| CELEX | 52019IP0188 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 13 mars 2019 |
| 21.1.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 23/159 |
P8_TA(2019)0188
Accord d’association entre l’UE et Monaco, l’Andorre et Saint-Marin
Recommandation du Parlement européen du 13 mars 2019 au Conseil, à la Commission et à la vice-présidente de la Commission/haute représente de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur l’accord d’association entre l’Union européenne et Monaco, l’Andorre et Saint-Marin (2018/2246(INI))
(2021/C 23/25)
Le Parlement européen,
| — | vu la décision (UE) du Conseil 2014/… du 22 décembre 2014 autorisant la Commission à négocier, au nom des États membres, les dispositions d’un ou de plusieurs accords d’association avec la Principauté d’Andorre, la Principauté de Monaco et la République de Saint-Marin qui relèvent des compétences des États membres, |
| — | vu l’article 218 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’article 8 du traité sur l’Union européenne et la déclaration relative à l’article 8 du traité sur l’Union européenne, qui dispose que l’Union prendra en considération la situation particulière des pays de petite dimension territoriale entretenant avec elle des relations spécifiques de proximité, |
| — | vu la communication de la Commission du 20 novembre 2012 intitulée «Relations de l’UE avec la Principauté d’Andorre, la Principauté de Monaco et la République de Saint-Marin: options d’intégration plus poussée à l’UE» (COM(2012)0680), |
| — | vu le document de travail des services de la Commission du 20 novembre 2012 intitulé «Obstacles à l’accès d’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin au marché intérieur de l’Union et à la coopération dans d’autres domaines» (SWD(2012)0388), |
| — | vu le rapport de la Commission du 18 novembre 2013 intitulé «Relations de l’UE avec la Principauté d’Andorre, la Principauté de Monaco et la République de Saint-Marin: options concernant leur participation au marché intérieur» (COM(2013)0793), |
| — | vu les conclusions du Conseil du 11 décembre 2018 relatives à un marché intérieur élargi homogène et aux relations de l’UE avec les pays d’Europe occidentale non membres de l’UE, |
| — | vu l’article 113 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A8-0074/2019), |
| A. | considérant que la Principauté d’Andorre (l’Andorre), la Principauté de Monaco (Monaco) et la République de Saint-Marin (Saint-Marin) existent en tant qu’États depuis longtemps; qu’elles ont toujours été au cœur de l’histoire européenne et entretiennent des relations politiques, économiques, sociales et culturelles profondes et anciennes avec les États membres dans leur voisinage immédiat et l’Union dans son ensemble; que le partenariat de l’Union avec ces pays repose sur notre ensemble commun de valeurs politiques et culturelles; |
| B. | considérant que l’Andorre, Monaco et Saint-Marin ont manifesté une forte vocation politique, économique et culturelle européenne et une forte volonté de resserrer leurs relations politiques, économiques et culturelles avec l’Union européenne; que, dans l’intérêt de l’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin, d’une part, et de l’Union, d’autre part, il importe d’apporter une réponse positive et rapide à cette vocation et de faciliter la conclusion rapide des négociations portant sur le nouvel accord d’association qui constituera le nouveau cadre de référence pour les relations entre l’Union et ces États; |
| C. | considérant qu’il est également dans l’intérêt des États membres qui entretiennent traditionnellement des liens historiques, politiques et économiques étroits avec l’Andorre, Monaco et Saint-Marin de favoriser un approfondissement et une spécialisation des relations de ces États avec l’Union européenne dans son ensemble; qu’il est essentiel sur ce point de prendre en compte les relations bilatérales particulières qu’entretiennent d’ores et déjà ces États membres avec l’Andorre, Monaco et Saint-Marin pour des raisons notamment de sécurité juridique; |
| D. | considérant que l’Andorre, Monaco et Saint-Marin soutiennent depuis longtemps l’orientation de la politique défendue par l’Union européenne au sein des Nations unies; |
| E. | considérant que l’Andorre, Monaco et Saint-Marin sont, chacun à leur manière, des partenaires économiques pertinents pour les États membres situés à proximité immédiate et offrent des possibilités d’emploi à un nombre considérable de citoyens de l’Union; qu’une interface plus étroite entre l’Andorre, Monaco et Saint-Marin et l’Union offrirait à toutes les parties concernées une importante possibilité de développement économique supplémentaire, avec des retombées économiques positives sur les régions des États membres situées à proximité immédiate, notamment par des possibilités supplémentaires d’emploi et par le renforcement des compétences professionnelles internationales; |
| F. | considérant que, lors des négociations sur l’accord d’association, il est important de tenir pleinement compte des spécificités de l’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin, en tant que pays de petite dimension territoriale, conformément à la déclaration 3 relative à l’article 8 du traité sur l’Union européenne; qu’il est, par conséquent, important de reconnaître la faible dimension territoriale et le faible nombre d’habitants de l’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin, ainsi que les incidences qui en découlent pour ce qui est de préserver l’accès et l’inclusion socio-économiques des citoyens de ces États; que cet accès et cette inclusion sont essentiels pour préserver la culture, les traditions et les valeurs propres aux trois communautés; que, en l’absence de tels mécanismes spécifiques d’accès et d’inclusion, certains citoyens peuvent avoir du mal à trouver les moyens nécessaires pour vivre dans leur pays d’origine; qu’il est donc essentiel de préserver, notamment par des dispositions adéquates dans l’accord d’association, le tissu politique, socio-économique, culturel et identitaire de l’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin, et de l’adapter aux réalités de l’intégration européenne; |
| G. | considérant que l’Andorre, Monaco et Saint-Marin se sont tous engagés dans des accords bilatéraux de longue date avec les États situés dans leur voisinage, accords qui portent sur des questions de préoccupation mutuelle, tiennent compte des particularités et des sensibilités de ces trois États et reflètent la nécessité de préserver la viabilité de ces États; que ces particularités et sensibilités ont été reconnues par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe; |
| H. | considérant que l’Andorre, Monaco et Saint-Marin ont, chacun à leur manière, mené d’importantes réformes et une convergence réglementaire avec l’Union, notamment en ce qui concerne la réglementation du secteur bancaire et financier; |
| I. | considérant que, lors de sa session du 4 décembre 2018, le Conseil a décidé de retirer l’Andorre et Saint-Marin de l’annexe II des conclusions du conseil du 5 décembre 2017, confirmant ainsi qu’ils ont respecté tous les engagements restants en matière de transparence, de fiscalité équitable et de mesures visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS); que Monaco n’a jamais figuré dans cette annexe et que le Conseil a constaté, dès le 5 décembre 2017, que Monaco respectait pleinement ces engagements; qu’au cours de leurs réunions d’avril et de juillet 2018, les participants au Forum mondial de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales ont indiqué que l’Andorre, Monaco et Saint-Marin avaient obtenu la notation «conforme» au regard de la norme internationale relative à l’échange de renseignements sur demande; |
| J. | considérant qu’il convient de saluer les réformes importantes et la mise en conformité progressive avec la législation de l’Union menées par l’Andorre en ce qui concerne la réglementation financière; que l’Union européenne et l’Andorre sont parvenues à un accord d’importance sur le tabac et que l’Andorre sera désormais capable d’intensifier ses efforts en vue de diversifier son économie; que ce processus de longue haleine posera des défis de taille et qu’une protection appropriée sera donc nécessaire pour les travailleurs andorrans tout au long de la transition du pays vers une économie plus diversifiée; qu’un accès plus vaste au marché intérieur permettra de soutenir le développement économique à long terme et de créer de nouveaux débouchés économiques et professionnels en Andorre; |
| K. | considérant que Saint-Marin est actuellement confronté à des difficultés pour exporter ses biens à destination d’États membres de l’Union autres que l’Italie en raison de l’exigence relative à la présentation d’une documentation supplémentaire aux fins de la taxe sur la valeur ajoutée (T2); que l’accord d’association devrait permettre d’instaurer des conditions de concurrence équitables dans l’ensemble de l’Union, ce qui serait très utile pour les exportateurs de Saint-Marin; que l’accord d’association devrait donner aux banques d’Andorre et de Saint-Marin un accès complet au mécanisme de passeport européen pour les banques et les sociétés de services financiers; |
| L. | considérant que les citoyens monégasques sont une minorité dans leur propre pays et que les marchés du logement et de l’emploi sont tels qu’une aide active aux citoyens est essentielle pour préserver leur capacité à conserver leur résidence dans cette principauté; que les dispositions visant à faciliter l’accès à l’emploi s’appliquent de manière égale aux citoyens monégasques et aux résidents des villes à proximité immédiate du territoire de Monaco; que 92 % de la population active à Monaco est composée de ressortissants de l’Union européenne; |
| M. | considérant que l’accord d’association avec l’Union européenne offre la possibilité de développer la coopération dans des domaines d’intérêt partagé et de prendre part à certaines politiques horizontales de l’Union portant sur des questions telles que la recherche, l’environnement et l’éducation (Erasmus+); |
| N. | considérant que l’accord d’association nécessitera l’approbation du Parlement pour entrer en vigueur; |
| 1. | adresse au Conseil, à la Commission et à la vice-présidente de la Commission/haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité les recommandations suivantes:
|
| 2. | estime que la prochaine législature du Parlement européen pourrait constituer une occasion précieuse de créer une nouvelle délégation interparlementaire consacrée au dialogue interparlementaire et à la coopération avec l’Andorre, Monaco et Saint-Marin; estime en outre que le Parlement devrait poursuivre une coopération étroite entre ses services et les services compétents des parlements de l’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin et accueillir régulièrement de jeunes responsables politiques, d’entreprises et de la société civile de ces trois pays afin de renforcer la dynamique positive d’une interface politique, économique et stratégique renforcée avec l’Union dans le cadre des négociations de l’accord d’association; est d’avis que le Parlement devrait favoriser des échanges de vues réguliers avec les délégations des parlements nationaux d’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin pendant la durée des négociations; considère que des échanges de vues entre le Parlement européen et les délégations des parlements nationaux d’Andorre, de Monaco et de Saint-Marin devraient également être organisés sur des sujets qui sont traités par le Parlement et qui pourraient avoir un effet direct sur l’économie de ces pays, sur leurs relations avec l’Union européenne ou sur l’efficacité de l’accord d’association; |
| 3. | charge son Président de transmettre la présente recommandation au Conseil, à la Commission et à la vice-présidente de la Commission/haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aux co-princes, au gouvernement et au Conseil général d’Andorre, au prince, au ministre d’État et au Conseil national de Monaco, aux capitaines régents, au Congrès d’État et au Grand Conseil général de Saint-Marin. |
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la répression violente des récentes manifestations en Iran (2019/2993(RSP))
19/12/2019
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Nicaragua (2019/2978(RSP))
19/12/2019
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la situation des Ouïgours en Chine («China Cables») (2019/2945(RSP))
19/12/2019
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la commémoration du trentième anniversaire de la révolution roumaine de décembre 1989 (2019/2989(RSP))
19/12/2019