| CELEX | 52019AE0097 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 30 octobre 2019 |
| 11.2.2020 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 47/50 |
Avis du Comité économique et social européen sur «Un rôle plus constructif pour la société civile dans la mise en œuvre du droit de l’environnement»
(avis exploratoire)
(2020/C 47/07)
Rapporteur: Arnaud SCHWARTZ
Corapporteur: István KOMORÓCZKI
| Consultation | Commission européenne, 18.12.2019 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne Avis exploratoire |
| Décision du bureau | 11.12.2018 |
| Compétence | Section «Agriculture, développement rural et environnement» |
| Adoption en section | 1.10.2019 |
| Adoption en session plénière | 30.10.2019 |
| Session plénière no | 547 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 152/3/1 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Dans sa demande d’avis, la Commission européenne a affirmé qu’au sein de la société civile organisée, «employeurs, travailleurs et autres représentants sont au cœur de la mise en œuvre». Le Comité économique et social européen (CESE) partage cette opinion et, comme il l’a fait dans des avis antérieurs (1) (2), souligne que la législation environnementale n’est pas correctement mise en œuvre en raison d’un manque de volonté politique à tous les niveaux institutionnels. Cette lacune n’a rien à voir avec le fait que la société civile ne joue pas son rôle de manière suffisante ou constructive. |
| 1.2. | Le CESE invite par conséquent la Commission européenne à mettre en place un meilleur cadre de conformité au niveau de l’Union. Pour y parvenir, il conviendrait de gérer les plaintes et les infractions de manière plus transparente et plus ferme, mais aussi d’y consacrer davantage de ressources humaines et financières, par exemple au titre du cadre financier pluriannuel (CFP). L’objectif est d’expliquer en quoi consiste la législation environnementale de l’Union, de vérifier qu’elle est correctement mise en œuvre, de l’évaluer et d’aider les tribunaux à accomplir leur mission si le besoin s’en fait sentir. |
| 1.3. | Le CESE soutient le processus d’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale (Environmental Implementation Review — EIR), qui est essentiel pour fournir un large éventail d’informations en matière d’environnement sur des questions telles que la durabilité, le changement climatique et la qualité de vie en Europe. Toutefois, il attend que la Commission et les États membres remplissent leurs obligations en incluant les points de vue des organisations de la société civile (OSC) dans l’EIR et les rapports par pays. |
| 1.4. | Le CESE demande également à la Commission d’associer de manière plus systématique les organisations de la société civile aux futurs bilans de qualité de la législation environnementale européenne, ainsi qu’aux processus d’EIR à venir, tant au niveau national qu’au niveau de l’Union. Cette participation devrait intervenir à un stade très précoce, lors de la définition des critères d’évaluation en coopération avec le CESE ou avec les comités équivalents, selon que cette démarche a lieu au niveau européen, national ou local. |
| 1.5. | Le CESE demande à la Commission de veiller à ce que les États membres élaborent, introduisent et appliquent des systèmes fiscaux harmonisés, écologiques et durables, fondés sur le principe du «pollueur-payeur». Ainsi, les ressources seront systématiquement redistribuées à ceux qui agissent pour prévenir la pollution des sols, de l’eau et de l’air. Ce principe devrait également s’appliquer aux municipalités et aux autres collectivités locales ou régionales. |
| 1.6. | Il conviendrait que les organisations de la société civile dont les activités touchent à l’environnement, tout comme les petites et moyennes entreprises (PME), participent davantage à la diffusion d’informations destinées aux travailleurs, ainsi qu’à la conception de l’éducation et de la formation en matière environnementale, de sorte que le grand public ait une compréhension élémentaire de ces questions. Les États membres devraient soutenir et prendre financièrement en charge cette coopération. Un enseignement obligatoire des thèmes du climat et de l’environnement (entre 6 et 18 ans) devrait faire partie du programme scolaire national de chaque pays, et les OSC actives dans le domaine de l’environnement devraient être associées à des travaux théoriques ou pratiques à titre contraignant à partir de 2020. |
| 1.7. | Sur le plan politique, le CESE exhorte tous les États membres à mettre en place, à tout le moins, un ministère de la protection de l’environnement, permettant de mettre davantage l’accent sur le droit de l’environnement et d’améliorer sa coordination et son application. |
| 1.8. | Afin de réduire notre empreinte écologique et de renforcer le développement durable, le CESE demande instamment aux États membres de mettre pleinement en œuvre les stratégies concernant les marchés publics écologiques, de sorte qu’elles fassent l’objet d’une surveillance régulière et directe par la Commission. Cette dernière devrait aller plus loin en exigeant que les organisations de la société civile soient consultées lors de la préparation des marchés en question et de l’examen final des offres reçues. La Commission devrait également prévoir la possibilité d’utiliser les fonds de l’Union afin d’accroître les effets positifs des marchés publics écologiques. |
| 1.9. | L’Union doit contribuer à l’essor de modèles de développement local et promouvoir la protection généralisée de l’environnement sur son territoire. Aussi se doit-elle d’être plus présente à l’échelon local pour s’assurer que les fonds européens sont dépensés à bon escient et que les acteurs publics et privés concernés sont associés à la mise en œuvre en bonne et due forme de la législation et de la gouvernance en matière d’environnement. De même, l’on pourrait ainsi répondre à la nécessité de veiller à ce que les personnes et les organisations établies dans les régions périphériques de l’Union européenne soient soutenues et considérées comme un maillon essentiel de l’Union. La Commission devrait également garantir que les secteurs de l’accès à l’information et à la justice emploient suffisamment de personnel convenablement formé, notamment dans le domaine de l’inspection, afin de contrôler la bonne mise en œuvre. |
| 1.10. | Le CESE souligne que la Commission doit préserver et soutenir vigoureusement nos principales normes en matière environnementale et sociale lorsqu’elle promeut et protège l’économie européenne au cours de négociations relatives au commerce mondial. Il s’agit non seulement d’un moyen d’accroître la compétitivité de l’Europe, d’améliorer son image et d’offrir un avenir à sa population et à ses territoires, mais aussi d’une opportunité de montrer à d’autres parties du monde une méthode de gouvernance plus démocratique et durable fondée sur une participation renforcée des OSC. |
| 1.11. | Le CESE propose la création d’un organe tripartite (Commission, États membres et OSC) pour le règlement des différends et/ou pour débattre des problèmes soulevés par les organisations de la société civile avant que tout dommage éventuel sur l’environnement ne puisse survenir ou que toute voie de recours juridique ne soit sollicitée. En outre, un organe consultatif de l’Union, indépendant et spécialisé dans les questions scientifiques, devrait être en mesure de formuler des recommandations à l’intention de la Commission lorsqu’une OSC signale un problème. La Commission devrait également présenter des décisions motivées. |
| 1.12. | Les États membres et la Commission devraient accorder après 2020 un soutien politique, financier et professionnel accru aux PME et aux organisations de la société civile pour qu’elles puissent se consacrer à la protection de l’environnement. |
2. Observations générales
2.1. Le rôle de la société civile dans la gouvernance, la mise en œuvre et l’évaluation du droit de l’environne ment
Contexte
| 2.1.1. | Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a adressé une lettre au président du CESE en décembre 2018 pour lui demander cet avis exploratoire, écrivant que «la société civile — employeurs, travailleurs et autres représentants — est au cœur de la mise en œuvre». Le CESE, en tant que porte-parole de la société civile organisée, représente les opinions de la société européenne sur le terrain, dans des domaines qui relèvent des thèmes indiqués dans la lettre susmentionnée. |
| 2.1.2. | Ces dernières années, le CESE a adopté sur ce sujet plusieurs avis, dont la Commission européenne devrait tenir compte (3) (4). |
| 2.1.3. | Alors que les citoyens à travers le monde se montrent de plus en plus préoccupés par les questions d’environnement (5), le CESE souhaite rappeler à la Commission que l’un des principaux obstacles à une meilleure mise en œuvre du droit de l’environnement est le manque de volonté politique aux niveaux local, national et européen. Cette lacune se traduit également par l’insuffisance des ressources humaines et financières (par exemple au titre du cadre financier pluriannuel) dont il est besoin pour expliquer l’objectif de la législation environnementale, veiller à ce qu’elle soit correctement mise en œuvre, aider les tribunaux, le cas échéant, à accomplir leur mission (6) et procéder à l’évaluation de celle-ci. En d’autres termes, le déficit de mise en œuvre de la législation environnementale n’est pas imputable au fait que la société civile ne remplirait pas sa mission de manière suffisante et constructive. Le Comité estime que la faute en incombe principalement aux organes législatifs qui, tout simplement, ne s’en sont pas suffisamment souciés. |
| 2.1.4. | Dernier point, mais non des moindres, le CESE fait valoir que le renforcement du rôle de la société civile organisée dans la gouvernance, la mise en œuvre et l’évaluation des réglementations environnementales européennes est essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, en commençant par l’ODD no 1, et pour mettre en pratique les accords sur le climat. Par conséquent, le Comité attire l’attention des autorités compétentes sur un certain nombre d’améliorations générales, sectorielles et thématiques énumérées dans le présent avis. |
Accès à l’information
| 2.1.5. | Le CESE soutient fermement le processus d’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale (EIR), qui est essentiel pour fournir un large éventail d’informations en matière d’environnement sur des questions telles que la durabilité, le changement climatique et la qualité de vie en Europe. Il attend de la Commission et des États membres qu’ils remplissent leurs obligations en incluant les points de vue des organisations de la société civile dans l’EIR et les rapports par pays. |
| 2.1.6. | Le Comité demande à la Commission d’exiger des États membres qu’ils adoptent un mécanisme permettant d’obtenir dans un délai d’un mois des informations en matière d’environnement [convention d’Aarhus (7)]. Il n’est plus acceptable que le public soit contraint d’attendre, parfois plus d’un an, avant de pouvoir accéder à ces informations. |
| 2.1.7. | Le CESE demande également à la Commission d’améliorer sa communication et de promouvoir plus régulièrement et plus efficacement la vision des directives européennes par l’intermédiaire des médias sociaux. Une telle démarche pourrait être soutenue par les OSC. La formation et l’éducation continues en matière d’environnement sont cruciales. |
Participation
| 2.1.8. | Le CESE demande à la Commission d’associer de manière plus systématique les organisations de la société civile aux futurs bilans de qualité des réglementations environnementales européennes, ainsi qu’aux processus d’EIR à venir, tant au niveau national qu’au niveau de l’Union. Cette participation devrait intervenir à un stade très précoce, au moment de la définition des critères d’évaluation en coopération avec le CESE et les comités équivalents aux niveaux national et local. |
| 2.1.9. | Dans le droit fil de ses avis antérieurs (8) (9), le CESE réaffirme que la mise en œuvre efficace des mesures de protection de l’environnement dépend en partie de l’octroi à la société civile (employeurs, salariés et autres parties prenantes) d’un rôle plus actif. Aussi, le Comité réitère sa demande en faveur d’une participation plus forte et plus structurée des organisations de la société civile, qui serait de nature à renforcer les EIR. Les OSC qui s’intéressent aux questions environnementales au niveau national, de même que les communautés scientifiques, doivent par exemple être mises en mesure de contribuer, par leurs connaissances et leurs compétences, aux rapports par pays ainsi qu’aux dialogues structurés nationaux et à leur suivi. |
| 2.1.10. | Il en va de même pour les négociations commerciales de l’Union: la Commission doit préserver et soutenir vigoureusement nos principales normes en matière environnementale et sociale lorsqu’elle promeut et protège l’économie européenne au cours de négociations relatives au commerce mondial. Il s’agit non seulement d’un moyen d’accroître la compétitivité de l’Europe, d’améliorer son image et d’offrir un avenir à sa population et à ses territoires, mais aussi d’une opportunité de montrer à d’autres parties du monde une méthode de gouvernance plus démocratique et durable fondée sur une participation renforcée des OSC. |
| 2.1.11. | Les organisations de la société civile sont souvent appelées à représenter et à exprimer les préoccupations de la société quant aux coûts et aux inconvénients qu’entraîne la mise en œuvre. Le CESE propose dès lors que les OSC interviennent plus en amont dans les procédures lorsqu’elles sont invitées à organiser des consultations et à devenir des acteurs pertinents dans le cadre du règlement des différends. Le Comité estime que ce dernier devrait avoir lieu à un stade moins avancé du processus. |
| 2.1.12. | Le CESE propose la création d’un organe tripartite (Commission, États membres et OSC) pour le règlement des différends et/ou pour débattre des problèmes soulevés par les organisations de la société civile avant que tout dommage éventuel sur l’environnement ne puisse survenir ou que toute voie de recours juridique ne soit sollicitée. En outre, un organe consultatif de l’Union, indépendant et spécialisé dans les questions scientifiques, devrait être en mesure de formuler des recommandations à l’intention de la Commission lorsqu’une OSC signale un problème. La Commission devrait également présenter des décisions motivées. |
Accès à la justice
| 2.1.13. | Le CESE renvoie à un précédent avis (10) et invite une fois encore la Commission à œuvrer à améliorer l’accès de la société civile à la justice, par exemple en accordant le droit aux OSC de saisir la Cour de justice de l’Union européenne et en s’assurant qu’il existe des juges et des procureurs spécialisés aux échelons européen, national et local. |
| 2.1.14. | Afin d’améliorer l’accès à la justice, le CESE estime également que les citoyens devraient pouvoir s’adresser directement à la Cour de justice de l’Union européenne, comme c’est le cas pour la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), lorsque la transposition du droit de l’Union dans la législation nationale est en jeu et que les voies de recours nationales ont été épuisées. |
| 2.1.15. | Les procédures judiciaires étant souvent excessivement longues, le CESE demande à la Commission de réfléchir à la mise en place d’une injonction en matière d’environnement pour les questions autres que les situations d’urgence, à laquelle les États membres devraient obtempérer et qui prévoirait la suspension des travaux dans l’attente d’une décision du Tribunal de première instance en cas de préjudice immédiat pour l’environnement. |
| 2.1.16. | Le CESE demande également à la Commission de créer un mécanisme approprié de sorte que les amendes payées pour dommages causés à l’environnement soient investies dans des actions visant à soutenir la protection de celui-ci. |
2.2. Propositions de la société civile concernant le rôle des PME, des employeurs, des syndicats et des organisations environnementales dans la mise en œuvre du droit de l’environnement
Le rôle des PME dans la mise en œuvre du droit de l’environnement
| 2.2.1. | Comme souligné dans un avis antérieur (11), le CESE, à l’instar de la Commission, reconnaît avec circonspection que le respect insuffisant des mécanismes garantissant la mise en œuvre de la législation et de la gouvernance environnementales constitue un facteur regrettable de concurrence déloyale et de préjudice économique. |
| 2.2.2. | Les PME et les microentreprises en particulier représentent 99,8 % des entreprises en Europe: elles sont caractérisées soit par leurs effectifs, soit par le montant de leur chiffre d’affaires et de leur bilan (12). La contribution des PME à la création de valeur et à l’emploi, ainsi que leur incidence sur l’environnement sont considérables. Si, prises isolément, les PME disposent généralement de ressources humaines et financières limitées, il est dans l’intérêt de tous de les mobiliser et de les encourager à accorder davantage d’attention aux règles en matière de protection de l’environnement. Les capacités des PME et leur participation à l’innovation, au renouvellement, à la création d’emplois et au maintien du progrès social sont primordiales pour réaliser les ODD des Nations unies et atteindre les objectifs mondiaux de l’accord de Paris en matière de climat. Nombreux sont les autres domaines importants, tels que la santé, l’agriculture, l’industrie manufacturière, le tourisme et l’hôtellerie, les services et les activités commerciales en général, dans lesquels l’élaboration et l’harmonisation des normes environnementales, la préservation du développement durable et la lutte contre le changement climatique sont déterminantes. À cet égard, la Commission, les États membres et les organisations de la société civile doivent coopérer plus étroitement avec les PME. |
| 2.2.3. | Le CESE demande à la Commission de veiller à ce que les États membres élaborent, introduisent et appliquent des systèmes fiscaux harmonisés, écologiques, durables et respectueux de l’environnement, fondés sur le principe du «pollueur-payeur». Ainsi, les ressources seront systématiquement redistribuées à ceux qui luttent pour prévenir la pollution des sols, de l’eau et de l’air. Ce principe devrait également s’appliquer aux municipalités et aux autres collectivités locales ou régionales. |
Le rôle des syndicats et des employeurs dans la mise en œuvre du droit de l’environnement
| 2.2.4. | Le CESE demande à la Commission de subventionner une partie des coûts engendrés par la formation des travailleurs sur la reconnaissance et la mise en œuvre des réglementations environnementales, dans le cadre de cours organisés par les syndicats et/ou les employeurs. |
| 2.2.5. | Il conviendrait que les organisations de la société civile ayant à cœur la protection de l’environnement, tout comme les PME, participent davantage à la diffusion d’informations destinées aux travailleurs, ainsi qu’à la conception de l’éducation et de la formation en matière environnementale, de sorte que le grand public ait une compréhension élémentaire de ces questions. Les États membres devraient prendre en charge le financement de cette coopération. Un enseignement obligatoire des thèmes du climat et de l’environnement (entre 6 et 18 ans) devrait faire partie du programme scolaire national de chaque pays, et les OSC actives dans le domaine de l’environnement devraient être associées à des travaux théoriques ou pratiques à titre contraignant à partir de 2020. |
Le rôle des OSC sensibles aux questions environnementales dans la mise en œuvre du droit de l’environnement
| 2.2.6. | Le CESE demande à la Commission de veiller à ce que le budget de l’Union couvre les coûts liés aux contributions que les OSC à but non lucratif apportent aux processus européens et nationaux, ainsi qu’à la structure de la gouvernance, de la mise en œuvre et de l’évaluation du droit de l’environnement. |
| 2.2.7. | De manière générale, les États membres et la Commission devraient accorder après 2020 un soutien politique, financier et professionnel accru aux PME et aux organisations de la société civile pour qu’elles puissent se consacrer à la protection de l’environnement. |
| 2.2.8. | Les OSC sensibles aux questions environnementales devraient pouvoir participer à la prise de décision concernant l’utilisation des fonds européens, au niveau régional, pour les projets ayant une incidence sur l’environnement. L’accès à ces fonds devrait par ailleurs leur être facilité. |
| 2.2.9. | En outre, il importe que les organisations de la société civile actives dans le domaine de l’environnement aient la possibilité de prodiguer leurs conseils et de participer à l’élaboration des rapports annuels des États membres en lien avec les directives environnementales, par exemple concernant les directives «Oiseaux» (13) et «Habitats» (14) ou l’état de l’environnement dans chaque pays. La Commission devrait aussi se montrer plus vigilante s’agissant de la publication de ces rapports par les États membres en temps voulu, certains d’entre eux n’étant pas transmis à la date prévue à l’article 16 de la directive «Habitats» ou à l’article 9 de la directive «Oiseaux». |
2.3. Propositions de la société civile organisée quant à son rôle dans la mise en œuvre du droit de l’environnement dans les domaines des déchets, de l’air et de la biodiversité
Le rôle de la société civile dans la mise en œuvre des réglementations environnementales dans le domaine des déchets
| 2.3.1. | Le CESE est profondément préoccupé par le fait que la moitié des pays de l’Union européenne risquent, selon le rapport de la Commission européenne, de ne pas atteindre l’objectif de 50 % de recyclage des déchets municipaux d’ici à 2020 (15). |
| 2.3.2. | Le CESE demande instamment à la Commission et aux États membres d’abandonner progressivement l’incinération et l’enfouissement des déchets recyclables. Il est grand temps que la Commission et les États membres tiennent leurs engagements en matière de protection de l’environnement, plutôt que d’accepter les actions menées par les groupes de pression à l’encontre d’une économie «zéro déchet», durable et circulaire, dont nous avons besoin de toute urgence. |
| 2.3.3. | À cet égard, le CESE exhorte l’ensemble des États membres à jouer un rôle majeur en mettant l’accent sur la protection de l’environnement et en agissant dans ce sens. La Commission devrait demander aux États membres de mettre en place, dans le cadre de leur structure gouvernementale, un ministère doté d’un portefeuille consacré à la protection de l’environnement et au développement durable, qui leur permettrait de se concentrer davantage sur la coordination et la mise en œuvre des réglementations environnementales de l’Union. |
| 2.3.4. | Afin de faciliter la réalisation des objectifs relatifs aux déchets et de soutenir ce processus en améliorant l’éducation et la formation, le CESE invite également les États membres à lancer des campagnes d’éducation et d’information claires sur la prévention et la gestion des déchets, ciblant le grand public, et notamment les écoles primaires et secondaires. En vue de mettre davantage en évidence la responsabilité sociale globale quant à la protection de l’environnement, la Commission et les États membres devraient assurer une couverture en ligne régulière et beaucoup plus grande des activités ciblées menées par les PME et les organisations non gouvernementales (ONG) concernant la collecte et la gestion des déchets. Suivant l’exemple du concours de «Capitale verte de l’Europe» [remporté par Oslo (16) en 2019], le CESE propose à la Commission d’allouer aux ONG environnementales nationales, à compter de 2020, les ressources financières nécessaires pour décerner chaque année, dans les États membres, des prix de l’environnement similaires à trois localités rurales (villes de grande ou de petite taille), sur la base de leurs performances environnementales. Ce prix serait évidemment plus symbolique que substantiel, toutefois l’intérêt ciblé des médias locaux et nationaux mettrait en lumière l’importance de cette question. |
| 2.3.5. | Les impôts, les sanctions fiscales, l’exonération de certains impôts et les allègements fiscaux constituent des incitations déterminantes pour la gestion et la croissance de l’économie des pays, pour ce qui est d’encourager ou de décourager les acteurs concernés s’agissant de réduire les déchets, de les éliminer, de les détruire et de les gérer comme une ressource utile. En vue d’associer les PME à la gestion plus efficace des ressources issues des déchets et à l’amélioration de la qualité de l’air, le CESE suggère que les États membres appliquent des taxes plus élevées sur la mise en décharge des déchets, qu’ils réduisent fortement voire interdisent leur incinération, qu’ils mettent tous en œuvre le principe de «paiement aux déchets» et qu’ils infligent des sanctions pour les déchets recyclables contaminés. Il serait très utile d’instaurer des taxes environnementales (ou écologiques) ou des allégements fiscaux ponctuels pour les PME à l’origine d’innovations majeures en matière de gestion et de réutilisation des déchets. |
| 2.3.6. | Le CESE soutient fermement les objectifs fondamentaux définis dans la directive-cadre relative aux déchets (17), laquelle stipule que «la gestion des déchets [doit] se fai[re] sans mettre en danger la santé humaine et sans nuire à l’environnement, et notamment sans créer de risque pour l’eau, l’air, le sol, la faune ou la flore, sans provoquer de nuisances sonores ou olfactives, et sans porter atteinte aux paysages et aux sites présentant un intérêt particulier». Dans cette lignée, la Commission devrait compléter la législation et la politique européennes relatives aux déchets par une combinaison de méthodes de collecte sélective (porte-à-porte, îlots de déchets, décharges, actions sociétales communes de collecte des déchets) et par la mise en place d’un réseau national de décharges. L’introduction (et l’application) obligatoire de systèmes de consigne pour les conteneurs à usage unique (PET, aluminium, verre), l’utilisation intelligente des déchets encombrants (centres de réutilisation), l’extension de la collecte séparée des déchets (textiles, biodégradables, dangereux) et l’incitation renforcée au compostage domestique et communautaire, assortie d’un soutien technique et financier pour l’utilisation du compost, permettront de réduire la charge que représente l’élimination des déchets. |
| 2.3.7. | Les OSC et les PME concernées (principalement les entreprises de gestion des déchets) devraient être davantage associées à la prise de décision en matière environnementale et à la mise en œuvre au niveau national. Il conviendrait que les États membres mettent en place des régimes de soutien financier pour les PME qui s’engagent activement dans la collecte, le recyclage et la revalorisation des déchets, ainsi que dans l’économie circulaire de manière générale. |
| 2.3.8. | Afin de réduire notre empreinte écologique et de renforcer le développement durable, le CESE demande instamment aux États membres de mettre pleinement en œuvre les stratégies concernant les marchés publics écologiques, de sorte qu’elles fassent l’objet d’une surveillance régulière et directe par la Commission. Cette dernière devrait aller plus loin en exigeant que les ONG environnementales nationales actives dans les États membres soient associées à la préparation des marchés en question et à l’examen final des offres reçues. La Commission devrait également prévoir la possibilité d’utiliser les fonds de l’Union afin d’accroître les effets positifs des marchés publics écologiques. |
| 2.3.9. | L’EIR (18) devrait être publié régulièrement et fournir en permanence des informations pertinentes. Celui publié le 4 avril 2019 faisait référence à une étude selon laquelle le coût total pour la société des actuelles lacunes dans la mise en œuvre de la politique environnementale est estimé à environ 55 milliards d’EUR par an (19). |
| 2.3.10. | Depuis deux ans, les échanges européens entre pairs effectués par les experts des agences environnementales et des municipalités des États membres fonctionnent bien et permettent de sensibiliser davantage les parties prenantes. Il conviendrait toutefois d’assurer, dans les États membres, une couverture en ligne beaucoup plus large des idées nouvelles et des bonnes pratiques acquises, en veillant à ce que le contenu et les résultats de ces rencontres entre pairs soient régulièrement publiés. Une participation accrue des OSC nationales et des PME peut déboucher sur une coopération technique ou commerciale plus étroite et sur une reconnaissance plus rapide des possibilités dont disposent ces petites et moyennes entreprises. Le CESE demande instamment à la Commission de publier, chaque année, les dates des journées mondiales relatives à l’environnement (20), invitant et aidant les acteurs locaux dans les États membres, lorsqu’ils mobilisent ou financent des parties prenantes, des entreprises, des OSC et des autorités, à organiser des manifestations de collecte de déchets, de nettoyage ou d’amélioration de la qualité de l’air. |
Le rôle de la société civile dans la mise en œuvre du droit de l’environnement dans le domaine de l’air
| 2.3.11. | En raison de l’augmentation des problèmes sanitaires et environnementaux, les États membres devraient améliorer la qualité générale de l’air et associer plus activement les ONG et les entreprises au processus de prévention de la pollution. Le chauffage des ménages au charbon et au bois humide, la combustion à l’air libre de déchets commerciaux (tels que les déchets plastiques ou textiles), de jardin ou d’autre origine, les véhicules anciens équipés de moteurs produisant des taux d’émissions plus élevés, l’aviation civile et militaire (21), le transport routier, le transport maritime, les navires de croisière fluviale et maritime, ainsi que certaines pratiques industrielles et agricoles, sont autant de sources d’une pollution atmosphérique considérable. |
| 2.3.12. | Le CESE se félicite vivement que la politique agricole commune (PAC) ait introduit des règles contraignantes relatives à la protection de l’environnement en vue de promouvoir le développement durable (article 11 du TFUE), à la protection des consommateurs (article 12), aux exigences en matière de bien-être animal (article 13), etc. Le Comité encourage la Commission à poursuivre le renforcement de ces domaines et, par exemple, à instaurer au titre de la PAC de nouvelles mesures liées à l’amélioration de la qualité de l’air et à la réduction des volumes des émissions. Cependant, en vue d’atténuer les problèmes liés aux coûts supportés par les petites entreprises et les agriculteurs, l’Union européenne devrait aussi appliquer pleinement la décision visant à mettre en place une infrastructure adéquate pour les carburants de substitution (22), comme convenu dans la directive 2014/94/UE du Parlement européen et du Conseil (23) sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs. |
| 2.3.13. | Afin de réduire la pollution de l’air due aux véhicules anciens, la Commission devrait mettre un terme aux ventes transfrontières de voitures d’occasion de plus de cinq ans. La réduction du transport routier de marchandises, l’amélioration des conditions de transport de marchandises par voie ferroviaire, maritime et fluviale et la mise en place de zones à faibles émissions dans les régions habitées sont des facteurs essentiels pour réduire la pollution de l’air. Afin d’éviter la pollution atmosphérique et sonore, il est nécessaire de redoubler d’efforts et d’utiliser les fonds des États membres pour remplacer, entre 2022 et 2027, les actuels moteurs diesel, dépassés, par des voitures électriques ou, pour le moins, des moteurs à plus faible niveau d’émission. |
| 2.3.14. | En vue d’améliorer la qualité de l’air, la Commission devrait aider les États membres à moderniser le matériel roulant, à supprimer les limitations de vitesse sur les lignes ferroviaires, à étendre à toutes les routes, pour les poids lourds, les péages routiers électroniques basés sur la distance parcourue et à introduire une plus grande différenciation du système de péage fondé sur les émissions. Les États membres devraient mettre en place un péage routier urbain dans les capitales, en instaurant notamment une redevance de congestion d’ici à 2025, et créer plus de zones piétonnes, des parcs plus grands et d’autres espaces verts dans les villes, dans le cadre d’un dialogue continu avec les ONG et les PME concernées. Il conviendrait, à intervalles réguliers, d’associer celles-ci à la planification et à la création de ces zones et de les consulter en ligne. |
| 2.3.15. | Le CESE invite instamment la Commission à se pencher sur les réglementations en faveur d’une utilisation accrue des énergies renouvelables et, partant, d’une augmentation de la part qu’elles représentent dans la fourniture d’électricité et de chauffage. Tant les ONG que les PME devraient participer de manière visible à l’élaboration de nouveaux plans nationaux en matière d’énergie, qui se traduiraient par une baisse de la consommation d’énergie, et notamment des combustibles fossiles. Les États membres devraient examiner les propositions concrètes et réalisables à cet égard; par ailleurs, il importe de distinguer les bonnes pratiques et de les doter des ressources financières nécessaires. Les États membres devraient partager régulièrement leurs bonnes pratiques en matière d’environnement. |
Le rôle de la société civile dans la mise en œuvre du droit de l’environnement dans le domaine de la biodiversité
| 2.3.16. | S’agissant en particulier de l’impact sur la biodiversité, le CESE juge primordial que les États membres mènent des consultations publiques à un stade précoce, lorsque toutes les options sont encore envisageables et qu’une réelle analyse des différentes solutions est possible. Il incombe en premier lieu aux États membres et aux autorités compétentes de veiller à ce que les promoteurs prennent cette exigence au sérieux et encouragent les consultations publiques préalables. |
| 2.3.17. | Afin de permettre aux OSC de mener de véritables discussions avec la Commission, il convient d’en clarifier le fonctionnement (en particulier le processus de prise de décision) et les attentes (type d’informations attendues), par exemple en cas de non-respect du droit de l’environnement ou de risque de préjudice pour la biodiversité. |
2.4. Propositions de la société civile concernant la mise en œuvre du droit de l’environnement et le rôle de la Commission en tant que gardienne des traités
| 2.4.1. | Le CESE invite la Commission à présenter des observations aux parlements nationaux lorsqu’un État membre légifère afin de transposer la législation environnementale de l’Union. |
| 2.4.2. | Le Comité souhaite aussi que la Commission, à la demande de tiers, formule des observations et les communique aux parties concernées lorsqu’un recours contre une disposition nationale transposant le droit européen de l’environnement est porté devant une cour suprême. |
| 2.4.3. | Le CESE demande à la Commission de rappeler aux États membres que la notion de «surtransposition» n’existe pas dans le droit de l’Union et que la législation environnementale européenne exige que des mesures soient prises en permanence pour améliorer l’état de l’environnement. Par conséquent, la législation de l’Union européenne interdit tout retour en arrière. |
| 2.4.4. | Le Comité invite par ailleurs la Commission à expliquer aux États membres que le droit de l’environnement de l’Union, qui autorise les dérogations aux règles du droit dérivé, exige que ces dérogations soient strictement délimitées par les États afin de ne pas contrevenir aux objectifs de l’Union. |
| 2.4.5. | Le CESE encourage la Commission à poursuivre l’élaboration de lignes directrices destinées à faciliter l’interprétation et l’application du droit dérivé de l’environnement, en particulier dans les deux domaines suivants:
|
| 2.4.6. | L’Union doit contribuer à l’essor et au respect de modèles de développement local, et promouvoir la protection de l’environnement. C’est pourquoi la Commission doit procéder à des contrôles plus réguliers à l’échelon local au sein des États membres, afin de veiller à ce que les fonds européens soient dépensés à bon escient et à ce que l’ensemble des acteurs publics et privés concernés appliquent correctement les réglementations et la gouvernance en matière d’environnement. De même, l’on pourrait ainsi satisfaire à l’exigence générale selon laquelle les personnes et les organisations établies dans les régions périphériques de l’Union européenne doivent être soutenues et considérées comme un maillon essentiel de l’Union. La Commission devrait également s’assurer que, dans chacun des États membres, les secteurs de l’accès à l’information et à la justice, et plus encore celui de l’inspection, emploient suffisamment de personnel convenablement formé afin de contrôler la bonne mise en œuvre des réglementations environnementales. |
| 2.4.7. | Le CESE invite la présidente de la Commission à conférer au commissaire chargé de la protection environnementale une plus grande autorité, en particulier en ce qui concerne les questions liées à l’environnement et à la santé. Le commissaire devrait également donner la priorité et participer davantage à la coordination du développement dans les zones rurales, à l’amélioration de la qualité de vie partout et à la garantie que les entreprises nationales se conforment aux exigences de l’Union en matière d’environnement. L’économie concurrentielle de demain doit devenir l’économie de la beauté, couvrant tout ce qui est beau et bon, à savoir les activités culturelles, artistiques, environnementales et locales qui améliorent la qualité de vie. L’un de nos objectifs fondamentaux devrait être la croissance du bonheur national brut (BNB), c’est-à-dire du bien-être général, lequel est lié à une économie plus saine et crée des valeurs économiques, sociales et environnementales de meilleure qualité et plus durables, qui peuvent ensuite être régénérées. |
Bruxelles, le 30 octobre 2019.
Le président
du Comité économique et social européen
Luca JAHIER
(1) Avis du CESE sur les «Actions de l’Union européenne destinées à améliorer le respect de la législation environnementale et la gouvernance environnementale» (JO C 283 du 10.8.2018, p. 83).
(2) Avis du CESE sur la «Mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne dans les domaines de la qualité de l’air, de l’eau et des déchets» (JO C 110 du 22.3.2019, p. 33).
(3) Avis du CESE sur les «Actions de l’Union européenne destinées à améliorer le respect de la législation environnementale et la gouvernance environnementale» (JO C 283 du 10.8.2018, p. 83).
(4) Avis du CESE sur la «Mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne dans les domaines de la qualité de l’air, de l’eau et des déchets» (JO C 110 du 22.3.2019, p. 33).
(5) https://glocalities.com/latest/reports/environmental-concern (en anglais uniquement).
(6) Avis du CESE sur la «Mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne dans les domaines de la qualité de l’air, de l’eau et des déchets» (JO C 110 du 22.3.2019, p. 33) (conclusion no 1.5).
(7) https://ec.europa.eu/environment/aarhus/ (en anglais uniquement).
(8) Avis du CESE sur l’«Examen de la mise en œuvre de la politique environnementale de l’Union européenne» (JO C 345 du 13.10.2017, p. 114).
(9) Avis du CESE sur la «Mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne dans les domaines de la qualité de l’air, de l’eau et des déchets» (JO C 110 du 22.3.2019, p. 33).
(10) Avis du CESE sur les «Actions de l’Union européenne destinées à améliorer le respect de la législation environnementale et la gouvernance environnementale» (JO C 283 du 10.8.2018, p. 83).
(11) Avis du CESE sur les «Actions de l’Union européenne destinées à améliorer le respect de la législation environnementale et la gouvernance environnementale» (JO C 283 du 10.8.2018, p. 83).
(12) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32003H0361
(13) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7).
(14) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).
(15) COM(2019) 149 final.
(16) http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm (en anglais uniquement).
(17) Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3). http://ec.europa.eu/environment/waste/framework/ (en anglais uniquement).
(18) http://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2019/FR/COM-2019-149-F1-FR-MAIN-PART-1.PDF
(19) http://ec.europa.eu/environment/eir/pdf/study_costs_not_implementing_env_law.pdf (en anglais uniquement).
(20) https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_environmental_dates (en anglais uniquement).
(21) Avis du CESE sur le «Système d’échange de quotas d’émission pour les activités aériennes» (JO C 288 du 31.8.2017, p. 75).
(22) Avis du CESE sur le «Plan d’action relatif à l’infrastructure pour carburants alternatifs» (JO C 262 du 25.7.2018, p. 69).
(23) Directive 2014/94/UE du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 sur le déploiement d'une infrastructure pour carburants alternatifs (JO L 307 du 28.10.2014, p. 1). https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2014/94/oj?locale=fr
Avis institutionnel — 52019AB0046
30/12/2019
Résolution législative du Parlement européen du 18 décembre 2019 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union européenne et la République de Gambie et du protocole de mise en œuvre dudit accord de partenariat (08974/2019 — C9-0106/2019– 2019/0076(NLE))
18/12/2019
P9_TA(2019)0097 PAC: discipline financière à partir de l’exercice 2021 et flexibilité entre piliers pour l’année civile 2020 ***I Résolution législative du Parlement européen du 18 décembre 2019 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) n° 1306/2013 en ce qui concerne la discipline financière à partir de l’exercice 2021 et le règlement (UE) n° 1307/2013 en ce qui concerne la flexibilité entre piliers pour l’année civile 2020 (COM(2019)0580 — C9-0163/2019 — 2019/0253(COD)) P9_TC1-COD(2019)0253 Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 18 décembre 2019 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2020/… du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) n° 1306/2013 en ce qui concerne la discipline financière à partir de l’exercice 2021 et le règlement (UE) n° 1307/2013 en ce qui concerne la flexibilité entre piliers pour l’année civile 2020
18/12/2019
Résolution législative du Parlement européen du 17 décembre 2019 sur le projet de décision du Conseil relative à l’adhésion des Îles Salomon à l’accord de partenariat intérimaire entre la Communauté européenne, d’une part, et les États du Pacifique, d’autre part (09405/2019 — C9-0010/2019 — 2019/0099(NLE))
17/12/2019