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AccueilDroit européen52020AR3164
Avis institutionnel52020AR3164

Avis du Comité européen des régions — Un mécanisme renforcé de protection civile de l’Union

CELEX52020AR3164
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 14 octobre 2020

Résumé IA

Le Comité européen des régions approuve le renforcement du mécanisme de protection civile de l'Union, visant à améliorer la préparation et la réponse collective aux catastrophes. Il souligne le rôle crucial des collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre opérationnelle de ce mécanisme, notamment en matière de prévention et de gestion des crises. L'avis insiste sur la nécessité d'une coordination renforcée entre les niveaux européen, national et local pour une résilience accrue face aux catastrophes naturelles et sanitaires.

Texte intégral

18.12.2020

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 440/150


Avis du Comité européen des régions — Un mécanisme renforcé de protection civile de l’Union

(2020/C 440/23)

Rapporteur:

Alberto CIRIO (IT/PPE), président de la région du Piémont

Texte de référence:

Proposition de décision du Parlement européen et du Conseil modifiant la décision no 1313/2013/UE relative au mécanisme de protection civile de l’Union

COM(2020) 220 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Proposition de décision du Parlement européen et du Conseil modifiant la décision no 1313/2013/UE relative au mécanisme de protection civile de l’Union

COM(2020) 220 final

Amendement 1

Considérant 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(2)

Bien que reconnaissant que la responsabilité en matière de prévention, de préparation et de réaction face aux catastrophes naturelles et d’origine humaine incombe en premier lieu aux États membres, le mécanisme de l’Union favorise la solidarité entre ceux-ci conformément à l’article 3, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne.

(2)

Bien que reconnaissant que la responsabilité en matière de prévention, de préparation et de réaction face aux catastrophes naturelles et d’origine humaine incombe en premier lieu aux États membres et à leurs pouvoirs régionaux , le mécanisme de l’Union et, en particulier, rescEU, favorisent la solidarité entre eux conformément à l’article 3, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne , en ce qu’il vient compléter leurs capacités existantes et celles de leurs régions, leur permettant ainsi d’être mieux préparés et de réagir plus efficacement lorsque les capacités aux niveaux national, régional et local sont insuffisantes .

Exposé des motifs

Il est primordial de reconnaître que les capacités diffèrent non seulement d’un État membre à l’autre, mais aussi, en leur sein, d’une région à l’autre. L’action complémentaire de l’Union européenne devrait par conséquent reposer sur une approche différenciée en fonction des divers besoins recensés au niveau régional.

Amendement 2

Considérant 6

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(6)

Afin d’améliorer la planification en matière de prévention et de préparation, l’Union devrait continuer à plaider en faveur d’investissements dans la prévention des catastrophes dans tous les secteurs, et d’approches globales en matière de gestion des risques sous-tendant la prévention et la préparation, en tenant compte d’une approche multirisques, d’une approche fondée sur les écosystèmes et des répercussions probables du changement climatique, en étroite coopération avec les communautés scientifiques compétentes et les principaux opérateurs économiques. À cet effet, des approches transversales et «tous risques» devraient être privilégiées, sur la base d’objectifs de résilience à l’échelle de l’Union orientant la fixation d’un niveau de référence de capacités et de préparation. La Commission travaille de concert avec les États membres pour définir les objectifs de résilience à l’échelle de l’Union.

(6)

Afin d’améliorer la planification en matière de prévention et de préparation, l’Union devrait continuer à plaider en faveur d’investissements dans la prévention des catastrophes dans tous les secteurs, et d’approches globales en matière de gestion des risques sous-tendant la prévention et la préparation, en tenant compte d’une approche multirisques, d’une approche fondée sur les écosystèmes et des répercussions probables du changement climatique, en étroite coopération avec les communautés scientifiques compétentes et les principaux opérateurs économiques. À cet effet, des approches transversales et «tous risques» devraient être privilégiées, sur la base d’une différenciation des besoins des États membres et des régions de l’Union, afin de renforcer leurs capacités et d’améliorer la résilience et la préparation globales de l’Union . La Commission travaille de concert avec les États membres et les collectivités locales et régionales pour définir les objectifs de résilience à l’échelle de l’Union.

Exposé des motifs

L’Union européenne doit respecter une différenciation dans ses efforts, afin de tenir compte des capacités différentes dont disposent les États membres et les régions de l’Union.

Amendement 3

Considérant 8

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(8)

En tant que centre opérationnel fonctionnant sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre au niveau de l’Union, avec la capacité de suivre et de soutenir des opérations dans le cadre de divers types de crises, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union et en temps réel, le centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) devrait être encore renforcé. Il s’agit notamment d’améliorer la coordination de l’ERCC avec les systèmes nationaux de gestion de crise et les autorités de protection civile des États membres, ainsi qu’avec d’autres organes compétents de l’Union. Le travail de l’ERCC est étayé par une expertise scientifique fournie, entre autres, par le Centre commun de recherche de la Commission européenne.

(8)

En tant que centre opérationnel fonctionnant sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre au niveau de l’Union, avec la capacité de suivre et de soutenir des opérations dans le cadre de divers types de crises, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union et en temps réel, le centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) devrait être encore renforcé. Il s’agit notamment d’améliorer la coordination de l’ERCC avec les systèmes nationaux et régionaux de gestion de crise et les autorités de protection civile des États membres, ainsi qu’avec d’autres organes compétents de l’Union. Le travail de l’ERCC est étayé par une expertise scientifique fournie, entre autres, par le Centre commun de recherche de la Commission européenne.

Exposé des motifs

Suivant l’architecture institutionnelle interne des États membres et la nature de certaines situations d’urgence, il peut être nécessaire de mener également une concertation avec les dispositifs régionaux de réaction aux crises, en particulier pour ce qui concerne les aspects touchant aux savoirs et à la formation.

Amendement 4

Considérant 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(9 bis )

Il conviendrait d’étoffer le mécanisme de l’Union et rescEU de telle sorte que l’Union européenne soit en mesure de réagir efficacement à un large éventail de situations d’urgence, outre celles liées à la santé. Le changement climatique, par exemple, provoque une augmentation du nombre de catastrophes naturelles, comme les incendies ou les inondations. Il est dès lors primordial que le mécanisme de l’Union prévoie aussi des capacités suffisantes pour intervenir en cas de catastrophe naturelle.

Exposé des motifs

Ressort du texte même de l’amendement.

Amendement 5

Considérant 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(11)

Les capacités de rescEU achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par les États membres pourraient être utilisées à des fins nationales, mais uniquement lorsqu’elles ne sont pas nécessaires à des opérations de réaction aux crises au titre du mécanisme de l’Union ni utilisées à de telles fins.

(11)

Les capacités de rescEU achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par la Commission ou les États membres pourraient être utilisées à des fins nationales, mais uniquement lorsqu’elles ne sont pas nécessaires à des opérations de réaction aux crises au titre du mécanisme de l’Union ni utilisées à de telles fins.

Exposé des motifs

Il conviendrait que la disponibilité des capacités de rescEU ne soit nullement modifiée suivant que ce soit la Commission ou les États membres qui les aient achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens.

Amendement 6

Article premier, point 2)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(2)

L’article 6 est modifié comme suit:

(2)

L’article 6 est modifié comme suit:

c)

Le paragraphe 5 suivant est ajouté:

«5. La Commission définit les objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes afin de soutenir les actions de prévention et de préparation. Ces objectifs fournissent une base commune pour maintenir les fonctions sociétales critiques face aux effets en cascade d’une catastrophe à fort impact et assurer le fonctionnement du marché intérieur. Ils reposent sur des scénarios prospectifs, tenant compte des effets du changement climatique sur les risques de catastrophes, des données relatives aux événements passés et d’une analyse d’impact transsectorielle accordant une attention particulière aux personnes vulnérables.

c)

Le paragraphe 5 suivant est ajouté:

«5. La Commission définit les objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes afin de soutenir les actions de prévention et de préparation , en concertation avec les États membres et les collectivités locales et régionales . Ces objectifs fournissent une base commune pour maintenir les fonctions sociétales critiques face aux effets en cascade d’une catastrophe à fort impact et assurer le fonctionnement du marché intérieur. Ils reposent sur des scénarios prospectifs, tenant compte des effets du changement climatique sur les risques de catastrophes, des données relatives aux événements passés et d’une analyse d’impact transsectorielle accordant une attention particulière aux personnes vulnérables.

La Commission est habilitée à adopter, si nécessaire, des actes délégués conformément à l’article 30 afin de définir les objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes.»

La Commission propose une décision du Parlement européen et du Conseil relative à l’adoption des objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes.»

Exposé des motifs

Il est primordial de garantir que les objectifs généraux et ceux poursuivis au niveau de l’Union soient développés et définis en concertation avec les représentants des échelons national et infranational.

Il conviendrait de conditionner les textes portant adoption des objectifs à l’accord du Parlement européen et du Conseil, afin de montrer qu’ils les reprennent à leur compte.

Amendement 7

Article premier, point 3)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(3)

À l’article 5, le paragraphe 7 est remplacé par le texte suivant:

(3)

À l’article 5, le paragraphe 7 est remplacé par le texte suivant:

«Article 7

Centre de coordination de la réaction d’urgence

«Article 7

Centre de coordination de la réaction d’urgence

1. Un centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) est institué. L’ERCC est opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et est au service des États membres et de la Commission pour la réalisation des objectifs du mécanisme de l’Union.

1. Un centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) est institué. L’ERCC est opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et est au service des États membres et de la Commission pour la réalisation des objectifs du mécanisme de l’Union.

L’ERCC est chargé en particulier de coordonner, de surveiller et de soutenir en temps réel la réaction aux situations d’urgence au niveau de l’Union. Il travaille en coopération étroite avec les systèmes de crise nationaux , les autorités de protection civile et les organes compétents de l’Union.

L’ERCC est chargé en particulier de surveiller et de soutenir en temps réel la réaction aux situations d’urgence au niveau de l’Union. Il apporte un soutien aux systèmes de crise nationaux et, le cas échéant, régionaux, aux autorités de protection civile et aux organes compétents de l’Union.

2. L’ERCC a accès à des capacités opérationnelles et analytiques, ainsi qu’à des capacités de suivi, de gestion de l’information et de communication afin de pouvoir faire face à un large éventail de situations d’urgence dans l’Union et en dehors de celle-ci.»

2. L’ERCC a accès à des capacités logistiques et analytiques, ainsi qu’à des capacités de suivi, de gestion de l’information et de communication , au service des systèmes de gestion de crise nationaux , dans l’Union et en dehors de celle-ci.»

Exposé des motifs

L’ERCC devrait faciliter et soutenir l’action des systèmes de crise nationaux, ainsi que régionaux le cas échéant, en évitant tout double emploi qui risquerait de créer de la confusion concernant les responsabilités dans les réactions aux situations d’urgence.

Amendement 8

Article premier, point 6)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(6)

L’article 10 est remplacé par le texte suivant:

(6)

L’article 10 est remplacé par le texte suivant:

«Article 10

Planification de la résilience face aux catastrophes

«Article 10

Planification de la résilience face aux catastrophes

1. La Commission et les États membres œuvrent de concert à améliorer la planification transsectorielle de la résilience face aux catastrophes tant naturelles que d’origine humaine susceptibles d’entraîner des effets transfrontaliers, y compris face aux effets négatifs du changement climatique. La planification de la résilience comprend l’élaboration, au niveau de l’Union, de scénarios de prévention des catastrophes et de réaction à celles-ci fondés sur les évaluations des risques visées à l’article 6, paragraphe 1, point a), l’inventaire des risques visé à l’article 5, paragraphe 1, point c), la planification de la gestion des risques de catastrophes visée à l’article 6, paragraphe 1, point c), et les données relatives aux pertes causées par les catastrophes visées à l’article 6, paragraphe 1, point f), ainsi que le recensement des moyens et l’établissement de plans de déploiement des capacités de réaction, et tient compte des objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes visés à l’article 6, paragraphe 5.

1. La Commission et les États membres , en concertation avec les collectivités locales et régionales, œuvrent de concert à améliorer la planification transsectorielle de la résilience face aux catastrophes tant naturelles que d’origine humaine susceptibles d’entraîner des effets transfrontaliers, y compris face aux effets négatifs du changement climatique. La planification de la résilience comprend l’élaboration, au niveau de l’Union, de scénarios de prévention des catastrophes et de réaction à celles-ci fondés sur les évaluations des risques visées à l’article 6, paragraphe 1, point a), l’inventaire des risques visé à l’article 5, paragraphe 1, point c), la planification de la gestion des risques de catastrophes visée à l’article 6, paragraphe 1, point c), et les données relatives aux pertes causées par les catastrophes visées à l’article 6, paragraphe 1, point f), ainsi que le recensement des moyens et l’établissement de plans de déploiement des capacités de réaction, et tient compte des objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes visés à l’article 6, paragraphe 5.

2. […]»

2. […]»

Exposé des motifs

Il est primordial de garantir qu’en leur qualité de niveaux de gouvernance les plus directement concernés, les régions et les collectivités locales soient également associées aux travaux effectués pour planifier la résilience face aux catastrophes et élaborer des scénarios en la matière.

Amendement 9

Article premier, point 8)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(8)

L’article 12 est modifié comme suit:

(8)

L’article 12 est modifié comme suit:

a)

Les paragraphes 2 et 3 sont remplacés par le texte suivant:

a)

Les paragraphes 2 et 3 sont remplacés par le texte suivant:

«2. […]

«2. […]

3. Les capacités de rescEU sont achetées, louées, prises en crédit-bail et/ou obtenues par d’autres moyens par la Commission ou les États membres. La Commission peut acheter, louer, prendre en crédit-bail ou obtenir par d’autres moyens des capacités de rescEU pour stocker et distribuer des fournitures ou fournir des services aux États membres, au moyen de procédures de passation de marchés conformes aux règles financières de l’Union. Lorsque des capacités de rescEU sont achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par les États membres, des subventions directes peuvent être octroyées aux États membres par la Commission sans appel à propositions.

3. Les capacités de rescEU sont achetées, louées, prises en crédit-bail et/ou obtenues par d’autres moyens par la Commission ou les États membres. La Commission peut acheter, louer, prendre en crédit-bail ou obtenir par d’autres moyens des capacités de rescEU pour stocker et distribuer des fournitures ou fournir des services aux États membres, au moyen de procédures de passation de marchés conformes aux règles financières de l’Union. Quand la Commission achète des capacités de rescEU, elle en reste propriétaire, même lorsqu’elles sont distribuées aux États membres, sauf dans le cas de capacités non réutilisables. Lorsque des capacités de rescEU sont achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par les États membres, des subventions directes peuvent être octroyées aux États membres par la Commission sans appel à propositions.

La Commission et tout État membre le souhaitant peuvent participer à une procédure conjointe de passation de marché menée conformément à l’article 165 du règlement financier en vue d’acheter des capacités de rescEU.

La Commission et tout État membre le souhaitant peuvent participer à une procédure conjointe de passation de marché menée conformément à l’article 165 du règlement financier en vue d’acheter des capacités de rescEU.

Les capacités de rescEU sont hébergées par les États membres qui les achètent, les louent, les prennent en crédit-bail ou les obtiennent par d’autres moyens. Afin de renforcer la résilience de l’Union, les capacités de rescEU achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par la Commission doivent être prépositionnées de manière stratégique à l’intérieur de l’Union. En concertation avec les États membres, les capacités de rescEU achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par la Commission pourraient également être positionnées dans des pays tiers par l’intermédiaire de réseaux de confiance gérés par des organisations internationales compétentes.»

Les capacités de rescEU sont hébergées par les États membres qui les achètent, les louent, les prennent en crédit-bail ou les obtiennent par d’autres moyens. Afin de renforcer la résilience de l’Union, les capacités de rescEU achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par la Commission doivent être prépositionnées de manière stratégique à l’intérieur de l’Union. En concertation avec les États membres, les capacités de rescEU achetées, louées, prises en crédit-bail ou obtenues par d’autres moyens par la Commission pourraient également être positionnées dans des pays tiers par l’intermédiaire de réseaux de confiance gérés par des organisations internationales compétentes.»

Exposé des motifs

L’amendement proposé garantit que les capacités sont mises à la disposition des régions d’Europe qui en ont le plus besoin, en fonction de l’évaluation effectuée par la Commission européenne.

Amendement 10

Article premier, point 14)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

L’article 20 bis est remplacé par le texte suivant:

L’article 20 bis est remplacé par le texte suivant:

«Article 20 bis

Visibilité et distinctions

«Article 20 bis

Visibilité et distinctions

1. Les destinataires de financements de l’Union, de même que les bénéficiaires de l’aide fournie, font état de l’origine de ces financements et en assurent la visibilité (en particulier lorsqu’il s’agit de promouvoir les actions et leurs résultats) en fournissant des informations ciblées, cohérentes, efficaces et proportionnées à divers groupes, notamment aux médias et au grand public.

1. Les destinataires de financements de l’Union, de même que les bénéficiaires de l’aide fournie, font état de l’origine de ces financements et en assurent la visibilité (en particulier lorsqu’il s’agit de promouvoir les actions et leurs résultats) en fournissant des informations ciblées, cohérentes, efficaces et proportionnées à divers groupes, notamment aux médias et au grand public.

Toute aide ou tout financement fourni dans le cadre de la présente décision bénéficie d’une visibilité appropriée. En particulier, les États membres veillent à ce que la communication publique relative aux opérations financées au titre du mécanisme de l’Union:

Toute aide ou tout financement fourni dans le cadre de la présente décision bénéficie d’une visibilité appropriée. En particulier, les États membres veillent à ce que la communication publique relative aux opérations financées au titre du mécanisme de l’Union:

—

comprenne des références appropriées au mécanisme de l’Union;

—

comprenne des références appropriées au mécanisme de l’Union;

—

associe une marque visuelle aux capacités financées ou cofinancées par le mécanisme de l’Union;

—

associe une marque visuelle aux capacités financées ou cofinancées par le mécanisme de l’Union;

—

comporte des actions mettant l’emblème de l’Union en évidence;

—

comporte des actions mettant l’emblème de l’Union en évidence;

—

fasse connaître le soutien de l’Union de manière proactive, aux médias et aux parties prenantes à l’échelon national, ainsi qu’à travers les moyens de communication des États membres eux-mêmes;

—

fasse connaître le soutien de l’Union de manière proactive, aux médias et aux parties prenantes à l’échelon national, ainsi qu’à travers les moyens de communication des États membres eux-mêmes;

—

appuie les actions de communication de la Commission relatives aux opérations.

—

appuie les actions de communication de la Commission relatives aux opérations.

2. La Commission met en œuvre des actions d’information et de communication relatives à la présente décision, à ses actions et à ses résultats. Les ressources financières allouées à la présente décision contribuent également à la communication institutionnelle sur les priorités politiques de l’Union, dans la mesure où celles-ci concernent les objectifs mentionnés à l’article 3, paragraphe 1.

2. La Commission met en œuvre des actions d’information et de communication relatives à la présente décision, à ses actions et à ses résultats. Les ressources financières allouées à la présente décision contribuent également à la communication institutionnelle sur les priorités politiques de l’Union, dans la mesure où celles-ci concernent les objectifs mentionnés à l’article 3, paragraphe 1.

3. La Commission remet des médailles afin de récompenser et d’honorer les engagements de longue date qui ont été pris et les contributions exceptionnelles effectuées en faveur du mécanisme de l’Union.»

3. La Commission remet des médailles afin de récompenser et d’honorer les engagements de longue date qui ont été pris et les contributions exceptionnelles effectuées en faveur du mécanisme de l’Union.

4. Lorsque des capacités de rescEU sont utilisées à des fins nationales telles que visées à l’article 12, paragraphe 5, les États membres, les régions et les villes font état de leur origine et assurent la visibilité des financements de l’Union ayant servi à les acquérir. »

Exposé des motifs

Il importe de promouvoir l’action menée par l’Union européenne en temps de crise. La crise de la COVID-19 a montré que ces périodes de crise étaient propices à une large diffusion de fausses informations.

Amendement 11

Article premier, point 15)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

L’article 21 est modifié comme suit:

L’article 21 est modifié comme suit:

a)

Au paragraphe 1, le point g) est remplacé par le texte suivant:

«g)

développement de la planification de la résilience dans le cadre du mécanisme de l’Union, conformément à l’article 10;»

a)

Au paragraphe 1, le point g) est remplacé par le texte suivant:

«g)

développement de la planification de la résilience dans le cadre du mécanisme de l’Union, conformément à l’article 10;»

b)

Le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

b)

Le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

«3. L’aide financière prévue pour l’action visée au paragraphe 1, point j), couvre l’ensemble des coûts nécessaires pour assurer la disponibilité et la déployabilité des capacités de rescEU dans le cadre du mécanisme de l’Union, conformément au deuxième alinéa du présent paragraphe. Les catégories de coûts éligibles nécessaires pour assurer la disponibilité et la déployabilité des capacités de rescEU sont définies à l’annexe I bis.

«3. L’aide financière prévue pour l’action visée au paragraphe 1, point j), couvre l’ensemble des coûts nécessaires pour assurer la disponibilité et la déployabilité des capacités de rescEU dans le cadre du mécanisme de l’Union, conformément au deuxième alinéa du présent paragraphe. Les catégories de coûts éligibles nécessaires pour assurer la disponibilité et la déployabilité des capacités de rescEU sont définies à l’annexe I bis.

La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 30 afin de modifier l’annexe I bis relative aux catégories de coûts éligibles.

La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 30 afin de modifier l’annexe I bis relative aux catégories de coûts éligibles.

L’aide financière visée au présent paragraphe peut être mise en œuvre dans le cadre de programmes de travail pluriannuels. Pour les actions d’une durée supérieure à un an, les engagements budgétaires peuvent être fractionnés en tranches annuelles.»

L’aide financière visée au présent paragraphe peut être mise en œuvre dans le cadre de programmes de travail pluriannuels. Pour les actions d’une durée supérieure à un an, les engagements budgétaires peuvent être fractionnés en tranches annuelles.»

c)

Le paragraphe 4 est supprimé.

Exposé des motifs

Il conviendrait que l’assistance financière de l’Union continue à couvrir également les coûts à engager pour faire face au type de risques qui est visé.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

1.

rappelle avoir demandé que l’on renforce considérablement les capacités de réaction de l’Union européenne aux situations d’urgence et aux catastrophes, en y associant les structures nationales, régionales et locales d’intervention d’urgence, dans le respect du principe de subsidiarité visé à l’article 196 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;

2.

réclame que les collectivités locales et régionales soient pleinement associées au processus décisionnel de l’Union européenne, étant donné qu’elles sont touchées en premier lors d’une catastrophe et constituent le premier échelon de gouvernance à réagir en cas d’urgence;

3.

accueille favorablement la proposition de développer les objectifs de l’Union en matière de résilience face aux catastrophes, en soutien aux actions visant à les prévenir et à s’y préparer, tout en faisant observer qu’elle doit déployer cette action en coopérant non seulement avec les États membres, mais aussi avec les collectivités locales et régionales;

4.

exprime son soutien au renforcement de la capacité de l’Union européenne à réagir aux urgences, tant sur-le-champ qu’à long terme, dans le respect du pouvoir ultime des instances locales compétentes à diriger les opérations, mais fait observer qu’une plus grande souplesse est nécessaire, notamment pour mobiliser les capacités de rescEU aux fins de répondre efficacement non seulement aux crises sanitaires mais à d’autres situations d’urgence de grande ampleur;

5.

se félicite que, dans le cadre du nouvel instrument de l’Union pour la reprise «Next Generation EU», les ressources allouées à rescEU augmenteront de 1,9 milliard d’euros, de sorte que sa dotation budgétaire totale atteindra 3 milliards d’euros dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027. En conséquence, si l’on veut qu’elle dispose de moyens accrus pour se préparer et réagir aux urgences à grande échelle qui surviendront dans le futur, il est primordial que l’Union européenne dégage rapidement un accord sur son budget et l’adopte au plus vite;

6.

souligne que, si «Next Generation EU» apporte un appoint qui est bienvenu, à titre temporaire et non récurrent, il est nécessaire de consentir un effort et un appui de long terme pour renforcer encore le mécanisme de protection civile de l’Union et ses instruments, comme rescEU et le Corps médical européen;

7.

partage le constat que la Commission devrait être à même de fournir directement des ressources à rescEU pour soutenir les États membres dans les situation d’urgence de grande ampleur, car elle pourrait ainsi alléger leur charge financière et administrative et permettre une intervention plus rapide de l’Union européenne pour garantir que les ressources stratégiques soient disponibles en suffisance dans les cas où ils sont sollicités au-delà de leurs capacités;

8.

convient qu’en situation d’urgence, pour être en mesure de réagir rapidement et de dispenser une assistance urgente, il est nécessaire de pouvoir disposer non seulement de ressources stratégiques mais aussi d’une capacité adéquate de logistique et de transport, dont des services dotés de moyens polyvalents de transport aérien;

Messages clés

9.

fait référence à l’engagement qu’il a pris, dans sa résolution sur ses priorités pour la période 2020-2025, de lutter en faveur «d’une action coordonnée et d’un soutien européens aux structures nationales, régionales et locales de préparation aux catastrophes pour répondre aux menaces sanitaires et aux situations de crise, dans le respect du principe de subsidiarité»;

10.

rappelle que l’article 196 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dispose que «l’Union encourage la coopération entre les États membres afin de renforcer l’efficacité des systèmes de prévention des catastrophes naturelles ou d’origine humaine et de protection contre celles-ci»;

11.

déplore que la pandémie de COVID-19 ait produit de lourdes conséquences, qu’il n’était pas possible de prévoir, mais juge qu’elle peut être surmontée grâce à une étroite coopération et des mécanismes consolidés;

12.

relève que, comme vient de le démontrer la pandémie actuelle de COVID-19, chaque crise constitue une mise à l’épreuve de la solidarité dont font preuve l’Union européenne et ses États membres, et a la ferme conviction, en tant que représentant des pouvoirs locaux et régionaux, qu’il est nécessaire de déployer une réaction européenne coordonnée, menée dans un esprit authentiquement solidaire;

13.

dans ce contexte, se réjouit que les institutions européennes prennent des mesures fortes dans le cadre de leurs compétences, sous la forme d’initiatives qui visent à répondre de manière ciblée à la crise de la COVID-19, mais répète qu’au-delà de la première action lancée pour y réagir à court terme, il est urgent de jeter les bases nécessaires pour que l’Union européenne manifeste une plus grande résilience à tous les niveaux;

14.

souligne qu’il est extrêmement important, ainsi que la crise actuelle l’a mis en évidence, de renforcer la coordination entre les États membres ainsi qu’entre tous les niveaux de gouvernance et par-delà les frontières;

15.

fait remarquer que même si la pandémie de COVID-19 nécessitera aussi de soumettre le mécanisme de protection civile de l’Union européenne à un réexamen, les modifications ciblées qu’il est proposé de lui apporter doivent pour l’instant viser, sur la base des enseignements tirés des circonstances actuelles, à l’améliorer et le renforcer, ainsi qu’à mettre l’Union tout comme ses États membres en mesure d’être mieux préparés et de réagir avec rapidité et efficacité aux crises de grande ampleur et à forte incidence, tout en respectant, ce faisant, la répartition des compétences entre l’Union et les pays qui la composent, dont, tout particulièrement, l’échelon local, telle qu’elle est prévue dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;

16.

rappelle à nouveau qu’il est nécessaire de mettre en place des systèmes d’alerte communs dans les zones transfrontalières, pour parvenir à des pratiques harmonisées en matière de communication préventive et à des procédures opérationnelles communes en cas d’urgence, ainsi que d’établir des bases de données communes, partagées entre pays voisins, qui recensent le matériel, les ressources, les équipements, les volontaires spécialisés, ainsi que les éléments liés au déploiement des moyens d’intervention et à la logistique (1);

17.

est conscient que les États membres sont les principaux acteurs du mécanisme de protection civile de l’Union européenne mais pense qu’il serait profitable que dans toutes ses composantes, il prête davantage attention aux besoins des régions et des communes et à leur environnement;

18.

demande que l’Union concentre davantage son action sur la fourniture d’une assistance technique à la formation, afin de renforcer les capacités des populations locales à s’autoassister et, ainsi, de mieux les préparer, en cas de catastrophe, à assurer une première réaction et à en atténuer les conséquences (2);

19.

réaffirme la nécessité de renforcer les plateformes d’apprentissage en ligne, sur le modèle du programme de formation prévu dans le mécanisme de protection civile de l’Union, et d’étendre la disponibilité, dans le domaine de la protection civile, de cours en ligne ouverts à tous (3).

Analyse de la subsidiarité et de la proportionnalité

La protection civile est un domaine de compétence partagée entre l’Union et les États membres, dans lequel la première intervient pour soutenir, coordonner ou compléter l’action des seconds (article 196 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne). Il est évident que dans ce champ d’intervention, le principe de subsidiarité est d’application.

La proposition à l’examen a pour objet d’apporter certaines modifications à la proposition de décision, visant à ce que l’Union européenne soutienne, coordonne et complète l’action que ses États membres mènent dans le domaine de la protection civile pour prévenir les catastrophes naturelles ou d’origine humaine, s’y préparer et y réagir, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.

La pandémie de COVID-19 a montré qu’en cas de situations d’urgence graves qui, par leur ampleur et leur étendue, touchent l’ensemble de l’Union européenne, une réponse collective, coordonnée et urgente est nécessaire pour éviter une approche morcelée, qui limiterait l’efficacité de sa réaction. Eu égard aux demandes pressantes formulées pour que des ressources soient mobilisées à une échelle suffisante et déployées dans tous les États membres en fonction de leurs besoins, il est nécessaire qu’une action coordonnée soit menée à l’échelle de l’Union et qu’elle agisse en coopération avec eux.

Bruxelles, le 14 octobre 2020.

Le président du Comité européen des régions

Apostolos TZITZIKOSTAS


(1) CDR 2018/6135.

(2) CDR 2018/617.

(3) CDR 2018/6135.


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