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AccueilDroit européen52018DC0521
Acte préparatoire52018DC0521

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L’UNION EUROPÉENNE 2017

CELEX52018DC0521
TypeActe préparatoire
Datemercredi 27 juin 2018

Résumé IA

Cette communication de la Commission présente les comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour l'exercice 2017, détaillant l'exécution du budget et la situation financière de l'UE. Elle constitue un acte préparatoire destiné à informer le Parlement, le Conseil et la Cour des comptes, en vue de la procédure de décharge budgétaire. Pour un professionnel du droit français, ce document offre une vision consolidée des actifs, passifs et dépenses de l'UE, essentielle pour appréhender les obligations financières et la gestion des fonds européens.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 27.6.2018

COM(2018) 521 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES

COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L’UNION EUROPÉENNE 2017


SOMMAIRE

AVANT-PROPOS

L’UNION EUROPÉENNE: CADRE POLITIQUE, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE 2017

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

EXAMEN ET ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE ET NOTES ANNEXES

GLOSSAIRE

LISTE DES ABRÉVIATIONS


AVANT-PROPOS

Je suis très heureux de présenter les comptes annuels de l’Union européenne pour l’exercice 2017. Ces comptes procurent une vue d’ensemble des finances et de l’exécution du budget de l’UE pendant cet exercice, notamment des informations sur le passif éventuel, les engagements financiers et les autres obligations de l’Union. Les comptes, qui reflètent le caractère pluriannuel des activités de l’Union, sont en outre assortis d’explications sur les principales données financières et leur évolution. Faisant partie du paquet d’information financière intégrée de la Commission, les comptes annuels consolidés de l’Union européenne constituent un élément essentiel de notre système perfectionné de responsabilité financière.

2016 avait été une année de doute pour le projet européen, essentiellement en raison de la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union, mais 2017 a vu renaître l’espoir et a ouvert des perspectives.

Le 60e anniversaire du traité de Rome a servi de toile de fond à une profonde réflexion sur l’avenir de l’Europe. Ce fut pour nous l’occasion de réaffirmer notre attachement aux valeurs de l’Union et de fixer les priorités d’une Union à 27.

En 2017, l’Union européenne s’est employée à rendre la relance économique durable. Les taux de croissance de l’Union et de la zone euro ont dépassé les attentes, atteignant 2,4 %, soit leur plus haut niveau depuis 10 ans. L’UE a cependant dû relever une série de défis liés à la compétitivité, à la migration ou à la sécurité et faire face à des catastrophes naturelles majeures.

Le budget de l’UE est un atout unique qui traduit les ambitions de l’Union en résultats concrets sur le terrain. Il complète les budgets nationaux en apportant une valeur ajoutée européenne dans les domaines où une réponse coordonnée est la manière la plus efficace et la plus efficiente de concrétiser nos priorités.

2017 a marqué la quatrième année de mise en œuvre de l'actuel cadre financier pluriannuel; tous les programmes financiers sont désormais pleinement opérationnels. Parallèlement, en raison de nombreuses difficultés inattendues, l’importance de faire preuve de souplesse dans l’exécution du budget a, une fois de plus, été confirmée. La révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) a permis elle aussi de faire face aux imprévus.

Le budget 2017 adopté était centré sur deux grandes priorités politiques pour l’Europe: soutenir la relance durable de l’économie européenne et répondre à la crise de la migration et des réfugiés. D'une part, il a permis la mise en œuvre des programmes en cours, et, d’une part, il a apporté un soutien financier pour relever les nouveaux défis.

Près de la moitié des fonds – 83,2 milliards d’EUR d’engagements – ont servi à stimuler la croissance, l’emploi et la compétitivité. Ces financements ont notamment profité à la recherche et à l’innovation au travers d'Horizon 2020, à l’éducation au titre Erasmus+, aux petites et moyennes entreprises dans le cadre du programme COSME et aux infrastructures grâce au mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE). En outre, le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) a permis le lancement du plan d’investissement pour l’Europe tandis que les Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) favorisaient la convergence entre les États membres et entre les régions.

Le Fonds européen pour les investissements stratégiques a déjà généré plus de 287 milliards d’EUR d’investissements nouveaux et a contribué à la création de plus de 300 000 emplois. En décembre 2017, le Parlement européen et le Conseil ont décidé d’augmenter et d’étendre le Fonds pour qu’il génère jusqu’à 500 milliards d’EUR d’investissements d’ici à 2020. Le Fonds de garantie de l’EFSI, mis en place par la Commission pour fournir une réserve de liquidité destinée à couvrir les appels de garantie du groupe BEI pour ses investissements, a atteint 3,5 milliards d’EUR à la fin de 2017.

Les programmes en faveur du renforcement de la cohésion économique, sociale et territoriale, notamment le Fonds européen de développement régional, le Fonds de cohésion et le Fonds social européen, ont reçu une enveloppe de 54 milliards d’EUR. L’initiative pour l’emploi des jeunes, dont la mise en œuvre s’est accélérée en 2017, vise à réduire le chômage des jeunes dans toute l’Union. À la fin de 2017, le coût total éligible des opérations sélectionnées pour un soutien atteignait près de 7 milliards d’EUR. Selon les États membres, 1,7 million de jeunes ont déjà profité de l’aide apportée par cette initiative.

Le budget de l’UE est également un instrument de solidarité, qui a par exemple mobilisé 1,2 milliard d’EUR au titre du Fonds de solidarité de l’UE, soit le montant le plus élevé jamais versé en une seule tranche, à la suite des tremblements de terre qui ont touché les régions italiennes des Abruzzes, du Latium, des Marches et de l’Ombrie en 2016 et 2017.

Un montant de 58,6 milliards d’EUR a été consacré à la promotion d’une croissance durable et à la préservation des ressources naturelles en Europe. Les programmes intègrent les piliers de la politique agricole commune (PAC) que sont les mesures de soutien du marché et le développement rural, la pêche et les activités dans le domaine du climat et de l’environnement au titre du programme pour l’environnement et l’action pour le climat (LIFE).

Le budget de l’UE a également continué de soutenir la réponse globale de l’Europe à la crise de la migration et la gestion des frontières extérieures de l’Europe. Le Fonds «Asile, migration et intégration» a encouragé la gestion efficace des flux migratoires et l’élaboration d’une approche commune de l’Union en matière d’immigration et d’asile. Le total des paiements exécutés en 2017 s’élevait à 576,2 millions d’EUR, près du double du chiffre de 2016. Financée par le budget de l’UE, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, dotée d’un mandat élargi, a considérablement renforcé sa présence aux frontières extérieures de l’Union dans le but de soutenir les activités de gestion des frontières des États membres et d'assurer une gestion intégrée conjointe des frontières au niveau de l’Union.

Le budget de l’UE a également permis à l’Union de jouer un rôle important au-delà de ses frontières au cours d’une période parsemée de troubles dans les pays voisins de l’Europe. Enfin, et surtout, il a contribué à répondre à des défis mondiaux, comme le changement climatique, en intégrant des mesures d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci dans tous les grands programmes de dépenses de l’Union. La contribution totale du budget à l’intégration de la question du changement climatique a été estimée à 20,3 % pour 2017.

La performance optimale du budget de l’Union est une priorité pour la Commission Juncker depuis le premier jour. Nous soutenons fermement le fait que le Parlement européen, les États membres et la Cour des comptes européenne attachent de plus en plus d’importance non seulement à la manière dont les programmes sont gérés, mais également à la question de savoir si ces programmes produisent des résultats dans les domaines qui comptent réellement pour les citoyens européens.

La Commission continuera de jouer son rôle, de concert avec l’autorité budgétaire, afin d’exploiter les possibilités offertes par le budget de l’UE pour investir dans la croissance et la création d'emplois et relever les défis communs.

Günther H. Oettinger

Membre de la Commission européenne chargé du budget et des ressources humaines

L’UNION EUROPÉENNE: CADRE POLITIQUE, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

L’Union européenne (UE) est une union qui s’est vu attribuer des compétences par 28 1 pays européens (les États membres) afin d’atteindre des objectifs communs. L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.

1.CADRE POLITIQUE

Traités de l’UE

Les objectifs et principes généraux qui guident l’Union et les institutions européennes sont définis dans les traités. L’Union européenne et ses institutions n’agissent que dans les limites des compétences qui leur sont attribuées par les traités pour atteindre les objectifs qui y sont établis et doivent, lors de l’exercice de leurs compétences, respecter les principes 2 de subsidiarité et de proportionnalité.

L’Union se dote des moyens financiers nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques. La Commission est responsable de la mise en œuvre des objectifs en coopération avec les États membres et conformément au principe de bonne gestion financière.

L’Union poursuit les objectifs établis dans les traités à l’aide d’un certain nombre d'outils, dont fait partie le budget de l’UE. Elle peut également, par exemple, proposer des actes législatifs et établir des stratégies politiques.

Stratégie
Europe 2020

La stratégie Europe 2020, adoptée en 2010 par les chefs d'État ou de gouvernement des États membres de l'UE, définit une stratégie décennale pour la croissance et l’emploi au niveau de l’Union et pour l’Union 3 . Elle présente trois priorités qui se renforcent mutuellement, à savoir une croissance intelligente, durable et inclusive, ainsi que cinq grands objectifs pour l’UE. Son succès dépend de tous les acteurs de l’Union, travaillant main dans la main.

Le budget de l’Union n’est que l’un des instruments de l’UE contribuant à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020. Un large éventail d’actions sont menées aux niveaux national, international et de l’UE afin d’obtenir des résultats concrets se rapportant à la stratégie Europe 2020.

Priorités politiques de la Commission

Les priorités politiques de la Commission sont définies dans les orientations politiques de son président. Celles-ci constituent une feuille de route pour l’action de la Commission qui est pleinement cohérente et compatible avec Europe 2020 en tant que stratégie de croissance à long terme pour l’UE.



DIX PRIORITÉS

Un nouvel élan pour l'emploi, la croissance et l'investissement.

Un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les États-Unis.

Un marché unique du numérique connecté.

Un espace de justice et de droits fondamentaux basé sur la confiance mutuelle.

Une Union plus résiliente sur le plan de l'énergie, dotée d'une politique visionnaire en matière de changement climatique.

Vers une nouvelle politique migratoire.

Un marché intérieur plus approfondi et plus équitable, doté d'une base industrielle renforcée.

Une Europe plus forte sur la scène internationale.

Une Union économique et monétaire (UEM) plus approfondie et plus équitable.

Une Union du changement démocratique.

Programme de développement durable à l’horizon 2030 4

Le développement durable est depuis longtemps au cœur du projet européen. Les traités de l’UE reconnaissent ses dimensions économique, sociale et environnementale, qu’il convient de ne pas dissocier. L’UE est attachée à un développement qui réponde aux besoins du présent, sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Le budget de l’UE joue un rôle essentiel face aux nombreux défis

liés à la durabilité, qui vont du chômage des jeunes au vieillissement de la population en passant par le changement climatique, la pollution, l’énergie durable et la migration. Dans le cadre de la Commission actuelle, le développement durable est intégré dans les principaux projets transversaux ainsi que dans les politiques et initiatives sectorielles.

Les politiques soutenues par le budget de l’Union sont mises en œuvre conformément au cadre financier pluriannuel (CFP) et à la législation sectorielle connexe qui définit les programmes de dépenses.

Cadre financier pluriannuel et

programmes de dépenses

Le cadre financier pluriannuel traduit les priorités politiques de l’Union en termes financiers sur une période assez longue pour être efficace et fournir une vision à long terme cohérente aux bénéficiaires des fonds de l’UE et aux autorités nationales assurant le cofinancement. Il fixe les montants annuels maximaux (plafonds) pour l’ensemble des dépenses de l’UE et pour les grandes catégories de dépenses (rubriques). La somme des plafonds de toutes ces rubriques correspond au plafond total des crédits d’engagement.

Le cadre financier pluriannuel est adopté à l’unanimité, ce qui marque l’accord de tous les États membres au sujet des objectifs et du niveau des dépenses (niveau maximal des engagements budgétaires et des paiements), avec l’approbation du Parlement européen. La Commission est responsable de la gestion et de l’exécution du budget de l’UE et des programmes adoptés par le Parlement et le Conseil. L’exécution et les dépenses effectives relèvent pour l’essentiel (à environ 75 %) des autorités nationales et locales, mais sous la supervision de la Commission. La Commission gère le budget sous l’œil vigilant de la Cour des comptes européenne. Ces deux institutions visent à assurer une bonne gestion financière.

Accord interinstitutionnel

Le cadre financier pluriannuel est complété par l’accord interinstitutionnel 5 , qui est un accord politique entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Cet accord, adopté en 2013 conformément à l’article 295 du TFUE, a pour objet de mettre en œuvre la discipline budgétaire et d’améliorer

le déroulement de la procédure budgétaire annuelle et la coopération entre les institutions en matière budgétaire ainsi que d’assurer une bonne gestion financière.

Budget annuel

La Commission élabore le budget annuel, et le Parlement européen et le Conseil l’approuvent normalement à la mi-décembre, conformément à la procédure prévue à l’article 314 du TFUE. Selon le principe d’équilibre budgétaire, le total des recettes doit, pour un exercice financier donné, être égal au total des dépenses (crédits de paiement).

Les ressources propres, complétées par d’autres recettes, constituent les principales sources de financement de l’UE. Il existe trois types de ressources propres: les ressources propres traditionnelles (comme les droits de douane et les cotisations «sucre»), la ressource propre fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la ressource propre fondée sur le revenu national brut (RNB). Les autres recettes découlant des activités de l’UE (par exemple les amendes pour des infractions aux règles de concurrence) représentent normalement moins de 10 % des recettes totales. Le montant total des ressources propres nécessaires au financement du budget est déterminé par le total des dépenses, déduction faite des autres recettes. Le montant total des ressources propres ne peut excéder 1,20 % de la somme des revenus nationaux bruts (RNB) des États membres.

Les dépenses opérationnelles de l’UE couvrent les diverses rubriques du cadre financier pluriannuel et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés. Trois modes de gestion sont possibles pour l'exécution du budget de l'UE:

Gestion partagée: méthode d’exécution du budget par laquelle les tâches sont déléguées aux États membres. Environ 75 % des dépenses relèvent de ce mode de gestion, qui englobe des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles.

Gestion directe: exécution directe du budget par les services de la Commission.

Gestion indirecte: la Commission confie certaines tâches d’exécution du budget à des tiers, tels que les agences de régulation de l’UE ou des organisations internationales.

Règlement financier

Le règlement financier (RF) applicable au budget général est un acte fondamental dans l’architecture réglementaire des finances de l’UE. Il définit en effet les règles financières de l’Union applicables au budget de l’UE.

2.GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE DANS L’UNION EUROPÉENNE

2.1.STRUCTURE INSTITUTIONNELLE

La gouvernance organisationnelle de l’Union se compose des institutions, organismes et autres organes de l’UE répertoriés à la note 9 des annexes aux états financiers consolidés. La Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds européen d’investissement (FEI) ne relèvent pas du règlement financier. Ses institutions principales, en ce sens qu’elles sont responsables de l’élaboration des politiques et de l’adoption des décisions, sont le Parlement européen, le Conseil européen, le Conseil et la Commission.

La Commission, organe exécutif de l’Union, défend l'intérêt général. Pour ce faire, elle propose des actes législatifs, met en œuvre les politiques de l’UE, surveille la mise en œuvre correcte des traités et du droit européen, gère le budget de l’UE et représente l’Union au-delà des frontières de l’Europe.

Le fonctionnement interne de la Commission repose sur plusieurs grands principes de bonne gouvernance: des rôles et responsabilités clairement définis, un engagement fort pour la gestion de la performance et le respect du cadre juridique, des mécanismes de responsabilité clairs, un cadre réglementaire inclusif et de grande qualité, l’ouverture et la transparence et des normes d’éthique rigoureuses.



2.2.LA STRUCTURE DE GOUVERNANCE DE LA COMMISSION

La Commission européenne possède un système de gouvernance unique, qui établit une nette distinction entre les structures politiques et les structures de contrôle administratif et définit clairement la chaîne des responsabilités et la responsabilité financière 6 . Ce système trouve son origine dans les traités, et la structure a évolué pour s’adapter à un environnement en mutation et pour s’aligner sur les meilleures pratiques définies dans les normes internationales en la matière 7 .

·Le collège des commissaires assume collectivement la responsabilité politique des travaux de la Commission. L’exécution opérationnelle du budget est déléguée aux directeurs généraux et aux chefs de service, qui sont à la tête de la structure administrative de la Commission 8 .

·Le collège délègue les tâches de gestion financière aux directeurs généraux ou aux chefs de service, qui deviennent ainsi ordonnateurs délégués (OD). Ces derniers peuvent à leur tour déléguer des tâches aux directeurs, chefs d'unité ou autres, qui deviennent ainsi ordonnateurs subdélégués. La responsabilité des ordonnateurs s’étend à l’ensemble du processus de gestion, de la détermination des actions à mener pour réaliser les objectifs politiques fixés par l’institution à la gestion des activités du point de vue tant opérationnel que budgétaire.

Au sein de la Commission, les fonctions et responsabilités en matière de gestion financière sont donc définies et exercées de manière précise. Il s’agit d’une approche décentralisée, axée sur des responsabilités claires, visant à créer une culture administrative qui incite les fonctionnaires à assumer la responsabilité des activités qu’ils exercent et à les rendre maîtres des activités dont ils sont responsables.

Dans le contexte du cycle de planification stratégique et de programmation de la Commission, chaque ordonnateur est tenu d’établir un «rapport annuel d’activités» (RAA) portant sur les activités et les résultats et réalisations des politiques menées au cours de l’année. Dans ce rapport, il déclare que les ressources ont été utilisées conformément au principe de bonne gestion financière et que les procédures de contrôle qu’il a mises en place offrent les garanties nécessaires quant à la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes. Au niveau de la Commission, ces résultats sont adoptés et publiés sous une forme agrégée dans le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget, qui est transmis au Parlement européen et au Conseil. Ce rapport est le principal instrument par lequel le collège des commissaires assume la responsabilité politique de la gestion du budget.

Le comptable de la Commission est responsable, au niveau central, de la gestion de la trésorerie, des procédures de recouvrement, de la définition de règles comptables sur la base des méthodes et normes comptables internationales du secteur public, de la validation des systèmes comptables ainsi que de la préparation des comptes annuels de la Commission et des comptes annuels consolidés de l’Union. En outre, le comptable est tenu de signer les comptes annuels et de déclarer qu’ils présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie. Les comptes annuels sont adoptés par le collège des commissaires. Le comptable exerce une fonction indépendante et assume une responsabilité essentielle dans l'information financière au sein de la Commission. L’auditeur interne de la Commission exerce lui aussi une fonction centralisée et indépendante. Il fournit en toute indépendance des conseils, des avis et des recommandations sur la qualité et le fonctionnement des systèmes de contrôle interne mis en place au sein de la Commission, des agences de l’UE et des autres organes autonomes.

Le comité de suivi des audits assure le suivi de l’exécution des audits, en particulier ceux du service d’audit interne mais aussi sur la base des audits de la Cour des comptes européenne, et évalue la qualité des audits internes de manière à se procurer une vue d'ensemble plus large des systèmes de contrôle de la Commission.

Le conseil d’administration (CMB) joue un rôle dans la gouvernance de la Commission en assurant une surveillance et en formulant des orientations stratégiques sur les principaux aspects de la gestion institutionnelle, notamment en matière de ressources humaines et financières. Présidé par le secrétaire général, il réunit régulièrement les directeurs généraux et les cabinets chargés du budget, des ressources humaines et des TI afin de veiller à ce que les structures organisationnelles et techniques nécessaires soient en place au sein de la Commission aux fins d'une mise en œuvre efficace et efficiente des priorités politiques définies par le président.

2.3.CADRE DE PERFORMANCE

La mise en place de cadres de performance solides est essentielle pour garantir une approche fortement axée sur les résultats, la création d’une valeur ajoutée par l’UE et une bonne gestion des programmes de l’Union. Le cadre de performance du budget de l’UE est extrêmement pointu, obtenant un score plus élevé que n’importe quel pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mesuré à l’aide de l’indice stand pour les cadres de budgétisation axée sur la performance). Il couvre plusieurs types et plusieurs niveaux de buts, d’objectifs et de cibles stratégiques, notamment la stratégie Europe 2020 et d’autres priorités politiques. Il doit également tenir compte de la complémentarité et de l’intégration des politiques et des programmes, ainsi que du rôle clé des États membres dans l’exécution du budget de l’UE.

·Les objectifs, indicateurs et cibles figurent en bonne place dans la base juridique des programmes et, chaque année, la Commission en rend compte dans les fiches de programmes qui accompagnent le projet de budget. Toutes les informations essentielles nécessaires à un examen minutieux des programmes et à une mesure précise de la performance sont fournies, à savoir les engagements financiers sur sept ans; le niveau de référence en matière de performance des programmes (le point de départ de l’action à mener); les buts finaux (qui doivent être atteints au terme de la période de programmation pluriannuelle); et les jalons intermédiaires.

·Par son initiative «Un budget axé sur les résultats», la Commission fait en sorte que les ressources soient allouées aux priorités et que chaque action produise des résultats significatifs et une valeur ajoutée élevée. S’appuyant sur le cadre de performance 2014-2020, cette initiative promeut un meilleur équilibre entre conformité et performance.

·Le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget de l’UE fait un tour d'horizon complet de la performance, de la gestion et de la protection du budget de l’UE. Il décrit la façon dont le budget de l’UE soutient les priorités politiques de l’Union européenne, les résultats obtenus grâce au budget ainsi que le rôle joué par la Commission dans le contrôle du respect et la promotion des normes les plus élevées en matière de gestion budgétaire et financière.

·La Cour des comptes européenne adopte une méthode systématique et rigoureuse pour évaluer les aspects qualitatifs de l’établissement du budget, y compris sous l'angle de la performance, dans le cadre normal de ses rapports annuels et dans ses rapports spéciaux.

Grâce à tous ces éléments, l’autorité budgétaire est bien placée pour prendre en compte la performance en tant que facteur déterminant dans la décision sur le budget annuel suivant.

2.4.INFORMATION FINANCIÈRE

Le principal élément de l’information financière au sein de l’UE est le paquet d’information financière intégrée, qui comprend les comptes annuels consolidés de l’UE, le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget et le rapport sur le suivi de la décharge. Le paquet d’information financière intégrée permet au public d’avoir une vue d’ensemble de la situation financière et opérationnelle de l’Union chaque année.

Les comptes annuels consolidés de l’UE apportent des informations financières sur les activités des institutions, agences et autres organes de l’UE sous l’angle du budget et de la comptabilité d’exercice. Ces comptes ne comprennent pas les comptes annuels des États membres.

Les comptes annuels consolidés de l’UE comprennent deux parties distinctes mais liées:

a) les états financiers consolidés et

b) les états sur l’exécution du budget, qui permettent de suivre, de manière agrégée, l’exécution budgétaire.

En outre, les comptes annuels consolidés de l’UE sont accompagnés d’un examen et d'une analyse des états financiers qui résument les principales modifications et tendances concernant les états financiers et expliquent les risques et incertitudes notables auxquels l’UE a dû faire face et doit donner suite à l'avenir.



Établissement de rapports et obligation de rendre compte au sein de la Commission:

Paquet d’information financière intégrée

·Comptes annuels consolidés de l’UE

·Rapport annuel sur la gestion et la performance du budget

·Rapport sur le suivi de la décharge

Autres rapports

·Rapport général sur l’activité de l’Union européenne

·Rapports annuels d'activités des directions générales

·Rapport sur la gestion budgétaire et financière

2.5.AUDIT EXTERNE ET PROCÉDURE DE DÉCHARGE

Audit externe

La Cour des comptes européenne (la Cour) est l’auditeur externe des institutions (et organes) de l’UE. La mission de la Cour est de contribuer à l’amélioration de la gestion financière de l’UE, de promouvoir la responsabilisation et la transparence et d’agir en tant que gardien indépendant des intérêts financiers des citoyens de l’Union. Le rôle de la Cour, en sa qualité d’auditeur externe indépendant de l’UE, consiste à vérifier que les fonds de l’UE sont correctement comptabilisés, et perçus et dépensés conformément aux règles et règlements applicables, et que les ressources sont optimisées.

Les comptes annuels de l’UE et la bonne gestion financière sont contrôlés par la Cour; dans le cadre de ses activités, celle-ci établit pour le Parlement européen et le Conseil:

1) un rapport annuel sur les activités financées par le budget général, contenant ses observations sur les comptes annuels et les opérations sous-jacentes;

2) une opinion, fondée sur ses audits et figurant dans le rapport annuel sous forme de déclaration d’assurance, sur i) la fiabilité des comptes et ii) la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes concernant à la fois les recettes perçues et les paiements aux bénéficiaires finals, et

3) des rapports spéciaux dans des domaines spécifiques.

Décharge

La procédure de décharge pour un exercice donné constitue l’étape finale d’un cycle budgétaire. Elle constitue la dimension politique du contrôle externe de l’exécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle l’«autorité de décharge» (à savoir le Parlement européen, sur recommandation du Conseil) «libère» la Commission (et les autres organes de l’UE) pour leur gestion d’un budget donné. Cette décision est fondée sur un examen des comptes annuels consolidés de l’UE et d’une série de rapports de la Commission (rapport annuel sur la gestion et la performance du budget, rapport sur le suivi de la décharge pour l’exercice précédent et rapport annuel à l’autorité de décharge sur les audits internes effectués) ainsi que sur le rapport annuel, l’opinion d’audit (la «déclaration d’assurance») et les rapports spéciaux de la Cour des comptes européenne. Elle tient également compte des réponses de la Commission aux questions écrites et autres demandes d’informations qui lui sont adressées, ainsi que des auditions devant la commission du contrôle budgétaire (CONT) du Parlement européen auxquelles participent le commissaire chargé du budget et les commissaires responsables des principaux domaines de dépenses.

La procédure de décharge peut donner lieu à trois situations: l’octroi, l’ajournement ou le refus de la décharge. Les rapports finaux sur la décharge sont en outre assortis de demandes spécifiques adressées à la Commission par le Parlement européen et le Conseil. Ces demandes donnent lieu à un rapport de suivi dans lequel la Commission expose les mesures concrètes qu'elle a déjà prises ou qu'elle compte prendre.

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

Les comptes annuels consolidés de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2017 ont été élaborés sur la base des informations fournies par les institutions et organismes conformément à l’article 148, paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de l’Union européenne. Je déclare par la présente que lesdits comptes ont été établis conformément au titre IX dudit règlement financier ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables exposés dans les notes annexes aux états financiers.

J’ai obtenu des comptables de ces institutions et organismes, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à la production des comptes décrivant l’actif et le passif de l’Union européenne, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure de signer les comptes de la Commission européenne, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union européenne.

[signé]

Rosa ALDEA BUSQUETS

Comptable de la Commission

22 juin 2018


FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE 2017

Exécution du budget 2017 de l’Union

Le budget 2017 adopté était centré sur deux grandes priorités politiques pour l’Europe: soutenir la dynamique de reprise que connaît l’économie européenne et faire face aux problèmes qui se posent dans notre voisinage en matière de sécurité et dans le domaine humanitaire. Des financements supplémentaires ont été alloués à des investissements en faveur de la croissance, de l’emploi et de la compétitivité dans l’Union européenne, ainsi qu'à la mise en place des moyens nécessaires pour protéger les frontières extérieures de l’UE, renforcer la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union, contribuer à l’accueil et l’intégration des réfugiés et s’attaquer aux causes profondes du phénomène migratoire dans les pays d’origine et de transit.

Dans le cadre de l’exécution du budget 2017 de l’UE, les crédits d’engagement s’élevaient au total à 171,1 milliards d’EUR et les crédits de paiement à 137,4 milliards d’EUR.

Près de la moitié des fonds – 83,3 milliards d’EUR en engagements – ont servi à stimuler la croissance, l’emploi et la compétitivité. Ces financements ont notamment profité à la recherche et à l’innovation au travers d'Horizon 2020, à l’éducation au titre d'Erasmus+, aux petites et moyennes entreprises dans le cadre du programme COSME, au mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) et au Fonds de garantie du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) – l’instrument de mise en œuvre du plan d’investissement pour l’Europe –, tout en favorisant la convergence entre les États membres et les régions par l'intermédiaire des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI). En outre, l’enveloppe budgétaire pour les agriculteurs européens s’élevait à 44,7 milliards d’EUR en paiements.

Le budget a également servi à renforcer les frontières extérieures de l’Union et à faire face à la crise des réfugiés ainsi qu'au problème de la migration illégale, en finançant des outils plus puissants de prévention du trafic de migrants et de traitement des causes à long terme du phénomène migratoire en coopération avec les pays d’origine et de transit, des stratégies plus énergiques en matière de migration légale, notamment en ce qui concerne la réinstallation des personnes qui ont besoin d’une protection, ainsi que des instruments destinés à soutenir les États membres dans leurs efforts d'intégration des réfugiés au sein de l’UE.

Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne

Contexte

Le 23 juin 2016, la majorité des citoyens britanniques ayant participé au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne ont voté en faveur d’un retrait de l’UE. Le 29 mars 2017, le Royaume-Uni a officiellement notifié au Conseil européen son intention de se retirer de l’UE et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom). Ce faisant, il a invoqué l’article 50 du traité sur l’Union européenne, qui indique la procédure à suivre pour le retrait d’un État membre de l’Union.

Le processus de négociation

Le 29 avril 2017, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil européen, les dirigeants des 27 autres États membres ont adopté des orientations politiques en vue du retrait ordonné du Royaume-Uni de l’UE. Ces orientations ont défini le cadre de négociation et établi les positions et les principes généraux qui seront ceux de l’UE au cours de ces négociations. Quatre jours plus tard, la Commission a adressé au Conseil une recommandation aux fins d’ouvrir des négociations au titre de l’article 50 avec le Royaume-Uni, assortie d’un projet de directives de négociation.

Le 22 mai, le Conseil a adopté une décision autorisant l’ouverture de négociations avec le Royaume-Uni et désignant formellement la Commission en tant que négociateur de l’UE. Il a également adopté la première série de directives de négociation. Celles-ci ont mis en place une structure claire et une approche harmonisée des négociations par l’UE.

L’UE est représentée par Michel Barnier, nommé négociateur en chef par la Commission européenne. Au sein de la Commission européenne, un groupe de travail (task-force) placé sous l’autorité de Michel Barnier coordonne les travaux sur toutes les questions stratégiques, opérationnelles, juridiques et financières ayant trait aux négociations. La Commission rend compte au Conseil tout au long des négociations et tient également le Parlement européen étroitement et régulièrement informé.



La première phase des négociations

La première phase des négociations a débuté le 19 juin 2017. Elle s’est vu assigner comme objectif d’offrir autant de clarté et de sécurité juridique que possible et de fixer les modalités de la séparation du Royaume-Uni de l’UE.

Six cycles de négociations ont été organisés en 2017. Les négociations ont mis l’accent sur trois questions prioritaires: la protection des droits des citoyens; la définition du cadre permettant la prise en compte de la situation particulière dans laquelle se trouvent l’Irlande et l’Irlande du Nord; le règlement financier, enfin, l’objectif étant de faire en sorte que tant l’UE que le Royaume-Uni respectent leurs obligations financières contractées avant le retrait. Les négociations ont porté, en outre, sur d’autres aspects de la séparation.

Le 8 décembre 2017, la Commission européenne a recommandé au Conseil européen de conclure que des progrès suffisants avaient été réalisés lors de la première phase des négociations au titre de l’article 50 avec le Royaume-Uni. L’appréciation de la Commission reposait sur un rapport conjoint adopté par les négociateurs de la Commission et du gouvernement britannique. Dans ce rapport conjoint, le Royaume-Uni a accepté de s’acquitter de toutes ses obligations découlant de l'actuel cadre financier pluriannuel (CFP) et des perspectives financières qui ont précédé, comme s’il était encore un État membre, y compris de couvrir sa part du passif et du passif éventuel de l’Union.

Le 15 décembre, le Conseil européen a confirmé que des progrès suffisants avaient été réalisés, tandis que les dirigeants ont adopté des orientations pour passer à la deuxième phase des négociations, portant sur d’éventuelles modalités transitoires et sur les relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni.

La prochaine phase de négociations

Le 20 décembre 2017, la Commission européenne a adressé une recommandation au Conseil, aux fins d’entamer des discussions concernant la phase suivante des négociations, assortie d’un projet de directives de négociation. Celles-ci venaient s’ajouter aux directives de négociation de mai 2017 et apportaient davantage de précisions sur d’éventuelles modalités transitoires.

La Commission rappelle également dans sa recommandation la nécessité de transcrire en termes juridiques les résultats de la première phase des négociations, tels qu’ils sont exposés dans la communication de la Commission et le rapport conjoint. Conformément aux orientations du Conseil européen du 15 décembre, les directives de négociation supplémentaires concernant les modalités transitoires ont été adoptées le 29 janvier 2018.

Le 19 mars 2018, la Commission a publié un projet d’accord de retrait dans lequel elle a souligné les progrès réalisés lors du cycle de négociations mené avec le Royaume-Uni du 16 au 19 mars 2018. Dans la partie relative au règlement financier de l’accord de retrait, l’UE et le Royaume-Uni se sont fondés sur les progrès réalisés lors de la première phase des négociations (présentés dans le rapport conjoint) pour élaborer un texte juridique.

Dans la foulée de la publication du projet d’accord de retrait, le 23 mars 2018, le Conseil européen a diffusé de nouvelles orientations aux fins d’entamer les négociations sur la conception d'ensemble partagée quant au cadre des relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni. Les négociations devraient être terminées à l’automne 2018 afin de laisser suffisamment de temps au Conseil avant le 29 mars 2019 pour conclure l’accord de retrait, après approbation du Parlement européen, et au Royaume-Uni pour approuver cet accord conformément à ses propres procédures.

Règlement financier et comptes annuels 2017 de l’UE

En ce qui concerne le règlement financier, il a été indiqué dans le rapport conjoint, et confirmé par la publication du projet d’accord de retrait le 19 mars, que le Royaume-Uni s’acquitterait de toutes ses obligations découlant de l'actuel CFP et des perspectives financières qui ont précédé, comme s’il était encore un État membre. Plus précisément, le projet d’accord de retrait prévoit que le Royaume-Uni prendra notamment en charge, vis-à-vis de l’Union, sa part:

·des engagements budgétaires découlant du budget de l’Union et des budgets des organismes décentralisés de l’Union restant à liquider au 31 décembre 2020 – voir article 133 de l’accord de retraits;

·du financement des passifs de l’Union encourus jusqu’au 31 décembre 2020, sauf exception – voir article 135;

·du passif financier éventuel de l’Union résultant d’opérations financières décidées/approuvées avant la date de retrait – voir article 136; et

·des paiements requis pour liquider le passif éventuel de l’Union qui vient à échéance en ce qui concerne des affaires juridiques impliquant les intérêts financiers de l’Union (pour autant que les faits à l’origine de ces affaires soient survenus avant le 31 décembre 2020) – voir article 140.

Ces informations sont les plus récentes disponibles au moment de la préparation des présents comptes. Sur la base de cette situation, le processus de retrait n’a aucune incidence sur les comptes annuels consolidés de l’UE au 31 décembre 2017.

Il convient en outre de faire observer que la Commission a présenté, le 2 mai 2018, sa proposition en vue du prochain CFP devant commencer en 2021, qui tient compte du fait que le Royaume-Uni ne sera plus un État membre.


UNION EUROPÉENNE

EXERCICE 2017

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

Des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’euros.


SOMMAIRE

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2.NOTES ANNEXES AU BILAN

3.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

4.ACTIF ET PASSIF ÉVENTUELS

5.ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES ET JURIDIQUES

6.GESTION DES RISQUES FINANCIERS

7.INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

8.ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

9.PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

BILAN

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

ACTIFS NON COURANTS

Immobilisations incorporelles

2.1

405

381

Immobilisations corporelles

2.2

10 745

10 068

Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

2.3

581

528

Actifs financiers

2.4

59 980

62 247

Préfinancements

2.5

25 022

21 901

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

611

717

97 344

95 842

ACTIFS COURANTS

Actifs financiers

2.4

8 655

3 673

Préfinancements

2.5

24 005

23 569

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

11 755

10 905

Stocks

2.7

295

165

Trésorerie et équivalents de trésorerie

2.8

24 111

28 585

68 821

66 897

TOTAL DE L’ACTIF

166 165

162 739

PASSIFS NON COURANTS

Retraites et autres avantages du personnel

2.9

(73 122)

(67 231)

Provisions

2.10

(2 880)

(1 936)

Passifs financiers

2.11

(50 063)

(55 067)

(126 065)

(124 234)

PASSIFS COURANTS

Provisions

2.10

(659)

(675)

Passifs financiers

2.11

(6 850)

(2 284)

Sommes à payer

2.12

(39 048)

(40 005)

Charges à payer et produits à reporter

2.13

(63 902)

(67 580)

(110 459)

(110 544)

TOTAL DU PASSIF

(236 524)

(234 778)

ACTIF NET

(70 359)

(72 040)

Réserves

2.14

4 876

4 841

Montants à appeler auprès des États membres*

2.15

(75 234)

(76 881)

ACTIF NET

(70 359)

(72 040)

* Le Parlement européen a adopté, le 18 novembre 2017, un budget prévoyant que le paiement des dettes à court terme de l’Union doit être assuré sur des ressources propres à percevoir par les États membres ou à appeler auprès de ceux-ci en 2018. En vertu de l’article 83 du statut [règlement (CEE, Euratom, CECA) n° 259/68 du Conseil du 29 février 1968 tel que modifié], les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations de pension.

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

en Mio EUR

Note

2017

2016

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Ressources RNB

3.1

78 620

95 578

Ressources propres traditionnelles

3.2

20 520

20 439

Ressources TVA

3.3

16 947

15 859

Amendes

3.4

4 664

3 858

Récupération de dépenses

3.5

1 879

1 947

Autres

3.6

10 376

5 740

133 006

143 422

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produit financier

3.7

1 845

1 769

Autres

3.8

1 332

998

3 177

2 767

Recettes totales

136 183

146 189

DÉPENSES

Exécution par les États membres

3.9

Fonds européen agricole de garantie

(44 289)

(44 152)

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

(11 359)

(12 604)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

(17 650)

(35 045)

Fonds social européen

(7 353)

(9 366)

Autres

(1 253)

(1 606)

Exécution par la Commission, des agences exécutives et des fonds fiduciaires

3.10

(15 738)

(15 610)

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

3.11

(2 667)

(2 547)

Exécution par des pays tiers et des organisations internationales

3.11

(4 115)

(3 258)

Exécution par d’autres entités

3.11

(1 478)

(2 035)

Coûts du personnel et des pensions

3.12

(10 002)

(9 776)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

3.13

(3 544)

(1 068)

Charges financières

3.14

(1 896)

(1 904)

Autres dépenses

3.15

(6 756)

(5 486)

Dépenses totales

(128 101)

(144 456)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

8 082

1 733

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

2017

2016

Résultat économique de l’exercice

8 082

1 733

Activités d’exploitation

Amortissements

99

88

Dépréciations

888

575

(Augmentation)/diminution des prêts

497

1 774

(Augmentation)/diminution des préfinancements

(3 557)

(314)

(Augmentation)/diminution des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

(745)

(1 297)

(Augmentation)/diminution des stocks

(130)

(26)

Augmentation/(diminution) dans les retraites et autres avantages du personnel

5 891

3 417

Augmentation/(diminution) des provisions

928

581

Augmentation/(diminution) des passifs financiers

(438)

(2 351)

Augmentation/(diminution) des sommes à payer

(957)

7 813

Augmentation/(diminution) des charges à payer et produits à reporter

(3 678)

(821)

Excédent budgétaire de l’exercice précédent comptabilisé comme produit hors trésorerie

(6 405)

(1 349)

Autres mouvements hors trésorerie

3

18

Activités d’investissement

(Augmentation)/diminution des immobilisations incorporelles et corporelles

(1 687)

(2 073)

(Augmentation)/diminution des investissements comptabilisés selon la
méthode de la mise en équivalence

(53)

(31)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers disponibles à la vente

(3 190)

(822)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

(22)

(0)

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

(4 474)

6 914

Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

(4 474)

6 914

Trésorerie et équivalents de trésorerie en début d’exercice

28 585

21 671

Trésorerie et équivalents de trésorerie en fin d’exercice

24 111

28 585

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

en Mio EUR

Montants à appeler auprès des États membres Excédent/(déficit) cumulé

Autres réserves

Réserve de juste valeur

Actif net

SOLDE AU 31.12.2015

(77 124)

4 390

292

(72 442)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

(82)

82

–

–

Variations de la juste valeur

–

–

33

33

Autres

(59)

44

–

(15)

Résultat de l’exécution budgétaire 2015 crédité aux États membres

(1 349)

–

–

(1 349)

Résultat économique de l’exercice

1 733

–

–

1 733

SOLDE AU 31.12.2016

(76 881)

4 516

325

(72 040)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

(20)

20

–

–

Variations de la juste valeur

–

–

(2)

(2)

Autres

(11)

62

(46)

5

Résultat de l’exécution budgétaire 2016 crédité aux États membres

(6 405)

–

–

(6 405)

Résultat économique de l’exercice

8 082

–

–

8 082

SOLDE AU 31.12.2017

(75 234)

4 598

278

(70 359)

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

La comptabilité de l’Union européenne est tenue conformément aux dispositions du règlement (UE, Euratom) nº 966/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union et abrogeant le règlement (CE, Euratom) nº 1605/2002 du Conseil (JO L 298 du 26.10.2012, p. 1), ci-après le «règlement financier», et du règlement délégué (UE) nº 1268/2012 de la Commission du 29 octobre 2012 (JO L 362 du 31.12.2012, p. 1) relatif aux règles d’application dudit règlement financier.

En vertu de l’article 143 du règlement financier, l’Union européenne prépare ses états financiers selon les règles de comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables admises au niveau international pour le secteur public (IPSAS). Ces normes comptables, adoptées par le comptable de la Commission, doivent être appliquées par l’ensemble des institutions et organes de l’UE rentrant dans le périmètre de consolidation afin de disposer d’un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l’harmonisation du processus d’établissement des états financiers et de consolidation.

Application des règles comptables nouvelles et modifiées de l’Union européenne

Modifications des règles comptables en vigueur pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2017

Le comptable de la Commission a adopté les modifications suivantes:

·modifications de la règle comptable 1 de l’UE «Financial Statements» (États financiers); et

·modifications de la règle comptable 14 de l’UE «Accounting Policies, Changes in Accounting Estimates and Errors» (Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et erreurs).

Ces modifications découlent de l'évolution récente des normes IPSAS 1 «Présentation des états financiers» et IPSAS 3 «Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et erreurs», apportant des améliorations destinées accroître la cohérence entre les normes IPSAS. Les règles comptables correspondantes ont été mises à jour en conséquence; les principaux changements concernent la description des caractéristiques qualitatives de l’information financière et la mise à jour de la hiérarchie des sources à utiliser pour la sélection et l’application des principes comptables.

L’adoption de ces modifications n’a eu aucune incidence sur les comptes annuels 2017 de l’UE.

Règles comptables de l’UE nouvelles et révisées ayant été adoptées, mais qui n'étaient pas encore en vigueur au 31 décembre 2017

L’UE n’a pas appliqué les règles comptables nouvelles et révisées suivantes, , qui ont été adoptées par le comptable de la Commission, mais qui ne sont pas encore en vigueur:

·révision de la règle comptable 12 de l’UE «Employee Benefits» (Avantages du personnel) (en vigueur pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2018): la règle comptable 12 a été révisée conformément à la nouvelle norme IPSAS 39 «Avantages du personnel». Le principal changement tient au fait que les plus-values ou moins-values résultant des modifications des hypothèses actuarielles doivent être comptabilisées directement dans les actifs nets, alors que les dispositions actuelles imposent de les comptabiliser dans les excédents ou les déficits.

L’UE examine actuellement l’incidence et les conséquences pratiques de l’application de cette règle comptable révisée. Cela étant, aucune incidence majeure n’est à attendre dans les états financiers consolidés, si ce n’est que les hypothèses actuarielles seront à comptabiliser dans les actifs nets et non plus dans le compte de résultat économique;

·nouvelle règle comptable 20 de l’UE «Public Sector Combinations» (Regroupements dans le secteur public) (en vigueur pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2019): la règle comptable 20 de l’UE, qui s’inspire de la norme IPSAS 40 «Regroupements du secteur public», classe les regroupements intervenant dans le secteur public en deux catégories distinctes, selon que l’opération s’effectue ou non sous contrôle commun: i) les fusions, lorsque l’opération repose sur les valeurs comptables de l’entité regroupée avec l’UE; et ii) les acquisitions, lorsque l’opération repose sur la juste valeur de l’entité acquise par l’UE à la date d’acquisition. Chaque catégorie comporte ses propres exigences et niveaux d’information pour que les effets de l'une et de l'autre soient mieux compris par les utilisateurs des états financiers de l’UE.

L’incidence sur les états financiers de l’UE lors de la première année d’application dépendra de la décision de l’UE de procéder ou non à une opération de regroupement dans le secteur public au cours de cette période.

3.PRINCIPES COMPTABLES

Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie d’une entité utiles à tout un éventail d’utilisateurs. Pour l’UE en tant que secteur public, les objectifs sont plus spécifiquement de procurer des informations servant à la prise de décisions et de permettre à l’entité de rendre des comptes quant à l’utilisation des ressources placées sous sa responsabilité. C’est dans ce cadre qu’est établi le présent document.

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l'élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable 1 de l’UE «Financial Statements» (États financiers) et sont identiques à celles décrites dans IPSAS 1: image fidèle, comptabilité d’exercice, continuité d'activité, cohérence de la présentation, importance relative, regroupement, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives des rapports financiers sont les suivantes: pertinence, image fidèle (fiabilité), intelligibilité, diffusion en temps opportun, comparabilité et vérifiabilité.

4.CONSOLIDATION

Périmètre de consolidation

Les états financiers consolidés de l’UE englobent l’ensemble des grandes entités contrôlées (à savoir les institutions de l’UE, dont la Commission, et les agences de l’UE), entités associées et coentreprises. La liste exhaustive des entités consolidées figure dans la note 9 des états financiers de l’UE. Elle comprend désormais 52 entités contrôlées et 1 entité associée. Les entités qui relèvent du périmètre de consolidation mais qui ne sont pas significatives pour les états financiers consolidés de l’UE dans leur ensemble ne doivent être ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence lorsque cela entraînerait une perte excessive de temps ou d’argent pour l’UE. Ces entités sont désignées sous le nom d’«entités mineures» et sont répertoriées séparément à la note 9. En 2017, 7 entités ont été classées comme entités mineures.

Entités contrôlées

La décision d’intégrer une entité dans le périmètre de consolidation est fondée sur le concept du contrôle. Les entités contrôlées sont toutes des entités pour lesquelles l’Union européenne est confrontée ou peut prétendre à des avantages variables de son engagement et a la faculté de modifier la nature ou la quantité de ces avantages grâce au pouvoir dont elle dispose sur l’autre entité. Ce pouvoir doit être actuellement exerçable et porter sur les activités pertinentes de cette entité. Les entités contrôlées sont pleinement consolidées. La consolidation débute à la date du premier contrôle et s’achève au terme desdits contrôles.

Les indicateurs de contrôle les plus communs au sein de l’UE sont: la création de l’entité par des traités constitutifs ou actes de droit dérivé, le financement de l’entité par le budget de l’UE, l’existence de droits de vote au sein des organes directeurs, la vérification des comptes par la Cour des comptes européenne et la décharge par le Parlement européen. Une évaluation individuelle est effectuée au niveau de chaque entité afin de déterminer si un ou tous les critères susmentionnés suffisent à donner lieu au contrôle.

Selon cette approche, les institutions (excepté la Banque centrale européenne) et agences de l’UE (hormis les agences de l’ancien deuxième pilier) sont considérées comme étant sous le contrôle exclusif de l’UE et sont donc également incluses dans le périmètre de consolidation. Par ailleurs, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en liquidation est également considérée comme une entité contrôlée.

Tous les «soldes et transactions réciproques» entre entités contrôlées de l’UE sont éliminés, tandis que les gains et pertes non réalisés liés à de telles transactions, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés.

Partenariats

Un partenariat est une opération sur laquelle l’UE et deux parties ou plus exercent un contrôle conjoint. Le contrôle conjoint est le partage contractuellement convenu du contrôle exercé sur une opération, qui n’existe que dans le cas où les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle. Un partenariat est soit une activité conjointe, soit une coentreprise. Lorsqu’un partenariat est structuré sous forme de véhicule distinct et que les parties ont des droits sur l’actif net de l’opération, ce partenariat est considéré comme une coentreprise. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4). Lorsque les parties ont des droits sur les actifs, et des obligations au titre des passifs, relatifs à l’opération, ce partenariat est considéré comme une activité conjointe. En lien avec ses intérêts dans des activités conjointes, l’UE reconnaît dans ses états financiers: ses actifs et passifs, ses recettes et dépenses ainsi que sa part des actifs, passifs, recettes et dépenses détenus ou encourus conjointement.

Entités associées

Les entités associées sont des entités sur lesquelles l’UE détient directement ou indirectement une influence notable, sans pouvoir de contrôle. On parle d’influence notable lorsque l’UE détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4).

Entités non consolidées dont les fonds sont gérés par la Commission

Le fonds du régime commun d’assurance-maladie pour le personnel de l’UE, le Fonds européen de développement et le Fonds de garantie des participants sont gérés par la Commission en leur nom. Cependant, puisque ces entités ne sont pas contrôlées par l’UE, elles ne sont pas consolidées dans ses états financiers.

5.BASE DE PRÉPARATION

Les états financiers sont présentés chaque année. L’exercice financier débute le 1er janvier et se termine le 31 décembre.

6.Monnaies et base de conversion

Monnaie fonctionnelle et de présentation

Sauf indication contraire, les états financiers sont présentés en millions d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation de l’UE.

Transactions et soldes

Les transactions en devises sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont réalisées. Les gains et pertes de change liés au règlement de transactions en devises et à la reconversion, aux taux de change de fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en devises sont portés au compte de résultat économique. Les écarts de conversion relatifs à des instruments financiers non monétaires classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur.

Des méthodes de conversion différentes s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent leur valeur en euros au cours en vigueur à la date de leur acquisition.

Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change de la Banque centrale européenne (BCE) en vigueur au 31 décembre:

Taux de change de l’euro:

Monnaie

31.12.2017

31.12.2016

Monnaie

31.12.2017

31.12.2016

BGN

1,9558

1,9558

PLN

4,177

4,4103

CZK

25,5350

27,0210

RON

4,6585

4,5390

DKK

7,4449

7,4344

SEK

9,8438

9,5525

GBP

0,8872

0,8562

CHF

1,1702

1,0739

HRK

7,4400

7,5597

JPY

135,01

123,4000

HUF

310,3300

309,8300

USD

1,1993

1,0541

7.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement admis, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus fiables dont elle dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à recevoir, les actifs et passifs éventuels, le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles et les montants indiqués dans les annexes relatives aux instruments financiers. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte sur l’exercice au cours duquel ils sont connus.

8.BILAN

9.Immobilisations incorporelles

Les licences sur logiciels informatiques sont comptabilisées au coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Ces actifs sont amortis linéairement sur leur durée de vie utile estimée (3 à 11 ans). Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont remplis et que les dépenses ne concernent que la phase de développement de l’actif. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en charges à mesure qu’ils sont encourus.

10.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeur. Le coût comprend toute dépense directement imputable à l’acquisition, la construction ou la cession d’une immobilisation.

Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’UE et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils sont encourus.

Les terrains et les œuvres d’art ne sont pas amortis, leur durée d’utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût diminué de leur valeur résiduelle sur leur durée de vie utile estimée, comme suit:

Catégorie d’actif

Taux d’amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Actifs spatiaux

8 % à 25 %

Installations de production

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

10 % à 25 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont incluses dans le compte de résultat économique.

Contrats de location

Les contrats de location d’immobilisations corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété incombe à l’UE sont classés comme contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à l’actif du bilan dès le commencement de la location, à la plus faible des deux valeurs suivantes: la juste valeur de l’actif loué ou la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. La partie d’intérêts des paiements au titre de la location-financement est comptabilisée en charges sur la durée du contrat de location à un taux constant par rapport au solde restant dû. Les obligations locatives, nettes de charges financières, sont comptabilisées aux passifs financiers (courants et non courants). La partie d’intérêts de la charge financière est portée au compte de résultat économique sur la période de location de manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période. Les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile.

Les contrats de location dans le cadre desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la durée du contrat de location.

11.Dépréciation d’actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d’utilité indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque fois qu’un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur (de service) recouvrable. La valeur (de service) recouvrable est la plus élevée de la juste valeur de l’actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d’utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur (de service) recouvrable estimée d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur comptable de l’actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur (de service) recouvrable. Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

12.Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

Participations dans des entités associées et coentreprises

Les investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence sont initialement comptabilisés à leur coût. La quote-part de l’UE dans ces investissements est comptabilisée dans le compte de résultat économique et sa quote-part dans les variations des réserves est comptabilisée dans la réserve de juste valeur en actifs nets. Le coût initial augmenté de tous les mouvements (contributions supplémentaires, part de résultats économiques et variations de la réserve, pertes de valeur et dividendes) donne la valeur comptable de l’investissement dans les états financiers de l’UE à la date de clôture du bilan. Les distributions reçues de l’investissement réduisent la valeur comptable de l’actif.

Si la quote-part de l’UE dans les déficits d’un investissement comptabilisé à l’aide de la méthode de la mise en équivalence est égale ou supérieure à sa participation dans celui-ci, l’Union cesse de comptabiliser sa quote-part dans les pertes ultérieures («pertes non comptabilisées»). Lorsque la quote-part de l’UE est ramenée à zéro, les pertes supplémentaires font l'objet d'une provision, et un passif est comptabilisé, mais seulement dans la mesure où l’Union a contracté une obligation légale ou implicite ou effectué des paiements au nom de l’entité.

S’il y a des indices de dépréciation, les valeurs sont, le cas échéant, réduites à la valeur recouvrable inférieure. La valeur recouvrable est définie conformément à la description fournie dans la note 1.5.3. Si la raison expliquant les pertes de valeur cesse de s’appliquer à une date ultérieure, la perte de valeur est reprise sur la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée.

Lorsque l’UE détient 20 % ou plus d’un fonds de capital-risque, elle ne cherche pas à exercer une influence notable. Ces fonds sont donc considérés comme des instruments financiers et classés comme étant disponibles à la vente.

Les entités associées et coentreprises classées comme entités mineures ne sont pas comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les contributions de l’UE à ces entités sont comptabilisées en charges de l’exercice.

13.Actifs financiers

Classement

L’UE classe ses actifs financiers dans les catégories suivantes: les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat les prêts et créances, les placements détenus jusqu’à leur échéance et les actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

(I)Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

Un actif financier est classé dans cette catégorie s’il a été acquis principalement en vue d’être revendu à court terme. Les dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs courants» s’ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture.

(II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l’UE fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d’utiliser la créance à des fins de transactions, ou dans le cas où l’UE est subrogée dans les droits du prêteur initial à la suite d’un paiement effectué par elle au titre d’un contrat de garantie. Les paiements arrivant à échéance dans les 12 mois suivant la date de clôture sont inscrits au bilan sous «actifs courants». Les paiements dont l’échéance est supérieure à 12 mois suivant la date de clôture sont inscrits au bilan sous «actifs non courants». Les prêts et créances comprennent les dépôts à terme dont l’échéance initiale est supérieure à trois mois.

(III)Placements détenus jusqu’à leur échéance

Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d’échéances fixes, que l’UE a l’intention manifeste et la capacité de conserver jusqu’à l’échéance. Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs courants ou non courants selon la durée pendant laquelle l’UE s’attend à les détenir. Les investissements dans des entités qui ne sont ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence et les autres participations (opérations de capital-risque, par exemple) sont également classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

Comptabilisation et évaluation initiales

Les achats et ventes d’actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, détenus jusqu’à leur échéance et disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de transaction — la date à laquelle l’UE s’engage à acheter ou vendre l’actif. Les équivalents de trésorerie et les prêts sont comptabilisés lorsque l’argent est avancé aux emprunteurs. Les instruments financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Pour tous les actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat, des coûts de transaction sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur comptabilisation initiale. Les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur et les coûts de transaction sont passés en charges au compte de résultat économique.

La juste valeur d’un actif financier lors de sa comptabilisation initiale correspond normalement au prix de la transaction (autrement dit, la juste valeur de la contrepartie reçue), à moins que la juste valeur de cet instrument ne soit attestée par comparaison avec d’autres transactions courantes sur le marché pouvant être observées pour le même instrument ou sur la base d’une technique de valorisation utilisant des variables n'incluant que des données de marché observables (par exemple dans le cas de certains contrats dérivés). Cependant, en cas d’octroi d’un prêt à long terme à taux zéro ou à un taux inférieur aux conditions du marché, sa juste valeur peut être estimée comme étant la valeur actualisée de l’ensemble des entrées de trésorerie futures, calculée sur la base du taux d’intérêt en vigueur sur le marché pour un instrument similaire assorti d’une notation similaire.

Les prêts sont évalués à leur valeur nominale, considérée comme étant la juste valeur du prêt. Le raisonnement qui sous-tend cette approche est le suivant:

·l’environnement dit «de marché» des activités de prêt de l’UE est très spécifique et différent du marché de capitaux utilisé pour émettre des obligations d’entreprises ou d’État. Comme les prêteurs opérant sur ces marchés ont le choix entre plusieurs types d’investissements, la possibilité d’opportunité est prise en compte dans les prix de marché. Cependant, cette possibilité de recourir à d’autres investissements n’est pas prévue pour l’UE, qui n’est pas autorisée à placer de l’argent sur les marchés de capitaux; elle peut uniquement emprunter des fonds à des fins de prêts au même taux. Ceci signifie que l’UE ne dispose d’aucune autre option de prêt ou d’investissement pour les sommes empruntées. Il n’y a donc pas de coût d’opportunité et, de ce fait, aucune base de comparaison avec les taux du marché. En fait, l’opération de prêt de l’UE représente elle-même le marché. Essentiellement, comme l’«option» du coût d’opportunité n’entre pas en ligne de compte, le prix du marché ne reflète pas fidèlement la substance des opérations de prêt de l’UE. Par conséquent, il n’est pas approprié de déterminer la juste valeur des activités de prêt de l’UE au regard des obligations d’entreprises ou d’État;

·du reste, en l’absence de comparaison possible avec un marché actif ou des opérations similaires, le taux d’intérêt devant être utilisé par l’UE aux fins d’une évaluation équitable de ses opérations de prêt au titre du MESF, de la balance des paiements et d’autres prêts de ce type devrait être le taux d’intérêt facturé;

·à cela s’ajoute que, pour ces prêts, on observe des effets compensatoires entre les prêts et les emprunts en raison de leur caractère réciproque. Ainsi, le taux d’intérêt effectif d’un prêt équivaut au taux d’intérêt effectif des emprunts correspondants. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les instruments financiers sont décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des investissements ont expiré ou lorsque l’UE a transféré en substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété à une autre partie.

Évaluation ultérieure

a)Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes résultant de variations de la juste valeur de la catégorie «instruments financiers à la juste valeur par le biais du résultat» sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent.

b)Les prêts et créances sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, le même taux d’intérêt effectif s’applique aux prêts et aux emprunts compte tenu du fait que ces prêts disposent de caractéristiques propres aux «opérations face à face» et que les différences ne sont pas significatives entre le prêt et les conditions et montants de l’emprunt. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

c)Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. L’UE n’a pas actuellement de placements détenus jusqu’à leur échéance.

d)Les actifs financiers disponibles à la vente sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes découlant des variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur, à l’exception des écarts de conversion sur les actifs monétaires qui sont portés au compte de résultat économique. Lorsque des actifs classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont décomptabilisés ou dépréciés, les ajustements cumulés de la juste valeur précédemment comptabilisés dans la réserve de juste valeur sont portés au compte de résultat économique. Les intérêts sur les actifs financiers disponibles à la vente calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif sont portés au compte de résultat économique. Les dividendes sur les instruments de capitaux propres disponibles à la vente sont comptabilisés lorsque le droit de l’Union européenne de recevoir le paiement est établi.

La juste valeur des investissements cotés sur des marchés actifs est basée sur les cours acheteurs actuels. Lorsque le marché d’un actif financier n’est pas actif (ou lorsqu’une valeur mobilière n’est pas cotée ou en cas d’instrument dérivé de gré à gré), l’UE détermine une juste valeur au moyen de techniques d’évaluation. Ces techniques incluent l’utilisation de transactions récentes réalisées dans des conditions de concurrence normale, la référence à d’autres instruments identiques en substance, une analyse des flux de trésorerie actualisés, des modèles de valorisation des options et d’autres techniques de valorisation communément appliquées par les acteurs du marché.

Les investissements dans des fonds de capital-risque, classés comme actifs financiers disponibles à la vente, qui n’ont pas de cours coté sur un marché actif, sont évalués à la valeur d’inventaire nette imputable, qui est considérée comme équivalente à la juste valeur.

Lorsque la juste valeur d’investissements en instruments de capitaux propres n’ayant pas de cours sur un marché actif ne peut être évaluée de façon fiable, ces investissements sont évalués au coût diminué des pertes de valeur.

Dépréciation d’actifs financiers

L’UE détermine à chaque date de clôture s’il existe un indice objectif montrant qu’un actif financier a perdu de la valeur. Un actif financier est déprécié et les pertes de valeur sont supportées si, et seulement si, il existe un indice objectif de dépréciation résultant d’un ou plusieurs événements qui se sont produits après la comptabilisation initiale de l’actif et cet (ces) événement(s) de perte a (ont) une incidence sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier pouvant être estimé de façon fiable.

(a)Actifs comptabilisés au coût amorti

S’il existe une indication objective d’une perte de valeur sur des prêts et créances ou sur des placements détenus jusqu’à leur échéance comptabilisés au coût amorti, le montant de la perte est évalué comme étant la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés (à l’exclusion des pertes de crédit futures non encourues) calculée sur la base du taux d’intérêt effectif initial de l’actif financier. La valeur comptable de cet actif est diminuée et le montant de la perte est comptabilisé dans le compte de résultat économique. Si un prêt ou un placement détenu jusqu’à son échéance est assorti d’un taux d’intérêt variable, le taux d’actualisation utilisé pour mesurer la perte de valeur équivaut au taux d’intérêt effectif actuel déterminé dans le cadre du contrat. Le calcul de la valeur actualisée des flux de trésorerie estimés futurs d’un actif financier garanti reflète les flux de trésorerie qui pourraient résulter d’une saisie après déduction des coûts d’obtention et de vente des instruments de garantie, que la saisie soit probable ou non. Si, au cours d’une période ultérieure, le montant de la perte de valeur diminue et si cette diminution peut être liée objectivement à un événement postérieur à la comptabilisation de la perte de valeur, la perte de valeur précédemment comptabilisée est reprise via le compte de résultat économique.

(b)Actifs comptabilisés à la juste valeur

Dans le cas des apports en fonds propres classés comme des actifs financiers disponibles à la vente, une baisse importante ou permanente (prolongée) de la juste valeur d’un placement dans un tel instrument en deçà de son coût constitue également une indication objective de dépréciation. Si une telle indication existe pour un actif financier disponible à la vente, la perte cumulée — évaluée comme étant la différence entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, déduction faite de toute perte de valeur précédemment portée au compte de résultat économique pour l’actif considéré — est soustraite des réserves et comptabilisée dans le compte de résultat économique. Les pertes de valeur sur instruments de capitaux propres portées au compte de résultat économique ne sont pas reprises via le compte de résultat économique. Si, au cours d’une période ultérieure, la juste valeur d’un instrument d’emprunt considéré comme un actif financier disponible à la vente augmente et si cette augmentation peut objectivement être reliée à un événement survenant après la constatation de la perte de valeur, cette perte de valeur est reprise via le compte de résultat économique.

14.Stocks

Les stocks sont évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût est déterminé selon la méthode PEPS (premier entré, premier sorti). Le coût des produits finis et des travaux en cours couvre les matières premières, la main-d’œuvre directe, les autres coûts directement imputables ainsi que les frais généraux de production connexes (sur la base d’une capacité d’exploitation normale). La valeur nette de réalisation correspond au prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et la réalisation de la vente. Lorsque les stocks sont détenus en vue d’une distribution gratuite ou quasi gratuite, ils sont évalués au plus faible du coût et du coût de remplacement actuel. Le coût de remplacement actuel correspond au coût que l’UE devrait assumer pour acquérir l’actif à la date de publication des comptes.

15.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans le contrat, la décision, la convention ou l’acte de base spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention, soit remboursé. Si le bénéficiaire n’engage pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’UE. Le montant du préfinancement peut être apuré (en tout ou en partie) à mesure de l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en charges).

Le préfinancement est, à des dates de clôture ultérieures, évalué au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué des dépenses éligibles (y compris des montants estimés, le cas échéant) encourues au cours de la période.

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés à la date à laquelle ils sont acquis conformément aux dispositions de la convention en question. En fin d’exercice, il est procédé à une estimation des intérêts à recevoir sur la base des informations les plus fiables, laquelle est portée au bilan.

Les autres avances aux États membres qui proviennent du remboursement par l’Union européenne des sommes versées à titre d’avances par les États membres à leurs bénéficiaires (y compris les «instruments financiers en gestion partagée») sont comptabilisées comme actifs et présentées sous la rubrique «préfinancements». Les autres avances aux États membres sont ensuite évaluées au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué d’une meilleure estimation des dépenses éligibles encourues par les bénéficiaires finals, calculée sur la base d’hypothèses raisonnables et justifiables.

Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires du Fonds européen de développement ou à d’autres entités non consolidées sont également classées comme préfinancements puisque leur but est d’octroyer un fonds de trésorerie au fonds fiduciaire pour lui permettre de financer des actions spécifiques définies dans les objectifs du fonds fiduciaire. Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires sont évaluées au montant initial de la contribution de l’UE, diminué des dépenses éligibles, y compris des montants estimés, le cas échéant, encourues par le fonds fiduciaire au cours de la période de référence et affectées à la contribution de l’UE conformément à l’accord sous-jacent.

16.Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

Les règles comptables de l’Union européenne exigeant une présentation distincte des opérations avec et sans contrepartie directe, aux fins de l’établissement des comptes, les créances à recevoir sont définies comme provenant des opérations avec contrepartie directe et les créances à recouvrer comme provenant des opérations sans contrepartie directe, c’est-à-dire lorsque l’UE reçoit une valeur d’une autre entité sans donner directement une valeur sensiblement équivalente en échange (par exemple, les créances à recouvrer auprès des États membres se rapportant aux ressources propres).

Les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe répondent à la définition des instruments financiers et sont, à ce titre, classées comme prêts et créances et évaluées en conséquence (voir la note 1.5.5). Les informations données dans les annexes relatives aux instruments financiers concernant les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe comprennent les produits à recevoir et les charges à reporter des opérations avec contrepartie directe car ils ne sont pas significatifs.

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe sont comptabilisées à la valeur initiale (après ajustement pour les intérêts et pénalités) diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur sur créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l’UE ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances en question. Le montant de la dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique. Une dépréciation générale, reposant sur l’expérience passée, est également comptabilisée pour les ordres de recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation spécifique. Voir la note 1.5.14 concernant le traitement des produits à recevoir en fin d’exercice. Les montants exposés et enregistrés comme créances à recouvrer d’opérations sans contrepartie directe ne sont pas considérés comme des instruments financiers, car ils ne découlent pas d’un contrat qui donnerait lieu à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres. Toutefois, dans les annexes aux états financiers, les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie sont, s'il y a lieu, enregistrées avec les créances à recevoir des opérations avec contrepartie.

17.Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont des instruments financiers et comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue ou à court terme, et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

18.Retraites et autres avantages du personnel

Obligations au titre du régime de pension

L’UE gère un régime de pension à prestations définies. Tandis que les membres du personnel versent, sur leurs traitements, un tiers du coût attendu de ces prestations, le passif au titre du régime de pension n’est pas financé. Le passif comptabilisé au bilan au titre d'un régime de pension à prestations définies correspond à la valeur actualisée de l'obligation au titre des prestations définies à la date de clôture, diminuée de la juste valeur des actifs du régime. L’obligation au titre des prestations définies est calculée par des actuaires selon la méthode des unités de crédit projetées. La valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies est déterminée en actualisant les sorties de trésorerie futures estimées sur la base des taux d’intérêt d’obligations d’État libellées dans la monnaie dans laquelle les prestations doivent être versées et dont les échéances avoisinent celles du passif correspondant au titre du régime de pension.

Les écarts actuariels découlant des ajustements liés à l’expérience et les changements d’hypothèses actuarielles sont immédiatement répercutés sur le compte de résultat économique. Le coût des services passés est immédiatement porté au compte de résultat économique, sauf si les changements apportés au régime de pension sont subordonnés au maintien en service des membres du personnel pendant une durée déterminée (la période d’acquisition des droits). Dans ce cas, le coût des services passés est amorti linéairement sur la période d’acquisition des droits.

Couverture maladie postérieure à l’emploi

L’UE fournit à son personnel une couverture maladie donnant droit au remboursement des frais médicaux. Un fonds distinct a été créé pour sa gestion quotidienne. Les membres du personnel en activité ou en retraite, leurs conjoints survivants et leurs proches bénéficient tous de ce régime. Les prestations accordées aux «inactifs» (retraités, orphelins, etc.) sont considérées comme des «avantages du personnel postérieurs à l’emploi». Étant donné la nature de ces prestations, un calcul actuariel est nécessaire. Le passif inscrit au bilan est déterminé sur les mêmes bases que l’obligation au titre du régime de pension (cf. ci-dessus).

19.Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l’UE supporte une obligation actuelle, juridique ou implicite, envers des tiers à la suite d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n’est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses attendues que l'on pense nécessaires pour éteindre l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

20.Passifs financiers

Les passifs financiers sont classés comme passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, comme passifs financiers comptabilisés au coût amorti ou comme passifs liés à la garantie financière.

Les emprunts sont composés d’emprunts auprès d’institutions de crédit et de dettes représentées par des titres. Les emprunts sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, soit le produit de leur émission (la juste valeur de la contrepartie reçue) déduction faite des coûts de transaction supportés. Ils sont ensuite comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif; toute différence entre le produit des emprunts, déduction faite des coûts de transaction, et leur valeur de remboursement est portée au compte de résultat économique sur la durée de vie des emprunts selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, la méthode du taux d’intérêt effectif ne peut être appliquée aux prêts et aux emprunts pour des raisons d’importance relative. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les passifs financiers classés à la juste valeur par le biais du compte de résultat incluent les dérivés dont la juste valeur est négative. Leur traitement comptable est identique à celui des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (voir la note 1.5.5).

Les passifs liés à la garantie financière sont initialement comptabilisés à la juste valeur, c’est-à-dire à la valeur de la prime perçue. Par la suite, les passifs liés à la garantie financière sont évalués à la valeur la plus élevée des deux montants suivants: la meilleure estimation des dépenses attendues que l’on pense nécessaires pour apurer le passif lié à la garantie financière et le montant comptabilisé initialement, déduction faite, le cas échéant, de l’amortissement cumulé. L’UE comptabilise un passif lié à une garantie financière lorsqu’elle reçoit une contrepartie pour l’octroi de la garantie, c’est-à-dire aux conditions du marché, ou lorsque la juste valeur de la garantie peut être estimée de façon fiable. En l’absence de marché actif pour un contrat de garantie directement équivalent, l’UE inscrit la garantie donnée comme un passif éventuel (voir note 1.7.2) ou, s’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre l’obligation, elle comptabilise une provision (voir note 1.5.11).

Les passifs financiers figurent au bilan parmi les passifs non courants, sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois qui suivent la date de clôture.

Les fonds fiduciaires de l’UE considérés comme faisant partie des activités opérationnelles de la Commission sont comptabilisés dans les comptes de cette dernière puis consolidés dans les comptes annuels de l’UE. Par conséquent, les contributions d’autres donateurs aux fonds fiduciaires de l’UE répondent aux critères des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe et elles sont présentées au passif financier jusqu’à ce que les conditions liées aux contributions transférées soient satisfaites, c’est-à-dire jusqu’à ce que les coûts admissibles soient encourus par le fonds fiduciaire. Le fonds fiduciaire est nécessaire pour financer des projets spécifiques et restituer les fonds restants au moment de la liquidation. À la date de clôture, l’encours des charges de contributions est évalué au montant des contributions reçues, diminué des dépenses encourues par le fonds fiduciaire, y compris des montants estimés, le cas échéant. Aux fins de la déclaration, les dépenses nettes sont affectées aux contributions d’autres donateurs au prorata de leurs contributions nettes au 31 décembre. Cette affectation des contributions est purement indicative. Lors de la liquidation du fonds fiduciaire, le conseil d’administration du fonds décidera du partage effectif des ressources restantes.

21.Sommes à payer

Une part importante des sommes à payer par l’UE correspond à des déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l’Union européenne, dont le montant n’a pas été acquitté par celle-ci (opérations sans contrepartie directe). Elles sont comptabilisées comme sommes à payer pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les sommes à payer à la suite de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées à la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci, et les dépenses correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis à l’UE et acceptés par celle-ci.

22.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

Les transactions et événements sont constatés dans les états financiers de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l’UE ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple par référence à un traité), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

Les charges sont également comptabilisées au cours de l’exercice auquel elles se rapportent. À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par la Commission, qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent une image fidèle des phénomènes économiques et autres qu’ils sont censés représenter. Par analogie, si un paiement d'avance a été effectué pour des biens ou services n’ayant pas encore été reçus, la charge correspondante sera reportée et comptabilisée lors de l’exercice comptable suivant.

23.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

24.Recettes

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

La grande majorité des recettes de l’UE concerne des opérations sans contrepartie directe.

Ressources RNB et ressources TVA

Les recettes sont comptabilisées au titre de la période pour laquelle la Commission lance un appel de fonds aux États membres, demandant leur contribution. Elles sont évaluées à leur «montant appelé». Les ressources TVA et RNB étant déterminées sur la base d’estimations des données relatives à l’exercice budgétaire concerné, elles peuvent être revues au fil des variations jusqu’à ce que les données définitives soient publiées par les États membres. L’effet d’un changement d’estimation doit être inclus dans la détermination de l’excédent ou du déficit net de la période pendant laquelle le changement s’est produit.

Ressources propres traditionnelles

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe et produits correspondants sont comptabilisés lorsque les relevés de comptabilité A mensuels (y compris les droits recouvrés et les montants garantis et non contestés) des États membres sont reçus. À la date de clôture, les montants recouvrés par les États membres au titre de l’exercice mais encore non versés à la Commission sont évalués et comptabilisés en produits à recevoir. Les relevés de comptabilité B trimestriels (y compris les droits non recouvrés et non garantis, ainsi que les montants garantis mais contestés par le débiteur) reçus des États membres sont comptabilisés en produits, diminués des frais de perception auxquels ils peuvent prétendre. De plus, une réduction de valeur est constatée pour le montant de l’écart de recouvrement estimé.

Amendes

Les recettes générées par les amendes sont comptabilisées une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par l’UE et officiellement notifiée au destinataire. En cas de doute sur la solvabilité de l’entreprise, la créance fait l’objet d’une réduction de valeur. À compter de la notification de la décision de lui imposer une amende, le débiteur dispose d’un délai de deux mois pour:

a)soit accepter la décision et par conséquent payer le montant de l’amende dans le délai imparti, et ce montant est définitivement encaissé par l’UE,

b)soit ne pas accepter la décision et introduire un recours devant la juridiction de l’UE.

Malgré cela, l’amende doit être payée dans le délai imparti de trois mois, le recours n’ayant pas d’effet suspensif (article 278 du TUE), ou, dans certaines circonstances et moyennant l’accord du comptable de la Commission, le débiteur peut fournir à la place une garantie bancaire pour le montant de l’amende.

Si l’entreprise fait appel de la décision et a déjà versé le montant de l’amende à titre provisionnel, celui-ci est enregistré comme un passif éventuel. Cependant, étant donné qu’un recours du destinataire contre une décision de l’UE n’a pas d’effet suspensif, la trésorerie reçue est portée en apurement de la créance à recouvrer. Lorsqu’une garantie est fournie en lieu et place du paiement, l’amende reste comptabilisée comme une créance à recouvrer. S’il semble probable que le Tribunal ne se prononce pas en faveur de l’UE, une provision est comptabilisée pour couvrir ce risque. Si une garantie a été fournie en lieu et place du paiement, la valeur de la créance à recouvrer est réduite dans la mesure du nécessaire. Le total des intérêts reçus par la Commission sur les comptes bancaires où les paiements perçus sont déposés est comptabilisé comme un produit et tout passif éventuel est augmenté en conséquence.

Depuis 2010, les amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments financiers.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

Le produit de la vente de biens et de services est comptabilisé lorsque l’acheteur s’est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation du produit d’une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d’avancement de la transaction à la date de clôture.

Produits et charges d’intérêt

Les produits et charges d’intérêt sont comptabilisés au compte de résultat économique selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Cette méthode permet de calculer le coût amorti d’un actif financier ou d’un passif financier et de répartir le produit ou la charge d’intérêt sur la période voulue. Pour calculer le taux d’intérêt effectif, l’UE estime les flux de trésorerie en tenant compte de toutes les conditions contractuelles de l’instrument financier (les options de versement anticipé, par exemple), mais ne tient pas compte des pertes de crédit futures. Ce calcul inclut l’intégralité des commissions et des points payés ou reçus entre les parties au contrat qui font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des coûts de transaction et de toutes les autres primes positives ou négatives.

Dès qu’un actif financier ou un groupe d’actifs financiers similaires a été déprécié à la suite d’une perte de valeur, les produits d’intérêt sont comptabilisés sur la base du taux d’intérêt pour actualiser les flux de trésorerie futurs en vue d’évaluer la perte de valeur.

Dividendes

Les dividendes et distributions similaires sont comptabilisés lorsque le droit de l’actionnaire de percevoir le paiement est établi.

25.Dépenses

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l’UE. Elles concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires.

Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation (règlement financier, statut ou autre) ou qu’un accord signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d’éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées et acceptées par l’UE. Elles sont valorisées au montant de la facture d'origine. En outre, à la date de clôture, les dépenses liées aux services fournis au cours de la période pour lesquels une facture n’a pas encore été reçue ou acceptée sont estimées et portées au compte de résultat économique.

26.ÉLÉMENTS D’ACTIF ET DE PASSIF ÉVENTUELS

27.Actif éventuel

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE. Un actif éventuel est enregistré lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

28.Passif éventuel

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE, ou une obligation actuelle résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d'un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation.

29.TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Les informations relatives aux flux de trésorerie constituent une base pour évaluer la capacité de l’UE à générer de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que ses besoins en termes d’utilisation de ces flux de trésorerie.

Le tableau des flux de trésorerie est établi à l’aide de la méthode indirecte. Cela signifie que le résultat économique de l’exercice est ajusté des effets des transactions sans effet de trésorerie, des décalages ou régularisations d’entrées ou de sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures et des éléments de produits ou de charges liés aux flux de trésorerie concernant les investissements.

Les flux de trésorerie provenant de transactions en monnaie étrangère sont enregistrés dans la monnaie de présentation des états financiers de l’UE (l’euro), par application au montant en devise du taux de change entre l’euro et la devise à la date de ces flux.

Le tableau des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de l’exercice classés en activités opérationnelles et d’investissement (l’UE n’a pas d’activités de financement).

Les activités opérationnelles correspondent aux activités de l’UE autres que des activités d’investissement. Il s’agit de la majorité des activités effectuées. Les prêts octroyés aux bénéficiaires (et les emprunts connexes, le cas échéant) ne sont pas considérés comme des activités d’investissement (ou de financement), étant donné qu’ils font partie des objectifs généraux et donc des opérations quotidiennes de l’UE.

Les activités d’investissement couvrent l’acquisition et la cession d’immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que d’autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie. Les activités d’investissement n’incluent pas les prêts octroyés aux bénéficiaires. L’objectif est de faire apparaître les véritables investissements effectués par l’UE.

30.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS

31.IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

en Mio EUR

Valeur brute comptable au 31.12.2016

820

Ajouts

105

Produits de cessions

(1)

Transfert entre catégories d’actifs

4

Autres changements

12

Valeur brute comptable au 31.12.2017

940

Cumul des amortissements au 31.12.2016

(439)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(96)

Reprise sur amortissements

(3)

Produits de cessions

4

Transfert entre catégories d’actifs

(2)

Autres changements

0

Cumul des amortissements au 31.12.2017

(535)

Valeur nette comptable au 31.12.2017

405

Valeur nette comptable au 31.12.2016

381

Les montants ci-dessus correspondent essentiellement à des logiciels informatiques.

32.IMMOBILISATIONS CORPORELLES

La catégorie des actifs spatiaux recouvre les actifs immobilisés opérationnels liés aux deux programmes spatiaux de l’UE: les systèmes globaux de navigation par satellite (GNSS) — Galileo et EGNOS, et le programme européen d’observation de la Terre Copernicus. Les actifs liés aux systèmes spatiaux qui ne sont pas encore opérationnels sont inscrits dans la rubrique «Immobilisations en cours».

Pour Galileo, quatre nouveaux satellites ont été ajoutés à la constellation opérationnelle en 2017, portant le total à 18 satellites. Les actifs immobilisés opérationnels de Galileo s’élevaient à 2,276 milliards d’EUR, nets d’amortissements, au 31 décembre 2017 (contre 2,146 milliards d’EUR en 2016). Les immobilisations en cours restantes, qui s’élèvent à 1,026 milliard d’EUR (contre 756 millions d’EUR en 2016), comprennent les quatre satellites lancés en décembre 2017 pour lesquels les essais en orbite n’avaient pas encore été menés à bien à la date de clôture. Le développement du système Galileo se poursuivra jusqu’à ce que le système devienne pleinement opérationnel. La constellation Galileo comptera alors 24 satellites opérationnels et 6 satellites de secours.

En ce qui concerne Copernicus, un nouveau satellite (Sentinel 2B) est devenu opérationnel en 2017, s’ajoutant à quatre autres satellites Copernicus opérationnels, ce qui porte la valeur totale des actifs immobilisés opérationnels de Copernicus à 1,140 milliard d’EUR (contre 1,073 milliard d’EUR en 2016), nets de cumul d’amortissements. Un montant supplémentaire de 1,443 milliard d’EUR correspondant aux satellites Copernicus est inscrit en tant qu’immobilisations en cours (contre 1,133 milliard d’EUR en 2016).

Des immobilisations liées à l’infrastructure au sol du système européen de navigation par recouvrement géostationnaire (EGNOS), d’un montant de 67 millions d’EUR (contre 83 millions d’EUR en 2016), figurent également dans la rubrique «Actifs spatiaux». En outre, les immobilisations en cours liées à EGNOS s’élèvent à 52 millions d’EUR (contre 21 millions d’EUR en 2016).

Les actifs liés aux programmes spatiaux de l’UE sont construits avec l’aide de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Immobilisations corporelles

en Mio EUR

Terrains et bâtiments

Actifs spatiaux

Installations de production

Mobilier et véhicules

Matériel informa-tique

Autres

Contrats de location-finance-ment

Immobilisa-tions en cours

Total

Valeur brute comptable au 31.12.2016

5 297

3 603

583

269

658

298

2 783

2 292

15 783

Ajouts

84

0

27

14

62

17

9

1 417

1 630

Produits de cessions

(24)

(1)

(17)

(19)

(49)

(8)

–

(0)

(119)

Transfert entre catégories d’actifs

98

641

2

1

1

1

(5)

(743)

(5)

Autres changements

1

21

1

1

3

2

–

(44)

(14)

Valeur brute comptable au 31.12.2017

5 456

4 264

597

266

675

309

2 787

2 920

17 273

Cumul des amortissements au 31.12.2016

(2 865)

(301)

(474)

(186)

(535)

(203)

(1 150)

(5 715)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(182)

(480)

(44)

(20)

(64)

(30)

(97)

(917)

Reprise sur amortissements

–

–

9

2

18

1

–

29

Produits de cessions

13

1

8

16

32

7

–

78

Transfert entre catégories d’actifs

0

0

(0)

(0)

(1)

(0)

3

2

Autres changements

(1)

(1)

(1)

(1)

(2)

(0)

–

(6)

Cumul des amortissements au 31.12.2017

(3 035)

(780)

(502)

(188)

(553)

(226)

(1 244)

(6 528)

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2017

2 422

3 484

95

78

122

83

1 543

2 920

10 745

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2016

2 432

3 302

109

83

122

95

1 633

2 292

10 068

33.INVESTISSEMENTS COMPTABILISÉS SELON LA MÉTHODE DE LA MISE EN ÉQUIVALENCE

La participation de l’Union européenne, représentée par la Commission, au Fonds européen d’investissement (FEI) est traitée comme une participation à une entité associée, au moyen de la méthode de la mise en équivalence. Le FEI est l’institution financière de l’UE spécialisée dans le capital-risque et les garanties aux petites et moyennes entreprises (PME). Située à Luxembourg, elle fonctionne comme un partenariat public-privé, dont les membres sont la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne et un groupe d’institutions financières. Au 31 décembre 2017, l’UE détenait 29,7 % des participations dans le FEI (contre 28,1 % en 2016) et 29,7 % des droits de vote (contre 28,1 % en 2016). Conformément à ses statuts, le FEI doit affecter au moins 20 % de son résultat net annuel à une réserve statutaire jusqu’à ce que la réserve globale atteigne 10 % du capital souscrit. Cette réserve ne peut être distribuée.

en Mio EUR

Fonds européen d’investissement

Participations au 31.12.2016

528

Contributions

44

Dividendes reçus

(7)

Part du résultat net

21

Part dans l’actif net

(6)

Participations au 31.12.2017

581

Les valeurs comptables suivantes sont imputables à l’UE sur la base de son pourcentage de participation:

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Total du FEI

Total du FEI

Actif

2 488

2 301

Passif

(532)

(423)

Recettes

263

240

Dépenses

(153)

(118)

Excédent/(déficit)

110

122

Le rapprochement des informations financières reprises ci-dessus et de la valeur comptable des participations détenues dans le FEI se présente comme suit:

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Actif net de l’entité associée

1 956

1 878

Participations de la CE dans le FEI

29.7%

28.1%

Valeur comptable

581

528

L’UE, représentée par la Commission, a libéré 20 % des actions qu’elle a souscrites dans le capital du FEI au 31 décembre 2017, le montant non appelé s’établissant comme suit:

en Mio EUR

Total du capital du FEI

Participation de l’UE

Total du capital par actions

4 500

1 337

Partie libérée

(900)

(267)

Partie non appelée

3 600

1 070

34.ACTIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Actifs financiers non courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

11 758

9 131

Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.4.2

16

–

Prêts

2.4.3

48 205

53 116

59 980

62 247

Actifs financiers courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

1 873

1 311

Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.4.2

6

0

Prêts

2.4.3

6 776

2 361

8 655

3 673

Total

68 635

65 920

35.Actifs financiers disponibles à la vente

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Investissements BUFI

2 158

2 013

CECA en liquidation

1 658

1 685

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

188

188

4 004

3 886

Fonds de garantie relatifs aux garanties budgétaires:

Fonds de garantie de l’EFSI

3 414

948

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

2 199

2 069

5 613

3 017

Instruments financiers relevant du budget de l’UE:

Horizon 2020

1 730

1 213

Mécanisme de financement avec partage des risques

665

719

Aide au démarrage du MET

483

476

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

482

483

Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est

119

118

Opérations de capital-risque

113

132

Autres

422

398

4 014

3 539

Total

13 632

10 442

Non courants

11 758

9 131

Courants

1 873

1 311

Sur ce total de 13,632 milliards d’EUR, l’Union détient des actifs financiers disponibles à la vente sous la forme de titres de créance (des obligations, par exemple) à hauteur de 12,048 milliards d’EUR, d’instruments de fonds propres pour un montant de 1,333 milliard d’EUR et d’investissements dans le Unitary Fund de la BEI (fonds du marché monétaire) s’établissant à 251 millions d’EUR. Les titres de créance et les parts dans le Unitary Fund de la BEI sont principalement utilisés pour investir temporairement les montants affectés à la garantie de l’UE et aux instruments de partage des risques jusqu’à ce qu’ils soient utilisés pour répondre aux appels de garantie.

Investissements BUFI

Les amendes encaissées à titre provisionnel liées à des affaires de concurrence sont affectées à un fonds expressément créé à cet effet (le fonds BUFI - pour Budget Fines) et investies par la Commission dans des instruments d'emprunt classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

CECA en liquidation

Pour les montants de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en liquidation, tous les actifs financiers disponibles à la vente sont des titres de créance libellés en euros et cotés sur un marché actif.



Banque européenne pour la reconstruction et le développement

Dans le cadre de son investissement financier dans le capital de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), l’UE détenait 90 044 actions au 31 décembre 2017 (même nombre qu’en 2016), soit 3 % du total du capital souscrit. L’UE a souscrit un montant total de 900 millions d’EUR dans le capital, dont un montant de 713 millions d’EUR est à ce jour non appelé. En vertu de l’accord portant création de la BERD, les actionnaires sont soumis à certaines restrictions contractuelles; par exemple, les parts ne doivent pas être cédées ou leur rachat est plafonné au maximum du coût d’acquisition initial.

L’UE évalue l’investissement dans la BERD à la juste valeur. Le coût d’acquisition initial est considéré comme la meilleure estimation de la juste valeur, compte tenu en particulier des restrictions contractuelles susmentionnées. Bien que les actions de la BERD ne soient pas cotées en Bourse, des opérations récentes ont eu lieu dans les capitaux propres de l’entreprise (émission d’actions à leur valeur nominale), indiquant que le coût est la meilleure estimation de la juste valeur dans cette situation.

FONDS DE GARANTIE RELATIFS AUX GARANTIES BUDGÉTAIRES

Fonds de garantie de l’EFSI

Conformément au règlement EFSI, le Fonds de garantie de l’EFSI a été établi pour fournir une réserve de liquidité en cas de pertes éventuelles de la BEI se rapportant à ses opérations de financement et d’investissement admissibles à la garantie de l’UE au titre de l’EFSI en vertu de l’accord sur ce Fonds - voir la note 4.1.1. Le Fonds de garantie de l’EFSI est financé par les contributions du budget de l’UE. Il est également alimenté par les revenus des placements du fonds de garantie, les paiements reçus par l’Union en rémunération de la garantie conformément à l’accord EFSI et par les montants recouvrés par la BEI auprès des débiteurs défaillants au titre des précédents appels de garantie. Le Fonds est géré par la Commission, qui est autorisée à investir les actifs du Fonds de garantie de l’EFSI sur les marchés financiers conformément au principe de bonne gestion financière et dans le respect des règles prudentielles appropriées. Le Fonds de garantie de l’EFSI est devenu opérationnel en avril 2016. Conformément au règlement EFSI tel qu’il a été modifié en décembre 2017 [règlement (UE) 2017/2396], le Fonds sera progressivement provisionné pour atteindre graduellement 9,1 milliards d’EUR, soit 35 % du total des obligations de garantie de l’Union.

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

Le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures couvre les prêts garantis par le budget de l’Union, en particulier les opérations de prêt de la BEI à l’extérieur de l’UE financées par ses propres ressources, les prêts d’assistance macrofinancière (prêts AMF) et les prêts Euratom hors Union européenne – voir la note 4.1.1. Il s’agit d’un instrument à long terme (part non courante: 2,078 milliards d’EUR) géré par la BEI qui vise à couvrir tout prêt défaillant garanti par l’UE. Le Fonds est alimenté par les versements du budget de l’UE, par les intérêts produits par les placements financiers des disponibilités du Fonds et par les recouvrements obtenus auprès des débiteurs défaillants, dans la mesure où le Fonds est intervenu en garantie. Le Fonds doit être maintenu à un montant cible correspondant à 9 % des encours de prêts garantis en fin d’exercice. La différence entre le montant cible et la valeur des actifs du Fonds en fin d’exercice est couverte par le budget de l’UE au cours de l’exercice n+2, tandis que tout excédent est reversé au budget de l’Union.

INSTRUMENTS FINANCIERS RELEVANT DU BUDGET DE L’UE

Pour obtenir une vue d'ensemble de tous les instruments financiers relevant du budget de l’UE, voir l’examen et l’analyse des états financiers.

Horizon 2020

En vertu du règlement de l’Union instituant Horizon 2020 – le programme-cadre pour la recherche et l’innovation (2014-2020), de nouveaux instruments financiers ont été mis en place afin d’améliorer l’accès aux financements d’entités engagées dans la recherche et l’innovation (R&I). Ces instruments sont les suivants: le service de garanties et de prêts InnovFin pour la recherche et l’innovation, au titre duquel la Commission partage les risques financiers liés à un portefeuille de nouvelles opérations de financement conclues par la BEI; la facilité InnovFin de garantie pour les PME, y compris l’instrument de garantie non plafonnée dans le cadre de l’initiative PME (SIUGI) – mécanismes de garantie gérés par le FEI et offrant des garanties et des contre-garanties aux intermédiaires financiers pour les nouveaux portefeuilles de prêts (au titre du SIUGI, la Commission partage avec les États membres, le FEI et la BEI les risques financiers liés à la garantie donnée), et le mécanisme de fonds propres InnovFin pour la recherche et l’innovation, qui prévoit des investissements dans des fonds de capital-risque et qui est géré par le FEI.

Mécanisme de financement avec partage des risques

Le mécanisme de financement avec partage des risques (MFPR) est géré par la BEI, et le portefeuille d’investissement de la Commission sert à provisionner le risque financier lié aux prêts et garanties accordés par la BEI à des projets de recherche éligibles. Au total, un budget de l’Union d’un montant maximal d’1 milliard d’EUR a été alloué au MFPR au titre du CFP 2007-2013. Dans le CFP 2014-2020, aucune nouvelle contribution budgétaire n’est prévue pour le MFPR. Le risque global encouru par l’UE est limité au montant qu’elle apporte au mécanisme.

Aide au démarrage du MET

Il s’agit d’instruments de fonds propres qui ont été financés par les programmes «Croissance et emploi», MAP et PIC et le projet pilote de transfert de technologie qui, sous la gestion fiduciaire du FEI, soutiennent la création et le financement de PME en phase de démarrage en investissant dans des fonds de capital-risque spécialisés et appropriés.

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

Conformément au règlement (UE) nº 1316/2013, l’instrument de prêt du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) a été établi dans le but de faciliter, pour les projets d'infrastructures, l'accès aux financements dans les secteurs des transports, des télécommunications et de l'énergie. Il est géré par la BEI en vertu d’un accord avec l’UE. L’instrument de prêt du MIE s’inscrit dans la continuité de l’instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT) et de la phase pilote de l’initiative d’emprunts obligataires pour le financement de projets (PBI). Le GPTT et le portefeuille du PBI ont été fusionnés pour former l’instrument financier du MIE, avec effet au 1er janvier 2016. Il propose de partager les risques du financement des emprunts sous forme de dette ou de garanties privilégiée(s) et subordonnée(s) ainsi que d'un soutien aux emprunts obligataires pour le financement de projets.

36.Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Type de dérivé

Montant notionnel

Juste valeur

Montant notionnel

Juste valeur

Contrat de change à terme

634

6

50

0

Garantie EFSI sur portefeuille d’instruments de fonds propres

258

16

–

–

Total

892

23

50

0

Non courant

258

16

–

–

Courant

634

6

50

0

L’UE conclut des contrats de change à terme afin de couvrir le risque de change lié aux titres de créance libellés en USD détenus dans le Fonds de garantie de l’EFSI. En vertu de ces contrats, l’UE paie le montant notionnel convenu dans le contrat en devise («branche payeur»), tel qu’il apparaît dans le tableau ci-dessus, et recevra le montant notionnel en EUR («branche receveur») à la date d’échéance. Ces contrats dérivés sont évalués à la juste valeur à la date de clôture et classés en tant qu’actifs financiers ou en tant que passifs financiers à leur juste valeur par le biais du compte de résultat selon que la juste valeur est positive ou négative. Au 31 décembre 2017, il courait un seul contrat de change à terme, qui a donné une juste valeur positive de 6 millions d’EUR (niveau 2 de la hiérarchie des justes valeurs) et a ainsi été comptabilisé dans les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat.

La garantie de l’UE au titre de l’EFSI donnée au groupe BEI en ce qui concerne les portefeuilles d’investissements en fonds propres est classée en tant qu'instrument financier dérivé et comptabilisée dans les actifs financiers ou les passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (niveau 3 de la hiérarchie des justes valeurs), voir note 4.1.1. Au 31 décembre 2017, le montant des investissements en fonds propres sous-jacents décaissé par la BEI et le FEI s’élevait à 258 millions d’EUR, et la juste valeur de la garantie de l’UE au titre de l’EFSI sur les portefeuilles d’instruments de fonds propres de l’EFSI s'établissait à 16 millions d’EUR au total.

Hiérarchie des justes valeurs des actifs financiers évalués à la juste valeur

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

11 983

8 910

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

510

231

Niveau 3: techniques de valorisation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

1 161

1 302

Total

13 654

10 442

Il n’y a pas eu de transfert entre le niveau 1 et le niveau 2 au cours de la période.

Rapprochement des actifs financiers évalués à l’aide de techniques de valorisation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables (niveau 3)

en Mio EUR

Solde d’ouverture au 31.12.2016

1 302

Achats et ventes

39

Plus-values et moins-values pour la période en produits financiers ou charges financières

(21)

Plus-values et moins-values en actifs nets

30

Transferts vers le niveau 3

–

Transferts depuis le niveau 3

(188)

Autres

–

Solde de clôture au 31.12.2017

1 161

37. Prêts

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Prêts d'assistance financière

2.4.3.1

54 844

55 134

Autres prêts

2.4.3.2

137

343

Total

54 981

55 477

Non courants

48 205

53 116

Courants

6 776

2 361

38.Prêts d'assistance financière

en Mio EUR

MESF

BDP

AMF

Euratom

CECA en liquida-tion

Total

Total au 31.12.2016

47 456

4 272

2 964

252

191

55 134

Nouveaux prêts

–

–

1 013

50

–

1 063

Remboursements

–

(1 150)

(58)

(51)

(76)

(1 335)

Écarts de change

–

–

–

(1)

(7)

(8)

Variations de la valeur comptable

0

(8)

5

0

(8)

(11)

Dépréciation

–

–

–

–

–

–

Total au 31.12.2017

47 456

3 114

3 924

250

100

54 844

Non courants

42 300

1 700

3 846

203

96

48 144

Courants

5 156

1 414

78

47

5

6 700

La valeur nominale des prêts d’assistance financière au 31 décembre 2017, y compris des prêts de la CECA en liquidation, s’élève à 54,093 milliards d’EUR (contre 54,373 milliards d’EUR en 2016). La variation observée dans la valeur comptable correspond aux nouveaux intérêts cumulés.

Le MESF permet l’octroi d’une assistance financière à un État membre qui connaît des difficultés, ou qui risque sérieusement d'en rencontrer, en raison d’événements exceptionnels échappant à son contrôle. L’assistance peut consister en un prêt ou une ligne de crédit. Conformément aux conclusions du Conseil Ecofin du 9 mai 2010, le mécanisme est limité à 60 milliards d’EUR. Du point de vue juridique, la limite restreint l’encours des prêts ou lignes de crédit à la marge disponible sous le plafond des ressources propres. Les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le cadre du MESF sont garantis par le budget de l’UE. Il n’est pas prévu que le MESF s’engage dans de nouveaux programmes de financement ou conclue de nouvelles conventions de prêt.

Le mécanisme de la BDP, instrument financier à base politique, apporte une assistance financière à moyen terme aux États membres de l’UE qui n’ont pas adopté l’euro. Il permet d’accorder des prêts aux États membres qui rencontrent des difficultés, ou qui risquent sérieusement d'en rencontrer, dans leur balance des paiements ou leurs mouvements de capitaux. L’encours maximal des prêts accordé au titre de cet instrument est limité à 50 milliards d’EUR. Les emprunts associés à ces prêts BDP sont garantis par le budget de l’UE.

L’AMF est un instrument financier axé sur une politique d’aide au redressement de la balance des paiements et/ou une aide budgétaire, non liées et sans affectation particulière, en faveur de pays partenaires suivant actuellement un programme du FMI. Elle consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une combinaison appropriée des deux, et complète généralement un financement octroyé dans le cadre d’un programme de réforme et d’ajustement appuyé par le FMI. Ces prêts sont garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. En 2017, les nouveaux décaissements de prêts au titre de l’AMF s’élevaient à 1,013 milliard d’EUR, dont 600 millions d’EUR en faveur de l’Ukraine, 300 millions d’EUR en faveur de la Tunisie, 100 millions d’EUR en faveur de la Jordanie et 13 millions d’EUR en faveur de la Géorgie. Au 31 décembre 2017, un montant supplémentaire de 460 millions d’EUR lié à une convention de prêt au titre de l’AMF a été accordé à la Tunisie (300 millions d’EUR), à la Jordanie (100 millions d’EUR) et à la Moldavie (60 millions d’EUR), mais n’a pas encore été décaissé – voir la note 4.1.2. L’Ukraine n’a pas demandé les 600 millions d’EUR restant mis à sa disposition au titre de la convention de prêt de l’AMF pendant la période de disponibilité, qui s’est achevée en janvier 2018.

La Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom, représentée par la Commission) prête de l’argent à la fois aux États membres et aux pays tiers, ainsi qu’à leurs entités respectives, afin de financer des projets relatifs à des installations énergétiques. Au 31 décembre 2017, des prêts d’un montant de 250 millions d’EUR ont été accordés à des projets en Ukraine mais n’ont pas encore été décaissés – voir la note 4.1.2. Des garanties de tiers à hauteur de 250 millions d’EUR (contre 252 millions d’EUR en 2016) ont été reçues pour couvrir les prêts Euratom.

Les prêts de la CECA en liquidation ne sont pas des prêts d’assistance financière. Il s’agit de billets à ordre destinés à maintenir les flux de trésorerie parallèlement aux emprunts. Pour autant, au même titre que les prêts d’assistance financière, ils ont été accordés sur fonds d’emprunts conformément aux articles 54 et 56 du traité CECA pour financer des projets.

Taux d’intérêt effectifs pour les prêts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2017

31.12.2016

Assistance macrofinancière (AMF)

0 % - 4,54 %

0 % - 4,54 %

Euratom

0,08 % - 5,76 %

0 % - 5,76 %

Balance des paiements (BDP)

2,88 % - 3,38 %

2,37 % - 3,37 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

0,62 % - 3,75 %

0,62 % - 3,75 %

CECA en liquidation

5,23 % - 5,81 %

5,23 % - 5,81 %

39.Autres prêts

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Prêts spéciaux

78

93

Prêts au logement de la CECA en liquidation

4

5

Dépôts à terme entre 3 et 12 mois

55

245

Total

137

343

Non courants

61

77

Courants

76

266

La valeur nominale des autres prêts au 31 décembre 2017 s'élève à 561 millions d’EUR (contre 673 millions d’EUR en 2016).

Les prêts spéciaux sont des prêts accordés à des taux préférentiels dans le cadre de la coopération avec les pays tiers.

Dépréciation des autres prêts

en Mio EUR

31.12.2016

Ajouts

Reprises

Dépréciations

Autre

31.12.2017

Prêts spéciaux

7

0

–

–

–

8

Prêts subordonnés

332

100

(0)

–

–

432

Total

339

101

(0)

–

–

440

Les prêts subordonnés sont des prêts en défaut qui ont été accordés par la BEI et garantis par le budget de l’UE, et dont les droits ont été cédés à l’UE à la suite du versement du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. Ils sont entièrement dépréciés pour un montant de 432 millions d’EUR (contre 332 millions d’EUR en 2016). Les appels de garantie intervenus en 2017 étaient en partie couverts par les provisions financières des années précédentes. En vertu d’un accord entre l’UE et la BEI, cette dernière engage les procédures de recouvrement au nom de l’UE aux fins de récupérer toute somme due.

40.PRÉFINANCEMENTS

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Préfinancements non courants

Préfinancements

2.5.1

21 939

20 219

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

3 018

1 651

Contribution aux fonds fiduciaires

64

31

25 022

21 901

Préfinancements courants

Préfinancements

2.5.1

22 361

21 386

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

1 645

2 183

24 005

23 569

Total

49 027

45 470

Le niveau des préfinancements dans les différents programmes doit être suffisant pour garantir les fonds nécessaires au bénéficiaire pour entamer le projet, tout en préservant également les intérêts financiers de l’UE et en prenant en considération les contraintes en matière de coût/efficacité et sur les plans juridique et opérationnel. Tous ces éléments ont été dûment pris en compte par la Commission en vue d’améliorer le suivi des préfinancements.

41.Préfinancements

en Mio EUR

Valeur brute

Apurement (coupure de l'exercice)

Valeur nette au 31.12.2017

Valeur brute

Apurement (coupure de l'exercice)

Valeur nette au 31.12.2016

Gestion partagée

Feader et autres instruments de développement rural

3 735

–

3 735

3 955

–

3 955

FEDER et FC

20 561

(5 678)

14 883

19 858

(4 727)

15 131

FSE

6 792

(1 182)

5 610

6 477

(617)

5 860

Autres

5 037

(2 267)

2 770

4 219

(2 393)

1 826

36 125

(9 127)

26 998

34 509

(7 737)

26 772

Gestion directe

Exécution par:

Commission

12 165

(8 331)

3 834

12 424

(8 843)

3 581

Agences exécutives de l’UE

13 843

(8 749)

5 094

13 136

(8 348)

4 788

Fonds fiduciaires

440

(212)

228

142

(82)

60

26 447

(17 292)

9 155

25 701

(17 273)

8 429

Gestion indirecte

Exécution par:

Autres agences et organes de l’UE

723

(148)

575

616

(157)

459

Pays tiers

1 586

(956)

630

1 861

(1 135)

726

Organisations internationales

9 000

(5 879)

3 121

7 230

(4 432)

2 797

Autres entités

7 753

(3 933)

3 820

6 498

(4 077)

2 422

19 062

(10 916)

8 146

16 206

(9 801)

6 404

Total

81 635

(37 335)

44 300

76 416

(34 811)

41 605

Non courants

21 939

–

21 939

20 219

–

20 219

Courants

59 696

(37 335)

22 361

56 197

(34 811)

21 386

Les préfinancements représentent des fonds versés et donc une exécution de crédits de paiement. Comme expliqué dans la note 1.5.7, il s’agit d’avances non encore passées en charges. Ainsi, si les préfinancements réduisent les engagements restant à liquider (voir la note 5.1), ils représentent des dépenses restant à comptabiliser dans le compte de résultat économique.

La clôture de la période de programmation 2007-2013 et la mise en place progressive des programmes au titre de la période 2014-2020 influent fortement sur les montants inscrits au bilan: les préfinancements relatifs aux anciens programmes diminuent compte tenu de l’acceptation des coûts à mesure que ces programmes sont clôturés, tandis que des préfinancements supplémentaires ont été versés pour la nouvelle période de programmation.

Pour la gestion partagée, cette transition entre périodes de programmation explique aussi les variations entre soldes courants et non courants. En ce qui concerne la période de programmation 2014-2020, les préfinancements initiaux versés sont comptabilisés comme non courants, tandis que les préfinancements annuels sont comptabilisés comme courants.

L’augmentation de 0,9 milliard d’EUR dans la rubrique «Autres» sous «Gestion partagée» concerne le Fonds de solidarité de l’UE (FSUE) et sert essentiellement à financer des travaux de reconstruction après les séismes qui ont frappé les régions italiennes des Abruzzes, du Latium, des Marches et de l’Ombrie.

Pour la gestion directe, les montants de préfinancements se rapportent principalement au programme «Horizon 2020» et au mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Pour la gestion indirecte, les préfinancements couvrent essentiellement des programmes de politique interne comme Erasmus, Galileo et EGNOS, mais également des instruments liés aux relations extérieures comme l’IEV (instrument européen de voisinage), l’ICD (instrument de coopération au développement) et l’aide humanitaire.

Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Il s’agit de garanties que la Commission exige parfois de la part des bénéficiaires qui ne sont pas des États membres en cas de versement d’avances (préfinancements). Pour ce type de garantie, deux valeurs doivent être indiquées: la valeur «nominale» et la valeur «en cours». Pour la valeur nominale, le fait générateur est lié à l’existence de la garantie. Pour la valeur en cours, le fait générateur de la garantie est le versement du préfinancement et/ou l’apurement ultérieur. Au 31 décembre 2017, la valeur nominale des garanties reçues pour les préfinancements était de 620 millions d’EUR, tandis que la valeur en cours de ces garanties était de 462 millions d’EUR (contre 683 millions et 496 millions d’EUR respectivement en 2016).

Certains préfinancements versés au titre du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e PC) et d’Horizon 2020 sont effectivement couverts par un Fonds de garantie des participants (FGP). Le FGP est un instrument de garantie mutuelle visant à couvrir les risques liés au non-paiement de montants par les bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre des actions indirectes du 7e PC et d’Horizon 2020. Chaque participant à une action indirecte qui reçoit une subvention de l’UE verse 5 % du montant total reçu au capital du FGP.

Au 31 décembre 2017, les préfinancements couverts par le FGP s’élevaient à 1,9 milliard d’EUR (contre 1,8 milliard d’EUR en 2016). L’UE (représentée par la Commission) agit en tant qu’agent exécutif pour les participants du FGP, mais ces derniers en sont les propriétaires.

En fin d’exercice, le total des actifs du FGP s’établissait à 1,997 milliard d’EUR (contre 1,951 milliard d’EUR en 2016). Les actifs du FGP incluent aussi des actifs financiers gérés par la direction générale des affaires économiques et financières de la Commission. Le PGF étant une entité distincte, ses actifs ne sont pas consolidés dans les présents comptes annuels.

42.Autres avances payées aux États membres

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

2 768

2 534

Programmes d’aide

1 895

1 300

Total

4 663

3 834

Non courants

3 018

1 651

Courants

1 645

2 183



Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

Dans le cadre des programmes des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), les paiements des avances peuvent être effectués à partir du budget de l’UE en faveur des États membres afin de leur permettre de contribuer aux instruments financiers (sous la forme de prêts, de garanties ou de prises de participation). Ces instruments financiers sont mis en place et gérés sous la responsabilité des États membres, et non de la Commission. Néanmoins, les fonds inutilisés par ces instruments en fin d’exercice sont la propriété de l’UE (comme tout préfinancement) et sont donc considérés comme un actif inscrit au bilan de l’Union.

Période 2014-2020:

Au titre de la politique de cohésion, les États membres ont apporté une contribution de 3,714 milliards d’EUR, dont il restait à exécuter au 31 décembre 2017 un montant estimé à 2,760 milliards d’EUR. Ce montant comprend la contribution des États membres à l’initiative PME, instrument dont l’objectif est d’encourager le secteur bancaire à accorder davantage de prêts aux PME (966 millions d’EUR versés, dont il reste à exécuter un montant estimé à 315 millions d’EUR).

Pour le développement rural, 8 millions d’EUR demeuraient inutilisés en fin d’exercice.

Période 2007-2013:

Tous les montants relatifs à la politique de cohésion sont considérés comme ayant été exécutés ou réaffectés à d’autres mesures, de sorte qu’aucun actif ne subsiste au bilan au 31 décembre 2017. Il convient de noter que l’exécution effective au titre des différents instruments sera contrôlée dans le cadre du processus de clôture des programmes.

Programmes d’aide

Dans le même ordre d'idée que ce qui précède, les avances payées par les États membres pour différents programmes d’aides (aides d’État, mesures de marché du FEAGA ou mesures d'investissement du Feader) et non utilisées à la fin de l’exercice sont comptabilisées à l’actif du bilan de l’UE. La Commission a estimé la valeur de ces avances en se fondant sur les informations communiquées par les États membres; les montants qui en résultent sont inscrits dans la sous-rubrique «Programmes d’aide» ci-dessus.

Période 2014-2020:

Les montants inutilisés en fin d’exercice ont été estimés à 680 millions d’EUR pour la politique de cohésion et à 904 millions d’EUR pour la politique agricole.

Période 2007-2013:

On estime qu’une somme de 311 millions d’EUR (contre 461 millions d’EUR en 2016) correspondant à des avances versées dans le cadre de la politique agricole est restée inutilisée à la fin de 2017.

43.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Non courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

594

700

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

17

16

611

717

Courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

11 065

10 347

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

689

558

11 755

10 905

Total

12 366

11 621

44.Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Non courantes

États membres

2.6.1.1

594

700

594

700

Courantes

États membres

2.6.1.1

6 190

8 162

Amendes pour infractions aux règles de concurrence

2.6.1.2

4 225

1 808

Produits à recevoir et charges à reporter

2.6.1.3

570

329

Autres créances à recouvrer

81

47

11 065

10 347

Total

11 659

11 047

45.Créances à recouvrer auprès des États membres

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

RPT constatées dans la comptabilité A

3 113

3 261

RPT constatées dans la comptabilité séparée

1 617

1 437

Ressources propres à recevoir

46

1 764

Dépréciation

(997)

(753)

Autres

56

36

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

3 836

5 745

Fonds européen agricole de garantie (FEAGA)

2 280

2 606

Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader)

955

924

Instrument temporaire de développement rural (ITDR)

16

30

Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD)

136

167

Dépréciation

(804)

(999)

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

2 583

2 729

Recouvrement de préfinancements attendu

182

293

TVA payée et à récupérer

64

41

Autres créances à recouvrer auprès des États membres

120

55

Total

6 784

8 863

Non courantes

594

700

Courantes

6 190

8 162

Les montants non courants dus par les États membres concernent des décisions d’apurement de conformité non exécutées pour le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) à mettre en œuvre par tranches annuelles et/ou reports annuels. Parmi les autres créances à recouvrer figurent également les montants des amendes infligées aux États membres pour des infractions à la législation de l’UE (24 millions d’EUR).

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

Les ressources propres traditionnelles (RPT), constituées des droits de douane et des cotisations «sucre», sont perçues par les États membres pour le compte de la Commission. Les États membres constatent les RPT et communiquent les montants des droits constatés à la Commission au moyen des relevés mensuels de la «comptabilité A». Les droits constatés qui n’ont pas été inscrits dans la «comptabilité A» parce qu'ils n’ont pas été recouvrés par les États membres et qu’aucune garantie n’a été constituée (ou même si une garantie a été fournie, lorsque les droits font tout de même l’objet d'une contestation) figurent dans la «comptabilité séparée». Ces droits font l’objet d’une dépréciation en fonction des informations transmises chaque année par les États membres.

Le 31 décembre 2016, des ajustements aux ressources propres se rapportant aux nouvelles dispositions introduites par la décision relative aux ressources propres (DRP) de 2014 ont été ratifiés pour les exercices 2014, 2015 et 2016, et les montants étaient exigibles au 1er janvier 2017. Les montants restants se rapportent au budget rectificatif nº 6/2017 adopté le 30 novembre 2017. Ces montants étaient exigibles le premier jour ouvrable de janvier 2018.

Le 8 mars 2018, la Commission européenne a envoyé une lettre de mise en demeure (procédure d’infraction nº 2018/2008) au Royaume-Uni, qui refusait de mettre des droits de douane à la disposition du budget de l’UE, comme l’exige le droit de l’Union. Selon un rapport de l’OLAF de 2017, des importateurs au Royaume-Uni ont éludé des montants élevés de droits de douane en utilisant des fausses factures et des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes à l’importation. Selon les calculs de la Commission, la violation, par le Royaume-Uni, de la législation de l’Union a entraîné, pendant la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017, des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,2 milliards d’EUR (montant net, c'est-à-dire après déduction de la retenue, au titre des frais de perception, sur le montant brut de 2,7 milliards d’EUR). En outre, des intérêts de retard seront dus sur ce montant. Les montants en question ne sont pas inscrits dans les présents comptes pour l'exercice 2017 car ils ne seront comptabilisés qu’une fois que les critères de comptabilisation des recettes seront remplis, conformément aux règles comptables de l’UE.

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

Ce poste comprend principalement les montants dus par les États membres au 31 décembre 2017, tels que déclarés et certifiés par eux au 15 octobre 2017. Il est procédé à une estimation pour les créances à recouvrer nées après cette déclaration et jusqu’au 31 décembre 2017. La Commission estime également la réduction de valeur pour les montants dus par les bénéficiaires dont le recouvrement est improbable. La réalisation de cet ajustement n’implique pas que la Commission renonce au recouvrement futur de ces montants. Une déduction de 20 % est en outre comprise dans cet ajustement et correspond à la retenue que les États membres sont autorisés à opérer pour couvrir leurs frais administratifs.

46.Créances à recouvrer liées aux amendes pour des infractions aux règles de concurrence

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Créances à recouvrer liées aux amendes (montants bruts)

7 679

6 510

Après déduction des montants encaissés

(3 282)

(4 524)

Diminuées des réductions de valeur

(172)

(178)

Total

4 225

1 808

Non courantes

–

–

Courantes

4 225

1 808

Les créances à recouvrer pour un montant de 4,225 milliards d’EUR sont liées aux amendes en matière de concurrence n’ayant pas été encaissées (4,397 milliards d’EUR) à la fin de l’exercice, diminuées des réductions de valeur (172 millions d’EUR). Les montants encaissés correspondent principalement aux entrées de trésorerie provenant d’entreprises qui ont toutefois formé un recours ou qui ont encore la possibilité de saisir les juridictions de l’UE d'un recours contre ces décisions imposant des amendes. Un passif éventuel est constitué pour le cas où ces montants devraient être remboursés aux entreprises (voir note 4.1.4).

Les entreprises sanctionnées qui ont introduit un recours ou qui envisagent de le faire ont la possibilité d’effectuer des paiements provisionnels ou de fournir des garanties bancaires à la Commission.

Il convient de noter que sur la somme des amendes non encaissées à la fin de l’exercice, 942 millions d’EUR étaient exigibles après le 31 décembre 2017. Pour certaines des amendes non encaissées à la fin de l’exercice, la Commission a accepté des garanties pour un montant de 3,124 milliards d’EUR (contre 1,012 milliard d’EUR en 2016). Après le 31 décembre 2017, la Commission a accepté des garanties supplémentaires pour un montant de 880 millions d’EUR.

Les réductions de valeur sont le reflet d’une évaluation effectuée cas par cas par la Commission sur les montants des amendes non encaissés ou non couverts par une garantie et que celle-ci ne s’attend plus à recouvrer.

La hausse des créances à recouvrer liées aux amendes pour des infractions aux règles de concurrence résulte principalement d’une forte amende (2,424 milliards d’EUR), pour laquelle les entreprises concernées ont fourni des garanties bancaires, qui ont été acceptées par la Commission; autrement dit l’amende ne sera pas encaissée tant qu’une décision définitive n’aura pas été rendue.

47.Produits à recevoir et charges à reporter

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Corrections financières

1

9

Autres produits à recevoir

327

64

Charges à reporter relatives aux opérations sans contrepartie directe

241

256

Total

570

329

Non courants

–

–

Courants

570

329

Les autres produits à recevoir comprennent 271 millions d’EUR que la Commission s’attend à recevoir des États membres dans le domaine de la cohésion. Le recouvrement aura lieu à la suite de l’examen et de l’acceptation des comptes annuels présentés par les États membres le 15 février 2018. Cette procédure d’acceptation des comptes annuels des États membres a été introduite pour la première fois dans le domaine de la cohésion pour la période de programmation 2014-2020.

48.Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Non courantes

Autres créances à recevoir

17

16

17

16

Courantes

Clients

241

246

Dépréciation des créances à recevoir de clients

(141)

(128)

Charges à reporter relatives aux opérations avec contrepartie directe

259

250

Autres

331

191

689

558

Total

707

574

La dépréciation des créances à recevoir de clients indiquée ci-dessus comprend un montant de dépréciation de 68 millions d’EUR établi sur une base individuelle.

49.STOCKS

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Matériel scientifique

45

54

Autres

250

111

Total

295

165

50.TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Comptes auprès du Trésor et des banques centrales

20 078

24 566

Comptes courants

152

127

Régies d’avances

5

5

Transferts (fonds en transit)

0

–

Comptes bancaires pour l’exécution du budget

2.8.1

20 236

24 698

Liquidités attachées à des instruments financiers

2.8.2

1 608

1 390

Liquidités liées à des amendes

2.8.3

1 234

1 325

Liquidités liées à d’autres institutions, agences et organes

999

1 006

Liquidités liées à des fonds fiduciaires

34

167

Total

24 111

28 585

51.Comptes bancaires pour l’exécution du budget et autres dépôts à terme

Cette rubrique comprend les disponibilités financières de la Commission détenues sur des comptes bancaires auprès de chaque État membre et pays AELE (Trésor ou banque centrale), sur des comptes à vue détenus dans des banques commerciales ou dans des régies d’avances, ainsi que sous la forme de fonds de caisse. Le solde de trésorerie à la fin de 2017 est principalement dû aux éléments suivants:

·En ce qui concerne les ressources propres, le solde de trésorerie en fin d’exercice comprend un montant total net de 8,9 milliards d’EUR devant être restitué aux États membres au début de l’année 2018 à la suite d’un budget rectificatif adopté à la fin de 2017.

·Un montant supplémentaire de 0,5 milliard d’EUR correspondant à des amendes infligées par la Commission pour des infractions aux règles de concurrence a été définitivement encaissé à la fin de 2017 et fait également partie du solde de trésorerie de fin d’exercice.

·Le solde de trésorerie comprend également des recettes affectées et des crédits de paiement pour un montant de 8,4 milliards d’EUR.

52.Liquidités attachées à des instruments financiers

Les montants relatifs à cette rubrique concernent essentiellement des équivalents de trésorerie gérés par des fiduciaires pour le compte de la Commission aux fins de la mise en œuvre de programmes d’instruments financiers spécifiques financés par le budget de l’UE (voir la note 2.4.1). Les liquidités attachées à des instruments financiers ne peuvent être utilisées que dans le programme correspondant.

53.Liquidités liées à des amendes

Il s’agit des montants reçus se rapportant à des amendes infligées par la Commission dans le cadre d’affaires encore en cours. Ces montants sont conservés sur des comptes de dépôt spécifiques qui ne sont utilisés à aucune autre fin. Si un recours a été formé ou si les intentions de la partie adverse en la matière ne sont pas connues, le montant sous-jacent est indiqué comme un passif éventuel dans la note 4.1.4.

Depuis 2010, toutes les nouvelles amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans le fonds BUFI et investies dans des instruments financiers classés comme disponibles à la vente (voir la note 2.4.1).

PASSIF

54.RETRAITES ET AUTRES AVANTAGES DU PERSONNEL

Passifs nets liés aux avantages du personnel

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

31.12.2017 Total

31.12.2016 Total

Obligation au titre des prestations définies

63 951

1 854

7 756

73 560

67 664

Actifs du régime

s.o.

(137)

(301)

(438)

(432)

Passifs nets

63 951

1 717

7 455

73 122

67 231

L’augmentation du passif total lié aux avantages du personnel est principalement due à une hausse des passifs nets du régime de pension des fonctionnaires européens. Cette augmentation s’explique surtout par le fait que les droits supplémentaires acquis par les affiliés au régime étaient supérieurs aux paiements des prestations à partir du régime, par la mise à jour des hypothèses actuarielles et par un examen de la qualité des données, en partie contrebalancé par la hausse du taux d’actualisation.

55.Régime de pension des fonctionnaires européens

Cette obligation au titre des prestations définies correspond à la valeur actualisée des paiements futurs de l'UE qui devraient être nécessaires pour régler l’obligation résultant des services rendus par les membres du personnel pendant la période considérée et les périodes antérieures. Le régime fonctionne en continu et, à ce titre, tous les paiements devant découler du régime sur une base annuelle sont inscrits chaque année au budget de l’UE.

Conformément à l’article 83 du statut, le paiement des prestations prévues au régime de pension du personnel constitue une dépense dans le budget de l’UE. Le régime n’est pas financé, mais les États membres garantissent le paiement de ces prestations de manière collective. Une contribution obligatoire au régime des pensions, actuellement fixée à 9,8 %, est déduite du traitement de base des membres actifs. Ces contributions sont considérées comme des recettes budgétaires de l’exercice et contribuent au financement des dépenses de l’UE en général, voir également la note 3.6.

Le passif du régime des pensions a été évalué sur la base du nombre de fonctionnaires actifs et retraités au 31 décembre 2017 et des dispositions du statut en vigueur à cette date. Cette évaluation a été effectuée selon la méthodologie de la norme IPSAS 25 (et par conséquent de la règle comptable 12 de l’UE). Comme il a déjà été signalé dans les comptes annuels de 2016, les services compétents de la Commission ont poursuivi leurs travaux en 2017 pour renforcer les méthodes de collecte de données et, avec elles, la qualité des données sous-jacentes. Ces efforts ont donné lieu à des améliorations, qui sont visibles dans le montant total du passif lié aux avantages du personnel. Ce processus suit son cours.

En 2018, la règle comptable 12 de l’UE, mise à jour, fondée sur la norme IPSAS 39 sera applicable. Les incidences de tout changement seront dès lors visibles dans les comptes 2018.

56.Autres régimes de prestations de retraite

Cette rubrique comprend les obligations de pension envers les membres et anciens membres de la Commission, de la Cour de justice (et du Tribunal) et de la Cour des comptes, les secrétaires généraux du Conseil, le Médiateur européen, le Contrôleur européen de la protection des données et les membres du Tribunal de la fonction publique européenne. Y figurent également les obligations de pension envers certains membres du Parlement européen.

57.Régime commun d’assurance-maladie

Outre les régimes de prestations de retraite susmentionnés, un calcul est effectué pour évaluer le passif que l’UE devra assumer au titre du régime commun d’assurance-maladie en ce qui concerne les dépenses de santé qui doivent être payées pendant les périodes postérieures au départ des membres du personnel (déduction faite de leur contribution). Le calcul de ce passif, fondé sur la règle comptable 12 de l’UE, tient compte de l'ensemble de la période de service actif. La mise à jour de cette règle comptable, effective à partir de 2018, reflétera la norme IPSAS 39 et pourrait conduire à une révision de cette méthode.

Évolution de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies pour les avantages du personnel

La valeur actuelle de l’obligation au titre de prestations définies est la valeur actualisée, sans déduction des actifs du régime, des paiements futurs qui devraient être nécessaires pour régler l’obligation résultant des services rendus par les membres du personnel pendant la période considérée et les périodes antérieures.

Une analyse de l’évolution de l’obligation au titre des prestations définies pour l’exercice en cours est présentée ci-dessous:

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

Total

Valeur actuelle au 31.12.2016

58 746

1 882

7 036

67 664

Coût des services rendus au cours de la période

2 637

87

266

2 990

Coût financier

1 148

29

134

1 311

Écarts actuariels nets

3 616

(86)

394

3 924

Contributions des membres

–

–

21

21

Prestations servies

(1 417)

(61)

(94)

(1 572)

Augmentation/(diminution) du passif en raison des taxes sur les pensions

(778)

1

–

(777)

Valeur actuelle au 31.12.2017

63 951

1 854

7 756

73 560

Le coût des services rendus au cours de la période désigne l’accroissement de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies résultant des services rendus par les membres du personnel au cours de la période considérée.

Le coût financier désigne l’accroissement, au cours d’une période, de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies résultant du fait que l’on s’est rapproché de la date de règlement des prestations d’une période.

Les écarts actuariels nets comprennent:

·les ajustements liés à l’expérience (l’effet des écarts entre les hypothèses actuarielles antérieures pour 2017 et ce qui s’est effectivement produit en 2017), et

·l’effet des changements d’hypothèses actuarielles, qu’elles soient financières (augmentations de salaire prévues) ou démographiques (taux de mortalité). Ces hypothèses sont régulièrement mises à jour pour refléter les fluctuations des conditions sous-jacentes.

Les prestations (pensions ou remboursements des frais médicaux, par exemple) sont versées au cours de l’exercice selon les règles du régime. Ces prestations servies conduisent à une diminution de l’obligation au titre des prestations définies car elles ne sont plus à payer à l’avenir.



Hypothèses actuarielles – Avantages du personnel

Les principales hypothèses actuarielles utilisées dans l’évaluation des deux principaux régimes d’avantages du personnel de l’UE sont présentées ci-dessous:

Régime de pension des fonctionnaires européens

Régime commun d’assurance-maladie

2017

Taux d’actualisation nominal

1,9 %

2,0 %

Taux d’inflation anticipé

1,5 %

1,6 %

Taux d’actualisation réel

0,4 %

0,4 %

Taux d’augmentations salariales attendu

1,8 %

1,7 %

Taux d’évolution des coûts médicaux

s.o.

3,0 %

Âge de la retraite

63/64/66

63/64/66

2016

Taux d’actualisation nominal

1,7 %

1,9 %

Taux d’inflation anticipé

1,4 %

1,5 %

Taux d’actualisation réel

0,3 %

0,4 %

Taux d’augmentations salariales attendu

1,2 %

1,1 %

Taux d’évolution des coûts médicaux

s.o.

3,0 %

Âge de la retraite

63/64/66

63/64/66

Les taux de mortalité sont fondés sur la table de mortalité des fonctionnaires européens - EULT 2018 (en 2016, ils étaient fondés sur la table de mortalité des fonctionnaires internationaux - ICSLT 2013).

Le taux d’actualisation nominal est déterminé comme étant la valeur du rendement des obligations à coupon zéro en euros [avec une échéance à 20 ans à partir de décembre 2017 pour le régime de pensions des fonctionnaires européens (PSEO), et à 25 ans pour le régime commun d’assurance-maladie]. Le taux d’inflation utilisé est le taux d’inflation anticipé sur la période équivalente. Il doit être déterminé de manière empirique, sur la base de valeurs prospectives exprimées par des obligations indexées sur les marchés financiers européens. Le taux d’actualisation réel est calculé à partir du taux d’actualisation nominal et du taux d’inflation anticipé à long terme.

Évolution de la valeur actuelle des actifs du régime

en Mio EUR

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

Total

Valeur actuelle au 31.12.2016

139

293

432

Évolution nette des actifs du régime

(2)

8

6

Valeur actuelle au 31.12.2017

137

301

438

Tendance sur 5 ans

en Mio EUR

2013

2014

2015

2016

2017

Passif lié aux avantages du personnel

46 818

58 616

63 814

67 231

73 122

La forte augmentation du passif lié aux avantages du personnel au cours des cinq années peut en grande partie être expliquée par une réduction du taux d’actualisation réel utilisé pour actualiser les flux de trésorerie futurs. Cette réduction est liée aux conditions économiques sous-jacentes, en particulier à la baisse des taux d’intérêt. Pour le régime PSEO principal, par exemple, le taux d’actualisation réel a chuté pour passer de 1,8 % fin 2013 à 0,4 % fin 2017.



Montants portés au compte de résultat économique

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance-maladie

Total

2017

Coût des services rendus au cours de la période

2 360

89

266

2 715

Coût financier

1 027

29

134

1 190

Coût des services passés

–

–

–

–

Variation des actifs du régime

–

(15)

(81)

(96)

Coûts du personnel et des pensions

3 387

103

318

3 808

Écarts actuariels

3 236

(86)

394

3 544

Total comptabilisé

6 623

17

712

7 353

Sensibilité du régime commun d’assurance-maladie

Une variation d’un point de pourcentage des taux d’évolution des coûts médicaux présumés aurait les effets suivants:

en Mio EUR

Augmentation d’un point de pourcentage

Diminution d’un point de pourcentage

Total du coût des services rendus au cours de la période et du coût financier inclus dans la charge au titre des avantages médicaux postérieurs à l’emploi

166

(141)

Obligation cumulée au titre des avantages médicaux postérieurs à l’emploi

2 538

(1 867)

58.PROVISIONS

en Mio EUR

Montant au 31.12.2016

Provisions supplémen-taires

Montants inutilisés reversés

Montants utilisés

Virements entre catégories

Variations de l’estimation

Montant au 31.12.2017

Contentieux:

Agriculture

149

49

(26)

(122)

–

–

49

Cohésion

217

2

–

(198)

–

–

20

Autres

102

21

(3)

(2)

–

3

120

Démantèlement de sites nucléaires

1 113

–

–

(32)

–

853

1 934

Financières

880

378

(46)

(94)

–

(3)

1 115

Amendes

23

7

(4)

–

–

–

27

Autres

127

191

(39)

(8)

–

1

272

Total

2 611

648

(118)

(456)

–

853

3 538

Non courantes

1 936

440

(30)

(128)

(194)

856

2 880

Courantes

675

208

(88)

(328)

194

(3)

659

Les provisions sont des montants, résultant d’événements passés, qui devront probablement être payés sur le budget de l’UE à l'avenir.

Contentieux

Il s’agit de l’estimation des montants susceptibles d’être payés après la fin de l’exercice en ce qui concerne un certain nombre d’affaires juridiques en cours.

Démantèlement de sites nucléaires

En 2017, la base de la provision a été mise à jour conformément à la révision 2017 de la stratégie de démantèlement et de gestion des déchets du JRC (Decommissioning and Waste Management - DWM). La révision de la stratégie, du budget nécessaire et des besoins en personnel a été menée avec le groupe d’experts indépendant DWM. Elle fait suite aux observations formulées par des experts extérieurs lors de la révision du programme DWM du JRC en 2012 et aux recommandations faites lors de l’audit interne du JRC sur le démantèlement en 2015. Il s’agit de la meilleure estimation possible du budget et du personnel nécessaires pour mener à son terme le démantèlement des sites du JRC à Ispra, Geel, Karlsruhe et Petten.

Conformément aux règles comptables de l’UE, cette provision est indexée de manière à tenir compte de l’inflation puis actualisée pour obtenir sa valeur actuelle nette (sur la base de la courbe des swaps en euros). Au 31 décembre 2017, il en a résulté une provision de 1,934 milliard d’EUR, scindée entre les montants qui devraient être utilisés en 2018 (30 millions d’EUR) et ultérieurement (1,904 milliard d’EUR). L'augmentation de 821 millions d’EUR par rapport au chiffre de 31 décembre 2016 est principalement due à la prolongation de la durée (environ 40 ans actuellement, contre 20 ans précédemment).

Il est à noter que de grandes incertitudes liées à la planification à long terme du démantèlement nucléaire pourraient influencer cette estimation et la pousser fortement à la hausse dans un avenir proche. Ces incertitudes sont principalement liées à l’état final du site démantelé, aux matières nucléaires, à certains aspects de la gestion et de l’élimination des déchets, à une définition incomplète ou inexistante des cadres réglementaires nationaux, à une procédure d’autorisation complexe et coûteuse en temps et à la direction que prendra le marché industriel du démantèlement.

Provisions financières

Il s’agit principalement de provisions qui représentent les pertes estimées qui seront encourues en relation avec les garanties données au titre de différents instruments financiers, où les entités responsables sont habilitées à émettre des garanties en leur nom propre, mais pour le compte et au risque de l’UE. Le risque financier de l’UE lié aux garanties est plafonné et les actifs financiers sont progressivement provisionnés pour couvrir les appels de garantie futurs. Cette rubrique comprend également les provisions pour les prêts en cours octroyés à la Syrie par la BEI dans le cadre de son mandat de prêt extérieur et couverts par la garantie de l’UE au moyen du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. Les provisions financières non courantes sont actualisées à leur valeur actuelle nette.

L’augmentation des provisions financières s’explique par la hausse du volume des opérations garanties au titre des instruments financiers des programmes Horizon 2020 et COSME.

59. PASSIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Passifs financiers non courants

Passifs financiers au coût amorti

2.11.1

50 061

55 067

Passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.11.2

2

–

50 063

55 067

Passifs financiers courants

Passifs financiers au coût amorti

2.11.1

6 850

2 283

Passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.11.2

–

1

6 850

2 284

Total

56 913

57 351

60.Passifs financiers au coût amorti

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Emprunts destinés à l'assistance financière

2.11.1.1

54 841

55 128

Autres passifs financiers

2.11.1.2

2 070

2 222

Total

56 911

57 350

Non courants

50 061

55 067

Courants

6 850

2 283

61.Emprunts destinés à l'assistance financière

en Mio EUR

MESF

BDP

AMF

Euratom

CECA en liquida-tion

Total

Total au 31.12.2016

47 456

4 272

2 964

252

184

55 128

Nouveaux emprunts

–

–

1 013

50

–

1 063

Remboursements

–

(1 150)

(58)

(52)

(76)

(1 336)

Écarts de change

–

–

–

(1)

(7)

(8)

Variations des valeurs comptables

0

(8)

5

–

(4)

(7)

Total au 31.12.2017

47 456

3 114

3 924

250

97

54 841

Non courants

42 300

1 700

3 846

203

93

48 141

Courants

5 156

1 414

78

47

5

6 700

Les emprunts comprennent principalement les dettes attestées par des certificats équivalant à 54,674 milliards d’EUR (contre 54,951 milliards d’EUR en 2016). Les variations observées dans la valeur comptable correspondent aux nouveaux intérêts cumulés.

À l’exception des prêts de la CECA en liquidation, le remboursement des emprunts susmentionnés est garanti en dernier recours par le budget de l’UE (voir la note 4.1.2) et, par extension, par chaque État membre.

Taux d'intérêt effectifs pour les emprunts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2017

31.12.2016

Assistance macrofinancière (AMF)

0 % - 4,54 %

0 % - 4,54 %

Euratom

0 % - 5,68 %

0 % - 5,68 %

Balance des paiements (BDP)

2,88 % - 3,38 %

2,37 % - 3,37 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

0,62 % - 3,75 %

0,62 % - 3,75 %

CECA en liquidation

6,91 % - 8,97 %

6,92 % - 9,78 %

62.Autres passifs financiers

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Non courants

Passifs liés aux contrats de location-financement

1 456

1 545

Bâtiments payés par tranches

305

329

Autres

159

160

1 920

2 034

Courants

Passifs liés aux contrats de location-financement

89

84

Bâtiments payés par tranches

24

22

Amendes à rembourser

13

25

Autres

24

58

150

189

Total

2 070

2 222



Passifs liés aux contrats de location-financement

en Mio EUR

Description

Montants futurs à payer

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total du passif

Terrains et bâtiments

85

424

1 023

1 532

Autres immobilisations corporelles

4

9

–

13

Total au 31.12.2017

89

433

1 023

1 545

Partie d’intérêts

69

249

247

565

Total des paiements minimaux futurs au titre de la location au 31.12.2017

158

682

1 271

2 111

Total des paiements minimaux futurs au titre de la location au 31.12.2016

156

678

1 439

2 274

Les montants relatifs à la location et aux bâtiments indiqués ci-dessus devront être financés par les budgets ultérieurs.

63.Passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Type de dérivé

Montant notionnel

Juste valeur

Montant notionnel

Juste valeur

Contrat de change à terme

–

–

101

1

Option de change (put spread)

9

2

–

–

Total

9

2

101

1

Non courants

9

2

–

–

Courants

–

–

101

1

Au 31 décembre 2017, l’UE détenait un produit dérivé (option de change de type «put spread») qui lui permet de couvrir une dévaluation de la hryvnia (UAH) en relation avec les prêts octroyés par des établissements financiers à des PME en Ukraine, de manière à faciliter l’accès au financement et à rendre plus intéressantes les conditions d’emprunt en Ukraine. En vertu de ce contrat, l’UE propose à ses partenaires l’option de demander, pour chaque prêt admissible et jusqu’à un plafond de 30 %, une contribution de l’UE en cas de diminution du ratio UAH/EUR.

Au 31 décembre 2017, tous les passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat étaient classés au niveau 2 de la hiérarchie des justes valeurs (valorisation basée sur des données observables autres que les prix cotés).

64.Passifs liés à la garantie financière

La garantie de l’EFSI sur le portefeuille d’instruments de dette décaissée par la BEI dans le cadre du volet «Infrastructures et innovation» de l’EFSI est classée en tant que passif lié à la garantie financière. Au 31 décembre 2017, le passif lié à la garantie financière de l’EFSI était de zéro EUR, étant donné que les produits à recevoir au titre de la garantie excèdent les pertes attendues (voir la note 4.1.1).

65.SOMMES À PAYER

en Mio EUR

Valeur brute

Ajuste-

ments

Valeur nette au 31.12.2017

Valeur brute

Ajuste-

ments

Valeur nette au 31.12.2016

Déclarations de dépenses et factures reçues de:

États membres:

Feader et autres instruments de développement rural

481

–

481

500

(34)

467

FEDER et FC

12 602

(883)

11 719

10 663

(793)

9 871

FSE

4 183

(264)

3 919

4 145

(95)

4 050

Autres

746

(280)

466

793

(47)

747

Entités publiques et privées

1 563

(144)

1 419

1 677

(169)

1 507

Total des déclarations de dépenses et factures reçues

19 574

(1 571)

18 004

17 779

(1 138)

16 641

FEAGA

11 534

s.o.

11 534

12 193

s.o.

12 193

Sommes à payer - ressources propres

8 836

s.o.

8 836

10 441

s.o.

10 441

Sommes à payer - divers

341

s.o.

341

364

s.o.

364

Autres

333

s.o.

333

364

s.o.

364

Total

40 618

(1 571)

39 048

41 142

(1 138)

40 005

Les sommes à payer comprennent les factures et les déclarations de dépenses reçues mais n'ayant pas encore fait l'objet de paiements en fin d’exercice. Elles sont comptabilisées initialement à la réception des factures/déclarations de dépenses pour les montants réclamés. Les sommes à payer sont ensuite ajustées pour ne refléter que les montants acceptés après examen des coûts et les montants considérés comme éligibles au terme de la coupure. Les montants qui sont considérés comme non éligibles figurent dans la colonne «Ajustements»; les montants les plus élevés concernent les actions structurelles.

Pour la période de programmation 2014-2020, le règlement portant dispositions communes (RPDC) applicables aux Fonds structurels (FEDER et FSE), au Fonds de cohésion et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) prévoit une protection du budget de l’UE au moyen de la retenue systématique de 10 % des paiements intermédiaires effectués. Le cycle de contrôle doit être mené à bien avant le mois de février suivant la fin de l’exercice comptable du RPDC (1er juillet au 30 juin), au moyen de vérifications de gestion effectuées par les autorités de gestion et d’audits réalisés par les autorités d’audit. La Commission examine les documents d’assurance et les comptes fournis par les autorités compétentes des États membres. Le paiement/recouvrement du solde n’a lieu qu’après finalisation de l’évaluation et approbation des comptes. Le montant retenu conformément à cette disposition s’élevait à 3,1 milliards d’EUR à la fin de 2017. Une partie de ce montant (0,6 milliard d’EUR) est considérée comme non éligible selon les informations transmises par les États membres dans leurs comptes et figure également dans la colonne «Ajustements».

Le dernier élément des ajustements se rapportant aux sommes à payer concerne les montants correspondant aux autres avances aux États membres (voir la note 2.5.2) restant à payer à la fin de l’exercice (0,3 milliard d’EUR).

En ce qui concerne la politique de cohésion (FEDER, FC, FSE), les déclarations se rapportant à la période 2007-2013 demeurent élevées, à hauteur de 10 milliards d’EUR, la Commission étant en train de vérifier les dernières déclarations de dépenses transmises par les États membres. Parallèlement, les déclarations relatives à la période 2014-2020 sont passées à 5 milliards d’EUR grâce à l'avancement de la mise en œuvre des programmes.

Demandes de préfinancement

Outre les montants ci-dessous, des demandes de préfinancement à hauteur de 0,5 milliard d’EUR ont été reçues et n’avaient pas encore fait l'objet de versements à la fin de l’exercice. Conformément aux règles comptables de l’UE, ces montants ne sont pas comptabilisés en tant que sommes à payer.

Sommes à payer - ressources propres

Les sommes à payer au titre des ressources propres renvoient aux contributions des États membres au budget de l’UE à rembourser en fin d’exercice, à la suite du budget rectificatif nº 6/2017. Les budgets rectificatifs sont exécutés conformément à l’article 10 bis, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) nº 609/2014. Le niveau élevé du montant au 31 décembre 2017 est dû à l’adoption du budget rectificatif nº 6/2017 le 30 novembre 2017. Conformément à cette disposition légale, les montants qui en résultent ont été restitués aux États membres le premier jour ouvrable de janvier 2018.

66.CHARGES À PAYER ET PRODUITS À REPORTER

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Charges à payer

63 588

66 800

Produits à reporter

111

638

Autres

203

143

Total

63 902

67 580

La ventilation des charges à payer est la suivante:

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

FEAGA

33 303

33 033

Feader et autres instruments de développement rural

17 464

17 024

FEDER et FC

4 249

7 157

FSE

2 870

3 473

Autres

5 702

6 112

Total

63 588

66 800

La principale évolution concerne la politique de cohésion, avec une diminution de 2,9 milliards d’EUR pour le FEDER et le FC et de 0,6 milliard d’EUR pour le FSE. Elle est due à la baisse des charges à payer pour la période de programmation précédente 2007-2013, étant donné que les programmes sont entrés en phase de clôture.

ACTIF NET

67.RÉSERVES

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Réserve de juste valeur

2.14.1

278

325

Réserve du Fonds de garantie

2.14.2

2 663

2 643

Autres réserves

2.14.3

1 935

1 873

Total

4 876

4 841

68.Réserve de juste valeur

Conformément aux règles comptables de l’UE, les variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisées au moyen de la réserve de juste valeur.

Variations de la réserve de juste valeur au cours de la période

en Mio EUR

2017

2016

Figurant dans la réserve de juste valeur

(8)

34

Figurant dans le compte de résultat économique

6

–

Total

(2)

34

69.Réserve du Fonds de garantie

Cette réserve reflète le montant cible de 9 % de l'encours garanti par le budget de l’UE au titre du mandat de prêt extérieur de la BEI. La contrepartie de ce montant doit être détenue sous la forme d’actifs dans le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1).

70.Autres réserves

Ce montant concerne principalement les réserves de la CECA en liquidation (1,515 milliard d’EUR) relatives aux actifs du Fonds de recherche pour le charbon et l’acier, réserves qui ont été créées dans le cadre de la liquidation de la CECA.

71.MONTANTS À APPELER AUPRÈS DES ÉTATS MEMBRES

en Mio EUR

Montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2016

76 881

Restitution de l’excédent budgétaire 2016 aux États membres

6 405

Variations de la réserve du Fonds de garantie

20

Autres variations de réserve

11

Résultat économique de l’exercice

(8 082)

Total des montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2017

75 234

Ce montant représente la part des dépenses encourues par l’UE jusqu’au 31 décembre à financer par des budgets ultérieurs. Bon nombre de dépenses sont comptabilisées conformément aux règles de comptabilité d’exercice au cours de l’exercice N, alors qu’il se peut qu'elles soient en réalité payées au cours de l’exercice N+1 (ou ultérieurement) et donc financées sur le budget de l’exercice N+1 (ou ultérieurement). Compte tenu de cette inscription au passif et du fait que les montants correspondants seront financés sur des budgets à venir, le passif est de loin supérieur à l’actif en fin d’exercice. Les montants les plus élevés à mettre en évidence concernent les activités du FEAGA et les avantages du personnel.

On notera également que les éléments susmentionnés n’ont aucun effet sur le résultat de l’exécution du budget. Les recettes budgétaires doivent toujours être égales ou supérieures aux dépenses budgétaires, tout excédent de recettes étant restitué aux États membres.

72.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

PRODUITS

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE: RESSOURCES PROPRES

73.RESSOURCES RNB

Les produits des ressources propres constituent l’élément principal des produits d’exploitation de l’UE. Les recettes issues du RNB (revenu national brut), qui s’élèvent à 78,620 milliards d’EUR pour 2017 (contre 95,578 milliards d’EUR en 2016), constituent la plus importante des trois catégories de ressources propres. Un pourcentage uniforme est prélevé sur le RNB de chaque État membre. La ressource fondée sur le RNB équilibre les recettes et les dépenses, autrement dit elle finance la partie du budget qui n’est pas couverte par d’autres sources de recettes. La diminution de la ressource RNB s’explique principalement par la forte baisse des crédits de paiement et par l’excédent budgétaire relativement élevé de l’exercice précédent (6,405 milliards d’EUR). Ces deux facteurs ont réduit la contribution RNB demandée aux États membres en 2017, puisque celle-ci a une fonction d’équilibrage.

74.RESSOURCES PROPRES TRADITIONNELLES

en Mio EUR

2017

2016

Droits de douane

20 475

20 301

Cotisations «sucre»

45

138

Total

20 520

20 439

Les ressources propres traditionnelles comprennent les droits de douane et les cotisations «sucre». Les États membres retiennent, à titre de frais de perception, 20 % des ressources propres traditionnelles. Les montants ci-dessus sont présentés après déduction de ces frais.

75.RESSOURCES TVA

La ressource TVA est prélevée sur les assiettes TVA des États membres, qui font l'objet d'une harmonisation virtuelle conformément aux règles de l’UE en la matière. La contribution TVA est calculée par l'application d'un taux uniforme d’appel de 0,3 % à l’assiette de chaque État membre. Pour la période 2014-2020, la décision 2014/335/UE, Euratom du Conseil prévoit un taux d’appel réduit de 0,15 % pour l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède.

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE: TRANSFERTS

76.AMENDES

Ces produits, qui s’élèvent à 4,664 milliards d’EUR (contre 3,858 milliards d’EUR en 2016), se rapportent aux amendes infligées par la Commission aux entreprises ayant enfreint les règles de l’UE en matière de concurrence et aux amendes imposées par la Commission aux États membres pour des infractions à la législation de l’UE. La Commission comptabilise les recettes générées par les amendes une fois qu'elle a arrêté la décision d’infliger une amende et qu'elle l'a officiellement notifiée au destinataire. Les montants des amendes en 2017 correspondent essentiellement à des amendes pour des infractions aux règles de concurrence (4,568 milliards d’EUR). Les cas les plus graves concernent des infractions aux règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles, en l’occurrence une amende infligée à Alphabet Inc. et Google Inc. pour abus de position dominante en tant que moteur de recherche (2,424 milliards d’EUR), une amende imposée à Scania pour sa participation à une entente dans le secteur des poids lourds (881 millions d’EUR) et des amendes infligées à 11 transporteurs de fret aérien pour entente portant sur la fixation des prix (776 millions d’EUR).

77.RÉCUPÉRATION DE DÉPENSES

en Mio EUR

2017

2016

Gestion partagée

1 775

1 876

Gestion directe

81

56

Gestion indirecte

23

15

Total

1 879

1 947

Cette rubrique représente principalement les ordres de recouvrement émis par la Commission qui sont encaissés ou qui font l'objet d'une compensation (c'est-à-dire d'une déduction) par rapport à des paiements ultérieurs enregistrés dans le système comptable de la Commission, de manière à permettre le recouvrement des montants précédemment payés sur le budget général. Les recouvrements sont fondés sur des contrôles, des audits ou des analyses d’éligibilité, si bien que ces actions sont un élément important à prendre en considération dans l'exécution du budget de l’Union. Ces opérations, qui protègent le budget de l’UE contre les dépenses engagées en violation du droit, sont particulièrement importantes puisqu'il ressort des résultats issus de l’audit de la Cour des comptes un niveau significatif d’erreur dans les paiements effectués au titre du budget de l’UE — voir le rapport annuel de la Cour, notamment la déclaration d’assurance sur la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes.

Les ordres de recouvrement émis par les États membres à l’intention des bénéficiaires des dépenses du FEAGA, ainsi que les fluctuations des estimations des produits à recevoir entre la fin de l’exercice précédent et la fin de celui-ci, sont également inclus.

Les montants repris dans le tableau ci-dessus représentent les recettes découlant de l’émission d’ordres de recouvrement. Ces chiffres ne peuvent exprimer et n’expriment donc pas toute l’ampleur des mesures prises pour protéger le budget de l’UE, en particulier pour la politique de cohésion, où des mécanismes spécifiques ont été mis en place pour assurer la correction des dépenses inéligibles, et dont la plupart n’impliquent pas l’émission d’un ordre de recouvrement. Ne sont pas pris en compte les montants recouvrés par voie de compensation par rapport à des dépenses, les montants recouvrés au moyen de retraits et la récupération de préfinancements.

Les recouvrements liés à la gestion partagée constituent l’essentiel du montant total:

Agriculture: FEAGA et développement rural

Dans le cadre du FEAGA et du Feader, les montants inscrits en produits de l’exercice sous cette rubrique sont des corrections financières de l’exercice et des remboursements déclarés par les États membres et perçus au cours de l’exercice, auxquels s’ajoute l’augmentation nette des montants en suspens déclarés par les États membres à recouvrer en fin d'exercice au titre des fraudes et irrégularités.

Politique de cohésion

Les principaux montants associés à la politique de cohésion comprennent les ordres de recouvrement émis par la Commission pour récupérer les montants de dépenses indues des années précédentes ainsi que les déductions des dépenses moins la diminution des produits à recevoir en fin d’exercice.


78.AUTRES PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

2017

2016

Ajustements budgétaires

5 806

1 956

Contributions des pays tiers

1 269

953

Impôts et cotisations du personnel

1 218

1 189

Contributions des États membres à l’aide extérieure

988

732

Transfert d’actifs

208

147

Ajustements des provisions

29

14

Prélèvements agricoles

4

5

Autres

854

744

Total

10 376

5 740

Les ajustements budgétaires incluent l’excédent budgétaire de 2016 (6,405 milliards d’EUR). L’excédent budgétaire de l’exercice précédent est reporté à l’exercice suivant et constitue une recette pour 2017.

Les contributions des pays tiers se rapportent aux contributions versées par les pays de l’AELE et les pays candidats à l’adhésion.

Les produits issus des impôts et cotisations du personnel résultent essentiellement des prélèvements sur les traitements du personnel et sont essentiellement composés de deux montants: les contributions au régime de pension et les impôts sur le revenu.

Les contributions des États membres à l’aide extérieure sont principalement les montants reçus en vue de la mise en place de la facilité en faveur des réfugiés en Turquie.

Le produit du transfert d’actifs concerne principalement le transfert, dans le cadre du programme Copernicus (anciennement le programme GMES), de satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) à la Commission (voir note 2.2). Ce transfert constitue une opération sans contrepartie directe au sens des règles comptables de l’UE et aura lieu à l’avenir pour les autres satellites Copernicus encore en construction.

Les prélèvements agricoles concernent les prélèvements laitiers, qui sont un outil de gestion du marché visant à pénaliser les producteurs de lait qui dépassent leurs quantités de référence. N’étant pas lié à des paiements antérieurs de la Commission, il est considéré en pratique comme une recette correspondant à une destination particulière.

Le montant 2017 des autres produits des opérations sans contrepartie directe comprend une somme de 300 millions d’EUR appelée du FED, représentant la contribution de ce dernier au fonds de garantie FEDD qui sera institué en 2018 en vertu du règlement (UE) 2017/1601.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

79.PRODUIT FINANCIER

en Mio EUR

2017

2016

Intérêts sur:

Prêts

1 379

1 446

Retards de paiement

217

108

Autres

41

38

Prime sur passif lié à la garantie financière (EFSI)

61

16

Produit financier des actifs ou passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

57

0

Gains réalisés sur actifs financiers disponibles à la vente

38

35

Dividendes

23

13

Autres

28

112

Total

1 845

1 769

Les produits d’intérêts sur prêts concernent surtout les prêts d’assistance financière (voir la note 2.4.3).

Les produits d’intérêts sur retards de paiement sont principalement tirés des amendes et des contributions au titre des ressources propres dues et non versées dans les délais.

80.AUTRES PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

2017

2016

Recettes tirées de redevances pour prestation de services (agences)

557

267

Gains de change

281

331

Recettes tirées de redevances et de primes liées à des instruments financiers

51

48

Produits liés aux immobilisations corporelles

43

17

Ventes de biens

42

46

Part du résultat net du FEI

21

2

Autres

338

288

Total

1 332

998

Les recettes tirées de redevances pour prestation de services comprennent principalement les redevances perçues par l’Agence européenne des médicaments pour la délivrance des autorisations de mise sur le marché et les taxes relatives aux marques prélevées par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.

DÉPENSES

81.GESTION PARTAGÉE

en Mio EUR

Exécution par les États membres

2017

2016

Fonds européen agricole de garantie

44 289

44 152

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

11 359

12 604

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

17 650

35 045

Fonds social européen

7 353

9 366

Autres

1 253

1 606

Total

81 905

102 772

Le passage de l’ancienne période de programmation (2007-2013) à l’actuelle période de programmation 2014-2020 explique la réduction des dépenses de 17,4 milliards d’EUR dans le domaine de la cohésion: les coûts déclarés pour la période 2007-2013 ont fortement diminué (28,6 milliards d’EUR), du fait que la mise en œuvre est achevée et que les programmes sont entrés dans leur phase de clôture. Parallèlement, les coûts déclarés pour la période 2014-2020 ont augmenté, mais seulement de 11,2 milliards d’EUR, puisque l'avancement des programmes est en cours.

Les autres dépenses couvrent principalement: l’asile et la migration (485 millions d’EUR), le Fonds européen d’aide aux plus démunis (378 millions d’EUR) et la sécurité intérieure (226 millions d’EUR).

82.GESTION DIRECTE

en Mio EUR

2017

2016

Exécution par la Commission

8 831

9 254

Exécution par les agences exécutives de l’UE

6 699

6 259

Exécution par des fonds fiduciaires

208

97

Total

15 738

15 610

Ces montants concernent principalement la mise en œuvre de programmes relatifs à la politique de recherche (7,2 milliards d’EUR) et aux réseaux (1,3 milliard d’EUR), ainsi que des instruments de coopération au développement (1,3 milliard d’EUR), de la politique européenne de voisinage (1,2 milliard d’EUR) et de l’aide humanitaire (0,7 milliard d’EUR).

83.GESTION INDIRECTE

en Mio EUR

2017

2016

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

2 667

2 547

Exécution par des pays tiers

1 101

876

Exécution par des organisations internationales

3 014

2 382

Exécution par d’autres entités

1 478

2 035

Total

8 260

7 840

Parmi les dépenses relevant de la gestion indirecte, 4,2 milliards d’EUR se rapportent aux actions extérieures (surtout dans les domaines de l'aide de préadhésion, de l’aide humanitaire, de la coopération internationale et du voisinage). En outre, 3,6 milliards d’EUR sont consacrés au renforcement de la compétitivité européenne (dans des domaines comme la recherche, les systèmes de navigation par satellite et l’éducation).

84.COÛTS DU PERSONNEL ET DES PENSIONS

en Mio EUR

2017

2016

Coûts du personnel

6 193

6 074

Coûts des pensions

3 808

3 702

Total

10 002

9 776

Les coûts liés aux pensions sont des éléments des variations qui sont apparues à la suite de l'évaluation actuarielle du passif lié aux avantages du personnel autres que les hypothèses actuarielles. En conséquence, ils ne représentent pas les paiements effectifs au titre des pensions pour l’exercice, qui sont nettement inférieurs.


85.MODIFICATIONS DES HYPOTHÈSES ACTUARIELLES RELATIVES AUX AVANTAGES DU PERSONNEL

La perte actuarielle de 3,544 milliards d’EUR nets sous cette rubrique concerne le passif lié aux avantages du personnel porté au bilan (voir la note 2.9).

86.CHARGES FINANCIÈRES

en Mio EUR

2017

2016

Charges d’intérêts:

Emprunts

1 373

1 440

Autres

22

57

Pertes de valeur sur les prêts et créances à recevoir

324

184

Contrats de location-financement

81

67

Dépréciation d’actifs financiers disponibles à la vente

39

40

Perte réalisée sur les actifs ou passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

12

1

Perte réalisée sur actifs financiers disponibles à la vente

2

0

Autres

42

116

Total

1 896

1 904

Le montant de la charge d’intérêts sur les emprunts correspond principalement au produit des intérêts sur les prêts d’assistance financière (opérations réciproques ou «back-to-back»).

Les pertes de valeur sur les prêts et créances à recevoir comprennent un montant de 243 millions d’EUR se rapportant aux ressources propres traditionnelles (voir la note 2.6.1.1).

87.AUTRES DÉPENSES

en Mio EUR

2017

2016

Dépenses administratives et informatiques

2 521

2 455

Dépenses liées aux immobilisations corporelles

1 423

1 021

Ajustements des provisions

1 377

685

Pertes de change

446

505

Frais liés aux contrats de location simple

414

383

Réduction d'amendes par la Cour de justice

67

18

Autres

509

419

Total

6 756

5 486

L’augmentation des dépenses liées aux provisions est principalement due à l'évolution des estimations relatives à la provision pour le démantèlement de sites nucléaires (voir la note 2.10).

Les coûts de recherche et de développement, qui sont inclus dans les dépenses administratives et informatiques, sont les suivants:

en Mio EUR

2017

2016

Coûts de recherche

376

344

Coûts de développement non capitalisés

81

88

Total

456

431

88.INFORMATIONS SECTORIELLES PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER PLURIANNUEL (CFP)

en Mio EUR

Croissance intelligente et inclusive

Croissance durable

Sécurité et citoyenneté

L'Europe dans le monde

Administration

Non attribué à une rubrique du CFP*

Total

Ressources RNB

–

–

–

–

–

78 620

78 620

Ressources propres traditionnelles

–

–

–

–

–

20 520

20 520

TVA

–

–

–

–

–

16 947

16 947

Amendes

–

–

–

–

–

4 664

4 664

Récupération de dépenses

357

1 488

5

28

0

0

1 879

Autres

1 172

244

43

414

4 827

3 676

10 376

Produits des opérations sans contrepartie directe

1 529

1 732

48

443

4 827

124 428

133 006

Produit financier

147

(4)

0

17

1

1 684

1 845

Autres

196

(12)

(6)

10

338

805

1 332

Produits des opérations avec contrepartie directe

343

(15)

(6)

27

338

2 489

3 177

Total des recettes

1 873

1 716

42

470

5 166

126 917

136 183

Dépenses exécutées par les États membres:

FEAGA

–

(44 289)

–

–

–

–

(44 289)

Feader et autres instruments de développement rural

–

(11 359)

–

–

–

–

(11 359)

FEDER et FC

(17 650)

–

–

–

–

–

(17 650)

FSE

(7 353)

–

–

–

–

–

(7 353)

Autres

(439)

74

(897)

9

–

0

(1 253)

Exécution par la CE, des agences exécutives et des fonds fiduciaires

(9 809)

(525)

(1 080)

(4 337)

(12)

25

(15 738)

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

(2 530)

(121)

(754)

(24)

–

762

(2 667)

Exécution par des pays tiers et des organisations internationales

(434)

0

(177)

(3 504)

–

–

(4 115)

Exécution par d’autres entités

(819)

15

1

(675)

(0)

–

(1 478)

Coûts du personnel et des pensions

(1 638)

(360)

(426)

(615)

(5 977)

(986)

(10 002)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

–

–

–

–

(3 544)

–

(3 544)

Charges financières

(88)

(16)

(0)

(18)

(106)

(1 668)

(1 896)

Autres dépenses

(2 453)

(88)

(196)

(113)

(3 386)

(521)

(6 756)

Total des dépenses

(43 213)

(56 669)

(3 528)

(9 277)

(13 025)

(2 389)

(128 101)

Résultat économique de l’exercice

(41 341)

(54 953)

(3 486)

(8 807)

(7 859)

124 528

8 082

* «Non attribué à une rubrique du CFP»: l’exécution budgétaire des entités consolidées et les ajustements de consolidation, les opérations non budgétaires et les programmes non alloués d'un montant non significatif.

La présentation des recettes et des dépenses par rubrique du CFP se fonde sur une estimation, tous les engagements n'étant pas liés à une rubrique du CFP.

89.ACTIF ET PASSIF ÉVENTUELS

PASSIF ÉVENTUEL

Les passifs éventuels représentent les potentielles obligations de paiement futures de l’UE qui peuvent résulter d’événements passés ou d’engagements juridiquement contraignants mais qui dépendront d'événements à venir dont l'UE n'a pas l'entière maîtrise. Ils concernent principalement les garanties financières données (dans le cadre des prêts ou des programmes d’assistance financière) et les risques juridiques. Toutes les dettes éventuelles, à l’exception de celles liées aux amendes et aux garanties couvertes par des fonds (voir la note 2.4.1), seraient financées, si elles devenaient exigibles, par le budget de l’UE (et donc par les États membres de l’Union) lors des exercices à venir.

90.Garanties budgétaires

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Plafond

Signées

Décaissées

Plafond

Signées

Décaissées

Garanties du mandat de prêt extérieur de la BEI

37 479

28 950

19 972

40 645

30 161

21 145

Garantie de l’EFSI

16 000

13 473

10 128

16 000

11 245

4 392

Total

53 479

42 423

30 100

56 645

41 406

25 537

Le tableau ci-dessus indique dans quelle mesure le budget de l’UE est exposé à de futurs paiements potentiels liés aux garanties données au groupe BEI. Les montants décaissés représentent les montants déjà versés aux bénéficiaires finals, tandis que les montants «signés» comprennent ces montants décaissés et les accords déjà signés avec les bénéficiaires mais n'ayant pas encore fait l'objet d'un décaissement. Le plafond représente la garantie totale que le budget de l’UE, et donc ses États membres, s’est engagé à fournir.

Garanties du mandat de prêt extérieur de la BEI

Le budget de l’UE garantit des prêts signés et accordés par la BEI sur ses fonds propres à des pays tiers. Au 31 décembre 2017, le montant des prêts en cours couverts par la garantie de l’UE était de 19,972 milliards d’EUR (contre 21,145 milliards d’EUR en 2016). Le budget de l’UE garantit les montants suivants:

·18,583 milliards d’EUR (contre 19,481 milliards d’EUR en 2016) au travers du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1), et

·1,389 milliard d’EUR (contre 1,664 milliard d’EUR en 2016) directement pour les prêts accordés aux futurs États membres avant leur adhésion.

Outre les 19,972 milliards d’EUR indiqués ci-dessus comme ayant été décaissés, l’UE garantit 258 millions d’EUR de prêts en cours octroyés à la Syrie pour lesquels des provisions ont été constituées.

La garantie du mandat de prêt extérieur de l’UE qui couvre les prêts accordés par la BEI est limitée à 65 % des soldes restant à recouvrer pour les accords signés après 2007 (mandats 2007-2013 et 2014-2020). Pour les accords antérieurs à 2007, la garantie de l’UE est limitée à un pourcentage du plafond des lignes de crédit autorisées: 65 % dans la plupart des cas, mais aussi 70 %, 75 % ou 100 %. Lorsque le plafond n’est pas atteint, c’est la totalité de l’encours qui bénéficie de la garantie de l’UE.

Pour indiquer le risque maximal encouru par l’UE au 31 décembre 2017, il convient toutefois de tenir également compte des prêts dont la signature a été autorisée mais qui n’ont pas encore été signés (8,529 milliards d’EUR) ainsi que des prêts signés mais n’ayant pas fait l’objet d’un décaissement (8,978 milliards d’EUR).

En mars 2018, le Parlement européen et le Conseil ont adopté la décision (UE) 2018/412 qui prévoit d’augmenter le plafond applicable aux opérations de financement de la BEI au titre de la garantie de l’Union. Il en sera tenu compte dans la mise à jour de l’accord de garantie avec la BEI, et l’exposition maximale de l’Union augmentera de 3,4 milliards d’EUR après modification.

Garantie du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI)

L’EFSI est une initiative destinée à accroître la capacité de couverture des risques du groupe BEI en permettant à la BEI de faire progresser ses investissements dans l’UE. Son objectif est d'encourager des investissements supplémentaires dans l’UE et l’accès au financement pour les petites entreprises. Il ne s'agit pas d'une entité juridique distincte ou d'un fonds d’investissement au sens strict. La réserve pour risques de l’EFSI protège la BEI contre les pertes éventuelles dans le cadre d’opérations sous-jacentes. Elle se compose d’une enveloppe de 5 milliards d’EUR provenant des capitaux propres de la BEI et d’une garantie budgétaire de l’UE pouvant atteindre jusqu’à 16 milliards d’EUR (la «garantie de l’UE au titre de l’EFSI»). La BEI bénéficie de cette garantie en vertu d’un accord qu'elle a passé avec l’UE (ci-après l’«accord EFSI»).

Les montants liés au passif éventuel de l’EFSI, y compris le plafond de la garantie, tels qu’ils sont indiqués dans la présente note, se fondent sur l’accord EFSI en vigueur au 31 décembre 2017. Il convient toutefois de noter que le règlement EFSI modifié [règlement (UE) 2017/2396], tel qu’il a été adopté en décembre 2017, permet une augmentation de la garantie de l’UE au titre de l’EFSI jusqu’à un montant maximal de 26 milliards d’EUR. L’accord EFSI a été modifié en conséquence en mars 2018.

Les opérations de l’EFSI sont menées au sein de deux volets: le volet «Infrastructures et innovation», mis en œuvre par la BEI (garantie de l’UE au titre de l’EFSI de 13 milliards d’EUR) et le volet «PME», mis en œuvre par le FEI (garantie de l’UE au titre de l’EFSI de 3 milliards d’EUR), qui sont tous deux dotés d’un portefeuille d’instruments de dette et d’un portefeuille d’instruments de fonds propres. Le FEI agit en vertu d’un accord avec la BEI, sur la base d’une garantie de la BEI faisant elle-même l’objet d’une contre-garantie au titre de l’accord EFSI (garantie de l’UE au titre de l’EFSI).

Aux fins de l’utilisation de la garantie de l’UE au titre de l’EFSI, la mise en œuvre de l’EFSI est supervisée par un comité de pilotage qui prend ses décisions par consensus et qui est composé de quatre membres, trois étant nommés par la Commission européenne et un par la BEI. En vertu du règlement EFSI modifié, le comité de pilotage de l’EFSI comprendra cinq membres, dont un membre sans droit de vote nommé par le Parlement européen, et les décisions seront prises par consensus ou, si un consensus ne peut être dégagé, à l’unanimité des membres disposant du droit de vote. Le comité de pilotage de l’EFSI ne décide pas des investissements.

L’UE et la BEI ont des rôles distincts dans le cadre de l’EFSI. L’EFSI est établi au sein de la BEI, qui finance les opérations (titres de créances et prises de participation) et, pour ce faire, emprunte les fonds nécessaires sur les marchés de capitaux. En ce qui concerne le volet «Infrastructures et innovation», la BEI prend les décisions d’investissement en toute indépendance et gère les opérations conformément à ses règles et procédures. Le même principe s’applique aux opérations du volet «PME» gérées par le FEI.

Afin de garantir que les investissements réalisés au titre de l’EFSI restent axés sur l’objectif spécifique de remédier aux défaillances du marché qui entravent l’investissement dans l’UE, et d’assurer que ces investissements sont admissibles à la protection de la garantie de l’UE, une structure de gouvernance dédiée a été mise en place. Le comité d’investissement composé d’experts indépendants examine chaque projet proposé par la BEI dans le cadre du volet «Infrastructures et innovation» sous l’angle de son éligibilité à la couverture de la garantie de l’Union. Une fois que l’éligibilité d’une opération, en tant qu’opération garantie de l’EFSI, est confirmée, la décision de poursuivre le projet et sa gestion est alors soumise au processus normal de la gouvernance et du cycle de projet de la BEI. En ce qui concerne le volet «PME», le comité d’investissement a un rôle purement consultatif se rapportant à la description des produits du volet «PME», qui sont approuvés par le comité de pilotage et le directeur exécutif de l’EFSI.

Il revient à l’UE de fournir la garantie de son budget pour une partie des pertes éventuelles que la BEI pourrait subir dans le cadre de ses placements dans des instruments de dette et de fonds propres. Par conséquent, l’Union n’intervient pas dans la sélection et la gestion des opérations de l’EFSI, n’investit pas d’argent dans les opérations de l’EFSI et n’est pas une partie contractante directe aux instruments sous-jacents. Étant donné que les critères de contrôle et les exigences comptables en matière de consolidation des règles comptables de l’UE (et des IPSAS) ne sont pas satisfaits, les actifs connexes garantis ne sont pas comptabilisés dans les comptes annuels consolidés de l’UE.

Conformément aux règles comptables de l’UE, la garantie accordée par l’Union au groupe BEI au titre de l’EFSI est comptabilisée comme un passif lié à une garantie financière pour le portefeuille d’instruments de dette du volet «Infrastructures et innovation», comme une provision financière pour le portefeuille d’instruments de dette du volet «PME» et comme un produit dérivé (actif ou passif financier à la juste valeur par le biais du compte de résultat) pour les deux portefeuilles d’instruments de fonds propres. En outre, un passif éventuel lié à la garantie de l’EFSI est enregistré dans la présente note.

Dans le cadre du portefeuille d'instruments de dette du volet «Infrastructures et innovation» de l’EFSI, la garantie de l’Union couvre la tranche de première perte d'un portefeuille d'opérations de financement conclues par la BEI (principalement des garanties et des prêts standard). La garantie de l’Union est appelée en cas de défaut de paiement du débiteur à l’échéance ou en cas de restructuration de la dette. La garantie de l’Union est rémunérée au prorata du risque encouru par l’UE, sous la forme d’une distribution, entre la BEI et elle-même, des produits liés au risque que perçoit la BEI sur les opérations garanties. Les recettes de l’UE servent, en premier lieu, à couvrir les pertes subies sur les opérations garanties. La garantie de l’Union est donc comptabilisée comme passif lié à la garantie financière et évaluée, lors de la comptabilisation initiale, à sa juste valeur, c'est-à-dire la valeur actuelle nette des primes à recevoir (les recettes de l’UE). Aux dates de clôture suivantes, le passif lié à la garantie financière est évalué à la valeur la plus élevée, entre les pertes attendues et le montant comptabilisé initialement, déduction faite, le cas échéant, de l’amortissement cumulé des recettes. Le passif lié à la garantie financière est présenté net des recettes de l’UE encore à recevoir (zéro au 31 décembre 2017) – voir la note 2.11.3.

Dans le cadre du portefeuille d'instruments de fonds propres du volet «Infrastructures et innovation» de l'EFSI, qui est composé de participations directes en fonds propres ou quasi-fonds propres et de prêts subordonnés, la BEI investit à égalité de rang à ses propres risques et aux risques de l’UE. Par conséquent, pour la partie des investissements en fonds propres garantis par l’UE, la garantie de l’Union couvre les ajustements de valeur négatifs (pertes latentes) à chaque date de clôture, les pertes réalisées en cas de désinvestissement et les coûts de financement de la BEI. Si la valeur d’un investissement ayant précédemment fait l'objet d'un ajustement de valeur négatif a augmenté aux dates de clôture ultérieures, le montant à concurrence du coût initial de l’investissement est remboursé à l’UE par la BEI. Au moment du désinvestissement, l’UE a également droit à des profits sur investissement dépassant le coût initial. La garantie de l’UE est rémunérée par les revenus perçus par la BEI sur les opérations garanties, comprenant les intérêts, les dividendes et les profits réalisés. Le règlement entre l’Union européenne et la BEI intervient chaque année net des pertes et profits.

Dans le cadre du portefeuille d’instruments de fonds propres du volet «PME» de l’EFSI, la garantie de l’UE couvre les investissements en fonds propres dans des fonds de capital-risque et de capital-investissement, financés par la BEI, mais qui proviennent du FEI et sont gérés par ce dernier. La garantie de l’UE couvre, en fonction du portefeuille, deux portefeuilles: le sous-volet 1 et le sous-volet 2. La garantie de l’EFSI sert à couvrir les pertes de valeur et les pertes réalisées dans le cadre des investissements garantis et les coûts de financement de la BEI. L’UE est rémunérée pour le risque encouru sous la forme de dividendes et de gains réalisés sur les opérations de fonds propres garanties. Dans le cadre du sous-volet 2, l’UE investit également en partie dans le même portefeuille d’instruments de fonds propres à travers son programme Horizon 2020 (les investissements d'Horizon 2020 financés par l’UE sont comptabilisés en tant qu’actifs financiers disponibles à la vente dans les comptes de l’UE) et supporte les premières pertes encourues sur les investissements, les suivantes étant supportées par la garantie de l’UE et le FEI.

La garantie au titre de l’EFSI dans le portefeuille d’instruments de fonds propres de l’EFSI est classée en tant que produit dérivé et comptabilisée dans les actifs financiers ou les passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat. Au 31 décembre 2017, la juste valeur de la garantie de l’UE au titre de l’EFSI sur le portefeuille d’instruments de fonds propres de l’EFSI s’élevait à 16 millions d’EUR - voir la note 2.4.2.

Le passif éventuel susmentionné comprend les opérations des programmes COSME, Horizon 2020, CCS et EaSi pour la partie couverte par la garantie de l’UE au titre de l’EFSI dans le portefeuille d’instruments de dette du volet «PME».

Les paiements de la garantie de l’UE seront effectués au titre du Fonds de garantie de l’EFSI - voir la note 2.4.1. À la fin de l’année 2017, les actifs du fonds de garantie s’élevaient à 3,5 milliards d’EUR (contre 1 milliard d’EUR en 2016), tandis que 2,6 milliards d’EUR supplémentaires (contre 2,4 milliards d’EUR en 2016) ont été engagés mais non encore versés. Ils figurent dans le montant indiqué comme RAL dans la note 5.1.

91.Garanties relatives à l’assistance financière (activités d’emprunt et de prêt)

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Appelées

Non appelées

Total

Appelées

Non appelées

Total

MESF

47 456

–

47 456

47 456

–

47 456

BDP

3 114

–

3 114

4 272

–

4 272

AMF

3 924

460

4 384

2 964

1 313

4 277

Euratom

250

250

500

252

300

552

Total

54 744

710

55 454

54 944

1 613

56 557

Le budget de l’UE garantit les emprunts effectués par la Commission pour financer les prêts aux États membres et aux pays tiers dans le cadre des opérations réciproques («back-to-back»). Ces emprunts sont déjà inscrits au passif du bilan de l’UE - voir la note 2.11.1. Toutefois, en cas de défaillance du bénéficiaire d’un prêt «back-to-back» accordé en même temps que ces emprunts, le budget de l’UE devra, conformément à l’article 14 du règlement nº 609/2014 du Conseil, supporter la totalité du montant non remboursé:

·les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le cadre du MESF sont exclusivement garantis par le budget de l’UE;

·les emprunts associés aux prêts BDP sont exclusivement garantis par le budget de l’UE;

·les prêts AMF sont d’abord garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1) puis par le budget de l’UE, et

·les garanties de tiers couvrent en premier lieu la totalité des montants des prêts Euratom en cours. Le Fonds de garantie couvrirait les montants des prêts extérieurs si ceux-ci n'étaient pas couverts par les garanties de tiers.

Les prêts de la CECA en liquidation accordés sur fonds d’emprunts ne sont pas couverts par une garantie budgétaire de l’UE, mais par les actifs financiers de la CECA en liquidation - voir la note 2.4.1.

92.Garanties accordées pour les instruments financiers de l’UE

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Horizon 2020

1 297

921

Mécanisme de financement avec partage des risques

654

711

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

490

465

Autres

32

3

Total

2 473

2 101

Conformément à l’article 140, paragraphe 3, du règlement financier, les dépenses budgétaires liées à un instrument financier et la responsabilité financière de l'Union ne vont en aucun cas au-delà des limites de l'engagement budgétaire correspondant à celui-ci, ce qui exclut tout passif éventuel pour le budget. Dans la pratique, cela signifie que ce passif possède une contrepartie dans l’actif du bilan ou qu'il est couvert par les engagements budgétaires restant à liquider non encore passés en charges. Le passif éventuel susmentionné est présenté net des provisions financières constituées pour ces instruments - voir la note 2.10.

93.Contentieux

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Amendes

3 242

1 834

Agriculture

1 737

1 711

Cohésion

3

3

Autres

481

600

Total

5 463

4 148

Amendes

Ces montants se rapportent principalement à des amendes infligées par la Commission pour des infractions aux règles en matière de concurrence, dont le montant est payé à titre provisionnel par les entreprises sanctionnées et pour lesquelles soit un recours a été formé, soit on ignore si un recours sera formé. Ils continueront de figurer parmi les passifs éventuels jusqu’à ce que la Cour de justice rende une décision définitive ou jusqu'à l’expiration du délai de recours. Les intérêts sur les paiements provisionnels sont inclus dans le résultat économique de l’exercice et aussi en tant que dette éventuelle, de façon à tenir compte du caractère incertain des droits de la Commission sur ces montants.

Si l’UE devait succomber dans un des litiges relatif aux amendes imposées, il n’y aurait pas de charge pour le budget de l’UE puisque les amendes ont été payées à titre provisionnel et que ce montant est déposé soit sur des comptes bancaires spécifiques (voir la note 2.8), soit dans le fonds BUFI créé à cet effet (voir la note 2.4.1). Le montant des amendes n’est comptabilisé comme recette budgétaire que lorsque les amendes sont définitives (article 83 du règlement financier).

Agriculture

Il s’agit de dettes éventuelles envers les États membres relatives à des décisions de conformité du FEAGA, au développement rural et aux corrections financières de préadhésion faisant l’objet d’une procédure pendante devant la Cour de justice. La détermination du montant définitif de la dette et l'exercice de l’imputation au budget des effets des recours ayant abouti dépendront de la durée de la procédure devant la Cour.



Cohésion

Il s’agit de passifs éventuels envers les États membres en rapport avec des actions dans le cadre de la politique de cohésion en attendant la date de l’audience ou l’arrêt de la Cour de justice.

Autres affaires juridiques

Cette rubrique porte sur des actions en dommages-intérêts actuellement intentées contre l’UE, sur d’autres litiges et sur les frais de justice estimés. Il est à noter que, dans le cadre d’une action en dommages-intérêts au titre de l’article 288 du traité CE, le requérant doit démontrer une violation suffisamment grave, de la part de l’institution, d’une règle de droit ayant pour objet de conférer des droits à des particuliers, un dommage réel subi par le requérant et un lien de causalité direct entre l’acte illégal et le préjudice invoqué.

94.ACTIF ÉVENTUEL

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Garanties reçues:

Garanties de bonne fin

352

369

Autres garanties

22

28

Autres actifs éventuels

34

34

Total

409

431

Les garanties de bonne fin sont requises pour s’assurer que les bénéficiaires des financements de l’UE satisfont à leurs obligations contractuelles avec l’UE.


95.ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES ET JURIDIQUES

La présente note fournit des informations sur le processus budgétaire et les besoins futurs en matière de financement, et non sur le passif existant au 31 décembre 2017.

Le cadre financier pluriannuel (CFP) convenu par les États membres définit les programmes et fixe les plafonds des rubriques pour les crédits d’engagement ainsi que le total des crédits de paiement dans les limites duquel l’UE peut contracter des engagements juridiques et budgétaires et, à terme, effectuer des paiements sur une période de sept ans - voir le tableau 1.1 figurant dans les notes annexes aux états sur l’exécution budgétaire.

Les plafonds du CFP ont été adoptés par le Conseil (les États membres) avec l’approbation du Parlement européen, et l’article 16 du règlement (UE) nº 1306/2013 relatif au financement de la PAC établit un lien direct entre le plafond annuel des dépenses du FEAGA et le règlement CFP. Le Parlement européen et le Conseil ont également adopté les actes de base relatifs aux dépenses du FEAGA, qui déterminent les dépenses par État membre pour la totalité de la période 2014-2020.

Les engagements juridiques correspondent aux programmes, projets, accords ou contrats signés, qui sont donc juridiquement contraignants pour l’UE. L’engagement juridique est l'acte par lequel l'ordonnateur crée ou constate une obligation (pour l’UE) de laquelle il résulte une charge (article 85 du règlement financier).

L’engagement budgétaire est en principe contracté avant l’engagement juridique, mais pour certains programmes/projets pluriannuels, c’est le contraire: les engagements budgétaires sont contractés par tranches annuelles, sur plusieurs années, lorsque l’acte de base le prévoit. Par exemple, dans le domaine de la cohésion, l’article 76 du règlement portant dispositions communes (RDC) [règlement (UE) nº 1303/2013] dispose que la décision de la Commission portant adoption d'un programme constitue un engagement juridique au sens du règlement financier, mais que les engagements budgétaires de l'Union relatifs à chaque programme sont effectués par tranches annuelles pour chaque Fonds sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2020. D’autres bases légales peuvent contenir des dispositions similaires. Par conséquent, l’UE peut s’être juridiquement engagée à verser des montants sans qu’un engagement budgétaire n’ait encore été contracté - voir les notes 5.2 et 5.3 ci-dessous.

Si l’engagement budgétaire a été contracté alors que les paiements ultérieurs n’ont pas encore été effectués, le montant des engagements restant à liquider est appelé «reste à liquider» (RAL). Il peut s’agir de programmes ou de projets, souvent pluriannuels, qui ont été signés mais qui n’ont pas encore été (intégralement) mis en œuvre. Ils représentent des obligations de paiement pour les exercices à venir. Dans la mesure où les états financiers sont préparés selon la méthode de la comptabilité d’exercice, alors que les états sur l’exécution budgétaire sont préparés selon les principes de la comptabilité de caisse, une partie des montants totaux non payés (RAL) a déjà été passée en charges et est comptabilisée comme passif dans le bilan (voir les notes 2.12 et 2.13). Le calcul de ces dépenses est effectué sur la base des déclarations de dépenses/factures reçues ou en fonction d’une estimation de la mise en œuvre d’un programme ou d’un projet lorsqu’aucune demande de remboursement n’a encore été soumise à l’UE - voir la note 5.1 ci-dessous. Une fois les paiements relatifs au RAL effectués après le 31 décembre 2017, le passif inscrit au bilan est décomptabilisé. La partie du RAL non passée en charges n’est pas incluse dans le passif mais est présentée ci-dessous.

Les chiffres présentés ci-dessous correspondent donc aux montants au 31 décembre 2017 que l’UE s’est engagée à payer sur la base du respect des accords contractuels et qui devraient donc être financés par des budgets ultérieurs de l’UE.

en Mio EUR

Note

31.12.2017

31.12.2016

Engagements budgétaires restant à liquider non encore passés en charges

5.1

221 391

189 881

Engagements juridiques en gestion partagée au titre du CFP actuel en attente d’exécution

5.2

211 688

276 351

Engagements juridiques importants dans d’autres domaines

5.3

20 030

22 275

Total

453 109

488 507



96.ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES RESTANT À LIQUIDER NON ENCORE PASSÉS EN CHARGES

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Engagements budgétaires restant à liquider non encore passés en charges

221 391

189 881

Le montant ci-dessus correspond au RAL («reste à liquider») budgétaire de 267,258 milliards d’EUR (voir le tableau 4.4 des notes annexes aux états sur l’exécution budgétaire), déduction faite des montants afférents inclus en tant que passifs dans le bilan et en tant que charges dans le compte de résultat économique. Le RAL budgétaire correspond au montant des engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Comme expliqué ci-dessus, le RAL budgétaire est la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels.

Il convient de noter que les avances au titre de préfinancements restant à liquider au 31 décembre 2017 s’élevaient à 49 milliards d’EUR (voir la note 2.5). Ce montant représente les engagements budgétaires ayant été payés, ce qui diminue donc le RAL, mais les montants versés sont toujours considérés comme appartenant à l’UE et non au bénéficiaire, et ce jusqu’à ce que les engagements contractuels aient été honorés. Comme le RAL indiqué ci-dessus, ils ne sont pas encore passés en charges.

97.ENGAGEMENTS JURIDIQUES EN GESTION PARTAGÉE AU TITRE DU CFP ACTUEL EN ATTENTE D’EXÉCUTION

en Mio EUR

Fonds

Cadre financier 2014-2020 (A)

Engagements juridiques conclus (B)

Engagements budgétaires (C )

Dégagements (D)

Budget disponible au titre du CFP (=A-C)

Engagements juridiques moins engagements budgétaires (=B-C+D)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

262 058

262 058

140 302

–

121 756

121 756

Fonds social européen

91 991

91 991

51 813

–

40 178

40 178

Fonds européen d’aide aux plus démunis

3 814

3 814

2 114

–

1 699

1 699

RUBRIQUE 1B: FONDS DE LA POLITIQUE DE COHÉSION

357 862

357 862

194 229

–

163 633

163 633

Fonds européen agricole pour le développement rural

99 343

99 343

56 401

–

42 942

42 942

Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche

5 749

5 749

3 210

–

2 539

2 539

RUBRIQUE 2: RESSOURCES NATURELLES

105 093

105 093

59 611

–

45 482

45 482

Fonds «Asile et migration»

5 391

4 233

2 794

–

2 597

1 439

Fonds pour la sécurité intérieure

2 812

2 635

1 500

–

1 311

1 134

RUBRIQUE 3: SÉCURITÉ ET CITOYENNETÉ

8 202

6 868

4 294

–

3 908

2 573

Total

471 157

469 822

258 134

–

213 023

211 688

Il s’agit des obligations légales pour lesquelles l’UE s’est engagée à effectuer des paiements lorsqu’elle adopte les programmes opérationnels se rapportant à la gestion partagée. La décision de la Commission portant adoption d’un programme opérationnel constitue une décision de financement au sens de l’article 84 du règlement financier et, une fois notifiée à l'État membre concerné, un engagement juridique au sens dudit règlement.

L’article 76 du règlement portant dispositions communes relatives aux Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) dispose ce qui suit:

«Les engagements budgétaires de l'Union relatifs à chaque programme sont effectués par tranches annuelles pour chaque Fonds sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2020. Les engagements budgétaires relatifs à la réserve de performance dans chaque programme sont séparés du reste de la dotation du programme.»

Le tableau ci-dessus commence par le total du CFP (colonne A) et indique les engagements juridiques qui n’ont pas encore donné lieu à des engagements budgétaires et, à titre d’information, les engagements maximaux par rapport aux plafonds prévus dans le CFP 2014-2020, rubriques 1b, 2 et 3. Ces engagements juridiques représentent donc les montants en suspens que l’UE engagera sur le plan budgétaire et payera après le 31 décembre 2017. La colonne B montre les engagements juridiques conclus par la Commission à la fin de l’exercice et la colonne C présente les engagements budgétaires se rapportant à ces engagements juridiques à la fin de l’exercice. Au 31 décembre 2017, il n’y avait aucun dégagement (colonne D).

98.ENGAGEMENTS JURIDIQUES IMPORTANTS DANS D’AUTRES DOMAINES

en Mio EUR

31.12.2017

31.12.2016

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

12 676

13 799

Copernicus

1 841

2 393

ITER

1 496

1 891

Galileo

253

523

Accords de pêche

133

247

Engagements au titre de contrats de location simple

2 577

2 419

Autres engagements contractuels

1 054

1 003

Total

20 030

22 275

Ces montants reflètent les engagements juridiques à long terme qui n’étaient pas encore couverts par des crédits d’engagement dans le budget à la fin de l’exercice. Ces obligations contraignantes seront budgétisées par tranches annuelles lors des futurs exercices et donneront lieu à paiements.

Certains programmes importants (voir ci-dessous) peuvent être mis en œuvre par tranches annuelles conformément à l’article 85, paragraphe 4, du règlement financier, ce qui permet à l’UE de contracter des engagements juridiques (signature de conventions de subvention, de conventions de délégation et de contrats de marchés publics) dépassant les crédits d’engagement disponibles d’un exercice donné. Par conséquent, il se peut qu'une part substantielle de la dotation totale au titre du CFP actuel ait déjà été engagée. Cela s’applique en particulier aux programmes décrits ci-dessous:

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE)

Le MIE apporte une aide financière aux réseaux transeuropéens afin de soutenir des projets d’intérêt commun dans les secteurs des infrastructures de transport, de télécommunications et d’énergie. Les engagements juridiques pour le MIE couvrent une période allant de 2014 à 2020 pour le secteur des transports et de 2014 à 2021 pour le secteur de l’énergie. La base légale de ces engagements est le règlement (UE) nº 1316/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 établissant le mécanisme pour l'interconnexion en Europe, modifiant le règlement (UE) nº 913/2010 et abrogeant les règlements (CE) nº 680/2007 et (CE) nº 67/2010 [Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE (JO L 348 du 20.12.2013)], dont l’article 19 prévoit le recours à des versements annuels.

Copernicus

Copernicus est le programme européen d’observation de la Terre – voir aussi la note 2.2. Les engagements en la matière sont contractés pour la période prenant fin en 2020. La Commission a signé des conventions de délégation avec l’Agence spatiale européenne (ESA), Eumetsat et le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme en vertu du règlement (UE) nº 377/2014 du Parlement européen et du Conseil du 3 avril 2014 (JO L 122 du 24.4.2014, p. 44). L’article 8 dudit règlement autorise l’utilisation de tranches annuelles.

ITER – Réacteur thermonucléaire expérimental international

Les engagements correspondants sont destinés à couvrir les futurs besoins de financement des installations ITER jusqu’en 2021. La contribution de l’UE (Euratom) à l’organisation internationale ITER est versée par l’intermédiaire de l’agence «Fusion for Energy», tout comme les contributions des États membres et de la Suisse. Ces engagements sont contractés sur la base de la décision 2013/791/Euratom du Conseil du 13 décembre 2013 modifiant la décision 2007/198/Euratom instituant une entreprise commune pour ITER et le développement de l'énergie de fusion, qui autorise l’utilisation de tranches annuelles. L'organisation ITER a été créée pour gérer et encourager l’exploitation des installations ITER, promouvoir la compréhension et l'acceptation de l'énergie de fusion par le public et entreprendre toute autre activité nécessaire pour réaliser son objet. L'organisation ITER réunit l’Union européenne, la Chine, l’Inde, la Russie, la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis.

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