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AccueilDroit européen52019DC0316
Acte préparatoire52019DC0316

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L'UNION EUROPÉNNE POUR L'EXERCICE 2018

CELEX52019DC0316
TypeActe préparatoire
Datemercredi 26 juin 2019

Résumé IA

Cette communication de la Commission présente les comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour l'exercice 2018, détaillant l'état de la situation financière, le résultat économique et les flux de trésorerie de l'ensemble des institutions et organes de l'UE. Elle constitue un acte préparatoire essentiel pour le contrôle budgétaire et la décharge, permettant au Parlement européen et au Conseil d'évaluer l'exécution du budget et la gestion financière de l'Union. Pour un professionnel du droit français, ce document offre une vision consolidée de la situation patrimoniale de l'UE, utile pour appréhender les engagements financiers et les risques juridiques associés aux politiques européennes.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 26.6.2019

COM(2019) 316 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES

COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L'UNION EUROPÉNNE POUR L'EXERCICE 2018




Comptes annuels consolidés de
l’Union européenne

Exercice 2018

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS

L’UNION EUROPÉENNE: CADRE POLITIQUE ET FINANCIER, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE 2018

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

EXAMEN ET ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE ET NOTES ANNEXES

GLOSSAIRE

LISTE DES ABRÉVIATIONS

AVANT-PROPOS

J’ai le plaisir de présenter les comptes annuels de l’Union européenne pour l’exercice 2018. Ces comptes procurent une vue d’ensemble des finances et de l’exécution du budget de l’UE pendant cet exercice, notamment des informations sur les passifs éventuels, les engagements financiers et les autres obligations de l’Union. Les comptes, qui reflètent le caractère pluriannuel des activités de l’Union, sont en outre assortis d’explications sur les principales données financières et leur évolution. Faisant partie de l’ensemble intégré de rapports financiers et de rapports sur la responsabilité élaborés par la Commission, les comptes annuels consolidés de l’Union européenne constituent un élément essentiel de notre système perfectionné de responsabilité financière.

En dépit de son volume relativement modeste, le budget de l’UE a des incidences considérables pour des millions d’Européens. Il complète les budgets nationaux et soutient les priorités politiques dans les secteurs où il apporte une valeur ajoutée réelle et où il peut produire des résultats de la manière la plus efficiente.

L’exercice 2018 était la cinquième année de l’actuel cadre financier pluriannuel; tous les programmes financiers sont pleinement opérationnels. Dans le cadre de l’exécution du budget de l’UE, les crédits d’engagement s’élevaient au total à 173,1 milliards d’EUR et les crédits de paiement à 156,7 milliards d’EUR. Tout au long de l’année, le budget de l’Union nous a permis de répondre aux défis découlant d’un environnement géopolitique complexe, tout en garantissant des investissements stratégiques et une croissance durable en Europe.

Près de la moitié des fonds visaient à stimuler la croissance, l’emploi et la compétitivité. Des financements ont été alloués à la recherche et à l’innovation dans le cadre d’Horizon 2020, aux petites et moyennes entreprises au titre du programme COSME et à l’éducation sous l’égide d’Erasmus+. Le Fonds européen pour les investissements stratégiques, le mécanisme pour l’interconnexion en Europe et les Fonds structurels et d’investissement européens ont tous joué un rôle majeur à cet égard. Je vous invite à découvrir les récits qui illustrent bon nombre d’investissements de l’Union en visitant le portail «InvestEU» (https://europa.eu/investeu/home_fr).

Le budget de l’Union a également apporté un grand soutien dans d’autres domaines prioritaires, tels que l’approche globale de l’UE en matière de migration, l’union de la sécurité et l’action extérieure de l’UE. Il a permis à l’Union de jouer un rôle éminent au-delà de nos frontières pendant une période de turbulences dans le voisinage de l’Europe et il a contribué à la réalisation d’objectifs politiques transversaux liés au changement climatique et à la biodiversité. En 2018, le montant alloué à l’intégration des questions climatiques s’est élevé à plus de 32 milliards d’EUR, soit 20 % du budget total.

Enfin, un soutien continu a été apporté à la promotion d’une croissance durable et à la préservation des ressources naturelles de l’Europe grâce à la politique agricole commune et la politique de la pêche et aux activités dans les domaines du climat et de l’environnement dans le cadre du programme LIFE.

Les comptes annuels consolidés de l’Union européenne sont établis conformément aux normes comptables internationales pour le secteur public. Pour se conformer à ces normes, la Commission améliore constamment ses règles et procédures, sa structure organisationnelle et sa capacité d’agir. Le fait de rendre compte de manière cohérente et efficace accroît la responsabilisation pour les dépenses de l’UE, pas seulement aux fins du respect de la législation. Cet aspect contribue à nouer le dialogue avec les citoyens et les autres parties prenantes et à préserver leur confiance dans l’Union européenne.

Günther H. Oettinger

Commissaire pour le budget et les ressources humaines

L’UNION EUROPÉENNE: CADRE POLITIQUE ET FINANCIER, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

L’Union européenne (UE) est une union à laquelle les États membres ont attribué des compétences afin d’atteindre des objectifs communs. L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.

1.CADRE POLITIQUE ET FINANCIER

Traités de l’UE

Les objectifs et principes généraux qui guident l’Union et les institutions européennes sont définis dans les traités. L’Union européenne et ses institutions n’agissent que dans les limites des compétences qui leur sont attribuées par les traités pour atteindre les objectifs qui y sont établis et doivent, lors de l’exercice de leurs compétences, respecter les principes 1 de subsidiarité et de proportionnalité. L’Union se dote des moyens financiers

nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques. La Commission est responsable de la mise en œuvre des objectifs en coopération avec les États membres et conformément au principe de bonne gestion financière.

L’Union poursuit les objectifs établis dans les traités à l’aide d’un certain nombre d'outils, dont fait partie le budget de l’UE. Elle peut également, par exemple, proposer des actes législatifs et établir des stratégies politiques.

Priorités politiques de la Commission

Les priorités politiques de la Commission sont définies dans les orientations politiques fixées par son président. Celles-ci constituent une feuille de route pour l’action de la Commission qui est pleinement cohérente et compatible avec Europe 2020 en tant que stratégie de croissance à long terme pour l’UE.

DIX PRIORITÉS

Un nouvel élan pour l'emploi, la croissance et l'investissement.

Une politique commerciale équilibrée et novatrice pour maîtriser la mondialisation

Un marché unique du numérique connecté.

Un espace de justice et de droits fondamentaux basé sur la confiance mutuelle.

Une Union plus résiliente sur le plan de l'énergie, dotée d'une politique visionnaire en matière de changement climatique.

Vers une nouvelle politique migratoire.

Un marché intérieur plus approfondi et plus équitable, doté d'une base industrielle renforcée.

Une Europe plus forte sur la scène internationale.

Une Union économique et monétaire (UEM) plus approfondie et plus équitable.

Une Union du changement démocratique.

Stratégie
Europe 2020

La stratégie Europe 2020, adoptée en 2010 par les chefs d'État ou de gouvernement des États membres de l'UE, a défini une stratégie décennale en faveur de la croissance et l’emploi pour l’Union 2 . Elle présente trois priorités qui se renforcent mutuellement, à savoir une croissance intelligente, durable et inclusive, ainsi que cinq grands objectifs pour l’UE. Le budget de

l’Union est l’un des instruments de l’UE contribuant à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020. Un large éventail d’actions sont menées aux niveaux national, international et de l’UE afin d’obtenir des résultats concrets se rapportant à la stratégie Europe 2020.

Programme de développement durable à l’horizon 2030 3

Le développement durable est depuis longtemps au cœur du projet européen. Les traités de l’UE reconnaissent ses dimensions économique, sociale et environnementale, qu’il convient de ne pas dissocier. L’UE est attachée à un développement qui réponde aux besoins du présent, sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Le budget de l’UE joue un rôle essentiel face aux nombreux défis liés à la durabilité, qui vont du chômage des jeunes au vieillissement de la population en passant par le changement climatique, la pollution, l’énergie durable et la migration. Dans le cadre de la Commission actuelle, le

développement durable est intégré dans les principaux projets transversaux ainsi que dans les politiques et initiatives sectorielles.

Les politiques soutenues par le budget de l’Union sont mises en œuvre conformément au cadre financier pluriannuel (CFP) et à la législation sectorielle connexe qui définit les programmes de dépenses.

Cadre financier pluriannuel et

programmes de dépenses

Le cadre financier pluriannuel traduit les priorités politiques de l’Union en termes financiers sur une période assez longue pour être efficace et fournir une vision à long terme cohérente aux bénéficiaires des fonds de l’UE et aux autorités nationales assurant le cofinancement. Il fixe les montants annuels maximaux (plafonds) pour l’ensemble des dépenses de l’UE et pour les grandes catégories de dépenses (rubriques). La somme des plafonds de toutes ces rubriques correspond au plafond total des crédits d’engagement.

Le cadre financier pluriannuel est adopté à l’unanimité, ce qui marque l’accord de tous les États membres au sujet des objectifs et du niveau des dépenses (niveau maximal des engagements budgétaires et des paiements), avec l’approbation du Parlement européen.

Accord interinstitutionnel

Le cadre financier pluriannuel est complété par l’accord interinstitutionnel 4 , qui est un accord politique entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Cet accord, adopté en 2013 conformément à l’article 295 du TFUE, a pour objet de mettre en œuvre la discipline budgétaire et d’améliorer

le déroulement de la procédure budgétaire annuelle et la coopération entre les institutions en matière budgétaire ainsi que d’assurer une bonne gestion financière.

Budget annuel

La Commission élabore le budget annuel, et le Parlement européen et le Conseil l’approuvent normalement à la mi-décembre, conformément à la procédure prévue à l’article 314 du TFUE. Selon le principe d’équilibre budgétaire, le total des recettes doit, pour un exercice financier donné, être égal au total des dépenses (crédits de paiement).

Les ressources propres, complétées par d’autres recettes, constituent les principales sources de financement de l’UE. Il existe trois types de ressources propres: les ressources propres traditionnelles (comme les droits de douane et les cotisations «sucre»), la ressource propre fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la ressource propre fondée sur le revenu national brut (RNB). Les autres recettes découlant des activités de l’UE (par exemple les amendes pour des infractions aux règles de concurrence) représentent normalement moins de 10 % des recettes totales. Le montant total des ressources propres nécessaires au financement du budget est déterminé par le total des dépenses, déduction faite des autres recettes. Dans l’actuel CFP, le montant total des ressources propres ne peut excéder 1,20 % de la somme des revenus nationaux bruts (RNB) des États membres.

Les dépenses opérationnelles de l’UE couvrent les diverses rubriques du cadre financier pluriannuel et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés. Trois modes de gestion sont possibles pour l'exécution du budget de l'UE:

Gestion partagée: méthode d’exécution du budget par laquelle les tâches sont déléguées aux États membres. Environ 75 % des dépenses relèvent de ce mode de gestion, qui englobe des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles.

Gestion directe: exécution directe du budget par les services de la Commission.

Gestion indirecte: la Commission confie certaines tâches d’exécution du budget à des tiers, tels que les agences de régulation de l’UE ou des organisations internationales.

Règlement financier

Le règlement financier (RF) 5 applicable au budget général est un acte fondamental dans l’architecture réglementaire des finances de l’UE. Il définit en effet les règles financières de l’Union applicables au budget de l’UE.

2.GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

2.1.STRUCTURE INSTITUTIONNELLE

La gouvernance organisationnelle de l’Union se compose des institutions, agences et autres organes de l’UE répertoriés à la note 9 des annexes aux états financiers consolidés. La Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds européen d’investissement (FEI) et la Banque centrale européenne (BCE) ne relèvent pas du règlement financier. Ses institutions principales, en ce sens qu’elles sont responsables de l’élaboration des politiques et de l’adoption des décisions, sont le Parlement européen, le Conseil européen, le Conseil et la Commission.

La Commission européenne est une organisation unique. En vertu du traité, elle est chargée de planifier, de préparer et de proposer la législation de l'UE, de gérer les politiques de l’UE, et notamment de contrôler et de garantir la mise en œuvre de la législation de l’UE et d'allouer les fonds de l’UE, ainsi que de représenter l’UE au niveau international.

Comme le prévoit le traité 6 , la Commission exécute le budget en coopération avec les États membres. Conjointement, ils font en sorte que les crédits soient utilisés conformément aux principes de la bonne gestion financière. Le règlement prévoit les obligations de contrôle et d'audit des États membres dans l'exécution du budget ainsi que les responsabilités qui en découlent. Il prévoit aussi les responsabilités et les modalités particulières selon lesquelles chaque institution participe à l'exécution de ses dépenses propres.

La Commission exerce ces fonctions sous la direction du collège des commissaires, qui établit les priorités et assume la responsabilité politique générale des décisions prises par la Commission. Le président, dont le rôle a été renforcé par les traités de Nice et de Lisbonne, décide de l'organisation interne de la Commission afin d'assurer la cohérence, l'efficacité et la collégialité de son action.

Le fonctionnement interne de la Commission repose sur plusieurs grands principes de bonne gouvernance: des rôles et responsabilités clairement définis, un engagement fort pour la gestion de la performance et le respect du cadre juridique, des mécanismes de responsabilité clairs, un cadre réglementaire inclusif et de grande qualité, l’ouverture et la transparence et des normes d’éthique rigoureuses.

2.2.LA STRUCTURE DE GOUVERNANCE DE LA COMMISSION

La Commission européenne possède un système de gouvernance unique, qui établit une nette distinction entre les structures politiques et les structures de contrôle administratif et définit clairement la chaîne des responsabilités et la responsabilité financière 7 . Ce système trouve son origine dans les traités, et la structure a évolué pour s’adapter à un environnement en mutation et pour s’aligner sur les meilleures pratiques définies dans les normes internationales en la matière 8 .

En 2018, la Commission a adopté un «paquet gouvernance» 9 , qui a considérablement rationalisé et renforcé ses modalités en matière de gouvernance institutionnelle et a exploité les travaux d’audit réalisés récemment par la Cour des comptes européenne 10 et le service d’audit interne.

·Le collège des commissaires assume collectivement la responsabilité politique des travaux de la Commission. L’exécution opérationnelle du budget est déléguée aux directeurs généraux et aux chefs de service, qui sont à la tête de la structure administrative de la Commission 11 .

·Le collège délègue les tâches de gestion financière aux directeurs généraux ou aux chefs de service, qui deviennent ainsi ordonnateurs délégués (OD). Ces derniers peuvent à leur tour déléguer des tâches aux directeurs, chefs d'unité ou autres, qui deviennent ainsi ordonnateurs subdélégués. La responsabilité des ordonnateurs s’étend à l’ensemble du processus de gestion, de la détermination des actions à mener pour réaliser les objectifs politiques fixés par l’institution à la gestion des activités du point de vue tant opérationnel que budgétaire.

·Le comité de suivi des audits assure le suivi de l’exécution des audits, en particulier ceux du service d’audit interne mais aussi sur la base des audits de la Cour des comptes européenne.

·Sous l'autorité du président, le conseil d'administration (CMB), présidé par le secrétaire général, réunit régulièrement les directeurs généraux chargés du budget, des ressources humaines et de la sécurité, ainsi que le directeur général du service juridique. Le(s) membre(s) du cabinet du président chargé(s) du budget et de l’administration, ainsi que le(s) chef(s) de cabinet du/des membre(s) de la Commission chargé(s) du budget, des ressources humaines et de l’administration, ont le statut d'observateur. Le CMB assure la coordination et le contrôle et fournit des avis et des orientations stratégiques sur les questions liées à l’administration, dans des domaines tels que la gestion des ressources financières et humaines, la gestion des risques, la gestion de la performance, la gouvernance informatique, la cybersécurité et la sécurité physique, la continuité des activités et la gestion des informations. Ainsi, le conseil d’administration contribue à garantir que les structures, les processus et les mesures administratives nécessaires sont en place à la Commission afin de garantir la réalisation efficiente et efficace des priorités politiques du collège et des tâches qui lui incombent en vertu des traités.



2.3.LA GESTION FINANCIÈRE DE LA COMMISSION

Au sein de la Commission, les fonctions et responsabilités en matière de gestion financière sont définies (par exemple dans le règlement financier) et exercées de manière précise. Il s’agit d’une approche décentralisée, axée sur des responsabilités claires, visant à créer une culture administrative qui incite les fonctionnaires à assumer la responsabilité des activités qu’ils exercent et à les rendre maîtres des activités dont ils sont responsables.

La Commission peut aussi déléguer la mise en œuvre de certains programmes à des agences exécutives. Les décisions en matière de dépenses peuvent aussi être gérées par l’intermédiaire d’une autre institution ou d’un autre organe ou en collaboration avec ceux-ci. Une grande partie du budget est gérée dans le cadre d’une gestion partagée avec les États membres, notamment dans les domaines des fonds structurels et de l’agriculture.

Des tâches d’exécution budgétaire sont également confiées:

·à des agences nationales;

·au groupe de la Banque européenne d’investissement;

·à des pays tiers;

·à des organisations internationales (comme la Banque mondiale ou l’Organisation des Nations unies, par exemple);

·à d’autres entités.

En tant qu’ordonnateurs délégués, les directeurs généraux sont responsables de la bonne gestion financière des ressources Lorsqu’ils exécutent le budget de l’Union, les ordonnateurs délégués doivent respecter les dispositions du règlement financier et établir un cadre de contrôle interne adéquat. Les objectifs du contrôle interne sont notamment les suivants:

·l’efficacité, l’efficience et l’économie des opérations;

·le contrôle financier et la lutte contre la fraude;

·l’intégrité et l’éthique;

·la gestion des ressources humaines;

·la fiabilité des informations;

·la communication;

·la préservation des actifs et de l’information.

Chaque ordonnateur délégué peut s’appuyer sur un ou deux membres de l’encadrement intermédiaire ou supérieur chargés de la gestion des risques et du contrôle interne afin de superviser et de suivre la mise en œuvre des systèmes de contrôle interne. Les services centraux de la Commission fournissent des orientations et des conseils et encouragent les bonnes pratiques.

Dans le contexte du cycle de planification stratégique et de programmation de la Commission, chaque ordonnateur est tenu d’établir un rapport annuel d’activités («RAA») portant sur les activités et les résultats et réalisations des politiques menées au cours de l’année. Dans ce rapport, l’ordonnateur déclare que les ressources ont été utilisées conformément au principe de bonne gestion financière et que les procédures de contrôle qu’il a mises en place offrent les garanties nécessaires quant à la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes. Au niveau de la Commission, le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget de l’Union constitue le principal instrument au moyen duquel le collège des commissaires assume la responsabilité politique de la gestion du budget.

Le comptable de la Commission est responsable, au niveau central, de la gestion de la trésorerie, des procédures de recouvrement, de la définition de règles comptables sur la base des méthodes et normes comptables internationales du secteur public, de la validation des systèmes comptables ainsi que de la préparation des comptes annuels de la Commission et des comptes annuels consolidés de l’Union. En outre, le comptable est tenu de signer les comptes annuels et de déclarer qu’ils présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union. Les comptes annuels sont adoptés par le collège des commissaires. Le comptable exerce une fonction indépendante et assume une responsabilité essentielle dans l'information financière au sein de la Commission. L’auditeur interne de la Commission exerce lui aussi une fonction centralisée et indépendante. Il fournit en toute indépendance des conseils, des avis et des recommandations sur la qualité et le fonctionnement des systèmes de contrôle interne mis en place au sein de la Commission, des agences de l’UE et des autres organes autonomes.

2.4.CADRE DE PERFORMANCE

La mise en place de cadres de performance solides est essentielle pour garantir une approche fortement axée sur les résultats, la création d’une valeur ajoutée par l’UE et une bonne gestion des programmes de l’Union. Le cadre de performance du budget de l’UE est extrêmement pointu, obtenant un score plus élevé que n’importe quel pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mesuré à l’aide de l’indice stand pour les cadres de budgétisation axée sur la performance). Il couvre plusieurs types et plusieurs niveaux de buts, d’objectifs et de cibles stratégiques, notamment la stratégie Europe 2020 et d’autres priorités politiques. Il doit également tenir compte de la complémentarité et de l’intégration des politiques et des programmes, ainsi que du rôle clé des États membres dans l’exécution du budget de l’UE.

·Les objectifs, indicateurs et cibles figurent en bonne place dans la base juridique des programmes et, chaque année, la Commission en rend compte dans les fiches de programmes qui accompagnent le projet de budget. Toutes les informations essentielles nécessaires à un examen minutieux des programmes et à une mesure précise de la performance sont fournies, à savoir les engagements financiers sur sept ans; le niveau de référence en matière de performance des programmes (le point de départ de l’action à mener); les buts finaux (qui doivent être atteints au terme de la période de programmation pluriannuelle); et les jalons intermédiaires.

·Afin de garantir que les ressources sont allouées aux priorités et que chaque action produit des résultats significatifs et une valeur ajoutée élevée, la Commission promeut une culture de la performance dans l’ensemble de ses services. En outre, au cours des dernières années, elle a conçu une approche qui promeut un meilleur équilibre entre conformité et performance.

·Le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget de l’UE fait un tour d'horizon complet de la performance, de la gestion et de la protection du budget de l’UE. Il explique la façon dont le budget de l’UE soutient les priorités politiques de l’Union européenne et décrit les résultats obtenus grâce au budget ainsi que le rôle joué par la Commission dans le contrôle du respect et la promotion des normes les plus rigoureuses en matière de gestion budgétaire et financière.

·La Cour des comptes européenne adopte une méthode systématique et rigoureuse pour évaluer les aspects qualitatifs de l’établissement du budget, y compris sous l'angle de la performance, dans le cadre normal de ses rapports annuels et dans ses rapports spéciaux.

Grâce à tous ces éléments, l’autorité budgétaire est bien placée pour prendre en compte la performance en tant que facteur déterminant dans la décision sur le budget annuel suivant.

2.5.INFORMATION FINANCIÈRE

Le principal élément de l’information financière au sein de l’UE est constitué par les rapports financiers et sur la responsabilité intégrés, qui comprennent les comptes annuels consolidés de l’UE, le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget, lequel contient l’évaluation visée à l’article 247, paragraphe 1, point e), du RF, le rapport d’audit interne annuel, les prévisions à long terme concernant les entrées et les sorties futures portant sur les cinq prochaines années, ainsi que le rapport sur le suivi de la décharge. Les rapports financiers et sur la responsabilité intégrés permettent au public d’avoir chaque année une vue d’ensemble de la situation financière et opérationnelle de l’Union.

Les comptes annuels consolidés de l’UE apportent des informations financières sur les activités des institutions, agences et autres organes de l’UE sous l’angle tant du budget que de la comptabilité d’exercice. Ces comptes n’englobent pas les comptes annuels des États membres.

Les comptes annuels consolidés de l’UE comprennent deux parties distinctes mais liées:

a) les états financiers consolidés et

b) les états sur l’exécution du budget, qui permettent de suivre, de manière agrégée, l’exécution budgétaire.

En outre, les comptes annuels consolidés de l’UE sont accompagnés d’un examen et d'une analyse des états financiers, qui résument les principales modifications et tendances concernant les états financiers et expliquent les risques et incertitudes notables auxquels l’UE a dû faire face et doit donner suite à l'avenir.

Établissement de rapports et obligation de rendre compte au sein de la Commission:

Rapports financiers et sur la responsabilité intégrés
art. 247 RF

·Comptes annuels consolidés de l’UE

·Rapport annuel sur la gestion et la performance du budget de l’UE (comprenant le rapport sur l’évaluation des finances de l’Union)

·Rapport d’audit interne annuel

·Prévisions à long terme concernant les entrées et les sorties futures sur 5 ans

·Rapport sur le suivi de la décharge

Autres rapports

·Paquet «communication» à l’occasion du discours sur l’état de l’Union

·Rapport général sur l’activité de l’Union européenne

·Rapports annuels d'activités des directions générales

·Rapport sur la gestion budgétaire et financière

2.6.AUDIT EXTERNE ET PROCÉDURE DE DÉCHARGE

Audit externe

La Cour des comptes européenne est l’auditeur externe des institutions (et organes) de l’Union. La mission de la Cour est de contribuer à l’amélioration de la gestion financière de l’UE, de promouvoir la responsabilisation et la transparence et d’agir en tant que gardien indépendant des intérêts financiers des citoyens de l’Union. Son rôle, en sa qualité d’auditeur externe indépendant de l’UE, consiste à vérifier que les fonds de l’UE sont correctement comptabilisés, qu’ils sont perçus et dépensés conformément aux règles et règlements applicables, et que ces ressources sont optimisées.

Dans le cadre de ses activités, la Cour des comptes établit à l’intention du Parlement européen et du Conseil:

1) un rapport annuel sur les activités financées par le budget général, contenant ses observations sur les comptes annuels de l’UE et les opérations sous-jacentes;

2) une opinion, fondée sur ses audits et figurant dans le rapport annuel sous forme de déclaration d’assurance, sur i) la fiabilité des comptes et ii) la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes concernant à la fois les recettes perçues et les paiements aux bénéficiaires finals; et

3) des rapports spéciaux portant sur des domaines particuliers, ainsi que des rapports annuels spécifiques (par exemple sur le Fonds européen de développement ou les agences de l’UE).

Décharge

La procédure de décharge pour un exercice donné constitue l’étape finale du cycle budgétaire. Elle constitue la dimension politique du contrôle externe de l’exécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle l’«autorité de décharge» (à savoir le Parlement européen, sur recommandation du Conseil) «libère» la Commission (et les autres organes de l’UE) pour leur gestion d’un budget donné. Cette décision est fondée sur l’examen des comptes annuels consolidés de l’UE et d’une série de rapports de la Commission (rapport annuel sur la gestion et la performance du budget de l’Union, rapport sur le suivi de la décharge pour l’exercice précédent et rapport annuel à l’autorité de décharge sur les audits internes effectués) ainsi que sur le rapport annuel, l’opinion d’audit (la «déclaration d’assurance») et les rapports spéciaux de la Cour des comptes européenne. Elle tient également compte des réponses de la Commission aux questions écrites et autres demandes d’informations qui lui sont adressées, ainsi que des auditions devant la commission du contrôle budgétaire (CONT) du Parlement européen auxquelles participent le commissaire chargé du budget et les commissaires et directeurs généraux responsables des principaux domaines de dépenses et le secrétaire général.

La procédure de décharge peut donner lieu à trois situations: l’octroi, l’ajournement ou le refus de la décharge. Les rapports finaux sur la décharge sont en outre assortis de demandes spécifiques adressées à la Commission par le Parlement européen et le Conseil. Ces demandes donnent lieu à un rapport de suivi dans lequel la Commission expose les mesures concrètes qu'elle a déjà prises ou qu'elle compte prendre.

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

Les comptes annuels consolidés de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2018 ont été élaborés sur la base des informations fournies par les institutions et organismes conformément à l’article 246, paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de l’Union européenne. Je déclare par la présente que lesdits comptes ont été établis conformément au titre XIII dudit règlement financier ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables exposés dans les notes annexes aux états financiers.

J’ai obtenu des comptables de ces institutions et organes, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à la production des comptes décrivant l’actif et le passif de l’Union européenne, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure de signer les comptes de la Commission européenne, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union européenne.

[signé]

Rosa ALDEA BUSQUETS

Comptable de la Commission

21 juin 2019

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE 2018

Exécution du budget 2018 de l’Union

Le budget 2018 adopté était centré sur deux grandes priorités politiques pour l’Europe qui figurent parmi les dix priorités fixées par le président Juncker au début du présent mandat de la Commission. La première de ces priorités concernait la réponse européenne aux nouveaux défis associés à l’environnement géopolitique complexe, qui vont de la gestion des migrations à la protection des frontières extérieures de l’UE en passant par la sécurité de ses citoyens. La seconde portait sur les investissements stratégiques et la croissance durable en vue de contribuer à la cohésion économique et de créer des emplois, notamment pour les jeunes. Outre ces deux priorités clairement marquées, le budget de l’UE et d’autres instruments ont continué, en 2018, à soutenir les agriculteurs et le développement rural ainsi qu’à approfondir et renforcer les interconnexions et réseaux stratégiques entre les États membres de l’UE grâce à la mise en œuvre du marché unique numérique et de l’Union de l’énergie. La Commission a continué à promouvoir l’image de l’Union à l’extérieur en tant que partenaire économique et politique essentiel et principal pourvoyeur d’investissements et d’aide humanitaire au niveau international.

Dans le cadre de l’exécution du budget 2018 de l’UE, les crédits d’engagement s’élevaient au total à 173,1 milliards d’EUR et les crédits de paiement à 156,7 milliards d’EUR.

Près de la moitié des fonds – soit 87,4 milliards d’EUR en engagements – étaient destinés à stimuler la croissance intelligente et inclusive, l’emploi, la compétitivité et la cohésion. Ces financements ont notamment profité à la recherche et à l’innovation au travers d'Horizon 2020, à l’éducation au titre d'Erasmus+, aux petites et moyennes entreprises dans le cadre du programme COSME, au mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) et au Fonds de garantie du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) – l’outil de mise en œuvre du plan d’investissement pour l’Europe –, tout en favorisant la convergence entre les États membres et les régions par l'intermédiaire des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI). En outre, l’enveloppe budgétaire de l’UE pour les agriculteurs européens s’élevait à 44,4 milliards d’EUR en paiements effectués.

Le budget a également servi à renforcer les frontières extérieures de l’Union et à faire face à la crise de la migration et des réfugiés, en finançant des actions portant notamment sur l’aide d’urgence, la relocalisation, le contrôle des frontières, la réinstallation, le retour et l’intégration des réfugiés et demandeurs d’asile. Enfin, le budget a continué à financer des programmes en faveur de la protection de la justice et des droits fondamentaux mais aussi de la cohésion sociale, afin que nos sociétés européennes demeurent ouvertes à tous, libres et équitables.

Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne

Contexte

Le 23 juin 2016, la majorité des citoyens britanniques ayant participé au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne a voté en faveur d’un retrait de l’UE. Le 29 mars 2017, le Royaume-Uni a officiellement notifié au Conseil européen son intention de se retirer de l’UE et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom). Ce faisant, il a invoqué l’article 50 du traité sur l’Union européenne, qui indique la procédure à suivre pour le retrait d’un État membre de l’Union.

Le processus de négociation

Le 19 mars 2018, la Commission a publié un projet d’accord de retrait qui rendait compte de l’état d’avancement des négociations. Dans la partie du projet d’accord de retrait consacrée au règlement financier, l’UE et le Royaume-Uni se sont fondés sur les progrès réalisés lors de la première phase des négociations pour élaborer un texte juridique.

Un rapport conjoint a été publié le 14 novembre 2018 faisant état d’un accord au niveau des négociateurs sur le texte intégral du projet d’accord de retrait et sur les grandes lignes de la déclaration politique fixant le cadre des relations futures entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ce même jour a également été publié le projet d’accord de retrait actualisé et approuvé, dans lequel le Royaume-Uni acceptait de s’acquitter de toutes ses obligations découlant de l'actuel cadre financier pluriannuel (CFP) et des perspectives financières précédentes, comme s’il était encore un État membre, y compris de couvrir sa part des passifs et passifs éventuels de l’Union. Le gouvernement britannique a approuvé le projet d’accord de retrait le 14 novembre et le Conseil européen l’a avalisé le 25 novembre 2018. Le 11 janvier 2019, le Conseil (article 50) a approuvé la décision relative à la conclusion de l’accord de retrait et l’a transmise au Parlement européen pour approbation. À la demande du Royaume-Uni, conformément à la procédure prévue à l’article 50 du TFUE, le Conseil européen a accepté, le 21 mars 2019, de reporter au 22 mai 2019 la date de départ du Royaume-Uni, à condition que l’accord de retrait ait été approuvé par la Chambre des communes le 29 mars 2019 au plus tard, et au 12 avril 2019 si tel n’était pas le cas [décision (UE) 2019/476 du Conseil européen du 22 mars 2019, JO L 80 du 22.3.2019, p. 1]. La Chambre des communes n’ayant pas approuvé l’accord de retrait au 29 mars 2019 et à la suite d’une nouvelle demande du Royaume-Uni, le Conseil européen a décidé, le 10 avril 2019, de proroger le délai pour le retrait jusqu’au 31 octobre 2019 [décision (UE) 2019/584 du Conseil européen du 11 avril 2019, JO L 101 du 11.4.2019, p. 1]. Le retrait devrait intervenir le premier jour du mois suivant l'achèvement des procédures de ratification ou le 1er novembre 2019, la date retenue étant la plus proche. Le Royaume-Uni restera un État membre jusqu'à la nouvelle date de retrait, avec tous les droits et obligations qui en découlent conformément à l'article 50 du TUE, et a le droit de révoquer à tout moment la notification qu'il a faite.

Règlement financier et comptes annuels 2018 de l’UE

En ce qui concerne le règlement financier, il a été indiqué dans le projet d’accord de retrait publié le 14 novembre 2018 que le Royaume-Uni s’acquitterait de toutes ses obligations découlant de l'actuel CFP et des perspectives financières précédentes, comme s’il était encore un État membre. Plus précisément, le projet d’accord de retrait prévoit que le Royaume-Uni est notamment redevable envers l’Union de sa part:

• des engagements budgétaires dans le budget de l'Union et les budgets des organismes décentralisés de l'Union restant à liquider au 31 décembre 2020 – voir article 140 du projet d’accord de retrait;

• du financement des passifs de l’Union encourus jusqu’au 31 décembre 2020, à certaines exceptions près – voir article 142;

• des passifs financiers éventuels de l’Union résultant d’opérations financières qui ont été décidées/approuvées avant la date du retrait – voir articles 143 et 144; et

• des paiements nécessaires pour s'acquitter des passifs éventuels de l’Union qui deviennent exigibles dans les contentieux concernant les intérêts financiers de l'Union (pour autant que les faits faisant l'objet de ces affaires se soient produits au plus tard le 31 décembre 2020) – voir article 147.

Au moment de la signature des présents comptes et en l’absence de ratification par le Royaume-Uni, la date effective du départ et les modalités de ce départ (avec ou sans accord) ne sont pas encore connues. Compte tenu de la situation actuelle, aucune incidence financière n’est à signaler dans les comptes annuels consolidés de l’UE pour 2018.

UNION EUROPÉENNE

EXERCICE 2018

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

Des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’euros.

SOMMAIRE

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1. PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2. NOTES ANNEXES AU BILAN

3. NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

4. ACTIF ET PASSIF ÉVENTUELS

5. ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES ET JURIDIQUES

6. GESTION DES RISQUES FINANCIERS

7. INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

8. ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

9. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

BILAN

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

ACTIFS NON COURANTS

Immobilisations incorporelles

2.1

446

405

Immobilisations corporelles

2.2

11 185

10 745

Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

2.3

591

581

Actifs financiers

2.4

65 231

59 980

Préfinancements

2.5

26 006

25 022

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

416

611

103 875

97 344

ACTIFS COURANTS

Actifs financiers

2.4

4 168

8 655

Préfinancements

2.5

23 968

24 005

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

24 248

11 755

Stocks

2.7

73

295

Trésorerie et équivalents de trésorerie

2.8

18 113

24 111

70 570

68 821

TOTAL DE L’ACTIF

174 444

166 165

PASSIFS NON COURANTS

Retraites et autres avantages du personnel

2.9

(80 456)

(73 122)

Provisions

2.10

(3 281)

(2 880)

Passifs financiers

2.11

(53 289)

(50 063)

(137 025)

(126 065)

PASSIFS COURANTS

Provisions

2.10

(852)

(659)

Passifs financiers

2.11

(2 617)

(6 850)

Sommes à payer

2.12

(32 227)

(39 048)

Charges à payer et produits à reporter

2.13

(63 186)

(63 902)

(98 882)

(110 459)

TOTAL DU PASSIF

(235 907)

(236 524)

ACTIF NET

(61 463)

(70 359)

Réserves

2.14

4 961

4 876

Montants à appeler auprès des États membres*

2.15

(66 424)

(75 234)

ACTIF NET

(61 463)

(70 359)

* Le Parlement européen a adopté, le 12 décembre 2018, un budget prévoyant que le paiement des dettes à court terme de l’Union doit être assuré sur des ressources propres à percevoir par les États membres ou à appeler auprès de ceux-ci en 2019. En vertu de l’article 83 du statut [règlement (CEE, Euratom, CECA) n° 259/68 du Conseil du 29 février 1968 tel que modifié], les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations de pension.

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

en Mio EUR

Note

2018

2017

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Ressources RNB

3.1

105 780

78 620

Ressources propres traditionnelles

3.2

22 767

20 520

Ressources TVA

3.3

17 624

16 947

Amendes

3.4

6 740

4 664

Récupération de dépenses

3.5

2 215

1 879

Autres

3.6

3 312

10 376

158 438

133 006

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produit financier

3.7

3 115

1 845

Autres

3.8

1 379

1 332

4 494

3 177

Recettes totales

162 932

136 183

DÉPENSES

Exécution par les États membres

3.9

Fonds européen agricole de garantie

(43 527)

(44 289)

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

(13 149)

(11 359)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

(30 230)

(17 650)

Fonds social européen

(11 935)

(7 353)

Autres

(2 826)

(1 253)

Exécution par la Commission, des agences exécutives et des fonds fiduciaires

3.10

(17 551)

(15 738)

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

3.11

(3 396)

(2 667)

Exécution par des pays tiers et des organisations internationales

3.11

(4 016)

(4 115)

Exécution par d’autres entités

3.11

(3 569)

(1 478)

Coûts du personnel et des pensions

3.12

(10 929)

(10 002)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

3.13

–

(3 544)

Charges financières

3.14

(1 677)

(1 896)

Autres dépenses

3.15

(6 208)

(6 756)

Dépenses totales

(149 014)

(128 101)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

13 918

8 082

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

2018

2017

Résultat économique de l’exercice

13 918

8 082

Activités d’exploitation

Amortissements

104

99

Dépréciations

998

888

(Reprise des) pertes de valeur sur investissements

–

–

(Augmentation)/diminution des prêts

1 041

497

(Augmentation)/diminution des préfinancements

(947)

(3 557)

(Augmentation)/diminution des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

(12 299)

(745)

(Augmentation)/diminution des stocks

222

(130)

Augmentation/(diminution) dans les retraites et autres avantages du personnel

7 334

5 891

Augmentation/(diminution) des provisions

594

928

Augmentation/(diminution) des passifs financiers

(1 007)

(438)

Augmentation/(diminution) des sommes à payer

(6 821)

(957)

Augmentation/(diminution) des charges à payer et produits à reporter

(716)

(3 678)

Excédent budgétaire de l’exercice précédent comptabilisé comme produit hors trésorerie

(556)

(6 405)

Réévaluation du passif lié aux avantages du personnel (mouvement hors trésorerie ne figurant pas dans le compte de résultat économique)

(4 396)

–

Autres mouvements hors trésorerie

(71)

3

Activités d’investissement

(Augmentation)/diminution des immobilisations incorporelles et corporelles

(1 583)

(1 687)

(Augmentation)/diminution des investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

(9)

(53)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers disponibles à la vente

(1 811)

(3 190)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

7

(22)

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

(5 998)

(4 474)

Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

(5 998)

(4 474)

Trésorerie et équivalents de trésorerie en début d’exercice

24 111

28 585

Trésorerie et équivalents de trésorerie en fin d’exercice

18 113

24 111

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

en Mio EUR

Montants à appeler auprès des États membres Excédent/(déficit) cumulé

Autres réserves

Réserve de juste valeur

Actif net

SOLDE AU 31.12.2016

(76 881)

4 516

325

(72 040)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

(20)

20

–

–

Variations de la juste valeur

–

–

(2)

(2)

Autres

(11)

62

(46)

5

Résultat de l’exécution budgétaire 2016 crédité aux États membres

(6 405)

–

–

(6 405)

Résultat économique de l’exercice

8 082

–

–

8 082

SOLDE AU 31.12.2017

(75 234)

4 598

278

(70 359)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

(186)

186

–

–

Variations de la juste valeur

–

–

(47)

(47)

Réévaluations des passifs liés aux avantages du personnel

(4 396)

–

–

(4 396)

Autres

30

(54)

–

(24)

Résultat de l’exécution budgétaire 2017 crédité aux États membres

(556)

–

–

(556)

Résultat économique de l’exercice

13 918

–

–

13 918

SOLDE AU 31.12.2018

(66 424)

4 730

231

(61 463)

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

La comptabilité de l’Union européenne est tenue conformément aux dispositions du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) nº 1296/2013, (UE) nº 1301/2013, (UE) nº 1303/2013, (UE) nº 1304/2013, (UE) nº 1309/2013, (UE) nº 1316/2013, (UE) nº 223/2014, (UE) nº 283/2014 et la décision nº 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) nº 966/2012 (JO L 193 du 30.7.2018, p. 1), ci-après le «règlement financier» (RF).

En vertu de l’article 80 du règlement financier, l’Union européenne prépare ses états financiers selon les règles de comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables admises au niveau international pour le secteur public (IPSAS). Ces normes comptables, adoptées par le comptable de la Commission, doivent être appliquées par l’ensemble des institutions et organes de l’UE rentrant dans le périmètre de consolidation afin de disposer d’un jeu uniforme de règles de comptabilisation, d’évaluation et de présentation des comptes propre à assurer l’harmonisation du processus d’établissement des états financiers et de consolidation.

Application des règles comptables nouvelles et modifiées de l’Union européenne

Règle comptable révisée qui est en vigueur pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2018

L’application des règles comptables suivantes, adoptées par le comptable de la Commission, est devenue obligatoire pour l’exercice en cours:

·Révision de la règle comptable 12 «Avantages du personnel»: la règle comptable 12 révisée, qui se fonde sur la nouvelle norme IPSAS 39 «Avantages du personnel» publiée en juillet 2016, a été adoptée par le comptable en 2017. Pour la première application de la règle comptable 12 révisée, il n’y a pas eu d’incidence significative sur les états financiers consolidés de l’UE, en dehors de la comptabilisation des plus-values ou moins-values résultant des modifications des hypothèses actuarielles, qui, en vertu de cette règle révisée, sont comptabilisées directement dans les actifs nets, alors que les dispositions précédentes imposaient de les comptabiliser dans les excédents ou les déficits.

Nouvelles règles comptables adoptées, mais qui n'étaient pas encore en vigueur au 31 décembre 2018

L’UE n’a pas appliqué la nouvelle règle comptable suivante, qui a été adoptée par le comptable de la Commission, mais qui n’est pas encore en vigueur:

·nouvelle règle comptable 20 de l’UE «Public Sector Combinations» (Regroupements dans le secteur public) (en vigueur pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2019): la règle comptable 20 de l’UE, qui s’inspire de la norme IPSAS 40 «Regroupements dans le secteur public», classe les regroupements intervenant dans le secteur public en deux catégories distinctes, selon que l’opération s’effectue ou non sous contrôle commun: i) les fusions, lorsque l’opération repose sur les valeurs comptables de l’entité regroupée avec l’UE; et ii) les acquisitions, lorsque l’opération repose sur la juste valeur de l’entité acquise par l’UE à la date d’acquisition. Chaque catégorie comporte ses propres exigences et niveaux d’information pour que les effets de l'une et de l'autre soient mieux compris par les utilisateurs des états financiers de l’UE.

L’incidence sur les états financiers de l’UE lors de la première année d’application dépendra de la décision de l’UE de procéder ou non à une opération de regroupement dans le secteur public au cours de cette période.

3.PRINCIPES COMPTABLES

Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie d’une entité utiles à tout un éventail d’utilisateurs. Pour l’UE en tant que secteur public, les objectifs sont plus spécifiquement de procurer des informations servant à la prise de décisions et de permettre à l’entité de rendre des comptes quant à l’utilisation des ressources placées sous sa responsabilité. C’est dans ce cadre qu’est établi le présent document.

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l'élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable 1 de l’UE «Financial Statements» (États financiers) et sont identiques à celles décrites dans IPSAS 1: image fidèle, comptabilité d’exercice, continuité d'activité, cohérence de la présentation, importance relative, regroupement, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives des rapports financiers sont les suivantes: pertinence, image fidèle (fiabilité), intelligibilité, diffusion en temps opportun, comparabilité et vérifiabilité.

4.CONSOLIDATION

Périmètre de consolidation

Les états financiers consolidés de l’UE englobent l’ensemble des grandes entités contrôlées (à savoir les institutions de l’UE, dont la Commission, et les agences de l’UE), entités associées et coentreprises. La liste exhaustive des entités consolidées figure dans la note 9 des états financiers de l’UE. Elle comprend désormais 52 entités contrôlées et 1 entité associée. Les entités qui relèvent du périmètre de consolidation mais qui ne sont pas significatives pour les états financiers consolidés de l’UE dans leur ensemble ne doivent être ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence lorsque cela entraînerait une perte excessive de temps ou d’argent pour l’UE. Ces entités sont désignées sous le nom d’«entités mineures» et sont répertoriées séparément à la note 9. En 2018, 7 entités ont été classées comme entités mineures.

Entités contrôlées

La décision d’intégrer une entité dans le périmètre de consolidation est fondée sur le concept du contrôle. Les entités contrôlées sont toutes des entités pour lesquelles l’Union européenne est confrontée ou peut prétendre à des avantages variables de son engagement et a la faculté de modifier la nature ou la quantité de ces avantages grâce au pouvoir dont elle dispose sur l’autre entité. Ce pouvoir doit être actuellement exerçable et porter sur les activités pertinentes de cette entité. Les entités contrôlées sont pleinement consolidées. La consolidation débute à la date du premier contrôle et s’achève au terme desdits contrôles.

Les indicateurs de contrôle les plus communs au sein de l’UE sont: la création de l’entité par des traités constitutifs ou actes de droit dérivé, le financement de l’entité par le budget de l’UE, l’existence de droits de vote au sein des organes directeurs, la vérification des comptes par la Cour des comptes européenne et la décharge par le Parlement européen. Une évaluation individuelle est effectuée au niveau de chaque entité afin de déterminer si un ou tous les critères susmentionnés suffisent à donner lieu au contrôle.

Selon cette approche, les institutions (excepté la Banque centrale européenne) et agences de l’UE (hormis les agences de l’ancien deuxième pilier) sont considérées comme étant sous le contrôle exclusif de l’UE et sont donc également incluses dans le périmètre de consolidation. Par ailleurs, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en liquidation est également considérée comme une entité contrôlée.

Tous les «soldes et transactions réciproques» entre entités contrôlées de l’UE sont éliminés, tandis que les gains et pertes non réalisés liés à de telles transactions, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés.

Partenariats

Un partenariat est une opération sur laquelle l’UE et deux parties ou plus exercent un contrôle conjoint. Le contrôle conjoint est le partage contractuellement convenu du contrôle exercé sur une opération, qui n’existe que dans le cas où les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle. Un partenariat est soit une activité conjointe, soit une coentreprise. Lorsqu’un partenariat est structuré sous forme de véhicule distinct et que les parties ont des droits sur l’actif net de l’opération, ce partenariat est considéré comme une coentreprise. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4). Lorsque les parties ont des droits sur les actifs, et des obligations au titre des passifs, relatifs à l’opération, ce partenariat est considéré comme une activité conjointe. En lien avec ses intérêts dans des activités conjointes, l’UE reconnaît dans ses états financiers: ses actifs et passifs, ses recettes et dépenses ainsi que sa part des actifs, passifs, recettes et dépenses détenus ou encourus conjointement.

Entités associées

Les entités associées sont des entités sur lesquelles l’UE détient directement ou indirectement une influence notable, sans pouvoir de contrôle. On parle d’influence notable lorsque l’UE détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4).

Entités non consolidées dont les fonds sont gérés par la Commission

Le fonds du régime commun d’assurance maladie pour le personnel de l’UE, le Fonds européen de développement et le Fonds de garantie des participants sont gérés par la Commission en leur nom. Cependant, puisque ces entités ne sont pas contrôlées par l’UE, elles ne sont pas consolidées dans ses états financiers.

5.BASE DE PRÉPARATION

Les états financiers sont présentés chaque année. L’exercice financier débute le 1er janvier et se termine le 31 décembre.

6.Monnaies et base de conversion

Monnaie fonctionnelle et de présentation

Sauf indication contraire, les états financiers sont présentés en millions d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation de l’UE.

Transactions et soldes

Les transactions en devises sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont réalisées. Les gains et pertes de change liés au règlement de transactions en devises et à la reconversion, aux taux de change de fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en devises sont portés au compte de résultat économique. Les écarts de conversion relatifs à des instruments financiers non monétaires classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur.

Des méthodes de conversion différentes s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent leur valeur en euros au cours en vigueur à la date de leur acquisition.

Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change de la Banque centrale européenne (BCE) en vigueur au 31 décembre:

Taux de change de l’euro

Monnaie

31.12.2018

31.12.2017

Monnaie

31.12.2018

31.12.2017

BGN

1,9558

1,9558

PLN

4,3014

4,177

CZK

25,7240

25,5350

RON

4,6635

4,6585

DKK

7,4673

7,4449

SEK

10,2548

9,8438

GBP

0,8945

0,8872

CHF

1,1269

1,1702

HRK

7,4125

7,4400

JPY

125,8500

135,01

HUF

320,9800

310,3300

USD

1,145

1,1993

7.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement admis, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus fiables dont elle dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à recevoir, les actifs et passifs éventuels, le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles et les montants indiqués dans les annexes relatives aux instruments financiers. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte sur l’exercice au cours duquel ils sont connus.

8.BILAN

9.Immobilisations incorporelles

Les licences sur logiciels sont comptabilisées au coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Ces actifs sont amortis linéairement sur leur durée de vie utile estimée (3 à 11 ans). Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont remplis et que les dépenses ne concernent que la phase de développement de l’actif. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en charges à mesure qu’ils sont encourus.

10.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeur. Le coût comprend toute dépense directement imputable à l’acquisition, la construction ou la cession d’une immobilisation.

Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’UE et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils sont encourus.

Les terrains et les œuvres d’art ne sont pas amortis, leur durée d’utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût diminué de leur valeur résiduelle sur leur durée de vie utile estimée, comme suit:

Catégorie d’actif

Taux d’amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Actifs spatiaux

8 % à 25 %

Installations de production

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

0 % à 25 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont incluses dans le compte de résultat économique.

Contrats de location

Les contrats de location d’immobilisations corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété incombe à l’UE sont classés comme contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à l’actif du bilan au commencement de la location, au plus faible de la juste valeur de l’actif loué et de la valeur actuelle des paiements minimaux au titre de la location. La partie d’intérêts des paiements au titre de la location-financement est comptabilisée en charges sur la durée du contrat de location à un taux constant par rapport au solde restant dû. Les obligations locatives, nettes de charges financières, sont comptabilisées aux passifs financiers (courants et non courants). La partie d’intérêts de la charge financière est portée au compte de résultat économique sur la période de location de manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période. Les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile.

Les contrats de location dans le cadre desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la durée du contrat de location.

11.Dépréciation d’actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d’utilité indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque fois qu’un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur (de service) recouvrable. La valeur (de service) recouvrable est la plus élevée de la juste valeur de l’actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d’utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur (de service) recouvrable estimée d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur comptable de l’actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur (de service) recouvrable. Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

12.Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

Participations dans des entités associées et coentreprises

Les investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence sont initialement comptabilisés à leur coût, constituant la valeur comptable ensuite augmentée ou diminuée pour comptabiliser la quote-part de l'UE dans l’excédent ou le déficit de l'entité détenue après la date d'acquisition. La quote-part de l’UE dans l’excédent ou le déficit de l'entité détenue est comptabilisée dans le compte de résultat économique, et sa quote-part dans les variations des capitaux propres de l'entité détenue est comptabilisée dans les réserves en actifs nets. Le coût initial augmenté de tous les mouvements (contributions supplémentaires, part de résultats économiques et variations de la réserve, pertes de valeur et dividendes) donne la valeur comptable de l’investissement dans les états financiers à la date de clôture du bilan. Les distributions reçues de l’investissement réduisent la valeur comptable de l’actif.

Si la quote-part de l’UE dans les déficits d’un investissement comptabilisé à l’aide de la méthode de la mise en équivalence est égale ou supérieure à sa participation dans celui-ci, l’Union cesse de comptabiliser sa quote-part dans les pertes ultérieures («pertes non comptabilisées»). Lorsque la quote-part de l’UE est ramenée à zéro, les pertes supplémentaires font l'objet d'une provision, et un passif est comptabilisé, mais seulement dans la mesure où l’Union a contracté une obligation légale ou implicite ou effectué des paiements au nom de l’entité.

S’il y a des indices de dépréciation, les valeurs sont, le cas échéant, réduites à la valeur recouvrable inférieure. La valeur recouvrable est définie conformément à la description fournie dans la note 1.5.3. Si la raison expliquant les pertes de valeur cesse de s’appliquer à une date ultérieure, la perte de valeur est reprise sur la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée.

Lorsque l’UE détient 20 % ou plus d’un fonds de capital-risque, elle ne cherche pas à exercer une influence notable. Ces fonds sont donc considérés comme des instruments financiers et classés comme étant disponibles à la vente.

Les entités associées et coentreprises classées comme entités mineures ne sont pas comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les contributions de l’UE à ces entités sont comptabilisées en charges de l’exercice.

13.Actifs financiers

Classement

L’UE classe ses actifs financiers dans les catégories suivantes: les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat les prêts et créances, les placements détenus jusqu’à leur échéance et les actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

I)Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

Un actif financier est classé dans cette catégorie s’il a été acquis principalement en vue d'être revendu à court terme ou s’il a été désigné par l’entité comme devant appartenir à cette catégorie. Les dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs courants» s’ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture.

II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l’UE fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d’utiliser la créance à des fins de transactions, ou dans le cas où l’UE est subrogée dans les droits du prêteur initial à la suite d’un paiement effectué par elle au titre d’un contrat de garantie. Les paiements arrivant à échéance dans les 12 mois suivant la date de clôture sont inscrits au bilan sous «actifs courants». Les paiements dont l’échéance est supérieure à 12 mois suivant la date de clôture sont inscrits au bilan sous «actifs non courants». Les prêts et créances comprennent les dépôts à terme dont l’échéance initiale est supérieure à trois mois.

III)Placements détenus jusqu’à leur échéance

Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d’échéances fixes, que l’UE a l’intention manifeste et la capacité de conserver jusqu’à l’échéance. Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs courants ou non courants selon la durée pendant laquelle l’UE s’attend à les détenir. Les investissements dans des entités qui ne sont ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence et les autres participations (opérations de capital-risque, par exemple) sont également classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

Comptabilisation et évaluation initiales

Les achats et ventes d’actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, détenus jusqu’à leur échéance et disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de transaction — la date à laquelle l’UE s’engage à acheter ou vendre l’actif. Les équivalents de trésorerie et les prêts sont comptabilisés lorsque l’argent est déposé dans un établissement financier ou avancé aux emprunteurs. Les instruments financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Pour tous les actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat, des coûts de transaction sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur comptabilisation initiale. Les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur et les coûts de transaction sont passés en charges au compte de résultat économique.

La juste valeur d’un actif financier lors de sa comptabilisation initiale correspond normalement au prix de la transaction (autrement dit, la juste valeur de la contrepartie reçue), à moins que la juste valeur de cet instrument ne soit attestée par comparaison avec d’autres transactions courantes sur le marché pouvant être observées pour le même instrument ou sur la base d’une technique d’évaluation utilisant des variables n'incluant que des données de marché observables (par exemple dans le cas de certains contrats dérivés). Cependant, en cas d’octroi d’un prêt à long terme à taux zéro ou à un taux inférieur aux conditions du marché, sa juste valeur peut être estimée comme la valeur actuelle de l’ensemble des entrées de trésorerie futures, actualisées au taux d’intérêt prévalant sur le marché pour un instrument similaire ayant une notation similaire.

Les prêts sont évalués à leur valeur nominale, considérée comme étant la juste valeur du prêt. Le raisonnement qui sous-tend cette approche est le suivant:

·l’environnement dit «de marché» des activités de prêt de l’UE est très spécifique et différent du marché de capitaux utilisé pour émettre des obligations d’entreprises ou d’État. Comme les prêteurs opérant sur ces marchés ont le choix entre plusieurs types d’investissements, la possibilité d’opportunité est prise en compte dans les prix de marché. Cependant, cette possibilité de recourir à d’autres investissements n’est pas prévue pour l’UE, qui n’est pas autorisée à placer de l’argent sur les marchés de capitaux; elle peut uniquement emprunter des fonds à des fins de prêts au même taux. Ceci signifie que l’UE ne dispose d’aucune autre option de prêt ou d’investissement pour les sommes empruntées. Il n’y a donc pas de coût d’opportunité et, de ce fait, aucune base de comparaison avec les taux du marché. En fait, l’opération de prêt de l’UE représente elle-même le marché. Essentiellement, comme l’«option» du coût d’opportunité n’entre pas en ligne de compte, le prix du marché ne reflète pas fidèlement la substance des opérations de prêt de l’UE. Par conséquent, il n’est pas approprié de déterminer la juste valeur des activités de prêt de l’UE au regard des obligations d’entreprises ou d’État;

·du reste, en l’absence de comparaison possible avec un marché actif ou des opérations similaires, le taux d’intérêt devant être utilisé par l’UE aux fins d’une évaluation équitable de ses opérations de prêt au titre du MESF, de la balance des paiements et d’autres prêts de ce type devrait être le taux d’intérêt facturé;

·à cela s’ajoute que, pour ces prêts, on observe des effets compensatoires entre les prêts et les emprunts en raison de leur caractère réciproque. Ainsi, le taux d’intérêt effectif d’un prêt équivaut au taux d’intérêt effectif des emprunts correspondants. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les instruments financiers sont décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des investissements ont expiré ou lorsque l’UE a transféré en substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété à une autre partie.

Évaluation ultérieure

a)Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes résultant de variations de la juste valeur de la catégorie «instruments financiers à la juste valeur par le biais du résultat» sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent.

b)Les prêts et créances sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, le même taux d’intérêt effectif s’applique aux prêts et aux emprunts compte tenu du fait que ces prêts disposent de caractéristiques propres aux «opérations face à face» et que les différences ne sont pas significatives entre le prêt et les conditions et montants de l’emprunt. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

c)Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. L’UE n’a pas actuellement de placements détenus jusqu’à leur échéance.

d)Les actifs financiers disponibles à la vente sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes découlant des variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur, à l’exception des écarts de conversion sur les actifs monétaires qui sont portés au compte de résultat économique. Lorsque des actifs classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont décomptabilisés ou dépréciés, les ajustements cumulés de la juste valeur précédemment comptabilisés dans la réserve de juste valeur sont portés au compte de résultat économique. Les intérêts sur les actifs financiers disponibles à la vente calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif sont portés au compte de résultat économique. Les dividendes sur les instruments de capitaux propres disponibles à la vente sont comptabilisés lorsque le droit de l’Union européenne de recevoir le paiement est établi.

La juste valeur des investissements cotés sur des marchés actifs est basée sur les cours acheteurs actuels. Lorsque le marché d’un actif financier n’est pas actif (ou lorsqu’une valeur mobilière n’est pas cotée ou en cas d’instrument dérivé de gré à gré), l’UE détermine une juste valeur au moyen de techniques d’évaluation. Ces techniques incluent l’utilisation de transactions récentes réalisées dans des conditions de concurrence normale, la référence à d’autres instruments identiques en substance, une analyse des flux de trésorerie actualisés, des modèles de valorisation des options et d’autres techniques d’évaluation communément appliquées par les acteurs du marché.

Les investissements dans des fonds de capital-risque, classés comme actifs financiers disponibles à la vente, qui n’ont pas de cours coté sur un marché actif, sont évalués à la valeur d’inventaire nette imputable, qui est considérée comme équivalente à la juste valeur.

Lorsque la juste valeur d’investissements en instruments de capitaux propres n’ayant pas de cours sur un marché actif ne peut être évaluée de façon fiable, ces investissements sont évalués au coût diminué des pertes de valeur.

Dépréciation d’actifs financiers

Un actif financier est déprécié et une perte est comptabilisée si, et seulement si, il existe un indice objectif de dépréciation résultant d’un ou plusieurs événements qui se sont produits après la comptabilisation initiale de l’actif et cet (ces) événement(s) de perte a (ont) une incidence sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier pouvant être estimé de façon fiable. L’UE détermine à chaque date de clôture s’il existe un indice objectif montrant qu’un actif financier a perdu de la valeur.

a)Actifs comptabilisés au coût amorti

S’il existe des indications objectives d’une perte de valeur sur prêts et créances ou sur des placements détenus jusqu’à l’échéance comptabilisés au coût amorti, le montant de la perte est égal à la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs estimés (hors pertes de crédit futures qui n’ont pas été encourues), actualisée au taux d'intérêt effectif d'origine de l'actif financier. La valeur comptable de cet actif est diminuée et le montant de la perte est comptabilisé dans le compte de résultat économique. Si un prêt ou un placement détenu jusqu’à son échéance est assorti d’un taux d’intérêt variable, le taux d’actualisation à utiliser pour évaluer une éventuelle perte de valeur est le taux d’intérêt effectif actuel déterminé selon le contrat. Le calcul de la valeur actuelle des flux de trésorerie estimés futurs d’un actif financier garanti reflète les flux de trésorerie qui pourraient résulter d’une saisie après déduction des coûts d’obtention et de vente des instruments de garantie, que la saisie soit probable ou non. Si le montant de la perte de valeur diminue au cours d’une période ultérieure, et si cette diminution peut être objectivement liée à un événement survenant après la comptabilisation de la dépréciation, la perte de valeur comptabilisée précédemment est reprise via le compte de résultat économique.

b)Actifs comptabilisés à la juste valeur

Dans le cas des apports en fonds propres classés comme des actifs financiers disponibles à la vente, une baisse importante ou permanente (prolongée) de la juste valeur d’un placement dans un tel instrument en deçà de son coût constitue également une indication objective de dépréciation. Si une telle indication existe pour un actif financier disponible à la vente, la perte cumulée — évaluée comme étant la différence entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, déduction faite de toute perte de valeur précédemment portée au compte de résultat économique pour l’actif considéré — est soustraite des réserves et comptabilisée dans le compte de résultat économique. Les pertes de valeur sur instruments de capitaux propres portées au compte de résultat économique ne sont pas reprises via le compte de résultat économique. Si, au cours d’une période ultérieure, la juste valeur d’un instrument d’emprunt considéré comme un actif financier disponible à la vente augmente et si cette augmentation peut objectivement être reliée à un événement survenant après la constatation de la perte de valeur, cette perte de valeur est reprise via le compte de résultat économique.



14.Stocks

Les stocks sont évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût est déterminé selon la méthode PEPS (premier entré, premier sorti). Le coût des produits finis et des travaux en cours couvre les matières premières, la main-d’œuvre directe, les autres coûts directement imputables ainsi que les frais généraux de production connexes (sur la base d’une capacité d’exploitation normale). La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts pour l’achèvement et la réalisation de la vente. Lorsque les stocks sont détenus en vue d’une distribution gratuite ou quasi gratuite, ils sont évalués au plus faible du coût et du coût de remplacement actuel. Le coût de remplacement actuel correspond au coût que l’UE devrait assumer pour acquérir l’actif à la date de publication des comptes.

15.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans le contrat, la décision, la convention ou l’acte de base spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention, soit remboursé. Si le bénéficiaire n’engage pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’UE. Le montant du préfinancement peut être apuré (en tout ou en partie) à mesure de l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en charges).

Le préfinancement est, à des dates de clôture ultérieures, évalué au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué des dépenses éligibles (y compris des montants estimés, le cas échéant) encourues au cours de la période.

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés à la date à laquelle ils sont acquis conformément aux dispositions de la convention en question. En fin d’exercice, il est procédé à une estimation des intérêts à recevoir sur la base des informations les plus fiables, laquelle est portée au bilan.

Les autres avances aux États membres qui proviennent du remboursement par l’Union européenne des sommes versées à titre d’avances par les États membres à leurs bénéficiaires (y compris les «instruments financiers en gestion partagée») sont comptabilisées comme actifs et présentées sous la rubrique «préfinancements». Les autres avances aux États membres sont ensuite évaluées au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué d’une meilleure estimation des dépenses éligibles encourues par les bénéficiaires finals, calculée sur la base d’hypothèses raisonnables et justifiables.

Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires du Fonds européen de développement ou à d’autres entités non consolidées sont également classées comme préfinancements puisque leur but est d’octroyer un fonds de trésorerie au fonds fiduciaire pour lui permettre de financer des actions spécifiques définies dans les objectifs du fonds fiduciaire. Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires sont évaluées au montant initial de la contribution de l’UE, diminué des dépenses éligibles, y compris des montants estimés, le cas échéant, encourues par le fonds fiduciaire au cours de la période de référence et affectées à la contribution de l’UE conformément à l’accord sous-jacent.

16.Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

Les règles comptables de l’Union européenne exigeant une présentation distincte des opérations avec et sans contrepartie directe, aux fins de l’établissement des comptes, les créances à recevoir sont définies comme provenant des opérations avec contrepartie directe et les créances à recouvrer comme provenant des opérations sans contrepartie directe, c’est-à-dire lorsque l’UE reçoit une valeur d’une autre entité sans fournir directement en retour une contrepartie de valeur sensiblement équivalente (par exemple, les créances à recouvrer auprès des États membres se rapportant aux ressources propres).

Les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe répondent à la définition des instruments financiers et sont, à ce titre, classées comme prêts et créances et évaluées en conséquence (voir la note 1.5.5). Les informations données dans les annexes relatives aux instruments financiers concernant les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe comprennent les produits à recevoir et les charges à reporter des opérations avec contrepartie directe car ils ne sont pas significatifs. Une dépréciation générale, reposant sur l’expérience passée, est comptabilisée pour les ordres de recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation spécifique.

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe sont comptabilisées à la valeur initiale (après ajustement pour les intérêts et pénalités) diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur sur créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l’UE ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances en question. Le montant de la dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique. Une dépréciation générale, reposant sur l’expérience passée, est également comptabilisée pour les ordres de recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation spécifique. Voir la note 1.5.14 concernant le traitement des produits à recevoir en fin d’exercice. Les montants exposés et enregistrés comme créances à recouvrer d’opérations sans contrepartie directe ne sont pas considérés comme des instruments financiers, car ils ne découlent pas d’un contrat qui donnerait lieu à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres. Toutefois, dans les annexes aux états financiers, les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie sont, s'il y a lieu, enregistrées avec les créances à recevoir des opérations avec contrepartie.

17.Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont des instruments financiers et comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue ou à court terme, et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

18.Avantages du personnel

La méthode comptable applicable aux avantages du personnel a été mise à jour conformément aux exigences de la règle comptable 12 révisée, Avantages du personnel, en vigueur pour les périodes ouvertes à compter du 1er janvier 2018, sur la base de la nouvelle norme IPSAS 39 (Avantages du personnel), publiée en juillet 2016. Le principal changement résultant de la révision de la règle comptable 12 réside dans le fait que les écarts actuariels sont présentés comme une variation des actifs nets et non comme une variation du compte de résultat économique.

La comptabilisation des régimes à prestations définies est complexe car il faut disposer d’hypothèses actuarielles et exercer un jugement pour évaluer l’obligation. En appliquant la règle comptable révisée, l’UE a réévalué les jugements dont elle a fait usage, notamment en ce qui concerne l’estimation du coût final de la prestation accordée au personnel. À l’issue de cet exercice, la pertinence de l’utilisation de la période de service actif estimée du personnel en tant que base pour l’affectation des droits à prestations aux périodes de service a été confirmée. Les prestations auxquelles ont droit les membres du personnel de l’UE sont accordées dans le cadre d’un régime unique, bien que scindé en deux parties, et il convient de traiter ces prestations de manière similaire afin de présenter la situation de manière fidèle et sincère et de refléter la réalité économique.

L’UE procure au personnel une série d’avantages (régime pécuniaire et sécurité sociale). Aux fins de la comptabilité, ceux-ci doivent être classés en avantages à court terme et en avantages postérieurs à l’emploi.

Avantages du personnel à court terme

Les avantages à court terme sont constitués par les prestations devant être réglées dans les douze mois qui suivent la fin de la période de référence au cours de laquelle les membres du personnel ont rendu le service, comme les salaires, congés annuels et congés maladie rémunérés, et les autres indemnités à court terme. Les avantages à court terme sont comptabilisés en charges lorsque le service correspondant est fourni. Un passif est comptabilisé à hauteur du montant qu’il est prévu de verser si l’UE a une obligation actuelle, légale ou implicite de payer à la suite de services passés fournis par le personnel et que cette obligation peut être estimée de façon fiable.

Avantages postérieurs à l’emploi

L’UE accorde au personnel une série d’avantages postérieurs à l’emploi, notamment des pensions de retraite, d’invalidité et de survie, ainsi qu’une couverture médicale (voir note 2.9).

L’UE met à la disposition de son personnel un régime d’avantages postérieurs à l’emploi se composant des éléments suivants:

I.le régime de pension des fonctionnaires européens (PSEO): les prestations octroyées au titre de ce régime reposant sur un financement théorique 12 concernent l’ancienneté, l’invalidité et la survie, ainsi que les allocations familiales, le décès avant le départ à la retraite du personnel travaillant ou ayant travaillé dans les institutions, agences et autres organes de l’UE ou les survivants à la suite du décès d’un fonctionnaire ou d’un retraité. Les membres du personnel versent, sur leurs traitements, un tiers du coût attendu de ces prestations;

II.le régime commun d'assurance maladie (RCAM): dans le cadre de ce régime, l’UE procure une couverture maladie au personnel de la Commission européenne, des institutions, des agences et autres organes de l’UE par le biais du remboursement des frais médicaux. Les prestations accordées aux «inactifs» de ce régime (retraités, orphelins, etc.) sont considérées comme des avantages postérieurs à l’emploi.

L’UE accorde également des avantages postérieurs à l’emploi aux membres des institutions de l’UE par l’intermédiaire de régimes de retraite distincts. Ceux-ci figurent sous la rubrique «Autres régimes de prestations de retraite». Dans le cadre de ces régimes, l’UE accorde des prestations de retraite aux membres de la Commission, de la Cour de justice et du Tribunal, de la Cour des comptes, du Conseil, du Parlement européen, du Médiateur, du Contrôleur européen de la protection des données et du Tribunal de la fonction publique. L’UE procure aux membres des institutions de l’UE une couverture maladie par l’intermédiaire du RCAM.

Les avantages postérieurs à l’emploi susmentionnés, qui constituent des obligations de l’UE au titre des prestations définies, sont calculés à chaque date de clôture sur la base d’une estimation du montant des avantages accumulés par les membres du personnel pendant la période en cours et les périodes antérieures, moyennant actualisation dudit montant et déduction de la juste valeur des actifs du régime. Le calcul de l’obligation au titre des prestations définies est effectué chaque année selon la méthode des unités de crédit projetées. La valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies est déterminée en actualisant les sorties de trésorerie futures estimées sur la base des taux d’intérêt d’obligations d’État libellées dans la monnaie dans laquelle les prestations doivent être versées et dont les échéances avoisinent celles du passif correspondant au titre du régime de pension.

Les avantages postérieurs à l’emploi procurés au personnel de l’UE sont intégrés dans un régime unique comprenant à la fois un régime de pensions (PSEO) et un régime d’assurance maladie (RCAM), le bénéfice du RCAM étant subordonné à l’acquisition du droit à la couverture dans le cadre du PSEO. En vertu de ce régime unique, comme le prévoit le statut, certains droits, comme le droit à une pension différée et réduite au titre du PSEO, sont acquis après 10 années de service. Toutefois, les droits acquis dans le cadre du régime unique pour les années de service ultérieures effectuées par le personnel sont nettement supérieurs aux droits initiaux, tels qu’ils se reflètent dans les droits à pension supplémentaires accumulés chaque année.

Par conséquent, afin de rendre compte de la réalité économique de l’opération sous-jacente conformément à la caractéristique qualitative «image fidèle» de l’information financière, telle qu’elle est décrite à la fois dans la règle comptable 1 et dans le cadre conceptuel des IPSAS, le coût du service supporté est comptabilisé sur une base linéaire par rapport à la période de service actif estimée du membre du personnel, à savoir la période comprise entre la date à laquelle les services rendus par ledit membre ont commencé à générer des droits à prestations en vertu du régime (que ceux-ci soient ou non conditionnés par des services ultérieurs) et la date à laquelle les services supplémentaires rendus par le membre du personnel ne généreront pas un montant significatif de droits à prestations supplémentaires en vertu du régime, les futures augmentations de salaires n'étant toutefois pas comptabilisées. Cette approche est appliquée de manière cohérente aux avantages prévus dans le cadre du régime unique.

Les réévaluations du passif net au titre des prestations définies comprennent les écarts actuariels et le rendement des actifs du régime, et sont immédiatement comptabilisées dans les actifs nets.

L’UE comptabilise les charges (produits) d’intérêts net(te)s et les autres dépenses liées aux régimes à prestations définies dans le compte de résultat économique avec la mention «coûts du personnel et des pensions».

Lorsque les prestations fournies sont modifiées ou réduites, la variation dans les prestations qui se rapporte aux services passés ou au profit ou à la perte lié à une réduction est immédiatement portée au compte de résultat économique. Les profits et pertes sur liquidation sont comptabilisés au moment de la liquidation. Le coût des services passés est immédiatement porté au compte de résultat économique, sauf si les changements sont subordonnés au fait que les membres du personnel restent en service pendant une durée déterminée.

19.Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l’UE supporte une obligation actuelle, juridique ou implicite, envers des tiers à la suite d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n’est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses attendues que l'on pense nécessaires pour éteindre l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

Les provisions pour les contrats déficitaires sont évaluées à la valeur actuelle la plus faible entre le coût escompté de la résiliation du contrat et le coût net attendu de la continuation du contrat.

20.Passifs financiers

Les passifs financiers sont classés comme passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, comme passifs financiers comptabilisés au coût amorti ou comme passifs liés à la garantie financière.

Les emprunts sont composés d’emprunts auprès d’institutions de crédit et de dettes représentées par des titres. Les emprunts sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, soit le produit de leur émission (la juste valeur de la contrepartie reçue) déduction faite des coûts de transaction supportés. Ils sont ensuite comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif; toute différence entre le produit des emprunts, déduction faite des coûts de transaction, et leur valeur de remboursement est portée au compte de résultat économique sur la durée de vie des emprunts selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, la méthode du taux d’intérêt effectif ne peut être appliquée aux prêts et aux emprunts pour des raisons d’importance relative. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les passifs financiers classés à la juste valeur par le biais du compte de résultat incluent les dérivés lorsque la juste valeur est négative. Leur traitement comptable est identique à celui des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (voir la note 1.5.5).

Les passifs liés à la garantie financière sont initialement comptabilisés à la juste valeur, c’est-à-dire à la valeur de la prime perçue. Par la suite, les passifs liés à la garantie financière sont évalués à la valeur la plus élevée des deux montants suivants: la meilleure estimation des dépenses attendues que l’on pense nécessaires pour apurer le passif lié à la garantie financière et le montant comptabilisé initialement, déduction faite, le cas échéant, de l’amortissement cumulé. L’UE comptabilise un passif lié à une garantie financière lorsqu’elle reçoit une contrepartie pour l’octroi de la garantie, c’est-à-dire aux conditions du marché, ou lorsque la juste valeur de la garantie peut être estimée de façon fiable. En l’absence de marché actif pour un contrat de garantie directement équivalent, l’UE inscrit la garantie donnée comme un passif éventuel (voir note 1.7.2) ou, s’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre l’obligation, elle comptabilise une provision (voir note 1.5.11).

Les passifs financiers figurent au bilan parmi les passifs non courants, sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois qui suivent la date de clôture.

Les fonds fiduciaires de l’UE considérés comme faisant partie des activités opérationnelles de la Commission sont comptabilisés dans les comptes de cette dernière puis consolidés dans les comptes annuels de l’UE. Par conséquent, les contributions d’autres donateurs aux fonds fiduciaires de l’UE répondent aux critères des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe et elles sont présentées au passif financier jusqu’à ce que les conditions liées aux contributions transférées soient satisfaites, c’est-à-dire jusqu’à ce que les coûts admissibles soient encourus par le fonds fiduciaire. Le fonds fiduciaire est nécessaire pour financer des projets spécifiques et restituer les fonds restants au moment de la liquidation. À la date de clôture, l’encours des charges de contributions est évalué au montant des contributions reçues, diminué des dépenses encourues par le fonds fiduciaire, y compris des montants estimés, le cas échéant. Aux fins de la déclaration, les dépenses nettes sont affectées aux contributions d’autres donateurs au prorata de leurs contributions nettes au 31 décembre. Cette affectation des contributions est purement indicative. Lors de la liquidation du fonds fiduciaire, le conseil d’administration du fonds décidera du partage effectif des ressources restantes.

21.Sommes à payer

Une part importante des sommes à payer par l’UE correspond à des déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l’Union européenne, dont le montant n’a pas été acquitté par celle-ci (opérations sans contrepartie directe). Elles sont comptabilisées comme sommes à payer pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les sommes à payer à la suite de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées à la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci, et les dépenses correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis à l’UE et acceptés par celle-ci.

22.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

Les transactions et événements sont constatés dans les états financiers de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l’UE ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple par référence à un traité), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

Les charges sont également comptabilisées au cours de l’exercice auquel elles se rapportent. À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par la Commission, qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent une image fidèle des phénomènes économiques et autres qu’ils sont censés représenter. Par analogie, si un paiement d'avance a été effectué pour des biens ou services n’ayant pas encore été reçus, la charge correspondante sera reportée et comptabilisée lors de l’exercice comptable suivant.

23.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

24.Recettes

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

La grande majorité des recettes de l’UE concerne des opérations sans contrepartie directe.

Ressources RNB et ressources TVA

Les recettes sont comptabilisées au titre de la période pour laquelle la Commission lance un appel de fonds aux États membres, demandant leur contribution. Elles sont évaluées à leur «montant appelé». Les ressources TVA et RNB étant déterminées sur la base d’estimations des données relatives à l’exercice budgétaire concerné, elles peuvent être revues au fil des variations jusqu’à ce que les données définitives soient publiées par les États membres. L’effet d’un changement d’estimation doit être inclus dans la détermination de l’excédent ou du déficit net de la période pendant laquelle le changement s’est produit.

Ressources propres traditionnelles

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe et produits correspondants sont comptabilisés lorsque les relevés de comptabilité A mensuels (y compris les droits recouvrés et les montants garantis et non contestés) des États membres sont reçus. À la date de clôture, les montants recouvrés par les États membres au titre de l’exercice mais encore non versés à la Commission sont évalués et comptabilisés en produits à recevoir. Les relevés de comptabilité B trimestriels (y compris les droits non recouvrés et non garantis, ainsi que les montants garantis mais contestés par le débiteur) reçus des États membres sont comptabilisés en produits, diminués des frais de perception auxquels ils peuvent prétendre. De plus, une réduction de valeur est constatée pour le montant de l’écart de recouvrement estimé.

Amendes

Les recettes générées par les amendes sont comptabilisées une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par l’UE et officiellement notifiée au destinataire. En cas de doute sur la solvabilité de l’entreprise, la créance fait l’objet d’une réduction de valeur. À compter de la notification de la décision de lui imposer une amende, le débiteur dispose d’un délai de deux mois pour:

a)soit accepter la décision et par conséquent payer le montant de l’amende dans le délai imparti, et ce montant est définitivement encaissé par l’UE,

b)soit ne pas accepter la décision et introduire un recours devant la juridiction de l’UE.

Malgré cela, l’amende doit être payée dans le délai imparti de trois mois, le recours n’ayant pas d’effet suspensif (article 278 du TUE), ou, dans certaines circonstances et moyennant l’accord du comptable de la Commission, le débiteur peut fournir à la place une garantie bancaire pour le montant de l’amende.

Si l’entreprise fait appel de la décision et a déjà versé le montant de l’amende à titre provisionnel, celui-ci est enregistré comme un passif éventuel. Cependant, étant donné qu’un recours du destinataire contre une décision de l’UE n’a pas d’effet suspensif, la trésorerie reçue est portée en apurement de la créance à recouvrer. Lorsqu’une garantie est fournie en lieu et place du paiement, l’amende reste comptabilisée comme une créance à recouvrer. S’il semble probable que le Tribunal ne se prononce pas en faveur de l’UE, une provision est comptabilisée pour couvrir ce risque. Si une garantie a été fournie en lieu et place du paiement, la valeur de la créance à recouvrer est réduite dans la mesure du nécessaire. Le total des intérêts reçus par la Commission sur les comptes bancaires où les paiements perçus sont déposés est comptabilisé comme un produit et tout passif éventuel est augmenté en conséquence.

Depuis 2010, les amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments financiers.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

Le produit de la vente de biens et de services est comptabilisé lorsque l’acheteur s’est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation du produit d’une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d’avancement de la transaction à la date de clôture.

Produits et charges d’intérêt

Les produits et charges d’intérêt sont comptabilisés au compte de résultat économique selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Cette méthode permet de calculer le coût amorti d’un actif financier ou d’un passif financier et de répartir le produit ou la charge d’intérêt sur la période voulue. Pour calculer le taux d’intérêt effectif, l’UE estime les flux de trésorerie en tenant compte de toutes les conditions contractuelles de l’instrument financier (les options de versement anticipé, par exemple), mais ne tient pas compte des pertes de crédit futures. Ce calcul inclut l’intégralité des commissions et des points payés ou reçus entre les parties au contrat qui font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des coûts de transaction et de toutes les autres primes positives ou négatives.

Dès qu’un actif financier ou un groupe d’actifs financiers similaires a été déprécié à la suite d’une perte de valeur, les produits d’intérêt sont comptabilisés sur la base du taux d’intérêt pour actualiser les flux de trésorerie futurs en vue d’évaluer la perte de valeur.

Dividendes

Les dividendes et distributions similaires sont comptabilisés lorsque le droit de l’actionnaire de percevoir le paiement est établi.



25.Dépenses

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l’UE. Elles concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires.

Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation (règlement financier, statut ou autre) ou qu’un accord signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d’éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées et acceptées par l’UE. Elles sont valorisées au montant de la facture d'origine. En outre, à la date de clôture, les dépenses liées aux services fournis au cours de la période pour lesquels une facture n’a pas encore été reçue ou acceptée sont estimées et portées au compte de résultat économique.

26.ÉLÉMENTS D’ACTIF ET DE PASSIF ÉVENTUELS

27.Actif éventuel

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE. Un actif éventuel est enregistré lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

28.Passif éventuel

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE, ou une obligation actuelle résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d'un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation.

29.TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Les informations relatives aux flux de trésorerie constituent une base pour évaluer la capacité de l’UE à générer de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que ses besoins en termes d’utilisation de ces flux de trésorerie.

Le tableau des flux de trésorerie est établi à l’aide de la méthode indirecte. Cela signifie que le résultat économique de l’exercice est ajusté des effets des transactions sans effet de trésorerie, des décalages ou régularisations d’entrées ou de sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures et des éléments de produits ou de charges liés aux flux de trésorerie concernant les investissements.

Les flux de trésorerie provenant de transactions en monnaie étrangère sont enregistrés dans la monnaie de présentation des états financiers de l’UE (l’euro), par application au montant en devise du taux de change entre l’euro et la devise à la date de ces flux.

Le tableau des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de l’exercice classés en activités opérationnelles et d’investissement (l’UE n’a pas d’activités de financement).

Les activités opérationnelles correspondent aux activités de l’UE autres que des activités d’investissement. Il s’agit de la majorité des activités effectuées. Les prêts octroyés aux bénéficiaires (et les emprunts connexes, le cas échéant) ne sont pas considérés comme des activités d’investissement (ou de financement), étant donné qu’ils font partie des objectifs généraux et donc des opérations quotidiennes de l’UE.

Les activités d’investissement couvrent l’acquisition et la cession d’immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que d’autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie. Les activités d’investissement n’incluent pas les prêts octroyés aux bénéficiaires. L’objectif est de faire apparaître les véritables investissements effectués par l’UE.

30.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS

31.IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

en Mio EUR

Valeur brute comptable au 31.12.2017

940

Ajouts

152

Produits de cessions

(16)

Transfert entre catégories d’actifs

0

Autres changements

(2)

Valeur brute comptable au 31.12.2018

1 073

Cumul des amortissements au 31.12.2017

(535)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(105)

Reprise sur amortissements

1

Produits de cessions

13

Transfert entre catégories d’actifs

-

Autres changements

(1)

Cumul des amortissements au 31.12.2018

(627)

Valeur nette comptable au 31.12.2018

446

Valeur nette comptable au 31.12.2017

405

Les montants ci-dessus correspondent essentiellement à des logiciels.

32.IMMOBILISATIONS CORPORELLES

La catégorie des actifs spatiaux recouvre les actifs immobilisés opérationnels liés aux deux programmes spatiaux de l’UE: les systèmes globaux de navigation par satellite (GNSS), à savoir Galileo et EGNOS, et le programme européen d’observation de la Terre Copernicus. Les actifs liés aux systèmes spatiaux qui ne sont pas encore opérationnels sont inscrits dans la rubrique «Immobilisations en cours».

Pour Galileo, quatre nouveaux satellites ont été ajoutés à la constellation opérationnelle en 2018, portant le total à 22 satellites. Les actifs immobilisés opérationnels de Galileo, qui comptent à la fois les satellites et les installations au sol, s’élevaient à 2,410 milliards d’EUR, nets d’amortissements, au 31 décembre 2018 (contre 2,276 milliards d’EUR en 2017). Les immobilisations en cours restantes, qui s’établissent à 1,324 milliard d’EUR (contre 1,026 milliard d’EUR en 2017), comprennent les quatre satellites lancés en juillet 2018 pour lesquels les essais en orbite n’avaient pas encore été menés à bien à la date de clôture. Le développement du système Galileo se poursuivra jusqu’à ce que le système devienne pleinement opérationnel. La constellation Galileo comptera alors 24 satellites opérationnels et 6 satellites de secours.

En ce qui concerne Copernicus, deux nouveaux satellites (Sentinel 5P et 3 B) sont devenus opérationnels en 2018, s’ajoutant aux cinq autres satellites Copernicus opérationnels, ce qui porte la valeur totale des actifs immobilisés opérationnels de Copernicus à 1,455 milliard d’EUR (contre 1,140 milliard d’EUR en 2017), nets de cumul d’amortissements. Un montant supplémentaire de 1,207 milliard d’EUR correspondant aux satellites Copernicus est inscrit en tant qu’immobilisations en cours (contre 1,443 milliard d’EUR en 2017).

Des immobilisations liées à l’infrastructure au sol du système européen de navigation par recouvrement géostationnaire (EGNOS), d’un montant de 52 millions d’EUR (contre 67 millions d’EUR en 2017), figurent également dans la rubrique «Actifs spatiaux». En outre, les immobilisations en cours liées à EGNOS s’élèvent à 130 millions d’EUR (contre 52 millions d’EUR en 2017).

Les actifs liés aux programmes spatiaux de l’UE sont construits avec l’aide de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Immobilisations corporelles

en Mio EUR

Terrains et bâtiments

Actifs spatiaux

Installations de production

Mobilier et véhicules

Matériel informatique

Autres

Contrats de location-financement

Immobilisations en cours

Total

Valeur brute comptable au 31.12.2017

5 456

4 264

597

266

675

309

2 787

2 920

17 273

Ajouts

38

14

48

13

55

20

10

1 311

1 509

Produits de cessions

(39)

(0)

(22)

(10)

(103)

(5)

(9)

(8)

(196)

Transfert entre catégories d’actifs

202

982

0

0

5

3

(170)

(1 023)

0

Autres changements

(31)

0

17

0

2

0

1

0

(11)

Valeur brute comptable au 31.12.2018

5 626

5 259

641

270

634

327

2 620

3 199

18 575

Cumul des amortissements au 31.12.2017

(3 035)

(780)

(502)

(188)

(553)

(226)

(1 244)

(6 528)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(180)

(561)

(47)

(19)

(63)

(34)

(98)

(1 003)

Reprise sur amortissements

–

–

0

0

5

0

–

6

Produits de cessions

10

0

14

9

96

5

7

142

Transfert entre catégories d’actifs

(74)

–

(0)

(0)

(5)

(0)

79

–

Autres changements

0

(0)

(5)

(0)

(1)

(0)

(1)

(7)

Cumul des amortissements au 31.12.2018

(3 279)

(1 342)

(540)

(198)

(521)

(255)

(1 257)

(7 390)

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2018

2 347

3 917

101

72

113

72

1 363

3 199

11 185

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2017

2 422

3 484

95

78

122

83

1 543

2 920

10 745

33.INVESTISSEMENTS COMPTABILISÉS SELON LA MÉTHODE DE LA MISE EN ÉQUIVALENCE

La participation de l’Union européenne, représentée par la Commission, au Fonds européen d’investissement (FEI) est traitée comme une participation à une entité associée, au moyen de la méthode de la mise en équivalence. Le FEI est l’institution financière de l’UE spécialisée dans le capital-risque et les garanties aux petites et moyennes entreprises (PME). Située à Luxembourg, elle fonctionne comme un partenariat public-privé, dont les membres sont la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne et un groupe d’institutions financières. Au 31 décembre 2018, l’UE détenait 29,7 % des participations dans le FEI (comme en 2017) et 29,7 % des droits de vote (comme en 2017). Conformément à ses statuts, le FEI doit affecter au moins 20 % de son résultat net annuel à une réserve statutaire jusqu’à ce que la réserve globale atteigne 10 % du capital souscrit. Cette réserve ne peut être distribuée.

en Mio EUR

Fonds européen d’investissement

Participations au 31.12.2017

581

Contributions

–

Dividendes reçus

(3)

Part du résultat net

37

Part dans l’actif net

(24)

Participations au 31.12.2018

591

Les valeurs comptables suivantes sont imputables à l’UE sur la base de son pourcentage de participation:

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Total du FEI

Total du FEI

Actif

2 662

2 488

Passifs

(674)

(532)

Recettes

291

263

Dépenses

(167)

(153)

Excédent/(déficit)

124

110

Le rapprochement des informations financières reprises ci-dessus et de la valeur comptable des participations détenues dans le FEI se présente comme suit:

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Actif net de l’entité associée

1 988

1 956

Participations de la CE dans le FEI

29,7 %

29,7 %

Valeur comptable

591

581

L’UE, représentée par la Commission, a libéré 20 % des actions qu’elle a souscrites dans le capital du FEI au 31 décembre 2018, le montant non appelé s’établissant comme suit:

en Mio EUR

Total du capital du FEI

Participation de l’UE

Total du capital par actions

4 500

1 337

Partie libérée

(900)

(267)

Partie non appelée

3 600

1 070

34.ACTIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Actifs financiers non courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

13 657

11 758

Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.4.2

14

16

Prêts

2.4.3

51 560

48 205

65 231

59 980

Actifs financiers courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

1 786

1 873

Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.4.2

2

6

Prêts

2.4.3

2 380

6 776

4 168

8 655

Total

69 398

68 635

35.Actifs financiers disponibles à la vente

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Investissements BUFI

1 888

2 158

CECA en liquidation

1 506

1 658

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

188

188

3 582

4 004

Fonds de garantie relatifs aux garanties budgétaires:

Fonds de garantie de l’EFSI

5 000

3 414

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

2 465

2 199

Fonds de garantie FEDD

9

–

7 474

5 613

Instruments financiers relevant du budget de l’UE:

Horizon 2020

2 031

1 730

Mécanisme de financement avec partage des risques

679

665

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

540

482

Mécanismes de fonds propres de l’UE pour les PME

464

508

Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est

113

119

Opérations de capital-risque

115

113

Autres

444

397

4 386

4 014

Total

15 443

13 632

Non courants

13 657

11 758

Courants

1 786

1 873

Sur ce total de 15,443 milliards d’EUR, l’Union détient des actifs financiers disponibles à la vente sous la forme de titres de créance (des obligations, par exemple) à hauteur de 13,993 milliards d’EUR (contre 12,048 milliards en 2017), d’instruments de fonds propres pour un montant de 1,365 milliard d’EUR (contre 1,333 milliard en 2017) et d’investissements dans le Unitary Fund de la BEI (fonds du marché monétaire) s’établissant à 85 millions d’EUR (contre 251 millions en 2017). Les titres de créance et les parts dans le Unitary Fund de la BEI sont principalement utilisés pour investir temporairement les montants affectés à la garantie de l’UE et aux instruments de partage des risques jusqu’à ce qu’ils soient utilisés pour répondre aux appels de garantie.

Investissements BUFI

Les amendes encaissées à titre provisionnel liées à des affaires de concurrence sont affectées à un fonds expressément créé à cet effet (le fonds BUFI - pour Budget Fines) et investies par la Commission dans des instruments d'emprunt classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

CECA en liquidation

Pour les montants de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en liquidation, tous les actifs financiers disponibles à la vente sont des titres de créance libellés en euros et cotés sur un marché actif.

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

Dans le cadre de son investissement financier dans le capital de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), l’UE détenait 90 044 actions au 31 décembre 2018 (même nombre qu’en 2017), soit 3 % du total du capital souscrit. L’UE a souscrit un montant total de 900 millions d’EUR dans le capital, dont un montant de 713 millions d’EUR est à ce jour non appelé. En vertu de l’accord portant création de la BERD, les actionnaires sont soumis à certaines restrictions contractuelles; par exemple, les parts ne doivent pas être cédées ou leur rachat est plafonné au maximum du coût d’acquisition initial.

L’UE évalue l’investissement dans la BERD à la juste valeur. Le coût d’acquisition initial est considéré comme la meilleure estimation de la juste valeur, compte tenu en particulier des restrictions contractuelles susmentionnées. Bien que les actions de la BERD ne soient pas cotées en Bourse, des opérations récentes ont eu lieu dans les capitaux propres de l'entité détenue (émission d’actions à leur valeur nominale), indiquant que le coût est la meilleure estimation de la juste valeur dans cette situation.

FONDS DE GARANTIE RELATIFS AUX GARANTIES BUDGÉTAIRES

Fonds de garantie de l’EFSI

Conformément au règlement EFSI [règlement (UE) 2015/1017], le Fonds de garantie de l’EFSI a été établi pour fournir une réserve de liquidité en cas de pertes éventuelles de la BEI se rapportant à ses opérations de financement et d’investissement admissibles à la garantie de l’UE au titre de l’EFSI en vertu de l’accord sur ce Fonds - voir la note 4.1.1. Le Fonds de garantie de l’EFSI est financé par les contributions du budget de l’UE. Il est également alimenté par les revenus des placements du fonds de garantie, les paiements reçus par l’Union en rémunération de la garantie conformément à l’accord EFSI et par les montants recouvrés par la BEI auprès des débiteurs défaillants au titre des précédents appels de garantie. Le Fonds est géré par la Commission, qui est autorisée à investir les actifs du Fonds de garantie de l’EFSI sur les marchés financiers conformément au principe de bonne gestion financière et dans le respect des règles prudentielles appropriées. Le Fonds de garantie de l’EFSI est devenu opérationnel en avril 2016. Conformément au règlement EFSI tel qu’il a été modifié en 2017 [règlement (UE) 2017/2396], le Fonds sera progressivement provisionné pour atteindre graduellement 9,1 milliards d’EUR, soit 35 % du total des obligations découlant de la garantie EFSI de l’Union.

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

Le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures couvre les prêts garantis par le budget de l’Union, en particulier les opérations de prêt de la BEI à l’extérieur de l’UE financées par ses propres ressources, les prêts d’assistance macrofinancière (prêts AMF) et les prêts Euratom hors Union européenne – voir la note 4.1.1. Il s’agit d’un instrument à long terme (part non courante: 2,275 milliards d’EUR) géré par la BEI qui vise à couvrir tout prêt défaillant garanti par l’UE. Le Fonds est alimenté par les versements du budget de l’UE, par les intérêts produits par les placements financiers des disponibilités du Fonds et par les recouvrements obtenus auprès des débiteurs défaillants, dans la mesure où le Fonds est intervenu en garantie. Le Fonds doit être maintenu à un montant cible correspondant à 9 % des encours de prêts garantis en fin d’exercice. La différence entre le montant cible et la valeur des actifs du Fonds en fin d’exercice est couverte par le budget de l’UE au cours de l’exercice N+2, tandis que tout excédent est reversé au budget de l’Union.

Fonds de garantie FEDD

Conformément au règlement FEDD [règlement (UE) 2017/1601 du Parlement européen et du Conseil du 26 septembre 2017], le fonds de garantie FEDD a été créé pour constituer une réserve de liquidités à utiliser au cas où il est fait appel à la garantie de l’Union donnée conformément aux accords de garantie FEDD y afférents. Le fonds de garantie FEDD est financé par des contributions issues du budget de l’Union, par des contributions du 11e FED au budget de l’UE et par des contributions volontaires des États membres et d’autres contributeurs. Le fonds est également alimenté par les revenus des placements, les montants recouvrés auprès des débiteurs défaillants, les recettes et les autres paiements reçus par l’UE conformément aux accords de garantie FEDD. Le Fonds est géré directement par la Commission, qui est autorisée à placer les actifs du FEDD conformément au principe de bonne gestion financière et dans le respect des règles prudentielles appropriées. Les premières contributions du budget de l’UE au fonds de garantie FEDD ont été reçues en août 2018. Le total des paiements reçus en 2018 s’élève à 275,1 millions d’EUR, dont 9 millions d’EUR sont investis dans des actifs financiers disponibles à la vente au 31 décembre 2018, tandis que 325 millions d’EUR supplémentaires (contre 275 millions en 2017) ont été engagés mais n’ont pas encore été versés et figurent dans le montant indiqué comme RAL dans la note 5.1. Le fonds de garantie FEDD sera progressivement provisionné pour atteindre graduellement 750 millions d’EUR, soit 50 % des obligations totales futures au titre de la garantie FEDD couvertes par le budget de l’UE, et pourrait encore être augmenté par d’autres contributions.

INSTRUMENTS FINANCIERS RELEVANT DU BUDGET DE L’UE

Horizon 2020

En vertu du règlement de l’Union instituant Horizon 2020 – le programme-cadre pour la recherche et l’innovation (2014-2020), de nouveaux instruments financiers ont été mis en place afin d’améliorer l’accès aux financements d’entités engagées dans la recherche et l’innovation (R&I). Ces instruments sont les suivants: le service de garanties et de prêts InnovFin pour la recherche et l’innovation, au titre duquel la Commission partage les risques financiers liés à un portefeuille de nouvelles opérations de financement conclues par la BEI; la facilité InnovFin de garantie pour les PME, y compris l’instrument de garantie non plafonnée dans le cadre de l’initiative PME (SIUGI) – mécanismes de garantie gérés par le FEI et offrant des garanties et des contre-garanties aux intermédiaires financiers pour les nouveaux portefeuilles de prêts (au titre du SIUGI, la Commission partage avec les États membres, le FEI et la BEI les risques financiers liés à la garantie donnée), et le mécanisme de fonds propres InnovFin pour la recherche et l’innovation, qui prévoit des investissements dans des fonds de capital-risque et qui est géré par le FEI.

Mécanisme de financement avec partage des risques

Le mécanisme de financement avec partage des risques (MFPR) est géré par la BEI, et le portefeuille d’investissement de la Commission sert à provisionner le risque financier lié aux prêts et garanties accordés par la BEI à des projets de recherche éligibles. Au total, un budget de l’Union d’un montant maximal de 1 milliard d’EUR avait été alloué au MFPR au titre du CFP 2007-2013. Dans le CFP 2014-2020, aucune nouvelle contribution budgétaire n’est prévue pour le MFPR. Le risque global encouru par l’UE est limité au montant qu’elle apporte au mécanisme.

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

Conformément au règlement (UE) nº 1316/2013, l’instrument de prêt du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) a été établi dans le but de faciliter, pour les projets d'infrastructures, l'accès aux financements dans les secteurs des transports, des télécommunications et de l'énergie. Il est géré par la BEI en vertu d’un accord avec l’UE. L’instrument de prêt du MIE s’inscrit dans la continuité de l’instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT) et de la phase pilote de l’initiative d’emprunts obligataires pour le financement de projets (PBI). Le GPTT et le portefeuille du PBI ont été fusionnés pour former l’instrument financier du MIE, avec effet au 1er janvier 2016. Il propose de partager les risques du financement des emprunts sous forme de dette ou de garanties privilégiée(s) et subordonnée(s) ainsi que d'un soutien aux emprunts obligataires pour le financement de projets.

Mécanismes de fonds propres de l’UE pour les PME

Il s’agit d’instruments de fonds propres financés par les programmes COSME, PIC et MAP et le projet pilote de transfert de technologie qui, sous la gestion fiduciaire du FEI, soutiennent la création et le financement de PME de l’UE en phase de démarrage ou de croissance en investissant dans des fonds de capital-risque spécialisés et appropriés.

36.Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Type de dérivé

Montant notionnel

Juste valeur

Montant notionnel

Juste valeur

Contrat de change à terme

476

2

634

6

Garantie sur portefeuille d’instruments de fonds propres

674

14

258

16

Total

1 150

16

892

23

Non courants

674

14

258

16

Courants

476

2

634

6

L’UE conclut des contrats de change à terme afin de couvrir le risque de change lié aux titres de créance libellés en USD détenus dans le Fonds de garantie de l’EFSI. En vertu de ces contrats, l’UE paie le montant notionnel convenu dans le contrat en devise («branche payeur»), tel qu’il apparaît dans le tableau ci-dessus, et recevra le montant notionnel en EUR («branche receveur») à la date d’échéance. Ces contrats dérivés sont évalués à la juste valeur à la date de clôture et classés en tant qu’actifs financiers ou en tant que passifs financiers à leur juste valeur par le biais du compte de résultat selon que la juste valeur est positive ou négative.

La garantie au titre de l’EFSI donnée par l’UE au groupe BEI en ce qui concerne les portefeuilles d’investissements en fonds propres est classée en tant qu'instrument financier dérivé et comptabilisée dans les actifs financiers ou les passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, voir note 4.1.1. Au 31 décembre 2018, le montant des investissements en fonds propres sous-jacents décaissé par la BEI et le FEI s’élevait à 674 millions d’EUR, et la juste valeur de la garantie de l’UE sur les portefeuilles d’instruments de fonds propres de l’EFSI s'établissait à 14 millions d’EUR au total.

Hiérarchie des justes valeurs des actifs financiers évalués à la juste valeur

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

13 993

11 983

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

275

510

Niveau 3: techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

1 191

1 161

Total

15 459

13 654

Il n’y a pas eu de transfert entre le niveau 1 et le niveau 2 au cours de la période.

Rapprochement des actifs financiers évalués à l’aide de techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables (niveau 3)

en Mio EUR

Solde d’ouverture au 1.1.2018

1 161

Achats, ventes, émissions et règlements

104

Plus-values et moins-values pour la période en produits financiers ou charges financières

(36)

Plus-values et moins-values en actifs nets

(37)

Transferts vers le niveau 3

–

Transferts depuis le niveau 3

–

Autres

–

Solde de clôture au 31.12.2018

1 191



37.Prêts

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Prêts d'assistance financière

2.4.3.1

53 873

54 844

Autres prêts

2.4.3.2

67

137

Total

53 939

54 981

Non courants

51 560

48 205

Courants

2 380

6 776

38.Prêts d'assistance financière

en Mio EUR

MESF

BDP

AMF

Euratom

CECA en liquidation

Total

Total au 31.12.2017

47 456

3 114

3 924

250

100

54 844

Nouveaux prêts

4 500

–

515

50

–

5 065

Remboursements

(4 500)

(1 350)

(56)

(46)

–

(5 952)

Écarts de change

–

–

–

(0)

(1)

(1)

Variations de la valeur comptable

(56)

(30)

5

0

(2)

(84)

Dépréciation

–

–

–

–

–

–

Total au 31.12.2018

47 400

1 734

4 388

254

98

53 873

Non courants

46 800

200

4 309

213

–

51 521

Courants

600

1 534

79

41

98

2 351

La valeur nominale des prêts d’assistance financière au 31 décembre 2018, y compris des prêts de la CECA en liquidation, s’élève à 53,206 milliards d’EUR (contre 54,093 milliards d’EUR en 2017). La variation observée dans la valeur comptable correspond aux nouveaux intérêts cumulés.

Le MESF permet l’octroi d’une assistance financière à un État membre qui connaît des difficultés, ou qui risque sérieusement d'en rencontrer, en raison d’événements exceptionnels échappant à son contrôle. L’assistance peut consister en un prêt ou une ligne de crédit. Conformément aux conclusions du Conseil Ecofin du 9 mai 2010, le mécanisme est limité à 60 milliards d’EUR. Du point de vue juridique, la limite restreint l’encours des prêts ou lignes de crédit à la marge disponible sous le plafond des ressources propres. Les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le cadre du MESF sont garantis par le budget de l’UE. Il n’est pas prévu que le MESF s’engage dans de nouveaux programmes de financement ou conclue de nouvelles conventions de prêt. Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2018, les deux pays bénéficiaires – l’Irlande et le Portugal – ont demandé la prolongation de l’échéance de leurs prêts arrivant à échéance en 2018 pour des montants respectifs de 3,9 milliards et 0,6 milliard d’EUR.

Le mécanisme de la BDP, instrument financier à base politique, apporte un soutien financier de moyen terme aux États membres de l’UE qui n’ont pas adopté l’euro. Il permet d’accorder des prêts aux États membres qui rencontrent des difficultés, ou qui risquent sérieusement d'en rencontrer, dans leur balance des paiements ou leurs mouvements de capitaux. L’encours maximal des prêts accordé au titre de cet instrument est limité à 50 milliards d’EUR. Les emprunts associés à ces prêts BDP sont garantis par le budget de l’UE.

L’AMF est une forme de concours financier consenti par l’Union aux pays partenaires qui connaissent une crise de leur balance des paiements. Elle consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une combinaison appropriée des deux, et complète généralement un financement octroyé dans le cadre d’un programme de réforme et d’ajustement appuyé par le FMI. Ces prêts sont garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2018, de nouveaux décaissements de prêts au titre de l’AMF ont été accordés pour un montant total de 515 millions d’EUR, soit 500 millions d’EUR en faveur de l’Ukraine et 15 millions d’EUR pour la Géorgie – voir aussi la note 4.1.2.

La Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom, représentée par la Commission) prête de l’argent à la fois aux États membres et aux pays tiers, ainsi qu’à leurs entités respectives, afin de financer des projets relatifs à des installations énergétiques. Des garanties de tiers à hauteur de 254 millions d’EUR (contre 250 millions d’EUR en 2017) ont été reçues pour couvrir les prêts Euratom – voir la note 4.1.2.

Les prêts de la CECA en liquidation ne sont pas des prêts d’assistance financière. Il s’agit de billets à ordre destinés à maintenir les flux de trésorerie parallèlement aux emprunts. Pour autant, au même titre que les prêts d’assistance financière, ils ont été accordés sur fonds d’emprunts conformément aux articles 54 et 56 du traité CECA pour financer des projets.

Taux d’intérêt effectifs pour les prêts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2018

31.12.2017

Assistance macrofinancière (AMF)

0 % - 3,82 %

0 % - 4,54 %

Euratom

0,08 % - 5,76 %

0,08 % - 5,76 %

Balance des paiements (BDP)

2,88 % - 3,38 %

2,88 % - 3,38 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

0,50 % - 3,75 %

0,62 % - 3,75 %

CECA en liquidation

5,23 % - 5,81 %

5,23 % - 5,81 %

39.Autres prêts

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Prêts spéciaux

64

78

Prêts au logement de la CECA en liquidation

2

4

Dépôts à terme

0

55

Total

67

137

Non courants

38

61

Courants

28

76

La valeur nominale des autres prêts au 31 décembre 2018 s'élève à 617 millions d’EUR (contre 561 millions d’EUR en 2017).

Les prêts spéciaux sont des prêts accordés à des taux préférentiels dans le cadre de la coopération avec les pays tiers.

Les dépôts à terme comprennent principalement des montants dont l’échéance est comprise entre 3 et 12 mois qui ne correspondent pas à la définition des équivalents de trésorerie.

Dépréciation des autres prêts

en Mio EUR

31.12.2017

Ajouts

Reprises

Dépréciations

Autre

31.12.2018

Prêts spéciaux

8

1

–

(0)

–

8

Prêts subordonnés

432

147

–

–

–

579

Total

440

148

–

(0)

–

587

Les prêts subordonnés sont des prêts en défaut qui ont été accordés par la BEI et garantis par le budget de l’UE, et dont les droits ont été cédés à l’UE à la suite du versement du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures ou du Fonds de garantie de l’EFSI. Ils sont entièrement dépréciés pour un montant de 579 millions d’EUR (contre 432 millions d’EUR en 2017). Les appels de garantie intervenus en 2018 étaient en partie couverts par les provisions financières des années précédentes. En vertu des accords en la matière entre l’UE et la BEI, cette dernière engage les procédures de recouvrement au nom de l’UE aux fins de récupérer toute somme due.



40.PRÉFINANCEMENTS

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Préfinancements non courants

Préfinancements

2.5.1

21 814

21 939

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

4 122

3 018

Contribution aux fonds fiduciaires

71

64

26 006

25 022

Préfinancements courants

Préfinancements

2.5.1

21 572

22 361

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

2 396

1 645

23 968

24 005

Total

49 974

49 027

Le niveau des préfinancements dans les différents programmes doit être suffisant pour garantir les fonds nécessaires au bénéficiaire pour entamer le projet, tout en préservant également les intérêts financiers de l’UE et en prenant en considération les contraintes en matière de coût/efficacité et sur les plans juridique et opérationnel. La hausse du montant total des préfinancements est principalement liée à l’augmentation des «autres avances payées aux États membres» (voir la note 2.5.2).

41.Préfinancements

en Mio EUR

Valeur brute

Apurement (régularisations)

Valeur nette au 31.12.2018

Valeur brute

Apurement (régularisations)

Valeur nette au 31.12.2017

Gestion partagée

Feader et autres instruments de développement rural

3 743

3 743

3 735

–

3 735

FEDER et FC

18 088

(3 461)

14 627

20 561

(5 678)

14 883

FSE

6 548

(1 147)

5 401

6 792

(1 182)

5 610

Autres

4 684

(2 498)

2 186

5 037

(2 267)

2 770

33 063

(7 105)

25 958

36 125

(9 127)

26 998

Gestion directe

Exécution par:

Commission

12 531

(8 262)

4 269

12 165

(8 331)

3 834

Agences exécutives de l’UE

15 012

(9 540)

5 472

13 843

(8 749)

5 094

Fonds fiduciaires

585

(433)

152

440

(212)

228

28 127

(18 234)

9 893

26 447

(17 292)

9 155

Gestion indirecte

Exécution par:

Autres agences et organes de l’UE

762

(207)

555

723

(148)

575

Pays tiers

1 546

(879)

667

1 586

(956)

630

Organisations internationales

7 684

(5 053)

2 631

9 000

(5 879)

3 121

Autres entités

9 107

(5 426)

3 681

7 753

(3 933)

3 820

19 099

(11 565)

7 534

19 062

(10 916)

8 146

Total

80 289

(36 904)

43 386

81 635

(37 335)

44 300

Non courants

21 814

–

21 814

21 939

–

21 939

Courants

58 476

(36 904)

21 572

59 696

(37 335)

22 361

Les préfinancements représentent des fonds versés et donc une exécution de crédits de paiement. Comme expliqué dans la note 1.5.7, il s’agit d’avances, donc des montants non encore passés en charges. Ainsi, si les préfinancements réduisent les engagements restant à liquider (voir la note 5.1), ils représentent des dépenses restant à comptabiliser dans le compte de résultat économique.

En ce qui concerne la gestion partagée, la quasi-totalité des montants de préfinancements se rapportent à la période de programmation actuelle. Il existe des préfinancements initiaux qui ne seront pas apurés avant la fin de la période et qui sont comptabilisés comme non courants. Il existe également des préfinancements annuels, qui sont apurés sur une base annuelle et comptabilisés comme courants. Des préfinancements nouveaux, s’établissant à 10 milliards d’EUR, ont été versés en 2018. Les préfinancements relatifs à la gestion partagée sont stables par rapport à 2017, sauf en ce qui concerne une diminution des montants dans la rubrique «Autres» sous «Gestion partagée». Celle-ci se rapporte au Fonds de solidarité de l’Union européenne (montants destinés à financer la reconstruction en Italie à la suite des séismes de 2016-2017). Ces montants ont été versés à titre de préfinancements en 2017 et passés en charges en 2018.

Pour la gestion directe, les montants de préfinancements se rapportent principalement à Horizon 2020 et au mécanisme pour l’interconnexion en Europe.

Pour la gestion indirecte, les préfinancements couvrent essentiellement des programmes de politique interne comme Erasmus, Galileo et EGNOS, mais également des instruments liés aux relations extérieures comme l’IEV (instrument européen de voisinage), l’ICD (instrument de coopération au développement) et l’aide humanitaire.

Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Il s’agit de garanties que la Commission exige parfois de la part des bénéficiaires qui ne sont pas des États membres en cas de versement d’avances (préfinancements). Pour ce type de garantie, deux valeurs doivent être indiquées: la valeur «nominale» et la valeur «en cours». Pour la valeur nominale, le fait générateur est lié à l’existence de la garantie. Pour la valeur en cours, le fait générateur de la garantie est le versement du préfinancement et/ou l’apurement ultérieur. Au 31 décembre 2018, la valeur nominale des garanties reçues pour les préfinancements était de 516 millions d’EUR, tandis que la valeur en cours de ces garanties était de 420 millions d’EUR (contre respectivement 620 millions et 462 millions d’EUR en 2017).

Certains préfinancements versés au titre du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e PC) et d’Horizon 2020 sont effectivement couverts par un Fonds de garantie des participants (FGP). Le FGP est un instrument de garantie mutuelle visant à couvrir les risques liés au non-paiement de montants par les bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre des actions indirectes du 7e PC et d’Horizon 2020. Chaque participant à une action indirecte qui reçoit une subvention de l’UE verse 5 % du montant total reçu au capital du FGP.

Au 31 décembre 2018, les préfinancements couverts par le FGP s’élevaient à 2 milliards d’EUR (contre 1,9 milliard d’EUR en 2017). L’UE (représentée par la Commission) agit en tant qu’agent exécutif pour les participants du FGP, mais ces derniers en sont les propriétaires.

À la fin de l’exercice, le total des actifs du FGP s’établissait à 2,1 milliards d’EUR (contre 2,0 milliards d’EUR en 2017). Les actifs du FGP incluent aussi des actifs financiers gérés par la direction générale des affaires économiques et financières de la Commission. Le FGP étant une entité distincte, ses actifs ne sont pas consolidés dans les présents comptes annuels.

42.Autres avances payées aux États membres

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

3 675

2 768

Programmes d’aide

2 843

1 895

Total

6 518

4 663

Non courantes

4 122

3 018

Courantes

2 396

1 645

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

Dans le cadre des programmes des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), les paiements des avances peuvent être effectués à partir du budget de l’UE en faveur des États membres afin de leur permettre de contribuer aux instruments financiers (sous la forme de prêts, de garanties ou de prises de participation). Ces instruments financiers sont mis en place et gérés sous la responsabilité des États membres, et non de la Commission. Néanmoins, les fonds inutilisés par ces instruments en fin d’exercice sont la propriété de l’UE (comme tout préfinancement) et sont donc considérés comme un actif inscrit au bilan de l’Union.

Période 2014-2020

Dans le domaine de la politique de cohésion, sur les 5,790 milliards d’EUR versés, il est estimé que 3,590 milliards d’EUR étaient inutilisés au 31 décembre 2018. Ce montant comprend la contribution des États membres à l’initiative PME, instrument dont l’objectif est d’encourager le secteur bancaire à accorder davantage de prêts aux PME (1,213 milliard d’EUR versé, dont on estime que 391 millions d’EUR sont inutilisés).

Pour le développement rural, 83 millions d’EUR demeuraient inutilisés en fin d’exercice.

Période 2007-2013

Tous les montants relatifs à la politique de cohésion sont considérés comme ayant été exécutés ou réaffectés à d’autres mesures, de sorte qu’aucun actif ne subsiste au bilan au 31 décembre 2018. Il convient de noter que l’exécution effective au titre des différents instruments sera contrôlée dans le cadre du processus de clôture des programmes.

Programmes d’aide

Dans le même ordre d'idée que ce qui précède, les avances payées par les États membres pour différents programmes d’aides (aides d’État, mesures de marché du FEAGA ou mesures d'investissement du Feader) et non utilisées à la fin de l’exercice sont comptabilisées à l’actif (avances) du bilan de l’UE. La Commission a estimé la valeur de ces avances en se fondant sur les informations communiquées par les États membres; les montants qui en résultent sont inscrits dans la sous-rubrique «Programmes d’aide» ci-dessus.

Période 2014-2020

Les montants inutilisés en fin d’exercice ont été estimés à 1,477 milliard d’EUR pour la politique de cohésion et à 1,171 milliard d’EUR pour l’agriculture et le développement rural.

Période 2007-2013

Il est estimé qu’un montant de 195 millions d’EUR versé dans le cadre du développement rural est resté inutilisé à la fin de 2018.



43.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Non courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

397

594

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

19

17

416

611

Courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

22 212

11 065

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

2 036

689

24 248

11 755

Total

24 664

12 366

44.Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Non courantes

États membres

2.6.1.1

397

594

397

594

Courantes

États membres

2.6.1.1

10 900

6 190

Amendes pour infractions aux règles de concurrence

2.6.1.2

9 727

4 225

Produits à recevoir et charges à reporter

2.6.1.3

1 511

570

Autres créances à recouvrer

74

81

22 212

11 065

Total

22 609

11 659



45.Créances à recouvrer auprès des États membres

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Comptabilité A des RPT

5 609

3 113

Comptabilité séparée des RPT

1 612

1 617

Ressources propres à recevoir

2 758

46

Dépréciation

(991)

(997)

Autres

86

56

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

9 075

3 836

Fonds européen agricole de garantie (FEAGA)

1 708

2 280

Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader)

859

955

Instrument temporaire de développement rural (ITDR)

13

16

Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD)

82

136

Dépréciation

(788)

(804)

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

1 875

2 583

Recouvrement de préfinancements attendu

145

182

TVA payée et à récupérer

45

64

Autres créances à recouvrer auprès des États membres

158

120

Total

11 297

6 784

Non courantes

397

594

Courantes

10 900

6 190

Les montants non courants dus par les États membres concernent principalement des décisions d’apurement de conformité non exécutées pour le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Les montants liés à ces décisions sont recouvrés par tranches annuelles.

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

La «comptabilité A» se rapporte aux relevés mensuels dans lesquels les États membres communiquent à la Commission les droits constatés, mais non encore recouvrés, relatifs aux ressources propres traditionnelles (RPT). Les RPT, constituées des droits de douane et des cotisations «sucre», sont perçues par les États membres pour le compte de la Commission.

Pour 2018, le chiffre correspondant à la «comptabilité A» contient les montants de RPT découlant de la procédure d’infraction décrite ci-après, ainsi que des rapports de contrôle. L’augmentation sous la rubrique «Comptabilité A» est imputable à ces affaires. Étant donné que des intérêts de retard s’élevant à 1,3 milliard d’EUR sont applicables, ces montants sont donc eux aussi inscrits dans les présents comptes annuels (voir notes 2.6.2 et 3.7).

En ce qui concerne ladite procédure d’infraction, le 8 mars 2018, la Commission européenne a envoyé une lettre de mise en demeure (procédure d’infraction nº 2018/2008) au Royaume-Uni, qui refusait de mettre des droits de douane à la disposition du budget de l’UE, comme l’exige la législation de l’Union. En l’absence de réponse satisfaisante de la part du Royaume-Uni, la Commission a envoyé un avis motivé le 24 septembre 2018 et a décidé, le 19 décembre 2018, de saisir de cette affaire la Cour de justice de l’Union européenne. Le Royaume-Uni a répondu à l’avis motivé le 11 février 2019. Considérant que cette réponse n’était pas non plus satisfaisante, la Commission a confirmé, le 6 mars 2019, sa décision de saisir la Cour de justice de l’Union européenne. La requête a été déposée le 7 mars 2019. Selon un rapport de l’OLAF de 2017, des importateurs au Royaume-Uni avaient éludé des montants élevés de droits de douane en utilisant des fausses factures et des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes à l’importation. Se fondant sur une méthode élaborée par l’OLAF et le JRC et sur les informations disponibles, la Commission estime que la violation, par le Royaume-Uni, de la législation de l’Union a entraîné, pendant la période comprise entre novembre 2011 et octobre 2017, des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,1 milliards d’EUR (montant net, c'est-à-dire après déduction de la retenue opérée, au titre des frais de perception, par le Royaume-Uni sur le montant brut de 2,7 milliards d’EUR). Le Royaume-Uni conteste la méthode appliquée par la Commission pour estimer les pertes susmentionnées.

En outre, la Commission a intégré dans les comptes une estimation, par les instances dirigeantes, d’un montant de 0,7 milliard d’EUR (dont la majeure partie est constituée des intérêts applicables) pour les droits de douane constatés. Le Royaume-Uni conteste ce montant.

La «comptabilité séparée» reprend les droits constatés qui n’ont pas été inscrits dans la «comptabilité A» parce qu'ils n’ont pas été recouvrés par les États membres et qu’aucune garantie n’a été constituée (ou, si une garantie a été fournie, les montants sont contestés). Ces droits font l’objet d’une dépréciation en fonction des informations transmises chaque année par les États membres.

Sous «Ressources propres à recevoir» figurent les créances à recouvrer à la suite du budget rectificatif nº 6/2018, adopté le 12 décembre 2018. Ces montants devaient être versés par les États membres le premier jour ouvrable de janvier 2019.

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

Ce poste comprend principalement les montants dus par les États membres au 31 décembre 2018, tels que déclarés et certifiés par eux au 15 octobre 2018. Il est procédé à une estimation pour les créances à recouvrer nées après cette déclaration et jusqu’au 31 décembre 2018. La Commission estime également la réduction de valeur pour les montants dus par les bénéficiaires dont le recouvrement est improbable. La réalisation de cet ajustement n’implique pas que la Commission renonce au recouvrement futur de ces montants. Une déduction de 20 % est en outre comprise dans cet ajustement et correspond à la retenue que les États membres sont autorisés à opérer pour couvrir leurs frais administratifs.

46.Créances à recouvrer liées aux amendes pour des infractions aux règles de concurrence

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Créances à recouvrer liées aux amendes (montants bruts)

13 022

7 679

Paiements provisionnels

(3 131)

(3 282)

Dépréciation

(164)

(172)

Total

9 727

4 225

Non courantes

–

–

Courantes

9 727

4 225

Les paiements provisionnels correspondent principalement aux entrées de trésorerie provenant d’entreprises qui ont toutefois formé un recours ou qui ont encore la possibilité de saisir les juridictions de l’UE d'un recours contre les décisions imposant des amendes. Un passif éventuel est constitué pour le cas où ces montants devraient être remboursés aux entreprises (voir note 4.1.4).

Les entreprises sanctionnées qui ont introduit un recours ou qui envisagent de le faire ont la possibilité d’effectuer des paiements provisionnels ou de fournir des garanties bancaires à la Commission. Cette dernière a accepté des garanties pour un montant de 9,354 milliards d’EUR (contre 4,004 milliards d’EUR en 2017) d’amendes non acquittées à la fin de l’exercice.

Les réductions de valeur dues à une dépréciation sont le reflet d’une évaluation effectuée cas par cas par la Commission sur les montants des amendes non encaissés ou non couverts par une garantie et que celle-ci s’attend à ne pas recouvrer.

La hausse des créances à recouvrer liées aux amendes pour des infractions aux règles de concurrence résulte principalement de deux fortes amendes (s’établissant à 5,339 milliards d’EUR au total), pour lesquelles les entreprises concernées ont fourni des garanties bancaires, qui ont été acceptées par la Commission.

47.Produits à recevoir et charges à reporter

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Autres produits à recevoir

1 240

328

Charges à reporter relatives aux opérations sans contrepartie directe

272

241

Total

1 511

570

Non courants

–

–

Courants

1 511

570

Parmi les autres produits à recevoir figure un montant de 1,146 milliard d’EUR que la Commission s’attend à obtenir des États membres dans le domaine de la cohésion. Le recouvrement aura lieu à la suite de l’examen et de l’acceptation des comptes annuels présentés par les États membres le 15 février 2019. Cette procédure d’acceptation des comptes annuels des États membres a été introduite pour la première fois dans le domaine de la cohésion pour la période de programmation 2014-2020.

48.Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Non courantes

Autres créances à recevoir

19

17

19

17

Courantes

Clients

232

241

Dépréciation des créances à recevoir de clients

(143)

(141)

Charges à reporter relatives aux opérations avec contrepartie directe

243

259

Autres

1 704

331

2 036

689

Total

2 055

707

Parmi les créances sous la rubrique «Autres» figure un montant de 1,4 milliard d’EUR d’intérêts de retard à recevoir sur les ressources propres, dont 1,3 milliard se rapporte à des affaires déjà mentionnées dans la note 2.6.1.1.

49.STOCKS

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Matériel scientifique

52

45

Autres

21

250

Total

73

295

50.TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Comptes auprès du Trésor et des banques centrales

12 932

20 078

Comptes courants

79

152

Régies d’avances

5

5

Transferts (fonds en transit)

0

0

Comptes bancaires pour l’exécution du budget

2.8.1

13 017

20 236

Liquidités attachées à des instruments financiers

2.8.2

2 377

1 608

Liquidités liées à des amendes

2.8.3

1 438

1 234

Liquidités liées à d’autres institutions, agences et organes

1 167

999

Liquidités liées à des fonds fiduciaires

114

34

Total

18 113

24 111

51.Comptes bancaires pour l’exécution du budget

Cette rubrique comprend les disponibilités financières de la Commission détenues sur des comptes bancaires auprès de chaque État membre et pays AELE (Trésor ou banque centrale), sur des comptes à vue détenus dans des banques commerciales ou dans des régies d’avances, ainsi que sous la forme de fonds de caisse. Le solde de trésorerie à la fin de 2018 est principalement dû aux éléments suivants:

·en ce qui concerne les ressources propres, le solde de trésorerie en fin d’exercice comprend un montant de 0,75 milliard d’EUR versé anticipativement par certains États membres à la suite du budget rectificatif nº 6 adopté en 2018;

·un montant de 1,4 milliard d’EUR correspondant à des amendes infligées par la Commission pour des infractions aux règles de concurrence, encaissé définitivement en 2018 et non encore intégré dans un budget rectificatif, fait également partie du solde de trésorerie de fin d’exercice;

·le solde de trésorerie comprend en outre des recettes affectées et d’autres crédits de paiement s’établissant à 7,4 milliards d’EUR.

52.Liquidités attachées à des instruments financiers

Les montants relatifs à cette rubrique concernent essentiellement des équivalents de trésorerie gérés par des fiduciaires pour le compte de la Commission aux fins de la mise en œuvre de programmes d’instruments financiers spécifiques financés par le budget de l’UE et des montants de trésorerie et d’équivalents de trésorerie détenus dans des fonds de garantie relatifs à des garanties budgétaires (voir la note 2.4.1). Les liquidités attachées à des instruments financiers et des fonds de garantie ne peuvent être utilisées que dans les programmes correspondants.

53.Liquidités liées à des amendes

Il s’agit des montants reçus se rapportant à des amendes infligées par la Commission dans le cadre d’affaires encore en cours. Ces montants sont conservés sur des comptes de dépôt spécifiques qui ne sont utilisés à aucune autre fin. Si un recours a été formé ou si les intentions de la partie adverse en la matière ne sont pas connues, le montant sous-jacent est indiqué comme un passif éventuel dans la note 4.1.4.

Depuis 2010, toutes les nouvelles amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans le fonds BUFI et investies dans des instruments financiers classés comme disponibles à la vente (voir la note 2.4.1).

PASSIF

54.RETRAITES ET AUTRES AVANTAGES DU PERSONNEL

Passifs nets liés aux avantages du personnel

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance maladie

31.12.2018 Total

31.12.2017 Total

Obligation au titre des prestations définies

70 017

1 865

8 990

80 871

73 560

Actifs du régime

s.o.

(119)

(296)

(415)

(438)

Passifs nets

70 017

1 746

8 694

80 456

73 122

L’augmentation du passif total lié aux avantages du personnel est principalement due à une hausse des passifs nets du régime de pension des fonctionnaires européens. Les droits acquis au cours de l’exercice pour services rendus sont plus élevés que les prestations versées au cours de l’exercice. En outre, il existe un coût financier annuel (détricotage de l’actualisation du passif) ainsi que des pertes actuarielles liées à l’expérience pour lesquelles un montant significatif se rapporte à l’amélioration mentionnée dans la note 2.9.1.

55.Régime de pension des fonctionnaires européens

Cette obligation au titre des prestations définies correspond à la valeur actuelle des paiements futurs de l'UE qui devraient être nécessaires pour régler l’obligation résultant des services rendus par les membres du personnel pendant la période considérée et les périodes antérieures. Le régime fonctionne en continu et, à ce titre, tous les paiements devant découler du régime sur une base annuelle sont inscrits chaque année au budget de l’UE.

Conformément à l’article 83 du statut, le paiement des prestations prévues au régime de pension du personnel constitue une dépense dans le budget de l’UE. Le régime repose sur un financement théorique, mais les États membres garantissent le paiement de ces prestations de manière collective. Une contribution obligatoire au régime des pensions, actuellement fixée à 10,0 %, est déduite du traitement de base des membres actifs. Ces contributions sont considérées comme des recettes budgétaires de l’exercice et contribuent au financement des dépenses de l’UE en général, voir également la note 3.6.

Le passif du régime des pensions a été évalué sur la base du nombre de fonctionnaires actifs et retraités au 31 décembre 2018 et des dispositions du statut en vigueur à cette date. Cette évaluation a été effectuée selon la méthodologie de la norme IPSAS 39 (et par conséquent de la règle comptable 12 de l’UE). Comme il a déjà été signalé dans les comptes annuels de 2017, les services compétents de la Commission œuvrent au renforcement des méthodes de collecte de données ainsi qu’à l’amélioration des hypothèses et des méthodes de calcul. Ces travaux se sont notamment traduits par une évaluation plus précise du passif en ce qui concerne les pensions de survie (c’est-à-dire lorsque le membre est décédé) en application des pratiques actuarielles les plus récentes. L’incidence de cette méthode améliorée sur le passif de 2018 est une augmentation de 2,1 milliards d’EUR. Si cette méthode avait été utilisée en 2017, ce passif aurait été supérieur de 2,3 milliards d’EUR par rapport à la méthode utilisée précédemment.

56.Autres régimes de prestations de retraite

Cette rubrique comprend les obligations de pension envers les membres et anciens membres de la Commission, de la Cour de justice (et du Tribunal) et de la Cour des comptes, du Conseil, du Médiateur européen, du Contrôleur européen de la protection des données et du Tribunal de la fonction publique européenne. Y figurent également les obligations de pension envers les membres du Parlement européen.

57.Régime commun d’assurance maladie

Outre les régimes de prestations de retraite susmentionnés, un calcul est effectué pour évaluer le passif que l’UE devra assumer au titre du régime commun d’assurance maladie (RCAM) en ce qui concerne les dépenses de santé qui doivent être payées pendant les périodes postérieures au départ des membres (déduction faite de leur contribution). Comme indiqué dans la note 1.5.10, le calcul de ce passif tient compte de l’ensemble de la période de service actif, garantissant que les régimes de retraite et d’assurance maladie du régime d’avantages postérieurs à l’emploi du personnel soient tous deux pris en considération de manière cohérente. Compte tenu de l’obligation, imposée à la fois par les règles comptables et par les IPSAS, de présenter fidèlement la réalité économique de la situation sous-jacente, nous n’avons pas interprété l’IPSAS 39 de manière plus stricte lors de l’affectation des droits à prestations aux périodes de service. Si on considérait le coût des services pour le RCAM sur 10 années pour l’ensemble des fonctionnaires, et non sur la période de service actif du membre du personnel, l’incidence d’une telle approche sur l’obligation au titre des prestations définies en fin d’exercice serait une augmentation de 3 milliards d’EUR. Toutefois, comme il a déjà été indiqué, cette approche plus stricte ne serait pas compatible avec la caractéristique qualitative «représentation fidèle» et elle ne serait donc pas considérée comme procurant des informations fiables conformément à la règle comptable 1 et au cadre conceptuel des IPSAS. Cette estimation est extrêmement sensible à l’évolution du statut administratif actuel du personnel (en particulier au nombre de membres sous contrat à durée déterminée supposés devenir fonctionnaires à l’avenir).

Évolution de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies pour les avantages du personnel

La valeur actuelle de l’obligation au titre de prestations définies est la valeur actualisée des paiements futurs qui devraient être nécessaires pour régler l’obligation résultant des services rendus par les membres du personnel pendant la période considérée et les périodes antérieures.

Une analyse de l’évolution de l’obligation au titre des prestations définies pour l’exercice en cours est présentée ci-dessous:

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance maladie

Total

Valeur actuelle au 31.12.2017

63 951

1 854

7 756

73 560

Comptabilisation dans le compte de résultat économique

Coût des services rendus au cours de la période

2 716

87

270

3 074

Coût financier

1 215

32

155

1 402

Comptabilisation dans les actifs nets

Réévaluations des passifs liés aux avantages du personnel

Écarts actuariels découlant de l’expérience

3 380

(15)

4

3 369

Écarts actuariels découlant des hypothèses démographiques

–

1

–

1

Écarts actuariels découlant des hypothèses financières

251

(36)

901

1 115

Autres

Prestations servies

(1 496)

(58)

(96)

(1 650)

Valeur actuelle au 31.12.2018

70 017

1 865

8 990

80 872

Le coût des services rendus au cours de la période désigne l’accroissement de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies résultant des services rendus par les membres du personnel au cours de la période considérée.

Le coût financier désigne le coût des intérêts, c’est-à-dire l’accroissement, au cours de la période, de la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies résultant du fait que l’on s’est rapproché de la date de règlement des prestations d’une période.

Les écarts actuariels découlant de l’expérience renvoient aux effets des différences entre les hypothèses actuarielles antérieures pour 2018 et ce qui s’est effectivement produit en 2018. Ce montant intègre l’amélioration mentionnée dans la note 2.9.1.

Des écarts actuariels découlant d’hypothèses actuarielles (démographiques et financières, comme les taux d’actualisation et les augmentations salariales prévues) apparaissent lorsque ces hypothèses sont mises à jour pour tenir compte des fluctuations des conditions sous-jacentes.

Les prestations (pensions ou remboursements des frais médicaux, par exemple) sont versées au cours de l’exercice selon les règles du régime. Ces prestations servies conduisent à une diminution de l’obligation au titre des prestations définies.

Actifs du régime

en Mio EUR

Autres régimes de prestations de retraite

Régime commun d’assurance maladie

Total

Valeur actuelle au 31.12.2017

137

301

438

Évolution nette des actifs du régime

(18)

(5)

(23)

Valeur actuelle au 31.12.2018

119

296

415

Hypothèses actuarielles – avantages du personnel

Les principales hypothèses actuarielles utilisées dans l’évaluation des deux principaux régimes d’avantages du personnel de l’UE sont présentées ci-dessous:

Régime de pension des fonctionnaires européens

Régime commun d’assurance maladie

2018

Taux d’actualisation nominal

1,9 %

2,0 %

Taux d’inflation anticipé

1,4 %

1,5 %

Taux d’actualisation réel

0,5 %

0,5 %

Taux d’augmentations salariales attendu

1,9 %

1,8 %

Taux d’évolution des coûts médicaux

s.o.

3,0 %

Âge de la retraite

63/64/66

63/64/66

2017

Taux d’actualisation nominal

1,9 %

2,0 %

Taux d’inflation anticipé

1,5 %

1,6 %

Taux d’actualisation réel

0,4 %

0,4 %

Taux d’augmentations salariales attendu

1,8 %

1,7 %

Taux d’évolution des coûts médicaux

s.o.

3,0 %

Âge de la retraite

63/64/66

63/64/66

Les taux de mortalité pour 2017 et 2018 sont fondés sur la table de mortalité des fonctionnaires européens - EULT 2018.

Le taux d’actualisation nominal est déterminé comme étant la valeur du rendement des obligations à coupon zéro en euros [avec une échéance à 20 ans à partir de décembre 2018 pour le régime de pensions des fonctionnaires européens (PSEO), et à 25 ans pour le régime commun d’assurance maladie]. Le taux d’inflation utilisé est le taux d’inflation anticipé sur la période équivalente. Il doit être déterminé de manière empirique, sur la base de valeurs prospectives exprimées par des obligations indexées sur les marchés financiers européens. Le taux d’actualisation réel est calculé à partir du taux d’actualisation nominal et du taux d’inflation anticipé à long terme.

Analyses de sensibilité

L’analyse de sensibilité repose sur des simulations qui modifient, toutes choses étant égales par ailleurs, la valeur des hypothèses concernées et sur l’observation des réactions du modèle.

Sensibilité du régime commun d’assurance maladie

Une variation de dix points de base des taux d’évolution des coûts médicaux présumés aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Total du coût des services rendus au cours de la période et du coût financier inclus dans la charge au titre des avantages médicaux postérieurs à l’emploi

12

(12)

11

(11)

Obligation au titre des prestations définies

253

(246)

220

(213)

Une variation de dix points de base (0,1 %) du taux d’actualisation présumé aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Obligation au titre des prestations définies

(219)

226

(188)

194

Une variation de dix points de base (0,1 %) des augmentations salariales prévues aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Obligation au titre des prestations définies

(26)

25

(25)

24

Une variation d’une année de l’âge présumé de départ à la retraite aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Augmentation d’une année

Diminution d’une année

Augmentation d’une année

Diminution d’une année

Obligation au titre des prestations définies

(91)

54

(82)

44

Sensibilité du régime de pension des fonctionnaires européens

Une variation de dix points de base (0,1 %) du taux d’actualisation présumé aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Obligation au titre des prestations définies

(1 434)

1 478

(1 281)

1 319

Une variation de dix points de base (0,1 %) des augmentations salariales prévues aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Hausse de 0,1 %

Baisse de 0,1 %

Obligation au titre des prestations définies

1 427

(1 388)

1 313

(1 192)

Une variation d’une année de l’âge présumé de départ à la retraite aurait les effets suivants:

en Mio EUR

2018

2017

Augmentation d’une année

Diminution d’une année

Augmentation d’une année

Diminution d’une année

Obligation au titre des prestations définies

(573)

645

(496)

639

58.PROVISIONS

en Mio EUR

Montant au 31.12.2017

Provisions supplémentaires

Montants inutilisés reversés

Montants utilisés

Transferts entre catégories

Variations de l’estimation

Montant au 31.12.2018

Contentieux:

Agriculture

49

270

(2)

(47)

–

–

270

Cohésion

20

–

(20)

–

–

–

(0)

Autres

120

3

(19)

(2)

–

(1)

100

Démantèlement de sites nucléaires

1 934

–

–

(34)

–

32

1 933

Financières

1 115

590

(7)

(149)

–

2

1 551

Amendes

27

–

(27)

–

–

–

–

Autres

272

38

(38)

(18)

–

24

278

Total

3 538

901

(115)

(249)

–

57

4 132

Non courantes

2 880

704

(38)

(52)

(272)

59

3 281

Courantes

659

197

(77)

(197)

272

(2)

852

Les provisions sont des montants estimés de façon fiable, résultant d’événements passés, qui devront probablement être payés sur le budget de l’UE à l'avenir.

Contentieux

Il s’agit de l’estimation des montants susceptibles d’être payés après la fin de l’exercice en ce qui concerne un certain nombre de contentieux en cours.

Démantèlement de sites nucléaires

En 2017, la base de la provision a été mise à jour conformément à la révision 2017 de la stratégie de démantèlement et de gestion des déchets du JRC (Decommissioning and Waste Management – DWM). La révision de la stratégie, ainsi que du budget nécessaire et des besoins en personnel, a été menée avec le groupe d’experts indépendant DWM. Il s’agit de la meilleure estimation possible du budget et du personnel nécessaires pour mener à son terme le démantèlement des sites du JRC à Ispra, Geel, Karlsruhe et Petten.

Conformément aux règles comptables de l’UE, cette provision est indexée de manière à tenir compte de l’inflation puis actualisée pour obtenir sa valeur actuelle nette (sur la base de la courbe des swaps en euros). Au 31 décembre 2018, il en a résulté une provision de 1,933 milliard d’EUR, scindée entre les montants qui devraient être utilisés en 2018 (31 millions d’EUR) et ultérieurement (1,902 milliard d’EUR).

Il est à noter que de grandes incertitudes liées à la planification à long terme du démantèlement nucléaire pourraient influencer cette estimation et la pousser fortement à la hausse dans un avenir proche. Ces incertitudes sont principalement liées à l’état final du site démantelé, aux matières nucléaires, à certains aspects de la gestion et de l’élimination des déchets, à une définition incomplète ou inexistante des cadres réglementaires nationaux, à une procédure d’autorisation complexe et coûteuse en temps et à la direction que prendra le marché industriel du démantèlement.

Provisions financières

Il s’agit principalement de provisions qui représentent les pertes estimées qui seront encourues en relation avec les garanties données au titre de différents instruments financiers, où les entités responsables sont habilitées à émettre des garanties en leur nom propre, mais pour le compte et au risque de l’UE. Le risque financier de l’UE lié aux garanties est plafonné et les actifs financiers sont progressivement provisionnés pour couvrir les appels de garantie futurs. Cette rubrique comprend également les provisions pour les prêts en cours octroyés à la Syrie par la BEI dans le cadre de son mandat de prêt extérieur et couverts par la garantie de l’UE au moyen du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. Les provisions financières non courantes sont actualisées à leur valeur actuelle nette.

L’augmentation des provisions financières s’explique par la hausse du volume des opérations garanties au titre des instruments financiers des programmes Horizon 2020 et COSME.

59.PASSIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Passifs financiers non courants

Passifs financiers au coût amorti

2.11.1

53 281

50 061

Passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.11.2

7

2

53 289

50 063

Passifs financiers courants

Passifs financiers au coût amorti

2.11.1

2 602

6 850

Passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

2.11.2

15

–

2 617

6 850

Total

55 906

56 913

60.Passifs financiers au coût amorti

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Emprunts destinés à l'assistance financière

2.11.1.1

53 872

54 841

Autres passifs financiers

2.11.1.2

2 012

2 070

Total

55 884

56 911

Non courants

53 281

50 061

Courants

2 602

6 850



61.Emprunts destinés à l'assistance financière

en Mio EUR

MESF

BDP

AMF

Euratom

CECA en liquidation

Total

Total au 31.12.2017

47 456

3 114

3 924

250

97

54 841

Nouveaux emprunts

4 500

–

515

50

–

5 065

Remboursements

(4 500)

(1 350)

(56)

(46)

–

(5 952)

Écarts de change

–

–

–

(0)

(1)

(1)

Variations des valeurs comptables

(56)

(30)

5

0

0

(82)

Total au 31.12.2018

47 400

1 734

4 388

254

97

53 872

Non courants

46 800

200

4 309

213

–

51 521

Courants

600

1 534

79

41

97

2 350

Les emprunts comprennent principalement les dettes attestées par des certificats équivalant à 53,725 milliards d’EUR (contre 54,674 milliards d’EUR en 2017). Les variations observées dans la valeur comptable correspondent aux nouveaux intérêts cumulés.

À l’exception des prêts de la CECA en liquidation, le remboursement des emprunts susmentionnés est garanti en dernier recours par le budget de l’UE (voir la note 4.1.2) et, par extension, par chaque État membre.

Taux d'intérêt effectifs pour les emprunts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2018

31.12.2017

Assistance macrofinancière (AMF)

0 % - 3,82 %

0 % - 4,54 %

Euratom

0 % - 5,68 %

0 % - 5,68 %

Balance des paiements (BDP)

2,88 % - 3,38 %

2,88 % - 3,38 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

0,50 % - 3,75 %

0,62 % - 3,75 %

CECA en liquidation

6,91 % - 8,97 %

6,91 % - 8,97 %

62.Autres passifs financiers

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Non courants

Passifs liés aux contrats de location-financement

1 331

1 456

Bâtiments payés par tranches

314

305

Autres

115

159

1 760

1 920

Courants

Passifs liés aux contrats de location-financement

93

89

Bâtiments payés par tranches

29

24

Amendes à rembourser

125

13

Autres

5

24

252

150

Total

2 012

2 070



Passifs liés aux contrats de location-financement

en Mio EUR

Description

Montants futurs à payer

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total du passif

Terrains et bâtiments

86

428

893

1 407

Autres immobilisations

7

10

–

17

Total au 31.12.2018

93

438

893

1 424

Partie d’intérêts

60

216

196

472

Total des paiements minimaux futurs au titre de la location au 31.12.2018

153

654

1 089

1 896

Total des paiements minimaux futurs au titre de la location au 31.12.2017

158

682

1 271

2 111

Les montants relatifs à la location et aux bâtiments indiqués ci-dessus devront être financés par les budgets ultérieurs.

63.Passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Type de dérivé

Montant notionnel

Juste valeur

Montant notionnel

Juste valeur

Garantie sur portefeuille d’instruments de fonds propres

536

20

–

–

Option de change (put spread)

11

2

9

2

Total

546

22

9

2

Non courants

82

7

9

2

Courants

464

15

–

–

Garantie sur portefeuille d’instruments de fonds propres

Les garanties sur portefeuille d’instruments de fonds propres sont classées comme passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, étant donné qu’elles ne correspondent pas à la définition d’un passif lié à une garantie financière – voir la note 1.5.12. Au 31 décembre 2018, cette rubrique concernait une garantie fournie par l’UE dans le cadre des instruments financiers H2020 (voir note 2.4.1) au groupe BEI pour des portefeuilles d’opérations de fonds propres. Le passif financier de l’UE est évalué sur la base de la valeur des investissements sous-jacents.

Option de change

Au 31 décembre 2018, l’UE détient un instrument financier dérivé (option de change de type «put spread») qui lui permet de couvrir une dévaluation de la hryvnia (UAH) en relation avec les prêts octroyés par des établissements financiers à des PME en Ukraine, de manière à faciliter l’accès au financement et à rendre plus intéressantes les conditions d’emprunt en Ukraine. En vertu de ce contrat, l’UE propose à ses partenaires l’option de demander, pour chaque prêt admissible et jusqu’à un plafond de 30 %, une contribution de l’UE en cas de diminution du ratio UAH/EUR.

Hiérarchie des justes valeurs des passifs financiers évalués à la juste valeur

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

–

–

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

2

2

Niveau 3: techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

20

–

Total

22

2

64.Passifs liés à la garantie financière

La garantie de l’EFSI sur le portefeuille d’instruments de dette décaissée par la BEI dans le cadre du volet «Infrastructures et innovation» de l’EFSI est classée en tant que passif lié à la garantie financière. Au 31 décembre 2018, le passif lié à la garantie financière de l’EFSI était de zéro EUR, étant donné que les produits à recevoir au titre de la garantie excèdent les pertes attendues (voir la note 4.1.1).

65.SOMMES À PAYER

en Mio EUR

Valeur brute

Ajustements

Valeur nette au 31.12.2018

Valeur brute

Ajustements

Valeur nette au 31.12.2017

Déclarations de dépenses et factures reçues de:

États membres:

Feader et autres instruments de développement rural

247

–

247

481

–

481

FEDER et FC

10 761

(1 724)

9 037

12 602

(883)

11 719

FSE

5 195

(496)

4 699

4 183

(264)

3 919

Autres

632

(75)

557

746

(280)

466

Entités publiques et privées

1 461

(179)

1 282

1 563

(144)

1 419

Total des déclarations de dépenses et factures reçues

18 296

(2 475)

15 821

19 574

(1 571)

18 004

FEAGA

14 772

s.o.

14 772

11 534

s.o.

11 534

Sommes à payer - ressources propres

769

s.o.

769

8 836

s.o.

8 836

Sommes à payer - divers

570

s.o.

570

341

s.o.

341

Autres

294

s.o.

294

333

s.o.

333

Total

34 701

(2 475)

32 227

40 618

(1 571)

39 048

Les sommes à payer comprennent les factures et les déclarations de dépenses reçues mais n'ayant pas encore fait l'objet de paiements en fin d’exercice. Elles sont comptabilisées initialement à la réception des factures/déclarations de dépenses pour les montants réclamés. Les sommes à payer sont ensuite ajustées pour ne refléter que les montants acceptés après examen des coûts et les montants considérés comme éligibles. Les montants qui sont considérés comme non éligibles figurent dans la colonne «Ajustements»; les montants les plus élevés concernent les actions structurelles.

Pour la période de programmation 2014-2020, le règlement portant dispositions communes (RPDC) applicables aux Fonds structurels (FEDER et FSE), au Fonds de cohésion et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) prévoit une protection du budget de l’UE au moyen de la retenue systématique de 10 % des paiements intermédiaires effectués. Le cycle de contrôle doit être mené à bien avant le mois de février suivant la fin de l’exercice comptable du RPDC (1er juillet au 30 juin), au moyen de vérifications de gestion effectuées par les autorités de gestion et d’audits réalisés par les autorités d’audit. La Commission examine les documents d’assurance et les comptes fournis par les autorités compétentes des États membres. Le paiement/recouvrement du solde n’a lieu qu’après finalisation de l’évaluation et approbation des comptes. Le montant retenu conformément à cette disposition s’élevait à 5,7 milliards d’EUR à la fin de 2018. Une partie de ce montant (0,9 milliard d’EUR) est considérée comme non éligible selon les informations transmises par les États membres dans leurs comptes et figure également dans la colonne «Ajustements». Le dernier élément des ajustements se rapportant aux sommes à payer concerne les montants correspondant aux autres avances aux États membres (voir la note 2.5.2) restant à payer à la fin de l’exercice (0,8 milliard d’EUR).

Les sommes à payer concernant la politique de cohésion (FEDER, FC et FSE) ont diminué, ce qui est principalement dû au fait que les déclarations se rapportant à la période 2007-2013 ont fortement baissé, passant à 3,5 milliards d’EUR (contre 10 milliards d’EUR en 2017), la Commission étant en train de vérifier les dernières déclarations de dépenses transmises par les États membres. Parallèlement, les déclarations relatives à la période 2014-2020 sont passées à 10 milliards d’EUR (contre 5 milliards en 2017), grâce aux nouveaux progrès réalisés dans la mise en œuvre des programmes.

L’augmentation des sommes à payer au titre du FEAGA se rapporte à la répartition du total des passifs du FEAGA entre sommes à payer et charges à payer. Le total des passifs du FEAGA reste relativement stable, à 44,159 milliards d’EUR, alors qu’il s’établissait à 44,837 milliards l’an dernier. Toutefois, en 2018, les montants demandés qui sont déjà couverts par une décision de conformité (comptabilisés comme étant à payer) sont supérieurs à ceux de 2017.

Demandes de préfinancement

Outre les montants ci-dessus, à la fin de 2018, des demandes de préfinancement à hauteur de 0,5 milliard d’EUR ont été reçues et n’avaient pas encore fait l'objet de versements à la fin de l’exercice. Conformément aux règles comptables de l’UE, ces montants ne sont pas comptabilisés en tant que sommes à payer.

Sommes à payer - ressources propres

Les sommes à payer au titre des ressources propres correspondent aux contributions des États membres au budget de l’UE à rembourser en fin d’exercice à la suite du budget rectificatif nº 6/2018 adopté le 12 décembre 2018. Les budgets rectificatifs sont exécutés en application de l’article 10, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) nº 609/2014. Conformément à cette disposition légale, les montants qui en résultent ont été restitués aux États membres le premier jour ouvrable de janvier 2019. Le niveau élevé du montant au 31 décembre 2017 était dû à l’adoption du budget rectificatif nº 6/2017, le 30 novembre 2017. Cette année, le budget rectificatif a surtout donné lieu à des contributions supplémentaires pour les États membres (voir note 2.6.1.1).

66.CHARGES À PAYER ET PRODUITS À REPORTER

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

Charges à payer

62 877

63 588

Produits à reporter

96

111

Autres

213

203

Total

63 186

63 902

La ventilation des charges à payer est la suivante:

en Mio EUR

31.12.2018

31.12.2017

FEAGA

29 387

33 303

Feader et autres instruments de développement rural

18 687

17 464

FEDER et FC

5 863

4 249

FSE

2 321

2 870

Autres

6 619

5 702

Total

62 877

63 588

La principale évolution concerne l’agriculture (FEAGA); pour les explications, voir la note 2.12. En ce qui concerne la politique de cohésion, l’augmentation enregistrée pour le FEDER et le FC est due à la hausse des charges à payer pour l’actuelle période de programmation (2014-2020) à mesure que les programmes se développent.



ACTIF NET

67.RÉSERVES

en Mio EUR

Note

31.12.2018

31.12.2017

Réserve de juste valeur

2.14.1

231

278

Réserve du Fonds de garantie

2.14.2

2 849

2 663

Autres réserves

2.14.3

1 881

1 935

Total

4 961

4 876

68.Réserve de juste valeur

Conformément aux règles comptables de l’UE, l’ajustement de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente est comptabilisé au moyen de la réserve de juste valeur.

Variations de la réserve de juste valeur au cours de la période

en Mio EUR

2018

2017

Figurant dans la réserve de juste valeur

(70)

(8)

Figurant dans le compte de résultat économique

23

6

Total

(47)

(2)

69.Réserve du Fonds de garantie

Cette réserve reflète le montant cible de 9 % de l'encours garanti par le budget de l’UE au titre du mandat de prêt extérieur de la BEI. La contrepartie de ce montant doit être détenue sous la forme d’actifs dans le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir la note 2.4.1).

70.Autres réserves

Ce montant concerne principalement les réserves de la CECA en liquidation (1,514 milliard d’EUR) relatives aux actifs du Fonds de recherche pour le charbon et l’acier, réserves qui ont été créées dans le cadre de la liquidation de la CECA.

71.MONTANTS À APPELER AUPRÈS DES ÉTATS MEMBRES

en Mio EUR

Montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2017

75 234

Restitution de l’excédent budgétaire 2017 aux États membres

556

Variations de la réserve du Fonds de garantie

186

Réévaluations des passifs liés aux avantages du personnel

4 396

Autres variations de réserve

(30)

Résultat économique de l’exercice

(13 918)

Total des montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2018

66 424

Ce montant

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