| CELEX | 52020AE5152 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 27 janvier 2021 |
| 9.4.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 123/42 |
Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Une nouvelle approche de la stratégie maritime pour la région atlantique — Plan d’action pour l’Atlantique 2.0 — Un plan d’action actualisé pour une économie bleue durable, résiliente et compétitive dans la région atlantique de l’Union européenne
[COM(2020) 329]
(2021/C 123/08)
| Rapporteur: | Carlos Manuel TRINDADE |
| Consultation | Commission européenne, 23.9.2020 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section «Agriculture, développement rural et environnement» |
| Adoption en section | 11.1.2021 |
| Adoption en session plénière | 27.1.2021 |
| Session plénière no | 557 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 257/0/7 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le CESE partage l’avis de la Commission selon lequel l’espace maritime atlantique relevant de la juridiction des États membres de l’Union est un facteur clé du développement économique et social de ces États, mais aussi de l’Union européenne dans son ensemble. Selon les dernières données disponibles, telles que reprises dans la communication de la Commission, en 2017, l’économie bleue dans l’océan Atlantique a généré 73,4 milliards d’euros de valeur ajoutée brute (VAB), le secteur employant quelque 1,29 million de personnes (1). |
| 1.2. | Le CESE souligne également qu’en ce qui concerne la durabilité environnementale, le rôle crucial que joue l’océan dans la décarbonation, la production d’oxygène, l’alimentation humaine et la lutte contre le changement climatique et l’acidification est reconnu au niveau de l’Union et des Nations unies. |
| 1.3. | Dans le contexte de la crise de la COVID-19 est également reconnue l’importance accrue de l’économie bleue pour ce qui est de stimuler la reprise en Europe, de créer des emplois et de protéger les emplois existants. |
| 1.4. | Le CESE se félicite de la mise en place de ce plan d’action pour l’Atlantique 2.0 en tant qu’il contribuera à la relance économique, au maintien et à la création d’emplois, tout en renforçant la préservation des écosystèmes côtiers et marins et en contribuant à l’atténuation des effets du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci. |
| 1.5. | Le fait que ce plan d’action 2.0 soit relié aux principes du pacte vert pour l’Europe souligne le rôle central de l’économie bleue dans la poursuite des objectifs de durabilité. |
| 1.6. | Le CESE se félicite également des angles d’approche adoptés par la Commission européenne pour aborder l’Atlantique: le rôle des ports dans le développement durable du tourisme côtier, de l’aquaculture, de la construction navale, des énergies renouvelables océaniques et de l’innovation; le développement des compétences bleues grâce à un engagement en faveur de la qualité de l’éducation aux océans; le rôle des énergies marines renouvelables en tant que vecteur de la transition énergétique; et l’engagement en faveur d’océans en bonne santé et de zones côtières résilientes. |
| 1.7. | Toutefois, le CESE propose une vision plus globale, qui rend possible les projets permettant une interaction naturelle entre les domaines correspondant aux différents piliers. |
| 1.8. | Le CESE recommande également de mettre l’accent sur la planification et la gestion de l’espace maritime, étant donné qu’en l’absence d’un espace maritime bien ordonné, il sera difficile d’assurer le développement durable de l’économie bleue, tant du point de vue environnemental que du point de vue des investissements dans les projets. Le CESE estime qu’une planification adéquate de l’espace maritime favorise la croissance durable des économies maritimes et l’utilisation des ressources marines grâce à une meilleure gestion des conflits entre activités et à une synergie accrue entre les différentes activités maritimes, conformément à la résolution adoptée par le Parlement européen le 15 janvier 2020, qui prévoit de conférer une dimension bleue au pacte vert pour l’Europe. |
| 1.9. | Le CESE estime que le plan d’action devrait définir les grandes orientations pour le développement de partenariats dans un contexte transatlantique, étant donné que le bassin atlantique compte plusieurs côtes et que l’océan n’a pas de frontières, même s’il est entendu que le développement de l’économie bleue vise à promouvoir des projets dans l’espace maritime relevant de la souveraineté des États côtiers de l’Union européenne. |
| 1.10. | Le CESE constate avec regret le manque d’objectifs et de mesures en matière de pêche et de tourisme et recommande à la Commission d’accorder davantage de poids à ces activités dans son plan. |
| 1.11. | Le CESE juge également négatif que la Commission n’ait pas défini de mesures et d’objectifs spécifiques pour les zones archipélagiques, étant donné qu’il s’agit de régions ultrapériphériques dans lesquelles l’économie de la mer compte encore davantage que dans le reste de la région atlantique, et il recommande donc à la Commission d’en introduire dans le plan. |
| 1.12. | En ce qui concerne les partenariats entre les États membres et au niveau international, le CESE estime que les objectifs et les règles devraient être clairement définis. Il estime qu’outre les règles définies entre les États membres, il conviendra d’accorder une attention particulière au cadre des partenariats avec les pays tiers européens tels que le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande. Il estime que, tout particulièrement dans le cas du Royaume-Uni, il conviendra d’accorder une attention particulière aux mesures visant à empêcher la perte d’informations ou la fragilisation de la coopération. |
| 1.13. | Le CESE estime qu’un document stratégique tel que la stratégie maritime pour la région atlantique ne devrait pas, pour ce qui est du volet financier, se contenter d’énumérer les sources de financement, mais également indiquer les grandes lignes d’orientation pour l’approbation des projets. |
| 1.14. | Le CESE propose que l’innovation, la recherche scientifique, la durabilité écologique, la contribution au développement social et le fait que le projet se situe dans un espace maritime bien ordonné fassent partie des critères pour les décisions de financement, conformément à une grille reprenant des indicateurs bien définis. |
| 1.15. | Le CESE recommande vivement la création d’une ligne de financement spécifique pour les projets élaborés dans le cadre du plan d’action 2.0, telle que celle qui existe pour d’autres secteurs d’activité bénéficiant d’un financement public européen, faute de quoi ils seront relégués au second plan lorsqu’ils déposeront des demandes au titre de régimes de financement dans lesquels ils ne sont pas au cœur des programmes. |
| 1.16. | Le CESE estime que la prise en compte des recommandations formulées dans le présent avis concernant l’évaluation et le financement des projets ainsi que leur accompagnement et leur suivi contribuera à accroître la qualité et l’ampleur des résultats sociaux, économiques et environnementaux à atteindre grâce à la mise en œuvre du plan d’action pour l’Atlantique 2.0. |
| 1.17. | Enfin, le CESE estime que le fait de suivre les recommandations qu’il a formulées dans des avis antérieurs, notamment en ce qui concerne la création de la macrorégion atlantique et le rétablissement du Forum atlantique, augmente les chances de succès de la mise en œuvre du plan. |
2. Contexte et cadre
| 2.1. | La stratégie maritime pour la région atlantique (2) a été adoptée en 2011 afin de soutenir le développement durable de l’économie bleue dans les États membres de l’Union riverains de l’océan Atlantique et, en vue de sa mise en œuvre, la Commission européenne a présenté en 2013 un plan d’action pour l’Atlantique (3). |
| 2.2. | Le CESE a analysé chacun de ces instruments et émis deux avis contenant des conclusions et des recommandations pertinentes à leur sujet (4) (dont certaines revêtent une importance stratégique pour le développement économique, social et environnemental de l’Europe, notamment la possibilité de créer une macrorégion atlantique, sur le modèle des régions de la mer Baltique et du Danube), qui restent d’actualité et ont conservé leur pertinence. |
| 2.3. | Depuis lors, un certain nombre de stratégies sectorielles ont été définies, qui ont influencé la capacité à atteindre les objectifs de la stratégie maritime pour la région atlantique, renforçant ainsi la mise en œuvre de son plan d’action: le pacte vert pour l’Europe (5), adopté par la Commission européenne en décembre 2019; la nouvelle stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 (6); et la stratégie «De la ferme à la table» (7), entre autres. |
| 2.4. | Compte tenu de ces évolutions et afin de faire face à la crise socio-économique sans précédent déclenchée par la pandémie de COVID-19, la Commission européenne estime nécessaire de mettre à jour les priorités de la coopération régionale et de donner un nouvel élan à une économie maritime durable capable de créer des emplois. |
| 2.5. | À cette fin également, la Commission européenne a adopté des mesures visant à contribuer à réparer les dommages économiques et sociaux causés par la pandémie de coronavirus, de donner un coup de fouet à la relance européenne et de protéger et créer des emplois, et elle a présenté un nouvel instrument de relance appelé Next Generation EU (8). |
| 2.6. | Le CESE souligne que les efforts de l’Union sont axés sur la notion de durabilité, avec pour objectif de faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique d’ici à 2050. |
| 2.7. | Les nouvelles stratégies sectorielles soulignent le rôle central que joue l’économie bleue en tant que vecteur essentiel du développement durable de l’Union et de la planète et de l’atténuation des effets du changement climatique. |
| 2.8. | La communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions présente une «Une nouvelle approche de la stratégie maritime pour la région atlantique — Plan d’action pour l’Atlantique 2.0», qui représente «Un plan d’action actualisé pour une économie bleue durable, résiliente et compétitive dans la région atlantique de l’Union européenne» (9) (10). |
| 2.9. | La Commission indique que ce plan d’action révisé est fondé sur un examen à mi-parcours du précédent (11) et sur des consultations avec les parties prenantes et les États membres de la région atlantique. Cet examen à mi-parcours a démontré que le plan précédent avait conduit à l’élaboration de plus de 1 200 nouveaux projets maritimes et à des investissements de près de 6 milliards d’euros, provenant essentiellement du budget de l’Union. |
| 2.10. | Le CESE note avec intérêt que l’une des conclusions de cette évaluation souligne «[…] la nécessité d’améliorer l’orientation thématique du plan et la structure de gouvernance et de mettre en place un cadre de suivi» (12), recommandations qui étaient formulées dans les avis susmentionnés du CESE. |
3. Une nouvelle approche de la stratégie maritime pour la région atlantique — Plan d’action pour l’Atlantique 2.0
| 3.1. | La Commission européenne fixe comme objectif principal du plan d’action pour l’Atlantique 2.0 d’accroître et de réaliser le potentiel de l’économie bleue dans la région atlantique, compte tenu du potentiel élevé de création d’emplois qu’y revêtent les communautés côtières, tout en préservant les écosystèmes marins et en contribuant à l’atténuation des effets du changement climatique, en conformité avec les engagements globaux en faveur du développement durable et les priorités politiques pour 2019-2024, notamment le pacte vert pour l’Europe. |
| 3.2. | Le plan d’action 2.0 s’articule autour de quatre piliers thématiques, avec pour ambition d’atteindre sept objectifs au moyen d’actions concrètes mobilisant toutes les parties prenantes de l’Atlantique. |
| 3.3. | Le pilier I repose sur la promotion des ports de l’Atlantique en tant que points d’entrée et plateformes pour l’économie bleue. |
| 3.3.1. | Dans ce pilier, il est considéré que les ports et les opérateurs portuaires peuvent jouer un rôle majeur dans le développement durable des activités qui sont au centre de l’économie bleue: le tourisme côtier, l’aquaculture, la construction navale, ainsi que les secteurs en croissance tels que les énergies marines renouvelables, en tant que catalyseurs de l’innovation dans ces activités et d’autres activités bleues. |
| 3.3.2. | Il est entendu que les ports, en interaction les uns avec les autres, seront en mesure de mobiliser des fonds pour les infrastructures intelligentes et de contribuer à la décarbonation des sources maritimes. |
| 3.3.3. | Le plan prévoit que les actions concrètes qui sont énoncées permettront d’atteindre deux objectifs spécifiques: «les ports en tant que points d’entrée pour le commerce dans l’Atlantique» et «les ports en tant que catalyseurs pour les entreprises». |
| 3.4. | Le pilier II met l’accent sur la création d’un ensemble approprié de compétences bleues de demain et sur la connaissance des océans afin d’attirer les jeunes talents vers l’économie bleue et d’accroître également la compétitivité. |
| 3.4.1. | La nécessité de créer des générations plus qualifiées et mieux informées est au cœur de ce pilier. |
| 3.4.2. | À cette fin, le plan d’action 2.0 fixe comme objectifs spécifiques pour ce pilier la «qualité de l’éducation, de la formation et de l’apprentissage tout au long de la vie» et la consolidation de la «connaissance des océans». |
| 3.5. | Le pilier III met l’accent sur les énergies marines renouvelables en tant qu’éléments centraux de la transition vers une économie neutre pour le climat. |
| 3.5.1. | La communication mentionne que la région atlantique de l’Union joue un rôle de premier plan et offre un banc d’essai en matière de développement de nouvelles énergies marines renouvelables et qu’«il est essentiel de passer à l’étape suivante du développement, à savoir la maturité commerciale des prototypes réussis, pour préserver l’avance technologique, retenir les talents et fournir des énergies propres abordables, tout en tenant compte des effets potentiels sur le milieu marin ainsi que de la manière dont ils peuvent être atténués». |
| 3.5.2. | Le plan d’action 2.0 prévoit qu’un objectif spécifique doit être atteint au moyen d’actions concrètes bien définies: «la promotion de la neutralité carbone grâce aux énergies marines renouvelables». |
| 3.6. | Le pilier IV est consacré à des océans en bonne santé et des côtes résilientes. |
| 3.6.1. | La côte atlantique de l’Union européenne est vulnérable, compte tenu du nombre élevé d’activités humaines dans cette région. |
| 3.6.2. | À cette situation s’ajoutent les effets négatifs des fortes tempêtes, des inondations, de l’érosion et de l’élévation continue et toujours plus rapide du niveau de la mer, qui tendent à s’aggraver en raison du changement climatique provoquant une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes. |
| 3.6.3. | Le bruit et la pollution marine, notamment due aux matières plastiques, atteignent des niveaux très élevés, ce qui nuit au capital naturel et aux activités économiques. |
| 3.6.4. | Selon le plan d’action, il est nécessaire d’adopter des mesures de gestion des risques climatiques et d’adaptation à ceux-ci, ainsi que des mesures de soutien à l’économie circulaire, à la pollution zéro, à l’efficacité énergétique et à la préservation de la biodiversité, en tant que principes directeurs pour le développement et l’emploi. |
| 3.6.5. | Pour poursuivre cette approche, le plan d’action 2.0 fixe comme objectifs spécifiques de ce pilier la création de «côtes plus résilientes» et la «lutte contre la pollution marine». |
| 3.7. | En ce qui concerne la gouvernance du plan d’action, il est proposé des mesures de coordination, de mise en œuvre et d’établissement de rapports, ainsi que de mobilisation de fonds et de financement. |
| 3.7.1. | Relativement à la coordination, il existe deux niveaux: la coordination politique, qui incombe aux ministres des affaires maritimes désignés par les pays participants à la région atlantique; et la coordination régionale, qui est assurée par le comité de la stratégie pour la région atlantique, qui peut accueillir des représentants de régions côtières ou d’autres régions. |
| 3.7.2. | En ce qui concerne le volet mise en œuvre et établissement de rapports, des règles sont établies pour clarifier les procédures. |
| 3.7.2.1. | Un ensemble de conditions préalables à la mise en œuvre du plan d’action et au mécanisme de suivi et d’établissement de rapports est établi pour les parties prenantes tant publiques que privées, et la responsabilité partagée de l’Union et des États membres concernés est soulignée. |
| 3.7.2.2. | Le mécanisme de suivi et d’évaluation vise à suivre l’avancée du plan d’action et à évaluer dans quelle mesure celui-ci atteint ses objectifs, ce qui servira de base aux éventuelles modifications à lui apporter à l’avenir. |
| 3.7.3. | En ce qui concerne la mobilisation des fonds et le financement, un certain nombre de considérations méritent d’être soulignées. |
| 3.7.3.1. | Il est souligné qu’aucun financement n’a été affecté dans le budget de l’Union au plan d’action pour l’Atlantique, lequel dépend principalement des fonds et des instruments financiers qui sont susceptibles d’être mobilisés au niveau national et à celui de l’Union. |
| 3.7.3.2. | Le document dresse la liste des fonds, programmes et mécanismes auxquels les États membres de l’Union et les régions côtières peuvent avoir recours. |
4. Observations générales
| 4.1. | Le CESE estime louable que la Commission européenne présente un plan d’action actualisé pour la région atlantique, qui intègre les différentes stratégies sectorielles européennes récemment adoptées. |
| 4.2. | Le CESE se félicite que la Commission ait intégré dans ce plan révisé les observations et recommandations qu’il a formulées dans ses avis relatifs à la stratégie maritime pour la région atlantique et au plan d’action précédent, notamment en ce qui concerne l’orientation thématique, la structure de gouvernance et le cadre de suivi. |
| 4.3. | Le CESE se félicite de l’approche plus structurée adoptée pour le plan d’action 2.0, qui suit, compte tenu de l’examen à mi-parcours et des consultations ascendantes, une orientation thématique pour identifier les actions à mettre en œuvre. |
| 4.4. | Le CESE souligne que les domaines thématiques retenus correspondent aux objectifs européens de durabilité, en ce qui concerne le développement des activités de l’économie bleue, la création d’emplois qualifiés et la connaissance des océans, la promotion de la décarbonation et de la transition vers une énergie propre, ainsi que la restauration et la protection du capital naturel et des écosystèmes côtiers. |
| 4.5. | Le CESE recommande, en ce qui concerne la création de compétences bleues, de mettre en place des mesures visant à renforcer la valorisation de l’expérience professionnelle lors de la définition des programmes de formation aux professions maritimes. |
| 4.6. | Toutefois, le CESE constate avec regret le manque d’objectifs et de mesures en matière de pêche et de tourisme, étant donné qu’il s’agit des deux activités de l’économie bleue les plus importantes sur le plan de la contribution à la valeur ajoutée brute et à la création d’emplois, ainsi qu’en termes d’impact sur l’écosystème marin, dans les zones directement couvertes par la région atlantique, et il recommande que le plan de la Commission accorde davantage de poids à ces activités, pour remédier à cette lacune. |
| 4.7. | Le CESE juge également négatif que la Commission n’ait pas défini de mesures et d’objectifs spécifiques pour les zones archipélagiques, étant donné qu’il s’agit de régions ultrapériphériques dans lesquelles l’économie de la mer compte encore davantage que dans le reste de la région atlantique, et il recommande donc à la Commission d’en introduire dans le plan. |
| 4.8. | Le CESE met en avant l’amélioration de la qualité et de la transparence qui découlera de la mise en place d’un cadre de suivi, lequel permettra d’adapter les modifications futures du plan en fonction de sa mise en œuvre effective et de la mesure dans laquelle les objectifs auront été atteints. |
| 4.9. | Le CESE regrette que la Commission n’ait pas tenu compte des recommandations qu’il a formulées dans ses avis antérieurs concernant le développement d’une macrorégion atlantique à l’instar de celles qui existent dans le Danube et la mer Baltique, ainsi que le maintien du Forum atlantique. |
5. Observations particulières
| 5.1. | Le CESE considère qu’il est nécessaire d’analyser la conformité du plan d’action 2.0 avec la stratégie européenne en matière d’affaires maritimes: la politique maritime intégrée de l’Union européenne (PMI) (13). |
| 5.2. | La PMI est un cadre politique visant à promouvoir le développement durable de toutes les activités maritimes et des régions côtières en améliorant la coordination des politiques relatives aux océans, aux mers, aux îles, aux régions côtières et ultrapériphériques et aux secteurs maritimes, et en mettant en place des instruments transversaux. |
| 5.3. | Les principaux objectifs et domaines d’action correspondants de la PMI sont les suivants: maximiser une exploitation durable des mers et des océans; mettre en place un socle de connaissances et d’innovation pour la politique maritime; améliorer la qualité de vie dans les régions côtières; promouvoir la position de chef de file de l’Union dans les affaires maritimes internationales au moyen d’une coopération renforcée au niveau de la gouvernance internationale des océans et, à l’échelle européenne, au moyen de la politique européenne de voisinage; et améliorer la visibilité de l’Europe maritime. |
| 5.4. | La PMI couvre les domaines d’action convergents suivants: croissance bleue (14); données et connaissances sur le milieu marin (15); planification de l’espace maritime; et surveillance maritime intégrée. |
| 5.5. | Le CESE recommande que les informations, données et connaissances produites dans ce contexte soient librement accessibles et gratuites pour les organisations, les communautés de la science et de l’éducation, ainsi que les projets liés à la mer, tout en respectant des critères de confidentialité ou de réserve, le cas échéant. Dans ce contexte, le CESE recommande une meilleure coordination entre les différents organes de surveillance de la région atlantique en vue de la mise en place de bases de données efficaces, accessibles et interopérables. |
| 5.6. | Le CESE estime qu’un document stratégique tel que la stratégie maritime pour la région atlantique doit être clair et concis en ce qui concerne les objectifs et les modalités proposées pour les atteindre. À cette fin, le CESE recommande que le document soit développé davantage en ce qui concerne les questions qui semblent cruciales pour un tel document stratégique. |
| 5.7. | Le CESE estime que le plan d’action 2.0 accorde une grande importance à l’économie bleue et à la connaissance et les valorise, ce qui est positif. Toutefois, il recommande de tenir dûment compte de l’importance de la planification et de la gestion de l’espace maritime et des partenariats internationaux. |
| 5.8. | En ce qui concerne la planification et la gestion de l’espace maritime, l’augmentation de l’impact humain sur les océans, ainsi que la croissance rapide de la demande et de la concurrence en matière d’espace maritime à différentes fins, telles que les activités de pêche, les installations d’énergie renouvelable en mer et la conservation des écosystèmes, ont mis en évidence la nécessité urgente d’une gestion intégrée des océans et la mise en place d’un cadre pour la planification de l’espace maritime (PEM) (16). |
| 5.8.1. | Le CESE estime qu’une planification adéquate de l’espace maritime favorise la croissance durable des économies maritimes et l’utilisation des ressources marines grâce à une meilleure gestion des conflits et à une synergie accrue entre les différentes activités maritimes, conformément à la résolution adoptée par le Parlement européen le 15 janvier 2020, qui prévoit de conférer une dimension bleue au pacte vert pour l’Europe. |
| 5.8.2. | Un cadre européen commun pour la planification de l’espace maritime présente plusieurs avantages: il facilite la réduction des conflits entre secteurs et crée des synergies entre les différentes activités; il encourage les investissements en apportant de la prévisibilité, de la transparence et des règles claires; il renforce la coopération transfrontalière entre les États membres pour développer les réseaux et plateformes de production énergétique, les routes maritimes, les gazoducs, les câbles sous-marins et d’autres activités, mais aussi pour mettre en place des réseaux cohérents de zones protégées; et il protège l’environnement grâce à l’identification précoce des incidences et des possibilités d’utilisation multiple de l’espace. |
| 5.8.3. | La promotion de la définition des programmes de planification de l’espace maritime, de l’amélioration de cette planification, en respectant l’échéance de 2021 pour leur établissement, ainsi que leur coordination entre les différents États membres, contribue à la réalisation de tous les objectifs de durabilité environnementale, sociale et économique de la stratégie maritime pour la région atlantique et de la PMI. |
| 5.8.4. | À cette fin, le CESE estime que le plan d’action 2.0 de la stratégie maritime pour la région atlantique devra intégrer ce thème, sans lequel il sera difficile d’assurer le développement durable de l’économie bleue, tant du point de vue environnemental que social, ou du point de vue des investissements dans les projets. |
| 5.8.5. | Le CESE recommande que le plan d’action 2.0 mette davantage l’accent sur l’importance que revêt la planification de l’espace maritime pour le développement de l’économie bleue, en particulier en ce qui concerne les piliers I, II et IV. |
| 5.8.6. | Le CESE recommande également que le suivi et l’évaluation prévus soient réalisés dans le cadre de la planification de l’espace maritime, conformément aux indicateurs pertinents, en établissant comme condition préalable, pour l’accès au financement, que les projets soient situés dans un espace maritime dûment ordonné. |
| 5.9. | En ce qui concerne les partenariats entre les États membres et au niveau international, le CESE estime que les objectifs et les règles devraient être clairement définis. |
| 5.9.1. | Le bassin atlantique compte plusieurs côtes et l’océan n’a pas de frontières. C’est pourquoi le CESE estime que l’on devrait envisager des partenariats dans le domaine social, environnemental et économique, ainsi que dans celui de l’innovation et de la recherche scientifique, dans le cadre des quatre piliers du plan d’action 2.0. |
| 5.9.2. | Le CESE estime qu’outre les règles définies entre les États membres, il conviendra d’accorder une attention particulière au cadre des partenariats avec les pays tiers européens tels que le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande. Il estime que, tout particulièrement dans le cas du Royaume-Uni, il conviendra d’accorder une attention particulière aux mesures visant à empêcher la perte d’informations ou la fragilisation de la coopération. |
| 5.9.3. | Bien qu’il soit entendu que le développement de l’économie bleue vise à promouvoir des projets dans l’espace maritime relevant de la souveraineté des États côtiers de l’Union européenne, le CESE recommande que le plan d’action de la stratégie maritime pour la région atlantique prévoie la définition de grandes orientations pour les partenariats transatlantiques, tant pour l’établissement de partenariats avec les États côtiers des rives atlantiques de l’Amérique qu’avec les pays africains (17). |
| 5.10. | En ce qui concerne également la mobilisation de fonds et le financement, le CESE recommande que le plan d’action 2.0 précise clairement et sans ambiguïté les sources de financement, les règles d’attribution des financements et les modalités de suivi et d’évaluation de la performance des projets. |
| 5.10.1. | Le CESE se félicite du fait que, comme indiqué dans la communication de la Commission européenne, la réussite de la mise en œuvre des actions définies dans le plan d’action nécessitera la combinaison d’investissements publics provenant des budgets nationaux et du budget de l’Union ainsi que de fonds privés. |
| 5.10.2. | À cette fin, la communication présente une liste des fonds et programmes auxquels les États membres et leurs régions peuvent avoir recours. Le CESE recommande de rendre cette liste exhaustive en lui intégrant d’autres mécanismes de financement, à savoir par exemple le mécanisme des subventions de l’Espace économique européen (EEE) (18), qui est particulièrement utile dans le cadre de futurs partenariats avec des pays tiers en Europe. |
| 5.10.3. | Le CESE estime qu’un document stratégique tel que la stratégie maritime pour la région atlantique ne devrait pas se contenter d’énumérer les sources de financement, mais également indiquer les grandes lignes encadrant la décision d’approbation des projets. |
| 5.10.4. | Le CESE recommande la mise en place d’une grille de suivi et d’évaluation comportant des indicateurs bien définis, prenant explicitement en compte l’innovation, la recherche scientifique, la durabilité écologique, la contribution au développement social et l’intégration dans un espace maritime ordonné, qui servira de point de référence pour les décisions de financement. |
| 5.10.5. | Le CESE recommande donc vivement la création d’une ligne de financement spécifique, telle qu’elle existe pour d’autres bassins européens et d’autres secteurs d’activité bénéficiant de financements publics européens. En fait, la mise en œuvre du plan d’action pour l’Atlantique ne constitue l’objectif principal d’aucun des fonds et programmes énumérés, ce qui affaiblit la possibilité qu’elle se concrétise. |
Bruxelles, le 27 janvier 2021.
Le président du Comité économique et social européen
Christa SCHWENG
(1) En raison du temps de retard dans les statistiques, il est difficile de définir des politiques européennes adaptées à la réalité des États membres, et cela entrave leur suivi. Le CESE estime qu’un engagement fort devrait être pris dans ce domaine.
(2) COM(2011) 782 final, https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=CELEX:52011DC0782
(3) COM(2013) 279 final, https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?qid=1395674057421&uri=CELEX:52013DC0279
(4) Avis du CESE le thème «Définir une stratégie maritime pour la région atlantique» (JO C 229 du 31.7.2012, p. 24) et avis du CESE sur le «Plan d’action pour une stratégie maritime dans la région atlantique — Pour une croissance intelligente, durable et inclusive» (JO C 341 du 21.11.2013, p. 77).
(5) COM(2019) 640 final.
(6) COM(2020) 380 final.
(7) COM(2020) 381 final.
(8) COM(2020) 456 final.
(9) COM(2020) 329 final.
(10) SWD(2020) 140 final.
(11) SWD(2018) 49 final, https://ec.europa.eu/maritimeaffairs/sites/maritimeaffairs/files/swd-2018-49_fr.pdf
(12) Ibidem.
(13) COM (2007) 575.
(14) COM(2012) 494; COM(2014) 254; COM(2008) 768; COM(2013) 229; COM(2014) 008; COM(2014) 086; feuille de route stratégique «Développer l’énergie océanique pour l’Europe».
(15) Feuille de route pour la stratégie «Connaissance du milieu marin 2020» [SWD(2014) 0149].
(16) Directive 2014/89/UE du Parlement européen et du Conseil (JO L 257 du 28.8.2014, p. 135).
(17) Le «groupe de haut niveau pour une économie marine durable», composé de quatorze pays, dont deux européens (le Portugal et la Norvège), constitue une bonne pratique à cet égard.
(18) Subventions EEE — Les subventions de l’EEE et de la Norvège s’expliquent par la participation de l’Islande, du Liechtenstein et de la Norvège au marché intérieur dans les domaines couverts par l’accord EEE.
ANNEXE II
PIB PAR HABITANT DES RÉGIONS ATLANTIQUES (NUTS 2)
Standard de pouvoir d’achat, EU-28
| RÉGION | 2009 | 2017 |
| PORTUGAL |
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| Région Nord | 63,6 | 65 |
| Algarve | 84,6 | 83 |
| Centre | 66,5 | 67 |
| Lisbonne | 112,4 | 100 |
| Alentejo | 72,2 | 72 |
| Région autonome des Açores | 75,2 | 68 |
| Région autonome de Madère | 104,9 | 73 |
| ESPAGNE |
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| Canaries | 87,3 | 75 |
| Andalousie | 79,1 | 68 |
| Galice | 92,7 | 82 |
| Principauté des Asturies | 95,8 | 82 |
| Cantabrie | 100,0 | 83 |
| Pays basque | 134,4 | 121 |
| FRANCE |
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| Aquitaine | 96,3 | 91 |
| Poitou-Charentes | 86,4 | 83 |
| Pays-de-la-Loire | 96,4 | 94 |
| Bretagne | 90,5 | 88 |
| Basse-Normandie | 84,1 | 81 |
| Haute-Normandie | 93,0 | 88 |
| ROYAUME-UNI |
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| Cornouailles et îles Sorlingues | 71,9 | 68 |
| Devon | 86,5 | 77 |
| Hampshire et île de Wight | 110,3 | 104 |
| Dorset et Somerset | 93,5 | 81 |
| Est du Pays de Galles | 99,3 | 94 |
| Ouest du pays de Galles et région des Vallées | 68,4 | 66 |
| Gloucestershire, Wiltshire et région de Bristol/Bath | 114,1 | 106 |
| Merseyside | 79,2 | 79 |
| Lancashire | 83,4 | 84 |
| Cheshire | 113,1 | 128 |
| Cumbria | 87,6 | 89 |
| Sud-ouest de l’Écosse | 99,9 |
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| Highland et îles | 84,4 | 93 |
| Irlande du Nord | 83,0 | 81 |
| IRLANDE |
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| Région frontalière, centrale et occidentale | 88,6 |
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| Région méridionale et orientale | 142,0 |
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Source: Eurostat. PIB par habitant 2009, 2017.
ANNEXE IV
PLAN D’ACTION 2.0 — OBJECTIFS ET ACTIONS
PILIER I: LES PORTS EN TANT QUE POINTS D’ENTRÉE ET PLATEFORMES POUR L’ÉCONOMIE BLEUE
Le pilier comporte deux objectifs spécifiques et une série d’actions concrètes:
Objectif 1: Les ports en tant que points d’entrée pour le commerce dans l’Atlantique
Actions
| — | Développer les autoroutes de la mer du RTE-T dans l’Atlantique |
| — | Créer un réseau de ports verts d’ici à 2025 |
| — | Favoriser les liaisons maritimes à courte distance dans la région atlantique afin de mieux intégrer l’Irlande |
| — | Lancer une stratégie atlantique sur le gaz naturel liquéfié |
| — | Mettre en place des systèmes d’incitation écologique destinés à moderniser les infrastructures portuaires |
| — | Élaborer conjointement des plans de gestion des déchets pour les ports de l’Atlantique |
Objectif 2: Les ports en tant que catalyseurs pour les entreprises
Actions
| — | Mettre au point un mécanisme d’accélération bleu pour les ports de l’Atlantique afin de contribuer à l’expansion des entreprises innovantes |
| — | Partager les meilleures pratiques, échanger des idées et résoudre les problèmes conjointement |
| — | Étendre la collecte de données au-delà des données (logistiques) traditionnelles |
| — | Accroître la communication et la disponibilité des données sur le potentiel économique des ports |
PILIER II: COMPÉTENCES BLEUES DE DEMAIN ET CONNAISSANCE DES OCÉANS
Le pilier comporte deux objectifs spécifiques et une série d’actions concrètes:
Objectif 3: Qualité de l’éducation, de la formation et de l’apprentissage tout au long de la vie
Actions
| — | Détecter les lacunes au niveau des compétences bleues dans la région atlantique de l’Union européenne |
| — | Harmoniser la collecte de données dans le domaine des carrières bleues |
| — | Créer un système de veille économique et promouvoir des centres de liaison pour une meilleure coopération entre les entreprises et les prestataires de formation |
| — | Recenser, grâce à l’apprentissage entre pairs, les bonnes pratiques permettant de mettre en relation les employeurs et les demandeurs d’emploi, afin qu’elles puissent servir de source d’inspiration |
| — | Tirer parti des plateformes d’information existantes pour les offres d’emploi et exploiter leur potentiel pour les emplois bleus |
Objectif 4: Connaissance des océans
Actions
| — | Lancer un programme pilote pour l’acquisition de connaissances sur l’océan Atlantique |
| — | Créer, d’ici à 2025, 25 écoles bleues dispensant un enseignement sur l’océan Atlantique |
| — | Mettre en œuvre un volet de connaissance des océans (vulgarisation) dans les projets pertinents |
| — | Exploiter le Forum transatlantique de la jeunesse |
| — | Associer les citoyens aux actions liées aux océans dans la région atlantique de l’Union européenne |
| — | Faire participer les citoyens aux activités organisées à l’occasion de la Journée maritime européenne, de la Journée mondiale de l’océan et dans le cadre de la future plateforme EU4Ocean |
PILIER III: ÉNERGIES MARINES RENOUVELABLES
Le pilier comprend un objectif spécifique et une série d’actions concrètes:
Objectif 5: La promotion de la neutralité carbone grâce aux énergies marines renouvelables
Actions
| — | Fixer des objectifs spécifiques pour le déploiement des énergies marines renouvelables dans les régions atlantiques en tenant compte de leurs incidences sur l’environnement |
| — | Définir les meilleurs sites pour les installations d’énergies marines renouvelables (y compris l’énergie éolienne en mer) et les ports adjacents dans toute la région atlantique en tenant compte des effets potentiels sur le milieu marin |
| — | Mettre en œuvre des mesures d’incitation en faveur du déploiement d’installations innovantes d’énergies renouvelables |
| — | Mettre en commun différentes initiatives en matière d’énergies marines renouvelables dans la région atlantique de l’Union européenne, qui s’appuient sur la philosophie et promeuvent les objectifs du plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (plan SET) |
| — | Sensibiliser le public aux énergies marines renouvelables dans l’Atlantique à l’aide d’outils de communication appropriés |
| — | Renforcer la coopération dans la communauté européenne de l’énergie océanique |
| — | Élaborer un cadre spécifique relatif à l’énergie océanique pour les îles de l’Union européenne dans l’Atlantique |
PILIER IV: OCÉANS EN BONNE SANTÉ ET CÔTES RÉSILIENTES
Le pilier comporte deux objectifs spécifiques et une série d’actions concrètes:
Objectif 6: Des côtes plus résilientes
Actions
| — | Se doter d’un système global d’alerte et d’observation dans le cadre de la multiplication des tempêtes et des inondations en raison du changement climatique |
| — | Mettre en place des synergies entre les infrastructures existantes de l’Union européenne chargées de l’observation et de la protection des côtes et celles chargées de l’alerte et du contrôle et accroître le développement des observatoires des océans sur le terrain |
| — | Développer des espaces de test, des zones pilotes pour tester les méthodes de protection côtière et promouvoir des solutions fondées sur la nature |
| — | Promouvoir des pratiques durables en matière de tourisme côtier et maritime |
| — | Dresser un inventaire des stratégies et mesures nationales et régionales d’adaptation des côtes au changement climatique, en lien avec les évaluations des risques et les plans de gestion des risques, partager les bonnes pratiques |
| — | Organiser des campagnes d’information à l’intention des populations côtières de l’Atlantique |
| — | Sensibiliser les jeunes et les populations côtières au développement du littoral et aux solutions permettant de s’adapter à l’élévation du niveau de la mer |
| — | Partager les bonnes pratiques concernant l’application de la planification de l’espace maritime à l’adaptation et à la résilience des côtes et les évaluations environnementales applicables (EIE (1), ESIE (2), AA (3)) |
| — | Cartographier les zones humides côtières en vue de leur conservation et du contrôle de leur rôle en tant que puits de carbone |
Objectif 7: La lutte contre la pollution marine
Actions
| — | Élaborer un projet pilote de communautés côtières «zéro déchet» |
| — | Utiliser les outils disponibles pour déterminer les principales sources de déchets marins, le cheminement de ces déchets et les sites particulièrement touchés et pour détecter la pollution accidentelle ou volontaire |
| — | Promouvoir les actions des entreprises fondées sur l’économie circulaire, élaborer des mesures d’incitation et des régimes de certification environnementale |
| — | Lancer des actions conjointes pour sensibiliser le public au problème, à savoir par exemple l’organisation de journées citoyennes de nettoyage des plages |
| — | Promouvoir les initiatives de «pêche aux déchets» afin d’encourager tous les pêcheurs à rapporter à terre les déchets capturés dans leurs filets au cours de leurs opérations normales de pêche |
| — | S’engager, au titre de la convention OSPAR, à mettre en œuvre les mesures collectives du plan d’action régional relatif aux déchets marins |
| — | Promouvoir une mise en œuvre coordonnée et efficace des mesures de lutte contre les déchets marins et les sources sonores sous-marines que les États membres de l’Union doivent appliquer en vertu de la DCSMM |
| — | Soutenir les travaux menés dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union et des accords de Bonn et de Lisbonne en vue d’une prévention, préparation et réaction efficaces en ce qui concerne la pollution volontaire et accidentelle |
| — | Promouvoir la coopération entre les secteurs en vue d’une réaction coordonnée en mer et sur le littoral |
(1) Directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement (JO L 26 du 28.1.2012, p. 1), telle que modifiée par la directive 2014/52/UE du Parlement européen et du Conseil (JO L 124 du 25.4.2014, p. 1).
(2) Directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement (JO L 197 du 21.7.2001, p. 30).
(3) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7), telle que modifiée par la directive 97/62/CE du Conseil (JO L 305 du 8.11.1997, p. 42), le règlement (CE) no 1882/2003 du Parlement européen et du Conseil (JO L 284 du 31.10.2003, p. 1), la directive 2006/105/CE du Conseil (JO L 363 du 20.12.2006, p. 368), la directive 2013/17/UE du Conseil (JO L 158 du 10.6.2013, p. 193).
Avis institutionnel — 52021AB0040
29/12/2021
Avis institutionnel — 52021AB0039
28/12/2021
Avis institutionnel — 52021AB0038
22/12/2021
Avis institutionnel — 52022AG0001(01)
20/12/2021