| CELEX | 52019AE5784 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 7 mai 2020 |
| 14.7.2020 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 232/29 |
Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant des dispositions transitoires relatives au soutien du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) en 2021, et modifiant les règlements (UE) no 228/2013, (UE) no 229/2013 et (UE) no 1308/2013 en ce qui concerne les ressources et leur répartition pour l’exercice 2021 et les règlements (UE) no 1305/2013, (UE) no 1306/2013 et (UE) no 1307/2013 en ce qui concerne leurs ressources et leur application en 2021
[COM(2019) 581 — 2019/0254 (COD)]
(2020/C 232/04)
| Rapporteur unique: | Arnold PUECH D’ALISSAC |
| Consultation | Conseil, 22.11.2019 Parlement européen, 25.11.2019 |
| Base juridique | Article 43, paragraphe 2, et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section «Agriculture, développement rural et environnement» |
| Adoption en section | 6.3.2020 |
| Adoption en session plénière | 7.5.2020 |
| Session plénière | 551 — Session plénière à distance |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 254/0/7 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le CESE félicite la Commission pour sa proposition d’une année de transition pour la PAC (premier et deuxième piliers) en 2021: une année sans les aides directes du premier pilier aurait donné des déficits chez tous les agriculteurs; une année sans les aides du deuxième pilier aurait stoppé les engagements à hauts objectifs environnementaux ou climatiques et aurait reporté les investissements de modernisation. |
| 1.2. | Selon la proposition de la Commission, la durée de la période transitoire qui débutera le 1er janvier 2021 devrait être d’un an. Le CESE recommande vivement d’introduire un mécanisme flexible pour prolonger cette période d’une année supplémentaire, lequel serait automatiquement déclenché si le budget à long terme de l’Union européenne (cadre financier pluriannuel) et sa politique agricole commune n’ont pas été convenus et approuvés à la date du 30 octobre 2020. |
| 1.3. | Le CESE se réjouit que les conditions pour toucher les aides entre 2020 et 2021 soient conservées, car les conditionnalités et le verdissement sont déjà maîtrisés par les agriculteurs de l’Union européenne. |
| 1.4. | Le CESE adresse une mise en garde à propos de la date limite du 1er août 2020 pour la notification des changements. En effet, un accord trop tardif sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 pourrait ne pas permettre de prendre dans les temps les décisions requises au niveau national. |
| 1.5. | La Commission donne une preuve de clairvoyance en régularisant les droits au paiement de base (DPB) en nombre et en valeur. |
| 1.6. | La convergence des DPB reste à la discrétion des États membres, en bonne application de la subsidiarité. |
| 1.7. | La possibilité de prolonger d’un an les programmes de développement rural (PDR) doit être accompagnée par la possibilité d’utiliser tous les fonds du deuxième pilier non consommés sur la période 2014-2020 au-delà de 2020. |
| 1.7.1. | Le Comité souligne en particulier l’urgence d’une consommation rapide du second pilier pour assurer la relance de l’activité après la crise causée par la COVID-19. Il s’agirait notamment de soutenir l’installation de jeunes agriculteurs, les circuits courts très prisés pendant la crise, les actions collectives de production et de commercialisation ainsi que l’agrotourisme. Une attention particulière doit être accordée dans ce contexte aux régions ultra-périphériques, insulaires, de montagne et isolées dépendant très largement du tourisme. |
| 1.8. | Le CESE se réjouit que les mesures pluriannuelles du deuxième pilier (mesures pour l’agriculture biologique, mesures agroenvironnementales et climatiques) soient prolongées d’un an, mais demande que leur durée d’engagement soit portée à cinq ans comme lors de la période 2014-2020. La proposition de la limiter à trois ans sera une source certaine de tracasseries administratives, et nullement de résultats pour l’environnement. |
2. Éléments de contexte
| 2.1. | La programmation budgétaire associée à la PAC actuelle se termine le 31 décembre 2020. Si les règlements de la PAC actuelle ne sont pas formellement limités dans le temps, l’absence d’allocation budgétaire associée les rend inapplicables. Par ailleurs, les propositions législatives définissant la PAC pour la prochaine période de programmation (2021-2027) sont encore en cours de négociation et ne seront vraisemblablement pas adoptées à temps pour permettre une mise en œuvre de cette nouvelle PAC le 1er janvier 2021. En effet, la mise en œuvre des plans stratégiques relevant de la PAC, actuellement en cours de rédaction dans chaque État membre, débutera au plus tôt le 1er janvier 2022. Cette situation rend donc nécessaire un règlement transitoire pour l’année 2021. |
| 2.2. | Selon la proposition de la Commission, la durée de la période transitoire qui débutera le 1er janvier 2021 devrait être d’un an. Le CESE recommande vivement d’introduire un mécanisme flexible pour prolonger cette période d’une année supplémentaire, lequel serait automatiquement déclenché si le budget à long terme de l’Union européenne (cadre financier pluriannuel) et sa politique agricole commune n’ont pas été convenus et approuvés à la date du 30 octobre 2020. |
| 2.3. | La Commission européenne travaille actuellement à l’élaboration d’un tel texte, à l’exclusion des points suivants:
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| 2.4. | Ce règlement vient prolonger et amender à la marge les règlements actuels, notamment pour prévoir les enveloppes budgétaires associées aux mesures ainsi prolongées. Il modifie les règlements suivants:
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| 2.5. | Le budget ainsi prévu pour 2021 sera cohérent par rapport à ce qui aura été fixé dans la proposition de cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, qui n’a toujours pas trouvé de consensus au Conseil et n’a donc pas été votée par le Parlement européen (il n’y a pas d’amendement possible). Voici les propositions de la Commission:
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3. Notifications à prévoir
| 3.1. | Au plus tard dix jours après l’entrée en vigueur du règlement transitoire:
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| 3.2. | Au plus tard un mois après l’entrée en vigueur du règlement transitoire:
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| 3.3. | Au plus tard le 1er août 2020:
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| 3.4. | Au plus tard le 31 décembre 2020:
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| 3.5. | Répartition du plafond du FEAGA entre les différentes aides du premier pilier: |
Les États membres devront notifier pour l’année 2021 l’allocation du budget pour chacune des aides du premier pilier, à l’exception du verdissement qui reste fixé à 30 % du premier pilier; les États membres ont notamment la possibilité de réviser chaque année la portion du FEAGA allouée au paiement redistributif et les aides couplées facultatives.
| 3.6. | Réduction des paiements directs:
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| 3.7. | Nombre et valeur des DPB:
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| 3.8. | Convergence des DPB: |
Pour poursuivre le processus de convergence selon ce «modèle du tunnel» en vue d’une répartition plus équitable des paiements directs, les États membres peuvent continuer à effectuer une convergence des valeurs des DPB vers une moyenne nationale ou régionale après 2019 au lieu soit d’aller vers un taux uniforme, soit de maintenir la valeur des DPB à leur niveau de 2019. Le règlement de transition oblige les États membres à notifier chaque année leur décision de convergence pour l’année suivante. Ce sera le cas pour 2020 et 2021. En cas de poursuite de la convergence interne en 2020, les DPB détenus par les agriculteurs au 31 décembre 2019 et ayant une valeur en dessous de la moyenne nationale ou régionale bénéficieront d’une augmentation de leur valeur pour l’année 2020. Afin de financer cette augmentation, les DPB détenus par les agriculteurs au 31 décembre 2019 et ayant une valeur au-dessus de la moyenne nationale ou régionale seront réduits. Un mécanisme identique est également possible pour 2021.
| 3.9. | Régime de paiement unique à la surface (RPUS):
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| 3.10. | Accord de partenariat: l’accord de partenariat des États membres, définissant le socle commun d’intervention des quatre fonds européens, dont le Feader, pour la période allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2020, doit continuer à être le document stratégique cadre pour l’année 2021. |
| 3.11. | Prolongation des PDR régionaux 2014-2020 sur l’année 2021:
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| 3.12. | Conséquences d’une prolongation des PDR: cette prolongation entraîne le recul d’un an de toutes les échéances (rapport annuel de mise en œuvre et réunion de réexamen annuel jusqu’en 2024, rapport d’évaluation ex post à achever avant le 31 décembre 2025) et de la période d’admissibilité des dépenses (engagée et payée jusqu’au 31 décembre 2024). |
| 3.13. | Modalités de prolongation et de contractualisation des engagements pluriannuels:
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| 3.14. | Admissibilité des dépenses couvrant le plan stratégique national (PSN) et transition entre programmations: afin de faciliter la transition entre les programmations précédentes et celles à venir, les dépenses suivantes doivent être admissibles au Feader pour la période 2022-2027 et prévues dans les PSN (montant et taux de contribution du Feader).
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| 3.15. | Programmes de soutien au secteur fruits et légumes: Les organisations de producteurs (OP) ayant un programme opérationnel (PO) allant au-delà du 31 décembre 2021 doivent, avant le 15 septembre 2021, soumettre une demande à leur État membre pour que leur PO soit modifié pour respecter les conditions du futur règlement sur les plans stratégiques ou remplacé par un nouveau PO approuvé en vertu dudit règlement. Si l’OP ne soumet pas de programme opérationnel modifié ou remplacé, le programme prendra fin le 31 décembre 2021. Les programmes de travail établis pour la période allant du 1er avril 2018 au 31 mars 2021 doivent être prolongés jusqu’au 31 décembre 2021. Les OP, associations d’OP et interprofessions doivent modifier leurs programmes de travail en conséquence et les notifier à la Commission avant le 31 décembre 2020. |
| 3.16. | Programmes de soutien au secteur de l’huile d’olive et des olives de table: Les programmes de travail établis sur la période allant du 1er avril 2018 au 31 mars 2021 doivent être prolongés jusqu’au 31 décembre 2021. Les OP, associations d’OP et interprofessions doivent modifier leurs programmes de travail en conséquence et les notifier à la Commission d’ici au 31 décembre 2020. |
| 3.17. | Programmes nationaux dans le secteur apicole: Les programmes nationaux devront prendre fin au 31 juillet 2022. Les articles du règlement (UE) no 1308/2013 relatifs aux programmes apicoles continueront de s’appliquer après le 31 décembre 2021 pour ce qui est des dépenses et paiements relevant d’opérations mises en œuvre avant le 1er août 2022. |
| 3.18. | Programmes d’aide dans le secteur viticole:
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Bruxelles, le 7 mai 2020.
Le président du Comité économique et social européen
Luca JAHIER
(1) JO L 347 du 20.12.2013, p. 320.
(2) JO L 347 du 20.12.2013, p. 487.
(3) JO L 347 du 20.12.2013, p. 549.
(4) JO L 347 du 20.12.2013, p. 608.
(5) JO L 347 du 20.12.2013, p. 671.
(6) JO L 78 du 20.3.2013, p. 23.
(7) JO L 78 du 20.3.2013, p. 41.
(8) Règlement (CE) no 1698/2005 du Conseil du 20 septembre 2005 concernant le soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) (JO L 277 du 21.10.2005, p. 1).
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