LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52018IP0019
Initiative législative52018IP0019

Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2018 sur la mise en œuvre de la directive 2005/36/CE en ce qui concerne la réglementation et le besoin de réforme des services professionnels (2017/2073(INI))

CELEX52018IP0019
TypeInitiative législative
Datejeudi 18 janvier 2018

Résumé IA

Cette résolution du Parlement européen évalue la mise en œuvre de la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et appelle à une réforme des services professionnels. Elle souligne la nécessité de moderniser le cadre réglementaire pour faciliter la mobilité des professionnels au sein de l'UE, tout en maintenant des normes élevées de protection des consommateurs et de qualité des services. Le texte invite notamment à simplifier les procédures administratives et à renforcer la transparence des réglementations nationales.

Texte intégral

19.12.2018

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 458/70


P8_TA(2018)0019

Mise en œuvre de la directive relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et besoin de réforme des services professionnels

Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2018 sur la mise en œuvre de la directive 2005/36/CE en ce qui concerne la réglementation et le besoin de réforme des services professionnels (2017/2073(INI))

(2018/C 458/08)

Le Parlement européen,

—

vu les articles 45, 49 et 56 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),

—

vu la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment ses articles 15 et 16,

—

vu la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles (1),

—

vu la communication de la Commission du 10 janvier 2017 sur les recommandations de réformes en matière de réglementation des services professionnels (COM(2016)0820),

—

vu la communication de la Commission du 2 octobre 2013 sur l’évaluation des réglementations nationales relatives à l’accès aux professions (COM(2013)0676),

—

vu la communication de la Commission du 28 octobre 2015 intitulée «Améliorer le marché unique: de nouvelles opportunités pour les citoyens et les entreprises» (COM(2015)0550),

—

vu sa résolution du 26 mai 2016 sur la stratégie pour le marché unique (2),

—

vu sa résolution du 15 juin 2017 sur un agenda européen pour l’économie collaborative (3),

—

vu sa résolution du 15 février 2017 sur le rapport annuel sur la gouvernance du marché unique dans le cadre du Semestre européen 2017 (4),

—

vu l’avis du Comité économique et social européen du 31 mai 2017 (5),

—

vu le rapport final «Action Lines: Bolstering the business of liberal professions» du groupe de travail sur les professions libérales,

—

vu l’article 52 de son règlement intérieur ainsi que l’article 1er, paragraphe 1, point e), et l’annexe 3 de la décision de la Conférence des présidents du 12 décembre 2002 concernant la procédure d’autorisation pour l’élaboration de rapports d’initiative,

—

vu le rapport de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (A8-0401/2017),

A.

considérant que la libre circulation des travailleurs, la liberté d’établissement et la libre prestation des services au sein de l’Union européenne constituent l’épine dorsale du marché unique et apportent de nombreux avantages aux citoyens et aux entreprises;

B.

considérant que, même si les services représentent 71 % du PIB et 68 % de l’emploi total, le potentiel du marché unique n’est toujours pas pleinement exploité pour ce qui est des services;

C.

considérant qu’en l’absence d’harmonisation, les États membres sont libres de décider de la réglementation des professions, pourvu que les mesures nationales soient transparentes, non discriminatoires, justifiées et proportionnées;

D.

considérant qu’une réglementation intelligente, dûment motivée par la protection d’objectifs légitimes d’intérêt général, peut avoir des effets positifs sur le marché intérieur, tout en garantissant un niveau élevé de protection des consommateurs et l’amélioration de la qualité des services fournis; que la déréglementation ne devrait donc pas être une fin en soi;

E.

considérant que, dans de nombreux cas, la réglementation des professions se justifie, mais que des obstacles injustifiés à la prestation de services professionnels ont un effet négatif sur les droits fondamentaux des citoyens et sur l’économie des États membres; que par conséquent la réglementation des services professionnels doit être ajustée régulièrement pour tenir compte de l’évolution des technologies, de la société et du marché;

F.

considérant que la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles prévoit une reconnaissance automatique pour un nombre limité de professions, qui se fonde sur l’harmonisation des exigences minimales de formation, un système général de reconnaissance des titres de formation, un système de reconnaissance automatique de l’expérience professionnelle, et un nouveau régime pour les prestations de services transfrontalières dans le cadre des professions réglementées.

G.

considérant que la directive 2005/36/CE a été modifiée en 2013, dans l’objectif de créer un cadre réglementaire proportionné et justifié par des objectifs d’intérêt général, en introduisant à l’article 59 un exercice de transparence et d’évaluation mutuelle pour toutes les professions réglementées dans les États membres, qu’elles soient réglementées sur la base de règles nationales ou sur la base de règles harmonisées au niveau de l’Union;

H.

considérant que certaines des dispositions de la directive 2005/36/CE, et en particulier l’article 59, n’ont toujours pas été pleinement mises en œuvre par les États membres, alors que le délai imparti a expiré;

I.

considérant que les États membres étaient tenus de présenter des plans d’action nationaux à la Commission au plus tard le 18 janvier 2016, contenant des informations sur les décisions prises quant au maintien ou à la modification des réglementations professionnelles; que six États membres n’ont pas encore soumis leur plan d’action national;

J.

considérant que, conformément à l’article 59 de la directive 2005/36/CE, la Commission devrait présenter, d’ici le 18 janvier 2017, ses conclusions sur l’exercice d’évaluation mutuelle, accompagnées le cas échéant de propositions de nouvelles initiatives;

K.

considérant que, le 10 janvier 2017, la Commission a présenté une communication sur les recommandations de réformes en matière de réglementation des services professionnels, qui analyse la réglementation professionnelle dans sept secteurs d’activité et adresse des recommandations aux États membres à cet égard;

L.

considérant que l’exercice d’évaluation mutuelle a révélé que le niveau de réglementation des professions varie considérablement entre les États membres; qu’il convient dès lors d’apporter des précisions supplémentaires, notamment lorsque les États membres annoncent l’instauration de nouvelles formes de réglementation professionnelle après la fin de l’exercice;

Règlementation des professions dans l’Union européenne et bilan de la mise en œuvre de l’article 59 de la directive 2005/36/CE

1.

souligne que les professions réglementées jouent un rôle fondamental dans l’économie européenne, puisqu’elles contribuent grandement au taux d’activité et la mobilité professionnelle et qu’elles apportent une vraie valeur ajoutée dans l’Union; estime en outre que la haute qualité des services professionnels et un environnement réglementaire efficace revêtent une importance capitale pour le maintien du modèle économique, social et culturel de l’Union et pour le renforcement de sa compétitivité en matière de croissance, d’innovation et de création d’emplois;

2.

rappelle qu’il existe, avec des variations significatives d’un État membre à l’autre, plus de 5 500 professions réglementées dans toute l’Union, ce qui représente 22 % de la main-d’œuvre dans tous les secteurs d’activités, et notamment dans les services sociaux et de santé, les services aux entreprises, le bâtiment, les services de réseau, le transport, le tourisme, l’immobilier, les services publics et l’éducation;

3.

se félicite de l’initiative de la Commission de fournir des orientations aux États membres dans le cadre de l’exercice d’évaluation mutuelle, notamment en organisant des discussions approfondies avec les autorités nationales, tout en soulignant la nécessité d’impliquer toutes les parties concernées pour rassembler des informations pertinentes sur l’incidence des réglementations.

4.

estime que la communication de la Commission du 10 janvier 2017 pourrait aider les États membres à mieux réglementer le secteur des services professionnels et à échanger de bonnes pratiques pour mieux comprendre les choix réglementaires des autres États membres, vu que certains États réglementent plus que d’autres le secteur des services professionnels; souligne cependant la nécessité d’évaluer la qualité des règlements, étant donné que de simples analyses économiques ne suffisent pas pour effectuer une évaluation globale de la performance de l’environnement réglementaire dans chaque État membre;

5.

regrette que certains États membres n’aient pas communiqué l’ensemble des informations sur les professions qu’ils réglementent et les conditions d’accès à ces professions; invite les États membres à améliorer sensiblement le processus de notification dans le cadre de la directive sur les qualifications professionnelles;

6.

souligne qu’une amélioration de la transparence et de la comparabilité des exigences nationales régissant l’accès aux professions réglementées ou leur exercice permettrait d’atteindre une plus grande mobilité professionnelle et que, conformément à la directive 2005/36/CE, toutes les exigences nationales doivent donc être consignées et rendues accessibles au public dans la base de données des professions réglementées, dans un langage clair et compréhensible;

7.

reconnaît les améliorations apportées par la Commission à la base de données des professions réglementées, y compris la création d’une carte interactive qui permet aux citoyens de vérifier les conditions d’accès aux professions à travers l’Union et de visualiser plus facilement quelles professions sont réglementées dans un État membre donné; invite la Commission à poursuivre l’amélioration de la base de données des professions réglementées afin de permettre une communication précise et opportune des informations par les autorités compétentes et augmenter ainsi la transparence au profit des citoyens européens;

8.

prend acte des disparités qui existent entre les États membres au regard du nombre de professions réglementées et de l’étendue des activités couvertes par des professions similaires, ce qui explique les différentes façons de réglementer les professions adoptées par chaque État membre; invite la Commission à améliorer la comparabilité des différentes professions et à définir un socle commun d’activités pour chaque profession indiquée dans la base de données afin de favoriser une harmonisation volontaire à travers l’Union;

9.

déplore que certains États membres n’aient pas présenté de plan d’action national, comme l’exige la directive 2005/36/CE, et invite ces États membres à en présenter un dans les plus brefs délais; constate que les niveaux d’ambition, de précision et de détail des plans d’action nationaux présentés diffèrent;

10.

invite les États membres à appliquer pleinement l’article 59 de la directive 2005/36/CE et à intensifier leurs efforts afin de garantir une plus grande transparence de leurs réglementations professionnelles, ce qui est primordial pour la mobilité des professionnels dans l’Union, car il ne sera possible de dresser un tableau complet de la situation concernant les professions réglementées à l’échelle nationale et européenne qu’avec des informations exhaustives fournies par l’ensemble des États membres;

11.

déplore que certains États membres n’aient pas consulté comme ils le devaient les parties prenantes lors de l’élaboration de leurs plans d’action nationaux; estime qu’un flux d’informations transparent entre les institutions publiques et les parties prenantes est nécessaire pour répondre efficacement aux difficultés et aux défis que rencontrent les professions; demande d’impliquer davantage toutes les parties intéressées à l’avenir, non seulement pour l’élaboration des plans d’action nationaux, mais également en amont de la réforme de la réglementation des professions, afin de leur permettre d’exprimer leurs opinions;

12.

souligne que l’efficacité de la réglementation des services professionnels devrait être bénéfique à la fois pour les consommateurs et les professionnels; rappelle que les États membres sont libres d’introduire de nouvelles réglementations ou de modifier les règles en vigueur qui limitent l’accès aux professions réglementées, pour refléter la vision qu’ils ont de la société et de son contexte socio-économique, pour autant qu’elles soient justifiées par des objectifs d’intérêt général; estime qu’une réglementation des services professionnels plus proportionnée et mieux adaptée à la réalité du marché peut améliorer la dynamique du marché, engendrer des prix moins élevés pour les consommateurs et renforcer l’efficacité des secteurs;

13.

considère en même temps que des exigences discriminatoires, injustifiées et disproportionnées peuvent s’avérer particulièrement injustes, notamment pour les jeunes professionnels, entraver la concurrence et avoir une incidence négative sur les destinataires de services, notamment les consommateurs;

14.

reconnaît la capacité de la réglementation professionnelle à garantir un niveau élevé de protection des objectifs d’intérêt général, que ces objectifs soient explicitement visés dans le traité, comme les politiques publiques ou la sécurité et la santé publiques, ou qu’ils constituent des raisons impérieuses d’intérêt général, notamment ceux reconnus par la jurisprudence de la Cour de justice, comme la préservation de l’équilibre financier du système de sécurité sociale, la protection des consommateurs, des bénéficiaires de services et des travailleurs, la protection de la bonne administration de la justice, la loyauté des transactions commerciales, la lutte contre la fraude et la prévention de la fraude et de l’évasion fiscales et l’efficacité des contrôles fiscaux, la sécurité routière, la garantie de qualité de l’artisanat, la promotion de la recherche et du développement, la protection de l’environnement et de l’environnement urbain, la santé des animaux, la propriété intellectuelle, la sauvegarde et la préservation du patrimoine historique et artistique national, des objectifs de politique sociale ou des objectifs de politique culturelle; reconnaît la marge d’appréciation laissée aux États membres dans la détermination des moyens utilisés pour y parvenir, dans les limites des principes de non-discrimination et de proportionnalité;

15.

relève que, compte tenu des risques auxquels sont exposés les consommateurs, les États membres peuvent réserver certaines activités professionnelles aux titulaires d’une qualification professionnelle, notamment lorsqu’aucun autre moyen moins restrictif ne permet d’obtenir le même résultat; souligne que dans cas-là les réglementations professionnelles spécifiques doivent garantir la surveillance efficace de l’exercice licite de la profession réglementée et de ses règles déontologiques, le cas échéant;

16.

reconnaît, à cet égard, le lien entre la proposition relative à un contrôle de proportionnalité, établissant les règles applicables à un cadre commun d’évaluation du caractère proportionné avant l’adoption ou la modification de dispositions législatives régissant les professions réglementées, et les recommandations de réformes basées sur l’évaluation des réglementations nationales dans sept secteurs d’activités; invite les États membres à évaluer et, si nécessaire, à adapter leur réglementation des services professionnels conformément aux recommandations de réformes spécifiques;

17.

souligne que des recommandations de réformes ne sauraient remplacer une action coercitive et invite la Commission, en tant que gardienne des traités, à prendre des mesures et à engager des procédures d’infraction lorsqu’elle identifie une réglementation discriminatoire, injustifiée ou disproportionnée;

Utilité de l’indicateur de restrictivité et nécessité de promouvoir des services de haute qualité en Europe

18.

prend acte du fait que la Commission a conçu un nouvel indicateur de restrictivité et salue l’amélioration par rapport l’indicateur actuel de restrictivité de la réglementation des marchés de produits de l’OCDE qu’offre l’analyse détaillée des secteurs concernés;

19.

souligne que cet indicateur, qui reflète l’intensité réglementaire globale dans les États membres en ne se basant que sur des données quantitatives liées aux entraves actuelles à la libre circulation, doit être utilisé à titre purement indicatif, puisqu’il ne permet pas de déterminer qu’une réglementation éventuellement plus stricte dans certains États membres est disproportionnée;

20.

rappelle que l’analyse d’impact globale des réglementations dans les États membres doit être soumise à une évaluation tant quantitative que qualitative qui tienne compte des objectifs d’intérêt général et de la qualité du service fourni, notamment des avantages potentiels pour les citoyens et pour le marché du travail; constate que l’indicateur de restrictivité s’accompagne d’une analyse complémentaire qui fournit des informations supplémentaires sur la réalité du terrain, et encourage les États membres à tenir compte de cet indicateur et des données qualitatives afin de comparer leurs performances dans certains secteurs d’activité;

Avenir des professions réglementées

21.

souligne, outre la nécessité de disposer d’un cadre réglementaire efficace dans l’Union et dans les États membres, le besoin de concevoir des politiques efficaces et coordonnées pour soutenir les professionnels dans l’Union ainsi que pour renforcer la compétitivité, la capacité d’innovation et la qualité des services professionnels dans l’Union;

22.

souligne que les professionnels peuvent exercer des professions réglementées en tant que personnes physiques ou en tant que personnes morales, sous la forme d’une société professionnelle, et qu’il y a lieu de considérer ces deux possibilités lors de la mise en œuvre de nouvelles politiques; est convaincu, au vu de cette considération, que les instruments économiques devraient aller de pair avec des politiques visant à renforcer l’esprit d’entreprise et le capital humain dans les services professionnels;

23.

invite la Commission et les États membres, en collaboration avec les organisations professionnelles dans leurs domaines de compétence respectifs, à suivre comme il se doit les recommandations du rapport «Action Lines: Bolstering the business of liberal professions» du groupe de travail sur les professions libérales;

24.

insiste sur l’importance de l’éducation, du développement des compétences et de la formation à l’entrepreneuriat pour que les professionnels européens restent compétitifs et capables de faire face aux transformations qui touchent les professions libérales du fait de l’innovation, de la numérisation et de la mondialisation; souligne le lien étroit qui existe entre les connaissances d’un professionnel et la qualité de la prestation fournie; note le rôle majeur que devraient jouer l’enseignement supérieur et les instituts de recherche à cet égard, avec l’aide notamment de projets de culture numérique;

25.

fait observer qu’une meilleure comparabilité du niveau des qualifications professionnelles est nécessaire pour renforcer l’homogénéité des titres attestant une formation dans l’ensemble de l’Union européenne, créer des conditions de concurrence plus équitables pour les jeunes diplômés embrassant certaines professions, et faciliter ainsi leur mobilité au sein de l’Union;

26.

invite les États membres à analyser correctement le marché pour permettre aux fournisseurs de services de s’adapter plus rapidement aux besoins du marché et à élaborer des stratégies pour rendre les services professionnels européens compétitifs à l’échelle internationale dans les décennies à venir;

Innovation et numérisation dans le secteur des services professionnels

27.

relève que les progrès scientifiques, les innovations technologiques et la numérisation ont un impact considérable dans le domaine des services professionnels, en ce sens qu’ils offrent de nouvelles possibilités aux professionnels et posent de nouveaux défis pour le marché du travail et la qualité des services;

28.

se félicite que la Commission soit consciente de la nécessité d’engager une réflexion sur l’incidence des nouvelles technologies dans le domaine des services professionnels, en particulier dans les secteurs juridiques et comptables où les procédures pourraient être améliorées; souligne notamment qu’une attention particulière doit être accordée aux risques qu’un changement aussi radical fait peser sur les destinataires de services, y compris les consommateurs, qui ne doivent pas se laisser dépasser par les nouvelles technologies;

29.

souligne qu’il est peu probable que les nouvelles technologies remplacent les êtres humains dans la prise de décisions éthiques et morales; fait observer, à cet égard, que les règles sur l’organisation des professions, y compris celles qui régissent le contrôle effectué par des organismes publics ou par des associations professionnelles, pourraient jouer un rôle important et contribuer à une répartition plus équitable des avantages de la numérisation; note que, dans certains secteurs, des mécanismes reflétant les forces du marché, tels que le retour d’informations de la part des consommateurs, peuvent aussi contribuer à améliorer la qualité d’un service spécifique;

30.

souligne que la réglementation des services professionnels doit être adaptée à sa finalité et devrait être révisée régulièrement afin de tenir compte de l’innovation technique et de la numérisation;

31.

invite la Commission à continuer de le tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation en ce qui concerne l’application de la directive 2005/36/CE par les États membres;

o

o o

32.

charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres.

(1) JO L 255 du 30.9.2005, p. 22.

(2) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2016)0237.

(3) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0271.

(4) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0040.

(5) Non encore paru au Journal officiel.


Documents similaires

Initiative législative52018IP0530

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur les conflits d’intérêts et la protection du budget de l’Union européenne en République tchèque (2018/2975(RSP))

13/12/2018

Initiative législative52018IP0529

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’adéquation de la protection des données à caractère personnel assurée par le Japon (2018/2979(RSP))

13/12/2018

Initiative législative52018IP0526

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’Égypte, et plus particulièrement sur la situation des défenseurs des droits de l’homme dans le pays (2018/2968(RSP))

13/12/2018

Initiative législative52018IP0525

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’Iran, en particulier le cas de Nasrin Sotoudeh (2018/2967(RSP))

13/12/2018

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →