COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 16.10.2018
COM(2018) 709 final
LETTRE RECTIFICATIVE N° 1 AU PROJET DE BUDGET GÉNÉRAL POUR L’EXERCICE 2019
Actualisation de l'estimation des besoins pour les dépenses agricoles
Incidence d'accords sur des propositions de la Commission et de nouvelles initiatives
Ajustements fondés sur l’évolution récente
Corrections techniques
Vu:
–le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 314, lu en combinaison avec le traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique, et notamment son article 106 bis,
–le règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l'Union [...], et notamment son article 42,
–le projet de budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2019, adopté par la Commission le 21 juin 2018,
la Commission européenne présente ci-après au Parlement européen et au Conseil la lettre rectificative nº 1 au projet de budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2019, pour les raisons énoncées dans l'exposé des motifs.
MODIFICATIONS À L’ÉTAT DES RECETTES ET DES DÉPENSES PAR SECTION
Les modifications apportées à l'état des recettes et des dépenses par section sont disponibles sur EUR-Lex ( http://eur-lex.europa.eu/budget/www/index-fr.htm ). Une version en anglais de ces modifications est jointe à titre indicatif comme annexe budgétaire.
TABLE DES MATIÈRES
1. Introduction
2. Fonds européen agricole de garantie
2.1 Vue d’ensemble
2.2 Observations détaillées
2.3 Chiffres détaillés par ligne
3. Incidence des accords sur les propositions de la Commission
3.1 Programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense
3.2 Corps européen de solidarité
3.3 Programme d’appui à la réforme structurelle
4. Incidence de nouvelles initiatives de la Commission
4.1 Renforcement de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes
4.3 Modification du règlement concernant l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes
5. Autres ajustements fondés sur l’évolution récente
5.1 Renforcement de la contribution de l’UE à l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs
5.2 Renforcement du Parquet européen
5.3 Modification du tableau des effectifs de l'Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d'information à grande échelle au sein de l'espace de liberté, de sécurité et de justice
5.4 Renforcement du Service européen pour l’action extérieure
6. Corrections techniques
6.1 Modification du tableau des effectifs de l’Agence européenne des médicaments
6.2 Modification du commentaire budgétaire relative aux dépenses d’appui pour les solutions d’interopérabilité pour les administrations publiques, les entreprises et les particuliers en Europe (ISA²)
7. Tableau récapitulatif par rubrique du CFP
1.Introduction
La présente lettre rectificative n° 1 au projet de budget pour l’exercice 2019 (LR nº 1/2019) porte sur les aspects exposés ci-après.
¾L'actualisation de l'estimation des besoins, des recettes affectées et des crédits pour les dépenses agricoles. Outre la modification des éléments de marché, la LR nº 1/2019 tient également compte de l’incidence des décisions agricoles depuis l’adoption du PB 2019, en juin 2018, ainsi que d'autres propositions qui sont susceptibles d'avoir un effet important au cours de l'exercice 2019.
¾La mise à jour des crédits d’engagement et de paiement à la suite des récents accords politiques conclus entre le Parlement européen et le Conseil sur les propositions suivantes de la Commission:
§création du programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense;
§création du corps européen de solidarité;
§adaptation de l’objectif général et augmentation de l’enveloppe financière du programme d’appui à la réforme structurelle.
¾L’incidence des nouvelles initiatives récemment présentées par la Commission en ce qui concerne:
§l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes;
§l’Agence de l’Union européenne pour l’asile;
§l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes.
¾D’autres ajustements fondés sur l’évolution récente concernant Europol, eu-LISA, le Parquet européen, le Service européen pour l’action extérieure et les accords de partenariat de pêche durable.
¾Les corrections techniques en ce qui concerne le tableau des effectifs de l’Agence européenne des médicaments et le commentaire budgétaire de la ligne des dépenses d’appui du programme ISA².
Dans l’ensemble, l'incidence nette de la LR n° 1/2019 sur les dépenses prévues dans le projet de budget 2019 est une baisse de 45,0 millions d’EUR en crédits d’engagement et de 85,0 millions d’EUR en crédits de paiement.
2.Fonds européen agricole de garantie
2.1 Vue d’ensemble
La LR nº 1/2019 a pour objet d'actualiser les estimations des dépenses agricoles sur la base des données économiques et du cadre législatif les plus récents. À la fin de septembre 2018, la Commission dispose d'une première indication du niveau de production pour 2018 et des perspectives des marchés agricoles, qui servent de base aux estimations actualisées des besoins budgétaires pour 2019.
Outre les éléments de marché, la présente LR nº 1/2019 intègre aussi les conséquences des décisions législatives dans le secteur agricole depuis l’établissement du projet de budget 2019, en mai 2018, ainsi que de certains textes toujours en préparation, mais qui seront adoptés prochainement.
Globalement, les besoins du FEAGA pour 2019 (après prise en compte des dispositions du FEAGA liées à la «discipline financière») sont actuellement estimés à 44 254,4 millions d’EUR, ce qui représente une hausse de 91,9 millions d’EUR par rapport au projet de budget 2019. Cette augmentation est principalement due à certains besoins supplémentaires (+52,0 millions d’EUR) concernant le chapitre 05 03 Paiements directs visant à contribuer aux revenus agricoles, à limiter la variabilité de ces revenus et à réaliser les objectifs en matière d’environnement et de climat. Par ailleurs, des modifications limitées sont apportées au chapitre 05 02 Améliorer la compétitivité du secteur agricole grâce aux interventions sur les marchés agricoles et au chapitre 05 07 Audit des dépenses agricoles financées par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA), à hauteur, respectivement, de +10,0 millions d’EUR et +29,9 millions d’EUR.
Le montant des recettes affectées qui devraient être disponibles en 2019 est en augmentation, passant de 549,1 millions d’EUR dans le projet de budget 2019 à 825,0 millions d’EUR (+275,9 millions d’EUR), ce qui compense largement les besoins supplémentaires. La mise à jour des estimations concerne les montants découlant des décisions d’apurement des comptes (+88,9 millions d’EUR) et des irrégularités (-4 millions d’EUR). Par ailleurs, la LR nº 1/2019 intègre un report attendu de recettes affectées, de 2018 à 2019, s’établissant à 191,0 millions d’EUR («excédent» FEAGA attendu) . L’excédent estimé n’englobe pas les crédits non utilisés (459,5 millions d’EUR) de la réserve pour les crises dans le secteur agricole de 2018, à laquelle il ne sera pas fait appel. Ces crédits non utilisés seront reportés en vue du remboursement aux agriculteurs soumis à la discipline financière en 2019.
À la suite de ces actualisations, la Commission propose de réduire les estimations des dépenses agricoles de 184,0 millions d’EUR par rapport au projet de budget 2019. Les crédits d’engagement, d’un montant de 43 429,4 millions d’EUR, qui incluent un montant de 468,7 millions d’EUR destiné à la Réserve pour les crises dans le secteur agricole, seront nécessaires pour couvrir les besoins du FEAGA pour 2019. Ce montant global reste inférieur au sous-plafond net du FEAGA, qui est de 43 880,3 millions d’EUR. Cela signifie que le mécanisme de discipline financière ne sera appliqué que pour établir la réserve pour les crises dans le secteur agricole pour l'exercice 2019 .
2.2 Observations détaillées
05 02 — Améliorer la compétitivité du secteur agricole grâce aux interventions sur les marchés agricoles (crédits - 30,0 millions d'EUR)
| (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) |
| Interventions sur les marchés agricoles | Projet de budget 2019 | Lettre rectificative nº 1/2019 | Projet de budget 2019 (y compris LR 1/2019) |
| Besoins | 2 613,2 | +10,0 | 2 623,2 |
| - Prévisions de recettes affectées disponibles en 2018 | 100,0 | +40,0 | 140,0 |
| Crédits demandés | 2 513,2 | -30,0 | 2 483,2 |
Globalement, les besoins pour les mesures d'intervention sur les marchés agricoles sont en légère augmentation, de 10,0 millions d'EUR, par rapport au projet de budget 2019. Les crédits demandés dans la LR nº 1/2019 peuvent être réduits de 30,0 millions d'EUR, car le montant des recettes affectées qui devrait être disponible pour le chapitre 05 02 (s’établissant à 140,0 millions d’EUR) est supérieur de 40,0 millions d'EUR par rapport à celui du projet de budget 2019.
Pour les fruits et légumes, la Commission propose de réduire les crédits du poste 05 02 08 03 (Fonds opérationnels des organisations de producteurs) de 40 millions d’EUR par rapport au projet de budget 2019. Des recettes affectées supplémentaires devront être perçues en 2019 pour que la totalité des besoins soit couverte. Les crédits résultant de cette réduction serviront pour des redéploiements en faveur de l’article 13 08 02 (PARS – Assistance technique opérationnelle transférée de la rubrique 2), dans la ligne de l’accord politique conclu entre le Parlement européen et le Conseil sur la proposition de la Commission visant à augmenter l’enveloppe financière du programme d’appui à la réforme structurelle (section 3.3 ci-dessous). Les crédits destinés au secteur des produits laitiers (article 05 02 12) diminuent de 3,0 millions d’EUR, ce qui témoigne du rythme soutenu des ventes de poudre de lait écrémé à l'intervention, qui ont pour effet de réduire les coûts de stockage pour les quantités restant en stock.
Les autres modifications proposées dans la LR nº 1/2019 pour les mesures de marché concernent le secteur de la volaille (poste 05 02 15 99), qui enregistre une hausse de 13,0 millions d’EUR, pour des mesures spécifiques exceptionnelles en faveur des agriculteurs à la suite des foyers d’influenza aviaire.
05 03 — Paiements directs visant à contribuer aux revenus agricoles, à limiter la variabilité de ces revenus et à réaliser les objectifs en matière d’environnement et de climat (crédits -183,9 millions d'EUR)
| (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) |
| Paiements directs | Projet de budget 2019 | Lettre rectificative nº 1/2019 | Projet de budget 2019 (y compris LR 1/2019) |
| Après discipline financière (crédits de la «réserve pour les crises dans le secteur agricole» inclus) |
| Besoins | 41 430,7 | +52,0 | 41 482,7 |
| - Prévisions de recettes affectées disponibles en 2018 | 449,1 | +235,9 | 685,0 |
| Crédits demandés | 40 981,6 | -183,9 | 40 797,7 |
Par rapport au projet de budget 2019, les crédits demandés pour le chapitre 05 03 sont révisés à la baisse de 183,9 millions d'EUR. Cette évolution s’explique principalement par le montant plus élevé (+235,9 millions d'EUR) de recettes affectées au poste 05 03 01 10 Régime de paiement de base (RPB). Il existe aussi quelques variations entre postes budgétaires pour les paiements directs, qui sont le reflet d’une évaluation actualisée des besoins.
Autres dépenses agricoles financées par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) (crédits +29,9 millions d’EUR)
Les crédits de l’article 05 07 02 Règlement des litiges doivent être augmentés de 29,0 millions d’EUR à la suite d’un arrêt de la Cour de justice sur les anciennes cotisations à la production de sucre. Certains paiements dont la déclaration était initialement escomptée en 2018 sont reportés à 2019. À cela s’ajoute un certain nombre de mises à jour mineures concernant les postes 05 07 01 06 Corrections financières en faveur des États membres à la suite de décisions relatives à l’apurement des comptes et 05 07 01 07 Corrections financières en faveur des États membres à la suite de décisions relatives à l’apurement de conformité.
2.3 Chiffres détaillés par ligne
| en EUR |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 05 02 08 03 | Fonds opérationnels des organisations de producteurs | -40 000 000 | -40 000 000 |
| 05 02 12 02 | Mesures de stockage du lait écrémé en poudre | -3 000 000 | -3 000 000 |
| 05 02 15 99 | Autres mesures pour les viandes porcines, les volailles, les œufs, l’apiculture et les autres produits animaux | 13 000 000 | 13 000 000 |
| Sous-total 05 02 | -30 000 000 | -30 000 000 |
| 05 03 01 02 | Régime de paiement unique à la surface (RPUS) | 71 000 000 | 71 000 000 |
| 05 03 01 07 | Paiement redistributif | -5 000 000 | -5 000 000 |
| 05 03 01 10 | Régime de paiement de base (RPB) | -242 900 000 | -242 900 000 |
| 05 03 01 11 | Paiement pour les pratiques agricoles bénéfiques pour le climat et l'environnement | 102 000 000 | 102 000 000 |
| 05 03 01 13 | Paiement en faveur des jeunes agriculteurs | 34 000 000 | 34 000 000 |
| 05 03 01 99 | Autres (paiements directs découplés) | 11 000 000 | 11 000 000 |
| 05 03 02 40 | Aide spécifique au coton | 4 000 000 | 4 000 000 |
| 05 03 02 50 | POSEI – Programmes de soutien de l’Union européenne | 1 000 000 | 1 000 000 |
| 05 03 02 60 | Régime de soutien couplé facultatif | 73 000 000 | 73 000 000 |
| 05 03 02 61 | Régime des petits agriculteurs | -231 000 000 | -231 000 000 |
| 05 03 02 99 | Autres (paiements directs) | -1 000 000 | -1 000 000 |
| Sous-total 05 03 | -183 900 000 | -183 900 000 |
| 05 07 01 06 | Dépenses découlant de corrections financières en faveur des États membres à la suite de décisions relatives à l’apurement des comptes pour les exercices antérieurs en ce qui concerne les dépenses en gestion partagée déclarées dans le cadre du FEOGA, section «Garantie» (mesures antérieures), et dans le cadre du FEAGA | -1 700 000 | -1 700 000 |
| 05 07 01 07 | Dépenses découlant de corrections financières en faveur des États membres à la suite de décisions relatives à l’apurement de conformité pour les exercices antérieurs en ce qui concerne les dépenses en gestion partagée déclarées dans le cadre du FEOGA, section «Garantie» (mesures antérieures), et dans le cadre du FEAGA | 2 600 000 | 2 600 000 |
| 05 07 02 | Règlement des litiges | 29 000 000 | 29 000 000 |
| Sous-total 05 07 | +29 900 000 | +29 900 000 |
| Total FEAGA | -184 000 000 | -184 000 000 |
Les commentaires budgétaires pour les chapitres 05 02 et 05 03 ainsi que pour les articles 6701 et 6702 du volet des recettes font l’objet d’une adaptation dans l’annexe budgétaire.
3.Incidence des accords sur les propositions de la Commission
3.1 Programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense
La Commission propose de mettre à jour les crédits d’engagement prévus pour le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP) afin de tenir compte de l’accord politique conclu entre le Parlement européen et le Conseil en mai 2018 sur la proposition présentée par la Commission en mai 2017.
Cet accord prévoit la mise en place, conformément à la demande formulée par les États membres, d’un réseau sécurisé pour l’échange d’informations classifiées de l’UE, doté d’un système de cryptage, entre ceux-ci et la Commission. Il est proposé que le financement de cette demande, qui n’était pas prévu dans la proposition de la Commission, soit couvert par la ligne des dépenses d’appui administratif du programme.
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 02 01 04 05 | Dépenses d’appui au programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP) | 1 750 000 | 1 750 000 |
| 02 05 01 | Développer et fournir des infrastructures et services mondiaux de radionavigation par satellite (Galileo) d’ici à 2020 | 15 950 000 | - |
| 02 06 01 | Fournir des services opérationnels basés sur les observations spatiales et les données in situ (programme Copernicus) | 2 000 000 | - |
| 02 07 01 | Programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP) | 243 250 000 | 145 250 000 |
| 09 03 03 | Promouvoir l’interopérabilité, le déploiement durable, l’exploitation et la mise à niveau des infrastructures de services numériques transeuropéennes, ainsi que la coordination au niveau européen | 1 992 858 | - |
| 32 02 01 01 | L’intégration plus poussée du marché intérieur de l’énergie et l’interopérabilité des réseaux d’électricité et de gaz à travers les frontières | 3 985 714 | - |
| 32 02 01 02 | Renforcer la sécurité d’approvisionnement énergétique de l’Union | 3 985 714 | - |
| 32 02 01 03 | Contribuer au développement durable et à la protection de l’environnement | 3 985 714 | - |
| 32 05 01 02 | Construction, fonctionnement et exploitation des installations ITER — Entreprise commune ITER — Fusion for Energy (F4E) | 6 050 000 | - |
| 40 01 40 | Réserve administrative | -300 000 | -300 000 |
| 40 02 41 | Crédits dissociés | -244 700 000 | -146 700 000 |
| Totaux | 37 950 000 | - |
Les commentaires budgétaires pour les articles 40 01 40 et 40 02 41 font l’objet d’une adaptation dans l’annexe budgétaire.
3.2 Corps européen de solidarité
La Commission propose de mettre à jour les crédits d’engagement et de paiement prévus pour le corps européen de solidarité (CES) afin de tenir compte de l’accord politique conclu entre le Parlement européen et le Conseil en juin 2018 sur la proposition présentée par la Commission en juin 2017.
Cet accord requiert les modifications suivantes au projet de budget 2019:
¾L’extension de la couverture géographique du CES, qui passe de l’EU-28 au niveau Erasmus+, implique le redéploiement d’un montant de 28,1 millions d’EUR relevant d’Erasmus+ au profit du CES en crédits d’engagement, qui s’accompagne des ajustements correspondants en termes de crédits de paiement.
¾L’annulation de la contribution de l’assistance technique du Fonds social européen (FSE) en faveur du CES en 2019 (12,1 millions d’EUR), qui sera réaffectée à la ligne d’assistance technique principale du FSE, ce qui s’accompagnera des ajustements correspondants en termes de crédits de paiement.
Cette annulation est compensée par un montant de 6,1 millions d’EUR issu de la marge non allouée et par un montant de 6 millions d’EUR provenant des redéploiements suivants déterminés au sein de la rubrique 1a:
¾Dans le projet de budget 2019, la demande de la Commission pour la contribution d’équilibrage de l’UE en faveur de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA, 61,4 millions d’EUR) était fondée sur une estimation prudente des recettes tirées des redevances. Compte tenu du niveau de recettes de redevances effectivement perçues au cours de l’année 2018, un montant de 3,0 millions d’EUR peut être mis à disposition.
¾L’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) a accusé certains retards dans la mise en place d’un service de drones pour des missions en mer relevant des pouvoirs publics. Tandis que l’Agence est en train de rattraper ce retard, il est proposé de mettre à disposition un montant de 2,0 millions d’EUR.
¾La Commission propose de réduire de 1,0 million d’EUR (-5 %) les crédits demandés pour la ligne sur la prérogative en matière de contrôle de sécurité nucléaire. Compte tenu de l’exécution passée, le montant réduit devrait être suffisant pour permettre de mener à bien les activités prévues pour 2019.
Par ailleurs, conformément à l’analyse coûts/avantages relative à la délégation d’une partie de la mise en œuvre du CES à l’Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» (EACEA), la Commission propose de virer un montant de 0,9 million d’EUR, à la fois en crédits d’engagement et en crédits de paiement, de la ligne des dépenses d’appui administratif du CES en faveur de la ligne de contribution à l’EACEA.
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 02 03 03 | Agence européenne des produits chimiques — Législation sur les produits chimiques | -3 000 000 | -3 000 000 |
| 04 02 63 01 | Fonds social européen — Assistance technique opérationnelle | 12 078 000 | 8 454 600 |
| 04 02 65 | Corps européen de solidarité — Contribution du Fonds social européen | - | 3 330 600 |
| 05 04 60 04 | Corps européen de solidarité — Contribution du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) | - | 540 000 |
| 06 02 03 01 | Agence européenne pour la sécurité maritime | -2 000 000 | -2 000 000 |
| 07 02 07 | Corps européen de solidarité – Contribution du sous-programme LIFE «Environnement» | 1 000 000 | 1 000 000 |
| 15 01 04 03 | Dépenses d’appui pour le corps européen de solidarité | 3 612 500 | 3 612 500 |
| 15 01 06 03 | Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» — Contribution du corps européen de solidarité | 937 500 | 937 500 |
| 15 02 01 01 | Promouvoir l’excellence et la coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation en Europe ainsi que son adéquation par rapport au marché du travail | -1 900 000 | -1 900 000 |
| 15 02 01 02 | Promouvoir l’excellence et la coopération auprès de la jeunesse européenne ainsi que la participation des jeunes à la vie démocratique en Europe | -26 200 000 | -19 650 000 |
| 15 05 01 | Corps européen de solidarité | 138 774 568 | 115 000 000 |
| 23 03 01 03 | Corps européen de solidarité — Contribution du mécanisme de protection civile de l’Union (MPC) | 2 000 000 | 2 000 000 |
| 32 03 01 | Contrôle de sécurité nucléaire | -1 000 000 | -1 000 000 |
| 34 02 05 | Corps européen de solidarité – Contribution du sous-programme LIFE «Action pour le climat» | 500 000 | 500 000 |
| 40 01 40 | Réserve administrative | -4 550 000 | -4 550 000 |
| 40 02 41 | Crédits dissociés | - 114 174 568 | -99 341 200 |
| Totaux | 6 078 000 | 3 934 000 |
Les commentaires budgétaires pour les articles 40 01 40 et 40 02 41 font l’objet d’une adaptation dans l’annexe budgétaire.
3.3 Programme d’appui à la réforme structurelle
La Commission propose de mettre à jour les crédits d’engagement et de paiement prévus pour le Programme d’appui à la réforme structurelle (PARS) afin de tenir compte de l’accord politique conclu entre le Parlement européen et le Conseil en juillet 2018 sur la proposition présentée par la Commission en décembre 2017 .
Dans la proposition de la Commission, il était proposé que l’augmentation de l’enveloppe financière du programme, de 40 millions d’EUR en crédits d’engagement, soit financée sous la rubrique 1b au moyen de l’instrument de flexibilité . Au vu de la marge limitée disponible sous cette rubrique (1,9 million d’EUR), il était proposé de mobiliser l’instrument de flexibilité à hauteur d’un montant de 38,1 millions d’EUR.
En application de l’accord politique conclu, le financement de l’augmentation de 2019 sera assuré par des redéploiements à partir de la rubrique 2 (voir section 2.2 ci-dessus), et la proposition de mobilisation de l’instrument de flexibilité est retirée.
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 13 08 01 | Programme d’appui à la réforme structurelle (PARS) — Assistance technique opérationnelle transférée de la rubrique 1b (FSE, FEDER et FC) | -40 000 000 | -17 200 000 |
| 13 08 02 | Programme d’appui à la réforme structurelle (PARS) — Assistance technique opérationnelle transférée de la rubrique 2 (Feader) | 40 000 000 | 17 200 000 |
| Totaux | - | - |
4.Incidence de nouvelles initiatives de la Commission
4.1 Renforcement de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes
Dans le cadre de sa contribution à la réunion des dirigeants tenue à Salzbourg les 19 et 20 septembre 2018, la Commission a proposé d’étendre le mandat de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, notamment en vue de la création d’un contingent permanent de 10 000 garde-frontières d’ici à la fin de 2020. Il est proposé que ce contingent permanent se compose de trois catégories de personnels: agents propres à l’agence, agents des États membres en détachement de longue durée et agents des États membres en déploiement de courte durée, avec un passage progressif aux agents employés par l’agence et aux détachements de longue durée.
La Commission propose d’intégrer dans le budget 2019 les 375 emplois du tableau des effectifs qui sont prévus au titre des effectifs propres à l’agence dans le cadre de la mise en place du contingent européen permanent de garde-frontières et de garde-côtes, et d’augmenter la contribution de l’UE de 19 millions d’EUR en crédits d’engagement et de paiement afin d’en assurer le financement. Ces mesures devraient permettre à l’Agence de commencer les recrutements dès la conclusion de l’accord politique sur son mandat étendu. Conjugué à un renforcement de 375 agents contractuels, l’Agence pourrait ainsi recruter 750 personnes supplémentaires au cours de l’année 2019.
Compte tenu de l’absence de marge et de l’impossibilité d’opérer un redéploiement sous la rubrique 3, la Commission propose de modifier en conséquence l’intervention de l’instrument de flexibilité.
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 18 02 03 | Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) | 19 321 000 | 19 321 000 |
| Totaux | 19 321 000 | 19 321 000 |
Le tableau des effectifs actualisé figure dans l’annexe budgétaire.
4.2 Renforcement de la contribution de l’UE à l’Agence de l’Union européenne pour l’asile
Dans le cadre de sa contribution à la réunion des dirigeants tenue à Salzbourg les 19 et 20 septembre 2018, la Commission a proposé d’étendre le mandat de l’Agence de l’Union européenne pour l’asile, notamment en vue de renforcer sa capacité à fournir un appui opérationnel aux États membres lorsque cela est nécessaire. Pour permettre à l’Agence d’apporter une assistance technique et opérationnelle renforcée, la Commission propose d’accroître la contribution de l’UE en sa faveur de 55 millions d’EUR en crédits d’engagement et de paiement.
Compte tenu de l’absence de marge et de l’impossibilité d’opérer un redéploiement sous la rubrique 3, la Commission propose de modifier en conséquence l’intervention de l’instrument de flexibilité.
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 18 03 02 | Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) | 55 000 000 | 55 000 000 |
| Totaux | 55 000 000 | 55 000 000 |
4.3 Modification du règlement concernant l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes
Le règlement (UE, Euratom) nº 1141/2014 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 relatif au statut et au financement des partis politiques européens et des fondations politiques européennes a été introduit pour renforcer la visibilité, la reconnaissance, l'efficacité et la transparence des partis politiques européens et des fondations politiques qui leur sont affiliées, ainsi que l'obligation qui leur est faite de rendre des comptes. Une Autorité indépendante pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes (ci-après l’«Autorité») a été établie à des fins d’enregistrement, de contrôle et, si nécessaire, de sanction desdits partis et fondations. Elle est notamment chargée d’examiner les cas dans lesquels ces entités sont soupçonnées de ne pas respecter les valeurs fondamentales européennes.
Dans le cadre de sa contribution à la réunion des dirigeants tenue à Salzbourg les 19 et 20 septembre 2018, la Commission a adopté une proposition modifiant ce règlement en ce qui concerne une procédure de vérification relative aux infractions aux règles en matière de protection des données à caractère personnel dans le contexte des élections au Parlement européen.
Pour permettre un fonctionnement fluide et efficace de l’Autorité, il est proposé d’ajouter 9 emplois au tableau des effectifs du Parlement européen, en plus de l’emploi temporaire de directeur de l’Autorité, qui figure déjà dans le projet de budget 2019. Par conséquent, un total de 10 emplois sera alloué à l’Autorité.
Dans la section «Parlement» du projet de budget 2019, compte tenu des délais nécessaires pour recruter le personnel permanent, il est proposé d’ajouter un niveau de crédits correspondant à six mois d’activité moyenne effective pour 2019.
Aux fins du soutien immédiat à l’Autorité, il est également proposé d’ajouter des crédits correspondant à 6 agents contractuels pour six mois d’activité effective pour 2019 dans la section «Parlement» du projet de budget 2019. Cet ajout est compensé par une réduction équivalente dans la section «Commission».
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| | (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section I – Parlement européen |
| 1 2 0 0 | Rémunérations et indemnités | 535 500 | 535 500 |
| 1 4 0 0 | Autres agents — Secrétariat général et groupes politiques | 150 000 | 150 000 |
| Sous-total Section I | 685 500 | 685 500 |
| Section III – Commission européenne |
| 27 01 02 09 | Personnel externe — Gestion non décentralisée | -150 000 | -150 000 |
| Sous-total Section III | -150 000 | -150 000 |
| Totaux | 535 500 | 535 500 |
Le tableau des effectifs actualisé figure dans l’annexe budgétaire.
5.Autres ajustements fondés sur l’évolution récente
5.1 Renforcement de la contribution de l’UE à l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs
Dans le cadre du programme européen en matière de sécurité, l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) joue un rôle clé en tant que plateforme centrale de la lutte contre le terrorisme dans l’Union, permettant de réagir de manière coordonnée aux menaces et attentats terroristes en cours ou en préparation. À la suite des récents attentats terroristes en Europe, le volume de données échangées avec Europol et le nombre d’utilisateurs ont fortement augmenté, d’où la nécessité de mettre à niveau les systèmes informatiques centraux de l’Agence. La Commission propose ainsi de renforcer de 5,0 millions d’EUR la contribution de l’UE à Europol.
En outre, elle demande un montant supplémentaire de 3,0 millions d’EUR destinés à étendre le régime d’Europol permettant le déploiement d’agents invités pour les contrôles de sécurité secondaires, en tant qu’instrument essentiel pour aider les États membres à endiguer les migrations illégales sur toutes les routes existantes et émergentes.
L’évaluation, par la Commission, du total des besoins supplémentaires pour Europol s’élève donc à 8,0 millions d’EUR en crédits d’engagement et de paiement. Compte tenu de l’absence de marge sous la rubrique 3 et de l’impossibilité d’opérer un redéploiement, la Commission propose de modifier en conséquence l’intervention de l’instrument de flexibilité.
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 18 02 04 | Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) | 8 000 000 | 8 000 000 |
| Totaux | 8 000 000 | 8 000 000 |
5.2 Renforcement du Parquet européen
Le Parquet européen a été créé en octobre 2017 dans le cadre de la coopération renforcée avec, à l’époque, 20 pays. Depuis lors, la participation de Malte et des Pays-Bas au Parquet européen a été confirmée, ce qui requiert, sur la base du modèle collégial de cet organisme, le recrutement de deux procureurs européens supplémentaires. Toutefois, étant donné que la participation de ces nouveaux pays devrait donner lieu à une charge de travail relativement faible, il n’est pas nécessaire de prévoir un nouveau renforcement des effectifs du Parquet européen par rapport à la fiche financière législative révisée de septembre 2017.
Par ailleurs, vu qu’il importe d’attirer des candidats hautement qualifiés au regard des fonctions de ministère public à exercer et du rang et des responsabilités qu’impliquent ces postes, la Commission propose de recruter le chef du Parquet européen et les 22 procureurs européens respectivement aux grades AD15 et AD13.
Compte tenu du calendrier prévu pour le recrutement des effectifs du Parquet européen au cours de l’année 2019, aucun financement supplémentaire n’est demandé par rapport à la contribution de l’UE inscrite dans le projet de budget 2019 (4,9 millions d’EUR).
Le tableau des effectifs actualisé figure dans l’annexe budgétaire.
5.3 Modification du tableau des effectifs de l'Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d'information à grande échelle au sein de l'espace de liberté, de sécurité et de justice
L’accord dégagé entre le Parlement européen et le Conseil sur la révision du règlement fondateur de l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA) prévoit la création du poste de directeur exécutif adjoint, chargé d’assister et de remplacer le directeur exécutif. Étant donné que ce poste ne figurait pas dans la proposition de la Commission, il est proposé de revaloriser un emploi AD5 du tableau des effectifs en AD13, afin de permettre à l’Agence de procéder au recrutement de son directeur exécutif adjoint. Il n’y a aucune incidence sur la contribution de l’UE demandée pour l’agence.
Le tableau des effectifs actualisé figure dans l’annexe budgétaire.
5.4 Renforcement du Service européen pour l’action extérieure
Dans le projet de budget 2019, un certain nombre d’éléments n’ont pas été inscrits dans la section «Service européen pour l’action extérieure (SEAE)» car les processus décisionnels correspondants n’étaient pas suffisamment avancés. Quatre de ces éléments ont désormais atteint un stade qui justifie leur intégration, à savoir:
¾l’ouverture de délégations au Turkménistan et au Koweït et l’établissement d’une présence permanente à La Haye;
¾le maintien de la présence de l’Union à Belfast;
¾les conseillers militaires dans les délégations;
¾le renforcement de la direction «Renseignement» de l’État-major de l’UE (EMUE).
Il s’agit, dans tous les cas, de nouvelles responsabilités, qui ont été approuvées par le Conseil ou qui ont reçu un large soutien politique de la part des États membres et pour lesquelles aucune ressource n’est prévue dans le budget actuel ou à venir du SEAE.
5.4.1 Ouverture de délégations au Turkménistan et au Koweït et établissement d’une présence permanente à La Haye
Il ressort de l’examen annuel 2018 du réseau des délégations du SEAE qu’il est nécessaire d’ouvrir des délégations au Koweït et au Turkménistan et de disposer d’une présence permanente à La Haye.
¾Le Koweït est un pays qui a coutume de jouer un rôle constructif dans le contexte des tensions régionales croissantes et qui a offert ses services de médiation non seulement pendant la crise du Golfe, mais aussi dans la recherche d’un dialogue entre les deux rives du Golfe. Il a également manifesté un intérêt réel en faveur d’une amélioration substantielle de ses relations bilatérales avec l’UE. À l’heure actuelle, la délégation de l’UE en Arabie saoudite est accréditée auprès de cinq pays du Golfe, dont le Koweït. Une présence au Koweït favoriserait un meilleur partage des tâches de représentation et faciliterait la présence dans la région, ce qui permettrait aussi de couvrir le Qatar de manière plus efficace.
¾Des acteurs clés tels que la Russie et la Chine renforcent leur présence en Asie centrale. Le Turkménistan, qui détient la quatrième réserve de gaz au monde et occupe une position géostratégique dont l’importance s’étend aussi au domaine de la sécurité, considère de plus en plus l’UE comme un autre partenaire pour mener à bien son processus de réforme et de modernisation. Le Turkménistan demeure le seul pays d’Asie centrale dans lequel l’UE n’a pas de délégation à part entière. L’ouverture d’une délégation de l’UE à Achgabat permettrait un engagement total dans des domaines présentant un intérêt stratégique, tels que l’énergie et la sécurité.
¾La Haye, qui est l’un des pôles mondiaux de la diplomatie multilatérale, gagne en importance politique du fait des travaux qui ont lieu au sein de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Alors que le SEAE n’y a jusqu’ici maintenu qu’une présence temporaire, il est jugé essentiel de rendre cette présence permanente.
Le Conseil des affaires étrangères a approuvé officiellement l’ouverture de ces deux délégations le 16 juillet 2018. À la suite des conclusions de l’examen annuel, plusieurs États membres ont en outre exprimé leur vif soutien au renforcement de la présence du SEAE à La Haye, dans une lettre du 28 mai adressée à la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (HR/VP).
Par conséquent, il est proposé d’ajouter les crédits et les effectifs nécessaires à la section SEAE du projet de budget 2019 afin de permettre au SEAE d’établir cette présence (3,2 millions d’EUR de crédits et 19 agents, dont 9 emplois inscrits au tableau des effectifs et 10 agents locaux). Comme il est à prévoir que ni la délégation au Koweït ni celle au Turkménistan ne seront opérationnelles au 1er janvier 2019, il est proposé un financement pour 8 mois seulement en 2019, auquel s’ajoutent les dépenses ponctuelles requises pour l’ouverture. Étant donné qu’il existe déjà une présence temporaire à La Haye, le financement de la présence permanente est proposé pour l’ensemble de l’année 2019.
Le tableau des effectifs actualisé figure dans l’annexe budgétaire.
5.4.2 Maintien de la présence de l’Union à Belfast
Compte tenu des incertitudes qui planent sur les trois bureaux de représentation régionaux existant au Royaume-Uni, seuls les crédits et les effectifs nécessaires pour ouvrir la délégation à Londres ont été inscrits dans le projet de budget 2019.
La Commission et le SEAE sont entre-temps convenus de maintenir le bureau de Belfast et de fermer les bureaux d’Édimbourg et de Cardiff. La demande officielle au Conseil et à la Commission visant à l’établissement de la délégation à Londres, avec un bureau de l’UE à Belfast, est en cours d’élaboration au sein du SEAE.
Compte tenu des enjeux politiques et sur la base d’une évaluation des besoins en ressources les plus probables en 2019, il est proposé d’ajouter à la section SEAE du projet de budget 2019 les crédits (0,9 million d’EUR) et les effectifs (5 personnes, à savoir 2 emplois au tableau des effectifs, 1 agent contractuel et 2 agents locaux) nécessaires au maintien de ce bureau.
Le tableau des effectifs actualisé figure dans l’annexe budgétaire.
5.4.3 Conseillers militaires dans les délégations
Un document de réflexion sur les conseillers militaires dans les délégations de l’UE a été présenté au comité politique et de sécurité (COPS) le 13 mars 2018 et au comité militaire de l’UE (CMUE) le 14 mars 2018. Sur la base du large soutien et de la vaste contribution apportés par ces deux instances, une version révisée du document de réflexion a été acceptée par la HR/VP et approuvée par le COPS lors de la première quinzaine d’octobre.
Le document de réflexion propose notamment d’affecter 5 conseillers militaires (experts nationaux détachés) par an dans les délégations prioritaires, jusqu’à un total de 10 au cours des deux premières années et probablement davantage les années suivantes. Cette initiative nécessite une augmentation de budget administratif du SEAE à partir de 2019.
Par conséquent, il est proposé que la section SEAE du projet de budget 2019 soit augmentée à hauteur des crédits nécessaires (0,8 million d’EUR) pour le recrutement d’un maximum de sept experts au cours de la première phase, de manière à accélérer la mise en œuvre.
En raison de la nature des compétences requises, certaines affectations se feront dans les délégations de l’UE où les coûts en matière de sécurité sont élevés et hors norme.
5.4.4 Renforcement de la direction «Renseignement» de l’EMUE
La direction «Renseignement» de l’État-major de l’UE (EMUE) procure à l’Union un appui en matière de renseignement, notamment par l'évaluation des situations et des risques et par des rapports spéciaux. Elle contribue ainsi à l’élaboration des politiques, aux alertes rapides, à la planification d'anticipation et des interventions en cas de crise et à la planification et la conduite des missions/opérations et exercices relevant de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). La demande de contributions est forte et en augmentation, de sorte que les ressources disponibles sont insuffisantes par rapport aux besoins.
Le nombre de clients a doublé depuis 2009. Abstraction faite de la direction de l’EMUE, l’éventail des clients va des services de la haute représentante au SEAE, en passant par le Parlement européen et la Commission européenne, dont le président de cette dernière, et des instances du Conseil, notamment le COPS et le CMUE. En outre, chaque client, existant ou nouveau, demande de plus en plus un nombre croissant de produits qui soient davantage adaptés à leurs besoins et qui nécessitent une plus forte intensité de main-d’œuvre. Par ailleurs, la transformation en cours de l’ensemble du paysage de l’information (par exemple les effets des médias sociaux) a accéléré les flux d’informations, ce qui se traduit de la part de la quasi-totalité des clients, par des demandes ayant des délais encore plus courts, d’où une pression accrue sur les ressources disponibles.
L’analyse des besoins en ressources, réalisée à la demande du Conseil, a mis en évidence la nécessité de créer 5 postes supplémentaires d’experts nationaux cofinancés; les résultats de cette analyse ont été présentés au CMUE et au COPS, respectivement le 26 septembre 2017 et le 9 janvier 2018. Le 2 mars, le CMUE a rendu son avis militaire recommandant la création de ces 5 postes (experts nationaux cofinancés) avec effet à compter du 1er janvier 2019.
Étant donné que le COPS a donné son aval, il est proposé que les crédits nécessaires soient ajoutés à la section SEAE du projet de budget 2019 (0,3 million d’EUR).
5.4.5 Effet combiné sur la section SEAE du projet de budget 2019
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section X – Service européen pour l'action extérieure |
| 1 2 0 5 | Experts nationaux détachés militaires | 280 000 | 280 000 |
| 3 0 0 0 | Rémunération et droits du personnel statutaire | 1 208 000 | 1 208 000 |
| 3 0 0 1 | Personnel externe et prestations externes | 437 000 | 437 000 |
| 3 0 0 2 | Autres dépenses relatives au personnel | 954 000 | 954 000 |
| 3 0 0 3 | Immeubles et frais accessoires | 1 351 000 | 1 351 000 |
| 3 0 0 4 | Autres dépenses administratives | 934 000 | 934 000 |
| Totaux | 5 164 000 | 5 164 000 |
5.5 Mise à jour des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable
Comme le prévoit la partie II, point C, de l’accord interinstitutionnel (AII) , la Commission a examiné les informations les plus récentes disponibles concernant les accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) et étudié les besoins attendus pour 2019 sur la base de l’évolution du processus de négociation avec les pays tiers concernés. Sur la base de cette étude, la Commission propose d’augmenter les crédits d’engagement et de paiement à hauteur de 7,0 millions d’EUR, répartis sur la ligne opérationnelle (11 03 01) et la réserve (40 02 41), comme indiqué dans le tableau ci-dessous.
Le montant demandé servira à renforcer la contribution financière pour le nouvel accord avec le Maroc étant donné que les négociations sont à présent achevées. L’entrée en vigueur de l’accord et du protocole qui s’y rapporte est attendue pour le premier semestre 2019, et il est proposé d’ajouter un montant supplémentaire sur la ligne de réserve. En outre, comme l’accord avec la République de Côte d’Ivoire est entré en application à titre provisoire le 1er août 2018, la Commission propose que les crédits d’engagement correspondants inscrits dans la réserve (40 02 41), soit 0,7 million d’EUR, soient virés sur la ligne opérationnelle (11 03 01).
Le détail par ligne budgétaire est présenté dans le tableau ci-dessous:
| (en EUR) |
| Ligne budgétaire | Intitulé | Crédits d’engagement | Crédits de paiement |
| Section III – Commission européenne |
| 11 03 01 | Établir un cadre de gouvernance pour les activités de pêche menées par les navires de pêche de l’Union dans les eaux des pays tiers | 682 000 | - |
| 40 02 41 | Crédits dissociés | 6 318 000 | 7 000 000 |
| Totaux | 7 000 000 | 7 000 000 |
6.Corrections techniques
6.1 Modification du tableau des effectifs de l’Agence européenne des médicaments
Dans le projet de budget 2019, la Commission a proposé de maintenir la totalité des emplois du tableau des effectifs de l’Agence européenne des médicaments (EMA) au niveau autorisé pour 2018 (591 emplois). Toutefois, la répartition de ces emplois entre les groupes de fonctions des administrateurs (AD) et des assistants (AST) et entre les grades du tableau des effectifs dans le projet de budget 2019 a été erronément modifiée. La Commission propose ainsi une correction technique, qui n’a aucune incidence sur les crédits.
Le tableau des effectifs corrigé figure dans l’annexe budgétaire.
6.2 Modification du commentaire budgétaire relative aux dépenses d’appui pour les solutions d’interopérabilité pour les administrations publiques, les entreprises et les particuliers en Europe (ISA²)
Dans le projet de budget 2019, le commentaire budgétaire concernant les dépenses d’appui du programme ISA² (26 01 04 01) a été erronément modifié pour inclure des mesures non autorisées pour ce poste. La Commission propose une correction technique visant à revenir au texte du budget voté pour 2018. Cette correction n’a pas d’incidence sur les dépenses.
Le commentaire budgétaire corrigé figure dans l’annexe budgétaire.
7.Tableau récapitulatif par rubrique du CFP
| Rubrique | Projet de budget 2019 | Lettre rectificative nº 1/2019 | Projet de budget 2019 |
| | | | (y compris LR 1/2019) |
| | CE | CP | CE | CP | CE | CP |
| 1. | Croissance intelligente et inclusive | 79 973 396 584 | 67 517 943 173 | 4 028 000 | - 13 266 000 | 79 977 424 584 | 67 504 677 173 |
| dont part relevant de l'instrument de flexibilité | 38 069 903 | | - 38 069 903 | | | |
| dont part relevant de la marge globale pour les engagements | 233 333 333 | | | | 233 333 333 | |
| Plafond | 79 924 000 000 | | | | 79 924 000 000 | |
| Marge | 222 006 652 | | | | 179 908 749 | |
| 1a | Compétitivité pour la croissance et l’emploi | 22 859 993 348 | 20 467 170 955 | 44 028 000 | 3 934 000 | 22 904 021 348 | 20 471 104 955 |
| dont part relevant de la marge globale pour les engagements | | | | | | |
| Plafond | 23 082 000 000 | | | | 23 082 000 000 | |
| Marge | 222 006 652 | | | | 177 978 652 | |
| 1b | Cohésion économique, sociale et territoriale | 57 113 403 236 | 47 050 772 218 | - 40 000 000 | - 17 200 000 | 57 073 403 236 | 47 033 572 218 |
| dont part relevant de l'instrument de flexibilité | 38 069 903 | | - 38 069 903 | | | |
| dont part relevant de la marge globale pour les engagements | 233 333 333 | | | | 233 333 333 | |
| Plafond | 56 842 000 000 | | | | 56 842 000 000 | |
| Marge | | | | | 1 930 097 | |
| 2. | Croissance durable: ressources naturelles | 59 999 077 986 | 57 790 407 331 | - 137 000 000 | - 159 800 000 | 59 862 077 986 | 57 630 607 331 |
| Plafond | 60 344 000 000 | | | | 60 344 000 000 | |
| Marge | 344 922 014 | | | | 481 922 014 | |
| dont: Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) — Dépenses relatives au marché et paiements directs | 43 613 447 000 | 43 537 899 417 | - 184 000 000 | - 184 000 000 | 43 429 447 000 | 43 353 899 417 |
| Sous-plafond | 43 881 000 000 | | | | 43 881 000 000 | |
| Écart d’arrondis exclu du calcul de la marge | 659 000 | | | | 659 000 | |
| Marge du FEAGA | 266 894 000 | | | | 450 894 000 | |
| 3. | Sécurité et citoyenneté | 3 728 518 138 | 3 486 361 394 | 82 321 000 | 82 321 000 | 3 810 839 138 | 3 568 682 394 |
| dont part relevant de l'instrument de flexibilité | 927 518 138 | | 82 321 000 | | 1 009 839 138 | |
| Plafond | 2 801 000 000 | | | | 2 801 000 000 | |
| Marge | | | | | | |
| 4. | L'Europe dans le monde | 11 384 188 562 | 9 508 356 038 | | | 11 384 188 562 | 9 508 356 038 |
| dont part relevant de la marge globale pour les engagements | 1 116 188 562 | | | | 1 116 188 562 | |
| Plafond | 10 268 000 000 | | | | 10 268 000 000 | |
| Marge | | | | | | |
| 5. | Administration | 9 956 925 632 | 9 960 905 652 | 5 699 500 | 5 699 500 | 9 962 625 132 | 9 966 605 152 |
| Plafond | 10 786 000 000 | | | | 10 786 000 000 | |
| dont part compensée sur la marge pour imprévus | - 253 882 156 | | | | - 253 882 156 | |
| Marge | 575 192 212 | | | | 569 492 712 | |
| dont: dépenses administratives des institutions | 7 755 321 712 | 7 759 301 732 | 5 699 500 | 5 699 500 | 7 761 021 212 | 7 765 001 232 |
| Sous-plafond | 8 700 000 000 | | | | 8 700 000 000 | |
| dont part compensée sur la marge pour imprévus | - 253 882 156 | | | | - 253 882 156 | |
| Marge | 690 796 132 | | | | 685 096 632 | |
| Totaux | 165 042 106 902 | 148 263 973 588 | - 44 951 500 | - 85 045 500 | 164 997 155 402 | 148 178 928 088 |
| dont part relevant de l'instrument de flexibilité | 965 588 041 | 899 719 628 | 44 251 097 | 22 299 869 | 1 009 839 138 | 922 019 497 |
| dont part relevant de la marge globale pour les engagements | 1 349 521 895 | | | | 1 349 521 895 | |
| Plafond | 164 123 000 000 | 166 709 000 000 | | | 164 123 000 000 | 166 709 000 000 |
| dont part compensée sur la marge pour imprévus | - 253 882 156 | | | | - 253 882 156 | |
| Marge | 1 142 120 878 | 19 344 746 040 | | | 1 231 323 475 | 19 452 091 409 |
| | Autres instruments spéciaux | 577 248 000 | 411 500 000 | | | 577 248 000 | 411 500 000 |
| Total général | 165 619 354 902 | 148 675 473 588 | - 44 951 500 | - 85 045 500 | 165 574 403 402 | 148 590 428 088 |