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Initiative législative52019IR2655

Avis du Comité européen des régions — Le travail sur les plateformes numériques — les enjeux réglementaires au niveau local et régional

CELEX52019IR2655
TypeInitiative législative
Datejeudi 5 décembre 2019

Résumé IA

Cet avis du Comité européen des régions examine les défis posés par le travail via les plateformes numériques pour les collectivités locales et régionales. Il souligne la nécessité d'un cadre réglementaire européen pour clarifier le statut des travailleurs, assurer une protection sociale adéquate et lutter contre les distorsions de concurrence. Le texte insiste particulièrement sur les impacts territoriaux, comme l'évasion fiscale, l'urbanisme et la nécessité d'adapter les politiques locales de l'emploi.

Texte intégral

10.3.2020

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 79/36


Avis du Comité européen des régions — Le travail sur les plateformes numériques — les enjeux réglementaires au niveau local et régional

(2020/C 79/07)

Rapporteur: Dimitrios BIRMPAS (Grèce, PSE), conseiller municipal d’Aigaleo

:

Dimitrios BIRMPAS (EL/PES), Municipal Councillor of Egaleo

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS:

Observations liminaires

1.

souligne que l’économie des plateformes numériques fait partie intégrante de celle de l’Europe et que l’importance qu’elle revêt sur le plan économique et social continuera de croître de manière significative dans l’avenir;

2.

rappelle que l’économie des plateformes est définie par la Commission européenne comme désignant des modèles économiques dont les activités sont facilitées par des plateformes collaboratives (1). Selon la même source, les plateformes collaboratives créent un marché ouvert pour l’utilisation temporaire de biens et de services souvent produits ou fournis par des personnes privées. L’économie collaborative rassemble trois types d’acteurs: i) les prestataires de services, qui partagent des biens, des ressources, du temps ou des compétences et qui peuvent être des personnes privées offrant des services à titre occasionnel ou des prestataires de services agissant à titre professionnel; ii) les utilisateurs de ces services; et iii) les intermédiaires qui, via une plateforme en ligne (plateforme collaborative), mettent en relation les prestataires et les utilisateurs et facilitent les transactions entre eux;

3.

observe également que l’OCDE définit la plateforme comme un «service numérique qui facilite les interactions entre deux ou plusieurs ensembles d’utilisateurs distincts mais interdépendants (entreprises ou particuliers) qui interagissent par l’intermédiaire du service sur l’internet» (2);

4.

fait remarquer que l’utilisation de plateformes numériques pour coordonner toutes sortes d’activités économiques augmente avec le développement exponentiel de l’utilisation de l’internet;

5.

reconnaît que l’augmentation du travail sur les plateformes numériques peut s’expliquer parce qu’il offre un certain nombre d’avantages tant pour les employeurs que pour les travailleurs, compte tenu du besoin de flexibilité du marché du travail. Selon la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) (3), le travail sur plateforme ouvre également un certain nombre de perspectives pour le marché de l’emploi: il en facilite l’accès, procure une source de revenus supplémentaires, favorise l’activité indépendante, permet des horaires d’activité souples et évite que des travailleurs ne soient discriminés, non seulement en raison de leur origine ethnique ou de leur handicap, mais aussi du fait de leur situation géographique. En outre, comme l’a souligné le Centre commun de recherche (4), puisque bon nombre de ceux qui le pratiquent sont issus de groupes vulnérables de demandeurs d’emploi, qu’il s’agisse des jeunes, des femmes ou des habitants de régions excentrées, le travail sur plateforme est susceptible d’exercer une influence positive sur l’intégration de ces catégories de personnes sur le marché de l’emploi, et il peut «faciliter des transitions vers des formes d’emploi plus stables», à condition que des mesures appropriées soient prises afin d’assurer des conditions de travail décentes;

6.

est conscient que l’expansion rapide des plateformes de travail numériques au cours des dernières années a soulevé diverses questions quant à leur fonctionnement et aux avantages qui découlent de la réorganisation du travail qu’elles induisent, ainsi qu’aux risques qui y sont associés;

7.

relève que, selon Eurofound (5), les travailleurs des plateformes, en raison du régime de travail spécifique qui est le leur, fondé sur des tâches effectuées sur une base au cas par cas, sont soumis à une plus grande incertitude concernant les droits et le niveau de protection sociale, les conditions de travail ou la stabilité de l’emploi;

8.

affirme qu’il est nécessaire d’établir un cadre global garantissant la protection sociale et les droits sociaux de tous les travailleurs, depuis la protection de la santé et de la sécurité jusqu’à l’accès à l’apprentissage tout au long de la vie, afin de créer des conditions de concurrence équitables pour l’économie des plateformes et celle de type «traditionnel», hors ligne, fondées sur les mêmes droits et obligations pour toutes les parties intéressées;

9.

tient à souligner que le faux travail indépendant, parfois également qualifié de travail indépendant «déguisé» ou «factice», concerne les cas où des personnes sont classées au nombre des travailleurs indépendants alors qu’elles sont, en substance, employées en tant que salariés. Il conviendra de s’attaquer à cette pratique des employeurs qui consiste à classer délibérément leurs employés dans la mauvaise catégorie pour contourner les réglementations sur l’emploi, les obligations fiscales et la représentation des travailleurs, ainsi que pour leur faire endosser les risques ou acquérir un avantage concurrentiel;

10.

réaffirme que le droit de tous les travailleurs à un traitement juste et équitable en ce qui concerne les conditions d’emploi, l’accès à la protection sociale et à la formation, indépendamment du type et de la durée de la relation de travail, ainsi que le droit à une rémunération équitable permettant un niveau de vie décent, sont consacrés par le socle européen des droits sociaux (6), qui a été approuvé à l’unanimité par tous les États membres de l’Union;

11.

attire l’attention sur les difficultés que rencontrent les travailleurs dits «indépendants» à se faire représenter collectivement et souligne que le problème majeur rencontré par les partenaires sociaux est d’entrer en contact avec les travailleurs du secteur informel et ceux occupant de nouvelles formes d’emploi, comme le travail sur les plateformes (7). Le Comité demande par conséquent l’adoption de mesures visant à favoriser et à faciliter le dialogue social pour ce segment du marché du travail;

12.

est d’avis qu’une initiative européenne commune régissant le travail sur les plateformes numériques devrait garantir une réponse coordonnée des États membres aux défis juridiques découlant de l’évolution constante des technologies qui touche le marché du travail. Le Comité est conscient des possibilités que les nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, ouvrent en matière de soutien professionnel, de collecte du savoir et d’apprentissage. Il souligne en outre qu’il est nécessaire de gérer correctement les incidences négatives des nouvelles technologies sur les travailleurs des plateformes, étant donné que l’importance croissante prise par ces technologies, dont l’intelligence artificielle, les soumet à des décisions déterminées dans une large mesure par des algorithmes d’intelligence artificielle;

13.

s’associe à l’appel lancé par l’OIT en faveur de la mise en place d’un système de gouvernance internationale qui impose aux détenteurs de plateformes de respecter certains seuils minimums de droits et de protections et qui réglemente l’utilisation des données et la responsabilité des algorithmes dans le monde du travail. Un tel dispositif permettrait de traiter les questions de représentation collective des travailleurs des plateformes ainsi que celles liées à l’intelligence artificielle, en exigeant l’application d’une approche où l’humain reste aux commandes, de manière à veiller à ce que les décisions finales touchant au travail soient prises par l’homme (8). Le Comité applaudit dans le même temps aux initiatives nationales et infranationales (9), tout comme à celles qui, sur la base de plateformes, visent à instaurer un code de conduite pour la production et le travail participatifs;

14.

partage les vues exprimées dans les conclusions du Conseil «Emploi, politique sociale, santé et consommateurs» du 24 octobre 2019 quant à la nécessité de «renforcer les institutions du travail, en particulier l’administration et l’inspection du travail, et promouvoir la mise en œuvre effective des normes internationales du travail pour la protection de tous les travailleurs, notamment dans le contexte des nouvelles formes de travail, ainsi que la transition de l’économie informelle à l’économie formelle» (10). Le Comité convient par ailleurs qu’il y a lieu d’«assurer une protection appropriée de la vie privée et des données à caractère personnel et, le cas échéant, relever les défis qui se posent et tirer parti des possibilités offertes, notamment dans le cadre de la transformation numérique du travail, y compris du travail via une plateforme» (11);

15.

se félicite que lors de la session inaugurale du Parlement européen, le 16 juillet 2019, la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ait exprimé l’intention d’améliorer les conditions de travail des travailleurs des plateformes, notamment en mettant l’accent sur les compétences et l’éducation (12). Le Comité escompte toutefois que les améliorations apportées à ces conditions dépasseront le cadre de ces champs d’action et qu’elles incluront une proposition de la nouvelle Commission «pour améliorer les conditions de travail des travailleurs sur les plateformes et parer activement aux nouvelles formes de précarité» (13);

16.

fait observer qu’il est nécessaire, de manière générale, de mettre à jour les cadres juridiques existant actuellement au niveau de l’Union européenne, à savoir la directive sur le commerce électronique et la directive «Services», afin de répondre à l’expansion rapide de l’économie collaborative et aux défis posés par les plateformes qui exercent leur activité à l’échelle mondiale. Un examen évaluant l’efficacité de la législation actuelle de l’Union européenne qui est susceptible de s’appliquer également au travail sur les plateformes, comme la directive relative à des conditions de travail transparentes et prévisibles, et un inventaire précis des formes existantes du travail sur plateforme constituent des préalables indispensables à toute mise à jour du cadre juridique;

Classification des travailleurs et contrats

17.

rappelle qu’il a souligné, dans un avis antérieur, que «certains modèles d’entreprise de l’économie collaborative se développent en produisant de fortes externalités négatives au niveau social et de l’emploi, en particulier en abusant du concept de «travail indépendant», et qu’ils s’appuient sur les divergences sociales qui existent entre les travailleurs» (14);

18.

renvoie également à une position adoptée antérieurement, où il constatait que «de nombreuses formes d’emploi en vigueur au sein de l’économie collaborative semblent se situer à mi-chemin entre travail salarié et travail indépendant», ce qui «soulève des questions importantes en ce qui concerne les conditions de travail, la santé et la sécurité, les prestations d’assurance maladie, les congés de maladie rémunérés, et les prestations de chômage et de retraite» (15);

19.

relève que dans le document de réflexion sur la dimension sociale de l’Europe (16), la Commission européenne fait observer que l’approfondissement de cette dimension exige que l’Union européenne s’accorde «sur des règles communes déterminant le statut professionnel des travailleurs des plateformes numériques, ce qui permet aux entreprises d’exploiter pleinement le potentiel d’un marché unique numérique européen»;

20.

observe que l’on constate qu’étant davantage familiarisés avec la révolution numérique et les avancées technologiques, les jeunes considèrent le travail sur les plateformes numériques et la souplesse qu’il autorise souvent comme une possibilité d’emploi attrayante, même si elle n’est pas assortie de droits du travail clairement définis. Il convient de noter qu’à l’heure actuelle, les travailleurs des plateformes ont en moyenne un âge inférieur de dix ans par rapport à ceux qui exercent leur activité hors ligne (17), de sorte que l’absence d’un cadre clair définissant ces droits accroît l’emploi précaire au sein de cette tranche d’âge;

21.

est conscient de la complexité que présentent les relations contractuelles sur les plateformes numériques, mais souligne que les modèles d’emploi de l’économie traditionnelle, qui sont eux aussi très divers, sont régis par des règles de base communes qui s’appliquent à tous les opérateurs de la même manière. Le Comité demande dès lors que les dispositions fondamentales en matière de travail et de protection sociale soient étendues à l’économie des plateformes et à ses travailleurs, en insistant sur la nécessité que les incidences sociales du marché unique numérique soient traitées au niveau européen. Soumettre au niveau national le travail sur les plateformes numériques à un cadre proportionné pour en relever les défis en matière de réglementation — ainsi qu’au niveau européen quand il est besoin, eu égard aux aspects transnationaux de l’économie numérique — aura pour effet de créer des conditions équitables entre l’économie traditionnelle et celle de ces plateformes et de contrer le dumping social. Il conviendrait également d’envisager, dans un tel cadre réglementaire, l’interdiction des clauses d’exclusivité par lesquelles une plateforme empêche les travailleurs de collaborer avec une autre;

22.

souligne qu’une telle réglementation devra traiter de questions réglementaires d’une haute importance, telles que la charge de la preuve s’agissant d’établir quelle est la relation de travail, et donc de prouver, le cas échéant, qu’elle est classée dans une catégorie erronée, l’évaluation de la présomption réfutable de l’existence d’une relation de travail, l’organisation du travail sur la base de relations contractuelles comportant des dispositions abusives, ainsi que la problématique de la propriété et de la portabilité des données concernant le profil et les performances du travailleur sur plateforme. En outre, elle pourrait se saisir du problème des contributions de sécurité sociale des employeurs, en rapport avec la main-d’œuvre totale employée, et ce sous quelque statut que ce soit, en prenant en considération la qualité des formules de travail. Pour qu’il soit tenu compte de l’éventualité d’un franchissement numérique des frontières et que la directive sur le détachement des travailleurs puisse être appliquée (18), il conviendra de ménager la possibilité d’opérer une distinction entre le «lieu de travail» et le «lieu de réception du service», servant de garantie minimale en matière de droit du travail;

23.

relève que c’est sur la base des définitions fournies par le droit, les conventions collectives ou la pratique en vigueur dans chaque État membre qu’il faut se fonder pour déterminer l’existence d’une relation de travail, en tenant compte de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (19), laquelle peut également couvrir les travailleurs des plateformes dès lors qu’ils répondent aux conditions fixées. Le Comité partage le point de vue du Parlement européen lorsqu’il estime que «la détermination de l’existence d’une relation de travail devrait être guidée par les faits relatifs à l’exécution effective du travail et non par la manière dont les parties décrivent la relation» (20). Il est d’avis lui aussi que «l’abus du statut de travailleur indépendant, au sens du droit national, à l’échelon national ou dans des situations transfrontières, est une forme de travail faussement déclaré qui est fréquemment associée au travail non déclaré», le but étant «d’éviter certaines obligations juridiques ou fiscales» (21). En conséquence, il soutient que pour combattre ce phénomène, il est nécessaire de disposer de lignes directrices au niveau européen;

24.

se réjouit que la plupart des États membres de l’Union européenne disposent de régimes de salaire minimum, fixés par la loi ou convenus par des négociations collectives. Ce sont les États membres ou les partenaires sociaux nationaux qui disposent de la compétence et de la responsabilité pour les questions relatives à la fixation des salaires en vigueur. L’autonomie des partenaires sociaux et leur droit de signer des conventions collectives doivent dès lors être pleinement respectés (22);

25.

soutient la création d’un groupe de travail spécifique, qui sera chargé d’examiner et de contrôler les relations de travail et la classification des travailleurs relevant de plateformes numériques, dans le cadre des activités de l’Observatoire européen sur l’économie des plateformes en ligne qui a été établi par décision de la Commission (23). Cet observatoire, qui est composé d’un groupe d’experts indépendants du domaine de l’économie des plateformes en ligne et d’une équipe spécifique de fonctionnaires de la Commission, a déjà entamé ses travaux et fourni à la Commission des conseils et une expertise sur l’évolution de l’économie des plateformes en ligne. Le Comité peut contribuer aux travaux de ce groupe en apportant un éclairage sur les bonnes pratiques locales, régionales et transfrontalières, qui renforcent notamment le développement des compétences au sein du personnel des collectivités locales et régionales. Par conséquent, le Comité demande qu’un statut d’observateur lui soit attribué au sein de l’Observatoire;

Dimension régionale et locale

26.

fait observer que la croissance et l’extension continues des activités économiques dans lesquelles les plateformes numériques se sont introduites ont une incidence au niveau des communes et des régions, et doivent donc être également réglementées à l’échelon des collectivités régionales et locales, dans le cadre des compétences qui sont les leurs, en particulier pour ce qui concerne l’imposition et l’aménagement du territoire;

27.

invite les collectivités locales et régionales à apporter des solutions aux problèmes sociaux et professionnels qui sont liés au travail sur les plateformes numériques en instaurant des mesures d’aide sociale pour les formes d’emploi atypiques, ainsi que des dispositions qui barrent la route aux formes d’emploi irrégulières, voire illégales, comme le faux travail indépendant, afin de garantir les droits des travailleurs des plateformes sur le plan tant individuel que collectif;

28.

encourage les collectivités régionales et locales, en leur qualité de prestataires et destinataires de tout un éventail de services en ligne multiples, qui passent souvent par l’intermédiaire de plateformes numériques, à intégrer dans les paramètres d’attribution des marchés publics une discrimination positive en faveur de celles qui se montrent socialement responsables, ainsi que des critères sociaux relatifs aux conditions de travail sur lesdites plateformes;

29.

presse les collectivités territoriales, en leur qualité de prestataires de services, de créer des contrats de travail qui puissent servir de modèle aux autres employeurs locaux;

30.

incite les collectivités locales et régionales à développer, en matière d’emploi et d’apprentissage tout au long de la vie, ainsi que dans le domaine social, des politiques qui aillent de pair avec la numérisation des marchés du travail et la prennent en considération;

31.

encourage les pouvoirs locaux et régionaux à mener des poursuites, dans le cadre de leurs compétences, contre le rattachement abusif de travailleurs à une catégorie donnée, en recourant pour ce faire à leurs services d’inspection du travail ou à un organisme ou une institution équivalents.

Bruxelles, le 5 décembre 2019.

Le président

du Comité européen des régions

Karl-Heinz LAMBERTZ


(1) Communication de la Commission intitulée «Un agenda européen pour l’économie collaborative» [COM(2016) 356 final].

(2) Perspectives de l’emploi de l’OCDE 2019.

(3) Eurofound (2019), Platform work: Maximising the potential while safeguarding standards? [Le travail via une plateforme: exploiter pleinement le potentiel tout en préservant les normes?] (https://www.eurofound.europa.eu/sites/default/files/ef_publication/field_ef_document/ef19045en.pdf).

(4) JRC, 2018, Platform Workers in Europe [Les travailleurs des plateformes en Europe] (https://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/bitstream/JRC112157/jrc112157_pubsy_platform_workers_in_europe_science_for_policy.pdf).

(5) Eurofound, 2018, Conditions d’emploi et de travail dans une sélection d’activités professionnelles via une plateforme (https://www.eurofound.europa.eu/fr/publications/report/2018/employment-and-working-conditions-of-selected-types-of-platform-work).

(6) Chapitre II: Conditions de travail équitables, paragraphes 5 et 6 (https://ec.europa.eu/commission/priorities/deeper-and-fairer-economic-and-monetary-union/european-pillar-social-rights/european-pillar-social-rights-20-principles_fr).

(7) Étude du Parlement européen, EU and ILO: Shaping the Future of Work [«UE et OIT — Concevoir l’avenir du travail»], 2019 (http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2014_2019/plmrep/COMMITTEES/EMPL/DV/2019/09-03/IPOL_STU2019638407_EN.pdf).

(8) Travailler pour bâtir un avenir meilleur, Commission mondiale de l’OIT sur l’avenir du travail, 2019 (https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—dgreports/—cabinet/documents/publication/wcms_662540.pdf).

(9) Un exemple intéressant est celui de l’initiative prise par la ville de Milan, qui a inauguré en 2018 un «guichet municipal d’information pour les livreurs», le premier bureau ouvert en Italie pour écouter, informer et conseiller les travailleurs qui exercent leur activité via une plateforme de livraison de repas (http://www.ansa.it/lombardia/notizie/2018/07/18/a-milano-primo-sportello-per-i-rider_111a55ca-fc7b-4c16-91f7-60b1b22a3c96.html).

(10) «L’avenir du travail: l’Union européenne soutient la déclaration du centenaire de l’OIT», conclusions du Conseil (24 octobre 2019).

(11) Ibidem.

(12) Orientations politiques pour la prochaine Commission européenne, 2019-2024 (https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/political-guidelines-next-commission_fr.pdf).

(13) Exposé introductif de Nicolas Schmit, commissaire désigné à l’emploi, lors de son audition devant le Parlement européen (https://multimedia.europarl.europa.eu/fr/-hearing-of-nicolas-schmit-commissioner-designate-jobs-opening-statement-by-nicolas-schmit_I178011-V_v).

(14) Avis du CdR intitulé «Économie collaborative et plateformes en ligne: points de vue des villes et des régions» (COR-2016-04163).

(15) Avis du CdR intitulé «Des conditions de travail transparentes et prévisibles dans l’Union européenne» (COR-2018-01129).

(16) COM(2017) 206 du 26 avril 2017.

(17) http://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/bitstream/JRC112157/jrc112157_pubsy_platform_workers_in_europe_science_for_policy.pdf (en anglais), p. 23.

(18) http://data.consilium.europa.eu/doc/document/PE-18-2018-INIT/fr/pdf

(19) http://data.consilium.europa.eu/doc/document/PE-43-2019-INIT/fr/pdf

(20) Résolution législative du Parlement européen du 16 avril 2019 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à des conditions de travail transparentes et prévisibles dans l’Union européenne (http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-8-2019-0201_FR.html).

(21) Ibidem.

(22) Avis du CdR intitulé «Normes de rémunération du travail au sein de l’Union européenne» (COR-2015-01689).

(23) Décision de la Commission du 26 avril 2018 relative à la création du groupe d’experts de l’Observatoire de l’économie en ligne [C(2018) 2393 final].


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