| CELEX | 52018IR2352 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 6 décembre 2018 |
| 7.3.2019 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 86/8 |
Avis du Comité européen des régions sur le «Paquet “Élargissement” 2018»
(2019/C 86/02)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
Observations liminaires
| 1. | se réjouit à la perspective de l’engagement renouvelé de la Commission en matière d’élargissement de l’Union européenne, qui transparaît non seulement dans la communication COM(2018) 450 final à l’examen, mais également dans le document stratégique de février 2018 sur les Balkans occidentaux (voir avis 2018/00065 du CdR) et la décision d’entamer sans délai l’examen analytique de la législation avec l’Albanie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine, après la réponse favorable du Conseil concernant l’adoption d’une décision pour l’ouverture des négociations en juin 2019, sur la base du rapport d’évaluation de la Commission européenne et pour autant que les progrès nécessaires aient été accomplis; |
| 2. | souligne que le processus d’élargissement doit rester une priorité de l’Union européenne et partage l’avis de la Commission selon lequel l’état de droit, la justice, les droits fondamentaux et le respect et la protection des minorités devraient rester au cœur de ce processus; |
| 3. | rappelle qu’il est essentiel d’y associer les collectivités locales et régionales et exhorte les pays candidats (Albanie, ancienne République yougoslave de Macédoine, Monténégro, Serbie et Turquie) et les pays candidats potentiels (Bosnie-Herzégovine et Kosovo (*1)) à renforcer leurs stratégies de décentralisation administrative dans une optique de subsidiarité concrète; |
| 4. | apprécie que les deux présidences du Conseil de 2018 aient inclus la question des Balkans occidentaux parmi les priorités de leur semestre de présidence respectif; se félicite de l’organisation du sommet de Sofia et espère que la déclaration signée à cette occasion pourra se traduire rapidement par des initiatives concrètes; |
| 5. | déplore que l’on assiste, dans les Balkans occidentaux, à un relâchement de l’action réformatrice axée sur l’adhésion à l’Union européenne, qui s’accompagne de la manifestation croissante de sentiments de doute et de scepticisme parmi les citoyens; |
| 6. | déplore que l’évolution de la situation en Turquie, jusqu’aux élections de juin et au-delà, ait entraîné un affaiblissement progressif du respect dû aux valeurs et aux principes inhérents à l’état de droit, de sorte que les Balkans occidentaux et la Turquie n’ont aujourd’hui, de facto, plus du tout les mêmes perspectives d’adhésion à l’Union; |
| 7. | est convaincu que l’élan élan renouvelé que peut imprimer la nouvelle stratégie de la Commission pour les Balkans occidentaux (et aussi, indirectement, pour la Turquie) est susceptible de relancer l’ensemble du processus; |
| 8. | espère que les nouvelles dynamiques de la coopération territoriale européenne établie par les récentes propositions législatives de la Commission en matière de cohésion (Interreg) et d’élargissement (IPA III) pourront favoriser une étroite collaboration entre les collectivités locales et régionales des États membres et celles des pays candidats et candidats potentiels; |
| 9. | rappelle que le respect des critères de Copenhague au sens le plus large est — et doit rester — le paramètre de base pour évaluer l’aptitude des pays candidats à devenir des États membres de l’Union européenne; |
| 10. | est pleinement disposé à collaborer avec les autres institutions de l’Union, afin de soutenir les pays candidats et candidats potentiels dans leur parcours de préparation et d’adhésion future; |
| 11. | escompte que le nouvel accord de coopération entre le CdR et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, signé à Strasbourg le 27 mars 2018, renforcera la coopération entre les deux institutions et permettra d’améliorer les synergies et d’éviter les doubles emplois; |
| 12. | note qu’il y a lieu de retenir, parmi les formes d’aide les plus efficaces pouvant être fournies au niveau des administrations publiques, les initiatives d’échange entre pairs; relève en outre que bon nombre de collectivités territoriales des États membres disposent de compétences relatives à l’application de l’acquis, une expérience qu’elles pourraient utilement partager avec leurs homologues des pays candidats et candidats potentiels; |
| 13. | rappelle que, dans les pays qui aspirent à devenir membres de l’Union européenne, la société dans son ensemble doit être la protagoniste d’une profonde réforme des valeurs et que dans cette optique, les collectivités locales et régionales ont un rôle essentiel à jouer, dans la mesure où c’est à elles que se réfèrent les citoyens dans leur vie quotidienne; |
| 14. | réaffirme que seules les collectivités territoriales, en raison de leur lien direct avec la population, peuvent communiquer efficacement sur les bienfaits de l’adhésion à l’Union européenne et faire mieux connaître les avantages et les aides que l’Union européenne met à la disposition de tous les citoyens, dans les États membres comme les pays candidats et candidats potentiels; |
| 15. | déplore par conséquent que le document de synthèse du paquet «Élargissement» à l’examen ne fasse pas explicitement référence à la situation des collectivités locales et régionales, mais n’évoque que de manière accessoire la nécessité de parvenir à un bon équilibre entre les niveaux de gouvernement central, régional et local; |
Souhaits, suggestions et recommandations
| 16. | souhaite que les gouvernements des Balkans occidentaux renforcent le processus de rapprochement de l’Union européenne et puissent percevoir les signaux positifs qui laissent entrevoir des évolutions importantes sur la base d’un calendrier réaliste; espère également que les citoyens de la région manifesteront avec une détermination renouvelée leur rejet du nationalisme, de la radicalisation et des fermetures identitaires et leur soutien à l’idéal européen; |
| 17. | attend de la Turquie qu’elle abandonne son approche fondée sur l’urgence et reprenne le chemin du rapprochement avec l’Union européenne, en supprimant les mesures qui ont sapé le respect de l’état de droit et des droits fondamentaux, et en rétablissant l’équilibre des pouvoirs démocratiques à tous les niveaux — national, régional et local; |
| 18. | invite tous les pays candidats et candidats potentiels à progresser avec détermination sur la voie de la réforme administrative et à poursuivre efficacement des objectifs de décentralisation à la fois réalistes et ambitieux, en prévoyant des dotations budgétaires appropriées en faveur des collectivités locales et régionales; |
| 19. | réaffirme qu’il y a lieu d’encourager la croissance économique et l’amélioration du niveau de vie des citoyens des pays candidats et candidats potentiels, en assurant des retombées au niveau local; |
| 20. | fait observer qu’une coopération s’impose avec l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes pour la gestion des flux migratoires; rappelle que l’aide octroyée par l’Union européenne aux pays des Balkans occidentaux et à la Turquie afin de contribuer à la gestion de ces flux doit également parvenir aux collectivités locales et régionales qui assument quotidiennement une mission d’accueil et de soutien; |
| 21. | constate qu’aucun chapitre de négociation ne porte sur le processus de décentralisation, ni sur la réforme de l’administration publique et de la gouvernance; invite dès lors la Commission à inclure ces questions dans toutes les réunions bilatérales consacrées aux chapitres de l’acquis pour lesquels la décentralisation administrative est pertinente, et à insister auprès des pays candidats et candidats potentiels pour que les collectivités locales et régionales soient associées au processus de préparation à l’adhésion; |
| 22. | demande à la Commission de prévoir des modalités opérationnelles ad hoc permettant de recourir aux instruments TAIEX et Jumelage pour la coopération entre les collectivités locales et régionales des États membres et des pays candidats et candidats potentiels; |
| 23. | engage la Commission à envisager le rétablissement de l’instrument pour l’administration locale et du programme de formation régional, utilisés lors d’élargissements précédents; |
| 24. | invite la Commission à expérimenter l’intervention du programme SIGMA auprès des collectivités territoriales des pays candidats, de manière à définir des modèles de réforme de la gouvernance locale en vue de l’application de l’acquis; |
| 25. | exhorte la Commission à mettre en œuvre des initiatives dans le domaine culturel et sportif qui, en particulier dans les régions pluriethniques, permettent l’implication directe de l’ensemble de la population locale, et en particulier des jeunes, en favorisant l’intégration et la reconnaissance mutuelle des identités; |
| 26. | demande à la Commission d’être vigilante à l’égard du comportement des représentants des pouvoirs publics des pays candidats à l’adhésion et des pays candidats potentiels à l’adhésion des Balkans occidentaux en matière d’égalité entre les sexes et de respect des minorités ethniques, linguistiques et de l’ensemble des personnes LGBTI+. L’Union européenne est un phare de tolérance dans le monde et il est impératif que tout nouvel État adhérent affiche un soutien politique sans faille aux valeurs démocratiques liées au respect des personnes, tant en ce qui concerne la défense des libertés que le respect de l’égalité; |
| 27. | recommande à la Commission d’interagir et de prendre des initiatives communes — notamment dans l’esprit du processus de Berlin — avec des organisations qui connaissent la réalité des collectivités locales et régionales des pays candidats et candidats potentiels et qui ont déjà expérimenté avec elles certaines formes de coopération, notamment le réseau des associations de collectivités locales du sud-est de l’Europe (NALAS), l’Association européenne pour la démocratie locale (ALDA), l’Initiative centre-européenne (CEI) et le Conseil de coopération régionale (RCC); |
| 28. | enfin, invite une nouvelle fois instamment la Commission à accorder plus d’attention et de place, dans les prochains rapports sur l’état d’avancement du processus d’élargissement, à l’analyse de la situation au niveau des collectivités territoriales, en évaluant les progrès ou les lacunes en matière de réforme administrative, à l’instar de ce qu’elle fait concernant les autorités centrales; |
Observations spécifiques concernant les pays candidats et candidats potentiels
Monténégro
| 29. | se réjouit des progrès notables accomplis par le Monténégro dans son parcours euro-atlantique; |
| 30. | fait observer que de sérieux efforts sont nécessaires pour renforcer l’état de droit et les institutions démocratiques, en œuvrant en faveur d’un retour à la pleine représentativité de toutes les forces politiques au sein du parlement; |
| 31. | se déclare préoccupé par la situation en ce qui concerne la liberté d’expression, notamment les nombreux cas d’intimidation et de violence à l’encontre de journalistes; |
| 32. | se félicite de l’adoption de nouvelles dispositions visant à introduire des critères de recrutement fondés sur le mérite dans les administrations, tant au niveau central que périphérique, et accueille favorablement l’adoption, dans pratiquement toutes les municipalités, de codes d’éthique à l’intention des fonctionnaires et des élus locaux; |
| 33. | invite à vérifier l’impact local de l’application de la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire et la construction civile, modifiant l’attribution des compétences en matière de réglementation de l’affectation des sols; |
Serbie
| 34. | se réjouit que, comme pour le Monténégro, la Commission ait indiqué 2025 comme date possible, bien qu’ambitieuse, d’adhésion à l’Union européenne; |
| 35. | souligne que la poursuite de cet objectif exigera un engagement et des efforts prodigieux, notamment pour renforcer l’état de droit et normaliser les relations avec le Kosovo; |
| 36. | salue la nomination d’une femme à la tête du gouvernement pour la première fois dans l’histoire du pays, mais constate que la loi sur l’égalité entre les sexes n’a pas encore été adoptée par le parlement et que d’importants efforts sont encore nécessaires pour améliorer la situation des Roms, des LGBTI, des personnes handicapées et des groupes socialement vulnérables; |
| 37. | reconnaît l’engagement de la Serbie dans la gestion des flux migratoires qui traversent son territoire; |
| 38. | souligne que la lutte contre la corruption reste l’un des principaux enjeux pour le pays; juge essentiel que la nouvelle loi sur l’agence de lutte contre la corruption soit adoptée au plus vite, mais estime qu’il convient également de prêter attention à la prévention de la corruption au niveau des collectivités locales; |
| 39. | note avec préoccupation que les capacités administratives des collectivités locales et régionales révèlent des faiblesses et que les ressources humaines et financières mises à la disposition de ces collectivités ne sont pas toujours en adéquation avec les tâches à exécuter; se réjouit en revanche de l’adoption, fin 2017, de la loi relative aux rémunérations au sein des collectivités territoriales; |
| 40. | invite instamment la Serbie à mettre en œuvre les normes constitutionnelles sur le financement de la province autonome de Voïvodine, en adoptant les dispositions législatives pertinentes dans les plus brefs délais; exhorte également le gouvernement à respecter l’autonomie des élus locaux, quelle que soit leur appartenance politique; |
| 41. | rappelle le rôle que les ONG peuvent jouer également au niveau local et appelle de ses vœux la définition rapide de critères d’accès aux financements publics afin d’en garantir l’efficacité et la transparence; espère que la liberté d’expression sera toujours garantie et que les menaces et intimidations visant les journalistes seront condamnées et réprimées sans délai par les autorités; |
Turquie
| 42. | reconnaît que la Turquie est un partenaire important de l’Union, mais dénonce les graves restrictions des libertés individuelles, se traduisant par l’arrestation et l’incarcération de dizaines de milliers de personnes et des licenciements en masse de fonctionnaires, et qui sont en contradiction avec les valeurs et principes sur lesquels l’Union européenne est fondée, notamment la charte européenne des droits fondamentaux; |
| 43. | rappelle que les amendements constitutionnels visant à introduire un régime présidentiel, entrés en vigueur récemment, ont fait l’objet d’un avis négatif de la commission de Venise, en particulier en ce qui concerne la séparation des pouvoirs; rappelle en outre que l’on attend de chaque pays candidat qu’il respecte les normes les plus élevées en matière de démocratie, d’état de droit et de libertés fondamentales et qu’il garantisse le bon fonctionnement d’une magistrature indépendante; |
| 44. | se dit gravement préoccupé par la destitution forcée et, dans de nombreux cas, l’arrestation de plus d’une centaine de maires élus démocratiquement, remplacés d’autorité par des administrateurs désignés par le gouvernement, ainsi que par les pressions exercées sur les maires de nombreuses autres villes pour qu’ils démissionnent de leurs fonctions; |
| 45. | espère que les élections locales qui se tiendront d’ici mars 2019 seront organisées dans le plein respect des principes démocratiques et offriront l’occasion de rétablir la représentativité démocratique des collectivités locales; |
| 46. | reconnaît les efforts déployés par la Turquie pour soutenir les déplacés et réfugiés présents sur son territoire et souligne l’engagement financier de l’Union européenne visant à alléger la charge que cela représente; souhaite qu’une part équitable des fonds octroyés par l’Union européenne soit allouée aux collectivités territoriales directement impliquées dans la gestion des déplacés et réfugiés; |
| 47. | déplore que la Turquie continue de ne pas se conformer aux dispositions du protocole additionnel à l’accord d’association avec l’Union européenne et de ne pas reconnaître la République de Chypre; encourage un règlement équitable, global et viable de la question chypriote sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’acquis de l’Union européenne, et demande à la Turquie de s’engager et d’œuvrer en faveur d’un tel règlement; se réjouit des progrès réalisés en direction d’une solution mutuellement acceptable, ainsi que des démarches entreprises par les Nations unies en vue d’une reprise des négociations; |
| 48. | appelle la Turquie à s’engager sans équivoque en faveur de relations de bon voisinage avec l’ensemble de ses voisins; insiste sur la nécessité de respecter le droit de tous les États membres de conclure des accords bilatéraux, ainsi que d’explorer et d’exploiter leurs ressources naturelles conformément à l’acquis de l’Union européenne et au droit international; souligne en outre la nécessité de respecter la souveraineté et les droits souverains des États membres en ce qui concerne leur zone économique exclusive, leurs eaux territoriales et leur espace aérien; |
| 49. | demande à la Turquie d’engager le retrait de ses forces de Chypre et de transférer la zone bouclée de Famagouste aux Nations unies, conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies no 550 (1984); souligne que de telles mesures de renforcement de la confiance ouvriraient aux deux communautés une perspective de prospérité économique, sociale et régionale; note qu’un dialogue entre les sociétés civiles dans les communautés locales est susceptible de favoriser la conclusion d’un accord; |
| 50. | rappelle que la Turquie est un pays candidat depuis 1999 et que les négociations d’adhésion ont débuté en 2005; relève que le processus de rapprochement de l’Union européenne a perdu son dynamisme ces dernières années et qu’un sérieux recul a été constaté en matière de respect de l’état de droit, des libertés et droits fondamentaux; estime qu’il appartient désormais à la Turquie d’évaluer si et comment elle entend poursuivre le parcours amorcé en 1987 avec sa demande d’adhésion; |
Albanie
| 51. | se félicite des conclusions du Conseil de juin 2018 et invite l’Albanie à intensifier ses efforts en vue d’aboutir à une décision favorable du Conseil concernant l’ouverture des négociations d’adhésion en juin 2019; |
| 52. | rappelle qu’il est nécessaire que le pays continue à renforcer l’état de droit, en particulier dans le cadre des cinq priorités clés (réforme de l’administration publique, justice, lutte contre la corruption, lutte contre la criminalité organisée, promotion et respect des droits de l’homme, y compris ceux des membres de minorités, ainsi que des droits de propriété); |
| 53. | salue le processus de réévaluation des magistrats et des procureurs, qui a déjà débouché sur des résultats concrets; |
| 54. | reconnaît la capacité des forces politiques de la majorité et de l’opposition à assurer le bon déroulement des élections de 2017, mais souligne les lacunes qu’a encore relevées l’OSCE; espère que les corrections appropriées seront apportées à la loi électorale pour les élections locales de 2019; |
| 55. | apprécie les efforts des collectivités locales et régionales en matière de réforme de la législation, mais regrette que, souvent, ces dernières n’adoptent pas des méthodes de sélection fondées sur le mérite et que, de manière générale, la loi sur la fonction publique n’est pas correctement mise en œuvre au niveau local; |
| 56. | déplore, en ce qui concerne les droits fondamentaux, le retard dans la nomination des principaux collaborateurs du nouveau médiateur, tandis que les comportements relevant de règlements de compte et de codes coutumiers persistent et que la violence domestique atteint toujours des niveaux inacceptables; |
| 57. | ne doute pas que le pays poursuivra sur la voie des réformes dans le cadre des priorités clés et qu’il ne ménagera pas ses efforts pour relever les défis futurs, à commencer par l’examen analytique de l’acquis; |
Ancienne République yougoslave de Macédoine
| 58. | se félicite des conclusions du Conseil de juin 2018 et invite l’ancienne République yougoslave de Macédoine à poursuivre ses efforts en vue d’aboutir à une décision favorable du Conseil concernant l’ouverture des négociations d’adhésion en juin 2019; |
| 59. | salue le courage politique du nouveau gouvernement, formé à la suite de l’accord de Pržino et des élections tenues fin 2016, qui a permis de parvenir à un compromis avec la Grèce sur le nom officiel du pays; espère que l’indispensable processus de réforme constitutionnelle sera mené à bien dans les meilleurs délais; |
| 60. | se félicite aussi de l’esprit d’ouverture au dialogue, également avec d’autres pays de la région, et notamment avec la Bulgarie; |
| 61. | se réjouit de la tenue d’élections municipales en octobre 2017 et du fait que les consultations se soient déroulées globalement sans heurts; |
| 62. | rappelle que l’accord-cadre d’Ohrid de 2001 prévoyait un processus de décentralisation qui n’a toutefois pas été mis en œuvre au cours des années suivantes; se félicite dès lors de la décision d’augmenter les crédits en faveur des collectivités locales et régionales afin de garantir une meilleure offre de services aux citoyens; |
| 63. | fait observer que, même si les relations interethniques semblent moins tendues que dans un passé encore récent, les dispositions en la matière prévues par l’accord-cadre d’Ohrid doivent être pleinement mises en œuvre; |
| 64. | ne doute pas que le pays poursuivra sur la voie des réformes axées sur le processus d’adhésion à l’Union européenne et qu’il ne ménagera pas ses efforts pour relever les défis futurs, à commencer par l’examen analytique de l’acquis; |
Bosnie-Herzégovine
| 65. | se félicite que le pays ait enfin répondu, en février 2018, au «questionnaire» de la Commission; |
| 66. | relève toutefois, dans l’ensemble, l’absence de progrès significatifs dans la mise en œuvre des réformes nécessaires pour relancer le développement du pays et sa perspective européenne; |
| 67. | exprime ses regrets et ses préoccupations face à l’incapacité des dirigeants politiques à parvenir à un accord sur une nouvelle loi électorale avant la tenue des élections nationales, et face à l’absence persistante de progrès concernant la municipalité de Mostar; |
| 68. | rappelle la nécessité de clarifier la répartition des compétences entre les entités, les cantons et les communes, afin de désamorcer les tensions et de favoriser la coopération; |
| 69. | est conscient des efforts déployés par le pays pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation et appelle à la poursuite de la prévention et de la répression; souligne l’importance d’associer les collectivités locales aux actions de suivi de la situation et de facilitation de la réinsertion des anciens combattants radicalisés; |
Kosovo
| 70. | constate que, malgré des difficultés endogènes et exogènes, le dialogue avec la Serbie, facilité par l’Union européenne, se poursuit au niveau technico-politique, mais insiste sur la nécessité d’un engagement plus convaincu et déterminé; |
| 71. | se félicite que la Commission ait considéré que toutes les obligations en vue de la libéralisation du régime des visas aient été satisfaites; |
| 72. | se réjouit de la tenue régulière d’élections administratives fin 2017 et de la nomination de plus de deux cents maires sur l’ensemble du territoire du Kosovo; |
| 73. | note que les rapports entre les forces politiques ont pris une forme et un ton parfois inacceptables et invite toutes les parties à préserver le prestige des institutions démocratiques et à assurer leur bon fonctionnement; |
| 74. | invite les autorités à tout mettre en œuvre pour que l’accord de stabilisation et d’association soit appliqué de manière concrète au profit des citoyens et du processus de rapprochement de l’Union européenne. |
Bruxelles, le 6 décembre 2018.
Le président du Comité européen des régions
Karl-Heinz LAMBERTZ
(*1) Cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut du Kosovo et est conforme à la résolution 1244/1999 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ) sur la déclaration d’indépendance du Kosovo.
Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur les conflits d’intérêts et la protection du budget de l’Union européenne en République tchèque (2018/2975(RSP))
13/12/2018
Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’adéquation de la protection des données à caractère personnel assurée par le Japon (2018/2979(RSP))
13/12/2018
Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’Égypte, et plus particulièrement sur la situation des défenseurs des droits de l’homme dans le pays (2018/2968(RSP))
13/12/2018
Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’Iran, en particulier le cas de Nasrin Sotoudeh (2018/2967(RSP))
13/12/2018