LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52018IR2748
Initiative législative52018IR2748

Avis du Comité européen des régions sur la fiscalité dans l’économie numérique

CELEX52018IR2748
TypeInitiative législative
Datejeudi 6 décembre 2018

Résumé IA

Le Comité européen des régions souligne la nécessité d'une réforme fiscale adaptée à l'économie numérique, en insistant sur l'importance de préserver les recettes des collectivités locales et régionales. Il appelle à une action coordonnée au niveau de l'UE pour éviter l'érosion de la base d'imposition et garantir une concurrence équitable, tout en plaidant pour une définition claire de l'établissement stable numérique. Cet avis invite les législateurs à concilier innovation numérique et justice fiscale territoriale.

Texte intégral

7.3.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 86/14


Avis du Comité européen des régions sur la fiscalité dans l’économie numérique

(2019/C 86/03)

Rapporteur:

Jean-Luc VANRAES (BE/ADLE), conseiller communal d’Uccle

Textes de référence:

Proposition de directive du Conseil établissant les règles d’imposition des sociétés ayant une présence numérique significative

COM(2018) 147 final

Proposition de directive du Conseil concernant le système commun de taxe sur les services numériques applicable aux produits tirés de la fourniture de certains services numériques

COM(2018) 148 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Proposition de directive du Conseil concernant le système commun de taxe sur les services numériques applicable aux produits tirés de la fourniture de certains services numériques

Amendement 1

Considérant 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Il convient de limiter l’application de la TSN aux produits provenant de la fourniture de certains services numériques . Il est approprié que les services numériques concernés soient ceux qui s’appuient largement sur la création de valeur par les utilisateurs pour lesquels le décalage entre le lieu où les bénéfices sont taxés et le lieu d’établissement des utilisateurs est généralement le plus marqué. Ce sont les produits tirés du traitement des contributions des utilisateurs qui devraient être taxés et non la participation des utilisateurs en elle-même.

Il convient de limiter l’application de la TSN aux produits provenant de la fourniture de services numériques qui s’appuient largement sur la création de valeur par les utilisateurs , la transmission lucrative des données des utilisateurs, ainsi que sur leur capacité à exercer des activités et à fournir des services à distance sans présence physique. Dans ces cas , le décalage entre le lieu où les bénéfices sont taxés et le lieu d’établissement des utilisateurs est généralement le plus marqué.

Exposé des motifs

La restriction du champ d’application des TSN à la seule contribution des utilisateurs est juridiquement contestable.

Amendement 2

Considérant 10

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Plus particulièrement, les produits imposables devraient être ceux provenant de la fourniture des services suivants: i) le placement sur une interface numérique de publicités ciblant les utilisateurs de cette interface; ii) la mise à la disposition des utilisateurs d’interfaces numériques multifaces qui permettent aux utilisateurs de trouver d’autres utilisateurs et d’interagir avec eux et qui peuvent aussi faciliter la réalisation de fournitures sous-jacentes de biens ou services directement entre les utilisateurs (parfois appelées «services d’intermédiation»); et iii) la transmission de données recueillies au sujet des utilisateurs et générées à partir des activités de ces utilisateurs sur les interfaces numériques. Si aucun produit n’est tiré de la fourniture de ces services, il n’y a pas lieu d’appliquer la TSN. D’autres produits générés par l’entité fournissant ce type de services mais ne provenant pas directement de la fourniture de ces services devraient aussi être exclus du champ d’application de la taxe.

Plus particulièrement, les produits imposables devraient être ceux provenant de la fourniture des services suivants: i) le placement sur une interface numérique de publicités ciblant les utilisateurs de cette interface; ii) la mise à la disposition des utilisateurs d’interfaces numériques multifaces qui permettent aux utilisateurs de trouver d’autres utilisateurs et d’interagir avec eux et qui peuvent aussi faciliter la réalisation de fournitures sous-jacentes de biens ou services directement entre les utilisateurs (parfois appelées «services d’intermédiation»); et iii) la transmission lucrative de données recueillies au sujet des utilisateurs et générées à partir des activités de ces utilisateurs sur les interfaces numériques. Si aucun produit n’est tiré de la fourniture de ces services, il n’y a pas lieu d’appliquer la TSN. D’autres produits générés par l’entité fournissant ce type de services mais ne provenant pas directement de la fourniture de ces services devraient aussi être exclus du champ d’application de la taxe.

Exposé des motifs

La restriction du champ d’application des TSN à la seule contribution des utilisateurs est juridiquement contestable.

Amendement 3

Article 3, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Produits imposables

Produits imposables

1. Les produits provenant de la fourniture de chacun des services ci-après par une entité sont considérés comme des «produits imposables» aux fins de la présente directive:

1. Les produits provenant de la fourniture de chacun des services ci-après par une entité sont considérés comme des «produits imposables» aux fins de la présente directive:

a)

le placement sur une interface numérique de publicités ciblant les utilisateurs de cette interface;

a)

le placement sur une interface numérique de publicités ciblant les utilisateurs de cette interface;

b)

la mise à disposition des utilisateurs d’une interface numérique multifaces qui permet aux utilisateurs de trouver d’autres utilisateurs et d’interagir avec eux, et qui peut aussi faciliter la réalisation de fournitures sous-jacentes de biens ou services directement entre les utilisateurs;

b)

la mise à disposition des utilisateurs d’une interface numérique multifaces qui permet aux utilisateurs de trouver d’autres utilisateurs et d’interagir avec eux, et qui peut aussi faciliter la réalisation de fournitures sous-jacentes de biens ou services directement entre les utilisateurs;

c)

la transmission de données recueillies au sujet des utilisateurs et générées à partir de leurs activités sur les interfaces numériques.

c)

la transmission lucrative de données recueillies au sujet des utilisateurs et générées à partir de leurs activités sur les interfaces numériques.

Exposé des motifs

Découle du texte.

Amendement 4

Article 10, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 10

Article 10

Identification

Identification

[…]

[…]

2. Cette notification est effectuée par voie électronique au plus tard dans les 10 jours ouvrables suivant la fin de la première période d’imposition pour laquelle l’assujetti est redevable de la TSN au titre de la présente directive (ci-après, la «première période d’imputation»).

2. Cette notification est effectuée par voie électronique avant la fin du premier mois suivant la fin de la première période d’imposition pour laquelle l’assujetti est redevable de la TSN au titre de la présente directive (ci-après, la «première période d’imputation»).

Exposé des motifs

Le délai de dix jours ouvrables est trop court.

Amendement 5

Article 11, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 11

Article 11

Numéro d’identification

Numéro d’identification

1. L’État membre d’identification attribue à l’assujetti un numéro individuel d’identification aux fins de la TSN et lui notifie ce numéro par voie électronique dans un délai de 10 jours ouvrables à compter de la date de réception de la notification visée à l’article 10.

1. L’État membre d’identification attribue à l’assujetti un numéro individuel d’identification aux fins de la TSN et lui notifie ce numéro par voie électronique dans un délai de 10 jours civils à compter de la date de réception de la notification visée à l’article 10.

Exposé des motifs

En raison des variantes en matière de congés annuels d’un État membre, voire d’une région à l’autre, il est préférable de parler de «jours civils» plutôt que de «jours ouvrables». Il en va de même pour l’article 12, paragraphe 2, l’article 14, l’article 16, paragraphe 2, l’article 20, paragraphes 1 et 3, l’article 21, paragraphe 1 et l’article 22, paragraphe 1.

Amendement 6

Article 12, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 12

Article 12

Suppression du registre d’identification

Suppression du registre d’identification

[…]

[…]

2. L’État membre d’identification supprime l’assujetti du registre d’identification à la fin du délai de 60 jours ouvrables suivant la fin de la période d’imposition durant laquelle les informations visées au paragraphe 1 ont été notifiées.

2. L’État membre d’identification invalide l’inscription de l’assujetti dans le registre d’identification à la fin du délai de 60 jours civils suivant la fin de la période d’imposition durant laquelle les informations visées au paragraphe 1 ont été notifiées.

Exposé des motifs

Il convient de ne pas supprimer les comptes fiscaux après 60 jours ouvrables eu égard aux délais de prescription actuels et la nécessité de conserver des preuves. Pour ce qui est des «jours ouvrables», voir l’exposé des motifs précédent.

Amendement 7

Insérer un paragraphe 2 à l’article 26

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Elle sera abrogée lorsque la directive du Conseil établissant les règles d’imposition des sociétés ayant une présence numérique significative aura été adoptée et dès que celle-ci sera entrée en vigueur, à compter de sa date de transposition.

Exposé des motifs

L’imposition des services numériques a été conçue comme une mesure temporaire et ne peut devenir permanente. Si l’imposition des services numériques est toujours appliquée au moment de l’entrée en vigueur de la directive relative à la présence numérique excessive, les entreprises risquent d’être imposées deux fois.

Proposition de directive du Conseil établissant les règles d’imposition des sociétés ayant une présence numérique significative

Amendement 8

Article 4, paragraphe 3

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 4

Article 4

Présence numérique significative

Présence numérique significative

[…]

[…]

3. Une «présence numérique significative» est réputée exister dans un État membre au cours d’une période d’imposition si l’activité exercée par son intermédiaire consiste, en tout ou en partie, en la fourniture de services numériques par l’intermédiaire d’une interface numérique et qu’ une ou plusieurs des conditions suivantes sont remplies en ce qui concerne la fourniture de ces services par l’entité exerçant cette activité, considérée conjointement avec la fourniture de tels services par l’intermédiaire d’une interface numérique par chacune des entreprises associées de cette entité au niveau consolidé:

3. Une «présence numérique significative» est réputée exister dans un État membre au cours d’une période d’imposition si l’activité exercée par son intermédiaire consiste, en tout ou en partie, en la fourniture de services numériques par l’intermédiaire d’une interface numérique et qu’ au moins deux des conditions suivantes sont remplies en ce qui concerne la fourniture de ces services par l’entité exerçant cette activité, considérée conjointement avec la fourniture de tels services par l’intermédiaire d’une interface numérique par chacune des entreprises associées de cette entité au niveau consolidé:

a)

la part du total des produits tirés au cours de cette période d’imposition et résultant de la fourniture de ces services numériques à des utilisateurs situés dans cet État membre au cours de cette période d’imposition est supérieure à 7 000 000 EUR;

a)

la part du total des produits tirés au cours de cette période d’imposition et résultant de la fourniture de ces services numériques à des utilisateurs situés dans cet État membre au cours de cette période d’imposition est supérieure à 10 000 000 EUR;

b)

le nombre d’utilisateurs de l’un ou de plusieurs de ces services numériques qui sont situés dans cet État membre au cours de cette période imposable est supérieur à 100 000 ;

b)

le nombre d’utilisateurs de l’un ou de plusieurs de ces services numériques qui sont situés dans cet État membre au cours de cette période imposable est supérieur à 100 000 ;

c)

le nombre de contrats commerciaux pour la fourniture de tels services numériques qui sont conclus au cours de cette période d’imposition par des utilisateurs situés dans cet État membre est supérieur à 3 000 .

c)

le nombre de contrats commerciaux pour la fourniture de tels services numériques qui sont conclus au cours de cette période d’imposition par des utilisateurs situés dans cet État membre est supérieur à 3 000 .

[…]

[…]

Exposé des motifs

Le seuil de 7 000 000 EUR pour la création d’un établissement stable, qui serait applicable au titre de la nouvelle réglementation, doit être relevé. En effet, un seuil aussi bas pourrait constituer un obstacle à la numérisation. En outre, le seuil de 3 000 accords commerciaux risque d’être rapidement dépassé dans certains secteurs, comme dans le cas des contrats d’entretien. Il convient donc de parler de présence numérique significative lorsqu’au moins deux des conditions requises sont remplies.

Amendement 9

Article 5, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 5

Article 5

Bénéfices attribuables à la présence numérique significative ou au regard de la présence numérique significative

Bénéfices attribuables à la présence numérique significative ou au regard de la présence numérique significative

1. Les bénéfices qui sont attribuables à une présence numérique significative ou au regard d’une présence numérique significative dans un État membre sont imposables dans le cadre fiscal applicable aux entreprises de cet État membre uniquement .

1. Les bénéfices qui sont attribuables à une présence numérique significative ou au regard d’une présence numérique significative dans un État membre sont imposables dans le cadre fiscal applicable aux entreprises de cet État membre.

Exposé des motifs

Le terme «uniquement» doit être supprimé. À défaut, cela suppose l’application d’un système de crédit. Les États membres disposant d’un système d’imputation de l’impôt sur les sociétés se verraient alors contraints de mettre en place un système de crédit.

Amendement 10

ANNEXE II

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Liste des services visés à l’article 3, paragraphe 5, point f):

Liste des services visés à l’article 3, paragraphe 5, point f):

a)

fourniture et hébergement de sites internet;

a)

fourniture et hébergement de sites internet;

b)

maintenance automatisée de programmes, à distance et en ligne;

b)

maintenance automatisée de programmes, à distance et en ligne;

c)

administration de systèmes à distance;

c)

administration de systèmes à distance;

d)

entreposage de données en ligne, permettant le stockage et l’extraction de données particulières par voie électronique;

d)

entreposage de données en ligne, permettant le stockage et l’extraction de données particulières par voie électronique;

e)

fourniture en ligne d’espace disque sur demande;

e)

fourniture en ligne d’espace disque sur demande;

f)

logiciels utilisés en ligne ou téléchargés (notamment, programmes de passation des marchés/de comptabilité, logiciels antivirus) et leurs mises à jour;

f)

logiciels utilisés en ligne ou téléchargés (notamment, programmes de passation des marchés/de comptabilité, logiciels antivirus) et leurs mises à jour;

g)

logiciels servant à empêcher l’apparition de bannières publicitaires, connus également comme filtres antibannières;

g)

logiciels servant à empêcher l’apparition de bannières publicitaires, connus également comme filtres antibannières;

h)

pilotes à télécharger, tels que les logiciels d’interconnexion entre un ordinateur et des périphériques (tels que les imprimantes);

h)

pilotes à télécharger, tels que les logiciels d’interconnexion entre un ordinateur et des périphériques (tels que les imprimantes);

i)

installation automatisée en ligne de filtres sur des sites internet;

i)

installation automatisée en ligne de filtres sur des sites internet;

j)

installation automatisée en ligne de pare-feu;

j)

installation automatisée en ligne de pare-feu;

k)

consultation ou téléchargement d’éléments servant à personnaliser le «bureau» de l’ordinateur;

k)

consultation ou téléchargement d’éléments servant à personnaliser le «bureau» de l’ordinateur;

l)

consultation ou téléchargement de photos, d’images ou d’économiseurs d’écran;

l)

consultation ou téléchargement de photos, d’images ou d’économiseurs d’écran;

m)

contenu numérisé de livres et autres publications électroniques;

m)

blogs et statistiques de fréquentation de sites internet;

n)

abonnement à des journaux et à des périodiques en ligne;

n)

informations en ligne générées automatiquement par un logiciel, au départ de données saisies par le client, telles que des données juridiques ou financières (notamment, cours des marchés boursiers en temps réel);

o)

blogs et statistiques de fréquentation de sites internet;

o)

fourniture d’espaces publicitaires, en ce compris de bannières sur un site ou une page internet;

p)

informations en ligne, informations routières et bulletins météorologiques en ligne;

p)

utilisation de moteurs de recherche et d’annuaires internet;

q)

informations en ligne générées automatiquement par un logiciel, au départ de données saisies par le client, telles que des données juridiques ou financières (notamment, cours des marchés boursiers en temps réel);

q)

consultation ou téléchargement de musique sur les ordinateurs et les téléphones mobiles;

r)

fourniture d’espaces publicitaires, en ce compris de bannières sur un site ou une page internet;

r)

consultation ou téléchargement de sonals, d’extraits, de sonneries ou d’autres sons;

s)

utilisation de moteurs de recherche et d’annuaires internet;

s)

consultation ou téléchargement de films;

t)

consultation ou téléchargement de musique sur les ordinateurs et les téléphones mobiles;

t)

téléchargement de jeux sur les ordinateurs et les téléphones mobiles;

u)

consultation ou téléchargement de sonals, d’extraits, de sonneries ou d’autres sons;

u)

accès à des jeux automatisés en ligne qui sont dépendants de l’internet ou de réseaux électroniques analogues et où les différents joueurs sont géographiquement distants les uns des autres;

v)

consultation ou téléchargement de films;

v)

enseignement à distance automatisé dont le fonctionnement dépend de l’internet ou d’un réseau électronique analogue et dont la fourniture exige une intervention humaine limitée, voire nulle, y compris les classes virtuelles, sauf lorsque l’internet ou un réseau électronique analogue est utilisé comme simple moyen de communication entre l’enseignant et l’étudiant;

w)

téléchargement de jeux sur les ordinateurs et les téléphones mobiles;

w)

cahiers d’exercices complétés en ligne par les élèves, avec notation automatique ne nécessitant aucune intervention humaine.

x)

accès à des jeux automatisés en ligne qui sont dépendants de l’internet ou de réseaux électroniques analogues et où les différents joueurs sont géographiquement distants les uns des autres;

y)

enseignement à distance automatisé dont le fonctionnement dépend de l’internet ou d’un réseau électronique analogue et dont la fourniture exige une intervention humaine limitée, voire nulle, y compris les classes virtuelles, sauf lorsque l’internet ou un réseau électronique analogue est utilisé comme simple moyen de communication entre l’enseignant et l’étudiant;

z)

cahiers d’exercices complétés en ligne par les élèves, avec notation automatique ne nécessitant aucune intervention humaine.

Exposé des motifs

Le contenu numérisé de livres et d’autres publications électroniques ne diffère pas fondamentalement de l’offre de contenu sur support papier.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

Observations générales

1.

souligne qu’afin de pouvoir exploiter le potentiel du marché unique numérique, il convient d’y instaurer un cadre fiscal moderne et stable qui stimule l’innovation, lutte contre la fragmentation du marché et permet à tous les acteurs de tirer profit de la nouvelle dynamique du marché dans des conditions équitables et équilibrées;

2.

regrette que certaines entreprises, en particulier celles qui exercent principalement leurs activités dans le secteur de l’économie numérique, soient imposées beaucoup trop légèrement. En ce qui concerne l’impôt des sociétés, il est important que les conditions de concurrence soient équitables et que la contribution de tous les acteurs soit proportionnée et juste;

3.

en effet, les entreprises traditionnelles, qui sont principalement des petites et moyennes entreprises, subissent une concurrence fiscale déloyale. Du fait de cette concurrence fiscale préjudiciable, un grand nombre de ces entreprises peinent à garder la tête hors de l’eau;

4.

constate que les systèmes d’imposition existants ne sont plus adaptés au contexte économique actuel, qui se caractérise par la mondialisation, la mobilité, les technologies numériques, de nouveaux modèles d’affaire et des structures d’entreprise complexes. Les anciens principes applicables au 20e siècle ne sont plus adéquats. La société du 21e siècle a besoin de nouveaux modèles. Le maintien du statu quo n’est pas une solution envisageable;

5.

se félicite de constater que la Commission prend des initiatives en matière de taxation des services numériques et qu’elle donne une impulsion nouvelle aux discussions internationales en décrivant clairement comment l’on pourrait transformer les principes actuels en la matière. Différentes initiatives émanant des États membres ou des régions risquent de perturber gravement le marché unique;

6.

reconnaît que les impôts sont rarement populaires, encore moins lorsqu’ils sont nouveaux, mais ils sont essentiels pour garantir la bonne santé des finances publiques. L’élargissement de l’assiette de l’impôt par la mise en place d’une fiscalité adéquate des services numériques, qui ne sont aujourd’hui que peu, voire pas du tout, imposés, permet aux autorités respectives d’appliquer des taux nominaux d’imposition raisonnables à l’emploi et à l’activité économique, voire d’octroyer des déductions fiscales, en particulier aux jeunes entreprises et aux PME;

7.

estime qu’il convient de trouver une solution à l’échelle mondiale afin de pouvoir mieux tirer parti des avantages de la mondialisation, en instaurant aussi une gouvernance de qualité et des règles au niveau international. Il convient de saluer l’action menée en étroite collaboration par la Commission, les États membres et l’OCDE, dans le but de progresser vers la formulation d’une solution internationale;

8.

se félicite des travaux menés par l’OCDE, qui font l’objet d’un rapport intermédiaire publié le 16 mars 2018: «Les défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie». Ce rapport concerne 110 pays;

9.

est d’avis que, dans l’attente de la mise au point d’une solution globale par l’OCDE, qui selon toute probabilité, ne pourra malheureusement pas être approuvée ni mise en œuvre à court terme, la Commission se doit d’adopter une solution provisoire. Les seuils proposés ne devraient pas avoir d’incidence négative sur les microentreprises ou les PME;

10.

estime qu’il est incontestable que chaque service rémunéré, qu’il soit numérique ou non, doit être imposé. Afin que cette mesure n’ait pas de répercussions négatives sur les microentreprises et les PME, il sera important de fixer un plafond au-delà duquel la taxe s’applique. Il sera également essentiel de déterminer où les entreprises actives dans l’économie numérique réalisent leur chiffre d’affaires. Il convient de s’attarder sur les questions suivantes: comment imposer ces montants en évitant la double imposition, comment empêcher que l’impôt soit éludé et comment répartir de manière équitable ces recettes fiscales perçues à l’échelle internationale, afin que tous les États membres puissent en profiter;

Taxe sur les services numériques

11.

demande que le champ d’application d’une taxe sur les services numériques soit défini avec le plus grand soin. Pour être efficaces, les définitions ne peuvent être sujettes à la moindre interprétation. Les systèmes fiscaux simples, transparents et sans équivoque sont les plus efficaces;

12.

note que la Commission propose une taxe sur les services numériques perçue non pas sur les bénéfices, mais sur le chiffre d’affaires, ce qui peut avoir pour conséquence de soumettre à l’impôt également les entreprises sans but lucratif. Le CdR fait observer que cette approche diffère de celle du système mondial d’imposition des sociétés, qui est fondé sur les bénéfices. Cependant, le fait est que de nombreux modèles d’affaire d’entreprises numériques tablent sur des pertes au cours de la phase de démarrage;

13.

se dit préoccupé par le fait qu’un tel transfert de taxation peut toutefois être favorable aux grands pays, qui comptent de nombreux consommateurs et dont les entreprises concernées peuvent déduire leurs pertes de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, et préjudiciable aux petits pays exportateurs. Il souligne que toute solution pour la taxation des modèles d’affaire numériques doit aboutir à un résultat économique juste et équitable pour toutes les économies de l’Union européenne;

14.

déplore l’absence d’une quelconque clause de limitation dans le temps ou d’un autre mécanisme garantissant que la mesure provisoire de taxation sera retirée lorsqu’une solution à plus long terme aura été trouvée;

Présence numérique significative

15.

selon les règles en vigueur, le pays dans lequel la vente a été réalisée ne peut imposer le montant perçu s’il s’agit d’entreprises numériques qui ne sont pas physiquement présentes sur le territoire. Le CdR se félicite dès lors que le calcul de l’assiette de l’impôt se base sur la «présence numérique significative»;

16.

souligne que les régimes d’impôt sur les sociétés actuellement en vigueur dans le monde reposent sur l’évaluation des bénéfices des entreprises imputables à chaque juridiction concernée. L’imposition est pratiquée là où la valeur est créée. Étant donné qu’il est difficile de dire à quel maillon de la chaîne de valeur les bénéfices sont dégagés, il est nécessaire d’instaurer des principes universels quant à la manière de déterminer le lieu où la valeur est créée;

17.

souligne que d’autres évolutions dans le domaine de la fiscalité des entreprises s’inscrivent dans le droit fil des résultats déjà obtenus dans le cadre du projet sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS). L’un des principes retenus dans le projet BEPS est d’attribuer les bénéfices aux pays en fonction de l’endroit où la valeur est créée;

18.

estime que le seuil de 7 000 000 EUR pour la création d’un établissement stable, qui serait applicable au titre de la nouvelle réglementation, doit être relevé. En effet, un seuil aussi bas pourrait constituer un obstacle à la numérisation;

Dimension locale et régionale

19.

considère que, bien que l’imposition des services numériques ou des sociétés en lien avec une présence numérique significative ne concerne pas directement les impôts locaux et régionaux, la mise en place d’une telle taxe pourrait avoir une incidence sur les recettes fiscales des collectivités locales et régionales. Dans certains États membres, les impôts locaux ou régionaux sont effectivement prélevés sur la base de l’assiette nationale de l’impôt et/ou les collectivités locales et régionales reçoivent une partie du produit de l’impôt des sociétés à l’échelon national;

20.

prie instamment les États membres de partager le produit de la taxe sur les services numériques avec les autorités locales et régionales, proportionnellement à leur part dans l’impôt des sociétés au sein d’un État membre;

Impact de l’imposition des services numériques et d’autres mesures récentes

21.

regrette que l’analyse d’impact réalisée ne soit malheureusement pas assez complète. La Commission n’a pas analysé l’effet que la mesure provisoire aura sur les investissements, les jeunes entreprises, l’emploi et la croissance. L’analyse d’impact n’évoque pas non plus les conséquences qu’auront ces propositions sur les petites et moyennes entreprises ou les collectivités locales et régionales, notamment en matière de budget;

22.

demande par conséquent à la Commission de compléter l’analyse d’impact, en y incluant une analyse de l’incidence que pourrait avoir la mesure provisoire à cet égard. L’impact sur les recettes des petites et des grandes économies doit également être analysé, ainsi que les effets découlant des mesures appliquées parallèlement à la mise en œuvre du projet BEPS dans différents pays et de la réforme fiscale américaine.

Bruxelles, le 6 décembre 2018.

Le président du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


Documents similaires

Initiative législative52018IP0530

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur les conflits d’intérêts et la protection du budget de l’Union européenne en République tchèque (2018/2975(RSP))

13/12/2018

Initiative législative52018IP0529

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’adéquation de la protection des données à caractère personnel assurée par le Japon (2018/2979(RSP))

13/12/2018

Initiative législative52018IP0526

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’Égypte, et plus particulièrement sur la situation des défenseurs des droits de l’homme dans le pays (2018/2968(RSP))

13/12/2018

Initiative législative52018IP0525

Résolution du Parlement européen du 13 décembre 2018 sur l’Iran, en particulier le cas de Nasrin Sotoudeh (2018/2967(RSP))

13/12/2018

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →