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AccueilDroit européen52018IR1672
Initiative législative52018IR1672

Avis du Comité des régions sur «Vers un huitième programme d’action pour l’environnement»

CELEX52018IR1672
TypeInitiative législative
Datejeudi 7 février 2019

Résumé IA

Le Comité des régions salue la proposition de huitième programme d'action pour l'environnement (PAE) et insiste sur la nécessité d'une mise en œuvre cohérente des objectifs environnementaux à tous les niveaux de gouvernance, en particulier local et régional. Il souligne l'importance d'une transition juste et inclusive, et appelle à un renforcement de la dimension territoriale dans la législation environnementale européenne. Cet avis invite les collectivités territoriales à jouer un rôle moteur dans l'atteinte des objectifs de neutralité climatique et de protection de la biodiversité.

Texte intégral

16.5.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 168/27


Avis du Comité des régions sur «Vers un huitième programme d’action pour l’environnement»

(2019/C 168/06)

Rapporteur:

Cor LAMERS (NL/PPE), bourgmestre de Schiedam

Texte de référence

Avis d’initiative

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS,

A. Observations liminaires

1.

souligne que l’Union européenne doit se montrer plus ambitieuse dans tous les domaines d’action pertinents, et notamment sur le plan du climat, de la biodiversité et de l’environnement, pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris et les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies;

2.

note que la mise en œuvre insuffisante des politiques et de la législation européennes en matière d’environnement, de biodiversité et de climat fait peser un risque sur la durabilité à long terme de notre mode de vie ainsi que de graves menaces sur la santé et la qualité de vie des citoyens de l’Union;

3.

fait remarquer que l’augmentation de la population mondiale entraîne une hausse de la demande de denrées alimentaires, d’énergie et de ressources. Les conséquences – changement climatique, diminution des réserves naturelles à grande échelle et perte de biodiversité – sont souvent désastreuses;

4.

dans ce contexte, est fermement convaincu que les programmes d’action pour l’environnement de l’Union européenne (PAE) fournissent des orientations stratégiques, des visions à long terme ainsi que des voies possibles en vue d’assurer la cohérence entre différents objectifs environnementaux et climatiques, créant ainsi une valeur ajoutée;

5.

souligne les nombreux progrès réalisés dans le cadre des PAE, avec une pollution qui, d’une manière générale, a lentement commencé à diminuer, une nature mieux protégée et un passage à une économie circulaire et sobre en carbone qui gagne en importance, mais il reste encore beaucoup à faire;

6.

attire l’attention sur le fait que, si le 7e PAE a défini la meilleure mise en œuvre comme une priorité essentielle, l’application insuffisante des politiques et de la législation environnementales, due notamment à la faiblesse de l’intégration, demeure un problème majeur;

7.

invite dès lors la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen à élaborer un 8e PAE en phase avec les objectifs énoncés dans le présent avis;

B. Évaluation du 7e PAE

8.

soutient les conclusions du «Rapport sur la mise en œuvre du septième programme d’action pour l’environnement» du Parlement européen daté du 17 avril 2018 (1), ainsi que celles de l’étude publiée par le service de recherche du Parlement européen en novembre 2017 (2), et rappelle, sur la base de ses précédents avis (3), l’importance de défis tels que le manque d’intégration des politiques, de financements disponibles et d’informations sur les bonnes pratiques;

9.

constate néanmoins que les résultats concernant les principaux thèmes du 7e PAE sont inégaux et insuffisants:

a)

les objectifs relatifs à la priorité 1 (la protection du capital naturel) ne seront pas atteints d’ici 2020;

b)

en ce qui concerne la priorité 2 (une économie à faibles émissions de CO2 et efficace dans l’utilisation des ressources), des progrès ont été accomplis pour certains sous-objectifs, en particulier s’agissant des objectifs liés au climat et à l’énergie, mais aussi, dans une certaine mesure, concernant ceux liés aux déchets et à l’économie circulaire;

c)

il est difficile de savoir dans quelle mesure seront atteints les objectifs fixés dans le cadre de la priorité 3, qui concerne les pressions et les risques pour la santé humaine liés à l’environnement;

d)

les progrès accomplis en vue de la réalisation de l’objectif 8 (villes durables) se révèlent irréguliers en ce qui concerne l’efficacité énergétique, le transport durable et la mobilité, l’aménagement et la conception urbanistiques durables, la biodiversité urbaine et les bâtiments durables;

10.

impute ces lacunes dans la mise en œuvre à quatre causes principales:

a)

un manque d’intégration des préoccupations environnementales dans d’autres domaines d’action, notamment la politique agricole commune (PAC), la politique commune de la pêche (PCP) et la politique de cohésion;

b)

un financement insuffisant et un manque d’adaptation des dispositifs de financement: si un certain nombre de projets financés par l’Union ont permis d’enregistrer des progrès, tous les fonds de l’Union européenne ne disposent pas de critères de durabilité clairement définis. À cet égard, les sources de financement disponibles au sein des États membres sont également insuffisantes;

c)

un partage des connaissances insuffisant: si les connaissances spécialisées sont largement disponibles, elles ne parviennent pas toujours jusqu’aux décideurs politiques;

d)

le manque d’implication et de participation des communautés et des acteurs locaux (4);

11.

conclut que le 7e PAE a démontré sa valeur ajoutée et exercé une influence positive sur la politique environnementale de l’Union européenne, les citoyens, l’environnement et l’économie. La vision à long terme qu’il offre est essentielle si l’on entend garantir un environnement stable pour un investissement et une croissance durables, respectant les limites des ressources écologiques de la planète;

12.

souligne que le 7e PAE était complet et d’une grande complexité, et se caractérisait par un grand nombre de sous-objectifs et de descriptions détaillées. En outre, dans la mesure où il définissait des objectifs pour une période donnée (plutôt statique), il n’a pas été facile de réagir aux nouveaux développements technologiques, à l’évolution de la situation et aux nouvelles stratégies internationales;

13.

fait remarquer que, si le 7e PAE a esquissé des mesures visant à améliorer la durabilité des villes, il a négligé d’autres types de communautés, telles que les zones rurales, côtières, de montagne, insulaires, archipélagiques ou ultrapériphériques. Bien que les villes soient des pôles importants dans le cadre de la réalisation des objectifs, elles n’existent pas indépendamment de leur environnement. Une attention accrue devrait être accordée aux interrelations entre les villes et leur arrière-pays;

14.

souscrit à la conclusion du rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), qui a recensé six causes de la mise en œuvre insuffisante de la législation de l’Union relative à l’environnement: une coordination défaillante entre les autorités locales, régionales et nationales, un manque de capacités administratives et de financements, des connaissances et des données insuffisantes, l’inefficacité des mécanismes d’assurance du respect de la législation et un défaut d’intégration des politiques (5);

C. Principes clés pour l’élaboration d’un 8e PAE

Le nouveau contexte de la politique européenne de l’environnement et son incidence régionale et locale

15.

souligne que l’unité et la diversité sont deux caractéristiques importantes de l’Union européenne. Ces deux notions sont fondamentales pour l’essence même de l’Union européenne, en particulier lors de la définition des objectifs stratégiques ou de l’élaboration d’une nouvelle législation;

16.

fait observer que l’acquis constitue le principal symbole d’unité. Aussi le Comité européen des régions (CdR) le considère-t-il comme la pierre angulaire du 8e PAE. Sa législation, ses normes et ses valeurs restent des outils de premier plan pour assurer la protection de l’environnement, gérer les questions de sécurité et les risques, et garantir la qualité de la vie. C’est également l’acquis qui confère aux citoyens européens l’égalité des droits et assure des conditions de concurrence équitables pour le commerce et l’industrie;

17.

souligne qu’il existe également une obligation claire au niveau européen de respecter la diversité politique, sociale, économique, géographique et bioculturelle entre les États membres, les régions et les villes. Les efforts considérables déployés par l’Union européenne n’ont pas toujours permis d’arriver au résultat souhaité. Étant donné que des transitions de grande ampleur ont commencé à s’opérer, le 8e PAE devrait se détourner des solutions uniformes et venant d’en haut et créer une passerelle entre l’unité et la diversité en ménageant un équilibre entre, d’une part, la définition de normes harmonisées et, d’autre part, la marge nécessaire pour le développement de solutions sur mesure, en phase avec les réalités locales. Il est donc important que les politiques et la législation européennes et nationales laissent suffisamment de marge de manœuvre pour une déclinaison locale et régionale;

18.

attire l’attention sur le fait que le 8e PAE devrait soutenir la mise en œuvre effective de l’acquis actuel, sur la base du rôle traditionnel de la Commission européenne en tant que gardienne de l’acquis;

19.

fait observer à cet égard que, si la politique environnementale traditionnelle a été couronnée de succès depuis plus de 40 ans, cela ne suffit plus désormais. Même lorsque les valeurs limites sont atteintes, la qualité insuffisante de l’air, des sols et de l’eau peut encore avoir des répercussions négatives sur la santé humaine et la nature. De plus, les problèmes de mise en œuvre ne peuvent être résolus par la seule adoption de nouvelles réglementations. Des mécanismes de soutien, de nouvelles approches et l’innovation sont également nécessaires (en sus de l’acquis) pour atteindre les valeurs cibles et satisfaire aux normes;

20.

souligne dans ce contexte qu’il est problématique que plusieurs États membres aient adopté une législation nationale qui permet de recouvrer les sanctions financières découlant des procédures d’infraction de l’Union européenne auprès des municipalités et des régions. Une telle «décentralisation» de la responsabilité relative au respect de la législation de l’Union européenne est problématique car les gouvernements nationaux concentrent souvent leur attention uniquement sur la mise en œuvre juridique, c’est-à-dire la transposition dans le droit national, mais les collectivités locales et régionales ne sont pas dotées des instruments nécessaires pour mettre en œuvre concrètement l’acquis dans la pratique. Ce sont dans la plupart des cas les niveaux de gouvernement européens et nationaux qui disposent des ressources financières, juridiques et administratives appropriées, et qui devraient dès lors assumer la responsabilité du paiement des amendes en cas de manquement;

21.

est fermement convaincu que l’Union européenne devrait envisager de nouvelles ambitions dans le cadre de transitions telles que celles vers une économie circulaire ou encore vers une énergie, une mobilité et une production et une consommation alimentaires plus durables. Elle devrait également encourager les États membres, les régions et les villes qui jouent un rôle de pionniers à parvenir à une qualité environnementale supérieure aux normes européennes. La Commission européenne devrait les encourager à adopter de nouvelles mesures à cette fin;

22.

appelle à reconnaître les efforts des régions pionnières en matière d’économie circulaire, de production et de consommation alimentaires durables, ainsi que de réduction de la pollution atmosphérique, sonore et lumineuse, et invite, par conséquent, à les soutenir et à faciliter la reproduction des meilleures pratiques dans toute l’Europe;

23.

met en exergue que le contexte dans lequel la politique environnementale a été élaborée et est actuellement mise en œuvre a changé, ce qui nécessite de trouver un nouvel équilibre entre les anciennes et les nouvelles approches, notamment pour les raisons suivantes:

a)

aujourd’hui, les politiques sont plus interconnectées. En plus de la division sectorielle de la législation de l’Union européenne en des domaines tels que l’air, l’eau ou encore le bruit et l’énergie, les défis actuels requièrent une intégration plus poussée des questions de durabilité, aussi bien en ce qui concerne les comportements des citoyens et la gestion des entreprises au quotidien que sur le plan socio-économique. C’est pourquoi l’Union devrait considérer ses régions comme des systèmes économiques, sociaux, environnementaux et bioculturels complexes;

b)

l’innovation et les transitions produisent les améliorations les plus notables. Il est aussi crucial d’apprendre les uns des autres, ce qui nécessite de l’ouverture d’esprit et une connaissance des bonnes comme des mauvaises pratiques. La législation actuelle est principalement axée sur les normes et les valeurs limites, alors que l’innovation et les transitions requièrent de pouvoir expérimenter. L’Union européenne a besoin des deux;

c)

l’Union européenne suit un cycle politique linéaire (proposition, décision, mise en œuvre, évaluation), mais le rythme de l’innovation nécessite une approche plus circulaire et plus souple;

24.

souligne que ce nouveau contexte nécessite une nouvelle logique et devrait se focaliser sur l’interdépendance entre les cinq composantes du schéma causal tel qu’adopté par l’AEE, à savoir la force motrice, la pression, l’état, l’impact et la réponse. Les politiques environnementales classiques se concentrent sur l’état et l’impact. Toutefois, pour lutter contre la pollution actuelle et à venir, les politiques européennes et nationales devraient également se concentrer sur la force motrice et la pression. Il s’agit là de l’essence même de l’économie circulaire et des autres transitions: s’attaquer au problème directement à la source;

Intégration des politiques

25.

a la ferme conviction que le 8e PAE devrait veiller à l’intégration des politiques;

26.

fait valoir qu’une approche intégrée permet d’éviter les inadéquations et de relier différents aspects, tels que:

a)

les ambitions, les calendriers, les procédures de mise en œuvre et les outils des différentes politiques en matière d’environnement et de climat;

b)

les politiques environnementale et climatique, ainsi que d’autres politiques, telles que la PAC, la PCP et les politiques économiques et sociales;

c)

le niveau d’ambition et le calendrier des valeurs limites de la législation environnementale de l’Union européenne (politique en matière d’émissions) et ceux des politiques de prévention de la pollution à la source (politiques en matière d’émissions) (6);

d)

les politiques européennes, nationales, régionales et locales, afin d’aligner les priorités, d’éviter les doubles emplois et de minimiser les processus contradictoires ou déconnectés, ainsi que de combler les lacunes stratégiques et réglementaires qui en découlent;

27.

souligne que la question essentielle est de savoir comment l’Union européenne et les autres niveaux de pouvoir peuvent efficacement intégrer les politiques, et notamment comment concilier les objectifs environnementaux, sociaux et économiques;

28.

estime que, l’intégration des politiques requérant un autre état d’esprit, le 8e PAE devrait:

a)

considérer cette intégration comme une approche (plutôt qu’une priorité) visant à combiner et à renforcer des objectifs distincts;

b)

encourager les autorités européennes, nationales, régionales et locales à placer les politiques de l’environnement au cœur de toutes les autres politiques (au lieu d’être seulement pris en compte, les objectifs environnementaux devraient être à la base des autres politiques) et à prendre ces politiques environnementales comme principal point de référence pour la mise en œuvre de toute action;

c)

adopter une approche globale: le 7e PAE a privilégié une approche plus intégrée que ses prédécesseurs et le 8e PAE devrait aller plus loin et envisager les contextes environnemental, économique et social comme un ensemble;

Financement et investissement

29.

met en exergue que les défis en matière d’environnement, de climat et de transition requièrent d’importants investissements et innovations verts et bleus;

30.

insiste sur la nécessité de développer plus de synergies entre les différentes sources de financement aux échelons européen, national et régional, ainsi que des liens plus forts entre financements public et privé, afin d’améliorer l’efficacité du 8e PAE;

31.

insiste sur le fait que les possibilités d’investissement des collectivités locales et régionales sont limitées et soumises à de fortes contraintes. D’une part, des problématiques sociales, telles que le chômage, le vieillissement ou l’éducation, représentent souvent des postes de coûts importants pour le budget local ou régional. D’autre part, les transitions comme la transition énergétique exigent des investissements considérables. En vue d’accomplir des progrès significatifs dans les transitions, il importe de constituer une masse critique d’investissements et les collectivités territoriales ont, à cette fin, besoin de fonds supplémentaires;

32.

se félicite de la proposition visant à établir le programme InvestEU et de l’importance que celui-ci accorde à la durabilité, ainsi que de la proposition de la Commission relative au cadre financier pluriannuel (CFP) pour la période après 2020, qui met l’accent sur le développement durable et l’intégration de la politique environnementale dans toutes les lignes budgétaires. Cependant, le CdR souhaite que plus de 30 % du budget soient réservés à l’intégration de la politique climatique; Il demande également la création d’un Fonds pour une transition énergétique juste au niveau de l’Union européenne afin de faire face aux défis environnementaux, économiques et sociaux des régions en transition énergétique, ainsi qu’un soutien suffisant en matière de gestion des déchets et de transitions de la mobilité dans toutes les régions, qui soit complémentaire et compatible avec les fonds de cohésion;

33.

se félicite vivement des principes horizontaux énoncés dans la proposition de la Commission relative au CFP pour la période après 2020: prendre des mesures en faveur d’un développement social, économique et environnemental intégré et de la sécurité dans les zones urbaines, rurales et côtières;

Une approche territorialisée ou adaptée à la zone concernée

34.

estime qu’une approche sur mesure est indispensable, étant donné que les régions et les administrations locales:

a)

sont des entités spatiales au sein desquelles des gens vivent, travaillent et se déplacent, entraînant la production d’un volume d’émissions considérable;

b)

varient considérablement en ce qui concerne le type et la quantité de pollution et d’émissions;

c)

peuvent mettre en œuvre la législation de l’Union européenne de manière différente;

d)

peuvent offrir des possibilités économiques, sociales, géographiques et environnementales, et poser des défis très divers;

e)

varient dans leurs compétences, capacités et approche administratives pour ce qui est de mettre en œuvre les politiques en matière d’environnement et de climat;

f)

se trouvent dans une position privilégiée pour collaborer directement avec les citoyens et les entreprises en vue de promouvoir des mesures telles que les marchés publics verts, les politiques en matière de construction et de transports ou encore les programmes d’éducation, de recherche et de sensibilisation. Cela leur permet de mettre en œuvre des solutions viables et d’être des laboratoires vivants pour trouver de nouvelles idées et produire de nouvelles connaissances;

35.

plaide en faveur d’une approche territorialisée ou adaptée à la zone concernée qui soit globale. Telle est en effet la meilleure manière de faire d’un mode de vie sain une réalité, en accord avec les particularités du lieu ou de la zone en question;

36.

recommande qu’en tenant dûment compte des principes de subsidiarité et de proportionnalité, ainsi que de la structure gouvernementale et de la culture des différents États membres, le 8e PAE mette en place un certain nombre de stratégies adaptées à la diversité des zones concernées, en faveur par exemple de zones urbaines saines et prospères, d’un milieu rural sain et dynamique ou encore de zones côtières et de régions insulaires, archipélagiques et ultrapériphériques attrayantes et sûres. La stratégie urbaine se concentrerait sur des aspects typiquement urbains, telles que la mobilité et l’urbanisme, tandis que la stratégie rurale mettrait l’accent sur la nature, l’innovation dans le secteur agricole et l’évolution démographique. L’objectif des stratégies qu’il est recommandé d’élaborer serait de soutenir les différents processus de transition tout en tenant dûment compte de la santé humaine et de la nature, de l’économie et de la nécessité de mettre en place un cadre de vie de qualité, au sens des ODD. À cet égard, le 8e PAE reflète les principes horizontaux exposés dans la proposition de la Commission relative au CFP pour la période après 2020;

Une approche à niveaux multiples

37.

réclame dès lors la mise en place d’un cadre de gouvernance à niveaux multiples efficace. Des changements de mode de vie durables et radicaux, indispensables à la création d’une société équitable, durable et à faibles émissions de carbone, exigent des approches aussi bien ascendantes que descendantes. En conséquence, le Comité considère nécessaire de relier plus clairement le 8e PAE et les stratégies et les plans développés aux niveaux européen, national, régional et local;

38.

invite, par conséquent, l’ensemble des niveaux de gouvernement à tout mettre en œuvre pour encourager la coopération entre les administrations, et notamment la coopération transversale verticale entre les pouvoirs publics et la coopération interrégionale, intermunicipale et transfrontalière. Dans le même ordre d’idées, le 8e PAE doit encourager davantage les villes, les municipalités et les collectivités régionales, en tenant compte des différentes structures gouvernementales et de leur situation géographique au sein des États membres, à collaborer les unes avec les autres et dans l’ensemble de l’Union européenne;

39.

soutient les initiatives de l’Union, telles que les partenariats au titre du programme urbain de l’Union européenne. Le CdR recommande de s’appuyer sur les partenariats existants pour l’utilisation durable des terres, la transition énergétique, l’adaptation au changement climatique, la mobilité urbaine, la qualité de l’air et l’économie circulaire, et d’envisager sérieusement la mise en place de nouveaux partenariats transversaux en matière d’environnement et de climat, afin de soutenir la mise en œuvre de l’acquis;

40.

insiste sur le fait que traduire les objectifs européens en objectifs concrets au niveau local est difficile mais essentiel pour obtenir des résultats et la confiance des citoyens; estime dès lors nécessaire d’adopter des mesures incitant à dépasser ces objectifs. Les programmes visant à récompenser les plus performants, tels que le prix de la Capitale verte de l’Europe et le prix de la feuille verte, devraient être étendus aux petites villes et aux villages. En outre, il convient de promouvoir davantage les actions volontaires telles que la Convention des maires pour le climat et l’énergie et l’Observatoire de la mobilité urbaine;

41.

préconise que les États membres collaborent plus étroitement avec les collectivités locales et régionales et encouragent les villes et les régions à s’impliquer davantage dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies et des plans nationaux;

42.

invite dès lors les États membres à créer des structures institutionnelles ou des plateformes appropriées pour une coopération plus étroite et une consultation continue, telles que des équipes de coopération verticale entre plusieurs administrations, dans le cadre desquelles les experts des différents niveaux de pouvoir élaborent ensemble des stratégies et des plans nationaux;

43.

souligne que la seule coordination entre les différents niveaux de gouvernement ne suffit pas pour assurer une gouvernance efficace. Pour cette raison, le CdR invite les régions et les villes à tisser des liens étroits avec la société civile, le secteur privé et les instituts de recherche, à l’intérieur et au-delà de leurs territoires, et à soutenir la coopération interrégionale dans ces domaines, étant donné que ce type de partenariats à long terme contribuera à une bonne élaboration des politiques;

44.

attire l’attention sur le fait que cela permettrait de promouvoir le dialogue et la discussion entre acteurs d’horizons différents, qui connaissent d’autres contraintes et dont les intérêts divergent, ce qui se traduirait par une amélioration de la prise de décision;

45.

encourage les États membres de l’Union européenne à définir et financer des projets de recherche transdisciplinaires, globaux et axés sur les solutions, dans le cadre de leurs fonds nationaux pour la recherche;

D. Proposition en vue d’un 8e PAE

Une nouvelle approche pour le 8e PAE

46.

estime que, dans le nouveau contexte de la politique de l’environnement, le 8e PAE devrait:

a)

être plus stratégique et intégré, et se concentrer sur les thèmes principaux;

b)

stimuler l’innovation;

c)

permettre le transfert et l’extension des solutions innovantes;

d)

avoir pour élément moteur les défis et les solutions, et non les limites et les problèmes, comme le 7e PAE;

e)

être flexible, tenir compte des nouveaux développements technologiques et des nouvelles stratégies internationales, à la différence du 7e PAE plutôt statique;

f)

être adaptable en fonction du contexte social, culturel, économique et environnemental des différentes régions;

47.

invite le Royaume-Uni et l’Union européenne, dans le contexte de l’accord de retrait et de sa mise en œuvre, à développer des accords conjoints de manière à garantir le maintien, dans le prochain programme d’action pour l’environnement, de normes environnementales élevées, de la réciprocité, ainsi que du haut niveau d’ambition;

48.

souligne que le futur PAE devrait définir des priorités et ouvrir la voie à l’intégration de critères de durabilité dans les autres politiques, priorités macroéconomiques et instruments financiers de l’Union européenne. Les facteurs environnementaux sont également un indicateur du degré de durabilité de notre développement économique. C’est pourquoi le CdR préconise des synergies entre le 8e PAE d’une part, et le CFP et le semestre européen, d’autre part;

49.

à cet égard, déplore le décalage entre l’adoption du 8e PAE et le CFP après 2020. Le processus de prise de décision des futurs PAE devrait être aligné sur le calendrier du CFP, de manière que le CFP proposé reflète bien les objectifs du PAE;

50.

propose que le 8e PAE soit le pilier environnemental et climatique de la nouvelle stratégie de l’Union pour l’après-2020;

Thèmes proposés pour le 8e PAE

51.

considère l’approche relative à un mode de vie urbain et rural sain comme une approche pratique et intégrée. Fondée sur la qualité de vie, elle intègre les trois piliers du développement durable, à savoir les aspects économique, environnemental et socioculturel, et replace la santé humaine et la nature dans le contexte plus large de la durabilité. Cette approche est également liée à la mise en œuvre des ODD;

52.

propose que le 8e PAE expose une stratégie européenne visant à promouvoir une vie saine pour tous, conjuguant les éléments suivants:

a)

la santé humaine, notamment une qualité de vie élevée;

b)

une planète en bonne santé, sur laquelle les ressources sont utilisées de manière responsable, efficace et assurant la protection de la biodiversité, de la géodiversité et des écosystèmes;

c)

une économie saine fondée sur la circularité, avec suffisamment de croissance, de développement durable, d’emplois, l’investissement durable et un environnement durable pour les entreprises;

d)

une société saine offrant des possibilités à tous;

53.

demande à l’Union européenne de faire de l’approche relative à un mode de vie sain la base de toutes ses politiques, ainsi que de ses priorités macroéconomiques et instruments financiers. Cette approche devrait également être promue et mise en œuvre aux niveaux national, régional et local. Le CdR propose que l’Union européenne collabore plus étroitement avec des réseaux actifs dans le promotion d’un mode de vie sain, comme le réseau des villes-santé de l’OMS;

54.

souligne que le 8e PAE devrait aborder les défis en matière de transition, comme la transition énergétique, l’économie circulaire, la transition de la mobilité, celle des modes de production et de consommation alimentaires et la transition de l’infrastructure grise aux infrastructures verte et bleue. Les pratiques de production, de consommation et de transport figurent parmi les principaux facteurs de pollution de l’air, de l’eau et des sols, ainsi que de nuisances sonores. Ces transitions s’inscrivent dans les objectifs des politiques de réduction à la source et, partant, contribueront à la mise en œuvre de la législation actuelle de l’Union européenne. Elles sont liées aux transitions qui interviennent dans la qualité de vie: celle de la vie saine dans les zones urbaines et celle de la viabilité et de la vitalité accrues du milieu rural. Le 8e PAE devrait faciliter ces transitions et élaborer à cette fin des calendriers de mise en œuvre;

55.

propose de reconduire les thèmes centraux du 7e PAE – protéger, conserver et améliorer le capital naturel de l’Union, faire de l’Union européenne une économie efficace dans l’utilisation des ressources, verte, compétitive et à émissions neutres en CO2, notamment en fournissant un cadre pour des transports de personnes et de marchandises, accessibles et durables, qui garantissent une mobilité verte dans les zones urbaines aussi bien que rurales, protéger les citoyens européens des pressions environnementales persistantes, améliorer la santé et le bien-être – étant donné qu’ils conservent toute leur pertinence (en ajoutant éventuellement des thèmes supplémentaires);

56.

souligne que le 8e PAE devrait satisfaire aux exigences de l’accord de Paris et intégrer les 17 ODD. Il devrait être suffisamment souple pour prendre en compte les derniers développements et les nouveaux accords sur la scène internationale;

Structure proposée pour le 8e PAE

57.

propose un 8e PAE dégagé et épuré, avec cinq grands chapitres: la mise en œuvre, les transitions, l’innovation, les défis mondiaux de plus grande ampleur et la communication;

58.

recommande que ces chapitres soient mis en œuvre au moyen de programmes d’action de l’Union européenne, avec des objectifs mesurables, des mesures, des financements, des investissements et des outils ciblés, et un mécanisme de suivi clair, s’inscrivant par exemple dans le processus d’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale. Ces programmes permettront à l’Union européenne de créer des passerelles entre les cinq chapitres du 8e PAE, d’élaborer des solutions sur mesure adaptées aux zones concernées et de réagir de manière adéquate aux nouvelles évolutions et aux pratiques innovantes. Les programmes d’action de l’Union européenne pourront à leur tour inspirer des plans d’action aux niveaux national, régional et local;

59.

estime que, dans le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité et en tenant compte de la structure administrative et de la culture des différents États membres, le 8e PAE devrait encourager l’adoption de plans d’action nationaux et/ou régionaux. Il appartient aux États membres de décider d’opter pour un plan national ou pour plusieurs plans régionaux, ou pour les deux, ces décisions étant étroitement liées aux structures des gouvernements nationaux et régionaux. Le prochain PAE devrait fixer des principes directeurs en vue de l’adoption de mesures par les collectivités locales et régionales et inciter à la définition d’objectifs et de plans locaux facultatifs. Cela contribuerait à la mise en œuvre du PAE tout en permettant une certaine flexibilité afin de prendre en compte les besoins, les capacités, les connaissances et l’expertise à l’échelon local dans le cadre de la résolution de problèmes de ce niveau;

60.

suggère que le premier chapitre du 8e PAE reprenne les thèmes centraux du 7e PAE. Ceux-ci requièrent une mise en œuvre efficace;

61.

attire l’attention sur la nécessité que le premier chapitre fasse l’objet, pour sa mise en œuvre, de programmes d’action de l’Union européenne dans lesquels seraient repris des mesures définies dans l’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale de l’Union européenne (7) et les objectifs complémentaires du 7e PAE, tels que:

a)

une meilleure intégration des politiques, des politiques de prévention de la pollution à la source plus efficaces, des financements européens ciblés;

b)

la recherche concernant différents défis de mise en œuvre;

c)

des outils de mise en œuvre: à l’heure actuelle, la législation en matière d’environnement et de climat dispose de son propre éventail d’outils et de documents d’orientation. Afin d’éviter toute confusion et d’assurer une cohérence accrue, le CdR propose une méthode plus unifiée, dotée d’instruments de renforcement des capacités (par exemple, des outils et des programmes, des ateliers, des séminaires en ligne, du matériel d’orientation, etc.);

d)

la compilation des connaissances et des meilleures pratiques dans une seule base de données accessible au public, facilement consultable et présentant les caractéristiques appropriées pour faciliter le recensement des meilleures pratiques;

e)

des mesures visant à promouvoir, développer et financer les initiatives existantes et nouvelles qui soutiennent le partage des connaissances et des bonnes pratiques entre réseaux européens, nationaux, régionaux et locaux et la coopération entre les villes, telles que les évaluations par les pairs et les activités d’apprentissage mutuel, les visites de sites, le jumelage vert, le tutorat et l’accompagnement entre partenaires;

f)

un suivi dans le cadre du processus d’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale;

62.

plaide pour que le 8e PAE renforce encore la plateforme technique de coopération sur l’environnement mise en place par la commission ENVE et la DG Environnement en vue d’encourager un dialogue et de recueillir des informations sur les défis et les solutions au niveau local et régional dans le cadre de l’application de la législation environnementale de l’Union européenne; suggère d’établir un réseau d’ambassadeurs dans le cadre de la plateforme pour promouvoir la mise en œuvre de la législation sur l’environnement à tous les niveaux de gouvernance, en complément de l’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale et du programme TAIEX;

63.

propose de se concentrer davantage sur les aspects et les défis liés à la mise en œuvre dans les politiques environnementales de l’Union européenne au moyen d’avis du CdR et des travaux des futurs pôles régionaux (8), afin de combler les lacunes et de trouver des solutions sur mesure;

64.

propose que le deuxième chapitre aborde les principales transitions (la transition énergétique, l’économie circulaire, la transition de la mobilité, celle des modes de production et de consommation alimentaires et la transition de l’infrastructure grise aux infrastructures verte et bleue) et préconise la mise en place du cadre législatif et financier nécessaire pour faciliter ces transitions d’une manière juste, afin de stimuler davantage l’innovation dans les régions pionnières et de soutenir les régions à forte intensité de carbone confrontées à des transitions énergétiques onéreuses;

65.

note que le deuxième chapitre requiert une mise en œuvre au moyen de programmes de transition de l’Union prévoyant les mesures nécessaires et dotés du financement adéquat pour faciliter chaque transition et la poursuite de la mise en œuvre de l’innovation sur le terrain. Il s’agira notamment d’adopter des mesures concrètes aux niveaux régional et local. Le 8e PAE devrait stimuler le développement de programmes nationaux et régionaux de transition. Ces programmes, recensant les défis, les actions conjointes et les réponses politiques appropriées, pourraient être élaborés au moyen de la cocréation;

66.

propose que le troisième chapitre stimule l’innovation et l’investissement verts. La poursuite de l’innovation est de la plus haute importance pour relever les défis environnementaux et climatiques. Ce chapitre devrait prévoir un rôle plus important pour la recherche dans la formulation de réponses politiques appropriées;

67.

attire l’attention sur le fait que le troisième chapitre requiert une mise en œuvre au moyen d’un programme européen pour l’innovation verte: un programme en faveur d’une vie saine, d’une société durable et d’une économie circulaire. Ce programme devrait soutenir la recherche et le développement. Il devrait être le produit d’une élaboration conjointe par les différents décideurs politiques (européens, nationaux, régionaux et locaux) et les représentants de l’industrie et du monde universitaire, et permettre de recenser les défis et de concevoir les réponses politiques et les approches de résolution des problèmes. Un tel programme encouragerait la Commission européenne, les États membres et les régions et les villes à mettre en application des approches systémiques innovantes, à mettre en place ou faciliter des partenariats dans le cadre de projets d’innovation verte, et à se pencher sur le rôle des pouvoirs publics en tant que «facilitateurs de lancement»;

68.

propose que le quatrième chapitre porte sur les défis mondiaux de plus grande ampleur. Les évolutions et les stratégies au niveau international, telles que l’accord de Paris, les ODD, la convention sur la diversité biologique et le programme pour les villes des Nations unies, exercent une influence considérable sur les politiques en matière d’environnement et de climat. En outre, bon nombre des objectifs prioritaires du 8e PAE ne pourront être atteints qu’en coopération avec des pays partenaires ou dans le cadre d’une approche globale, et par conséquent, l’amélioration de la capacité des collectivités locales et régionales à s’impliquer dans la coopération décentralisée pourrait constituer un bénéfice notable. Lutter contre la pollution causée par l’industrie, le tourisme et l’activité domestique et combattre la criminalité environnementale requièrent un engagement international suivi d’une action concertée;

69.

souligne que le quatrième chapitre exige une mise en œuvre au moyen d’un programme international en matière d’environnement et de climat pour l’Union européenne afin d’aider celle-ci à relever ces défis et à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale grâce à des politiques économiques et commerciales, au bénéfice de l’environnement et du climat à l’échelle planétaire;

70.

propose que le cinquième chapitre porte sur la communication et mette l’accent sur la sensibilisation à l’importance et aux avantages d’une bonne mise en œuvre du 8e PAE, ainsi qu’à la valeur ajoutée de ce programme pour les citoyens, les entreprises et l’environnement. La mise en œuvre du PAE serait grandement facilitée par une meilleure compréhension, par les citoyens et les autres parties prenantes, des priorités de l’Union européenne en matière d’environnement, ainsi que des mesures à prendre dans ce domaine et des résultats concrets qu’elles sont susceptibles d’apporter.

Bruxelles, le 7 février 2019.

Le président

du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


(1) Réf.: P8_TA(2018)0100

(2) Étude sur l’«Examen à mi-parcours de la mise en œuvre du 7e programme d’action pour l’environnement (2014-2020)» (en anglais uniquement).

(3) Les avis suivants du CdR: ENVE-V-044 (JO C 271 du 19.8.2014, p. 25); ENVE-V-045 (JO C 271 du 19.8.2014, p. 45); ENVE-V-046 (JO C 415 du 20.11.2014, p. 23); ENVE-VI/001 (JO C 260 du 7.8.2015, p. 6); ENVE-VI/005 (JO C 51 du 10.2.2016, p. 48); ENVE-VI/008 (JO C 240 du 1.7.2016, p. 15); ENVE-VI/011 (JO C 88 du 21.3.2017, p. 83); ENVE-VI/013 (JO C 88 du 21.3.2017, p. 43); ENVE-VI/014 (JO C 207 du 30.6.2017, p. 45); ENVE-VI/015 (JO C 207 du 30.6.2017, p. 51); ENVE-VI/021 (JO C 54 du 13.2.2018, p. 21); ENVE-VI-024 (JO C 54 du 13.2.2018, p. 9); ENVE-VI-028 (JO C 361 du 5.10.2018, p. 46); ENVE-VI-029 (JO C 461 du 21.12.2018, p. 30); et ENVE-VI-030 (JO C 387 du 25.10.2018, p. 42).

(4) Étude du CdR: «Vers un huitième programme d’action pour l’environnement: la dimension locale et régionale».

(5) AEE, Rapport 2017 sur les indicateurs environnementaux, à l’appui du suivi du septième programme d’action pour l’environnement (rapport de l’AEE 21/2017); AEE, 2015 (en anglais uniquement). L’environnement en Europe: état et perspectives 2015 – Synthèse. Agence européenne pour l’environnement, Copenhague.

(6) Avis du CdR: ENVE-V-046.

(7) Avis du CdR: ENVE-VI/021.

(8) https://ec.europa.eu/commission/files/report-task-force-subsidiarity-proportionality-and-doing-less-more-efficiently_fr


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