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AccueilDroit européen52019DC0559
Acte préparatoire52019DC0559

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Préparer le terrain pour relever l'ambition à long terme Rapport d'étape sur l'action climatique de l'UE 2019

CELEX52019DC0559
TypeActe préparatoire
Datejeudi 31 octobre 2019

Résumé IA

Ce rapport d'étape de la Commission dresse un bilan des progrès accomplis par l'UE en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et prépare le terrain pour l'adoption d'un objectif climatique plus ambitieux à l'horizon 2050 (neutralité climatique). Il souligne la nécessité d'accélérer la transition vers une économie sobre en carbone et sert de base aux discussions politiques en vue de relever le niveau d'ambition climatique de l'Union.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 31.10.2019

COM(2019) 559 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

Préparer le terrain pour relever l'ambition à long terme



Rapport d'étape sur l'action climatique de l'UE 2019

{SWD(2019) 396 final}


1.RESPECT DES ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX DE L’UE

Définition d’une vision pour la neutralité climatique d’ici 2050

En novembre 2018, la Commission européenne a présenté sa vision stratégique intitulée «Une planète propre pour tous» 1 . Celle-ci indique comment l’Europe peut montrer la voie à suivre pour atteindre la neutralité climatique en investissant dans des solutions technologiques réalistes, en donnant aux citoyens les moyens d’agir et en adaptant l’action à mettre en œuvre dans des domaines clés tels que la politique industrielle, la finance ou la recherche tout en garantissant la justice sociale nécessaire à une transition juste. Le graphique 1 illustre l’une des voies possibles pour atteindre un bilan neutre d'émission de gaz à effet de serre (GES) en 2050.

Graphique 1: trajectoire des émissions de GES pour l’Union dans le cas d’un scénario de hausse de température de 1,5 degré 2

La vision stratégique de la Commission constitue une invitation adressée à l’ensemble des institutions de l’Union, aux parlements nationaux, aux entreprises, aux organisations non gouvernementales, aux villes et aux communautés ainsi qu’aux citoyens, notamment les jeunes, à participer aux actions visant à garantir que l’Union européenne peut continuer de montrer l’exemple et encourager d’autres partenaires internationaux à faire de même. La vision stratégique de la Commission a été largement débattue au sein des institutions de l’UE et parmi les parties prenantes en 2019. Ce débat éclairé constitue un pas en avant vers l’adoption d’une stratégie ambitieuse sur le long terme, qui devra être présentée d’ici le début de 2020 à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), en application de l’accord de Paris.

En 2018, les émissions de GES ont chuté de 2,0 % alors que l’économie européenne n’a cessé de croître.

En 2018, les émissions de gaz à effet de serre de l’Union (aviation internationale incluse) étaient inférieures de 23 % aux niveaux de 1990, selon les données préliminaires (voir graphique 2). L’Union est donc sur la bonne voie pour atteindre l’objectif fixé par la CCNUCC visant à réduire ses émissions de GES de 20 % d’ici 2020 3 . En 2018, les émissions ont diminué de 2,0 % par rapport à 2017.Les émissions de GES de l’Union ont donc atteint leur niveau le plus bas depuis 1990. Entre 1990 et 2018, le PIB global de l’Union a augmenté de 61 %. L’intensité des émissions de GES de l’économie, définie comme le rapport entre les émissions et le PIB, est tombée à 303 g éq. CO2/EUR, ce qui correspond à moins de la moitié du niveau de 1990.

Graphique 2: émissions totales de GES, y compris l’aviation internationale (émissions passées historiques 1990-2018, projections des émissions avec mesures existantes et supplémentaires 4 2019-2030) et objectifs de réduction des émissions de GES

Les émissions provenant d’installations fixes couvertes par le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (SEQE-UE), qui sont pour la plupart issues de l’industrie ainsi que de la production d’électricité et de chaleur, ont enregistré entre 2017 et 2018 une baisse de 4,1 % 5 principalement imputable à la production d’électricité et de chaleur. Cette évolution est conformément à la tendance observée ces cinq dernières années, au cours desquelles les émissions provenant de ces secteurs ont diminué de manière significative. Cette situation résulte plus particulièrement des changements de carburants utilisés pour produire la chaleur et l’électricité, notamment une augmentation de l’utilisation de sources d’énergie renouvelables.

Les émissions qui ne sont pas couvertes par le SEQE-UE (telles que les émissions issues des transports, des bâtiments, de l’agriculture et des déchets) ont baissé de 0,9 % entre 2017 et 2018. Cette réduction s’opère après trois années de légère augmentation des émissions dans ces secteurs. Elle résulte principalement de la consommation d’énergie dans les bâtiments. Les émissions issues de l’agriculture ont également légèrement baissé, tandis que celles issues des transports ont quelque peu augmenté par rapport à 2017.

Par ailleurs, les émissions résultant de l’aviation internationale ont poursuivi leur augmentation en 2018, avec une hausse de 19 % au cours de ces cinq dernières années. Ces émissions sont en principe couvertes par le SEQE-UE, qui se limite pour le moment aux vols au sein de l’Espace économique européen (EEE).

L’Union européenne a mis en place une législation visant à atteindre son objectif fixé pour 2030.

L’Union a communiqué une contribution déterminée au niveau national, au titre de l’accord de Paris, de réductions des gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990. Elle a mis en place une législation, comme l’illustre le graphique 3, qui permettra de respecter cet engagement. La mise en œuvre effective de l’ensemble des objectifs en matière de climat, d’énergie et de mobilité définis par le droit de l’Union pourrait même entraîner une réduction d’environ 45 % des GES dans l’UE à 28 en 2030 par rapport à 1990.

Coopération avec la Norvège et l’Islande en vue d’atteindre l’objectif fixé pour 2030

La Norvège et l’Islande ont accepté de coopérer avec l’Union européenne dans le cadre de la poursuite de leurs objectifs pour 2030 visant à réduire les émissions de GES d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 1990. Dans le cadre de l’accord sur l’Espace économique européen (accord EEE), la Norvège et l’Islande appliqueront dès 2021 le règlement sur la répartition de l’effort et le règlement relatif à la prise en compte des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre résultant de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie (UTCATF). La Norvège et l’Islande participent au SEQE-UE depuis 2008.

ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

ÉNERGIE RENOUVELABLE

EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

INTERCONNEXION

CLIMAT DANS

CO2

LES PROGRAMMES FINANCÉS PAR L’UE

ISSU DE:

2020

-20 %

20 %

20 %

10 %

2014-2020

20 %

2021-2027

VOITURES

2030

Au moins -40 %

≥ 32 %

≥ 32,5 %

15 %

25 %

-37,5 %

Camionnettes -31 %

Camions -30 %

Clause de révision à la hausse d’ici 2023

Graphique 3: cadre d’action en matière de climat et d’énergie d’ici à 2030

Les États membres définissent les politiques et mesures supplémentaires visant à atteindre les objectifs fixés pour 2030

En 2018, pour la première fois, les États membres ont préparé des projets de plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat (PNEC) 6 . Ceux-ci montrent que les États membres réalisent des progrès considérables dans la définition de la voie à suivre pour atteindre les objectifs fixés pour 2030 en matière de climat et d’énergie, bien que des efforts supplémentaires soient toujours nécessaires. La Commission européenne a analysé les effets globaux des projets de plans en vue d’atteindre les objectifs fixés pour 2030 et a émis des recommandations par pays 7 . Les États membres doivent finaliser leurs plans d’ici à la fin de 2019.

D’après une agrégation des dernières projections nationales de GES, une fois les politiques et mesures nationales appliquées, il est prévu que les émissions soient réduites de 30 % d’ici 2030. Si les mesures prévues ou les ambitions déclarées dans les projets de PNEC sont mises en œuvre, la réduction globale de GES de l’Union devrait atteindre l’objectif de 40 % au moins.

Les dernières projections soumises par les États membres après les projets de PNEC indiquent que, si l’on tient compte de l’application des politiques prévues mais que l’on exclut les ambitions déclarées (objectifs), les émissions pourraient être réduites de 36 % en 2030, une estimation un peu moins élevée que l’évaluation présentée dans les projets de PNEC. Les principales raisons qui expliquent cette différence sont que l’évaluation des projets de PNEC prend en considération les objectifs nationaux déclarés par l’Allemagne et les Pays-Bas dans leurs propres projets de PNEC et que la Pologne a présenté des projections fondées sur des mesures prévues dans son projet de PNEC, mais ne les a pas soumises comme faisant partie de l’exercice de déclaration sur les projections en 2019.

2.ÉMISSIONS DANS LE SYSTÈME D’ÉCHANGE DE QUOTAS D’ÉMISSION DE L’UE (SEQE-UE)

Le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE) couvre les émissions provenant d’environ 11 000 centrales électriques et usines ainsi que des activités aériennes à l’intérieur des pays participants et entre eux.

Sur la base des informations consignées dans le registre de l’Union, on estime qu’en 2018, les émissions d’installations fixes participant au SEQE-UE auraient diminué de 4,1 % par rapport à 2017. La réduction des émissions résultait principalement des efforts observés dans le secteur de l’électricité, celles provenant de l’industrie ayant légèrement diminué.

Pour ce qui est de l’évolution du secteur de l’aviation, les émissions vérifiées ont continué d’augmenter pour atteindre 67 millions de tonnes de CO2 en 2018, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2017.

Le graphique 4 montre l’évolution passée et prévue des émissions du SEQE ainsi que le plafond et l’excédent cumulé des quotas du SEQE.

Graphique 4: émissions du SEQE vérifiées pour 2005-2018, projections des États membres fondées sur les mesures existantes 2019-2030, plafond du SEQE phases 2, 3 et 4, et excédent cumulé des quotas du SEQE 2008-2018. Mt éq. CO2 8

À la fin juin 2019, le nombre total de crédits internationaux utilisés ou échangés s’élevait à 1,51 milliard environ, soit plus de 90 % du maximum autorisé estimé de 1,6 milliard. Au cours de la seule phase 3 (2013-2020), 453,49 millions de crédits internationaux ont été échangés jusqu’à la fin du mois de juin 2019.

En préparation de l’activation de la réserve de stabilité du marché en 2019, la Commission a systématiquement publié, depuis la mi-mai 2017, les chiffres relatifs à l’excédent 9 pour les années précédentes. En mai 2019, l’excédent a fait l’objet d’une troisième publication et s’élevait à environ 1,65 milliard de quotas 10 . Sur la base de l’excédent de 2018 et de la législation européenne révisée relative au SEQE pour la quatrième période d’échange du système (2021-2030), les volumes à mettre aux enchères de septembre à décembre 2019 et de janvier à août 2020 seront réduits de près de 397 millions de quotas, soit 24 % de l’excédent.

LIFE15 OPTIMELT* – Démonstration du reformage thermochimique du gaz naturel visant à réduire les émissions de GES dans les secteurs à haute intensité énergétique – industrie du verre.

Le projet constitue la première démonstration à grande échelle d’un concept innovant de récupération de la chaleur perdue. La technologie, baptisée OPTIMELT, permet de tirer parti d’une réaction endothermique du gaz naturel avec la vapeur d’eau ou le CO2 dans les gaz de combustion pour récupérer plus de chaleur qu’il n’était auparavant possible dans les procédés de fabrication à haute température.

Le projet s’est vu octroyer 2,2 millions d’euros au titre du programme LIFE, l’instrument de financement de l’Union pour le climat et l’environnement.

*Le projet constitue un exemple de la manière dont les fonds de l’Union contribuent à l’innovation dans les secteurs couverts par le SEQE.

3.ÉMISSIONS RELEVANT DE LA RÉPARTITION DE L’EFFORT

Les émissions issues de la plupart des secteurs n’étant pas comprises dans le SEQE-UE, tels que les transports, les bâtiments, l’agriculture (émissions autres que le CO2) et les déchets, sont couvertes par la législation européenne relative à la «répartition de l’effort». La décision relative à la répartition de l’effort (DRE) 11 fixe des objectifs d’émissions nationaux pour 2020, exprimés en pourcentages de variation par rapport aux niveaux de 2005. Les États membres doivent également respecter les limites d’émissions annuelles pour la période 2013-2020. De même, le règlement relatif à la répartition de l’effort (RRE) 12 détermine des objectifs d’émissions nationaux fixés pour 2030.

Progrès vers les objectifs de répartition de l’effort

Les États membres prévoient la manière d’atteindre leurs objectifs de répartition de l’effort fixés pour 2030. Si les politiques prévues sont mises en œuvre, l’Union pourrait réduire ses émissions relevant de la «répartition de l’effort» de 27 à 28 % d’ici 2030 13 , par rapport à 2005. Il s’agit là d’un progrès évident par rapport aux politiques existantes, qui réduiraient les émissions de 20 % d’ici 2030. Toutefois, afin d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de 30 % pour la répartition de l’effort, les États membres devront définir des mesures supplémentaires. La Commission européenne a recommandé à plusieurs États membres de préciser plus avant, dans leurs PNEC finaux, leur stratégie de réalisation de l’objectif dans les secteurs non couverts par le SEQE 14 pour l’intégralité de la période 2021-2030.

Le graphique 5 illustre l’écart entre les objectifs des États membres fixés pour 2030 dans le cadre du RRE et leurs projections fondées sur des mesures existantes ou supplémentaires.



Graphique 5: écarts entre les objectifs fixés pour 2030 au titre du RRE et les projections d’émissions avec mesures existantes (AME) et avec mesures supplémentaires (AMS) en pourcentage des émissions de l’année de référence 2005 Les valeurs négatives indiquent un dépassement des objectifs; les valeurs positives indiquent que les objectifs n’ont pas été atteints.

Recommandations aux États membres concernant leurs projets de PNEC

En juin 2019, la Commission européenne a adressé aux États membres des recommandations fondées sur leurs projets de PNEC. En ce qui concerne les émissions de GES de secteurs non couverts par le SEQE, il a été recommandé à plusieurs États membres ce qui suit:

Il a également été recommandé à plusieurs États membres de reconsidérer leur niveau d’ambition en ce qui concerne les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique afin de réduire les écarts d’ambition à l’échelle de l’Union. Par ailleurs, de nombreux États membres se sont vu recommander d’analyser davantage les interactions entre les politiques et mesures prévues en matière d’énergie et de climat et la pollution atmosphérique.

·clarifier la manière dont l’État membre prévoit d’atteindre son objectif de réduction des émissions de GES fixé pour 2030 pour les secteurs non couverts par le SEQE-UE en envisageant de nouvelles politiques rentables pour la période 2021-2030;

·expliquer la manière dont l’État membre compte tenir son engagement selon lequel les émissions résultant de l’UTCAFT ne dépassent pas les absorptions;

·envisager également la génération de transferts vers d’autres États membres selon un bon rapport coût-efficacité au titre du RRE en tant que source de financement.

En 2005, les émissions relevant de la DRE ont été inférieures de 11 % par rapport à 2005, comme le montre le graphique 6. Ainsi, l’objectif intermédiaire d’une réduction de 8 % a été dépassé de 3 points de pourcentage. Depuis le lancement du système en 2013, chaque année, les émissions à l’échelle de l’Union ont été inférieures à la limite totale. Il en a résulté un excédent cumulé de quotas annuels d’émission (QAE) d’environ 1110 Mt éq.CO2 en 2013-2018. Selon les projections, les émissions devraient rester en deçà de la limite annuelle jusqu’en 2020 et l’objectif des émissions relevant de la répartition de l’effort pour 2020 devrait être dépassé de 3 points de pourcentage avec les mesures existantes.

Graphique 6: émissions dans les secteurs relevant actuellement de la législation sur la répartition de l’effort 2005-2030 et QAE (en Mt éq CO2)

Les émissions des secteurs couverts par la législation relative à la répartition de l’effort ont progressivement diminué entre 2005 et 2014. Après 2014, les émissions ont augmenté pendant trois années consécutives avant de connaître une baisse en 2018.

Plus d’un tiers des émissions relevant de la répartition de l’effort provient des transports. Après une diminution des émissions observée entre 2007 et 2013, les émissions issues des transports ont augmenté au cours de chacune de ces cinq dernières années et sont aujourd’hui inférieures au niveau de 2005 de 3 % seulement. Pour 2030, avec les mesures existantes, les États membres prévoient une faible réduction (7 % par rapport à 2005). Toutefois, avec l’application des politiques et mesures prévues, les émissions résultant du transport devraient être réduites de 18 % d’ici à 2030 par rapport à 2005.

Les normes d’émissions de CO2 qui s’appliquent aux nouvelles voitures et camionnettes sont essentielles à la réduction des émissions générées par le transport routier. Tandis que les moyennes d’émissions de CO2 par kilomètre pour les nouvelles voitures et camionnettes demeuraient en deçà des objectifs applicables actuels, comme l’illustre le graphique 7 ci-dessous, les données provisoires pour 2018 révélaient une augmentation des émissions par rapport à 2017. Dès lors, les producteurs de véhicules devront procéder à une réduction significative des émissions de leur parc automobile d’environ 25 g CO2/km pour les voitures et 11 g CO2/km pour les camionnettes en moyenne afin d’atteindre les objectifs pour 2020 et 2021.

Graphique 7: moyennes d’émissions de CO2 par kilomètre pour les nouvelles voitures et camionnettes

La directive sur la qualité des carburants contribue à la réduction des émissions de GES résultant des transports. Elle contraint les États membres à exiger que les fournisseurs de carburants réduisent l’intensité des émissions de GES tout au long du cycle de vie des carburants fournis de 6 % d’ici 2020 par rapport à 2010. L’intensité moyenne des émissions de GES des carburants fournis en 2017 était inférieure de 3,4 % par rapport à 2010 (d’après les données provenant de 22 États membres présentées pour la première fois en 2019). Comme l’illustre le graphique 8, les progrès réalisés varient de manière significative d’un État membre à l’autre, mais la majorité d’entre eux doivent prendre de nouvelles mesures rapidement afin de s’assurer que l’objectif de 2020 sera atteint.

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