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AccueilDroit européen52019AE5743
Avis institutionnel52019AE5743

Avis du Comité économique et social européen sur la «Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Programme de travail annuel de l’Union en matière de normalisation européenne pour 2020» [COM(2019) 486 final]

CELEX52019AE5743
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 10 juin 2020

Résumé IA

Le Comité économique et social européen (CESE) approuve le programme de travail annuel 2020 de la Commission en matière de normalisation européenne, tout en soulignant la nécessité d'une approche plus inclusive et participative. L'avis insiste sur l'importance d'associer davantage les parties prenantes, notamment les PME et les organisations de la société civile, au processus d'élaboration des normes. Il met également en garde contre les risques de fragmentation du marché unique si les normes ne sont pas suffisamment harmonisées au niveau européen.

Texte intégral

18.9.2020

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 311/45


Avis du Comité économique et social européen sur la «Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Programme de travail annuel de l’Union en matière de normalisation européenne pour 2020»

[COM(2019) 486 final]

(2020/C 311/05)

Rapporteur:

Gerardo LARGHI

Corapporteure:

Elżbieta SZADZIŃSKA

Consultation

Commission européenne, 19.12.2019

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Marché unique, production et consommation»

Adoption en section

2.3.2020

Adoption en session plénière

10.6.2020

Session plénière no

552

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

206/0/7

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité adhère aux vues de la Commission quand elle estime que la normalisation revêt une importance fondamentale en ce qui concerne la stratégie pour le marché unique.

1.2.

Le CESE juge qu’il est urgent de moderniser le système de normalisation européen, afin de répondre aux défis mondiaux grâce à un processus novateur de coopération, de manière que des normes puissent être établies en temps utile dans un environnement technologique en évolution rapide.

1.3.

Le CESE est d’avis que la nouvelle approche modulaire, fondée sur des impératifs transversaux, comme le respect de l’environnement, le pacte vert ou l’économie circulaire, nécessite une démarche transsectorielle.

1.4.

Le CESE relève qu’en plus de développer et intégrer les priorités définies précédemment, le programme de travail annuel pour 2020 expose de nouveaux objectifs.

1.5.

De l’avis du CESE, le processus de normalisation doit commencer dès la phase de la recherche et développement, avec le soutien de l’industrie, des représentants des PME et de l’économie sociale, des consommateurs, des partenaires sociaux, des défenseurs de l’environnement et des acteurs intéressés de la société civile.

1.6.

Pour le CESE, il importe de bâtir un cadre financier pluriannuel pour la transposition concrète des actions prévues, en apportant un soutien financier et organisationnel en faveur d’une participation inclusive des organisations et entités représentatives qui sont plus fragiles et moins bien outillées.

1.7.

Le Comité s’accorde à reconnaître l’importance que l’intelligence artificielle (IA) revêt pour le marché unique et estime qu’il y a lieu de mettre à jour les normes actuelles en matière de sécurité. La normalisation dans le domaine de la sécurité technologique devra notamment intégrer les «lignes directrices pour une intelligence artificielle fiable» qui, élaborées en 2019, plaident pour qu’elle soit centrée sur l’humain.

1.8.

Le Comité demande que les critères environnementaux minimaux (CEM) deviennent des normes obligatoires dans les marchés publics et que l’utilisation de matières premières secondaires soit reprise parmi les critères à privilégier.

1.9.

Le CESE se félicite de la perspective d’une nouvelle demande de normalisation concernant l’internet des objets et se déclare favorable à des normes sur la cybersécurité, dans un but de préservation de la sécurité, de la vie privée et de la connectivité.

1.10.

Le Comité souhaite que grâce au développement de nouvelles normes, le «format européen d’échange des dossiers de santé informatisés» garantisse la sécurité des réseaux et du système informatique.

1.11.

Le CESE fait observer que les défaillances qui peuvent se produire dans les systèmes de conduite automatisée des véhicules, ainsi que la sécurité des données, les attaques informatiques, la communication et les questions éthiques en la matière, nécessitent l’élaboration de normes spécifiques.

1.12.

Le Comité approuve la Commission lorsqu’elle réclame l’élaboration de normes harmonisées ou, le cas échéant, leur révision, dans des secteurs clés comme la protection de l’environnement, l’inclusion sociale et le marché unique des marchandises. Il approuve la proposition d’élaborer des normes pour le recyclage et le réemploi des engins de pêche en plastique, la sécurité des articles pyrotechniques, les limites de migration pour les substances chimiques réglementées utilisées dans les biens de consommation, les performances énergétiques des moteurs électriques et appareils électroménagers, les engrais et la construction. La décision d’investir des moyens pour une harmonisation des technologies de production dans le domaine de l’activité sidérurgique revêt une importance toute particulière.

1.13.

Le Comité prône d’appliquer à la question de la normalisation une approche inclusive, qui intègre, en l’occurrence, les objectifs en matière d’employabilité, de droits sociaux et de respect de la biodiversité et de l’environnement. Le CESE juge qu’une telle démarche facilite la transition de la conformité à la compatibilité et représente un facteur de compétitivité positif pour le dispositif européen.

1.14.

Le CESE relève que la pratique invétérée de l’obsolescence programmée des produits doit sortir de l’usage grâce à la législation et à la normalisation.

1.15.

Le Comité est favorable à l’élaboration de normes grâce auxquelles les personnes handicapées et les analphabètes numériques soient en mesure d’accéder plus aisément aux produits et services sur le marché unique.

1.16.

Le Comité déclare apporter son soutien au dialogue politique avec les organismes internationaux de normalisation, ainsi qu’aux négociations bilatérales avec les pays hors Europe.

1.17.

Le Comité accueille favorablement les mesures que la Commission a adoptées pour encourager les acteurs intéressés à prendre part aux activités de normalisation.

1.18.

Le Comité demande à tous les acteurs concernés de créer un forum spécifique sur l’inclusivité du système de normalisation européen, qui recevrait pour mission d’organiser chaque année une audition publique pour évaluer les progrès accomplis dans ce domaine.

1.19.

Le Comité rejoint la Commission sur la nécessité de tracer un plan d’action pour la normalisation dans le secteur de la défense et dans celui de l’espace, d’élaborer des normes dans le domaine de l’économie circulaire et de développer également des prescriptions normatives dans celui de l’économie sociale.

1.20.

Le Comité réclame que dans la rédaction des normes européennes, il soit fait usage d’une langue immédiatement compréhensible pour les différents utilisateurs finaux, comme les PME et les consommateurs.

2. Les propositions de la Commission européenne

2.1.

Conformément au règlement (UE) no 1025/2012, la Commission a présenté une communication qui expose le programme de travail annuel de l’Union européenne pour la normalisation européenne en 2020. Elle y décrit les actions qu’elle a l’intention d’entreprendre en 2020 pour améliorer la gouvernance du système européen de normalisation, son inclusivité et son incidence internationale.

2.2.

Selon ce programme, les priorités stratégiques de la normalisation européenne à l’appui de la législation et des politiques de l’Union couvrent les actions concernant les domaines suivants:

—

le recyclage et la réutilisation des engins de pêche en plastique (1),

—

les exigences applicables à l’écoconception, en soutien aux actes juridiques d’exécution (2) relatifs à des catégories spécifiques de produits,

—

les articles pyrotechniques et les derniers développements technologiques en la matière (3),

—

la conception, la fabrication, l’installation, l’utilisation et la vérification de la performance des calibrateurs de radionucléides (4),

—

les appareils et les systèmes de protection destinés à être utilisés en atmosphères explosibles, le but étant de tenir compte des développements technologiques (5),

—

les engrais (6),

—

la définition des limites pour la migration des substances soumises à restriction (hydrocarbures aromatiques polycycliques) qui sont contenues dans le caoutchouc et les plastiques utilisés pour des produits de consommation (7),

—

le langage technique pour les produits de construction (8),

—

l’accréditation et l’évaluation de la conformité (9),

—

le respect des exigences en matière d’accessibilité applicables aux produits et services (10),

—

l’intelligence artificielle (11), l’internet des objets (IdO) et la cybersécurité (12),

—

les échanges de dossiers de santé informatisés en Europe,

—

l’interopérabilité des systèmes coopératifs englobant toutes les classes de véhicules,

—

la numérisation, l’automatisation et la cybersécurité, qui revêtent une importance cruciale pour le secteur ferroviaire (13),

—

le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (PEDID) (14).

2.2.1.

Par ailleurs, la Commission a l’intention:

—

de poursuivre sa coopération avec les organismes internationaux de normalisation,

—

de faire de la collaboration en matière de normalisation un thème de rang prioritaire à traiter dans les accords commerciaux (avec la Chine, Singapour, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie, le Mercosur, etc.), afin d’accroître les échanges commerciaux et de renforcer la compétitivité, l’emploi et la croissance en Europe,

—

de poursuivre son soutien au processus de gouvernance en mobilisant tous les moyens appropriés dont elle dispose, notamment par le truchement du comité des normes, de la plateforme multipartite sur la normalisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des dialogues structurels avec les organisations européennes de normalisation,

—

de poursuivre son action de soutien afin que la participation au processus de normalisation soit possible pour tous les acteurs intéressés, représentant les PME, les consommateurs ou les intérêts environnementaux et syndicaux, c’est-à-dire les «organisations» (15) mentionnées dans l’annexe III (16),

—

de mesurer l’impact du «programme en faveur du marché unique» (17), grâce à des évaluations intermédiaires et finales et à un suivi continu d’un ensemble d’indicateurs de performance clé de haut niveau,

—

de lancer en 2019 une étude sur les fonctions et les effets de la normalisation et des normes européennes dans l’Union, dont les résultats seront disponibles en 2021.

3. Observations générales

3.1.

Le Comité adhère aux vues de la Commission quand elle estime que la normalisation revêt une importance fondamentale en ce qui concerne la stratégie pour le marché unique.

3.2.

Le CESE considère qu’il est nécessaire de procéder à une mise à jour permanente des normes techniques de sécurité et normes juridiques en la matière, notamment du point de vue des dangers que les technologies de pointe pourraient induire.

3.3.

Le CESE est d’avis qu’à côté de l’exigence de conformité qu’implique la notion de respect des normes et de performance (efficacité, durabilité, etc.), il y a lieu de mettre en avant une approche modulaire, fondée sur des impératifs transversaux, comme le respect de l’environnement, le pacte vert ou l’économie circulaire. C’est donc à juste titre que la Commission a rénové sa démarche en la matière, comme il est indiqué dans le pacte vert et dans son programme général de travail pour 2020.

3.4.

Le CESE souscrit lui aussi, une fois de plus (18), à l’idée qu’il est urgent de procéder à une modernisation effective et opérante du système de normalisation européen, et il juge qu’une nouvelle vision commune et des actions concrètes sont indispensables pour répondre, toujours sur une base volontaire, aux défis mondiaux de la normalisation par un processus novateur de collaboration, fondé sur le consensus, de manière que des normes puissent être établies en temps utile dans un environnement technologique en évolution rapide.

3.5.

Le CESE constate qu’en plus de développer et intégrer les priorités définies précédemment, le programme de travail annuel pour 2020 expose de nouveaux objectifs, afin d’adapter le dispositif européen de normalisation à un contexte international en mutation constante et aux défis qui se posent sur le marché mondial.

3.6.

De l’avis du CESE, le processus de normalisation doit commencer dès la phase de la recherche et développement, par des mesures de conormalisation et de prénormalisation et le renforcement des mécanismes de transfert des normes européennes au niveau international, mais toujours avec le soutien de l’industrie, des représentants des PME et de l’économie sociale, des consommateurs, des partenaires sociaux, des défenseurs de l’environnement et des acteurs intéressés de la société civile.

3.7.

Le CESE demande que tous les partenaires sociaux s’attellent à réaliser une coordination rapide et efficace entre les différents dispositifs européens de programmation, d’élaboration et de suivi en la matière.

3.8.

Il importe de bâtir un cadre financier pluriannuel qui soit approprié pour transposer concrètement les actions prévues (19), en apportant un soutien financier et organisationnel en faveur d’une participation inclusive des organisations et entités représentatives qui sont plus fragiles et moins bien outillées, grâce à des actions de «sensibilisation et formation pour une meilleure compréhension» et d’inclusivité «européenne», ainsi que dans la «dimension internationale».

3.9.

Le Comité est favorable à l’élaboration de normes dans le secteur de l’économie circulaire, considérant qu’elle apporte une contribution déterminante pour favoriser une production durable et, par conséquent, pour préserver les ressources naturelles et protéger toutes les biodiversités (20).

3.10.

Le Comité réclame par ailleurs que des normes soient développées dans le secteur de l’économie sociale, ayant pour but de diffuser les meilleures pratiques et de renforcer le potentiel socio-économique d’un secteur dont l’importance est si grande pour notre économie.

3.11.

Le Comité demande que les critères environnementaux minimaux (CEM) deviennent des normes obligatoires dans les marchés publics et que l’utilisation de matières premières secondaires soit reprise parmi les critères à privilégier.

3.12.

Le Comité s’accorde à reconnaître l’importance que l’intelligence artificielle (IA) revêt pour le marché unique et estime qu’afin de réagir aux nouveaux dangers qu’elle pose, il y a lieu de mettre à jour les normes et réglementations actuelles en matière de sécurité, en intégrant les «lignes directrices pour une intelligence artificielle fiable» qui, élaborées en 2019, plaident pour qu’elle soit centrée sur l’humain.

3.13.

Le CESE accueille favorablement la possibilité d’une nouvelle demande de normalisation concernant l’internet des objets et la cybersécurité, visant à préserver la sécurité, la vie privée et la connectivité.

3.14.

Le Comité souhaite que grâce au développement de nouvelles normes, le «format européen d’échange des dossiers de santé informatisés» garantisse la sécurité des réseaux et du système informatique.

3.15.

La voiture à conduite automatisée ressortit également à la catégorie des produits à haut risque et exige l’élaboration de normes spécifiques.

3.16.

Le Comité approuve la Commission lorsqu’elle réclame, en cohérence avec son choix en faveur d’un «nouveau pacte vert», l’élaboration de normes harmonisées ou, le cas échéant, leur révision, dans des secteurs clés comme le marché unique, les techniques de production de l’industrie sidérurgique, les différentes branches de la défense et de la technologie spatiale, la protection de l’environnement ou l’inclusion sociale. Le Comité soutient la proposition d’élaborer des normes pour le recyclage et le réemploi des engins de pêche en plastique, la sécurité des articles pyrotechniques, les limites de migration pour les substances chimiques réglementées utilisées dans les biens de consommation, les performances énergétiques des moteurs électriques et appareils électroménagers, les engrais et la construction.

3.17.

Le CESE relève que l’obsolescence programmée des produits impose au consommateur une charge financière de 100 milliards d’euros par an: il convient donc que la loi interdise cette pratique et que, par ailleurs, la normalisation y mette un terme.

3.18.

Le Comité est favorable à l’élaboration de normes grâce auxquelles les personnes handicapées soient en mesure d’accéder plus aisément aux produits et services sur le marché unique. Il souligne que la normalisation concernant spécifiquement le handicap devrait également porter sur les normes en matière d’emploi et d’inclusion sociale.

3.19.

Le Comité fait part du soutien qu’il apporte au dialogue politique avec les organismes internationaux de normalisation, ainsi qu’aux négociations bilatérales avec les pays hors Europe.

3.20.

Le CESE demande à nouveau qu’un suivi soit effectué en ce qui concerne les initiatives prises par les principaux acteurs du processus de normalisation afin que le système européen en la matière inclue le plus grand nombre possible de parties intéressées. Le CESE propose, en particulier, d’encourager toutes les actions qui visent à faire connaître le problème des normes, à assurer un coordination en la matière ou à l’étudier, y compris, le cas échéant, en créant un forum ad hoc sur l’inclusivité du système européen de normalisation, au sein duquel les progrès réalisés dans ce domaine pourraient être évalués d’année en année.

3.21.

Le CESE attire l’attention de la Commission sur l’impact que les choix posés en matière de normalisation seraient susceptibles d’avoir sur la vie de la société, pour des questions telles que la mobilité, comme il est apparu lors de la rencontre entre la Commission et les parties prenantes. Aussi demande-t-il que le dialogue mené sur cet aspect sensible de la question ne s’arrête pas mais qu’au contraire, l’on continue à ce propos de travailler de concert avec l’ensemble des organismes européens et des parties intéressées.

3.22.

Le Comité réclame qu’il soit tenu compte des répercussions que l’accessibilité des normes peut avoir pour une population moins bien préparée face aux innovations, par exemple les personnes âgées ou les analphabètes numériques, ainsi que des implications financières que ce phénomène induit pour les PME.

4. Observations particulières

4.1.

En ce qui concerne l’«écoconception» (21), il importe de développer des «pratiques de référence» (pdr) qui soient adéquates, définissant des prescriptions techniques et fournissant, dans des délais rapides et sur une base volontaire, un premier socle de référence pour des thèmes qui n’ont pas encore été consolidés par la normalisation technique.

4.2.

Dans le cadre du plan de travail 2016-2019 (22) sur l’écoconception et sur l’étiquetage énergétique (23), la Commission a émis une série de règlements (24). Pour tous les produits concernés, plus de 40 processus ont été lancés en lien avec les mandats de normalisation.

4.3.

La Commission a publié une recommandation (25) qui fournit des orientations pour assister l’industrie dans la recherche d’accords volontaires, destinés à se substituer à une réglementation ou à l’accompagner, et prévoit des dispositions de réexamen. Lors dudit réexamen, il importe de veiller à intégrer les aspects touchant à l’économie circulaire, à l’utilisation efficace des ressources, à la réparabilité, à la recyclabilité et à la durabilité.

4.4.

Inclusivité. Le CESE insiste à nouveau sur «l’importance de faciliter l’accès au processus de normalisation pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les acteurs sociétaux», ainsi que sur «un suivi approfondi des efforts menés par les acteurs principaux de la normalisation, et ce afin de renforcer la dimension d’inclusivité du SEN» (26). Le Comité juge que la manifestation qu’il a organisée dans ses locaux le 5 novembre 2019, sur le thème de l’inclusivité du système européen de normalisation, peut constituer un modèle de coopération et de comparaison constructive entre les institutions et les parties prenantes.

4.5.

Soutien aux normes européennes au niveau mondial. Il est nécessaire d’agir de manière plus percutante et de progresser en ce qui concerne la capacité représentative, la compétence et la cohérence, au premier chef dans le cadre de l’ISO/CEI/UIT et tout particulièrement pour les petites entreprises, les consommateurs et les milieux environnementaux, ainsi que dans les enceintes internationales et pour les accords de libre-échange.

4.5.1.

Dans la logique de son positionnement en matière d’économie circulaire, le CESE estime par ailleurs qu’opter pour une harmonisation des politiques en matière de mobilité représente une étape importante sur la voie d’une mobilité durable en Europe (27).

4.6.

Le CESE estime que la question de la promptitude avec laquelle une réponse est apportée aux besoins de l’appareil productif européen en matière de normalisation revêt une importance déterminante. Dans cette optique, il importe de continuer à résorber le retard structurel accumulé s’agissant de nouvelles méthodes de travail.

4.7.

Le Comité marque son accord avec les domaines d’importance stratégique qui ont été définis par la Commission, à savoir l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la chaîne de blocs, notamment en ce qui concerne les infrastructures critiques comme les réseaux de communication et de transport, l’accessibilité et l’assistance à fournir pour mettre en place, au niveau européen, des systèmes sûrs d’échange numérique dans le domaine de la santé (santé en ligne).

4.8.

Le CESE rappelle avoir insisté à maintes reprises sur la nécessité urgente que l’Union soit en négociation constante avec ses autres concurrents sur la scène internationale. La conclusion de l’accord commercial avec le Japon, la poursuite probable du bras de fer avec les États-Unis et la Chine, l’accord de libre-échange avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et les pays du Mercosur devront constituer autant de traits saillants de l’action de la Commission en 2020 et dans les années suivantes.

Bruxelles, le 10 juin 2020.

Le président du Comité économique et social européen

Luca JAHIER


(1) Voir les actions et mesures relatives aux engins de pêche dans la stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire [COM(2018) 28 final] et l’action 13 figurant dans l’annexe à la communication à l’examen.

(2) Voir l’exposé détaillé de ces actions dans les rubriques 1 à 3 de la communication à l’examen.

(3) Voir l’action 7 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(4) Voir l’action 8 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(5) Voir l’action 6 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(6) Voir l’action 5 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(7) Voir l’action 4 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(8) Voir l’action 9 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(9) Voir l’action 11 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(10) Voir l’action 12 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(11) COM(2018) 237 final.

(12) COM(2017) 477 final.

(13) Voir l’action 10 figurant dans l’annexe de la communication à l’examen.

(14) Règlement (UE) 2018/1092.

(15) Normes pour les petites entreprises (Small Business Standards), Association européenne pour la coordination de la représentation des consommateurs dans la normalisation (ANEC), Confédération européenne des syndicats (CES) et Organisation européenne des citoyens pour la normalisation dans le domaine de l’environnement (ECOS).

(16) Annexe III du règlement (UE) no 1025/2012 sur la normalisation européenne.

(17) COM(2018) 441 final.

(18) JO C 376 du 22.12.2011, p. 69.

(19) Voir l’annexe «Initiative commune sur la normalisation au titre de la stratégie pour le marché unique», consultable à l’adresse web https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/3/2016/FR/3-2016-3211-FR-F1-1-ANNEX-1.PDF

(20) JO C 264 du 20.7.2016, p. 98; JO C 367 du 10.10.2018, p. 97; JO C 283 du 10.8.2018, p. 61 et JO C 62 du 15.2.2019, p. 207.

(21) Paragraphes 1, 2 et 3 de l’annexe à la communication COM(2019) 486, comme prévu par la directive 2005/32/CE, qui a fait l’objet d’une refonte dans la directive 2009/125/CE.

(22) COM(2016) 773 final.

(23) En application de la directive 2009/125/CE.

(24) Règlements délégués (UE) 2019/2013, (UE) 2019/2014, (UE) 2019/2015, (UE) 2019/2016, (UE) 2019/2017, (UE) 2019/2018, (UE) 2019/2019, (UE) 2019/2020, (UE) 2019/2021, (UE) 2019/2022, (UE) 2019/2023 et (UE) 2019/2024 de la Commission (JO L 315 du 5.12.2019).

(25) C(2016) 7770.

(26) JO C 303 du 19.8.2016, p. 81.

(27) JO C 62 du 15.2.2019, p. 254.


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