| CELEX | 52020AR2633 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 14 octobre 2020 |
| 18.12.2020 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 440/183 |
Avis du Comité européen des régions — L’Année européenne du rail (2021)
(2020/C 440/25)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Amendement 1
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| En reliant les principaux axes de transport de l’Union à ses régions et territoires périphériques, le secteur ferroviaire contribue à la cohésion sociale, économique et territoriale. | En reliant les principaux axes de transport de l’Union à ses régions et territoires périphériques, le secteur ferroviaire contribue à la cohésion sociale, économique et territoriale, à la fois en tant que service public local et régional et en tant que service de capacité et de longue distance pour les passagers et les marchandises. |
Exposé des motifs
En évoquant la contribution à la cohésion, il convient de mettre en évidence les différents modèles ferroviaires qui y sont propices, afin de souligner l’importance et la nécessité de chacun d’eux, sans exception, pour atteindre l’objectif poursuivi.
Amendement 2
Article 3, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
Afin d’attirer de nouveaux usagers du rail, il est essentiel de faciliter l’accès à ce moyen de transport grâce à de nouvelles politiques tarifaires, offres et remises, notamment pour les trajets soumis à des obligations de service public.
Amendement 3
Article 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’organisation de la participation à l’Année européenne au niveau national relève de la responsabilité des États membres. À cette fin, les États membres désignent des coordinateurs nationaux. Les coordinateurs nationaux veillent à la coordination des activités pertinentes au niveau national. | L’organisation de la participation à l’Année européenne au niveau national relève de la responsabilité des États membres. À cette fin, les États membres désignent des coordinateurs nationaux. Les coordinateurs nationaux veillent à la coordination des activités pertinentes au niveau national , en tenant également compte des mesures de promotion du transport ferroviaire que peuvent mettre en œuvre les collectivités régionales de chaque État membre de l’UE . |
Exposé des motifs
Pour s’assurer d’une mise en œuvre effective de l’Année européenne du rail dans les États membres, il est essentiel d’associer les pouvoirs publics régionaux à ce projet et de promouvoir le transport ferroviaire non seulement à l’échelon central, mais tout spécialement à l’échelon régional.
Amendement 4
Article 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. La Commission organise régulièrement des réunions des coordinateurs nationaux pour coordonner le déroulement de l’Année européenne. Ces réunions sont également l’occasion d’échanger des informations sur la mise en œuvre de l’Année européenne au niveau national et au niveau de l’Union; des représentants du Parlement européen peuvent participer à ces réunions en qualité d’observateurs. | 1. La Commission organise régulièrement des réunions des coordinateurs nationaux pour coordonner le déroulement de l’Année européenne. Ces réunions sont également l’occasion d’échanger des informations sur la mise en œuvre de l’Année européenne au niveau national et au niveau de l’Union; des représentants du Parlement européen et du Comité européen des régions peuvent participer à ces réunions en qualité d’observateurs. |
| 2. La coordination de l’Année européenne au niveau de l’Union suit une approche transversale en vue de créer des synergies entre les différents programmes et initiatives de l’Union qui financent des projets dans le domaine du transport ferroviaire ou qui ont une dimension ferroviaire. | 2. La coordination de l’Année européenne au niveau de l’Union suit une approche transversale en vue de créer des synergies entre les différents programmes et initiatives de l’Union qui financent des projets dans le domaine du transport ferroviaire ou qui ont une dimension ferroviaire. |
| 3. La Commission réunit régulièrement les parties prenantes et les représentants des organisations ou organismes qui œuvrent dans le domaine du transport ferroviaire, y compris les réseaux culturels transnationaux existants et les ONG concernées, ainsi que les organisations de la jeunesse et les communautés de jeunes, pour qu’ils l’aident à mettre en œuvre l’Année européenne au niveau de l’Union. | 3. La Commission réunit régulièrement les parties prenantes et les représentants des organisations ou organismes qui œuvrent dans le domaine du transport ferroviaire, y compris les réseaux culturels transnationaux existants et les ONG concernées, ainsi que les organisations de la jeunesse et les communautés de jeunes, pour qu’ils l’aident à mettre en œuvre l’Année européenne au niveau de l’Union. |
| La Commission peut, si le budget le permet, organiser des appels à propositions et des projets susceptibles de bénéficier d’un soutien en raison de leur contribution exceptionnelle à la réalisation des objectifs de l’année. | La Commission peut, si le budget le permet, organiser des appels à propositions et des projets susceptibles de bénéficier d’un soutien en raison de leur contribution exceptionnelle à la réalisation des objectifs de l’année. Il convient de sélectionner les projets qui bénéficient d’un tel soutien de l’Union en tenant compte de l’équilibre géographique. |
Exposé des motifs
Il est indispensable que le CdR participe aux réunions des coordinateurs, au vu du rôle important des collectivités territoriales dans le développement des transports ferroviaires régionaux et locaux. La présente proposition d’un critère géographique découle de la nécessité de répartir de manière équilibrée le soutien financier dont bénéficieront les projets dans le cadre de l’Année européenne du rail.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
A. LE RÔLE ET LA CONTRIBUTION DES CHEMINS DE FER POUR LE DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE DES RÉGIONS D’EUROPE, LA MOBILITÉ DURABLE ET LA RÉALISATION DES OBJECTIFS EN MATIÈRE DE CLIMAT DÉFINIS DANS LA STRATÉGIE DU PACTE VERT POUR L’EUROPE ET LA POLITIQUE EUROPÉENNE DES TRANSPORTS
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 1. | salue la proposition relative à l’Année européenne du rail (2021) qui vise, par des projets, des débats, des manifestations, des expositions et des initiatives dans l’Europe entière, à promouvoir les chemins de fer auprès des citoyens, des entreprises et des pouvoirs publics en tant que moyen de transport attrayant et durable du point de vue environnemental pour se déplacer en Europe; |
| 2. | prend acte de la convergence des objectifs fixés dans la décision relative à l’Année européenne du rail et de ceux qui sont affichés dans la communication de la Commission sur le pacte vert pour l’Europe en matière de promotion du transport ferroviaire, notamment en ce qui concerne la mobilité durable et intelligente ou encore la réalisation de l’objectif de neutralité climatique de l’Union à l’horizon 2050; |
| 3. | observe que le rail est l’un des modes de transport les plus durables, les plus économes en énergie et les plus sûrs, et qu’il jouera par conséquent un rôle éminent dans le futur système européen de mobilité; |
| 4. | constate que le rail est six fois moins gourmand en énergie que le transport routier, et qu’il émet également neuf fois moins de CO2 que le transport routier de marchandises ou le transport aérien de passagers; |
| 5. | note que le rail, qui fait figure de champion de la mobilité neutre pour le climat dans l’Union européenne, s’est déjà doté d’une stratégie propre en matière de mobilité durable pour atteindre un objectif de zéro émission d’ici à 2050 tout en demeurant pleinement fonctionnel; |
| 6. | rappelle que les modes de transport devraient tous contribuer aux coûts externes qu’ils induisent, conformément au principe du «pollueur-payeur»; en ce sens, demande à la présidence allemande en exercice du Conseil de l’Union européenne d’accélérer les débats au sujet du dossier «Eurovignette» afin d’adopter au cours des prochains mois une approche générale qui permette, enfin, les négociations de trilogues avec le Parlement européen, de manière à favoriser le report modal de la route vers le rail; |
| 7. | souligne que le secteur ferroviaire contribue également de manière significative à l’économie européenne et au parachèvement du marché unique européen; |
| 8. | souligne en outre que l’objectif de transfert en faveur du rail ne pourra pas être atteint uniquement grâce à des mesures incitatives dans le secteur ferroviaire lui-même, et que la réalisation des objectifs fixés par la Commission dans le cadre du pacte vert nécessitera également de prendre des mesures dissuasives à l’encontre des modes de transport reposant sur les énergies fossiles; |
| 9. | note que, grâce aux efforts que le secteur ferroviaire a déployés pour améliorer ses prestations, la satisfaction des passagers à l’égard de ces services augmente de façon régulière (1); |
| 10. | souligne que l’urbanisation croissante sera l’un des défis mondiaux majeurs. Il est donc nécessaire d’introduire de nouveaux paradigmes à la problématique de la mobilité. Le déploiement complet des véhicules électriques et automatisés prendra encore de nombreuses années, alors même que les problèmes que provoque le changement climatique requièrent déjà qu’un soutien soit apporté au secteur ferroviaire; |
| 11. | souligne que les investissements dans les corridors de fret ferroviaire et les terminaux de transbordement contribuent à améliorer la cohésion territoriale de l’Union, le développement des échanges avec les pays tiers, le développement économique et l’emploi; |
| 12. | invite, dans la perspective de la révision prévue du règlement (UE) no 1315/2013 du Parlement européen et du Conseil (2) (RTE-T), les institutions européennes à continuer à soutenir le développement de ce réseau et à investir dans de nouveaux corridors partout où cela est nécessaire au sein de l’Union européenne, en particulier dans les régions où les infrastructures ferroviaires sont moins développées. Le corridor dit «de l’ambre» (Amber Corridor) et le projet Rail Baltica sont des exemples de corridors présentant une valeur ajoutée européenne; |
| 13. | note que les investissements en faveur du rail effectués durant la période 2014-2016 grâce au mécanisme pour l’interconnexion en Europe ont contribué au PIB à hauteur de 264 milliards d’EUR. Les investissements réalisés dans les corridors du RTE-T central dans le cadre de cet instrument devraient permettre une augmentation supplémentaire équivalant à 1,8 % du PIB d’ici 2030 et un transfert modal qui réduira les coûts externes; |
| 14. | constate la réussite des services ferroviaires à grande vitesse en Europe et leur potentiel de remplacement de la connectivité aérienne pour des trajets de 800 à 1 000 km; encourage la poursuite du développement de l’infrastructure ferroviaire à grande vitesse, notamment en Europe centrale, orientale et dans les pays nordiques, dans la mesure où elle améliorera la connectivité du réseau de transport européen, promouvant ainsi la compétitivité, l’accessibilité et les objectifs climatiques de l’Union européenne; |
| 15. | observe que la crise liée à la COVID-19 a apporté une nouvelle preuve que le système ferroviaire européen se caractérise par un haut degré de résilience et de stabilité qui a permis de maintenir une cohésion territoriale en continu, notamment entre les régions, grâce aux transports des patients et des marchandises de première nécessité; |
| 16. | prend acte des différences en matière de développement et de qualité des infrastructures entre les différents pays européens, et se félicite que le nouveau mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) prévoie déjà une partie conséquente de son budget pour une stratégie cohérente à l’échelle européenne afin de réduire les disparités dans le fonctionnement des systèmes ferroviaires entre les différents États membres; |
| 17. | est d’avis que les décideurs politiques de l’Union devraient profiter de la période de relance économique après la pandémie pour se concentrer davantage sur les modes de transport écologiques, tels que le rail. Il convient que les stratégies à venir en matière de transport traduisent cette nouvelle orientation. |
B. LES DÉFIS POSÉS AU RAIL EUROPÉEN ET LA PROPOSITION DU COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS CONCERNANT SA PROMOTION ET SON DÉVELOPPEMENT
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 18. | note que le livre blanc sur les transports de 2011 visait à réaliser un transfert modal significatif en faveur du transport ferroviaire; déplore que l’on ait échoué à réaliser les objectifs ainsi fixés, et que le secteur des transports dans son ensemble ait vu ses émissions de gaz à effet de serre constamment augmenter; |
| 19. | demande instamment aux institutions européennes et aux gouvernements nationaux de prendre de toute urgence des mesures pour harmoniser les conditions de concurrence entre les différents modes de transport, notamment par la prise en compte des externalités négatives sur l’environnement et un alignement de la fiscalité, et de promouvoir de manière cohérente leurs chemins de fer. Le CdR rappelle, dans ce contexte, qu’il avait apporté son soutien à l’initiative citoyenne européenne «fairosène» qui demande la taxation du kérosène; |
Atteindre les objectifs de l’Union en matière de climat
| 20. | réitère son appel (3) en faveur d’une suppression des exonérations actuelles de la TVA prévues par la directive 2006/112/CE du Conseil (4), en vertu de laquelle tous les États membres appliquent des exonérations de TVA pour l’aviation transfrontalière, mais pas pour le transport ferroviaire transfrontalier; |
| 21. | prie instamment les institutions et les gouvernements nationaux de l’Union de resserrer leur coopération stratégique contre le changement climatique, notamment en apportant leur soutien à des actions telles que:
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Réalisation des objectifs de la politique des transports de l’Union
| 22. | constate que la politique européenne en matière de RTE-T est un instrument de coordination essentiel pour les projets de transport multimodal de l’Union (et de pays tiers), et qu’elle contribue au développement des infrastructures transfrontalières et régionales; |
| 23. | attire toutefois l’attention sur le manque de complémentarité pour ce qui est de l’investissement entre le réseau central et le réseau global du RTE-T. Il importe qu’un financement suffisant soit aussi prévu pour le réseau global; |
| 24. | souligne que la politique des transports ne doit pas se concentrer uniquement sur les projets qui étendent les réseaux aux nouvelles lignes ferroviaires, mais se préoccuper aussi de la modernisation et de l’amélioration des performances des infrastructures ferroviaires existantes; au cours de ce processus, il convient de donner la priorité en matière de droit de passage sur les voies en fonction de l’efficacité sur le plan climatique et de la prévention des risques d’encombrement de la circulation routière induits par les mesures; |
| 25. | plaide pour qu’un soutien sans réserve soit apporté aux investissements publics nécessaires dans les infrastructures ferroviaires, ainsi qu’à la mise en valeur du potentiel du rail dans l’action de relance de l’économie européenne dans le contexte de la crise de la COVID-19; |
| 26. | constate que les nœuds ferroviaires urbains ne sont pas suffisamment intégrés au réseau RTE-T; les chemins de fers connaissent également des lacunes dans le domaine des infrastructures du «dernier kilomètre»; recommande que, lors de la mise sur pied des plans et des stratégies de transport durable, les chemins de fer soient placés au cœur d’un système qui intègre les différentes formes de transport régional et urbain; |
| 27. | encourage le renforcement du rôle des gares ferroviaires en tant qu’interfaces multimodales efficaces dans les réseaux de mobilité urbaine et suburbaine, en reliant et en intégrant les systèmes ferroviaires à d’autres modes de transport et systèmes urbains partagés (par exemple, le vélo); |
| 28. | attire l’attention sur la nécessité d’assurer un niveau adéquat de protection des passagers, y compris des passagers à mobilité réduite. Les futures solutions législatives doivent s’accompagner d’un ensemble de droits et obligations permettant au secteur de tenir ses engagements; |
| 29. | invite en outre les institutions de l’Union à mettre davantage l’accent, dans le cadre de l’amélioration ou de l’expansion de l’infrastructure ferroviaire, sur le soutien et le développement des réseaux ferroviaires secondaires et des infrastructures intermodales supplémentaires requises (par exemple les terminaux), ainsi qu’à adapter ou élargir en conséquence les instruments de soutien; |
Besoins d’investissement, besoins de financement et renforcement de la compétitivité du secteur ferroviaire
| 30. | attire l’attention sur les besoins considérables d’investissement des chemins de fer, en particulier au niveau régional. Pour rester compétitif, le secteur ferroviaire doit avoir accès aux cofinancements de l’UE, que ce soit pour des projets d’infrastructure, des investissements en matière de matériel roulant, de l’innovation, de la numérisation ou encore des mesures liées aux menaces terroristes, en particulier dans les pays où le secteur des services ferroviaires est moins développé; |
| 31. | demande que le budget de l’Union pour la période 2021-2027 et les budgets des États membres garantissent que des ressources suffisantes seront mises à disposition pour couvrir les besoins d’investissement en faveur du rail; observe que les pays d’Europe centrale et orientale sont confrontés à des problèmes spécifiques en raison d’une obsolescence ou d’un manque de matériel roulant. Pour accroître la compétitivité des chemins de fer, les investissements sont essentiels; |
| 32. | plaide, au vu des défis financiers et des objectifs de développement ambitieux du secteur ferroviaire, en faveur d’un assouplissement des règlements «cohésion» afin de rendre possible une augmentation nécessaire du financement destiné aux investissements ferroviaires dans le cadre du FEDER et du Fonds de cohésion. Le CdR plaide également pour une augmentation du budget du mécanisme pour l’interconnexion en Europe afin de contribuer à la transition écologique du système de transport européen; |
| 33. | recommande d’envisager un mécanisme européen de financement à long terme pour les transports durables utilisant des ressources prélevées sur les modes de transport moins respectueux de l’environnement, conformément au principe du «pollueur-payeur»; |
| 34. | insiste sur la nécessité de maintenir les subventions comme formule principale de financement européen en ce qui concerne les investissements dans le secteur ferroviaire. La plupart des projets d’infrastructure ne produisent pas de revenus suffisants, puisqu’ils couvrent généralement de 10 à 20 % des coûts d’investissement totaux. Dans le même temps, les apports socio-économiques de ces projets sont considérables; |
| 35. | souligne l’importance d’investir pour accroître la capacité des nœuds urbains et des transports ferroviaires régionaux, qui occupent une position centrale pour la mobilité dans certaines régions. Le chemin de fer renforce la cohésion territoriale de l’UE, évitant ainsi l’exclusion en matière de transports; |
| 36. | souligne l’importance de projets favorisant une mobilité sans frontières, accessible à tous les utilisateurs, y compris les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite ou handicapées; |
| 37. | souligne la nécessité d’investir dans la numérisation et l’automatisation des chemins de fer pour rendre le transport ferroviaire encore plus efficace et compétitif; |
| 38. | constate la nécessité de cofinancer la mise en œuvre des solutions innovantes existantes pour améliorer les liaisons avec les pays ayant des écartements de voies différents, telles que le système de changement automatique de l’écartement des essieux SUW 2000, qui contribuera à améliorer les liaisons avec les pays tiers. |
C. RECOMMANDATIONS DU COMITÉ DES RÉGIONS SUR LES MODALITÉS D’UNE PROMOTION EFFICACE DU TRANSPORT FERROVIAIRE DANS LE CADRE DE L’ANNÉE EUROPÉENNE DU RAIL (2021)
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 39. | encourage les institutions de l’Union et les pouvoirs publics nationaux et régionaux à agir conformément aux objectifs de l’Année européenne du rail pour promouvoir le transport ferroviaire en tant que mode de transport écologique, innovant et sûr; en coopération avec les compagnies de chemin de fer et les organisations du secteur ferroviaire, ils peuvent notamment organiser et faire connaître:
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| 40. | s’engage en faveur d’un accroissement de la part et du rôle du rail dans les transports publics, de même qu’à rendre son image plus attrayante tant au plan économiques que social. Outre la promotion de la réalisation de l’objectif de neutralité climatique pour le rail, il convient d’améliorer et de mettre en valeur l’attrait de l’emploi dans ce secteur compte tenu du fossé qui se creuse entre les générations et de l’évolution des métiers du rail. C’est notamment la raison pour laquelle le CdR:
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| 41. | reconnaît la nécessité de soutenir le secteur ferroviaire au niveau européen et au niveau national, également dans le contexte des défis qui lui sont posés. Dès lors, le CdR:
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| 42. | insiste sur la nécessité de promouvoir les initiatives multimodales liées à l’intégration des chemins de fer à d’autres moyens de transport partagés (covoiturage, partage de vélos); |
| 43. | estime qu’il convient de soutenir les investissements au niveau régional et national pour la modernisation des gares historiques, dont la reconstruction vise également à soutenir la réduction des incidences négatives sur l’environnement, ainsi que pour les nouvelles stations innovantes, qui tiennent compte des exigences écologiques, principalement en ce qui concerne l’utilisation des sources d’énergie renouvelables; |
| 44. | recommande de porter à 12 millions d’EUR le budget de 8 millions d’EUR prévu dans le projet de décision de la Commission COM(2020) 78. |
Bruxelles, le 14 octobre 2020.
Le président du Comité européen des régions
Apostolos TZITZIKOSTAS
(1) Eurobaromètre Flash 463, Europeans’ satisfaction with passenger rail services («La satisfaction des européens vis-à-vis des services ferroviaires»), 2018.
(2) JO L 348 du 20.12.2013, p. 1.
(3) 2015/2347(INI).
(4) JO L 347 du 11.12.2006, p. 1.
(5) https://tirynatory.pl/
Avis institutionnel — 52020AB0037
28/12/2020
Avis institutionnel — 52020AB0036
22/12/2020
Exposé des motifs du Conseil: position (UE) no 17/2020 du Conseil en première lecture en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE, Euratom) no 883/2013 en ce qui concerne la coopération avec le Parquet européen et l’efficacité des enquêtes de l’Office européen de lutte antifraude
22/12/2020
Avis institutionnel — 52020AB0034
18/12/2020