| CELEX | 52020AP0194 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | vendredi 10 juillet 2020 |
| 15.9.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 371/134 |
P9_TA(2020)0194
Lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres *
Résolution législative du Parlement européen du 10 juillet 2020 sur la proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (COM(2020)0070 — C9-0079/2020 — 2020/0030(NLE))
(Consultation)
(2021/C 371/26)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Conseil (COM(2020)0070), |
| — | vu l’article 148, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auquel il a été consulté par le Conseil (C9-0079/2020), |
| — | vu l’article 82 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission de l’emploi et des affaires sociales (A9-0124/2020), |
| 1. | approuve la proposition de la Commission telle qu’amendée; |
| 2. | invite la Commission à modifier en conséquence sa proposition, conformément à l’article 293, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne; |
| 3. | invite le Conseil, s’il entend s’écarter du texte approuvé par le Parlement, à en informer celui-ci; |
| 4. | demande au Conseil de le consulter à nouveau, s’il entend modifier de manière substantielle la proposition de la Commission; |
| 5. | charge son Président de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission. |
Amendement 1
Proposition de décision
Considérant 1
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 2
Proposition de décision
Considérant 2
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 3
Proposition de décision
Considérant 3
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 4
Proposition de décision
Considérant 4
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 5
Proposition de décision
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 6
Proposition de décision
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 37
Proposition de décision
Considérant 7
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 8
Proposition de décision
Considérant 8
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 9
Proposition de décision
Considérant 9
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 10
Proposition de décision
Considérant 10
| Texte proposé par la Commission | Amendement | ||||
|
|
Amendement 11
Proposition de décision
Article 2 — alinéa 1 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
|
| Les lignes directrices formulées dans l’annexe sont révisées au plus tard un an après leur adoption afin de tenir compte de la pandémie de COVID-19 et de ses conséquences sur le plan social et de l’emploi, ainsi que pour mieux faire face aux crises futures du même type. Afin de renforcer la prise de décision démocratique, le Parlement européen est associé à la définition des lignes directrices intégrées pour la croissance et l’emploi sur un pied d’égalité avec le Conseil. |
Amendement 12
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 5 — premier alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient promouvoir activement une économie de marché sociale durable et faciliter et soutenir les investissements dans la création d’emplois de qualité . À cette fin , ils devraient réduire les obstacles à l’embauche , favoriser l’entrepreneuriat responsable et le véritable travail indépendant et, plus particulièrement, soutenir la création et la croissance des microentreprises et des petites et moyennes entreprises, y compris par l’accès au financement. Les États membres devraient promouvoir activement le développement de l’économie sociale, stimuler l’innovation sociale et les entreprises sociales et encourager ces formes de travail innovantes, qui créent des possibilités d’emploi de qualité et ont des retombées sociales positives au niveau local. | Les États membres devraient promouvoir activement le plein emploi de qualité sur la base d’une économie forte. Compte tenu du rôle crucial que jouent les investissements publics dans la création d’emplois , les États membres devraient prendre la tête d’un effort d’investissement public de grande ampleur et mener des politiques de l’emploi intelligentes et ambitieuses pour créer des emplois . Les États membres devraient adapter leurs politiques de l’emploi et coordonner, au niveau de l’Union, la mise en œuvre de bonnes pratiques en ce qui concerne les mesures temporaires visant à protéger l’ensemble des travailleurs et des marchés du travail. Ces mesures devraient inclure des subventions salariales, une aide au revenu et l’extension des systèmes d’allocations de chômage, la prolongation des congés de maladie rémunérés et des congés pour aidants ainsi que des solutions de télétravail. Les États membres devraient soutenir la transformation des entreprises européennes de manière à garantir l’autosuffisance, notamment en matière d’équipements de protection et de dispositifs médicaux. Les États membres devraient intensifier leur soutien aux entreprises en proie à des difficultés en raison de la crise, pour autant que celles-ci maintiennent en poste l’ensemble de leur personnel. Les États membres devraient également envisager de suspendre les licenciements pendant la durée de la crise. Les États membres devraient veiller à l’association des partenaires sociaux à l’élaboration et la mise en œuvre de ces mesures. Celles-ci devraient être maintenues jusqu’à la pleine reprise économique, après quoi elles devraient être progressivement supprimées. Une attention particulière devrait être accordée à la garantie des droits et des emplois des travailleurs mobiles et frontaliers qui subissent les conséquences difficiles de la fermeture des frontières. Les États membres devraient favoriser l’entrepreneuriat responsable , y compris auprès des femmes et des jeunes, et le véritable travail indépendant et, plus particulièrement, soutenir la création et la croissance des microentreprises et des petites et moyennes entreprises, y compris par l’accès au financement. Les États membres devraient promouvoir activement le développement de l’économie circulaire et de l’économie sociale, stimuler l’innovation sociale et les entreprises sociales et renforcer leur durabilité, et encourager les formes de travail qui créent des possibilités d’emploi de qualité et ont des retombées sociales positives au niveau local , en particulier dans les secteurs stratégiques possédant un fort potentiel de croissance, tels que le numérique et l’économie verte. À cet égard, des politiques de soutien à la création d’emplois devraient également être mises en œuvre, en particulier dans le domaine des services publics ou privés d’intérêt général, notamment l’accueil de la petite enfance, les soins de santé et le logement. |
Amendement 13
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 5 — deuxième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Il convient que la fiscalité pèse moins sur le travail et davantage sur d’autres sources permettant de créer des conditions plus favorables à l’emploi et à une croissance inclusive et qu’elle s’aligne sur les objectifs climatiques et environnementaux , en tenant compte de l’effet redistributif du système fiscal, et que , parallèlement, les recettes soient préservées aux fins d’une protection sociale adéquate et de dépenses propices à la croissance . | Il convient que la fiscalité pèse moins sur le travail et davantage sur d’autres sources de sorte à ce qu’elle ne grève pas autant la croissance inclusive, et qu’elle soit, dans le même temps, pleinement cohérente avec les objectifs de développement durable des Nations unies et les objectifs climatiques et environnementaux tels que définis par le pacte vert européen, afin d’accroître l’effet redistributif du système fiscal et, parallèlement, de préserver les recettes aux fins d’une protection sociale et de dépenses publiques adéquates . |
Amendement 14
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 5 — troisième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres disposant de mécanismes nationaux de fixation des salaires minimums légaux devraient veiller à y associer effectivement les partenaires sociaux de manière transparente et prévisible , pour permettre un ajustement adéquat des salaires à l’évolution de la productivité et garantir des salaires équitables assurant un niveau de vie décent , en accordant une attention particulière aux groupes à revenus faibles et moyens en vue d’une convergence vers le haut. Ces mécanismes devraient tenir compte des résultats économiques des différentes régions et des différents secteurs. Les États membres devraient promouvoir le dialogue social et les négociations collectives en vue de la fixation des salaires . Dans le respect des pratiques nationales, les États membres et les partenaires sociaux devraient veiller à ce que tous les travailleurs aient droit à un salaire adéquat et équitable au moyen d’accords collectifs ou de salaires minimums légaux appropriés, en tenant compte de leur incidence sur la compétitivité, la création d’emplois et la pauvreté des travailleurs. | Les politiques visant à garantir que les salaires offrent un niveau de vie décent demeurent importantes pour créer des emplois et réduire la pauvreté dans l’Union, tout comme celles ayant pour but de garantir la compatibilité du travail rémunéré et le droit à des allocations publiques pour compenser les obstacles rencontrés par les groupes les plus marginalisés. Les États membres disposant de mécanismes nationaux de fixation des salaires minimums légaux devraient veiller à associer effectivement à la procédure de fixation des salaires correspondante les partenaires sociaux, de manière transparente et prévisible . La fixation de salaires minimums légaux devrait tenir compte de l’évolution de la productivité afin de lutter contre la précarité et la pauvreté des travailleurs , une attention particulière devant être accordée aux groupes à revenus faibles et moyens en vue d’une convergence vers le haut. Ces mécanismes devraient tenir compte des indicateurs de pauvreté propres à chaque État membre ainsi que des résultats économiques des différentes régions et des différents secteurs. Les États membres devraient renforcer le dialogue social et prendre des mesures pour élargir la couverture des négociations collectives . Dans le respect des pratiques nationales et de l’autonomie des partenaires sociaux , les États membres et les partenaires sociaux devraient éliminer la discrimination en raison de l’âge ou du genre et veiller à ce que tous les travailleurs aient droit à un salaire adéquat et équitable au moyen d’accords collectifs ou de salaires minimums légaux appropriés, en tenant compte de leur incidence positive sur la compétitivité, la création d’emplois et la pauvreté des travailleurs. |
Amendement 15
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 5 — troisième alinéa bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
|
| Les États membres pourront demander une assistance au titre de l’instrument européen de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (SURE). Les États membres devraient s’assurer que l’aide financière au titre de cet instrument n’est accordée qu’aux entreprises respectant les conventions collectives applicables. Les États membres devraient par ailleurs s’assurer que les entreprises bénéficiaires s’abstiennent de tout rachat d’actions ou versement de dividendes aux actionnaires et de bonus à la direction, et ne sont pas enregistrées dans des paradis fiscaux. |
Amendement 16
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 6 — premier alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Dans le contexte des transitions technologiques et environnementales et de l’évolution démographique, les États membres devraient favoriser la durabilité, la productivité, l’employabilité et le capital humain , en encourageant les citoyens à acquérir des connaissances, des qualifications et des compétences tout au long de leur vie, de manière à répondre aux besoins actuels et futurs du marché du travail. Les États membres devraient également investir dans leurs systèmes d’enseignement et de formation et les adapter afin d’offrir un enseignement (y compris un enseignement et une formation professionnels) de qualité et inclusif. Ils devraient œuvrer de concert avec les partenaires sociaux, les prestataires d’enseignement et de formation, les entreprises et d’autres parties prenantes pour remédier aux faiblesses structurelles des systèmes d’enseignement et de formation, en améliorer la qualité et accroître leur adéquation aux besoins du marché du travail, également en vue de permettre la transition environnementale. Une attention particulière devrait être accordée aux problèmes auxquels se heurte la profession d’enseignant. Les systèmes d’enseignement et de formation devraient doter tous les apprenants de compétences clés, et notamment de compétences de base, de compétences numériques ainsi que de compétences transversales, afin de jeter les bases de leur capacité d’adaptation future. Les États membres devraient s’efforcer de garantir le transfert des droits à la formation pendant les changements de carrière professionnelle, y compris , lorsque cela se justifie, au moyen de comptes de formation individuels. Ils devraient permettre à chacun d’anticiper les besoins du marché du travail et de mieux s’y adapter , notamment grâce à un recyclage et à un perfectionnement continus, pour soutenir des transitions justes et équitables pour tous, accroître les retombées sociales, remédier aux pénuries sur le marché du travail et améliorer la résilience globale de l’économie face aux chocs. | Dans le contexte des transitions technologiques et environnementales continues, de l’évolution démographique et des difficultés actuelles , les États membres devraient favoriser les droits sociaux, la durabilité, la productivité, l’employabilité et les capacités humaines , en encourageant les citoyens à acquérir des connaissances, des qualifications et des compétences tout au long de leur vie, de manière à répondre à la crise de l’emploi actuelle et aux besoins actuels et futurs du marché du travail. Les besoins des États membres en matière de recyclage et de perfectionnement de leur main-d’œuvre afin de répondre à la crise devraient être soutenus par des investissements dans leurs systèmes publics d’enseignement et de formation afin d’offrir un enseignement de qualité et inclusif tout au long de la vie (y compris un enseignement et une formation professionnels et un apprentissage, formel ou informel ). Ils devraient œuvrer de concert avec les partenaires sociaux, les prestataires d’enseignement et de formation, les entreprises , les organisations sociales non gouvernementales et d’autres parties prenantes pertinentes pour remédier aux faiblesses structurelles et nouvelles des systèmes d’enseignement et de formation, en améliorer la qualité et accroître leur adéquation aux besoins du marché du travail . Les États membres devraient répondre aux besoins des secteurs faisant face à un déficit chronique de compétences , notamment en vue de permettre la transition environnementale simultanée ainsi que les évolutions technologiques et numériques allant dans le sens de solutions reposant sur l’intelligence artificielle . Une attention particulière devrait être accordée aux problèmes auxquels se heurte la profession d’enseignant. Les systèmes d’enseignement et de formation devraient doter tous les apprenants de compétences clés, et notamment de compétences de base, de compétences numériques ainsi que de compétences transversales, afin de jeter les bases de leur capacité d’adaptation future , et devraient préparer les enseignants à apporter ces compétences à leurs apprenants . Les États membres devraient s’efforcer de garantir le transfert des droits à la formation pendant les changements de carrière professionnelle, y compris au moyen de comptes de formation individuels. Parallèlement, ils devraient garantir que cette approche ne met pas en péril le caractère humaniste de l’éducation ainsi que les aspirations des citoyens. Il est essentiel que les États membres prennent des mesures précoces pour éviter que les citoyens et les sociétés ressentent les effets négatifs qu’entraîne une situation en dehors du marché du travail , notamment grâce à un recyclage et à un perfectionnement continus, pour soutenir des transitions justes et équitables pour tous avec une couverture et un niveau d’allocations de chômage suffisants , accroître les retombées sociales, remédier aux pénuries sur le marché du travail et améliorer la résilience globale de l’économie face aux chocs. |
Amendement 17
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 6 — deuxième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient favoriser l’égalité des chances pour tous en luttant contre les inégalités au sein des systèmes d’enseignement et de formation, y compris en garantissant l’accès à une éducation de la petite enfance de qualité. Ils devraient relever le niveau global de formation, réduire le nombre de jeunes quittant l’école prématurément , améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et son taux d’achèvement et accroître la participation des adultes à l’apprentissage continu, en particulier parmi les apprenants issus de milieux défavorisés, les moins qualifiés. Compte tenu des nouvelles exigences des sociétés numériques, vertes et vieillissantes, les États membres devraient renforcer la formation par le travail dans leurs systèmes d’enseignement et de formation professionnels (EFP) (notamment au moyen d’apprentissages efficaces et de qualité) et augmenter le nombre de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques à la fois dans l’EFP de niveau moyen et dans l’enseignement supérieur. En outre, les États membres devraient mieux faire coïncider l’enseignement supérieur et la recherche avec les besoins du marché du travail, améliorer le suivi et les prévisions en matière de compétences, rendre les compétences plus lisibles et les qualifications comparables, y compris celles acquises à l’étranger, et multiplier les possibilités de reconnaissance et de validation des qualifications et des compétences acquises en dehors des structures formelles d’enseignement et de formation. Ils devraient améliorer et accroître l’offre et l’utilisation de formules souples en matière d’enseignement et de formation professionnels continus. Les États membres devraient aussi aider les adultes peu qualifiés à préserver ou développer leur employabilité à long terme en améliorant l’accès et le recours à des offres d’apprentissage de qualité par la mise en œuvre de parcours de renforcement des compétences, comprenant une évaluation des compétences, une offre d’enseignement et de formation correspondant aux débouchés existant sur le marché du travail, et la validation et la reconnaissance des compétences acquises . | Les États membres devraient favoriser l’égalité des chances pour tous en supprimant les inégalités au sein des systèmes d’enseignement et de formation, y compris en garantissant à tous l’accès à une éducation de la petite enfance inclusive et de qualité. Ils devraient relever le niveau global de formation, réduire le nombre de jeunes quittant l’école, améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et son taux d’achèvement et accroître la participation des adultes à l’apprentissage continu, en particulier parmi les apprenants issus de milieux défavorisés, souvent les moins qualifiés. Compte tenu des nouvelles exigences des sociétés numériques, vertes et vieillissantes, ainsi que des stéréotypes existants concernant les sexes, les États membres devraient renforcer la formation par le travail dans leurs systèmes d’enseignement et de formation professionnels (EFP) (notamment au moyen d’apprentissages efficaces et de qualité) et , tout en évitant de sous-estimer l’importance d’un investissement continu dans les sciences humaines, augmenter le nombre de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques grâce à une approche respectant l’équilibre entre les hommes et les femmes, à la fois dans l’EFP de niveau moyen et dans l’enseignement supérieur. En outre, le cas échéant, les États membres devraient mieux faire coïncider l’enseignement supérieur et la recherche avec les besoins du marché du travail, renforcer les systèmes de formation en alternance et coopérative, améliorer le suivi et les prévisions en matière de compétences, rendre les compétences plus lisibles et les qualifications comparables, y compris celles acquises à l’étranger, et multiplier les possibilités de reconnaissance et de validation officielle des qualifications et des compétences acquises aussi bien au sein qu’en dehors des structures formelles d’enseignement et de formation. Ils devraient améliorer et accroître l’offre et l’utilisation de formules plus souples et plus inclusives en matière d’enseignement et de formation professionnels continus. Les États membres devraient investir dans des mécanismes de protection sociale et de l’emploi pour les personnes qui n’ont pas la capacité de se reconvertir, et aider , au moyen de services publics, les adultes peu qualifiés à accéder à des emplois stables et de qualité, à préserver ou développer leur employabilité à long terme en améliorant l’accès et le recours à des offres d’apprentissage de qualité par la mise en œuvre de parcours de renforcement des compétences, comprenant une évaluation des compétences, une offre d’enseignement et de formation correspondant aux débouchés existant sur le marché du travail . Le droit au congé de formation rémunéré à des fins professionnelles devrait être encouragé , conformément aux conventions pertinentes de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui permettent aux travailleurs de suivre des programmes de formation pendant les heures de travail. Les États membres devraient prendre les mesures nécessaires pour renforcer l’enseignement et la formation à distance en veillant à ce qu’ils soient accessibles à tous et en tenant pleinement compte des besoins des personnes handicapées . |
Amendement 18
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 6 — troisième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient fournir en temps utile aux chômeurs et aux personnes inactives un soutien efficace, coordonné et personnalisé, fondé sur une aide à la recherche d’emploi, la formation et le recyclage, ainsi que sur l’accès à d’autres services de soutien. Des stratégies globales prévoyant une évaluation individuelle approfondie des chômeurs devraient être mises en place dès que possible en vue de faire sensiblement reculer et de prévenir le chômage structurel et de longue durée . Il convient de continuer à lutter contre le chômage des jeunes et à s’efforcer de résoudre le problème des jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent pas d’études ou de formation, dans le cadre d’une prévention du décrochage scolaire et d’une amélioration structurelle de la transition entre les études et la vie professionnelle , notamment par la mise en œuvre intégrale de la garantie pour la jeunesse (15). | Les États membres devraient fournir en temps utile aux chômeurs un soutien efficace, coordonné et personnalisé, fondé sur une aide à la recherche d’emploi, la formation et le recyclage, ainsi que sur l’accès à d’autres services de soutien , notamment dans les domaines de la santé et du logement . Des stratégies globales prévoyant une évaluation individuelle approfondie des chômeurs devraient être mises en place dès que possible, en vue de faire sensiblement reculer et de prévenir le risque d’augmentation du chômage structurel et de longue durée , notamment des stratégies de lutte contre le chômage des personnes handicapées ou d’autres groupes défavorisés. Les États membres devraient, en collaboration avec les partenaires sociaux, mettre en place ou renforcer des mécanismes et systèmes de soutien à la transition professionnelle, avec l’aide du Fonds social européen. Il convient tout particulièrement de continuer à s’efforcer de résoudre en priorité le problème du chômage des jeunes, des conditions de travail précaires, des jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent pas d’études ou de formation (NEET) , dans le cadre d’une prévention du décrochage scolaire , d’un accès à la formation pour des secteurs d’avenir liés à l’économie verte et numérique dans le contexte d’une amélioration structurelle de la transition entre les études et la vie professionnelle ainsi que d’un accès à des emplois de qualité pour lutter contre la précarité croissante chez les jeunes. Il conviendrait également de remédier à ce problème par l’intermédiaire d’une garantie pour la jeunesse renouvelée et efficace, susceptible d’offrir des emplois, des études et des formations de qualité et de faire intervenir l’ensemble des parties prenantes concernées de façon efficace . |
Amendement 19
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 6 — quatrième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient viser l’élimination des entraves et des freins, et prévoir des mesures incitatives, concernant la participation au marché du travail, notamment à l’intention des personnes à faibles revenus, de celles qui sont la deuxième source de revenus du ménage et de celles qui sont le plus éloignées du marché du travail. Les États membres devraient appuyer la mise en place d’un environnement de travail adapté aux personnes handicapées, notamment par un soutien financier et des services ciblés leur permettant de participer au marché du travail et à la société. | Les États membres devraient viser l’élimination des entraves et des freins, et prévoir des mesures incitatives, concernant l’accès au marché du travail, notamment à l’intention des groupes défavorisés et des personnes qui sont le plus éloignées du marché du travail. Les États membres devraient appuyer la mise en place d’un environnement de travail adapté aux personnes handicapées, notamment par un soutien financier et des services ciblés leur permettant de participer au marché du travail et à la société. |
Amendement 20
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 6 — cinquième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient assurer l’égalité entre les hommes et les femmes et renforcer la participation des femmes au marché du travail, notamment en garantissant l’égalité des chances et la progression dans la carrière, et en éliminant les obstacles à la participation aux fonctions de direction à tous les niveaux de prise de décisions. Il convient de remédier à l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes. Il y a lieu de garantir une rémunération égale pour un travail égal ou pour un travail de même valeur, ainsi que la transparence des rémunérations. La conciliation de la vie professionnelle, familiale et privée devrait être encouragée aussi bien en ce qui concerne les femmes que les hommes, en particulier par l’accès à des soins de longue durée et à des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance de qualité et d’un coût abordable. Les États membres devraient veiller à ce que les parents et les autres personnes qui assument des responsabilités familiales aient la possibilité de prendre un congé familial approprié et d’aménager leurs modalités de travail pour concilier leurs obligations professionnelles, familiales et privées; ils devraient en outre promouvoir un exercice de ces droits équilibré entre les hommes et les femmes. | Les États membres devraient assurer l’égalité entre les hommes et les femmes et renforcer la participation des femmes au marché du travail, notamment en garantissant l’égalité des chances et la progression dans la carrière, et en éliminant les obstacles à la participation aux fonctions de direction à tous les niveaux de prise de décisions. Les États membres devraient faire tout leur possible pour approuver et mettre en œuvre le pourcentage minimum fixé dans la proposition de directive relative à un meilleur équilibre hommes/femmes dans les conseils d’administration des sociétés (1 bis) . Il convient de supprimer les écarts de rémunération , de pension et d’emploi entre les hommes et les femmes. Il convient d’évaluer à sa juste valeur la durée du congé de maternité et du congé parental dans le cadre des cotisations ainsi que des droits à la retraite, de manière à tenir compte de l’importance de l’éducation des générations futures eu égard au vieillissement de la société. Il y a lieu de garantir une rémunération égale pour un travail égal ou pour un travail de même valeur, ainsi que la transparence des rémunérations , y compris par la mise en place d’un index de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes . La conciliation de la vie professionnelle, familiale et privée devrait être encouragée aussi bien en ce qui concerne les femmes que les hommes, en particulier par l’accès à des soins de longue durée et à des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance de qualité et d’un coût abordable , et ce tout au long de la vie . Les États membres devraient veiller à ce que les parents et les autres personnes qui assument des responsabilités familiales aient la possibilité de prendre un congé familial approprié et d’aménager leurs modalités de travail pour concilier leurs obligations professionnelles, familiales et privées; ils devraient en outre promouvoir un exercice de ces droits équilibré entre les hommes et les femmes. Ils devraient s’orienter vers un congé de maternité et de paternité entièrement rémunéré. |
Amendement 21
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — premier alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Afin de tirer le meilleur parti d’une main-d’œuvre productive et dynamique ainsi que des nouvelles formes de travail et des nouveaux modèles entrepreneuriaux, les États membres devraient collaborer avec les partenaires sociaux pour mettre en place des conditions de travail équitables, transparentes et prévisibles, dans le respect d’un équilibre entre droits et obligations. Il s’agit de réduire et de prévenir la segmentation au sein des marchés du travail, de lutter contre le travail non déclaré et de favoriser la transition vers des formes d’emploi à durée indéterminée. Il convient que les règles sur la protection de l’emploi, le droit du travail et les institutions instaurent, ensemble, à la fois un environnement propice à l’embauche et la flexibilité nécessaire pour que les employeurs puissent s’adapter rapidement aux mutations économiques , tout en préservant un niveau adéquat de sécurité, en veillant à ce que les travailleurs évoluent dans des lieux de travail bien adaptés répondant aux règles d’hygiène et de sécurité, en protégeant les droits des travailleurs et en garantissant la protection sociale. Les relations de travail qui précarisent les conditions de travail devraient être évitées, y compris dans le cas des travailleurs de plateforme et en luttant contre l’usage abusif de contrats atypiques . Il y a lieu d’assurer, en cas de licenciement abusif, l’accès à des voies de recours efficaces et impartiales ainsi qu’un droit à réparation, y compris à une indemnisation appropriée. | Afin de tirer le meilleur parti d’une main-d’œuvre productive et dynamique ainsi que des nouvelles formes de travail et des nouveaux modèles entrepreneuriaux, les États membres devraient collaborer avec les partenaires sociaux pour mettre en place des conditions de travail équitables, transparentes et prévisibles, dans le respect d’un équilibre entre droits et obligations. La Commission et les États membres devraient prendre des mesures concrètes pour promouvoir et renforcer le dialogue social à tous les niveaux et les négociations collectives, y compris la directive 2009/38/CE du Parlement européen et du Conseil (1 bis) . Il s’agit de réduire et de prévenir la segmentation au sein des marchés du travail, de lutter contre le travail non déclaré et le faux travail indépendant et de favoriser la transition vers des formes d’emploi à durée indéterminée. Il convient que les règles sur la protection de l’emploi, le droit du travail et les institutions instaurent, ensemble, un environnement propice à la création d’emplois stables et de qualité , en préservant des niveaux adéquats de sécurité, en veillant à ce que les travailleurs évoluent dans des lieux de travail bien adaptés répondant aux règles d’hygiène et de sécurité, en assurant les droits des travailleurs et en garantissant une protection sociale décente. Ils devraient également travailler avec les représentants syndicaux pour garantir l’hygiène et la sécurité du milieu de travail, en prêtant une attention toute particulière à la prévention des accidents et des maladies sur le lieu de travail . Les relations de travail qui précarisent les conditions de travail , ainsi que la concurrence salariale, devraient être évitées, y compris dans le cas des travailleurs de plateforme . L’usage abusif de contrats atypiques est à proscrire. Les États membres devraient s’assurer que tous ces travailleurs bénéficient effectivement de conditions de travail équitables, de droits sociaux, d’un accès à une protection sociale adéquate et d’une représentation renforcée. À cette fin, les États membres devraient pleinement mettre en œuvre la convention de l’OIT de 1947 sur l’inspection du travail, investir dans des inspections efficaces du travail par des autorités compétentes dotées de pouvoirs suffisants et coordonner leurs efforts de lutte contre les abus transfrontières dans le cadre d’une coopération avec l’Autorité européenne du travail . Il y a lieu d’assurer, en cas de licenciement abusif, l’accès à des voies de recours efficaces et impartiales ainsi qu’un droit à réparation, y compris à une indemnisation appropriée. Les États membres doivent s’appuyer sur le réseau européen des services publics de l’emploi et des agences européennes pour identifier les bonnes pratiques, fondées sur des données probantes, promouvoir l’apprentissage mutuel et favoriser davantage de coordination des politiques de l’emploi. |
Amendement 22
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — deuxième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les politiques devraient avoir pour but d’améliorer et d’encourager la participation, l’adéquation entre l’offre et la demande et les transitions sur le marché du travail. Il convient que les États membres incitent effectivement les personnes à même d’accéder au marché du travail à y participer en leur donnant les moyens de le faire . Les États membres devraient accroître l’efficacité des politiques actives du marché du travail en élargissant leur champ d’action et leur ciblage et en améliorant les interactions entre celles-ci et les mesures d’aide au revenu destinées aux chômeurs, pendant qu’ils sont à la recherche d’un emploi et sur la base de leurs droits et responsabilités . Les États membres devraient s’efforcer de rendre les services publics de l’emploi plus efficaces et plus efficients en veillant à ce que ceux-ci apportent une aide personnalisée en temps utile aux demandeurs d’emploi, appuient la demande sur le marché du travail et mettent en place une gestion axée sur les résultats . | Les politiques devraient avoir pour but d’améliorer et d’encourager la participation, l’adéquation entre l’offre et la demande et les transitions , en particulier numériques et écologiques, sur le marché du travail , ainsi que d’augmenter l’emploi également dans les territoires défavorisés . Il convient que les États membres incitent effectivement les personnes à même d’accéder au marché du travail à trouver un emploi de qualité . Les États membres devraient accroître l’efficacité des politiques actives du marché du travail en élargissant leur champ d’action et leur ciblage et en garantissant des mesures d’aide au revenu décentes aux chômeurs, pendant qu’ils sont à la recherche d’un emploi. Les États membres devraient s’efforcer de rendre les services publics de l’emploi plus efficaces et plus efficients , notamment pour les travailleurs transfrontaliers, en veillant à ce que ceux-ci apportent une aide personnalisée en temps utile aux demandeurs d’emploi et appuient la demande sur le marché du travail . La qualité des emplois devrait constituer l’objectif de ces services . |
Amendement 23
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — troisième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient accorder aux personnes sans emploi des prestations de chômage adéquates pendant une durée raisonnable , en fonction de leurs cotisations et des règles nationales d’admissibilité. Ces prestations ne devraient pas décourager un retour rapide à l’emploi et devraient s’accompagner de politiques actives du marché du travail. | Les États membres devraient accorder aux personnes sans emploi des prestations de chômage adéquates pendant une durée suffisante , en fonction de leurs cotisations et des règles nationales d’admissibilité. Cela devrait s’accompagner de politiques actives du marché du travail et d’un soutien à des mécanismes d’apprentissage mutuel entre les États membres . |
Amendement 24
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — quatrième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Il convient de soutenir de manière adéquate la mobilité des apprenants et des travailleurs afin de renforcer leur employabilité et leurs compétences et de tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché européen du travail, tout en garantissant des conditions équitables à tous ceux qui exercent une activité transfrontière et en intensifiant la coopération administrative entre les administrations nationales en ce qui concerne les travailleurs mobiles. Il importe d’éliminer les obstacles à la mobilité dans l’enseignement, la formation, les régimes de retraite professionnels et individuels ainsi qu’en matière de reconnaissance des qualifications, et de simplifier cette reconnaissance. Les États membres devraient prendre les mesures nécessaires pour que les procédures administratives ne constituent pas un obstacle inutile pour les travailleurs venant d’autres États membres qui acceptent un emploi, y compris les travailleurs transfrontières. Ils devraient également prévenir une utilisation abusive des règles en vigueur et lutter contre les causes sous-jacentes de «l’exode des cerveaux» dans certaines régions, y compris par des mesures de développement régional appropriées. | Les États membres doivent soutenir la mobilité de la main-d’œuvre dans toute l’Europe afin de créer de nouvelles possibilités d’emploi pour les travailleurs. Il convient de soutenir de manière adéquate la mobilité des apprenants durant leur formation, notamment en renforçant le programme de mobilité ERASMUS +, qui permet aux apprenants d’accroître leurs savoir-faire et renforcer leurs compétences. Il convient également d’encourager les travailleurs afin de renforcer leur employabilité et leurs compétences et de tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché européen du travail. Tout en garantissant des droits et des conditions de travail équitables à tous ceux qui exercent une activité transfrontière , la portabilité des droits et des prestations devrait être renforcée par la coopération administrative entre les administrations nationales en ce qui concerne les travailleurs mobiles. Il importe d’éliminer les obstacles à la mobilité dans l’enseignement, la formation, les régimes de retraite professionnels et individuels ainsi qu’en matière de reconnaissance des qualifications, et de simplifier cette reconnaissance. Les États membres devraient prendre les mesures nécessaires pour que les procédures administratives ne constituent pas un obstacle inutile pour les travailleurs venant d’autres États membres qui acceptent un emploi, y compris les travailleurs transfrontières et frontaliers. Les États membres devraient s’engager en faveur de la numérisation des services publics afin faciliter une mobilité équitable des travailleurs, notamment en ce qui concerne la coordination des systèmes de sécurité sociale. Il sera important que les États membres prennent en considération les travailleurs mobiles, y compris les travailleurs frontaliers, lorsqu’ils mettent en œuvre des mesures telles que la fermeture des frontières afin de limiter la propagation de la COVID-19, par exemple sur le plan de la santé et de la sécurité, des impôts, de la sécurité sociale et de la coordination. Les États membres devraient permettre aux travailleurs mobiles et aux travailleurs frontaliers de continuer à franchir les frontières lorsque cela est jugé sûr au regard des lignes directrices de l’EU-OSHA en matière de santé et de sécurité . Ils devraient également prévenir une utilisation abusive des règles en vigueur et lutter contre les causes sous-jacentes de «l’exode des cerveaux» dans certaines régions, qui nuit au développement et à l’attractivité de ces territoires, y compris par des mesures de développement régional appropriées. Les États membres devraient promouvoir et utiliser les outils européens pertinents, tels que le réseau pour l’emploi EURES, et renforcer les partenariats transfrontaliers pour aider les travailleurs mobiles dans les régions transfrontalières. |
Amendement 25
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — cinquième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| En s’appuyant sur les pratiques nationales existantes et en vue de parvenir à un dialogue social plus efficace et à de meilleurs résultats socio-économiques, les États membres devraient assurer la participation constructive et en temps utile des partenaires sociaux à la conception et à la mise en œuvre des politiques et des réformes en matière sociale et d’emploi et, le cas échéant, en matière économique, notamment en soutenant le renforcement des capacités des partenaires sociaux. Les États membres devraient favoriser le dialogue social et les négociations collectives. Les partenaires sociaux devraient être encouragés à négocier et à conclure des conventions collectives sur des sujets qui les concernent, dans le respect plein et entier de leur autonomie et du droit à l’action collective. | En s’appuyant sur les pratiques nationales existantes et en vue de promouvoir et d’instaurer un dialogue social plus efficace et renforcé ainsi que de meilleurs résultats socio-économiques, les États membres devraient assurer la participation constructive et en temps utile des partenaires sociaux à la conception et à la mise en œuvre des politiques et des réformes en matière sociale et d’emploi et, le cas échéant, en matière économique, notamment en soutenant le renforcement des capacités des partenaires sociaux. Les États membres devraient renforcer et promouvoir le dialogue social et les négociations collectives. Les partenaires sociaux devraient être encouragés à négocier et à conclure des conventions collectives sur des sujets qui les concernent, dans le respect plein et entier de leur autonomie et du droit à l’action collective. |
Amendement 26
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — sixième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Lorsque cela se justifie et en se fondant sur les pratiques en vigueur au niveau national, les États membres devraient tenir compte de l’expérience qu’ont, en matière d’emploi et de questions sociales, les organisations de la société civile concernées. | Lorsque cela se justifie et en se fondant sur les pratiques en vigueur au niveau national, les États membres devraient tenir compte de l’expérience qu’ont, en matière d’emploi et de questions sociales, les organisations de la société civile concernées , y compris celles qui représentent des personnes et des groupes ayant des difficultés à trouver des emplois de qualité . |
Amendement 27
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — sixième alinéa bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
|
| Un lieu de travail sain et sûr est essentiel pour permettre de lutter contre le risque d’infection et la propagation des virus et d’autres maladies. Les États membres devraient s’assurer que les employeurs prennent au sérieux leurs responsabilités en matière de santé et de sécurité de leurs travailleurs et fournissent à ces derniers, ainsi qu’à leurs représentants, des informations adéquates, procèdent à des évaluations des risques et prennent des mesures de prévention. Il s’agit notamment de réduire à zéro le nombre d’accidents du travail mortels et de cancers professionnels en fixant des valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes et en prenant en compte les risques sanitaires psychosociaux professionnels et les maladies professionnelles. Pour améliorer le fonctionnement des marchés du travail, les États membres devraient investir dans la santé et la sécurité au travail et garantir des moyens et dispositions adéquats pour les inspections du travail et les représentants syndicaux responsables de la santé et de la sécurité. |
Amendement 38
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — sixième alinéa ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
|
| Les États membres devraient collaborer pour l’octroi d’une protection sociale aux travailleurs mobiles, y compris les travailleurs indépendants qui travaillent dans un autre État membre. La modernisation des systèmes de protection sociale devrait aller dans le sens des principes du marché de travail européen, en prévoyant une protection sociale viable, universelle et transfrontière qui évite tout écart en matière de protection et garantisse en fin de compte la productivité de la main-d’œuvre. |
Amendement 29
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 7 — sixième alinéa quater (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
|
| Les États membres devraient pallier les retombées de la crise de la COVID-19 sur le marché du travail en accompagnant les travailleurs qui sont actuellement en «chômage technique» parce que leur employeur a été contraint d’interrompre son activité ainsi qu’en aidant les indépendants et les petites entreprises à conserver leurs salariés et à maintenir leur activité. |
Amendement 30
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — premier alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient promouvoir des marchés du travail inclusifs et ouverts à tous, en mettant en place des mesures efficaces pour combattre toutes les formes de discrimination et promouvoir l’égalité des chances au bénéfice des groupes sous-représentés sur le marché du travail, en accordant l’attention voulue à la dimension régionale et territoriale. Ils devraient assurer l’égalité de traitement en ce qui concerne l’emploi, la protection sociale, les soins de santé et de longue durée, l’enseignement et l’accès aux biens et aux services, sans distinction de sexe, de race ou d’origine ethnique, de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle. | Les États membres devraient promouvoir les droits sociaux et des marchés du travail inclusifs , dans le cadre d’une stratégie d’inclusion active intégrée, et ouverts à tous, en mettant en place des mesures efficaces pour combattre toutes les formes de discrimination et promouvoir l’égalité des chances au bénéfice des groupes sous-représentés sur le marché du travail, en accordant l’attention voulue à la dimension régionale et territoriale. Ils devraient assurer une rémunération et des droits égaux pour un travail égal au même endroit, ainsi que l’égalité de traitement en ce qui concerne l’emploi, la protection sociale, les soins de santé et de longue durée, le logement, l’enseignement et l’accès aux biens et aux services, sans distinction de sexe, de race ou d’origine ethnique , de nationalité , de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle. |
Amendement 31
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — deuxième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient moderniser les systèmes de protection sociale pour que ceux-ci assurent une protection sociale adéquate, efficace, efficiente et durable, à toutes les étapes de la vie, en favorisant l’inclusion et l’ascension sociales , en encourageant la participation au marché du travail et en combattant les inégalités, notamment par la manière dont sont conçus leurs systèmes d’imposition et de prestations sociales. Le fait de compléter les approches universelles par des approches sélectives permettra d’améliorer l’efficacité des systèmes de protection sociale . Une telle modernisation devrait être synonyme d’amélioration de l’accessibilité, de la qualité, de l’adéquation et de la pérennité des systèmes de protection sociale . | Les États membres devraient investir dans les systèmes de protection sociale et les moderniser, pour que ceux-ci assurent une protection sociale adéquate, efficace, efficiente et durable pour tous à toutes les étapes de la vie, en luttant contre la pauvreté et en favorisant l’inclusion sociale et la convergence sociale vers le haut , en accompagnant la participation au marché du travail l’accès à des emplois de qualité et en combattant les inégalités, notamment par la manière progressive dont sont conçus leurs systèmes d’imposition et de prestations sociales. Le fait de compléter les approches universelles par des approches sélectives supplémentaires permettra d’améliorer l’efficacité des systèmes de protection sociale , avec pour résultat une amélioration de l’accessibilité, de la qualité, de l’adéquation et de la pérennité de ces systèmes . |
Amendement 32
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — troisième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient développer et intégrer les trois axes de l’inclusion active: une aide adéquate aux revenus, des marchés du travail favorisant l’insertion et l’accès à des services de soutien de qualité, répondant aux besoins individuels. Les systèmes de protection sociale devraient garantir une prestation de revenu minimum adéquate pour tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes et promouvoir l’inclusion sociale en encourageant la participation active au marché du travail et à la société, y compris par des services sociaux ciblés. | Les États membres devraient développer et intégrer les trois axes de l’inclusion active: une aide adéquate aux revenus, des marchés du travail favorisant l’insertion et l’accès à des services de qualité, répondant aux besoins individuels. Les systèmes de protection sociale devraient garantir une prestation de revenu minimum adéquate pour tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes et promouvoir l’inclusion sociale en soutenant la participation active au marché du travail et à la société, y compris par des services sociaux ciblés. |
Amendement 33
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — quatrième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| La disponibilité de services abordables , accessibles et de qualité, notamment en matière d’éducation et d’accueil de la petite enfance , d’accueil extrascolaire , d’enseignement , de formation , de logement , de soins de santé et de longue durée , est essentielle pour garantir l’égalité des chances . Il convient de prêter une attention particulière à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale , notamment à la pauvreté parmi les travailleurs et les enfants . Les États membres devraient garantir la fourniture universelle de services essentiels, y compris aux enfants . Ils devraient assurer aux personnes se trouvant dans le besoin ou dans une situation vulnérable l’accès à un logement social adéquat ou à une aide sociale appropriée en matière de logement. Les besoins particuliers des personnes handicapées, y compris sur le plan de l’accessibilité, devraient être pris en compte dans le cadre de ces services. Il convient de s’attaquer de manière spécifique à la problématique des sans-abris . | Compte tenu des niveaux de pauvreté alarmants qui perdurent et qui sont beaucoup plus élevés que l’objectif de réduction de pauvreté fixé en 2010 dans la stratégie Europe 2020, ainsi que des conséquences de la crise de la COVID-19 , il y a lieu de redoubler d’efforts en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, en mettant tout particulièrement l’accent sur les travailleurs pauvres , les enfants, les personnes âgées , les parents isolés , et notamment les mères , les minorités ethniques , les migrants, les personnes handicapées et les sans-abri , et en mettant en place des stratégies transversales particulières en la matière . Parallèlement, il convient d’accorder une attention particulière aux conséquences possibles de la crise de la COVID-19 sur d’autres groupes, notamment les personnes qui occupent un emploi précaire ou celles qui ont récemment perdu leur emploi. En ce qui concerne les investissements dans l’enfance, les États membres devraient adopter une garantie pour l’enfance afin de lutter contre la pauvreté des enfants et de promouvoir leur bien-être , ce qui contribuerait à l’égalité d’accès des enfants à des soins de santé gratuits, à une éducation gratuite, à des services de garde d’enfants gratuits, à un logement décent et à une nutrition adéquate . Les États membres devraient garantir la fourniture universelle de services de qualité . Ils devraient assurer aux personnes se trouvant dans le besoin ou dans une situation vulnérable l’accès à un logement social adéquat ou à une aide sociale appropriée en matière de logement , des investissements dans des parcs immobiliers accessibles pour les personnes à mobilité réduite, mais aussi prendre des mesures pour assurer une transition juste en ce qui concerne l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements existants et pour s’attaquer au problème de la précarité énergétique dans le contexte du pacte vert pour l’Europe, ainsi que des services adéquats pour les sans-abris. Les États membres devraient s’attaquer au problème des expulsions, qui sont en augmentation . Les besoins particuliers des personnes handicapées, y compris sur le plan de l’accessibilité, devraient être pris en compte dans le cadre de ces services. Il convient de s’attaquer de manière décisive à la problématique des sans-abri, en se fondant sur l’approche du logement avant tout . |
Amendement 34
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — cinquième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Les États membres devraient garantir un accès rapide à des soins de santé et à des soins de longue durée préventifs et curatifs abordables et de bonne qualité, tout en préservant la pérennité à long terme des systèmes . | La crise de la COVID-19 démontre la nécessité d’accroître les investissements publics pour garantir un niveau suffisant de personnel bien formé et l’accès aux soins de santé pour tous, y compris les groupes vulnérables. Par conséquent, les États membres devraient garantir l’accès universel à des soins de santé préventifs et curatifs publics abordables et à des soins de longue durée de qualité élevée et durable . |
Amendement 35
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — cinquième alinéa bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
|
| Les États membres doivent veiller à la santé des personnes âgées, leur assurer les hospitalisations et les soins nécessaires, et éviter toute discrimination fondée sur l’âge. |
Amendement 36
Proposition de décision
Annexe I — Ligne directrice no 8 — sixième alinéa
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie et de l’évolution démographique, les États membres devraient garantir l’adéquation et la pérennité des régimes de retraite pour les travailleurs salariés et non-salariés, en assurant l’égalité des chances pour les femmes et les hommes en matière d’acquisition des droits à pension , y compris au moyen de régimes complémentaires pour assurer un revenu adéquat . Les réformes des régimes de retraite devraient être soutenues par des mesures qui prolongent la vie active , notamment le relèvement de l’âge effectif de départ à la retraite, et devraient s’inscrire dans le cadre de stratégies en matière de vieillissement actif . Les États membres devraient mettre en place un dialogue constructif avec les partenaires sociaux et les autres parties prenantes concernées et organiser une introduction progressive appropriée des réformes. | Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie et de l’évolution démographique, les États membres devraient garantir l’adéquation et la pérennité des régimes de retraite pour les travailleurs salariés et non-salariés, en assurant l’égalité des chances pour les femmes et les hommes en matière d’acquisition des droits à pension dans le cadre de régimes publics ou professionnels pour assurer un revenu décent à la retraite, supérieur au seuil de pauvreté . Les réformes des régimes de retraite devraient être soutenues par des mesures qui reposent sur le vieillissement actif , par l’optimisation des possibilités pour les travailleurs de tous âges de travailler dans des conditions saines, productives et de bonne qualité jusqu’à l’âge de départ à la retraite, tout en respectant les décisions des personnes âgées soit de rester économiquement actives plus longtemps, soit de ne plus participer au marché du travail. Des mesures spécifiques devraient être recensées dans le domaine de la démographie de la main-d’œuvre, de la santé et de la sécurité au travail, de la gestion des compétences et des aptitudes et de l’organisation du travail pour garantir une vie professionnelle saine et productive, dans le cadre d’une approche intergénérationnelle. Il s’agit notamment d’encourager à la fois l’emploi des jeunes et la transition pré-retraite, ainsi que la transmission des connaissances et de l’expérience d’une génération à l’autre . Les États membres devraient mettre en place un dialogue constructif avec les partenaires sociaux , les organisations de la société civile et les autres parties prenantes concernées , y compris un dialogue direct avec les personnes âgées confrontées à la pauvreté et à l’exclusion, et organiser une introduction progressive appropriée des différentes réformes. |
(5) Recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil du 14 juillet 2015 relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union européenne (JO L 192 du 18.7.2015, p. 27).
(5) Recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil du 14 juillet 2015 relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union européenne (JO L 192 du 18.7.2015, p. 27).
(6) JO C 120 du 26.4.2013, p. 1.
(7) JO C 67 du 20.2.2016, p. 1.
(8) JO C 484 du 24.12.2016, p. 1.
(9) JO C 153 du 2.5.2018, p. 1.
(10) JO C 189 du 4.6.2018, p. 1.
(11) JO C 189 du 5.6.2019, p. 4.
(12) JO C 387 du 15.11.2019, p. 1.
(6) JO C 120 du 26.4.2013, p. 1.
(7) JO C 67 du 20.2.2016, p. 1.
(8) JO C 484 du 24.12.2016, p. 1.
(9) JO C 153 du 2.5.2018, p. 1.
(10) JO C 189 du 4.6.2018, p. 1.
(11) JO C 189 du 5.6.2019, p. 4.
(12) JO C 387 du 15.11.2019, p. 1.
(13) Résolution A/RES/70/1 des Nations unies.
(13) Résolution A/RES/70/1 des Nations unies.
(14) JO C 428 du 13.12.2017, p. 10.
(14) JO C 428 du 13.12.2017, p. 10.
(15) JO C 120 du 26.4.2013, p. 1.
(1 bis) COM(2012)0614.
(1 bis) Directive 2009/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 6 mai 2009 concernant l’institution d’un comité d’entreprise européen ou d’une procédure dans les entreprises de dimension communautaire et les groupes d’entreprises de dimension communautaire en vue d’informer et de consulter les travailleurs (JO L 122 du 16.5.2009, p. 28).
Avis institutionnel — 52020AB0037
28/12/2020
Avis institutionnel — 52020AB0036
22/12/2020
Exposé des motifs du Conseil: position (UE) no 17/2020 du Conseil en première lecture en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE, Euratom) no 883/2013 en ce qui concerne la coopération avec le Parquet européen et l’efficacité des enquêtes de l’Office européen de lutte antifraude
22/12/2020
Avis institutionnel — 52020AB0034
18/12/2020