| CELEX | 52020AE1303 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 29 octobre 2020 |
| 11.1.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 10/40 |
Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience»
[COM(2020) 274 final]
et la proposition de recommandation du Conseil en matière d’enseignement et de formation professionnels (EFP) en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience
[COM(2020) 275 final]
(2021/C 10/07)
| Rapporteure: | Tatjana BABRAUSKIENĖ |
| Consultation | Commission européenne, 12.8.2020 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté» |
| Adoption en section | 9.9.2020 |
| Adoption en session plénière | 29.10.2020 |
| Session plénière no | 555 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 218/0/5 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le CESE rappelle qu’une main-d’œuvre compétente et qualifiée représente l’un des principaux atouts du modèle social et économique européen, et que le soutien à la formation des jeunes et des adultes doit servir de levier pour stimuler une croissance économique durable et de long terme, étant donné qu’elle contribue à accroître la capacité à innover, la productivité et la compétitivité, et qu’elle aide les travailleurs à avoir part à une transition équitable et à enregistrer une progression dans leurs carrières et leurs rémunérations. |
| 1.2. | Le CESE se félicite que la stratégie en matière de compétences et la recommandation proposée sur l’enseignement et la formation professionnels (EFP) aient été élaborées sous l’égide du socle européen des droits sociaux (SEDS), et que la stratégie en ait pris le premier principe pour devise. |
| 1.3. | Le Comité est d’avis que les projets de centres d’excellence professionnelle et le financement des participations nationales aux concours EuroSkills, en tant que l’un des instruments envisagés, se traduiront, pour l’ensemble du système d’enseignement et de formation professionnels, par des avancées qui en augmenteront la qualité, l’attrait et l’inclusivité au profit de tous. Il convient de mener cette démarche avec le concours des partenaires sociaux et des organisations de la société civile qui sont concernés, familles, parents et étudiants compris. |
| 1.4. | Le CESE rappelle que les compétences clés et celles en rapport avec les sciences, les technologies, l’ingénierie, les arts et les mathématiques («STIAM») (1) doivent figurer parmi les «compétences adéquates» qu’il est nécessaire de dispenser afin de répondre aux besoins immédiats des jeunes et des adultes pour la réussite de leur vie en société, et à ceux du marché du travail s’agissant de la transition numérique et écologique. |
| 1.5. | Le CESE souligne qu’il y a lieu de cibler les compétences sociales et citoyennes, qui sont essentielles pour les citoyens de démocraties que nous sommes. L’éducation à la citoyenneté devrait être accessible à chacun et, en particulier, aux groupes défavorisés (2). Le CESE encourage les États membres à mettre en œuvre la recommandation du Conseil relative à la promotion de valeurs communes (3), ainsi qu’à renforcer l’apprentissage des valeurs et de l’identité de l’Europe dans les secteurs de l’enseignement et de la formation professionnels et de la formation des adultes. |
| 1.6. | Le Comité salue la proposition d’un pacte pour les compétences en matière de perfectionnement et de reconversion des travailleurs, et demande qu’il soit assorti d’objectifs réalisables et de principes communs de qualité fixés consensuellement, qui devront être conçus avec la participation des partenaires sociaux, des organisations de la société civile et d’autres acteurs de premier plan, afin de fournir des solutions efficaces pour tous. |
| 1.7. | Le CESE demande qu’il soit insisté davantage sur les actions d’orientation et de conseil en matière de transition écologique et numérique du marché du travail en étendant les mécanismes de soutien offerts par les différents fournisseurs d’informations, comme les structures d’ambassadeurs de la formation au sein des syndicats, l’aide en matière de ressources humaines pour les entreprises et les efforts déployés par la société civile afin d’encourager les adultes et les travailleurs à se perfectionner ou se reconvertir. Le CESE rappelle que pour soutenir les travailleurs grâce à des formations tournées vers une transition numérique et écologique qui soit équitable, il faudra commencer par valider les apprentissages non formels et informels (ANFI) et procéder à la reconnaissance et la certification des parcours formatifs, afin qu’ils puissent faire partie de l’ensemble complet des qualifications. |
| 1.8. | Le CESE renvoie à son avis sur «Le financement durable de l’apprentissage tout au long de la vie et du développement des compétences dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée» (4) et note que le plan de relance, Next Generation EU et d’autres fonds de l’UE (par exemple, le FSE+ et le Fonds pour une transition juste) doivent être utilisés de manière efficace et cohérente pour soutenir efficacement les politiques d’éducation et de formation. |
| 1.9. | Le Comité lance un appel afin que l’idée d’une initiative européenne relative à des comptes de formation individuels (CFI), prenant la forme soit d’une action faîtière, soit d’une assistance spécifique aux États membres en fonction de leurs besoins, fasse l’objet de recherches au niveau européen. Le CESE invite la Commission à lancer un dialogue social sur ces comptes de formation individuels et sur le développement d’un outil européen de profilage des compétences de base en matière d’enseignement et de formation professionnels, afin de prendre en compte les besoins des différents secteurs d’activité, les exigences nationales émanant des métiers en rapport avec chaque enseignement et chaque formation, dans le respect des conventions collectives, ainsi que les changements qui se produisent dans les profils d’emploi et d’activité professionnelle et les impératifs des entreprises, et il lui demande de se concerter avec les organisations de la société civile que ces questions intéressent. |
| 1.10. | Le CESE insiste pour que les indicateurs et les paramètres fassent à nouveau l’objet d’un réexamen et d’une mise à jour dès que l’on disposera de données sur l’impact produit par la crise de la COVID-19. Il est nécessaire que les données et informations relatives à l’enseignement et à la formation professionnels, aux compétences et au marché du travail soient affinées au regard des objectifs européens en matière d’éducation et de formation, tandis que de nouveaux indicateurs devraient assurer quant à eux la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, ainsi que du Semestre européen. Pour atteindre les niveaux proposés des indicateurs d’ici 2025, il conviendrait que la fréquence du suivi passe à une mise à jour annuelle concernant une série de données permettant de mieux prendre la mesure des progrès réalisés dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels et concernant l’offre de services de perfectionnement et de reconversion. |
| 1.11. | Le CESE demande que tous les apprenants de l’enseignement et de la formation professionnels aient droit et accès à des filières en la matière et à des apprentissages qui soient de qualité et de nature inclusive, prenant dûment en compte le cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité (EFQEA) (5). En complément de l’indicateur sur la formation en milieu professionnel, tel que défini dans la recommandation proposée sur l’enseignement et la formation professionnels, il serait possible d’en élaborer un autre, concernant l’apprentissage en entreprise, ainsi que d’encourager l’apprentissage collaboratif effectué entre plusieurs entreprises. |
| 1.12. | Le CESE renvoie à son avis sur une stratégie de l’UE visant à renforcer les compétences et aptitudes vertes pour tous (6), et il invite la Commission à développer, dans ce domaine, une stratégie qui concorde avec le pacte vert pour l’Europe et à établir un jeu d’indicateurs pour un cadre de compétences relatif aux besoins prévalant quant aux compétences vertes, en associant à la démarche les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et les organisations de la société civile. |
| 1.13. | Le Comité réclame le développement de politiques qui augmentent l’attrait du métier d’enseignant et de formateur dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels, en offrant à ses praticiens des mises à jour stratégiques pour enrichir leur bagage professionnel initial ou acquis par la suite, de manière à les préparer à la transition écologique et numérique dans leur secteur d’activité, ainsi qu’en améliorant leur statut, leur environnement professionnel du point de vue de la santé et de la sécurité et leurs conditions de travail, et aussi en les associant, dans un processus de dialogue social authentique, à l’élaboration des filières concernant la transformation numérique et écologique dans les institutions d’enseignement et de formation professionnels et les établissements scolaires. |
| 1.14. | Le CESE souhaite que le plan d’action en matière d’éducation numérique (7) propose un soutien concret à la sphère scolaire pour améliorer les compétences numériques et l’investissement dans l’accès aux outils du numérique et à l’internet, et qu’il dispense l’assistance voulue pour que tout un chacun ait part à ces aptitudes numériques, qu’elles soient «douces», concernant l’existence quotidienne et la vie en société, ou «dures», portant sur les aspects liés aux technologies et à l’emploi. Le CESE appelle la Commission à fournir des données qui éclairent la situation en ce qui concerne l’accès aux ressources numériques et à l’internet dans les écoles, en rapport avec l’outil SELFIE (8). Il importe d’assurer le perfectionnement professionnel et la reconversion des travailleurs dans les compétences numériques nécessaires. |
| 1.15. | Le CESE recommande de mener une étude à l’échelle de l’Union européenne pour recenser les microqualifications existantes chez les différents acteurs de la formation, afin de dresser l’inventaire des besoins qui sont réellement ceux des entreprises, des employeurs, des travailleurs et des demandeurs d’emploi en Europe en ce qui concerne lesdites microqualifications et leurs incidences sur les qualifications et les conventions collectives. |
| 1.16. | Le CESE recommande d’améliorer la plate-forme Europass, en l’enrichissant d’informations fiables à l’intention des demandeurs d’emploi, apprenants, employeurs et concepteurs de politiques, et il prône que ces données soient également accessibles aux personnes handicapées et soient dispensées en plusieurs langues, dont celles qui sont les plus usitées parmi les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. |
| 1.17. | Le Comité lance un appel pour que les actions nationales en matière de compétences veillent à soutenir les étudiantes, les travailleuses et les chômeuses, en leur proposant des actions formatives sur mesure et en mettant l’accent sur un soutien efficace aux familles qui affrontent de graves difficultés pendant la crise de la COVID-19. |
| 1.18. | Le CESE encourage la Commission à élaborer des actions qui garantissent que chacun de ces réfugiés, tout comme chaque demandeur d’asile, ait la possibilité de valider ses aptitudes et ses compétences, et de bénéficier des dispositifs de l’apprentissage, ainsi que du perfectionnement ou de la reconversion, pour s’insérer sur le marché du travail, conformément à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. |
| 1.19. | Le CESE propose qu’un débat plus poussé soit mené avec les pouvoirs publics, les partenaires sociaux concernés et les organisations de la société civile à propos des idées qui gouvernent les initiatives de la stratégie en matière de compétences qui portent sur l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que les autres interventions afférentes. Les partenariats que l’enseignement supérieur conclut avec les entreprises devraient être tout aussi bénéfiques pour lui que pour elles et ne peuvent aboutir à des restrictions budgétaires. |
| 1.20. | Le CESE préconise que, dans le cadre du Semestre européen, les pouvoirs publics nationaux effectuent des investissements publics durables dans l’enseignement supérieur et la recherche, et que l’UE seconde cet effort en mobilisant ses ressources, afin qu’ils deviennent pleinement inclusifs et accessibles aux étudiants et aux futurs chercheurs et garantissent un environnement de travail propice pour le personnel académique et celui de la recherche. Le Comité demande que les propositions relatives au développement des aptitudes et compétences des chercheurs fassent l’objet d’un débat plus approfondi avec les bénéficiaires envisagés pour ces initiatives. |
| 1.21. | Le CESE exhorte les États membres à mettre en œuvre le «communiqué de Paris» (2018) et celui «de Rome» qui sera prochainement publié en 2020, ainsi qu’à garantir le respect des piliers de l’espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) que sont les libertés et l’intégrité académiques, l’autonomie des établissements, la participation des étudiants et du personnel à la gouvernance de l’enseignement supérieur, ainsi que la responsabilité publique en la matière. Le CESE appelle les États membres à respecter les valeurs fondamentales du processus de Bologne et à en appliquer les principes relatifs à la dimension sociale et à un apprentissage et un enseignement de qualité, et il demande au groupe de suivi dudit processus de s’assurer que la mise en œuvre des objectifs qui y ont été convenus soit poursuivie. Il souligne aussi l’importance de mettre en œuvre la recommandation des Nations unies concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, de 1997 (9). |
2. Contexte
| 2.1. | La communication sur une stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience définit des priorités politiques et des actions visant à former davantage de travailleurs, à un rythme plus soutenu, aux compétences nécessaires à l’exercice d’un emploi, notamment celles requises pour maîtriser les transitions écologique et numérique. |
| 2.2. | Le point de départ de la nouvelle proposition réside dans la communication intitulée «Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe — Travailler ensemble pour renforcer le capital humain et améliorer l’employabilité et la compétitivité» (10). Publiée en 2020, la stratégie mise à jour en matière de compétences propose douze actions et quatre objectifs quantitatifs à atteindre d’ici 2025. La proposition de recommandation du Conseil en matière d’enseignement et de formation professionnels (EFP) en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience expose des objectifs supplémentaires destinés aux apprenants de l’enseignement et de la formation professionnels. Le présent avis se penche sur l’une et l’autre de ces initiatives. |
3. Observations générales
| 3.1. | La pandémie de COVID-19 a précipité l’économie européenne dans une récession profonde, qui s’accompagne d’une montée du chômage. Même si Eurostat estime que son augmentation récente a été modeste au regard de l’effondrement de l’activité économique, on prévoit que, dans l’UE-27, son taux passera de 6,7 % en 2019 à 9 % en 2020 (11). Par ailleurs, en ce qui concerne l’éducation, le travail et la vie quotidienne, la crise de la COVID-19 a accéléré la transition numérique pour tous les habitants de l’Europe. Le train de mesures de la Commission arrive donc à point nommé pour que des discussions s’engagent sur la forme que pourraient prendre des politiques efficaces dans le domaine de l’éducation et de la formation. |
| 3.2. | Le CESE se félicite que la stratégie en matière de compétences et la recommandation proposée sur l’enseignement et la formation professionnels aient été élaborées sous l’égide du socle européen des droits sociaux (SEDS) afin de contribuer au premier principe du socle, qui consacre le droit à une éducation, une formation et un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de qualité. En effet, tous les Européens devraient avoir le droit d’accéder à une éducation, une formation et un apprentissage tout au long de la vie qui soient inclusifs et de qualité, dans le cadre d’une transition juste et dans le contexte des changements démographiques actuels. Le Comité insiste sur la nécessité de réagir face à la pauvreté éducative, laquelle s’est accentuée sous l’effet des inégalités qui, durant la crise de la COVID-19, ont caractérisé l’accès à l’éducation et la formation. |
| 3.3. | Le CESE est convaincu que les compétences clés et les compétences «douces» sont aussi importantes que les «compétences adéquates» requises par le marché du travail. Ces compétences clés comprennent des compétences sociales et citoyennes qui sont essentielles à tout individu en tant que citoyen d’une démocratie, en particulier lorsqu’un creusement des inégalités sociales et économiques est susceptible de déboucher sur le radicalisme, le populisme et une montée des taux de criminalité. La stratégie en matière de compétences devrait accorder une plus grande attention au développement des compétences clés au cours des cycles d’enseignement et des programmes éducatifs obligatoires, ainsi que dans le cadre de l’apprentissage chez les jeunes et les adultes. L’attention particulière que la stratégie accorde aux études dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques («STIM» (12) ), de même qu’aux compétences entrepreneuriales, mérite d’être saluée, parallèlement à l’effort déployé pour appréhender les exigences de la société et du marché du travail en ce qui concerne les compétences générales, et dès lors que la démarche s’accompagne d’une insistance sur les compétences sociales et transversales. Il convient d’améliorer encore les compétences dites «STIAM» (13), étant donné la contribution de poids que les disciplines artistiques, les sciences humaines et sociales et les savoirs professionnels apportent au PIB d’un pays. |
| 3.4. | Le Comité rappelle que, dans l’avis (14) qu’il avait consacré en 2018 à l’espace européen de l’éducation, il s’était félicité que pour l’avenir, cette initiative promouvait des systèmes éducatifs plus inclusifs, et il avait souligné que l’apprentissage concernant l’Union, les valeurs démocratiques, la tolérance et la citoyenneté devait être considéré comme un droit pour tous, dans le cadre d’une approche globale de l’éducation, qui soit particulièrement attentive aux groupes défavorisés (15) et se conçoive comme partie intégrante de la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Il est essentiel d’encourager les États membres à appliquer la recommandation du Conseil relative à la promotion de valeurs communes (16). Comme souligné dans son avis sur l’éducation à l’Union européenne (17), le CESE rappelle que l’éducation et la formation professionnels et la formation des adultes devraient également s’atteler à renforcer les valeurs européennes communes et l’identité de l’UE. |
4. Observations spécifiques
| 4.1. | Le CESE se félicite de la proposition de pacte pour les compétences en matière de reconversion et de perfectionnement des travailleurs. Afin de définir des objectifs pour les destinataires d’un tel pacte et de garantir qu’ils puissent être atteints, il est essentiel de le concevoir en associant à cette démarche les partenaires sociaux, les organisations de la société civile ainsi que d’autres acteurs de premier plan, en fonction des groupes cibles. Le pacte devrait apporter des solutions efficaces pour les jeunes comme pour les adultes, les chômeurs, les personnes peu qualifiées et les travailleurs, en veillant tout particulièrement à ce que les catégories de personnes défavorisées sur le plan socio-économique aient accès, en ce qui concerne l’enseignement et la formation professionnels, la formation des adultes ainsi que la reconversion et le perfectionnement, à des filières de qualité et de nature inclusive, qui soient offertes par un large éventail de prestataires, tels que les services publics de l’emploi, les entreprises ou encore les établissements qui dispensent un enseignement et des formations en matière professionnelle. |
| 4.2. | Pouvoir garantir à toute personne souhaitant suivre une formation quelle qu’elle soit de valider préalablement les apprentissages non formels et informels (ANFI) devrait être un des critères de qualité à remplir pour prétendre fournir ces formations. Toute formation devrait faire l’objet d’une reconnaissance et d’une certification, faisant apparaître clairement le niveau, ou l’unité ou partie de qualification dont elle est une composante. Une telle exigence conforterait la mise en œuvre de la recommandation du Conseil relative à des parcours de renforcement des compétences: de nouvelles perspectives pour les adultes (18) et de la recommandation du Conseil sur la validation des apprentissages non formels et informels (19). |
| 4.3. | Abondant dans le sens d’un avis antérieur sur «Le financement durable de l’apprentissage tout au long de la vie et du développement des compétences dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée» (20), le CESE demande qu’une utilisation efficace et cohérente soit faite du plan de relance, de Next Generation EU et d’autres fonds de l’Union européenne (par exemple FSE+ et le Fonds pour une transition juste), afin de garantir que les entreprises, ainsi que les sociétés de l’économie sociale, survivent à la crise, qu’elles puissent offrir et préserver des emplois de qualité, et que les travailleurs et les chômeurs bénéficient d’un soutien efficace pour acquérir des compétences de valeur. Le recours au FSE+ en tant que fonds complémentaire aidera à mettre en œuvre les réformes en matière d’éducation et de formation dont le processus du Semestre européen a cerné la nécessité, et il conviendrait que celui-ci épaule les objectifs d’une stratégie industrielle et d’une politique en faveur des PME européennes marquées au sceau de la durabilité dans le domaine du développement des compétences. |
| 4.4. | Le CESE relève qu’en parlant de «comptes» plutôt que de «compte» au singulier, la proposition de la Commission reconnaît la diversité des approches qui, dans les États membres, donnent à chacun la possibilité de développer ses compétences tout au long de son existence. Néanmoins l’idée d’une initiative européenne relative à des comptes de formation individuels (CFI), prenant la forme, soit d’une action faîtière, soit d’une assistance spécifique aux États membres en fonction de leurs besoins, doit être explorée davantage, par des recherches en bonne et due forme, propres à assurer qu’elle puisse véritablement déboucher sur une démarche efficace de soutien au perfectionnement et à la reconversion, et qu’elle repose sur la validation des apprentissages non formels et informels, afin de fournir des possibilités d’apprendre individualisées. Il conviendrait, en conséquence, que des actions politiques supplémentaires soient arrêtées avec les partenaires sociaux concernés, y compris ceux du niveau sectoriel. |
| 4.5. | Le pacte pour les compétences pourrait cibler les secteurs industriels où il est important qu’un soutien soit apporté au perfectionnement et à la reconversion des travailleurs et que ceux-ci soient incités, après avoir bénéficié d’un suivi et de conseils pratiques, à suivre des formations qui favoriseront leur carrière et leur développement professionnel, tout en servant l’intérêt de leur entreprise. En ce qui concerne le plan de coopération sectorielle en matière de compétences (21) et l’idée de développer un outil européen de profilage des compétences de base en matière d’enseignement et de formation professionnels, il convient de relever la nécessité d’examiner de manière plus approfondie, avec les partenaires sociaux concernés, les synergies potentielles entre les profils de compétences sectorielles de certaines professions. Il y a lieu de prendre en considération des approches d’ensemble, englobant la compétitivité, les stratégies de recherche et d’innovation des entreprises et les secrets industriels. |
| 4.6. | La totalité des étudiants de l’enseignement et de la formation professionnels devraient avoir le droit d’accéder à un enseignement et à une formation professionnels et à des apprentissages qui soient à la fois inclusifs et de haute qualité, en conformité avec la recommandation du Conseil de 2018 sur un cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité (22). Les indicateurs relatifs aux taux d’employabilité des diplômés de l’enseignement et de la formation professionnels devraient tenir compte de l’incidence de la crise de la COVID-19 sur l’économie, ainsi que de leurs attentes vis-à-vis du monde de l’économie pour ce qui est de l’équité et de la qualité des emplois. Il serait possible d’encourager davantage l’apprentissage collaboratif, effectué entre plusieurs entreprises. Les projets de centres d’excellence professionnelle devraient être plus axés sur l’inclusion sociale et l’égalité d’accès à des formations qui présentent une haute qualité et soient attrayantes. Il importe que la mission des prestataires d’enseignement et de formation professionnels soit envisagée dans la perspective du pays concerné et de leurs échanges avec les partenaires sociaux sur la question de l’adaptation des filières aux besoins en compétences. De la même façon, la proposition de financer la participation des États aux concours EuroSkills peut contribuer à rehausser l’attrait de l’enseignement et de la formation professionnels, mais, en tout état de cause, la préparation exceptionnelle dont bénéficieront, pour y prendre part, des étudiants de cette filière triés sur le volet fournira aux pouvoirs publics une source d’inspiration pour améliorer plus globalement, grâce à des mesures opérantes, le niveau de qualité de l’ensemble des établissements actifs dans ce domaine. |
| 4.7. | Le CESE rappelle les «conclusions de Riga», sur la stratégie en matière d’enseignement et de formation professionnels pour la période 2015-2020, dans lesquelles un consensus s’était dégagé pour estimer que l’«apprentissage en milieu professionnel» (AMP) couvre l’apprentissage pratique acquis tant dans les établissements d’enseignement que dans les entreprises (23). Si l’on considère que l’apprentissage en milieu professionnel devrait être de rigueur pour tous les élèves de l’enseignement et de la formation professionnels, il apparaît que les indicateurs concernant la participation audit apprentissage manquent cruellement d’ambition et ne peuvent guère prétendre améliorer les dispositions relatives à l’apprentissage. |
| 4.8. | Renforcer la veille stratégique sur les besoins en compétences, en s’appuyant sur les récents travaux du Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop) (24), constitue une démarche d’une importance cruciale, notamment pour cerner et suivre les performances des États membres au regard des indicateurs de la formation des adultes et de l’enseignement et de la formation professionnels. Il importe de prévoir ou anticiper les besoins en compétences en relation avec les évolutions de la société et du marché du travail, pour assurer une meilleure gouvernance des stratégies en la matière, dans le cadre d’un dialogue social efficace avec les partenaires sociaux et de la consultation des parties prenantes concernées, parmi lesquelles figurent les entreprises. Il serait souhaitable que les indicateurs proposés par la stratégie sur les compétences et la recommandation proposée en matière d’enseignement et de formation professionnels soient réexaminés et actualisés en fonction des résultats des recherches sur l’impact que la crise de la COVID-19 a produit pour l’éducation, la formation et le marché du travail. |
| 4.9. | Plus généralement, les données et les informations relatives à l’enseignement et à la formation professionnels, aux compétences et au marché du travail doivent être affinées en fonction des objectifs européens en matière d’éducation et de formation, ou encore des nouveaux indicateurs proposés pour mettre en œuvre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, en particulier l’ODD 4 (éducation), l’ODD 5 (égalité), l’ODD 8 (travail décent) ou l’ODD 13 (changement climatique), ainsi que le Semestre européen. Si l’on veut atteindre les niveaux proposés dans les indicateurs d’ici 2025, il conviendrait que la fréquence du suivi réalisé par Eurostat et d’autres agences, telles que le Cedefop et la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound), implique une mise à jour annuelle. Pour aider plus efficacement les entreprises et les travailleurs à définir leurs besoins en matière d’investissements, de prestations et de compétences, des indicateurs supplémentaires pourraient cibler le «pourcentage d’entreprises dispensant des formations, par type de formation», ainsi que les «dépenses des entreprises en matière de modules de formation, en pourcentage du coût total de la main-d’œuvre». Ces données sont déjà collectées tous les cinq ans par Eurostat, mais une telle périodicité n’est d’aucune aide pour favoriser la participation active des partenaires sociaux à l’anticipation ou à la prévision des besoins de compétences et à la mise sur pied des formations requises, alors qu’il s’agit là d’un aspect que la stratégie se propose de renforcer. Le congé-éducation rémunéré, s’inscrivant dans le cadre de conventions collectives négociées, peut constituer un outil à intégrer dans les indicateurs, tout comme la mesure du volume d’informations et d’orientations fournies aux travailleurs. |
| 4.10. | L’avis du CESE sur une stratégie de l’UE visant à renforcer les aptitudes et les compétences vertes pour tous (25) souligne que la responsabilité environnementale est une obligation qui vaut pour chacun. Des actions volontaristes de perfectionnement et de reconversion destinées à faciliter la transition juste vers une économie verte devraient être mises à la disposition de tous, dont, en particulier, les travailleurs des secteurs en déclin. Il est nécessaire de suivre, grâce à un indicateur précis, s’appliquant à toute la population européenne et non aux seuls adultes, l’offre de formation concernant les compétences et les aptitudes écologiques, qu’elles soient «douces», concernant l’existence quotidienne et la vie en société, ou «dures», portant sur des aspects techniques et professionnels. Un tel indicateur et la stratégie européenne sur les aptitudes et les compétences écologiques devraient s’appuyer sur une étude et une évaluation approfondies, menées au niveau de l’Union, des stratégies nationales concernant les aptitudes et les compétences écologiques. La mise en place d’indicateurs et d’un cadre de compétences sur les compétences écologiques doit se fonder sur une méthode ouverte de coopération. Les enseignants et formateurs de l’enseignement et de la formation professionnels devraient bénéficier d’un développement continu et de qualité dans leur métier, y compris au sein des entreprises (26), et être associés à l’élaboration des filières concernées par la transition numérique et écologique. |
| 4.11. | Le Comité souligne que les établissements scolaires jouent un rôle social immense, et que la numérisation devrait apporter un soutien aux méthodes d’enseignement, en tant qu’outil et non comme finalité en soi. Il est capital de soutenir efficacement les établissements scolaires, les étudiants, les enseignants, les parents et les familles pour améliorer les compétences numériques et renforcer les investissements dans les équipements, et cette question devrait être prise en considération dans le cadre du Semestre européen ou encore du plan d’action en matière d’éducation numérique. Vu les avancées constantes de la numérisation dans les différents secteurs industriels et l’économie, il est important de procéder au perfectionnement et à la reconversion des travailleurs dans les compétences numériques nécessaires en recourant au dialogue social. Le CESE appelle la Commission à fournir des données éclairantes sur l’accès aux ressources numériques et à l’internet dans les écoles, en rapport avec l’outil SELFIE (27). |
| 4.12. | Il y a lieu de parvenir, en consultant les partenaires sociaux, à une définition et une compréhension communes au niveau européen de la notion de microqualifications. Le CESE recommande de mener une étude à l’échelle de l’Union européenne qui recenserait les microqualifications existantes qui sont en usage dans les entreprises, les différentes branches d’activité, les organismes de formation et les établissements éducatifs, qu’ils ressortissent à l’enseignement et à la formation professionnels ou à l’enseignement supérieur, pour ensuite dresser l’inventaire des besoins et intérêts des entreprises, des employeurs, des travailleurs et des demandeurs d’emploi en Europe pour ce qui est d’obtenir ou de requérir des microqualifications. Il est permis d’estimer que les microqualifications ne représentent qu’une solution et un aboutissement possibles parmi d’autres dans les procédures de perfectionnement et de reconversion. Il conviendra alors de définir clairement la manière dont les certificats afférents s’insèrent dans une qualification complète. La définition de normes et la poursuite de l’action politique au niveau de l’Union en ce qui concerne les microqualifications doivent faire l’objet d’un débat avec les partenaires sociaux. Il y a lieu en particulier de veiller à la qualité et à la transparence d’une telle étude menée à l’échelle européenne, en incluant une analyse d’impact approfondie qui mesure ses incidences sur les qualifications et les conventions collectives. |
| 4.13. | En ce qui concerne le lancement de la nouvelle plate-forme Europass, il serait possible de résoudre la question de la fiabilité des certifications et des qualifications par le recours aux titres de qualification numériques, dans le respect des procédures de reconnaissance et de validation. Les informations afférentes devraient également être accessibles aux personnes handicapées, et disponibles dans un éventail de langues, dont celles qui sont les plus usitées parmi les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile. Il serait opportun d’étudier plus en détail l’idée de «badges numériques», qui serviraient à une reconnaissance accélérée en la matière. |
| 4.14. | Le CESE salue les suggestions de la Commission sur le soutien apporté à des actions stratégiques nationales en matière de compétences qui s’attachent à promouvoir l’inclusion et l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’enseignement et la formation professionnels. Selon de récents rapport des Nations unies (28), du Conseil de l’Europe et de l’EIGE (29), la crise de la COVID-19 a particulièrement atteint les femmes ayant une famille à charge. Les femmes ont été confrontées à «une recrudescence de la violence domestique, sexuelle et fondée sur le genre», et «il est aussi important qu’une attention particulière soit portée aux effets à long terme possibles de l’épidémie sur l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle et sur l’indépendance économique des femmes, car beaucoup d’entre elles pourraient être forcées à faire des choix difficiles et à devoir se diriger vers le travail non rémunéré» (30). En conséquence, le CESE suggère que les actions nationales en matière de compétences devraient veiller à soutenir les étudiantes, les travailleuses et les chômeuses, en leur dispensant des formations sur mesure. Ces initiatives devraient également s’employer à apporter un soutien efficace aux familles qui ont affronté de graves difficultés lors de la crise de la COVID-19. |
| 4.15. | Le CESE rappelle que conformément à la charte des droits fondamentaux, les réfugiés doivent être traités sur un pied d’égalité, quel que soit leur niveau de compétences, et que chacun, tout comme chaque demandeur d’asile, devrait avoir la possibilité de valider ses aptitudes et ses compétences, ainsi que de bénéficier de l’apprentissage, du perfectionnement ou de la reconversion pour s’insérer sur le marché du travail. Le pacte sur la migration et l’asile devrait reconnaître que les réfugiés possèdent des compétences et des qualifications de divers degrés, qui peuvent apporter une valeur ajoutée au pays d’accueil ainsi qu’à son marché du travail et aux besoins des entreprises sur le plan local. |
| 4.16. | Il importe de chercher à jeter davantage de passerelles avec l’espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) et l’espace européen de la recherche (EER), pour améliorer la qualité et le caractère inclusif de l’enseignement supérieur et de la recherche en faveur de tous les étudiants, quels que soient leur âge et le milieu socio-économique dont ils sont issus. Une des grandes visées de l’initiative des «universités européennes» doit être d’augmenter la qualité des études qui sont menées dans ces établissements et de favoriser leur reconnaissance mutuelle. Étant entendu que l’enseignement constitue une compétence nationale, la proposition de la Commission concernant le diplôme européen, un statut d’université européenne et un système européen de reconnaissance et d’assurance de la qualité semble poser un jalon vers la synchronisation des études supérieures. En conséquence, le CESE demande que les idées qui gouvernent ces initiatives et d’autres interventions dans ce domaine soient débattues plus en profondeur avec les pouvoirs publics nationaux, les partenaires sociaux concernés et les organisations de la société civile. |
| 4.17. | Le CESE relève que la crise de la COVID-19 a eu un impact très négatif sur les universités, en ce qui concerne aussi bien les inscriptions ou la participation aux cours, que leur rôle social ou encore les investissements. Il convient d’assurer que les pouvoirs publics nationaux investissent durablement dans l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que d’améliorer leur financement par des fonds de l’UE, afin de rendre l’éducation et la recherche pleinement inclusives et accessibles aux étudiants et aux futurs chercheurs et de garantir un environnement de travail propice pour le personnel académique comme celui de la recherche. |
| 4.18. | Les partenariats que l’enseignement supérieur conclut avec les entreprises devraient être tout aussi bénéfiques pour lui que pour elles et être équilibrés, pour garantir que la recherche et l’innovation que mènent ces sociétés soient conduites en toute autonomie, et que l’enseignement supérieur et la recherche relevant du secteur public obéissent elles aussi à la même exigence. Les propositions de la stratégie en matière de compétences doivent tenir compte des engagements souscrits par les ministres des quarante-huit pays du processus de Bologne, affirmant que «les libertés et l’intégrité académiques, l’autonomie des établissements, la participation des étudiant(e)s et du personnel à la gouvernance de l’enseignement supérieur, ainsi que la responsabilité publique de l’enseignement supérieur et en sa faveur, forment l’ossature même de l’EEES». Le Comité renvoie aussi à la recommandation des Nations unies concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, de 1997 (31). |
| 4.19. | Aux termes de l’article 13 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, «les arts et la recherche scientifique sont libres. La liberté académique est respectée» (32). Les propositions concernant la création d’un cadre européen des compétences pour les chercheurs, l’établissement d’une classification de leurs compétences et l’élaboration de programmes de formation à leur intention dans le domaine de la science ouverte et de la gestion scientifique sont certes des idées ambitieuses, mais elles remettent en question la liberté académique dont les établissements d’enseignement supérieur jouissent pour préparer leurs futurs universitaires et chercheurs, dans l’optique de renforcer la liberté du savoir et de la recherche. |
Bruxelles, le 29 octobre 2020.
Le président du Comité économique et social européen
Christa SCHWENG
(1) Sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques.
(2) Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE).
(3) Recommandation du Conseil relative à la promotion de valeurs communes, à l’éducation inclusive et à la dimension européenne de l’enseignement (JO C 195 du 7.6.2018, p. 1).
(4) JO C 232 du 14.7.2020, p. 8.
(5) Recommandation du Conseil du 15 mars 2018 relative à un cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité.
(6) Avis SOC/636 (en cours d’élaboration), titre en cours de modification.
(7) Page internet de la Commission sur un nouveau plan d’action en matière d’éducation numérique.
(8) Outil SELFIE.
(9) Recommandation des Nations unies concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur.
(10) COM(2016) 381 final.
(11) Communiqué de presse d’Eurostat «Le taux de chômage à 7,8 % dans la zone euro», juillet 2020.
(12) Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques.
(13) Sciences, technologies, ingénierie, ARTS et mathématiques.
(14) JO C 62 du 15.2.2019, p. 136.
(15) EIGE.
(16) Recommandation du Conseil (JO C 195 du 7.6.2018, p. 1).
(17) JO C 228 du 5.7.2019, p. 68.
(18) JO C 484 du 24.12.2016, p. 1.
(19) Recommandation du Conseil du 20 décembre 2012 relative à la validation de l’apprentissage non formel et informel.
(20) Voir la note 4 de bas de page.
(21) Plan de coopération sectorielle en matière de compétences.
(22) Recommandation du Conseil du 15 mars 2018 relative à un cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité.
(23) Voir la définition de l’«apprentissage en milieu professionnel» dans la note 6 de bas de page des conclusions de Riga (2015).
(24) Page web du Cedefop consacrée à la veille stratégique sur les besoins en compétences.
(25) Voir la note 6 de bas de page.
(26) «Guiding principles for professional development of trainers in VET» (Principes directeur pour le développement professionnel des formateurs de l’enseignement et la formation professionnels), Cedefop, 2014, et «ETUCE Policy Paper on VET in Europe» (Document de prise de position du Comité syndical européen de l’éducation sur l’enseignement et la formation professionnels en Europe), CSEE, 2012.
(27) Outil SELFIE.
(28) «Note de synthèse des Nations unies: L’impact de la COVID-19 sur les femmes et les filles».
(29) Voir page web ad hoc de l’EIGE.
(30) https://www.coe.int/fr/web/genderequality/women-s-rights-and-covid-19.
(31) Recommandation des Nations unies concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur.
(32) Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Avis institutionnel — 52020AB0037
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22/12/2020
Exposé des motifs du Conseil: position (UE) no 17/2020 du Conseil en première lecture en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE, Euratom) no 883/2013 en ce qui concerne la coopération avec le Parquet européen et l’efficacité des enquêtes de l’Office européen de lutte antifraude
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