhaitent accéder aux bâtiments des institutions de l’Union; rappelle que, dans l'état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement pour 2018, il avait invité le secrétaire général à envisager de conseiller d’élargir l’application de ce protocole d’accord aux fonctionnaires, aux assistants parlementaires et aux stagiaires afin de permettre les vérifications de sécurité nécessaires avant leur recrutement; demande par conséquent au secrétaire général d'informer la commission des budgets de l'état d'avancement de ce dossier; |
| 19. | estime que les outils informatiques sont essentiels pour que les députés et le personnel puissent effectuer leur travail, mais qu’ils sont néanmoins vulnérables aux cyberattaques; salue dès lors la légère hausse des crédits prévus, qui permettent à l'institution de mieux protéger ses biens et ses informations en poursuivant la mise en œuvre du plan d'action en matière de cybersécurité; |
Politique immobilière
| 20. | demande une nouvelle fois d’assurer la transparence du processus décisionnel dans le domaine de la politique immobilière, sur la base d’une information précoce, dans le strict respect de l’article 203 du règlement financier; |
| 21. | prend acte de la procédure d’amélioration des environnements de travail des députés et du personnel, décidée par le Bureau en décembre 2017 et qui se poursuivra en 2019, dans le but de fournir aux députés des espaces de travail flexibles et de satisfaire aux besoins découlant de l’évolution des modes de travail – les députés disposeront ainsi de trois bureaux à Bruxelles et deux à Strasbourg après les élections de 2019; souligne toutefois qu'à Strasbourg, il serait plus utile de disposer d'espaces de réunion flexibles; prend acte des coûts d’entretien des bâtiments du Parlement en 2019, y compris en ce qui concerne les exigences en matière de sécurité et d’environnement; s'interroge sur le coût très élevé de certains projets, dont: le déménagement de la bibliothèque et des bureaux qui en dépendent, la rénovation du restaurant des députés (bâtiment ASP) et la rénovation du restaurant du bâtiment Churchill; invite le secrétaire général à fournir des informations sur ces décisions à la commission des budgets avant la lecture du budget par le Parlement à l'automne 2018, sachant que certains projets seront reportés; |
| 22. | s'interroge sur le montant de 1,58 million d'euros prévu pour les études de rénovation du bâtiment Spaak sachant qu'un montant de 14 millions d'euros a déjà été inscrit à cet effet au budget 2018; invite le secrétaire général à fournir des informations sur cette décision à la commission des budgets avant la lecture du budget par le Parlement à l'automne 2018; |
| 23. | demande des précisions sur l'état du mobilier du bâtiment ASP à Bruxelles qui a justifié son remplacement ainsi que sur la procédure suivie pour choisir le nouveau mobilier, notamment le rapport entre son prix et le besoin de remplacement; |
| 24. | prend acte de la nouvelle déclaration de mission des bureaux d’information, désormais dénommés «bureaux de liaison», conformément à la décision du Bureau de novembre 2017; relève que la fonction principale des bureaux de liaison est d’informer et de communiquer d'une manière politiquement neutre au niveau local au nom du Parlement, afin de fournir des informations sur l’Union et ses domaines d’action au travers des activités menées par les acteurs extérieurs aux niveaux local, régional et national, y compris les membres du Comité européen des régions; |
| 25. | relève que les premières parties de l’aile Est du nouveau bâtiment KAD seront réceptionnées et occupées à la fin de l’année 2018, tandis que le reste des bureaux de l’aile Est et les salles de conférence seront occupés progressivement en 2019; souligne que les travaux de l’aile Ouest débuteront directement après; |
| 26. | rappelle l’analyse de la Cour des comptes européenne de 2014, qui a estimé à 114 millions d’euros par an le coût engendré par la dispersion géographique du Parlement; relève, en outre, l’affirmation figurant dans sa résolution du 20 novembre 2013 sur la fixation des sièges des institutions de l’Union européenne (10) selon laquelle 78 % de l’ensemble des missions du personnel statutaire du Parlement résultent directement de sa dispersion géographique; souligne également que les estimations concernant les répercussions environnementales de cette dispersion géographique font état de 11 000 à 19 000 tonnes d’émissions de CO2; insiste sur les économies que le Parlement pourrait réaliser en se dotant d’un siège unique et réclame dès lors une feuille de route pour l’instauration d’un siège unique; |
| 27. | rappelle l’engagement pris par le Parlement au titre de la directive 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique (11), selon laquelle il s’engagera, sans préjudice des règles applicables en matière de budget et d’attribution des marchés publics, à appliquer aux bâtiments qui lui appartiennent et qu’il occupe les mêmes exigences que celles applicables aux bâtiments des gouvernements centraux des États membres en vertu des articles 5 et 6 de ladite directive, compte tenu de la haute visibilité des bâtiments et du rôle moteur qu’il devrait jouer en matière de performance énergétique des bâtiments; souligne qu’il est urgent que le Parlement se conforme à cette déclaration, notamment pour sa propre crédibilité dans les révisions en cours des directives sur la performance énergétique des bâtiments et l’efficacité énergétique; |
Aspects relatifs aux députés et aux APA
| 28. | salue les travaux menés par le secrétariat du Parlement, les secrétariats des groupes politiques et les cabinets des députés en vue de donner plus de moyens aux députés dans l’exercice de leur mandat; encourage la poursuite du développement de ces services, qui permettent aux députés de mieux contrôler les travaux de la Commission et du Conseil et de mieux représenter les citoyens; |
| 29. | salue notamment la qualité de plus en plus grande des conseils et des études proposés aux députés et aux commissions par le service de recherche du Parlement européen (EPRS) et les départements thématiques; prend acte de l'évaluation à mi-parcours de la coopération entre ces deux services, fournie par le secrétaire général en octobre 2017; demande au secrétaire général de donner davantage d'informations sur la façon dont les deux services coordonnent leurs travaux de manière à éviter les doubles emplois et de satisfaire aux besoins des clients; se félicite des projets spécifiques nouveaux et existants au niveau de l’application informatique, qui seront mis en œuvre en tout ou en partie en 2019: le projet e-Parlement, le projet de système de gestion électronique des documents (Electronic Record Management System (ERMS)), le programme de bibliothèque numérique ouverte, le nouveau projet de recherche et développement sur l’apprentissage automatique avec mémoires de traduction et l’outil d’inscription de participants à des conférences et manifestations; |
| 30. | rappelle ses résolutions susmentionnées du 5 avril 2017 sur l’état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement européen pour l’exercice 2018 et du 25 octobre 2017 relative à la position du Conseil sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2018; réclame une nouvelle fois plus de transparence en ce qui concerne l’indemnité de frais généraux des députés; invite le Bureau du Parlement à élaborer de meilleures lignes directrices sur la responsabilité pour les dépenses autorisées au titre de cette indemnité, sans que cela n’engendre des coûts ou des charges administratives supplémentaires pour l’administration du Parlement; note qu'il faudrait créer de 40 à 75 nouveaux postes administratifs pour mettre en place un système de contrôle exhaustif des indemnités liées au mandat parlementaire des députés (12), ce qui serait contraire au programme de réduction du personnel; |
| 31. | rappelle le principe d’indépendance du mandat; souligne qu’il est de la responsabilité des députés élus d’utiliser les fonds pour les activités parlementaires et que les députés qui le souhaitent ont la possibilité de publier leurs dépenses au titre de l’indemnité de frais généraux sur leur page internet personnelle; souligne que le montant forfaitaire est largement utilisé et reconnu comme étant un outil utile dans les États membres; souligne que l'utilisation actuelle des montants forfaitaires ne nécessite pas de personnel supplémentaire et n'entraîne pas de coûts supplémentaires dans l'administration du Parlement européen et évite de créer des coûts et des charges administratives supplémentaires obligatoires pour les députés et leurs cabinets; rappelle que le renforcement de l’efficacité et de la transparence de l’indemnité de frais généraux n’est pas une atteinte à la vie privée; |
| 32. | prie instamment le groupe de travail du Bureau du Parlement sur l’indemnité de frais généraux d’achever ses travaux afin que les recommandations fondées sur le point de vue du Parlement exprimé en octobre 2017 puissent être examinées avant l’élection de la neuvième législature; |
| 33. | demande à nouveau au Bureau de veiller à ce que les droits sociaux et les droits à pension des députés et des assistants parlementaires accrédités (APA) soient respectés et à ce que des moyens financiers suffisants soient mis à disposition; réitère à cet égard sa demande de dégager une solution réaliste pour les APA qui, après avoir travaillé pendant deux législatures sans interruption au terme de la présente législature, ne pourront pas bénéficier des droits à la pension du régime européen lorsqu’ils atteindront l’âge de la retraite, étant donné qu’il leur manquera un certain temps de travail sur les dix années de service nécessaires aux termes du statut du personnel, et ce, à cause de l’organisation précoce des élections de 2014 et des retards dans la validation des nouveaux contrats des APA en raison de la lourde charge de travail au cours des périodes qui ont suivi les élections de 2009; rappelle qu'aux termes de l'article 27, paragraphe 2, du statut des députés au Parlement européen, «[l]es droits acquis ou en cours de formation sont entièrement maintenus»; relève, cependant, la persistance de problèmes entourant le régime de pension volontaire et demande au Bureau et au secrétaire général d’examiner toutes les options afin de réduire au minimum la charge pesant sur le budget du Parlement; |
| 34. | estime que les crédits de la ligne budgétaire 422 («Dépenses relatives à l’assistance parlementaire») sont à un niveau adéquat; |
| 35. | prend acte de la révision du montant des indemnités versées aux APA pour les missions qu’ils effectuent entre les trois lieux de travail du Parlement; demande une nouvelle fois au Bureau de prendre des mesures aux fins d’un alignement complet entre les fonctionnaires, les autres agents et les APA à compter de la prochaine législature; |
| 36. | demande une nouvelle fois à la Conférence des présidents, dans la perspective de la prochaine législature, de réviser les dispositions d’exécution régissant les travaux des délégations et les missions en dehors de l’Union européenne; souligne qu’une telle révision devrait envisager la possibilité pour les APA, sous certaines conditions, d’accompagner les députés lors de délégations et de missions officielles du Parlement; |
| 37. | invite le Bureau à modifier la décision du Bureau du 19 avril 2010 concernant la réglementation relative aux stagiaires des députés afin d’instaurer une rémunération décente pour les stagiaires; souligne que les rémunérations des stagiaires dans les cabinets des députés ou dans les groupes politiques devraient, à tout le moins, couvrir leurs frais de subsistance à Bruxelles ou dans la ville où les stages se déroulent; |
| 38. | estime qu’un financement adéquat devrait être affecté à la mise en œuvre de la feuille de route pour l’adaptation des mesures préventives et des mesures de soutien précoce pour traiter les conflits et le harcèlement entre députés et APA ou autres agents; |
Aspects relatifs au personnel
| 39. | réduit le tableau des effectifs de son secrétariat général de 59 postes en 2019 (objectif de réduction de 1 % du personnel), conformément à l’accord conclu le 14 novembre 2015 avec le Conseil sur le budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2016, en vertu duquel les mesures de réduction annuelle du personnel du Parlement se poursuivront jusqu’en 2019; |
| 40. | estime qu’à l’heure où les ressources financières et humaines dont disposent les institutions de l’Union risquent d’être de plus en plus restreintes, il importe que les institutions elles-mêmes soient en mesure de recruter et de conserver le personnel le plus qualifié au regard des enjeux complexes auxquels il conviendra de répondre, conformément aux principes de budgétisation axée sur les performances; |
| 41. | estime que, jusqu’à la période de vacance suivant les élections européennes, le Parlement sera confronté à une situation exceptionnelle en raison de la coïncidence entre l’habituelle hausse d’activité de fin de législature et l’ensemble complexe de propositions législatives liées au CFP, le Brexit et le nombre croissant de trilogues; considère que pour permettre au Parlement et à ses commissions d’exercer leur activité principale, il est essentiel qu’ils continuent de disposer de ressources logistiques et humaines appropriées; |
| 42. | charge le secrétaire général de s’inspirer des accords de coopération existants entre le Parlement, le Comité européen des régions et le Comité économique et social européen, dont l’EPRS est un exemple très positif; demande de recenser des domaines tels que, entre autres, les services informatiques et de sécurité, pour lesquels il serait possible d’augmenter les synergies entre les fonctions administratives, en utilisant l’expérience du Parlement et des deux comités et en tenant pleinement compte des difficultés en matière de gouvernance et des différences au niveau de l’ampleur des services, afin d’élaborer des accords de coopération équitables; demande en outre au secrétaire général d’entreprendre une étude sur les possibilités de créer des synergies avec d’autres institutions au niveau des fonctions et des services administratifs; |
| 43. | demande une évaluation des économies réalisées et des avantages obtenus pour chaque partie grâce à l’accord interinstitutionnel de coopération administrative conclu entre le Parlement, le Comité européen des régions et le Comité économique et social européen, tant dans les domaines relevant des services conjoints que dans les domaines relevant de la coopération, ainsi que des économies et avantages potentiels de futurs accords avec d’autres institutions et agences; |
| 44. | salue la résolution du Parlement sur la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels dans l’Union (13); estime que la résolution constitue une étape importante afin de lutter plus efficacement contre le harcèlement sexuel et tout type de comportement inapproprié au sein de l’Union et de ses institutions, en ce compris au Parlement; demande que des ressources suffisantes soient affectées à la mise en œuvre des exigences de la résolution; |
Autres aspects
| 45. | prend acte de la pratique usuelle d’affecter le virement de ramassage de fin d’exercice aux projets immobiliers en cours; souligne, sur la base des chiffres pour 2014, 2015, 2016 et 2017, que le virement de ramassage du présent exercice s’applique systématiquement aux mêmes chapitres et titres et, à de rares exceptions près, aux mêmes lignes; se demande dès lors si la surévaluation de ces chapitres et lignes est intentionnelle, et vise à générer des fonds pour le financement de la politique budgétaire; |
| 46. | doute de la nécessité de mettre à disposition des casques et des webcams dans les bureaux à Bruxelles et à Strasbourg pour tous les assistants parlementaires, alors même que la plupart d’entre eux n’en ont pas fait la demande; s’interroge, par conséquent, sur le coût d’une telle décision et les motifs de celle-ci; invite le secrétaire général à fournir des informations sur cette décision à la commission des budgets; |
| 47. | relève que les restrictions d’accès aux espaces de restauration du Parlement ont été levées le 1er janvier 2017; accepte que toute personne travaillant dans les bâtiments du Parlement ou y ayant accès pour une réunion interinstitutionnelle puisse déjeuner dans les cantines et restaurants du Parlement; fait toutefois remarquer que l’accès au self-service du bâtiment ASP à Bruxelles et au self-service du bâtiment LOW à Strasbourg est devenu très compliqué en raison de la présence quotidienne de groupes de visiteurs; demande, par conséquent, que des contrôles soient rétablis rapidement à l’entrée de ces deux self-services, non pas pour les membres et le personnel des autres institutions, mais dans le but de réorienter de manière systématique ces groupes de visiteurs vers les espaces de restauration qui leur sont destinés; |
| 48. | prend acte du dialogue permanent entre le Parlement et les parlements nationaux; insiste sur la nécessité d’aller au-delà du cadre existant de la semaine parlementaire européenne afin de favoriser des synergies permanentes au niveau des relations entre le Parlement et les parlements nationaux; demande le renforcement de ce dialogue afin de mieux faire connaître la contribution du Parlement et de l’Union dans les États membres; |
| 49. | demande de mettre à niveau la plateforme médiatique de la science européenne, adoptée au titre du budget 2018, aux fins d’une coopération avec les chaînes de télévision, les médias sociaux et d’autres partenaires dans le but d’offrir des possibilités de formation aux jeunes journalistes, notamment en ce qui concerne les nouvelles évolutions scientifiques et technologiques et les informations d’actualité fondées sur des faits et évaluées par les pairs; |
| 50. | salue les efforts déployés par le Parlement pour encourager la mobilité durable; |
| 51. | invite le Parlement à adopter une démarche écologiquement durable et à rendre la majorité des activités exercées en son sein plus respectueuses de l’environnement; |
| 52. | prend acte de la création d’un groupe de travail sur la mobilité, qui devrait œuvrer sur la base d’un mandat inclusif et clair; souligne que le Parlement doit se conformer à toutes les législations régionales applicables sur les lieux de travail, y compris dans le domaine de la mobilité; préconise d’encourager le recours à la connexion ferroviaire directe entre le site du Parlement de Bruxelles et l’aéroport; invite les services compétents, dans ce contexte, à réévaluer la composition et la taille de son propre parc de véhicules; invite le Bureau à mettre en place, dans les meilleurs délais, un dispositif d’incitation à l’utilisation du vélo sur le trajet entre le domicile et le travail; relève qu’un tel dispositif existe déjà dans d’autres institutions, notamment au Comité économique et social européen; |
| 53. | invite le secrétaire général et le Bureau à mettre en place une culture de budgétisation axée sur les performances dans toute l’administration du Parlement, ainsi qu’une stratégie de gestion au plus juste, afin d’améliorer l’efficacité, d’alléger les formalités administratives et de réduire la bureaucratie dans le cadre des travaux internes de l’institution; souligne que la gestion au plus juste consiste en l’amélioration continue des procédures de travail grâce à la simplification et à l’expérience du personnel administratif; |
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| 54. | arrête l'état prévisionnel pour l'exercice 2019; |
| 55. | charge son Président de transmettre la présente résolution et l’état prévisionnel au Conseil et à la Commission. |
(1) JO L 298 du 26.10.2012, p. 1.
(2) JO L 347 du 20.12.2013, p. 884.
(3) JO C 373 du 20.12.2013, p. 1.
(4) JO L 287 du 29.10.2013, p. 15.
(5) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0114.
(6) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0408.
(7) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0458.
(8) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0172.
(9) Textes adoptés par le Bureau, PE 113.116/BUR./rev. XXVI/01-04-2009
(10) Textes adoptés, P7_TA(2013)0498.
(11) Directive 2012/27/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relative à l’efficacité énergétique, modifiant les directives 2009/125/CE et 2010/30/UE et abrogeant les directives 2004/8/CE et 2006/32/CE (JO L 315 du 14.11.2012, p. 1).
(12) Textes adoptés, P8_TA(2016)0150.
(13) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0417.
Notification préalable d'une concentration (Affaire M.9176 — Magna/Getrag Ford Transmissions Slovakia) — Cas susceptible d'être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE.)
27/12/2018
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.9208 — WorleyParsons/Jacobs ECR) — Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE.)
27/12/2018
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9225 — MML Capital Partners/Macquarie Group/Peggy Holdco) (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE.)
21/12/2018
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9122 — TCCC/Costa) (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE.)
21/12/2018