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AccueilDroit européen52019IE3060
Initiative législative52019IE3060

Avis du Comité économique et social européen sur la «Fiscalité de l’économie collaborative — Exigences en matière d’établissement de rapports» (supplément d’avis)

CELEX52019IE3060
TypeInitiative législative
Datejeudi 16 juillet 2020

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen propose des mesures pour harmoniser la fiscalité de l'économie collaborative, en imposant des obligations de déclaration aux plateformes numériques. Il vise à lutter contre la fraude fiscale et à assurer une concurrence loyale entre les acteurs traditionnels et ceux de l'économie collaborative, en recommandant un cadre européen pour la collecte et l'échange automatique d'informations sur les revenus des utilisateurs.

Texte intégral

28.10.2020

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 364/62


Avis du Comité économique et social européen sur la «Fiscalité de l’économie collaborative — Exigences en matière d’établissement de rapports»

(supplément d’avis)

(2020/C 364/09)

Rapporteure:

Ester VITALE

Décision du bureau

18.6.2019

Base juridique

Article 29 des modalités d’application (2010)

Supplément d’avis

Compétence

Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale»

Adoption en section

24.6.2020

Adoption en session plénière

16.7.2020

Session plénière no

553

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

210/1/6

1. Conclusions et recommandations

1.1.

La fiscalité et les politiques budgétaires doivent s’adapter au développement continu de l’économie collaborative. Le CESE estime en la matière qu’il n’y a pas lieu de mettre en place de régimes fiscaux nouveaux ou particuliers et qu’il est plus opportun d’adapter les règles et modèles fiscaux existants aux nouveaux contextes économiques, tout en maintenant des conditions de concurrence équitable entre les différents opérateurs concernés.

1.2.

Le CESE demande que les régimes fiscaux nationaux prennent en compte le phénomène de l’économie collaborative et des plateformes numériques, en respectant pour ce secteur les principes inhérents à un système fiscal équitable, à savoir la cohérence, la prévisibilité et la neutralité, tout en garantissant l’intérêt général consistant à veiller à ce que toutes les parties prenantes s’acquittent de leurs obligations fiscales.

1.3.

Le CESE est convaincu que les politiques budgétaires à appliquer à la numérisation de l’économie et à la mise au point d’outils et de solutions opérationnelles devraient être coordonnées au niveau international. Il se félicite donc de la coopération étroite entre la Commission, les États membres et l’OCDE/G20, reconnaissant que les formes de coopération engagées ont déjà conduit à des résultats tangibles et que d’autres plus importants encore pourraient se concrétiser à l’avenir.

1.4.

Il est important que les institutions internationales, européennes et nationales agissent de manière efficace et rapide pour répondre aux questions soulevées par l’économie numérique et collaborative, en suivant une approche proactive et non pas simplement en réagissant à l’émergence de problèmes spécifiques.

1.5.

Un point essentiel en ce qui concerne les régimes fiscaux à appliquer à l’économie collaborative concerne les obligations des plateformes numériques s’agissant de la collecte, de la communication aux autorités fiscales et du stockage des informations relatives aux transactions effectuées (obligations de déclaration ou d’établissement de rapports). Il y a lieu de veiller à ce que ces obligations ne constituent pas une charge administrative excessive pour les plateformes.

1.6.

Un partage adéquat des informations au sein d’un système fonctionnel et proportionné de collecte et d’échange de données pourrait en effet faciliter le travail des autorités fiscales, d’une part, et garantir un système sûr et prévisible pour les entreprises, d’autre part, au bénéfice de l’économie collaborative dans son ensemble.

1.7.

Le CESE appelle de ses voeux la mise au point d’une norme européenne pour la collecte de données et d’informations sur leurs utilisateurs, que les plateformes devront communiquer aux autorités fiscales et conserver au fil du temps. Les exigences en matière de déclaration devraient être claires et faire l’objet d’une harmonisation entre tous les États membres. Une norme européenne pourrait limiter les actions unilatérales des États membres, celles-ci étant susceptibles de créer un patchwork réglementaire contre-productif et une application incertaine des règles dans le marché intérieur.

1.8.

Pour ce qui est des principes généraux qui devraient guider l’action réglementaire en matière de déclaration, le CESE estime nécessaire d’adopter une approche qui respecte le principe de proportionnalité tel qu’il a été développé dans la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne et qui permette ainsi d’atteindre l’objectif réglementaire poursuivi, à savoir la collecte d’informations claires et utiles pour le travail des autorités fiscales, sans sacrifier de manière excessive et injustifiée les intérêts privés des plateformes et des utilisateurs finals.

1.9.

Le CESE estime que les règles fiscales applicables à l’économie collaborative, dont les règles relatives aux obligations d’établissement de rapports, devraient à chaque fois s’adapter aux différents secteurs et activités de l’économie collaborative, lesquelles sont souvent différentes les unes des autres.

1.10.

Il estime qu’il importe également d’examiner si la prochaine mise en œuvre de la directive relative à certaines exigences applicables aux prestataires de services de paiement en ce qui concerne les demandes d’informations relatives à la détection de la fraude à la TVA peut également être utilisée à des fins de fiscalité directe en ce qui concerne les obligations d’établissement de rapports.

1.11.

L’échange d’informations entre entités privées et pouvoirs publics devra bien évidemment s’effectuer dans le respect de la législation européenne en matière de protection de la vie privée et de traitement des données à caractère personnel, conformément à des critères de nécessité et de proportionnalité, et faire l’objet d’une interprétation stricte des critères pouvant donner lieu à d’éventuelles dérogations aux principes généraux de protection de la vie privée pour des raisons d’application des règles fiscales.

2. Introduction et principes généraux

2.1.

L’élaboration de politiques fiscales efficaces en ce qui concerne le secteur de l’économie collaborative représente un défi à la fois pour les institutions européennes et nationales et pour les opérateurs de ce secteur. À cet égard, il est essentiel de garantir des conditions de concurrence équitables entre les différents acteurs de l’économie collaborative ainsi qu’entre ceux-ci et les opérateurs traditionnels opérant dans les mêmes secteurs.

2.2.

Le CESE constate que l’économie collaborative n’a cessé de croître au cours des dernières années et qu’elle constitue une opportunité de développement supplémentaire pour les pays de l’Union, y compris à l’avenir, dans la mesure où elle permet de mobiliser des ressources inexploitées et de stimuler l’initiative des citoyens. Dans le même temps, il reconnaît la nécessité d’une réglementation visant à garantir la protection des consommateurs et des droits des travailleurs ainsi que le respect des obligations fiscales et d’une concurrence loyale.

2.3.

Dans le présent avis, on entend par «économie collaborative» des modèles économiques dont les activités sont facilitées par des plateformes de collaboration qui permettent l’utilisation temporaire de biens et de services souvent fournis par des particuliers. À cet égard, y compris d’un point de vue méthodologique, il y aurait lieu de dégager un consensus minimal entre l’Union européenne et les États membres sur ce que revêt la notion d’économie collaborative, afin d’éviter des incohérences significatives entre les différentes définitions appliquées au marché intérieur.

2.4.

L’économie collaborative est un phénomène économique complexe et auquel il est difficile d’appliquer une réglementation unique, étant donné qu’il touche différents pans de l’économie et de la société et qu’il est lié à de multiples dispositions juridiques traditionnellement applicables à un éventail de matières distinctes. Par exemple, l’évolution continue de l’économie collaborative a une incidence sur les règles dans les domaines du droit de la consommation, du droit du travail, de la sécurité sociale, du droit des contrats, du droit au respect de la vie privée et du droit des services publics.

2.5.

Le CESE insiste sur la nécessité que les systèmes fiscaux nationaux, dans le cadre d’une coordination efficace au niveau européen, tiennent dûment compte des nouveaux modèles d’activité commerciale liés au phénomène de l’économie collaborative. Il est nécessaire pour toutes les parties prenantes — pouvoirs publics, entreprises et consommateurs — de voir respecter les principes d’un système fiscal équitable, à savoir cohérence, prévisibilité et neutralité.

2.6.

Cependant, les règles traditionnelles en matière fiscale peinent à s’adapter à l’évolution continue de la technologie, et un décalage apparaît souvent entre le rythme d’évolution très rapide de l’économie numérique et celui des règles fiscales. Il convient donc que l’adaptation des règles et des principes traditionnels aux changements en cours soit constante et rapide, et qu’il y ait une coordination entre les interventions du législateur européen et celles des différents législateurs nationaux.

2.7.

Il est particulièrement important que les institutions internationales, européennes et nationales agissent en temps utile et de façon efficace et coordonnée pour répondre aux nouvelles questions soulevées par l’économie numérique et collaborative, en adoptant une approche proactive et non pas simplement en réagissant à l’émergence de défis spécifiques.

2.8.

Le CESE est convaincu que, dans le contexte de la numérisation de l’économie, les politiques fiscales et le développement d’outils et de solutions concrets devraient être coordonnés au niveau international, voire mondial. Il se félicite dès lors de la coopération étroite entre la Commission, les États membres et l’OCDE/G20, reconnaissant qu’elle a déjà conduit à des résultats tangibles et que d’autres, plus importants encore, pourraient se concrétiser à l’avenir.

3. Obligations d’établissement de rapports

3.1.

Un point essentiel, en ce qui concerne les régimes fiscaux de l’économie collaborative, porte sur les obligations des plateformes numériques s’agissant de la collecte, de la communication aux autorités fiscales et du stockage des informations relatives aux transactions effectuées. Un partage adéquat des informations au sein d’un système fonctionnel et proportionné de collecte et d’échange de données pourrait en effet faciliter le travail des autorités fiscales, lesquelles devraient, d’une part, pouvoir obtenir les données de manière rapide et aisée, et, d’autre part, garantir un système sûr et prévisible pour les plateformes et leurs utilisateurs. Les obligations d’établissement de rapports ne devraient pas constituer une charge administrative excessive pour les plateformes et les opérateurs du secteur.

3.2.

Il existe déjà plusieurs exemples de coopération efficace entre plateformes et autorités fiscales dans le secteur des transports, par exemple en Estonie où des modalités ont été adoptées pour faciliter la déclaration fiscale des plateformes de covoiturage. Un autre exemple de solution innovante provenant lui aussi d’Estonie consiste à déterminer une quantité minimale et proportionnée de données à communiquer aux autorités et à permettre aux opérateurs de plateformes d’utiliser un compte bancaire dédié pour respecter leurs obligations fiscales. Ce compte courant facilite une relation directe et rapide entre les opérateurs, leurs banques et les autorités fiscales. En revanche, dans certaines régions, les plateformes en ligne sont peu disposées à coopérer avec les autorités financières.

3.3.

À cet égard, le CESE appelle à l’élaboration d’une norme européenne pour la collecte de données et d’informations que les plateformes seront appelées à communiquer aux autorités fiscales et à conserver au fil du temps. En effet, la pluralité des actions unilatérales des États membres et la coexistence de systèmes peu homogènes dans le marché intérieur — comme c’est déjà le cas en partie — sont appelées à générer des difficultés opérationnelles et un manque d’efficacité pour l’ensemble du secteur de l’économie collaborative.

3.4.

L’élaboration d’un modèle de déclaration harmonisé à l’échelle européenne devrait s’appuyer sur l’expérience et les retours d’information opérationnels issus de la pratique. Des systèmes variés d’établissement de rapports sont aujourd’hui en vigueur dans les différents États membres; ils diffèrent sur le plan organisationnel et sur celui de la quantité et du type de données à collecter et à transmettre. Dans certains pays, les systèmes de rapports sont très lourds et requièrent de la part des plateformes des efforts considérables, tandis que dans d’autres États membres les systèmes sont plus souples et ont un moindre impact sur les opérations courantes. Les expériences de certains États membres montrent également que les systèmes de comptes rendus facultatifs, à établir sur une base volontaire, en dehors d’exigences légales spécifiques, ne sont pas efficaces.

3.5.

Le CESE estime que la fragmentation actuelle n’est pas viable à long terme et qu’elle risque d’entraîner des coûts de mise en conformité excessifs et des dysfonctionnements liés à la nature inégale des réglementations dans différentes zones du marché intérieur. Pour cette raison, il convient de trouver une approche équilibrée et proportionnelle en matière de communication d’informations, qui garantisse un système simplifié et fonctionnel. La simplification des obligations en matière de communication d’informations pourrait en effet encourager concrètement les plateformes numériques à respecter les exigences.

3.6.

En ce qui concerne les principes généraux qui devraient guider l’action réglementaire dans le domaine de la fiscalité de l’économie collaborative en général et les exigences en matière d’établissement de rapports en particulier, le CESE estime qu’il est nécessaire d’adopter une approche qui respecte le principe de proportionnalité tel qu’il a été développé dans la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. Il conviendra dès lors de permettre la réalisation de l’objectif réglementaire poursuivi, à savoir la collecte d’informations claires et utiles pour le travail des autorités fiscales, dans l’intérêt général, sans sacrifier de manière excessive l’intérêt privé des plateformes et des utilisateurs finaux.

3.7.

Cette approche devrait garantir des règles claires et prévisibles pour les opérateurs du secteur, de manière à ne pas entraîner de coûts excessifs de mise en conformité (par exemple, par une demande de données inutile et disproportionnée), d’une part, et à garantir une collecte efficace des informations par les autorités fiscales, d’autre part.

3.8.

En outre, un système d’établissement de rapports proportionné et raisonnable devrait préciser, d’un point de vue qualitatif, quelles données sont strictement nécessaires et doivent être collectées aux fins de l’application des règles fiscales, sans imposer d’obligations indues aux plateformes et à leurs utilisateurs professionnels ou utilisateurs finaux. Une approche proportionnée devrait également permettre de faire la distinction entre les acteurs professionnels opérant dans l’économie collaborative et les sujets non professionnels, en adaptant de manière appropriée les exigences en matière de déclaration pour ces deux catégories différentes.

3.9.

D’autres questions qui devraient faire l’objet d’une réglementation et d’une harmonisation au niveau européen sont: i) les conditions générales régissant la licéité du traitement par le responsable du traitement; ii) les personnes concernées par le traitement; iii) les entités et les fins auxquelles les données personnelles peuvent être divulguées; iv) la détermination des modalités de traitement; v) la limitation des finalités de traitement; vi) les durées de conservation des données.

3.10.

L’échange d’informations entre entités privées et pouvoirs publics devra évidemment s’effectuer dans le respect de la législation européenne en matière de protection de la vie privée et de traitement des données à caractère personnel, conformément à des critères de nécessité et de proportionnalité, et faire l’objet d’une interprétation stricte des critères pouvant donner lieu à d’éventuelles dérogations aux principes généraux de protection de la vie privée pour des raisons d’application des règles fiscales.

3.11.

À cet égard, il pourrait être utile d’améliorer et d’encourager l’échange d’informations entre les différentes autorités fiscales nationales dans le but de structurer des modalités de coopération efficaces, afin d’éviter l’évasion et la fraude fiscales et d’harmoniser les pratiques opérationnelles des différentes autorités.

3.12.

Les règles fiscales dans l’économie collaborative, y compris les systèmes d’établissement de rapports, devraient, en tout état de cause, s’adapter aux différents secteurs de l’économie collaborative, étant donné que les différentes activités dans ce secteur possèdent souvent des caractéristiques différentes et distinctes qui nécessitent des règles spécifiques dédiées.

3.13.

Le CESE recommande dans tous les cas que soient garanties des conditions de concurrence équitables sur le plan fiscal pour les activités menées dans le cadre de l’économie collaborative et pour les activités traditionnelles équivalentes, conformément au principe de neutralité fiscale, afin d’éviter des distorsions dans le fonctionnement des marchés sur lesquels des formes traditionnelles d’activité et l’économie collaborative coexistent.

3.14.

Enfin, il pourrait être utile pour encourager la croissance de l’économie collaborative de définir des seuils minimaux en deçà desquels certaines activités sont considérées comme non professionnelles ou non économiquement significatives et peuvent donc bénéficier d’exonérations fiscales spécifiques. Toutefois, il y a lieu que ces seuils soient déterminés de manière raisonnable après une analyse d’impact réglementaire approfondie.

4. TVA et économie collaborative

4.1.

Aux fins de la TVA, il est essentiel de déterminer avec précision ce que l’on entend par «contribuable» et si cette personne agit au titre de l’exercice d’une activité économique. En outre, il reste compliqué de déterminer quel traitement fiscal réserver aux transactions effectuées dans le secteur de l’économie collaborative qui ne font pas l’objet d’une contrepartie pécuniaire mais qui entraînent une contrepartie ou une contre-valeur reposant, par exemple, sur l’utilisation des données des utilisateurs et sur la valeur extraite de ces données.

4.2.

Plus précisément, aux fins de la TVA, il convient de faire la différence entre trois types de cas en ce qui concerne les modalités de rémunération des prestations: i) les cas dans lesquels les prestations sont offertes en échange du paiement d’une somme d’argent; ii) les cas dans lesquels la rémunération intervient non pas en numéraire mais en échange d’une autre prestation ou d’une rémunération non monétaire; et iii) les cas dans lesquels la prestation est offerte à titre gratuit et sans aucune contrepartie (1).

4.3.

En ce qui concerne les cas concrets relevant potentiellement du point ii), le CESE demande d’approfondir la question de l’assujettissement ou non des activités des plateformes de collaboration aux obligations en matière de TVA.

4.4.

À cet égard, le CESE considère que la première étude menée par le groupe d’experts sur la TVA de la Commission européenne intitulé «VAT treatment of the sharing economy» (Le traitement de la TVA dans l’économie du partage) est utile, et il attend avec intérêt les développements futurs allant dans le même sens.

4.5.

Il serait également opportun que la Commission européenne et les administrations fiscales nationales promeuvent des activités de coopération et de coordination réciproque s’agissant de l’application des règles en matière de TVA au secteur de l’économie collaborative, dans le but à la fois de mettre en place des pratiques opérationnelles harmonisées, d’échanger des informations utiles à des fins de contrôle de la mise en œuvre et d’éviter la fraude et l’évasion fiscale.

4.6.

Le CESE juge important d’examiner si la prochaine mise en œuvre de la directive relative à certaines exigences applicables aux prestataires de services de paiement en matière de détection des fraudes à la TVA peut être utilisée en ce qui concerne les obligations en matière d’établissement de rapports, y compris aux fins de la fiscalité directe, en ce qui concerne tant les paiements en ligne par carte de crédit que les paiements effectués au moyen de virements bancaires directs et d’autres méthodes de paiement rapide.

Bruxelles, le 16 juillet 2020.

Le président du Comité économique et social européen

Luca JAHIER


(1) Rapport du groupe d’experts sur la TVA — 1er avril 2019 taxud.c.1(2019)2026442 — EN, Le traitement de la TVA dans l’économie du partage («VAT treatment of the sharing economy»), VEG NO 081.


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