| CELEX | 52019IR0618 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mardi 8 octobre 2019 |
| 5.2.2020 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 39/33 |
Avis du Comité européen des régions — Mettre en œuvre le train de mesures sur l’énergie propre: les plans nationaux en matière d’énergie et de climat, outils pour une approche de la gouvernance locale et territoriale du climat et des énergies actives et passives
(2020/C 39/07)
| Rapporteur | : | József Ribányi (HU/PPE), vice-président du conseil du comitat de Tolna |
| Texte de référence | : | Avis d’initiative |
RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 1. | se félicite des initiatives de la présidente élue Ursula von der Leyen dans le cadre d’un futur pacte vert européen, ainsi que de sa volonté d’associer les collectivités locales et régionales aux efforts visant à faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique; |
| 2. | accueille favorablement le règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil (1) du 11 décembre 2018 sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat, qui impose aux États membres de l’Union européenne de préparer un plan national en matière d’énergie et de climat (PNEC), jetant ainsi les bases d’une approche plus globale et transversale des politiques en la matière; |
| 3. | souligne que les PNEC décennaux portent sur la période 2021-2030 et qu’ils doivent contribuer à la réalisation, au niveau national, des nouveaux objectifs de l’Union en matière d’énergie et de climat à l’horizon 2030, ainsi qu’à une mise en œuvre réussie de la stratégie à long terme en faveur d’une Europe neutre pour le climat visant à ralentir le rythme du réchauffement de la planète dû à l’activité humaine d’ici à 2050, et être conformes aux objectifs de l’accord de Paris. Le CdR invite à cette fin les États membres à se montrer à la hauteur des objectifs ambitieux fixés par l’Union européenne pour 2030, notamment en ce qui concerne les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, lorsqu’ils soumettront la version finale de ces plans, d’ici à la fin de l’année. Les évaluations préliminaires des PNEC par la Commission montrent que, si des progrès satisfaisants ont été réalisés, de nombreux projets de plan ne répondent pas aux exigences, et que tous les États membres devraient adopter des mesures plus ambitieuses s’agissant des objectifs généraux de l’Union européenne et de leur réalisation, et par conséquent compléter, préciser et retoucher leurs propositions. Tous les États membres devraient désormais, conformément aux recommandations de la Commission, préparer leurs PNEC définitifs en s’assurant qu’ils répondent bien aux objectifs susmentionnés; |
| 4. | se réjouit du fait que le règlement sur la gouvernance reconnaisse le rôle des collectivités locales et régionales dans le cadre des PNEC dès le stade de la préparation, en insistant sur la nécessité d’une consultation publique efficace et en proposant la mise en place d’un dialogue multiniveau en matière de climat et d’énergie, conformément au principe de l’approche ascendante. La participation des collectivités locales et régionales devrait être effective à chaque étape du processus, de la phase de préparation à celle de mise en œuvre et de suivi, en passant par l’étape de la réponse aux évaluations préliminaires de la Commission. Toutefois, le CdR note que de nombreux États membres ne sont à ce jour pas parvenus à associer pleinement les collectivités locales et régionales à ce processus. Il attire l’attention sur le fait que la participation des administrations locales et régionales, en plus de celle des États membres, au processus d’élaboration permettrait de réaliser les objectifs de manière plus efficace et inclusive; |
| 5. | fait observer que de nombreux États membres considèrent que les structures qu’ils ont mises en place sont suffisantes pour atteindre les objectifs de la consultation publique et du dialogue multiniveau en matière de climat et d’énergie: le fait que les États estiment opportun d’agir seuls a constitué par le passé l’un des principaux problèmes. Le CdR recommande aux États membres de procéder à une évaluation critique de ces structures, notamment au regard de leur contribution ainsi que de la couverture et de la représentativité des collectivités locales, des organisations de la société civile, des milieux d’affaires, des investisseurs, d’autres parties prenantes concernées et du grand public, et de communiquer leurs résultats afin de garantir la pleine réalisation des objectifs fixés dans le règlement sur la gouvernance en ce qui concerne la consultation publique et le dialogue multiniveau en matière de climat et d’énergie dans l’objectif ultime de contribuer à la santé et au bien-être de tous les citoyens et des générations futures; |
| 6. | estime qu’il y a lieu d’exploiter en tout état de cause les compétences, les responsabilités en matière de mise en œuvre et les ressources financières des collectivités locales et régionales afin de mener à bien l’union de l’énergie; recommande dès lors la participation pleine et entière des collectivités locales et régionales à la phase de mise en œuvre du train de mesures sur l’énergie propre et une prise en compte appropriée des problèmes qu’elles pourraient rencontrer dans ce processus en vue d’éventuelles révisions ultérieures. Le CdR souligne que la Convention des maires pour le climat et l’énergie ainsi que d’autres initiatives du même ordre peuvent jouer un rôle crucial pour guider les collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre du nouveau cadre européen pour l’énergie; |
| 7. | invite les États membres à collaborer étroitement avec le CdR et ses membres dans le cadre de leurs PNEC respectifs. Cette collaboration pourrait constituer un élément important de leurs consultations publiques et dialogues multiniveaux sur le climat et l’énergie et pourrait fournir un retour d’information précieux en provenance du niveau local et régional; |
| 8. | reconnaît que les États membres ont disposé d’un temps limité et rencontré des difficultés pour élaborer leurs projets de PNEC et préconise un niveau plus élevé d’ambition ainsi qu’une plus grande intégration verticale pour la version finale de ces plans, attendue d’ici à la fin de 2019, afin de placer l’Europe sur une trajectoire bien tracée et neutre en matière de climat, qui soit compatible avec l’accord de Paris, conformément au scénario le plus ambitieux proposé dans la stratégie à long terme à l’horizon 2050. Le CdR encourage également dans ce contexte la mise en place d’un système de contributions déterminées au niveau local afin de compléter les contributions déterminées au niveau national prévues par l’accord de Paris, de manière à renforcer le poids des collectivités locales et régionales dans l’élaboration de PNEC complets. Les collectivités locales peuvent contribuer à une réalisation plus efficace des objectifs grâce à des campagnes d’information et de sensibilisation, et doivent disposer à cette fin de professionnels bien formés. Il est dès lors proposé de mobiliser des fonds de l’Union européenne pour l’information et la création d’emplois dans le domaine de la politique énergétique et climatique, dans l’objectif ultime de protéger la santé et le bien-être de tous les citoyens et des générations futures; |
Les énergies actives et passives locales au service des PNEC
| 9. | fait observer que l’«énergie active», terme utilisé dans le secteur de la construction et que recouvre également la notion plus large d’«énergie renouvelable», est l’énergie produite, stockée et consommée localement par les différents acteurs locaux (organismes publics, municipaux et privés, ménages). Les sources d’énergie renouvelables et propres comme les énergies géothermique, solaire, éolienne, thermique, hydroélectrique et marémotrice, ou encore la biomasse, en sont des exemples. De telles sources d’énergie jouent un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs des PNEC pour 2030; |
| 10. | relève que le terme d’«énergie passive», tel qu’utilisé dans le secteur de la construction et que recouvre également la notion plus large d’«efficacité énergétique», fait quant à lui référence aux économies d’énergie reposant sur une utilisation efficace de toute énergie produite, laquelle entraîne une réduction de la consommation d’énergie et, partant, une baisse des dépenses énergétiques du consommateur final ainsi que du niveau de pollution. Eu égard à ce qui précède, les collectivités locales et régionales doivent organiser les services publics locaux et régionaux de manière efficace sur le plan énergétique, par exemple grâce à une politique de marchés publics durables; |
| 11. | ajoute que la notion d’énergie passive est étroitement liée aux aspects climatiques, et qu’elle est également pertinente pour déterminer l’empreinte carbone élargie des bâtiments et fait partie intégrante de l’économie circulaire. Lors de la délivrance des permis de construire, tout en tenant compte des conditions locales spécifiques et des particularités du bâtiment, les collectivités locales et régionales devraient encourager l’utilisation de matériaux de construction fabriqués à partir de matières premières locales et respectueuses de l’environnement (roseaux, pellets, paille, écorces, chanvre, bois, panneaux de bois collés qui ont, de préférence, une empreinte carbone nulle) plutôt que du béton et d’autres matériaux de construction traditionnels dont la production, l’installation, la démolition et le recyclage s’accompagnent d’importantes émissions de CO2. Elles devraient en outre promouvoir d’autres mesures visant à accroître la performance énergétique des bâtiments. Ces concepts devraient être intégrés dans les stratégies nationales de rénovation à long terme que les États membres doivent préparer d’ici à mars 2020; |
| 12. | souligne que les collectivités locales et régionales sont des actrices importantes dans le domaine de l’énergie, tant active que passive. Il y a lieu de les associer aux PNEC au niveau national, en tant qu’investisseurs majeurs, responsables de l’entretien de bâtiments, gestionnaires de réseaux de transport public, instances chargées de la sensibilisation de la population, actrices de la lutte contre la précarité énergétique, autorités réglementaires en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire et d’affectation des sols, gestionnaires de la production d’énergie décentralisée et pouvoirs adjudicateurs pour les marchés publics écologiques. Une bonne planification de la production et de l’utilisation des ressources locales est nécessaire pour leur permettre de s’acquitter correctement de leur mission. À cet égard, il convient de prêter attention aux différents types d’énergie renouvelable, à la performance énergétique des bâtiments, à l’efficacité énergétique et à l’utilisation de matériaux de construction locaux, naturels et respectueux de l’environnement; |
| 13. | insiste sur les nombreux effets positifs du soutien apporté par les collectivités locales et régionales à l’augmentation de la production, du stockage et de l’utilisation de l’énergie active, prioritairement d’origine renouvelable. À titre d’exemple, le CdR indique que dans le secteur des transports, et en particulier des transports intra- et interurbains, il est particulièrement important de recourir davantage aux biocarburants durables à titre de solution transitoire et, à moyen terme, à la mobilité électrique fondée sur les batteries électriques et l’hydrogène, de même qu’il est primordial de prendre des mesures pour résoudre de manière intégrée le problème des émissions de CO2 des transports, notamment en promouvant les transports publics, le partage de voitures et d’autres solutions innovantes, étant donné que le volume de trafic devrait augmenter et que les moteurs à combustion continueront de jouer un rôle majeur à moyen terme. Un exemple de biocarburant durable susceptible de servir de solution transitoire pourrait être le bioéthanol, en sa qualité d’énergie active générée, utilisée et facilement stockée localement, qui engendre des coproduits utilisables (tels que les aliments pour animaux), réduit la dépendance à l’égard des importations et pourrait créer un nombre important d’emplois. Il est essentiel que la révision des règles en matière d’aides d’État et de la directive sur la taxation de l’énergie ne rende pas impossible la promotion de la bioénergie durable; |
Le rôle des collectivités locales et régionales dans l’élaboration des PNEC
| 14. | insiste sur la nécessité de permettre aux collectivités locales et régionales de présenter des propositions et des modifications pour le PNEC de leur État membre et souligne que leur rôle doit être distingué de celui des autres parties prenantes qui ne font pas partie de l’administration publique. Leur participation directe est justifiée en ce qui concerne les actions liées à l’efficacité énergétique, à la transition énergétique, à la décarbonation et au changement climatique, et elles ont également un rôle important à jouer dans la gestion de la précarité énergétique, en s’appuyant sur l’ensemble des organisations représentatives des collectivités locales de l’Union européenne (CdR, Convention des maires); |
| 15. | souligne la nécessité de veiller à ce que les États membres soient informés à propos du rôle déterminant des collectivités locales et régionales concernant plusieurs priorités essentielles du règlement sur l’union de l’énergie. Leur participation directe est justifiée en ce qui concerne les actions liées à l’efficacité énergétique, à la décarbonation et au changement climatique, avec le développement des énergies renouvelables et des infrastructures énergétiques nécessaires à cette fin, y compris les technologies de stockage et le couplage des secteurs, et elles ont également un rôle important à jouer dans la gestion de la précarité énergétique; |
| 16. | fait remarquer que le grand public n’est pas au courant de l’élaboration des PNEC et qu’en raison de contraintes de temps, les processus de consultation qui accompagnent leur développement n’ont jusqu’à présent pas été aussi larges et approfondis que l’on pourrait le souhaiter. Il s’agit d’une évolution regrettable, dans la mesure où les PNEC sont mis en œuvre au niveau local, dans les municipalités et les villes. Le CdR invite dès lors les États membres, la Commission et les collectivités locales et régionales à redoubler d’efforts pour informer le grand public concernant le processus des PNEC et, une fois ceux-ci soumis dans leur version définitive, à concevoir des formats permettant d’associer l’ensemble des parties prenantes à leur mise en œuvre; |
| 17. | relève que les impératifs de développement local et régional liés aux PNEC (par exemple les propositions de projets en matière d’efficacité énergétique, de décarbonation et de lutte contre le changement climatique ou la précarité énergétique) ont été définis sur la base d’une estimation approximative. Cela s’explique en partie par la représentation insuffisante de la dimension locale et territoriale dans les PNEC. Le CdR rappelle en outre que la base de données établie par la Convention des maires peut fournir des données et des informations utiles aux États membres dans lesquels le nombre de signataires est élevé; |
Bonne gouvernance: mise en œuvre des PNEC en étroite coopération avec les collectivités locales et régionales
| 18. | insiste pour que les États membres de l’Union élaborent des PNEC qui incluent des initiatives de mise en œuvre profitant à la fois aux consommateurs finaux d’énergie et aux prosommateurs, ainsi qu’aux autres fournisseurs sur le marché de détail de l’énergie. De telles initiatives présentent de nombreux avantages pour le système énergétique (nécessité réduite d’infrastructures de transport et d’entretien, renforcement de la résilience et de la flexibilité), y compris un prix équitable ou la mise en place d’une tarification innovante pour tout excédent d’énergie provenant de ces systèmes alimentant le réseau; |
| 19. | souligne que l’expérience et les connaissances accumulées par les collectivités locales et régionales en tant qu’actrices de la mise en œuvre sont nécessaires pour pointer les incohérences et les synergies potentielles entre les PNEC et le cadre financier pluriannuel, le semestre européen et la stratégie à long terme de l’Union en faveur d’une neutralité climatique d’ici à 2050; |
| 20. | relève qu’il convient également de coordonner les initiatives en cours et les meilleures pratiques. À cet égard, le CdR attire l’attention sur les initiatives participatives dans le cadre de la Convention des maires pour le climat et l’énergie; |
| 21. | fait observer que les collectivités locales et régionales, grâce à des initiatives et programmes de sensibilisation, peuvent transformer les consommateurs d’énergie en prosommateurs en soutenant l’utilisation de sources d’énergie produites, stockées et consommées localement, notamment sous la forme de communautés énergétiques locales, dont le potentiel reste à développer. Les prosommateurs peuvent alors devenir des membres actifs de réseaux énergétiques intelligents et décentralisés mis en place par les collectivités locales et régionales; |
| 22. | soutient le dialogue multiniveau sur le climat et l’énergie, dans la mesure où il renforcera la participation des collectivités locales et régionales aux discussions politiques menées dans le cadre des PNEC. Ce dialogue est également essentiel pour garantir le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Dans le cadre de ce processus, il est conseillé de reconnaître le lien étroit entre les actions menées en matière d’énergie et de climat, ainsi que leur forte intégration; à cet égard, il est nécessaire de doter les collectivités locales et régionales de «gestionnaires d’énergie» professionnels spécialisés. C’est pourquoi le CdR souligne une nouvelle fois qu’il est recommandé de mobiliser des fonds de l’Union européenne pour la création d’emplois dans le domaine de la politique énergétique et climatique, dans l’objectif ultime de protéger la santé et le bien-être de tous les citoyens et des générations futures; |
| 23. | attire l’attention, à titre d’exemple, sur le dialogue national mené en Irlande en matière de changement climatique, qui encourage, grâce à des actions de sensibilisation, de mobilisation et d’incitation, les initiatives de lutte contre le changement climatique aux niveaux local, régional et national. Grâce à cette bonne pratique, un consensus sur les solutions à apporter pour relever les défis peut être dégagé et les mesures nécessaires peuvent être prises. Les parties prenantes peuvent mettre en place des mécanismes et plateformes permanents de consultation régulière concernant les questions économiques, sociales, environnementales et d’intérêt public liées à la politique énergétique et à la lutte contre le changement climatique. Ainsi, le dialogue national joue également un rôle important dans la définition des priorités en matière de politique énergétique et de changement climatique; il convient d’encourager et de diffuser plus vigoureusement ces pratiques dans tous les États membres en soutenant des campagnes d’information et de sensibilisation spécifiques; |
| 24. | recommande que les collectivités locales et régionales soient reconnues par les États membres comme des partenaires valables lors de l’établissement du nouveau scénario pour l’énergie et le climat. Il importe de comprendre et de surmonter les défis et les obstacles rencontrés au niveau local, et de définir les mesures adéquates et des stratégies de mise en œuvre efficaces pour donner une crédibilité aux engagements nationaux et européens et parvenir à faire accepter les changements nécessaires aux citoyens. Les collectivités locales et régionales restent le niveau de gouvernance le plus proche des consommateurs, et ce sont elles qui gèrent la production décentralisée d’énergie (par exemple en ce qui concerne l’introduction de compteurs et de réseaux intelligents) ainsi que de nombreux aspects des changements à apporter à l’infrastructure énergétique existante. Elles lancent en outre des programmes d’information et de sensibilisation sur l’énergie et le climat qui permettent de réduire les dépenses et l’empreinte carbone des ménages et des entreprises, et elles créent des conditions d’investissement appropriées; |
| 25. | souligne que les problèmes liés à la transition vers une énergie propre, de même que les questions climatiques, impliquent une action concertée entre tous les niveaux de pouvoir (européen, national, régional et local), ainsi qu’avec les secteurs public et privé, les centres de recherche et d’innovation et les acteurs du monde universitaire et de l’enseignement supérieur. Le recours aux énergies actives et passives favorise également ce processus, étant donné que la possibilité de réduire au minimum l’utilisation de l’énergie tout au long du cycle de vie, et par conséquent les préoccupations liées à l’empreinte carbone, fait sens à la fois pour une transition énergétique propre et du point de vue du climat; |
| 26. | relève que la précarité énergétique étant un problème complexe, les PNEC doivent l’aborder du point de vue énergétique et climatique, en exploitant les bases de données et les publications de l’Observatoire européen de la précarité énergétique. Il importe également que l’évaluation du nombre de ménages en situation de précarité énergétique, visée à l’article 3 du règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat, repose sur des données précises et vérifiables; |
| 27. | propose que les collectivités locales et régionales aident les autorités nationales à mettre en œuvre des projets tournés vers l’avenir au titre des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) ainsi que des initiatives JASPERS et ELENA, qui contribuent à la réalisation des objectifs de la politique européenne en matière de climat et d’énergie. Dans cet esprit, la plateforme européenne de conseil en investissement doit prévoir une procédure accélérée pour l’octroi d’une aide aux villes qui se sont engagées à développer des projets à faible intensité de carbone; |
| 28. | insiste sur l’importance cruciale de meilleures synergies entre les Fonds ESI et le Fonds européen pour les investissements stratégiques pour la mise en œuvre de projets transfrontières en matière d’énergie durable; |
| 29. | souligne que les PNEC doivent promouvoir l’innovation énergétique en vue de la transition vers une économie à faible intensité de carbone et neutre en matière de climat d’ici à 2050, et par conséquent, d’une union de l’énergie résiliente et tournée vers l’avenir, dotée d’une politique climatique capable de stimuler l’emploi, la croissance et l’investissement. Les collectivités locales et régionales devraient être associées en particulier aux initiatives des «villes intelligentes», couplées à des marchés publics écologiques en matière d’énergie propre dans des domaines tels que les économies d’énergie dans les transports urbains, les stratégies de transport interrégional, la collaboration en faveur des nouvelles technologies de stockage et les bâtiments publics intelligents; |
| 30. | recommande que le CdR, en tant qu’instance représentant les collectivités locales et régionales et dans le cadre de son projet pilote de pôles régionaux, joue un rôle de facilitateur dans la mise en œuvre des PNEC et dans le cadre du dialogue multiniveau en matière de climat et d’énergie, lançant ainsi une passerelle supplémentaire vers le niveau local et régional, en dehors des cadres internes des États membres; |
| 31. | invite à cette fin la Commission européenne à envisager de coorganiser un forum régulier, qui permettrait de débattre de questions liées au climat et à l’énergie, et notamment des PNEC. Cela faciliterait la coopération entre les collectivités locales et régionales, la DG Action pour le climat, la DG Énergie, la commission ENVE du CdR et les États membres. Ce forum pourrait être mis en œuvre de la même manière que l’actuelle «Plateforme technique de coopération sur l’environnement» lancée par la DG Environnement et le Comité européen des régions et qui vise à favoriser le dialogue sur les problèmes et les solutions au niveau local et régional dans le cadre de l’application de la législation environnementale de l’Union européenne, comme indiqué dans le programme d’action général de l’Union pour l’environnement à l’horizon 2020 «Bien vivre, dans les limites de notre planète» (7e PAE). Ce nouveau forum pourrait largement contribuer aux dialogues multiniveaux sur le climat et l’énergie dans les différents États membres, ce qui permettrait notamment d’échanger des informations, de faire le point sur les progrès accomplis, de partager les bonnes pratiques et les enseignements tirés, de contribuer à l’amélioration des résultats en matière climatique et énergétique et de renforcer la coopération et la communication entre tous les acteurs concernés; |
| 32. | fait observer qu’une mise en œuvre réussie des PNEC renforcera la compétitivité de l’Union européenne et contribuera à sa stabilité économique en offrant un cadre clair aux investisseurs; |
| 33. | précise que les PNEC créent un lien entre zones urbaines et zones rurales grâce aux ressources locales et produites localement, ce qui permet d’assurer l’avenir des habitants des zones rurales et de répondre aux besoins énergétiques des zones urbaines tout en respectant le climat; |
| 34. | souligne que les PNEC ne sont pas une initiative ponctuelle. Même si leur finalisation à la fin de l’année 2019 constituera une première étape importante, les PNEC devront être constamment affinés et améliorés. Il est donc important de mettre en place des structures et des forums pour faciliter cette démarche à l’avenir et de veiller à ce que les dialogues multiniveaux sur le climat et l’énergie puissent y contribuer pleinement. |
Bruxelles, le 8 octobre 2019.
Le président
du Comité européen des régions
Karl-Heinz LAMBERTZ
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Nicaragua (2019/2978(RSP))
19/12/2019
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la situation des Ouïgours en Chine («China Cables») (2019/2945(RSP))
19/12/2019
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la répression violente des récentes manifestations en Iran (2019/2993(RSP))
19/12/2019
Résolution du Parlement européen du 19 décembre 2019 sur la commémoration du trentième anniversaire de la révolution roumaine de décembre 1989 (2019/2989(RSP))
19/12/2019