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AccueilDroit européen52020DC0290
Acte préparatoire52020DC0290

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil et à la Cour des comptes Comptes annuels du Fonds européen de développement 2019

CELEX52020DC0290
TypeActe préparatoire
Datevendredi 26 juin 2020

Résumé IA

Cette communication présente les comptes annuels du Fonds européen de développement (FED) pour l'exercice 2019. Elle détaille la situation financière, les résultats et les flux de trésorerie du FED, offrant une transparence sur l'utilisation des fonds alloués à la coopération avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Pour un professionnel du droit français, ce document sert de référence pour vérifier la conformité des dépenses et la gestion des ressources du FED.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 26.6.2020

COM(2020) 290 final

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil et à la Cour des comptes

Comptes annuels du Fonds européen de développement 2019


Comptes annuels du Fonds européen de développement

Exercice 2019

TABLE DES MATIÈRES

CERTIFICATION DES COMPTES

EXÉCUTION ET COMPTABILISATION DES RESSOURCES DU FED

FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE

ÉTATS FINANCIERS DU FED

ÉTATS FINANCIERS DES FONDS FIDUCIAIRES DE L’UE CONSOLIDÉS DANS LE FED

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DES FONDS FIDUCIAIRES DE L’UE

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

RAPPORT ANNUEL SUR L’EXÉCUTION - FONDS GÉRÉS PAR LA BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT

CERTIFICATION DES COMPTES

Les comptes annuels du Fonds européen de développement pour l’exercice 2019 ont été établis conformément au titre X du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables décrits dans les notes annexes aux états financiers.

Je prends acte de ma responsabilité dans l’élaboration et la présentation des comptes annuels du Fonds européen de développement conformément à l’article 18 du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement.

J’ai obtenu de l’ordonnateur et de la BEI, qui en garantissent la fiabilité, toutes les informations nécessaires à l’établissement des comptes décrivant l’actif et le passif du Fonds européen de développement, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure d’approuver les comptes, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentaient une image fidèle de la situation financière du Fonds européen de développement, dans tous les aspects significatifs.

Rosa ALDEA BUSQUETS

Comptable

16 juin 2020

EXÉCUTION ET COMPTABILISATION DES RESSOURCES DU FED

1.CONTEXTE

L’Union européenne (ci-après l’«UE») entretient des relations basées sur la coopération avec un grand nombre de pays en développement. Ces relations visent principalement à promouvoir le développement économique, social et environnemental, avec pour objectif premier de réduire et d’éradiquer la pauvreté à long terme au moyen d’une aide au développement et d’une assistance technique aux pays bénéficiaires. Pour y parvenir, l’UE, conjointement avec les pays partenaires, établit des stratégies de coopération et mobilise les ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre. Les ressources que l’UE alloue à la coopération au développement proviennent de trois sources:

-le budget de l’UE;

-le Fonds européen de développement;

-la Banque européenne d’investissement.

Le Fonds européen de développement (ci-après le «FED») est le principal instrument dont l’UE dispose pour apporter son aide en matière de coopération au développement aux États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique («ACP») et aux pays et territoires d’outre-mer («PTOM»).

Le FED n’est pas financé par le budget de l’UE. Il est institué par un accord interne entre les représentants des États membres, siégeant au sein du Conseil, et dirigé par un comité spécifique. La responsabilité de l’exécution financière des opérations réalisées avec les ressources du FED incombe à la Commission européenne (ci-après la «Commission»), alors que la facilité d’investissement est gérée par la Banque européenne d’investissement (ci-après la «BEI»).

Au cours de la période 2014-2020, l’aide géographique octroyée aux États ACP et aux PTOM restera essentiellement financée par le FED. Chaque FED est généralement conclu pour une durée de quelque 5 ans et est régi par son propre règlement financier, ce qui nécessite l’établissement d’états financiers pour chacun d’eux. Il s’ensuit que les états financiers sont établis séparément pour chaque FED en ce qui concerne la partie gérée par la Commission. Ces états financiers sont également présentés sous forme agrégée afin de permettre une vue globale de la situation financière des ressources relevant de la responsabilité de la Commission.

L’accord interne établissant le 11e FED a été signé par les États membres participants, réunis au sein du Conseil, en juin 2013 1 . Il est entré en vigueur le 1er mars 2015.

En 2018, le Conseil a adopté le règlement financier applicable au 11e FED 2 . Celui-ci, qui a abrogé le règlement précédemment en vigueur, est applicable aux opérations financées à partir des FED antérieurs sans préjudice des engagements juridiques existants. Il ne s'applique pas à la facilité d'investissement sous les FED antérieurs.

Dans le cadre de l’accord de partenariat ACP-UE, la facilité d’investissement a été établie et est gérée par la BEI, qui l’utilise pour soutenir le développement du secteur privé dans les États ACP à travers essentiellement, mais pas exclusivement, le financement d’investissements privés. La facilité fonctionne selon le principe d’un fonds renouvelable. En effet, les remboursements de prêts peuvent être réinvestis dans d’autres opérations, ce qui permet à la facilité de s’autorenouveler en plus de jouir d’une indépendance financière. N’étant pas gérée par la Commission, la facilité d’investissement n’est pas consolidée dans la première partie des comptes annuels (les états financiers du FED et le rapport connexe sur l’exécution financière). Les états financiers de la facilité d’investissement sont joints à part, dans la deuxième partie des comptes annuels, afin de fournir une vision complète de l’aide au développement du FED.

2.COMMENT LE FED EST-IL FINANCÉ?

Le Conseil européen du 2 décembre 2013 a adopté le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020. Il a alors été décidé que la coopération géographique avec les États ACP ne serait pas intégrée au budget de l’UE (budgétisée), mais qu’elle continuerait d’être financée par le FED intergouvernemental existant.

Le budget de l’UE est un budget annuel dans lequel les recettes et les dépenses sont prévues et autorisées pour une année selon le principe de l’annualité budgétaire. À la différence du budget de l’UE, le FED fonctionne sur une base pluriannuelle. Pour chaque FED, un fonds global est établi aux fins de la mise en œuvre de la coopération au développement pendant une période qui est généralement de cinq ans. Les fonds attribués peuvent être utilisés sur toute la période du FED, car les ressources sont allouées sur une base pluriannuelle. Le caractère non annuel du budget est souligné dans les rapports budgétaires, dans lesquels l’exécution du budget des FED est mesurée par rapport au total du fonds.

Les ressources du FED sont des contributions «ad hoc» des États membres de l’UE. À intervalles d’environ cinq ans, des représentants des États membres se réunissent au niveau intergouvernemental pour statuer sur un montant global attribué au Fonds et superviser son exécution. La Commission gère ensuite le Fonds conformément à la politique de coopération au développement de l’Union. Étant donné qu’ils possèdent leurs propres politiques d’aide et de développement parallèlement à la politique de l’Union, les États membres doivent coordonner leurs politiques avec l’UE afin de veiller à leur complémentarité.

Outre les contributions susmentionnées, les États membres ont également la possibilité de passer des accords de cofinancement ou bien de verser des contributions financières volontaires au FED.

3.COMPTES DE FIN D’EXERCICE

3.1.COMPTES ANNUELS

En vertu de l’article 18, paragraphe 3, du règlement financier du FED, les états financiers du FED sont élaborés selon les règles de comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS). Les règles comptables arrêtées par le comptable de la Commission sont appliquées par l’ensemble des institutions et organismes de l’UE afin de disposer d’un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l’harmonisation du processus d’établissement des états financiers. Ces règles comptables de l’UE s’appliquent également au FED, la nature particulière de ses activités étant cependant prise en considération.

L’établissement des comptes annuels du FED est confié au comptable de la Commission, qui est le comptable du FED. Celui-ci veille à ce que les comptes annuels du FED fournissent une image fidèle de la situation financière du Fonds.

Les comptes annuels sont présentés comme suit:

Partie I: Fonds gérés par la Commission

(I)États financiers du FED et notes annexes

(II)États financiers des fonds fiduciaires de l’UE consolidés dans le FED

(III)États financiers consolidés du FED et des fonds fiduciaires de l’UE

(IV)Rapport sur l’exécution financière du FED

Partie II: Rapport annuel sur l’exécution - Fonds gérés par la Banque européenne d’investissement

(I)États financiers de la facilité d’investissement

La partie «États financiers des fonds fiduciaires de l’UE consolidés dans le FED» comprend les états financiers des deux fonds fiduciaires créés au titre du FED: le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE (voir la section consacrée aux états financiers du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE) et le fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique (voir la section consacrée aux états financiers du fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique). Les états financiers individuels des fonds fiduciaires sont élaborés sous la responsabilité du comptable de la Commission et font l’objet d’un audit externe réalisé par un auditeur privé. Les chiffres relatifs aux fonds fiduciaires qui figurent dans ces comptes annuels sont provisoires.

Les comptes annuels du FED doivent être adoptés par la Commission avant le 31 juillet de l’année suivant la date du bilan et présentés au Parlement européen et au Conseil dans le cadre de la procédure de décharge.

4.AUDIT ET DÉCHARGE

4.1.AUDIT

Les comptes annuels du FED sont contrôlés par son auditeur externe, la Cour des comptes européenne (ci-après la «Cour»), qui établit un rapport annuel pour le Parlement européen et le Conseil.

4.2.DÉCHARGE

Le contrôle final de l’exécution financière des ressources du FED pour un exercice donné est constitué par la décharge. À la suite de l’audit et de la finalisation des comptes annuels, il revient au Conseil d’émettre une recommandation et ensuite au Parlement européen de décider de donner ou non décharge à la Commission pour l’exécution financière des ressources du FED pour un exercice donné. Cette décision est fondée sur un examen des comptes ainsi que sur le rapport annuel de la Cour (qui comprend une déclaration d’assurance officielle) et les réponses de la Commission aux questions et autres demandes d’informations de l’autorité de décharge.

FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT

EXERCICE 2019

FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE

TABLE DES MATIÈRES

ÉTATS FINANCIERS DU FED

BILAN DU FED

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FED

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FED

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FED

BILAN PAR FED

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE PAR FED

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET PAR FED

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

ÉTATS FINANCIERS DES FONDS FIDUCIAIRES DE L’UE CONSOLIDÉS DANS LE FED

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU DE L’UE 2019

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE DE L’UE POUR L’AFRIQUE 2019

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DES FONDS FIDUCIAIRES DE L’UE

BILAN CONSOLIDÉ

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE CONSOLIDÉ

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉ

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FED

Les chiffres étant arrondis au million d’euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux ci-dessous peut ne pas correspondre aux totaux.

BILAN DU FED

(en Mio EUR)

Note

31.12.2019

31.12.2018

ACTIFS À LONG TERME

Actifs financiers

2.1

36

–

Préfinancements

2.2

910

887

Contributions aux fonds fiduciaires

2.3

266

201

1 213

1 088

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancements

2.2

1 288

1 448

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.4

123

138

Liquidités et équivalents

2.5

1 179

387

2 590

1 973

TOTAL DE L’ACTIF

3 803

3 061

PASSIFS À LONG TERME

Passifs financiers

2.6

(19)

(18)

(19)

(18)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

2.7

(516)

(241)

Charges à payer et produits à reporter

2.8

(1 319)

(1 281)

(1 835)

(1 523)

TOTAL DU PASSIF

(1 854)

(1 540)

ACTIF NET

1 948

1 521

FONDS ET RÉSERVES

Réserve de juste valeur

2.9

(2)

–

Capital appelé - FED actifs

2.10

54 809

50 423

Report du capital appelé de FED clôturés

2.10

2 252

2 252

Résultat économique reporté des exercices précédents

(51 155)

(47 037)

Résultat économique de l’exercice

(3 956)

(4 118)

ACTIF NET

1 948

1 521

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FED

(en Mio EUR)

Note

2019

2018

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

3.1

Récupérations

28

4

28

4

Produits des opérations avec contrepartie directe

3.2

Produits financiers

7

10

Autres produits

39

46

46

57

Total des produits

74

60

CHARGES

Instruments d’aide

3.3

(3 755)

(4 054)

Charges de cofinancement

3.4

(14)

17

Charges financières

3.5

(1)

7

Autres charges

3.6

(260)

(148)

Total des charges

(4 030)

(4 178)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(3 956)

(4 118)

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FED

(en Mio EUR)

Note

2019

2018

Résultat économique de l’exercice

(3 956)

(4 118)

Activités opérationnelles

Augmentation de capital - contributions (montant net)

4 385

4 250

Variation des contributions aux fonds fiduciaires

(65)

(38)

Variation des préfinancements

136

(235)

Variation des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

15

(46)

Variation des provisions

–

(4)

Variation des passifs financiers

2

3

Variation des dettes

275

(322)

Variation des charges à payer et produits à reporter

37

548

Autres mouvements hors trésorerie

(2)

–

Activités d’investissement

Variation des actifs financiers disponibles à la vente

(36)

–

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

792

40

Variation nette des liquidités et équivalents

792

40

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

2.5

387

347

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

2.5

1 179

387

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FED

(en Mio EUR)

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Réserve de juste valeur (F)

Actif net total (C)+(D)+(E)+(F)

SOLDE AU 31.12.2017

73 264

27 090

46 173

(47 037)

2 252

–

1 389

Augmentation de capital - contributions

–

(4 250)

4 250

–

–

4 250

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(4 118)

–

(4 118)

SOLDE AU 31.12.2018

73 264

22 840

50 423

(51 155)

2 252

–

1 521

Variations de la juste valeur

(2)

(2)

Augmentation de capital - contributions

–

(4 385)

4 385

–

–

4 385

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(3 956)

–

(3 956)

SOLDE AU 31.12.2019

73 264

18 455

54 809

(55 111)

2 252

(2)

1 948

BILAN PAR FED

(en Mio EUR)

31.12.2019

31.12.2018

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

ACTIFS À LONG TERME

Actifs financiers

2.1

–

–

–

36

36

–

–

–

–

–

Préfinancements

2.2

–

6

325

580

910

–

23

520

344

887

Contributions aux fonds fiduciaires

2.3

–

–

–

266

266

–

–

–

201

201

–

6

325

882

1 213

–

23

520

546

1 088

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancements

2.2

0

26

441

821

1 288

0

19

445

984

1 448

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.4

183

121

2 201

(2 382)

123

183

176

2 457

(2 679)

138

Comptes inter-FED

182

53

2 160

(2 395)

(0)

183

111

2 421

(2 715)

(0)

Liquidités et équivalents

2.5

–

–

–

1 179

1 179

–

–

–

387

387

365

201

4 801

(2 777)

2 590

367

306

5 323

(4 023)

1 973

TOTAL DE L’ACTIF

365

207

5 127

(1 896)

3 803

367

329

5 843

(3 477)

3 061

PASSIFS À LONG TERME

Passifs financiers

2.6

–

–

(1)

(18)

(19)

–

–

(1)

(16)

(18)

–

–

(1)

(18)

(19)

–

–

(1)

(16)

(18)

PASSIFS À COURT TERME

–

Dettes

2.7

–

(5)

(108)

(404)

(516)

(0)

(6)

(125)

(111)

(241)

Charges à payer et produits à reporter

2.8

–

(96)

(240)

(983)

(1 319)

(0)

(83)

(358)

(840)

(1 281)

–

(101)

(348)

(1 386)

(1 835)

(0)

(89)

(482)

(951)

(1 522)

TOTAL DU PASSIF

–

(101)

(349)

(1 405)

(1 854)

(0)

(89)

(484)

(967)

(1 540)

–

ACTIF NET

365

106

4 778

(3 300)

1 948

366

240

5 359

(4 444)

1 521

Réserves de juste valeur

2.9

–

–

–

(2)

(2)

–

–

–

–

–

Capital appelé - FED actifs

2.10

12 164

10 758

20 960

10 927

54 809

12 164

10 773

20 960

6 527

50 423

Report du capital appelé de FED clôturés

2.10

627

1 625

–

–

2 252

627

1 625

–

–

2 252

Transferts de capital appelé entre FED actifs

2.10

(2 510)

2 109

265

136

–

(2 509)

2 137

55

317

–

Résultat économique reporté des exercices précédents

(10 098)

(14 406)

(18 077)

(8 573)

(51 155)

(10 098)

(14 352)

(17 078)

(5 508)

(47 037)

Résultat économique de l’exercice

(0)

(34)

(529)

(3 393)

(3 956)

0

(53)

(1 000)

(3 065)

(4 118)

ACTIF NET

183

53

2 618

(905)

1 948

184

129

2 938

(1 729)

1 521

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE PAR FED

(en Mio EUR)

2019

2018

Note

8e FED

9e FED

10e

FED

11e FED

Total

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

3.1

Récupérations

0

–

18

10

28

0

3

(3)

4

4

0

0

18

10

28

0

3

(3)

4

4

Produits des opérations avec contrepartie directe

3.2

Produits financiers

(0)

–

3

4

7

0

2

8

1

10

Autres produits

1

6

21

12

39

1

6

27

12

46

1

6

24

16

46

1

8

35

13

57

Total des produits

1

6

42

26

74

1

11

32

17

60

CHARGES

Instruments d’aide

3.3

(0)

(35)

(579)

(3 141)

(3 755)

0

(59)

(984)

(3 012)

(4 054)

Charges de cofinancement

3.4

–

–

(9)

(5)

(14)

–

–

18

(1)

17

Charges financières

3.5

(0)

2

(2)

(1)

(1)

0

1

5

1

7

Autres charges

3.6

(1)

(8)

20

(272)

(260)

(1)

(7)

(71)

(70)

(148)

Total des charges

(1)

(40)

(571)

(3 418)

(4 030)

(0)

(64)

(1 031)

(3 082)

(4 178)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(0)

(34)

(529)

(3 393)

(3 956)

0

(53)

(1 000)

(3 065)

(4 118)

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET PAR FED

(en Mio EUR)

8e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E)+(F)

SOLDE AU 31.12.2017

12 164

–

12 164

(10 098)

627

(2 503)

190

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(7)

(7)

SOLDE AU 31.12.2018

12 164

–

12 164

(10 098)

627

(2 509)

183

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(1)

(1)

SOLDE AU 31.12.2019

12 164

–

12 164

(10 098)

627

(2 510)

183

(en Mio EUR)

9e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E)+(F)

SOLDE AU 31.12.2017

10 773

–

10 773

(14 352)

1 625

2 177

222

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(40)

(40)

Résultat économique de l’exercice

–

(53)

(53)

SOLDE AU 31.12.2018

10 773

–

10 773

(14 406)

1 625

2 137

129

Augmentation de capital - contributions

15

(15)

(15)

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(27)

(27)

Résultat économique de l’exercice

–

(34)

–

(34)

SOLDE AU 31.12.2019

10 773

15

10 758

(14 440)

1 625

2 109

53

(en Mio EUR)

10e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E)+(F)

SOLDE AU 31.12.2017

20 960

0

20 960

(17 078)

–

120

4 003

Transferts vers les/à partir des 8e FED et 9e FED

–

47

47

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

(112)

(112)

Résultat économique de l’exercice

–

(1 000)

(1 000)

SOLDE AU 31.12.2018

20 960

0

20 960

(18 077)

–

55

2 938

Transferts vers les/à partir des 8e FED et 9e FED

–

28

28

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

181

181

Résultat économique de l’exercice

–

(529)

–

(529)

SOLDE AU 31.12.2019

20 960

–

20 960

(18 606)

–

265

2 618

(en Mio EUR)

11e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Réserve de juste valeur (G)

Actif net total (C)+(D)+(E)+(F)+(G)

SOLDE AU 31.12.2017

29 367

27 090

2 277

(5 508)

–

206

–

(3 025)

Augmentation de capital - contributions

(4 250)

4 250

–

4 250

Transferts vers les/à partir des 8e, 9e et 10e FED

–

–

112

112

Résultat économique de l’exercice

–

(3 065)

–

(3 065)

SOLDE AU 31.12.2018

29 367

22 840

6 527

(8 573)

–

317

–

(1 729)

Variations de la juste valeur

(2)

(2)

Augmentation de capital - contributions

(4 400)

4 400

(181)

4 219

Résultat économique de l’exercice

–

(3 393)

–

(3 393)

SOLDE AU 31.12.2019

29 367

18 440

10 927

(11 966)

–

136

(2)

(905)

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

Les chiffres étant arrondis au million d’euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

1.1.PRINCIPES COMPTABLES

Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie d’une entité, qui sont utiles à tout un éventail d’utilisateurs.

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l’élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable 1 de l’UE «Financial Statements» (États financiers) et sont identiques à celles décrites dans IPSAS 1: image fidèle, comptabilité d’exercice, continuité d’activité, cohérence de la présentation, importance relative, regroupement, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives de l’information financière sont la pertinence, la représentation fidèle (fiabilité), l’intelligibilité, la diffusion en temps opportun, la comparabilité et la vérifiabilité.

1.2.BASE DE PRÉPARATION

2.Période de déclaration

Les états financiers sont présentés une fois par an. L’exercice financier commence le 1er janvier et s’achève le 31 décembre.

3.Monnaies et base de conversion

Les comptes annuels sont présentés en milliers d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle de l’UE. Les transactions en monnaies étrangères sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont effectuées. Les gains et pertes de change liés au règlement de transactions en monnaies étrangères et à la reconversion, aux taux de change de fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont portés au compte de résultat économique. Des méthodes de conversion différentes s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent leur valeur en euros à la date de leur acquisition.

Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change de la Banque centrale européenne (BCE) en vigueur au 31 décembre.

Taux de change de l’euro

Monnaie

31.12.2019

31.12.2018

Monnaie

31.12.2019

31.12.2018

BGN

1,9558

1,9558

PLN

4,2568

4,3014

CZK

25,4080

25,7240

RON

4,783

4,6635

DKK

7,4715

7,4673

SEK

10,4468

10,2548

GBP

0,8508

0,8945

CHF

1,0854

1,1269

HRK

7,4395

7,4125

JPY

121,9400

125,8500

HUF

330,5300

320,9800

USD

1,1234

1,145

4.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement reconnus, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus fiables dont elle dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les charges à payer et produits à recevoir et les charges et produits à reporter, les provisions, les risques financiers liés aux créances, les actifs et passifs éventuels et le degré de dépréciation des actifs. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations.

Les estimations raisonnables sont une composante essentielle de la préparation des états financiers et ne mettent pas en cause leur fiabilité. Une estimation peut devoir être révisée en cas de changements dans les circonstances sur lesquelles elle était fondée ou par suite de nouvelles informations ou d’un surcroît d’expérience. Par définition, la révision d’une estimation ne concerne pas les périodes antérieures et ne constitue pas une correction d’erreur. L’effet d’un changement d’estimation comptable est comptabilisé dans le résultat économique des exercices au cours desquels il est connu.

4.1.BILAN

5.Immobilisations incorporelles

Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable qui n’a pas de substance physique. Un actif est identifiable s’il est séparable (c’est-à-dire susceptible d’être séparé ou dissocié de l’entité, par exemple en étant vendu, cédé, concédé par licence, loué ou échangé, soit individuellement, soit en même temps qu’un contrat, un actif ou un passif identifiable, que cela entre ou non dans les intentions de l’entité) ou s’il résulte d’accords contraignants (y compris de droits contractuels ou d’autres droits légaux, que ces droits soient ou non cessibles, ou séparables de l’entité ou d’autres droits et obligations).

Les immobilisations incorporelles acquises sont comptabilisées au coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont remplis et que les dépenses ne concernent que la phase de développement de l’actif. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en charges à mesure qu’ils sont encourus.

Les immobilisations incorporelles sont amorties linéairement sur leur durée d’utilité estimée (3 à 11 ans). Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord.

6.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et pertes de valeur cumulés. Le coût comprend toute dépense directement imputable à l’acquisition, la construction ou la cession de l’immobilisation. Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’entité et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils sont encourus. Les terrains ne sont pas amortis, leur durée d’utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût diminué de leur valeur résiduelle sur leur durée d’utilité estimée, comme suit:

Catégorie d’actif

Taux d’amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Installations de production

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

10 % à 25 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont portées au compte de résultat économique.

Contrats de location

Un contrat de location est un accord par lequel le bailleur cède au preneur, pour une période déterminée, le droit d’utilisation d’un actif en échange d’un paiement ou d’une série de paiements. Les contrats de location sont classés soit comme contrats de location-financement, soit comme contrats de location simple.

Les contrats de location-financement sont des contrats de location pour lesquels la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété sont transférés au preneur. Lors de la conclusion d’un contrat de location-financement, le preneur porte à l’actif de son bilan les actifs acquis au titre du contrat et comptabilise au passif les obligations locatives y afférentes, à compter du début de la période de location. Les actifs et passifs sont comptabilisés à la juste valeur du bien loué ou, si elle est inférieure à cette dernière, à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location, déterminée chacune au commencement du contrat de location. Sur la durée du contrat de location, les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée d’utilité. Les paiements minimaux au titre de la location sont répartis entre la charge financière (l’élément «intérêts») et l’amortissement du solde de la dette (l’élément «capital»). La charge financière est affectée à chaque période couverte par le contrat de location de manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période, qui est présenté comme courant ou non courant, selon le cas. Les loyers conditionnels doivent être comptabilisés comme une charge de la période au cours de laquelle ils sont encourus.

Un contrat de location simple désigne tout contrat de location autre qu’un contrat de location-financement, c’est-à-dire un contrat de location dans le cadre duquel le bailleur conserve la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété d’un actif. Lors de la conclusion d’un contrat de location simple, le preneur comptabilise en charges, dans le compte de résultat économique, les paiements au titre du contrat et les répartit linéairement sur toute la durée du contrat, sans présenter d’actif loué ni de passif lié au contrat de location dans l’état de la situation financière.

7.Dépréciation d’actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d’utilité indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/d’une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un amortissement/d’une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation lorsqu’il existe un indice à la date de clôture qu’un actif peut avoir subi une perte de valeur. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable de l’actif sur sa valeur (de service) recouvrable. La valeur (de service) recouvrable d’un actif est la valeur la plus élevée, entre sa juste valeur, diminuée des coûts de vente, et sa valeur d’utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée d’utilité sont réexaminées, et au besoin ajustées, au minimum une fois par an. Si les raisons justifiant la comptabilisation de pertes de valeur lors des précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

8.Actifs financiers

Les actifs financiers sont classés selon les catégories suivantes: «actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat», «prêts et créances», «placements détenus jusqu’à leur échéance» et «actifs financiers disponibles à la vente». Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

(I)Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

Un actif financier est classé dans cette catégorie s’il a été acquis principalement en vue d'être revendu à court terme ou s’il a été désigné par l’entité comme devant appartenir à cette catégorie. Les dérivés sont également présentés dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs à court terme» s'ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Au cours de l’exercice considéré, l’entité n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l'entité fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d'utiliser la créance à des fins de transactions. Ils sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs à long terme», sauf lorsque l'échéance se situe dans les douze mois suivant la date de clôture. Les prêts et créances comprennent les dépôts à terme dont l’échéance initiale est supérieure à trois mois.

(III)Placements détenus jusqu’à leur échéance

Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d'échéances fixes, que l'entité a l'intention manifeste et la capacité de conserver jusqu'à l'échéance. Au cours de l’exercice considéré, l’entité n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs à court terme ou actifs à long terme selon la durée pendant laquelle l’entité s’attend à les détenir, qui correspond généralement à l’échéance. Au cours de l’exercice considéré, l’entité n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

Comptabilisation et évaluation initiales

Les achats et ventes d’actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, détenus jusqu’à leur échéance et disponibles à la vente, sont comptabilisés à la date de transaction, c’est-à-dire la date à laquelle l’entité s’engage à acheter ou vendre l’actif. Les équivalents de liquidités et les prêts sont comptabilisés lorsque l’argent est déposé auprès d’un établissement financier ou versé aux emprunteurs. Les instruments financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Pour tous les actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat, des coûts de transaction sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur comptabilisation initiale.

Les instruments financiers sont décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des investissements ont expiré ou lorsque l’entité a transféré en substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété à une autre partie.

Évaluation ultérieure

Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur, les gains et les pertes résultant de variations de la juste valeur étant portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent.

Les prêts et créances ainsi que les placements détenus jusqu’à leur échéance sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif.

Les actifs financiers disponibles à la vente sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes résultant de variations de la juste valeur sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur. Les intérêts sur les actifs financiers disponibles à la vente calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif sont portés au compte de résultat économique.

À chaque date de clôture, l’entité doit apprécier s’il existe une indication objective de dépréciation d’un actif financier et si une perte de valeur doit être inscrite au compte de résultat économique.

9.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans le contrat, la décision ou la convention spécifique ou dans l’acte de base. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention, soit remboursé. Si le bénéficiaire n’engage pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’entité. Ainsi, étant donné que l’entité conserve le contrôle du préfinancement et a droit à un remboursement en ce qui concerne la partie non éligible, le montant est présenté comme un actif.

Le préfinancement est initialement comptabilisé au bilan lorsque les liquidités sont transférées au bénéficiaire. Il est évalué au montant de la contrepartie fournie. Au cours des périodes suivantes, le préfinancement est évalué au montant initialement comptabilisé au bilan, diminué des dépenses éligibles (comprenant si nécessaire des montants estimés) exposées au cours de la période.

10.Créances à recevoir et à recouvrer

Les règles comptables de l’Union européenne exigent une présentation distincte des opérations avec et sans contrepartie directe. Pour faire la distinction entre les deux catégories, le terme «créances à recevoir» est réservé aux opérations avec contrepartie directe, tandis que le terme «créances à recouvrer» est utilisé pour les opérations sans contrepartie directe, c’est-à-dire lorsque l’UE reçoit une valeur d’une autre entité sans fournir directement en retour une contrepartie de valeur sensiblement équivalente (par exemple, les créances à recouvrer auprès des États membres se rapportant aux ressources propres).

Les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe répondent à la définition des instruments financiers et sont, à ce titre, classées comme prêts et créances et évaluées en conséquence (voir note 1.3.4 ci-dessus).

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe sont comptabilisées à la valeur initiale (après ajustement pour les intérêts et pénalités) diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l'entité ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances. La dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique.

11.Liquidités et équivalents

Les liquidités et équivalents sont des instruments financiers. Ils comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue et à court terme et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

12.Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l'entité supporte une obligation actuelle (juridique ou implicite) envers des tiers résultant d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n'est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses nécessaires au règlement de l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

Les provisions pour les contrats déficitaires sont évaluées à la valeur actuelle la plus faible entre le coût escompté de la résiliation du contrat et le coût net attendu de la continuation du contrat.

13.Dettes

Les dettes regroupent les montants liés aux opérations avec contrepartie directe, comme l’achat de biens ou de services, et aux opérations sans contrepartie directe en rapport, par exemple, avec des déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires, des subventions ou autres financements de l’UE, ou avec des préfinancements reçus (voir la note 1.4.1).

Lorsque des subventions ou d’autres financements sont octroyés aux bénéficiaires, les déclarations de dépenses sont comptabilisées comme dettes pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des coûts éligibles, les dettes sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les dettes résultant de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées lors de la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci et les charges correspondantes sont inscrites aux comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis et acceptés par l’entité.

14.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

Les opérations et les événements sont constatés dans les états financiers de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l’entité ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple par référence à un contrat), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

Les charges sont également comptabilisées au cours de l’exercice auquel elles se rapportent. À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par le comptable, qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent une image fidèle des phénomènes économiques et autres qu’ils sont censés représenter. Par analogie, si des services n’ont pas encore été fournis ou que des biens n’ont pas encore été livrés mais qu’ils ont été payés à l’avance, la charge correspondante sera reportée et comptabilisée lors de l’exercice comptable suivant.

14.1.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

15.Produits

Les produits constituent les entrées brutes d’avantages économiques ou de potentiel de service reçus ou à recevoir par l’entité, qui représentent une augmentation de l’actif net, autre qu’une augmentation résultant d’apports des contributeurs.

En fonction de la nature des opérations sous-jacentes dans le compte de résultat économique, on opère la distinction entre:

(I)Produits des opérations sans contrepartie directe

Les produits des opérations sans contrepartie directe sont constitués des impôts et transferts, étant donné que le cédant fournit des ressources à l'entité bénéficiaire sans que celle-ci ne donne directement en retour une contrepartie de valeur sensiblement équivalente.

Les transferts sont des entrées d'avantages économiques futurs ou de potentiel de service découlant d'opérations sans contrepartie directe, à l'exception des impôts. L’entité comptabilise un actif au titre de transferts lorsqu’elle contrôle les ressources du fait d’événements passés (le transfert) et s’attend à recevoir des avantages économiques futurs ou un potentiel de service de ces ressources, et que la juste valeur peut être déterminée de façon fiable. Une entrée de ressources provenant d’une opération sans contrepartie directe comptabilisée comme un actif (soit des liquidités) est également comptabilisée en tant que produits, sauf si l’entité supporte une obligation actuelle au titre de ce transfert (condition), qu’il convient de remplir avant que le produit ne puisse être comptabilisé. Jusqu’à la réalisation de la condition, le produit correspondant est reporté et comptabilisé en tant que passif (préfinancement reçu).

(II)Produits des opérations avec contrepartie directe

Les produits de la vente de biens et de services sont comptabilisés lorsque l'acheteur s'est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation des produits d'une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d'avancement de la transaction à la date de clôture.

16.Charges

Les charges sont des diminutions des avantages économiques ou du potentiel de service survenant au cours de l’exercice et prenant la forme d’une sortie de ressources, d’une consommation d’actifs ou d’une création de passifs entraînant une diminution du patrimoine net/des capitaux propres. Elles comprennent à la fois les charges liées à des opérations avec contrepartie directe et les charges liées à des opérations sans contrepartie directe.

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées/les services sont fournis et accepté(e)s par l’entité. Elles sont valorisées au montant de la facture d'origine. Par ailleurs, à la date de clôture, les charges liées aux services fournis au cours de la période, pour lesquels une facture n'a pas encore été reçue ou acceptée, sont portées au compte de résultat économique.

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires. Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation ou qu’une convention signée autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d'éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

16.1.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS

17.Actifs éventuels

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou de plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entité. Un actif éventuel est indiqué lorsque l'entrée d'avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

18.Passifs éventuels

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou de plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entité, ou une obligation actuelle résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d’un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation. Les passifs éventuels sont constatés, sauf si la probabilité d’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d’un potentiel de service est faible.

18.1.COFINANCEMENT

Les contributions de cofinancement reçues sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d'opérations sans contrepartie directe et sont présentées comme des dettes dues aux États membres et à des pays tiers, notamment. Le FED est tenu d’utiliser ces contributions pour fournir des services à des tiers, faute de quoi il doit restituer les actifs (c’est-à-dire les contributions reçues). Les dettes en cours relatives aux accords de cofinancement représentent les contributions de cofinancement reçues diminuées des dépenses exposées liées au projet. L’incidence sur l’actif net est nulle.

Les dépenses liées aux projets de cofinancement sont comptabilisées dès qu'elles ont été exposées. Le montant correspondant de contributions est comptabilisé en tant que produits opérationnels, l'incidence sur le résultat économique de l'exercice étant nulle.

19.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS

19.1.ACTIFS FINANCIERS

Au 31 décembre 2019, les actifs financiers du FED s’élevaient à 36 millions d’EUR (2018: néant). Ils comprennent des actifs financiers disponibles à la vente qui sont presque entièrement constitués d’investissements dans des instruments de capitaux propres.

19.2.PRÉFINANCEMENTS

De nombreux contrats prévoient le versement d’avances avant le début des travaux, de la livraison de fournitures ou de la prestation de services. Parfois, les échéanciers de paiement des contrats prévoient le versement d’avances sur la base de rapports sur l’état d’avancement. Les préfinancements sont normalement versés dans la monnaie du pays ou territoire d'exécution du projet.

Le délai d’utilisation des préfinancements détermine si ceux‑ci sont présentés comme préfinancements à court ou à long terme. L’utilisation est définie par la convention sous-tendant le projet. Toute utilisation prévue dans les douze mois après la date de clôture est présentée comme préfinancement à court terme. Comme un grand nombre de projets financés par les actions du FED sont à long terme, il est indispensable que les avances correspondantes soient disponibles pendant plus d’un an. Certains montants de préfinancements sont donc comptabilisés dans les actifs à long terme.‑

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e

FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Préfinancements à long terme

2.2.1

–

6

325

580

910

887

Préfinancements à court terme

2.2.2

0

26

441

821

1 288

1 448

Total

0

32

766

1 401

2 199

2 335

La diminution du total des préfinancements au 31 décembre 2019 s’explique principalement par une diminution des préfinancements du 10e FED (2018: 964 millions d’EUR). Conformément au cycle de vie du FED, de nombreux contrats relatifs au 10e FED ont été menés à bien et clôturés. Le nombre de contrats en cours dans le cadre de ce FED est passé d’environ 2 600 en 2018 à quelque 2 300 en 2019. Dès lors, le niveau des préfinancements versés aux bénéficiaires a diminué, tandis que l’apurement des préfinancements a augmenté.

Cette diminution a été partiellement compensée par une augmentation des préfinancements liés au 11e FED (2018: 1 328 millions d’EUR). Le 11e FED, qui a démarré en 2015, a atteint en 2019 sa vitesse de croisière en ce qui concerne la mise en œuvre des actions adoptées. Le nombre de contrats en cours est passé d’environ 2 300 en 2018 à 3 400 en 2019, ce qui s’est traduit par une augmentation de 73 millions d’EUR du total des préfinancements en cours.

20.Préfinancements à long terme

(en Mio EUR)

31.12.2019

31.12.2018

Gestion directe

Mise en œuvre par:

Commission

190

140

Agences exécutives de l’UE

6

–

Délégations de l’UE

49

48

244

188

Gestion indirecte

Mise en œuvre par:

BEI et FEI

313

367

Organisations internationales

291

280

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

22

6

Organismes de droit public

22

24

Pays tiers

17

21

Organes de l’UE et partenariats public-privé

1

–

665

698

Total

910

887

21.Préfinancements à court terme

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2019

31.12.2018

Préfinancements (bruts)

0

115

1 627

3 288

5 030

5 153

Apurement (coupure de l’exercice)

–

(89)

(1 186)

(2 467)

(3 742)

(3 705)

Total

0

26

441

821

1 288

1 448

22.Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Les garanties sont détenues en couverture du préfinancement et libérées une fois le paiement final effectué dans le cadre d’un projet. Au 31 décembre 2019, les garanties reçues par le FED pour les préfinancements étaient passées à 46 millions d’EUR (2018: 79 millions d’EUR).

La majorité des préfinancements est versée dans le cadre de la gestion indirecte. Dans ce cas, le bénéficiaire de la garantie n’est pas le FED mais le pouvoir adjudicateur. Même si le FED n’est pas le bénéficiaire, ces garanties couvrent ses actifs.

22.1.CONTRIBUTIONS AUX FONDS FIDUCIAIRES

Cette rubrique représente le montant versé à titre de contributions au fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique et au fonds fiduciaire Bêkou de l’UE. Les contributions sont nettes des coûts encourus par les fonds fiduciaires et imputables au FED.

Les contributions aux fonds fiduciaires sont mises en œuvre par le FED en gestion directe.

(en Mio EUR)

Contribution nette au 31.12.2018

Contributions versées en 2019

Affectation des charges nettes du FF pour 2019

Contribution nette au 31.12.2019

Afrique

193

600

(530)

263

Bêkou

9

–

(5)

4

Total

201

600

(535)

266

22.2.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

(en Mio EUR)

Note

31.12.2019

31.12.2018

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.4.1

32

37

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.4.2.

91

101

Total

123

138

23.Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

(en Mio EUR)

8e

FED

9e

FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

États membres

–

0

–

1

1

5

Clients

1

4

17

4

27

26

Organismes publics

–

9

11

1

21

25

Pays tiers

0

2

4

0

7

5

Dépréciation

(2)

(13)

(12)

(1)

(27)

(27)

Comptes réciproques avec les institutions de l’UE

–

–

–

4

4

3

Total

0

3

20

9

32

37

24.Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e

FED

11e FED

31.12.2019

31.12.2018

Produits à recevoir

1

65

21

0

88

81

Créances à recevoir de l’UE

–

–

–

4

4

20

Comptes inter-FED

182

53

2 160

(2 395)

(0)

(0)

Total

183

119

2 181

(2 391)

91

101

Sous les produits à recevoir figurent les intérêts courus sur les préfinancements liés aux projets (65 millions d’EUR) et sur les préfinancements liés au fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique (21 millions d’EUR).

Les créances à recevoir de l’UE représentent le montant qui a été transféré vers le compte fiduciaire détenu par la Commission européenne.

Pour des raisons d’efficacité, la trésorerie unique couvrant l’ensemble des FED est allouée au 11e FED, ce qui a pour conséquence de générer des opérations entre les différents FED, qui sont compensées au moyen de comptes inter-FED entre les différents bilans.

Les comptes inter-FED sont uniquement présentés dans chaque FED. Le total des comptes inter-FED est égal à zéro.


24.1.LIQUIDITÉS ET ÉQUIVALENTS 3

(en Mio EUR)

8e FED

9e

FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Comptes spéciaux

Banques centrales

–

–

–

729

729

276

–

–

–

729

729

276

Comptes courants

Banques commerciales

–

–

–

421

421

87

Liquidités attachées à des instruments financiers

–

–

–

30

30

24

–

–

–

450

450

111

Total

–

–

–

1 179

1 179

387

L’augmentation des montants de cette rubrique, à hauteur de 792 millions d’EUR, peut s’expliquer essentiellement par une exécution des paiements inférieure aux prévisions. Les paiements au titre du FED se sont élevés au total à 3 910 millions d’EUR au 31 décembre 2019, contre un objectif annuel de 4 400 millions d’EUR. Deux raisons principales justifient cet écart: la suspension de la signature du contrat relatif au Partenariat mondial pour l’éducation avec la Banque mondiale et le report des paiements au titre de l’appui budgétaire en faveur du Tchad, d’Haïti et du Bénin.

Par ailleurs, l’augmentation du compte Banques commerciales est liée aux 264 millions d'EUR versés fin décembre par le Royaume-Uni sur le compte de la banque NatWest au titre de sa contribution au capital du fonds pour 2020 (voir la note 2.7.2.1).

Comme les années précédentes, et pour limiter le risque de contrepartie, davantage de liquidités sont conservées sur les comptes ouverts auprès des banques centrales que sur ceux ouverts auprès des banques commerciales (voir la note 5.1).

PASSIFS

24.2.PASSIFS FINANCIERS

25.Dettes de cofinancement

Les dettes de cofinancement représentent les fonds reçus par le FED dans le cadre d’accords de cofinancement. Le FED est tenu d’utiliser ces contributions pour fournir des services convenus à des tiers et de restituer les fonds non utilisés aux contributeurs. Le délai d’utilisation des montants de cofinancement détermine si ceux-ci sont présentés comme étant à court ou à long terme.

En fin d’exercice, une évaluation au cas par cas de l’ensemble des dettes de cofinancement est effectuée et tous les montants qui ne sont pas susceptibles d’être utilisés dans les 12 mois suivants sont considérés comme étant à long terme.

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2019

31.12.2018

Dettes de cofinancement à long terme

–

–

1

18

19

18

Dettes de cofinancement à court terme

–

–

38

31

69

68

Total

–

–

39

50

88

86

L’augmentation de 2,6 millions d’EUR du total des dettes de cofinancement découle à la fois des nouveaux montants de cofinancement reçus en 2019 (17 millions d’EUR) et des dépenses engagées au titre des projets de cofinancement (14,4 millions d’EUR). Conformément aux règles comptables relatives au cofinancement, les montants engagés n’ont pas eu d’incidence sur le résultat de l’exercice étant donné qu’ils ont été comptabilisés tant dans les charges de cofinancement (note 3.4) que dans les produits de cofinancement (note 3.1.1).

25.1.DETTES

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Dettes à court terme

2.7.1

–

5

72

106

182

173

Dettes diverses

2.7.2

–

(0)

36

298

334

68

Total

–

5

108

404

516

241

26. Dettes à court terme

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Fournisseurs

–

4

67

27

97

102

États membres

–

0

0

2

2

1

Pays tiers

0

–

4

74

78

37

Organismes publics

–

2

70

20

92

43

Autres dettes à court terme

(0)

(1)

(70)

(17)

(88)

(10)

Total

–

5

72

106

182

173

Le poste des dettes comprend les déclarations de dépenses reçues par le FED en ce qui concerne ses activités de subvention. Les dettes correspondantes sont enregistrées à concurrence du montant déclaré dès que la demande de paiement est reçue. La procédure est identique pour les factures et les notes de crédit reçues dans le cadre des marchés. Les coûts déclarés ainsi sont pris en compte pour la procédure de coupure de l’exercice. Après les écritures de fin d’exercice, les montants éligibles estimés ont été portés au compte de résultat économique. Les montants non éligibles ont été présentés comme autres dettes à court terme.

27.Dettes diverses

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e

FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Dettes de cofinancement

2.6.1

–

–

38

31

69

68

Contributions au capital reportées

2.7.2.1

–

–

–

264

264

–

Autres dettes diverses

–

–

(2)

3

1

0

Total

–

–

36

298

334

68

28.Contributions au capital reportées

Au 31 décembre 2019, le montant de 264 millions d’EUR est entièrement lié à la contribution 2020 du Royaume-Uni versée au FED à la fin du mois de décembre. Au 31 décembre 2018, il n’y avait pas de contributions au capital versées par anticipation.

28.1.CHARGES À PAYER ET PRODUITS À REPORTER

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

31.12.2019

31.12.2018

Charges à payer

–

96

240

982

1 318

1 279

Autres régularisations et reports

–

–

0

1

1

3

Total

–

96

240

983

1 319

1 281

Les charges à payer comprennent les charges opérationnelles estimées liées à des contrats en cours ou achevés sans déclarations de dépenses validées, les dépenses éligibles exposées par les bénéficiaires ayant été estimées au moyen des meilleures informations disponibles. La part des charges à payer estimées qui se rapporte aux préfinancements versés a été enregistrée en tant que réduction des montants de préfinancement (voir la note 2.2 ci-dessus).

L’augmentation de cette rubrique découle à la fois d’une hausse des charges à payer au titre du 11e FED (2018: 838 millions d’EUR) et d’une diminution des charges à payer au titre du 10e FED (2018: 358 millions d’EUR). Cette évolution est conforme au cycle de vie du FED et est également liée à l’évolution du nombre de contrats en cours dans le cadre de ces FED: le 11e FED ayant atteint sa vitesse de croisière en 2019, il y avait nettement plus de contrats en cours au 31 décembre 2019 pour lesquels les charges devaient être estimées et comptabilisées. À l’inverse, de nombreux contrats ont été menés à bien et clôturés en 2019 dans le cadre du 10e FED, ce qui s’est traduit par une diminution des contrats en cours et des charges à payer au titre de ce FED.

ACTIF NET

28.2.RÉSERVE DE JUSTE VALEUR

Conformément aux règles comptables, les ajustements à la juste valeur d’actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur.

(en Mio EUR)

31.12.2019

31.12.2018

Figurant dans la réserve de juste valeur

(2)

–

Figurant dans le compte de résultat économique

–

–

Total

(2)

–

28.3.CAPITAL DU FONDS

29.Capital appelé - FED actifs

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Capital du Fonds

12 164

10 773

20 960

29 367

73 264

Capital non appelé

–

(0)

(0)

(22 840)

(22 840)

Capital appelé au 31.12.2018

12 164

10 773

20 960

6 527

50 423

Capital du Fonds

12 164

10 773

20 960

29 367

73 264

Capital non appelé

–

(15)

(0)

(18 440)

(18 455)

Capital appelé au 31.12.2019

12 164

10 758

20 960

10 927

54 809

Le capital du Fonds correspond au total des contributions des États membres pour le FED concerné, conformément aux dispositions de chacun des accords internes. Les fonds non appelés représentent les montants non encore appelés auprès des États membres. Le capital appelé représente les contributions qui ont été appelées par le FED et transférées sur les comptes de trésorerie par les États membres (voir ci-dessous 2.10.2).


30.Capital appelé et capital non appelé par État membre

(en Mio EUR)

Contributions 11e FED

%

Capital non appelé au 31.12.2018

Capital appelé en 2019

Capital non appelé au 31.12.2019

Autriche

2,40

548

(105)

442

Belgique

3,25

742

(143)

599

Bulgarie

0,22

50

(10)

40

Croatie

0,23

51

(10)

42

Chypre

0,11

25

(5)

21

République tchèque

0,80

182

(35)

147

Danemark

1,98

452

(87)

365

Estonie

0,09

20

(4)

16

Finlande

1,51

345

(66)

278

France

17,81

4 068

(784)

3 285

Allemagne

20,58

4 700

(906)

3 795

Grèce

1,51

344

(66)

278

Hongrie

0,61

140

(27)

113

Irlande

0,94

215

(41)

173

Italie

12,53

2 862

(551)

2 311

Lettonie

0,12

27

(5)

21

Lituanie

0,18

41

(8)

33

Luxembourg

0,26

58

(11)

47

Malte

0,04

9

(2)

7

Pays-Bas

4,78

1 091

(210)

881

Pologne

2,01

458

(88)

370

Portugal

1,20

273

(53)

221

Roumanie

0,72

164

(32)

132

Slovaquie

0,38

86

(17)

69

Slovénie

0,22

51

(10)

41

Espagne

7,93

1 812

(349)

1 463

Suède

2,94

671

(129)

542

Royaume-Uni

14,68

3 353

(646)

2 707

Total

100,00

22 840

(4 400)

18 440

Le capital des 8e, 9e et 10e FED ayant été appelé et reçu dans son intégralité au cours des années précédentes, le montant de 4 400 millions d’EUR appelé en 2019 se rapporte entièrement au 11e FED.

31.Report du capital appelé de FED clôturés

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Fonds transférés de FED clôturés

627

1 625

–

–

2 252

2 252

Sous cette rubrique figurent les ressources transférées de FED clôturés vers les 8e et 9e FED.

32.Transferts de capital appelé entre FED actifs

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e

FED

11e FED

Total

Solde au 31.12.2017

(2 503)

2 177

120

206

–

Transfert vers la réserve de performance du 10e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(7)

(40)

47

–

0

Transfert vers la réserve de performance du 11e FED de montants dégagés dans les FED précédents

–

–

(112)

112

–

Solde au 31.12.2018

(2 509)

2 137

55

317

–

Transfert vers la réserve de performance du 10e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(1)

(27)

28

–

(0)

Transfert vers la réserve de performance du 11e FED de montants dégagés dans les FED précédents

–

–

181

(181)

–

Solde au 31.12.2019

(2 510)

2 109

265

136

–

Sous cette rubrique figurent les ressources transférées entre les FED actifs.

Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Cotonou, l'ensemble des fonds non utilisés dans le cadre d'anciens FED actifs sont transférés vers le FED le plus récent après dégagement. Les ressources transférées à partir d'autres FED augmentent les crédits du Fonds bénéficiaire tout en réduisant les crédits du Fonds d'origine. Les fonds transférés vers les réserves de performance du 10e et du 11e FED ne peuvent être engagés que dans des conditions spécifiques définies dans les accords internes.

33.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

PRODUITS

(en Mio EUR)

Note

2019

2018

Produits des opérations sans contrepartie directe

3.1

28

4

Produits des opérations avec contrepartie directe

3.2

46

57

Total

74

60

33.1.PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e

FED

11e FED

2019

2018

Récupération de dépenses

0

0

9

4

13

21

Récupération de crédits Stabex

–

–

0

–

0

0

Produits de cofinancement

3.1.1

–

–

9

5

14

(17)

Total

0

0

18

10

28

4

Les produits des opérations sans contrepartie directe peuvent être ventilés selon le mode de gestion, comme suit:

(en Mio EUR)

2019

2018

Gestion directe

Mise en œuvre par:

Commission

1

1

Délégations de l’UE

6

3

6

4

Gestion indirecte

Mise en œuvre par:

Pays tiers

15

(13)

Organisations internationales

5

12

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

2

1

22

–

Total

28

4

34.Produits de cofinancement

Les contributions de cofinancement reçues sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe et en tant que telles, ne devraient pas avoir d’effets sur le compte de résultat économique. Ces contributions restent inscrites au passif (voir la note 2.6.1) jusqu’à ce que les conditions applicables aux fonds reçus soient remplies, c’est-à-dire que les dépenses éligibles soient exposées (voir la note 3.4). Le montant correspondant est ensuite comptabilisé dans le compte de résultat économique comme produits des opérations de cofinancement sans contrepartie directe. L’effet sur le résultat économique de l’exercice est par conséquent nul.

34.1.PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2019

2018

Produits financiers

(0)

(0)

3

4

7

10

Autres produits

1

6

21

12

39

46

Total

1

6

24

16

46

57

Les produits financiers se composent essentiellement d’intérêts courus sur les ordres de recouvrement échus (6,6 millions d’EUR) et d’intérêts sur les préfinancements. Les autres produits se composent entièrement de gains de change. Les pertes de change correspondantes sont inscrites dans les autres charges (voir la note 3.6).

CHARGES

34.2.INSTRUMENTS D’AIDE

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2019

2018

Aide programmable

0

(0)

295

1 824

2 119

2 001

Soutien macroéconomique

–

29

–

–

29

26

Politiques sectorielles

–

0

–

–

0

2

Projets intra-ACP

–

2

272

678

951

827

Aide d’urgence

–

4

12

97

112

873

Appui institutionnel

–

–

0

7

7

18

Contributions aux fonds fiduciaires

–

–

–

535

535

307

Total

0

35

579

3 141

3 755

4 054

Les dépenses opérationnelles du FED couvrent divers instruments d’aide et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés.

La diminution de cette rubrique découle à la fois d’une augmentation des charges au titre du 11e FED (2018: 3 012 millions d’EUR) et d’une diminution des charges au titre du 10e FED (2018: 984 millions d’EUR). Cette évolution est conforme au cycle de vie du FED et est également liée à l’évolution du nombre de contrats en cours dans le cadre de ces FED: le 11e FED ayant atteint sa vitesse de croisière en 2019, il y avait nettement plus de contrats en cours au 31 décembre 2019 pour lesquels des dépenses étaient engagées. À l’inverse, de nombreux contrats ont été menés à bien et clôturés en 2019 dans le cadre du 10e FED, ce qui s’est traduit par une diminution des dépenses engagées au titre de ce FED.

Comme observé, la structure des charges relatives aux instruments d’aide au titre du 11e FED a changé par rapport à 2018. Dans le cadre de ce FED, les charges relatives à l’aide d’urgence ont considérablement diminué (2018: 811 millions d’EUR), tandis que celles relatives à l’aide programmable, aux projets intra-ACP et aux contributions aux fonds fiduciaires ont considérablement augmenté (2018: 1 468 millions d’EUR, 410 millions d’EUR et 307 millions d’EUR respectivement).

34.3.CHARGES DE COFINANCEMENT

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2019

2018

Cofinancement

–

–

9

5

14

(17)

Cette rubrique comprend les dépenses exposées pour les projets de cofinancement en 2019. Il convient de noter que les dépenses exposées incluent des montants estimés liés à la coupure de l’exercice (et, par conséquent, les contrepassations des montants estimés relatifs à l’exercice précédent).

Les produits correspondants ont été portés au compte de résultat économique (voir la note 3.1.1).


INSTRUMENTS D’AIDE ET CHARGES DE COFINANCEMENT PAR MODE DE GESTION

(en Mio EUR)

2019

2018

Gestion directe

Mise en œuvre par:

Commission

86

122

Agences exécutives de l’UE

(13)

31

Fonds fiduciaires

483

594

Délégations de l’UE

1 141

1 003

1 697

1 750

Gestion indirecte

Mise en œuvre par:

BEI et FEI

145

44

Organisations internationales

1 003

920

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

126

114

Organismes de droit public

184

231

Pays tiers

613

977

Organes de l’UE dans le cadre de partenariats public-privé

1

1

2 073

2 287

Total

3 770

4 037

34.4.CHARGES FINANCIÈRES

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2019

2018

Dépréciations de créances

0

(2)

2

1

1

(7)

Cette rubrique comprend l’estimation des charges sur les montants irrécouvrables.

34.5.AUTRES CHARGES

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

2019

2018

Charges administratives et relatives à l'informatique

–

–

(41)

262

220

112

Provision pour risques et charges

–

–

–

–

–

(4)

Pertes réalisées sur créances résultant de ventes et prestations de services

–

2

1

1

3

1

Pertes de change

1

6

21

9

37

39

Total

1

8

(20)

272

260

148

Sous cette rubrique figurent essentiellement les dépenses d’appui, c’est-à-dire les frais administratifs liés à la programmation et à l’exécution des FED. Cela englobe les dépenses afférentes à la préparation, au suivi, au contrôle et à l’évaluation des projets ainsi que les dépenses liées aux réseaux informatiques, à l’assistance technique, etc.

35.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

35.1.ACTIFS ÉVENTUELS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Garanties de bonne fin

–

10

5

0

15

11

Garanties pour retenues

–

5

4

–

9

7

Total

–

15

8

0

24

17

Les garanties de bonne fin sont requises pour s’assurer que les bénéficiaires des financements du FED satisfont à leurs obligations contractuelles avec le FED.

Les garanties pour retenues ne concernent que les marchés de travaux. En règle générale, une retenue de 10 % sur les paiements intermédiaires est prévue afin de garantir que les contractants satisfont à leurs obligations. Ces montants retenus sont classés comme dettes. Sous réserve de l’approbation du pouvoir adjudicateur, le contractant peut soumettre à la place une garantie pour retenues qui remplace le pourcentage retenu sur les paiements intermédiaires. Ces garanties reçues sont présentées comme actifs éventuels.

En ce qui concerne les contrats gérés dans le cadre de la gestion indirecte, les garanties relèvent d’un pouvoir adjudicateur autre que le FED et ne sont dès lors pas mentionnées par ce dernier.

35.2.AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

36.Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

Le montant indiqué ci-dessous est le RAL (reste à liquider) budgétaire diminué des montants correspondants inscrits en charges au compte de résultat économique. Le RAL budgétaire correspond au montant d’engagements pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Il s’agit de la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels.

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e

FED

11e

FED

31.12.2019

31.12.2018

Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

(0)

42

576

7 946

8 564

9 071

Au 31 décembre 2019, le RAL budgétaire atteignait 10 270 millions d’EUR (2018: 10 616 millions d’EUR).

37.GESTION DES RISQUES FINANCIERS

Les informations ci-après relatives à la gestion des risques financiers du FED concernent les opérations de trésorerie effectuées par la Commission pour le compte du FED dans le but de mettre en œuvre ses ressources.

37.1.POLITIQUES DE GESTION DES RISQUES ET ACTIVITÉS DE COUVERTURE

Les règles et principes concernant la gestion des opérations de trésorerie sont fixés dans le règlement financier applicable au 11e FED et dans l’accord interne.

En vertu du règlement précité, les grands principes suivants s’appliquent:

(a)les contributions au FED sont payées par les États membres sur des comptes spéciaux ouverts auprès de la banque d’émission de chaque État membre ou de l’institution financière désignée par celui-ci. Le montant des contributions reste sur lesdits comptes spéciaux jusqu’à ce qu’il soit nécessaire d’effectuer les paiements du FED;

(b)les contributions au FED sont payées par les États membres en EUR, alors que les paiements du FED sont libellés en EUR ou dans d’autres monnaies;

(c)les comptes en banque ouverts par la Commission au nom du FED ne peuvent pas être à découvert.

Outre les comptes spéciaux, d’autres comptes bancaires sont ouverts par la Commission au nom du FED auprès d’institutions financières (banques centrales et banques commerciales) afin d’effectuer des paiements et de recevoir des versements autres que les contributions des États membres au budget.

Les opérations de trésorerie et de paiement sont fortement automatisées et reposent sur des systèmes informatiques modernes. Des procédures spéciales sont appliquées pour garantir la sécurité des systèmes et pour assurer la séparation des tâches conformément au règlement financier, aux standards de contrôle interne de la Commission et aux principes d’audit.

Un ensemble de lignes directrices et de procédures consignées par écrit régit la gestion des opérations de trésorerie et de paiement, afin de limiter le risque opérationnel et financier et d’assurer un niveau de contrôle adéquat. Ces lignes directrices et procédures couvrent les différents domaines d’opération et leur application est vérifiée régulièrement.

37.2.RISQUE DE CHANGE

Exposition du FED au risque de change à la clôture de l'exercice - position nette

(en Mio EUR)

31.12.2019

31.12.2018

USD

GBP

DKK

SEK

EUR

Autres

Total

USD

GBP

DKK

SEK

EUR

Autres

Total

Actifs financiers

Créances à recevoir et à recouvrer

–

–

–

–

115

8

123

63

–

0

–

67

8

138

Liquidités et équivalents

1

–

–

–

1 178

–

1 179

1

0

–

–

386

–

387

1

–

–

–

1 293

8

1 302

64

0

0

–

453

8

525

Passifs financiers

Passifs financiers à long terme

–

–

–

–

(19)

–

(19)

–

–

–

–

(18)

–

(18)

Dettes

(7)

–

–

–

(509)

–

(516)

(1)

–

–

–

(218)

(22)

(241)

(7)

–

–

–

(528)

–

(535)

(1)

–

–

–

(236)

(22)

(259)

Total

(6)

–

–

–

765

8

767

63

0

0

–

217

(14)

267

Toutes les contributions sont libellées en EUR et les autres monnaies sont achetées uniquement lorsque cela est nécessaire pour l’exécution des paiements. Par conséquent, les opérations de trésorerie du FED ne sont pas exposées au risque de change.

37.3.RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT

Le FED n’emprunte pas d’argent et n’est donc pas exposé au risque de taux d’intérêt.

Des intérêts courent sur le solde de ses différents comptes bancaires. Par conséquent, la Commission a, pour le compte du FED, établi des mesures visant à garantir que les intérêts comptabilisés comme acquis reflètent régulièrement les taux d’intérêt du marché ainsi que leurs éventuelles fluctuations.

Les contributions au budget du FED sont portées par chaque État membre au crédit du compte spécial ouvert auprès de l’institution financière désignée par celui-ci. Étant donné qu’à l’heure actuelle, les rémunérations appliquées à certains de ces comptes peuvent être négatives, des procédures de gestion de trésorerie sont en place pour réduire au minimum les soldes présents sur les comptes en question. Par ailleurs, conformément au règlement (UE) 2016/888 du Conseil, toute rémunération négative sur ces comptes est à la charge de l’État membre concerné.

Les soldes de fin de journée détenus sur des comptes bancaires commerciaux sont rémunérés à la journée. La rémunération des soldes de ces comptes est basée sur des taux variables du marché auxquels une marge contractuelle (positive ou négative) est appliquée. Pour la plupart des comptes, le calcul des intérêts est lié à un taux de référence du marché et ajusté en fonction des fluctuations de ce taux. En conséquence, le FED ne court pas le risque que ses soldes puissent être rémunérés à des taux inférieurs à ceux du marché.

37.4.RISQUE DE CRÉDIT (RISQUE DE CONTREPARTIE)

Actifs financiers qui ne sont ni en souffrance ni dépréciés:

(en Mio EUR)

Total

Ni en souffrance ni dépréciés

En souffrance mais non dépréciés

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

123

100

16

7

–

Total au 31.12.2019

123

100

16

7

–

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

138

121

12

5

–

Total au 31.12.2018

138

121

12

5

–

Actifs financiers par catégorie de risque:

(en Mio EUR)

31.12.2019

31.12.2018

Créances

Trésorerie

Total

Créances

Trésorerie

Total

Contreparties ayant une notation de crédit externe

Première et haute qualité

7

958

965

5

303

308

Qualité moyenne supérieure

–

220

220

–

80

80

Qualité moyenne inférieure

–

1

1

–

4

4

Spéculatif (non-investment grade)

–

0

0

–

0

0

7

1 179

1 186

5

387

391

Contreparties dépourvues de notation de crédit externe

Groupe 1 (débiteurs n'ayant jamais fait défaut)

116

0

116

133

0

134

Groupe 2 (débiteurs ayant fait défaut dans le passé)

–

–

–

–

–

–

Total

116

0

116

133

0

134

Total

123

1 179

1 302

138

387

525

Les fonds classés dans les catégories spéculatif (non-investment grade) et qualité moyenne inférieure se rapportent principalement aux contributions des États membres au FED versées sur les comptes spéciaux ouverts par les États membres conformément à l'article 20, paragraphe 3, du RF applicable au FED. En vertu dudit règlement, le montant de ces contributions doit rester sur ces comptes spéciaux jusqu'à ce qu'il soit nécessaire d'effectuer les paiements.

La plupart des ressources en trésorerie du FED sont conservées, conformément au RF applicable au FED, sur les comptes spéciaux ouverts par les États membres pour le paiement de leurs contributions. La majorité de ces comptes sont ouverts auprès du Trésor ou de la banque centrale de chaque État membre. Ces institutions représentent le risque de contrepartie le plus faible pour le FED (l’exposition concerne les États membres).

En ce qui concerne la part des ressources en trésorerie du FED qui est déposée auprès de banques commerciales afin de couvrir l’exécution des paiements, l’approvisionnement de ces comptes s’effectue selon le principe du «juste à temps» et est géré automatiquement par le système de gestion de la trésorerie de la Commission. Des soldes minimaux, proportionnels au montant moyen des paiements journaliers réalisés, sont maintenus sur chacun de ces comptes. Par conséquent, les soldes de fin de journée de ces comptes restent toujours faibles, ce qui limite l’exposition du FED aux risques.

De plus, des lignes directrices spécifiques sont appliquées pour la sélection des banques commerciales, afin de réduire le risque de contrepartie auquel le FED est exposé.

Toutes les banques commerciales sont sélectionnées par appels d’offres. La notation de crédit à court terme la plus basse ouvrant l’accès à une procédure d’appel d’offres est Moody’s P-1, ou une notation équivalente (S&P A-1 ou Fitch F1). Un niveau inférieur peut être accepté dans des circonstances particulières et dûment justifiées.

37.5.RISQUE DE LIQUIDITÉ

Analyse des échéances des passifs financiers par échéance contractuelle résiduelle

(en Mio EUR)

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total

Passifs financiers

516

2

17

535

Total au 31.12.2019

516

6

22

516

Passifs financiers

241

7

11

259

Total au 31.12.2018

241

7

11

259

Grâce aux principes budgétaires appliqués au FED, les liquidités globales pour la période budgétaire sont toujours suffisantes pour l’exécution des paiements. En effet, le total des contributions des États membres est égal au montant global des crédits de paiement pour la période budgétaire concernée.

Les contributions des États membres au FED sont toutefois versées en trois tranches annuelles, alors que les paiements ont un caractère saisonnier.

De manière à assurer que les ressources en trésorerie soient toujours suffisantes pour couvrir les paiements à exécuter au cours d’un mois, les informations sur la situation de la trésorerie sont régulièrement échangées entre la trésorerie de la Commission et les services ordonnateurs concernés.

Outre ce qui précède, les opérations de trésorerie du FED bénéficient d’outils de gestion de la trésorerie automatisés qui garantissent la disponibilité quotidienne des liquidités suffisantes sur chaque compte bancaire du FED.

38.INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

Les parties liées du FED sont le fonds fiduciaire Bêkou, le fonds fiduciaire de l'UE pour l'Afrique et la Commission européenne. Les transactions qui ont lieu entre ces entités sont réalisées dans le cadre des opérations normales du FED. Conformément aux règles comptables de l’UE, aucune information spécifique n’est exigée dans le cadre de ces transactions.

Le FED n'a pas de gestion séparée puisqu'il est géré par la Commission. Les droits des principaux dirigeants de l'UE, notamment de la Commission, ont été communiqués dans les comptes annuels consolidés de l'Union européenne à la rubrique 7.2. «Droits des principaux dirigeants».

39.ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

À la date de transmission des présents comptes provisoires, hormis les sujets mis en exergue ci-dessous, aucune autre question importante requérant la production d’informations distinctes sous cette rubrique n’a été portée à l’attention du comptable du FED. Les comptes annuels et les notes annexes ont été élaborés à l’aide des données les plus récentes disponibles, comme il ressort des informations présentées ci-dessus.

Sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne

Le 1er février 2020, le Royaume-Uni a cessé d’être un État membre de l’Union européenne. À la suite de la conclusion entre les deux parties de l’accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (ci-après l’«accord sur le retrait»), le Royaume-Uni s’est engagé à s’acquitter de toutes ses obligations découlant de l’actuel cadre financier pluriannuel (CFP) et des perspectives financières précédentes, comme s’il était encore un État membre.

L’accord sur le retrait prévoit que le Royaume-Uni demeure partie au FED jusqu’à la clôture du 11e FED et de tous les FED précédents non clôturés et à cet égard, assume les mêmes obligations que les États membres au titre de l’accord interne par lequel le FED a été établi, ainsi que les obligations découlant des FED précédents jusqu’à leur clôture. Le Royaume-Uni peut participer au comité du FED en qualité d’observateur sans droit de vote.

L’accord sur le retrait prévoit également que si les montants liés à des projets relevant du 10e FED ou de FED précédents n’ont pas été engagés ou ont été dégagés à la date d’entrée en vigueur de l’accord, la part du Royaume-Uni dans ces montants n’est pas réutilisée. Il en va de même pour la part du Royaume-Uni dans les montants non engagés ou dégagés qui relèvent du 11e FED après le 31 décembre 2020.

Au moment de la transmission des présents comptes provisoires et compte tenu de l’accord sur le retrait conclu et déjà en vigueur, aucune incidence financière n’est à signaler dans les comptes annuels du FED pour 2019.

Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)

Au cours du premier trimestre de 2020, la pandémie de COVID-19 a eu des répercussions énormes au niveau mondial, notamment sur les marchés financiers, qui ont enregistré des reculs importants de l’ensemble des principaux indices. Cela a entraîné une volatilité accrue de la valeur des instruments financiers comptabilisés à leur juste valeur, y compris ceux inscrits au bilan du FED. En tant qu’événement ne donnant pas lieu à des ajustements, la pandémie de COVID-19 ne nécessite pas d’adaptation des chiffres déclarés. En ce qui concerne les périodes comptables suivantes, la COVID-19 aura vraisemblablement une incidence sur la comptabilisation et l’évaluation de certains actifs et passifs dans les états financiers. Sur la base des informations disponibles au moment de la transmission des présents comptes provisoires, il n’est pas possible de procéder à une estimation fiable des conséquences financières de la pandémie de COVID-19.

40.RAPPROCHEMENT ENTRE LE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE ET LE RÉSULTAT BUDGÉTAIRE

Le résultat économique de l’exercice est calculé selon les principes de la comptabilité d’exercice. Or, le résultat budgétaire est établi sur la base d’une comptabilité de caisse. Le résultat économique et le résultat budgétaire couvrant tous deux les mêmes opérations sous-jacentes, il est utile de vérifier leur concordance par un rapprochement. Le tableau ci-dessous présente ce rapprochement, sous la forme d’une ventilation des éléments de recettes et de dépenses pour les montants de rapprochement les plus importants. Les notes concernant le tableau fournissent des informations supplémentaires sur la nature des éléments de rapprochement les plus importants.

(en Mio EUR)

2019

2018

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(3 956)

(4 118)

Recettes

Droits n’affectant pas le résultat budgétaire

–

(1)

Droits constatés en cours d'exercice mais non encore recouvrés

(16)

(11)

Droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l'exercice

23

11

Effet net des préfinancements

53

36

Produits à recevoir (nets)

(67)

(39)

Autres

(3)

(1)

Dépenses

Dépenses de l’exercice non encore payées

107

115

Dépenses des exercices antérieurs payées au cours de l’exercice

(672)

(366)

Effet net des préfinancements

(44)

(179)

Charges à payer (nettes)

719

484

RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’EXERCICE

(3 856)

(4 069)

40.1.ÉLÉMENTS DE RAPPROCHEMENT - RECETTES

Les recettes d’un exercice budgétaire correspondent aux recettes encaissées sur les droits constatés au cours de l’exercice et aux encaissements sur les droits constatés au cours d’exercices précédents.

Les droits n’affectant pas le résultat budgétaire sont enregistrés au compte de résultat économique mais, d’un point de vue budgétaire, ils ne peuvent pas être considérés comme des recettes, car le montant encaissé est transféré dans des réserves et ne peut être réengagé sans une décision du Conseil.

Les droits constatés en cours d’exercice mais non encore recouvrés doivent être déduits du résultat économique aux fins du rapprochement, puisqu’ils ne font pas partie des recettes budgétaires. En revanche, les droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l’exercice doivent être ajoutés au résultat économique aux fins du rapprochement.

L’effet net des préfinancements correspond à l’apurement de préfinancements grâce aux montants récupérés auprès des bénéficiaires. Ces encaissements représentent des recettes budgétaires, mais n’ont aucune incidence sur le résultat économique et doivent donc être ajoutés aux fins du rapprochement.

Les produits nets à recevoir consistent principalement en régularisations de fin d’exercice. Seul l’effet net, à savoir les produits à recevoir de l’exercice moins les encaissements sur les produits à recevoir de l’exercice précédent, est pris en considération.

40.2.ÉLÉMENTS DE RAPPROCHEMENT – DÉPENSES

Les dépenses de l’exercice non encore payées doivent être ajoutées aux fins du rapprochement car elles sont incluses dans le résultat économique mais ne font pas partie des dépenses budgétaires. En revanche, les dépenses des exercices antérieurs payées au cours de l’exercice doivent être déduites du résultat économique aux fins du rapprochement, puisqu’elles font partie des dépenses budgétaires de l’exercice alors que soit elles n’ont pas d’effet sur le résultat économique soit elles font baisser les dépenses en cas de corrections.

Les encaissements provenant d’annulations de paiements, qui n’affectent pas le résultat économique, ont toutefois une incidence sur le résultat budgétaire.

L’effet net des préfinancements tient compte à la fois des nouveaux préfinancements versés au cours de l’exercice (comptabilisés en dépenses budgétaires de l’exercice) et de l’apurement des préfinancements versés au cours de l’exercice ou des exercices antérieurs par l’acceptation de dépenses éligibles. Cet apurement génère des charges comptables, mais pas des dépenses budgétaires, puisque les préfinancements initiaux avaient déjà été considérés comme des dépenses budgétaires lors du versement.

Les charges à payer nettes consistent principalement en régularisations de fin d’exercice qui concernent des dépenses éligibles engagées par les bénéficiaires des fonds du FED mais n’ayant pas encore été déclarées au FED. Seul l’effet net, à savoir les charges à payer de l’exercice moins la contrepassation des charges à payer de l’exercice précédent, est pris en considération.

ÉTATS FINANCIERS DES FONDS FIDUCIAIRES DE L’UE CONSOLIDÉS DANS LE FED

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU DE L’UE 2019

Les chiffres étant arrondis au millier d’euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU DE L’UE

Informations générales concernant les fonds fiduciaires de l’Union

Conformément aux articles 234 et 235 du règlement financier applicable au budget général de l'Union («RF UE») 4 et à l’article 35 du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement («RF FED») 5 , la Commission européenne peut établir des fonds fiduciaires de l’Union pour les actions extérieures (ci-après les «fonds fiduciaires de l’Union»). Les fonds fiduciaires de l’Union sont constitués au titre d’un accord conclu avec d’autres donateurs pour les actions d’urgence et les actions postérieures à la phase d’urgence nécessaires pour réagir à une crise, ou pour les actions thématiques.

Les fonds fiduciaires de l’Union sont établis par la Commission européenne au moyen d’une décision, après consultation ou approbation du Parlement européen et du Conseil. Cette décision comprend l’accord constitutif avec d’autres donateurs.

Les fonds fiduciaires de l’Union ne sont établis et mis en œuvre qu’aux conditions suivantes:

•l’intervention de l’Union apporte une valeur ajoutée, ce qui signifie que les objectifs des fonds fiduciaires de l’Union, en particulier pour des raisons d’échelle ou d’effets potentiels, peuvent être mieux atteints au niveau de l’Union qu’au niveau national et l’utilisation des instruments de financement existants ne serait pas suffisante pour atteindre les objectifs des politiques de l’Union;

•les fonds fiduciaires de l’Union apportent à cette dernière une visibilité politique et des bénéfices évidents en termes de gestion ainsi qu’un meilleur contrôle, par l’Union, des risques et des décaissements des contributions de l’Union et des autres donateurs;

•les fonds fiduciaires de l’Union ne font pas double emploi avec d’autres sources de financement existantes ou des instruments semblables sans qu’il y ait additionnalité;

•les objectifs des fonds fiduciaires de l’Union sont alignés sur les objectifs de l’instrument de l’Union ou du poste budgétaire à partir duquel ils sont financés.

Un conseil présidé par la Commission est créé pour chaque fonds fiduciaire de l’Union afin de garantir une représentation équitable des donateurs et de décider de l’utilisation des fonds. Un représentant de chaque État membre non contributeur est présent au sein du conseil en tant qu’observateur. Les règles relatives à la composition du conseil et le règlement interne de celui-ci sont fixés dans l’accord constitutif du fonds fiduciaire de l’Union.

Les fonds fiduciaires de l’Union sont établis pour une durée limitée déterminée dans leur accord constitutif. Cette durée peut être prolongée à la demande du conseil du fonds fiduciaire de l’Union et sur présentation, par la Commission, d’un rapport justifiant la prolongation. Le Parlement européen et/ou le Conseil peuvent demander à la Commission de mettre un terme aux crédits accordés au titre du fonds fiduciaire ou de revoir l’acte constitutif en vue de liquider le fonds.

Le comptable de la Commission fait fonction de comptable des fonds fiduciaires de l’Union. Il est chargé de l’établissement des procédures comptables et du plan comptable communs à tous les fonds fiduciaires de l’Union. L’auditeur interne de la Commission, l’OLAF et la Cour des comptes exercent les mêmes compétences à l’égard des fonds fiduciaires de l’Union qu’à l’égard des autres actions menées par la Commission. Les fonds fiduciaires de l’Union sont également soumis chaque année à un audit externe indépendant.

Fonds fiduciaires de l’Union actuels

À ce jour, la Commission a établi quatre fonds fiduciaires de l’Union:

- le fonds fiduciaire Bêkou de l’Union, dont l’objectif est d’appuyer la sortie de crise et les efforts de reconstruction de la République centrafricaine dans toutes leurs dimensions. Il a été établi le 15 juillet 2014;

- le fonds fiduciaire Madad de l’Union; il s’agit d’un fonds fiduciaire régional de l’UE en réponse à la crise syrienne. Il a été établi le 15 décembre 2014;

- le fonds fiduciaire de l’Union pour l’Afrique; il s’agit d’un fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique. Il a été établi le 12 novembre 2015;

- le fonds fiduciaire de l’Union en faveur de la Colombie, qui vise à soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix dans le cadre du redressement et de la stabilisation rapides après le conflit. Il a été établi le 12 décembre 2016.

Le Fonds fiduciaire Bêkou de l’UE

Le premier fonds fiduciaire multibailleurs de l’UE, dénommé «Bêkou» (ce qui signifie «espoir» en sango), a été créé le 15 juillet 2014 par la Commission (représentée par les DG DEVCO et ECHO, ainsi que par le SEAE) et trois États membres de l’Union (Allemagne, France et Pays-Bas) dans le but de faciliter la stabilisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Il a été établi pour une durée maximale de 60 mois. En mai 2019, l’Union a approuvé une prolongation du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE jusqu’en décembre 2020, portant ainsi sa durée totale à 78 mois.

Le conseil et le comité de gestion du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE sont composés de représentants des donateurs et de la Commission ainsi que d’observateurs. Le conseil adopte et révise la stratégie du fonds fiduciaire de l’Union. Il se réunit au moins une fois par an.

Le comité de gestion examine, approuve et supervise la mise en œuvre des actions financées par le fonds. Il approuve également les comptes annuels et les rapports annuels sur les activités financées par le fonds fiduciaire.

Comptes annuels du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE

Conformément à l’article 8 de l’accord instituant le fonds fiduciaire de l’Union européenne pour la République centrafricaine «Fonds UE Bêkou» et à l’article 11.2.1 de l’accord constitutif, les comptes annuels se composent de deux parties: 1) le rapport financier annuel qui relève du gestionnaire du fonds fiduciaire de l’Union et 2) les états financiers annuels établis par le comptable de la Commission qui est également, sur la base du même article, le comptable du fonds fiduciaire.

En vertu de l’article 8 de l’accord constitutif, les états financiers sont établis conformément aux règles comptables adoptées par le comptable de la Commission (règles comptables de l’UE), qui sont inspirées des normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS).

Les comptes annuels font l’objet d’un audit externe indépendant et les comptes annuels définitifs sont soumis par le gestionnaire du fonds fiduciaire de l’Union et le comptable à l’approbation du comité de gestion [article 8.3.4, point c)].

Les comptes annuels du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE sont consolidés dans les comptes annuels du Fonds européen de développement.

Faits marquants de l’année

Depuis sa création en juillet 2014, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE a adopté 19 programmes et touché plus de 2,5 millions de bénéficiaires. Les programmes sont destinés à aider la République centrafricaine et sa population à la suite de la crise de 2013. Plus précisément, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE vise à garantir l’accès aux services de base (principalement, la santé, l’eau et l’assainissement), à soutenir la relance économique et la création d’emplois et à promouvoir la cohésion sociale et la réconciliation.

En dépit de la mise en place d’un gouvernement élu démocratiquement et de la signature d’un accord de paix en février 2019, la situation en matière de sécurité en République centrafricaine demeure instable. C’est dans ce contexte complexe et fragile que le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE fait valoir ses avantages comparatifs de flexibilité et d’adaptabilité à des circonstances changeantes. En outre, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE reste le seul instrument renforçant la résilience tant de la population que de l’État, dans le cadre d’une véritable approche associant l’aide d’urgence, la réhabilitation et le développement (LRRD).

En mai 2019, compte tenu de la situation actuelle en République centrafricaine, l’Union a approuvé une prolongation du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE jusqu’en décembre 2020, portant ainsi sa durée totale de 60 à 78 mois. La procédure officielle, qui prévoyait une consultation du Parlement européen et du Conseil, a été lancée en 2018 après la demande officielle du conseil du fonds fiduciaire de l’Union.

Sur le plan opérationnel, les principaux faits marquants de l’année 2019 sont notamment:

·En mai, à la suite de la signature de l’accord de paix, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE a adopté une nouvelle action multisectorielle qui vise à soutenir la relance socio-économique dans le Sud-Est, région auparavant inaccessible. L’objectif de cette action est de renouveler le contrat social entre l’État et la population en soutenant la relance économique, en rétablissant les services de base en matière de santé, d’eau et d’assainissement, en favorisant le dialogue et la cohésion sociale et en renforçant les autorités locales et le redéploiement de l’État. Dotation budgétaire: 18 millions d’EUR;

·En octobre, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE a adopté un programme de soutien à la promotion de l’esprit d’entreprise dans les zones urbaines et rurales pour un montant total de 15 millions d’EUR. Une nouvelle facilité d’assistance technique et de communication a également été adoptée. En outre, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE a augmenté le budget de trois actions en cours dans les secteurs de la santé (21,76 millions d’EUR supplémentaires), de l’autonomisation des femmes (0,5 million d’EUR supplémentaires) et de la réhabilitation socio-économique (0,78 million d’EUR supplémentaires);

·À la suite de la prolongation du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE, le conseil a adopté en novembre la stratégie opérationnelle pour la période 2019-2020. Celle-ci recense trois grands secteurs d’intervention qui restent pertinents pour le fonds fiduciaire de l’UE: i) les secteurs sociaux (principalement, la santé, l’eau et l’assainissement); ii) les actions en faveur de la résilience et de la relance économiques; et iii) un appui renforcé au redéploiement de l’État et aux efforts de réconciliation;

·Les projets du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE ont été marqués par le contexte instable sur le plan de la sécurité (conflits localisés à Bangui et dans l’arrière-pays suivis de périodes de stabilité relative), mais aussi par un renforcement de la coordination entre le gouvernement, les partenaires et les acteurs humanitaires.

Sur le plan financier, les contributeurs du fonds fiduciaire de l’UE s’étaient engagés pour un montant de près de 296 millions d’EUR à la fin de 2019, ce qui représente une augmentation de 53 millions d’EUR par rapport à 2018. Sur ces 295 millions d’EUR, un montant de 31 millions d’EUR doit encore être confirmé.

En ce qui concerne les contrats, le fonds fiduciaire Bêkou de l’UE en a conclu 11 nouveaux en 2019, pour un montant total de plus de 28 millions d’EUR. Ceux-ci contribuent à la mise en œuvre de ses programmes dans les secteurs de la santé, de la résilience rurale et de la création d’emplois, du désenclavement des régions et de la relance socio-économique.

Enfin, près de 32 millions d’EUR ont été décaissés en 2019 et sont venus s’ajouter aux paiements effectués les années précédentes; le total décaissé a ainsi atteint près de 151 millions d’EUR depuis la création du fonds fiduciaire Bêkou de l’UE.

Dans les états financiers, l'incidence des activités susmentionnées est surtout perceptible lorsqu'on examine les rubriques suivantes:

•préfinancements: diminution de 11 405 000 EUR due à la comptabilisation en 2019 de montants ouverts à la fin de 2018 et à la diminution des avances versées;

•liquidités et équivalents: augmentation de 3 506 000 EUR (voir le tableau des flux de trésorerie) principalement due à la diminution des versements de préfinancement.

BILAN

(en milliers d'EUR)

Note

31.12.2019

31.12.2018

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancements

3 273

3 443

3 273

3 443

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancements

18 312

29 546

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

1 853

1 138

Liquidités et équivalents

17 432

13 926

37 597

44 611

TOTAL DE L’ACTIF

40 870

48 054

PASSIFS À LONG TERME

Passifs financiers

(29 727)

(42 737)

(29 727)

(42 737)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

(10)

(918)

Charges à payer et produits à reporter

(11 133)

(4 399)

(11 143)

(5 317)

TOTAL DU PASSIF

(40 870)

(48 054)

ACTIF NET

–

–

FONDS ET RÉSERVES

Contribution des membres

–

–

Excédent cumulé

–

–

Résultat économique de l’exercice

–

–

ACTIF NET

–

–

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

(en milliers d'EUR)

Note

2019

2018

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Produits de donations

48 343

33 682

Récupération de dépenses

68

–

48 410

33 682

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produits financiers

(2)

1

(2)

1

Total des produits

48 408

33 683

CHARGES

Charges opérationnelles

(47 620)

(32 825)

Autres charges

(789)

(858)

Total des charges

(48 408)

(33 683)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

–

–

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

(en milliers d'EUR)

2019

2018

Variation des préfinancements

11 405

(24 839)

Variation des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

(715)

(261)

Variation des passifs financiers

(13 010)

(1 982)

Variation des dettes

(908)

202

Variation des charges à payer et produits à reporter

6 734

863

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

3 506

(26 017)

Variation nette des liquidités et équivalents

3 506

(26 017)

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

13 926

39 943

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

17 432

13 926

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE DE L’UE POUR L’AFRIQUE 2019

Les chiffres étant arrondis au millier d’euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE DE L’UE POUR L’AFRIQUE

Informations générales concernant les fonds fiduciaires de l’Union

Conformément aux articles 234 et 235 du règlement financier applicable au budget général de l'Union («RF UE») 6 et à l’article 35 du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement («RF FED») 7 , la Commission européenne peut établir des fonds fiduciaires de l’Union pour les actions extérieures (ci-après les «fonds fiduciaires de l’Union»). Les fonds fiduciaires de l’Union sont constitués au titre d’un accord conclu avec d’autres donateurs pour les actions d’urgence et les actions postérieures à la phase d’urgence nécessaires pour réagir à une crise, ou pour les actions thématiques.

Les fonds fiduciaires de l’Union sont établis par la Commission européenne au moyen d’une décision, après consultation ou approbation du Parlement européen et du Conseil. Cette décision comprend l’accord constitutif avec d’autres donateurs.

Les fonds fiduciaires de l’Union ne sont établis et mis en œuvre qu’aux conditions suivantes:

·l’intervention de l’Union apporte une valeur ajoutée, ce qui signifie que les objectifs des fonds fiduciaires de l’Union, en particulier pour des raisons d’échelle ou d’effets potentiels, peuvent être mieux atteints au niveau de l’Union qu’au niveau national et l’utilisation des instruments de financement existants ne serait pas suffisante pour atteindre les objectifs des politiques de l’Union;

·les fonds fiduciaires de l’Union apportent à cette dernière une visibilité politique et des bénéfices évidents en termes de gestion ainsi qu’un meilleur contrôle, par l’Union, des risques et des décaissements des contributions de l’Union et des autres donateurs;

·les fonds fiduciaires de l’Union ne font pas double emploi avec d’autres sources de financement existantes ou des instruments semblables sans qu’il y ait additionnalité;

·les objectifs des fonds fiduciaires de l’Union sont alignés sur les objectifs de l’instrument de l’Union ou du poste budgétaire à partir duquel ils sont financés.

Un conseil présidé par la Commission est créé pour chaque fonds fiduciaire de l’Union afin de garantir une représentation équitable des donateurs et de décider de l’utilisation des fonds. Un représentant de chaque État membre non contributeur est présent au sein du conseil en tant qu’observateur. Les règles relatives à la composition du conseil et le règlement interne de celui-ci sont fixés dans l’accord constitutif du fonds fiduciaire de l’Union.

Les fonds fiduciaires de l’Union sont établis pour une durée limitée déterminée dans leur accord constitutif. Cette durée peut être prolongée à la demande du conseil du fonds fiduciaire de l’Union et sur présentation, par la Commission, d’un rapport justifiant la prolongation. Le Parlement européen et/ou le Conseil peuvent demander à la Commission de mettre un terme aux crédits accordés au titre du fonds fiduciaire ou de revoir l’acte constitutif en vue de liquider le fonds.

Le comptable de la Commission fait fonction de comptable des fonds fiduciaires de l’Union. Il est chargé de l’établissement des procédures comptables et du plan comptable communs à tous les fonds fiduciaires de l’Union. L’auditeur interne de la Commission, l’OLAF et la Cour des comptes exercent les mêmes compétences à l’égard des fonds fiduciaires de l’Union qu’à l’égard des autres actions menées par la Commission. Les fonds fiduciaires de l’Union sont également soumis chaque année à un audit externe indépendant.

Fonds fiduciaires de l’Union actuels

À ce jour, la Commission a établi quatre fonds fiduciaires de l’Union:

- le fonds fiduciaire Bêkou de l’Union, dont l’objectif est d’appuyer la sortie de crise et les efforts de reconstruction de la République centrafricaine dans toutes leurs dimensions. Il a été établi le 15 juillet 2014;

- le fonds fiduciaire Madad de l’Union; il s’agit d’un fonds fiduciaire régional de l’UE en réponse à la crise syrienne. Il a été établi le 15 décembre 2014;

- le fonds fiduciaire de l’Union pour l’Afrique; il s’agit d’un fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique. Il a été établi le 12 novembre 2015;

- le fonds fiduciaire de l’Union en faveur de la Colombie, qui vise à soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix dans le cadre du redressement et de la stabilisation rapides après le conflit. Il a été établi le 12 décembre 2016.

Le fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique

Le fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique (ci-après le «fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique») a été lancé le 12 novembre 2015, lors du sommet de La Valette sur la migration. Ce fonds fiduciaire a pour principaux objectifs de couvrir tous les aspects de la stabilité et de contribuer à une meilleure gestion des migrations et à la lutte contre les causes profondes des phénomènes de déstabilisation, des déplacements forcés et de la migration irrégulière, notamment en favorisant la résilience, l’égalité des chances, la sécurité et le développement, ainsi qu’en améliorant les perspectives économiques et en luttant contre les violations des droits de l'homme.

Il œuvre dans trois zones géographiques principales, à savoir les régions du Sahel et du lac Tchad, la Corne de l’Afrique et l’Afrique du Nord. Les pays voisins des pays éligibles peuvent bénéficier, au cas par cas, des projets relevant du fonds fiduciaire. Le fonds fiduciaire est établi pour une durée limitée, jusqu’au 31 décembre 2020, afin d’apporter une réponse à court et à moyen terme aux problèmes que connaissent les régions concernées. Il est géré depuis Bruxelles.

Le conseil et le comité de gestion du fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique sont composés de représentants des donateurs et de la Commission, ainsi que de représentants des États membres de l’UE qui ne sont pas contributeurs, des autorités des pays éligibles et des organisations régionales en tant qu’observateurs.

Le conseil définit et révise la stratégie du fonds fiduciaire de l’UE. Il se réunit au moins une fois par an.

Le comité de gestion examine, approuve et supervise la mise en œuvre des actions financées par le fonds. Il approuve également les comptes annuels et les rapports annuels sur les activités financées par le fonds fiduciaire.

Comptes annuels du fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique

Conformément à l’article 7 de l’«accord instituant le fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, et ses règles internes» (ci-après l’«accord constitutif»), les comptes annuels comprennent deux parties: 1) le rapport financier annuel qui relève du gestionnaire du fonds fiduciaire de l’UE et 2) les états financiers annuels établis par le comptable de la Commission européenne qui est également, sur la base du même article, le comptable du fonds fiduciaire.

En vertu de l’article 8 de l’accord constitutif, les états financiers sont établis conformément aux règles comptables adoptées par le comptable de la Commission (règles comptables de l’UE), qui sont inspirées des normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS).

Les comptes annuels font l’objet d’un audit externe indépendant et les comptes annuels définitifs sont soumis par le gestionnaire du fonds fiduciaire de l’UE et le comptable à l’approbation du comité de gestion [article 8.3.4, point c)].

Faits marquants de l’année

En 2019, le fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique a de nouveau démontré sa rapidité et son efficacité en tant qu’outil de mise en œuvre. Il a facilité le dialogue politique avec les pays partenaires africains, appliqué des approches novatrices et produit des résultats tangibles dans les trois régions du fonds (Sahel et lac Tchad, Corne de l’Afrique et Afrique du Nord) en regroupant les financements et l’expertise d’un large éventail de parties prenantes.

Le fonds fiduciaire de l’UE a encore consolidé ses réalisations en partenariat avec les agences de développement des États membres de l’UE, les organisations des Nations unies, les ONG et les pays partenaires, avec l’approbation de 36 programmes supplémentaires et 16 compléments de financement dans les trois régions par les comités de gestion, pour un montant total de 851 millions d’EUR 8 . Cela porte le nombre total de programmes approuvés à 223, pour un budget total de 4,4 milliards d’EUR8. De nouveaux contrats d’une valeur de 951 millions d’EUR ont été signés en 2019 avec les partenaires chargés de la mise en œuvre, ce qui porte le montant total des contrats signés à 3,4 milliards d’EUR. À la fin de 2019, les paiements avaient atteint environ 2 milliards d’EUR.

En 2019, le fonds fiduciaire de l’UE a continué, d’une part, à favoriser la stabilité et, d’autre part, à traiter les causes profondes des déplacements forcés et de la migration irrégulière dans les régions du Sahel et du lac Tchad, de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique du Nord. Le fonds a poursuivi une approche équilibrée pour faire face aux défis de la migration irrégulière, en se concentrant sur les domaines d’intérêt mutuel pour l’UE et l’Afrique. Il s’agit notamment de la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains, ainsi que du soutien au retour volontaire et à la réintégration durable des migrants dans leur pays d’origine.

Au cours de l’année écoulée, le fonds a bénéficié d’engagements financiers supplémentaires de 486,6 millions d’EUR, dont 101 millions d’EUR provenant des États membres de l’UE et d’autres bailleurs de fonds. En conséquence, les contributions globales annoncées en faveur du fonds au 31 décembre 2019 s’élevaient à presque 4,7 milliards d’EUR, dont 590 millions d’EUR par les États membres de l’UE et d’autres donateurs (Norvège et Suisse).

Le fonds a continué à travailler en partenariat étroit avec un large éventail de partenaires chargés de la mise en œuvre (agences des États membres, organisations des Nations unies et internationales, ONG locales et internationales) selon les mêmes principes qu’en 2018.

Le fonds fiduciaire de l’UE a également commencé à mettre en œuvre les recommandations formulées par la Cour des comptes européenne dans son rapport spécial publié à la fin de 2018. En particulier, la Commission a renforcé la transparence et l’approche fondée sur des éléments probants du fonds, notamment en adoptant un cadre d’évaluation des risques et en revoyant les cadres opérationnels des trois régions initialement adoptés en 2016.

Tout au long de l’année, les rapports des systèmes de suivi et d’apprentissage pour le Sahel et le lac Tchad et pour la Corne de l’Afrique ont continué à montrer les résultats tangibles obtenus par le fonds dans différents domaines. La région de l’Afrique du Nord a mis en place son cadre de suivi et d’apprentissage afin de piloter les actions du fonds fiduciaire de l’UE dans la région et de garantir la responsabilité. Son premier rapport, publié en septembre 2019, est à présent disponible sur le site web du fonds fiduciaire de l’UE, ainsi que les rapports des systèmes de suivi et d’apprentissage des deux autres régions.

Au cours de l’année, l’évaluation à mi-parcours du fonds a bien progressé. L’équipe d’évaluation a sélectionné une cinquantaine de programmes pour un examen et s’est rendue dans quatre pays dans les trois régions (Sénégal, Niger, Éthiopie et Maroc), tout en s’appuyant sur des consultants nationaux pour visiter les projets en Somalie et en Libye et recueillir des informations les concernant. Le rapport final de l’évaluation à mi-parcours est prévu pour avril 2020.

Le fonds a amélioré la responsabilité et la transparence grâce à une communication renforcée, dans un contexte de fragilité persistante, en mettant régulièrement à jour le site web du fonds, en publiant des articles sur les médias sociaux et en organisant des événements de communication tels que deux expositions de photographies.

La région du Sahel et du lac Tchad a continué de faire face à des défis en matière humanitaire, de développement, d’environnement et de sécurité, en particulier au Mali et au Burkina, où la situation s’est détériorée. Dans ce contexte, le fonds fiduciaire de l’UE a approuvé de nouveaux programmes pour un montant total de 302,1 millions d’EUR8, contribuant ainsi aux efforts de stabilisation dans la région, qui renforceront le lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix. Plus de 70 % des fonds approuvés contribueront à renforcer la résilience et à améliorer la gouvernance et la sécurité dans la région. Plus de 20 % contribueront en outre à l’initiative conjointe UE-OIM et au mécanisme de transit d’urgence qui soutiendra les migrants et les réfugiés les plus vulnérables jusqu’à la fin de 2020. Le reste du financement contribuera à stimuler les emplois et les entreprises verts.

Malgré des développements politiques positifs tels que le rapprochement entre l’Éthiopie et l’Érythrée, et la formation d’un gouvernement civil de transition au Soudan, la région de la Corne de l’Afrique est toujours confrontée à de nombreux défis (politiques, environnementaux, économiques, etc.). Les conditions de vie restent déplorables, et trouver des solutions durables pour les réfugiés et les personnes déplacées demeure une priorité majeure. Pour relever ces défis, le fonds fiduciaire de l’UE a approuvé de nouveaux programmes pour un montant total de 324,4 millions d’EUR8, qui apporteront un soutien supplémentaire aux populations les plus vulnérables, notamment les réfugiés et les personnes déplacées dans leur propre pays. Ces programmes favoriseront la stabilité politique et économique et amélioreront la gestion des migrations. En particulier, le fonds a approuvé cinq nouveaux programmes destinés à apporter un soutien supplémentaire à la mise en œuvre du pacte mondial sur les réfugiés dans la région.

La région de l’Afrique du Nord a été confrontée à des défis nécessitant une réponse globale de l’UE pour sauver des vies, protéger les plus vulnérables, soutenir les communautés d’accueil et offrir des possibilités de mobilité en toute sécurité. Par conséquent, en 2019, le fonds fiduciaire de l’UE a approuvé de nouvelles actions comprenant des compléments de financement pour un montant total de 224,8 millions d’EUR8. Quatre de ces programmes apporteront un soutien supplémentaire à la Libye aux fins suivantes:

I.renforcement des activités de protection;

II.poursuite de l’amélioration des infrastructures sociales;

III.développement des activités de stabilisation des communautés locales;

IV.renforcement de la résilience des populations locales et des migrants;

V.soutien au retour humanitaire volontaire des migrants bloqués. Un important programme d’appui budgétaire aidera le Maroc à gérer ses frontières et à lutter contre le trafic de migrants.

En outre, quatre programmes régionaux contribueront à renforcer la résilience des personnes dans le besoin, à faire respecter les droits des réfugiés et des demandeurs d’asile, à promouvoir les investissements de la diaspora dans les pays d’origine et à favoriser davantage la mobilité de la main-d’œuvre pour faire progresser la migration légale. Un complément de financement à la facilité de coopération technique a également été approuvé.

Dans le bilan, l’augmentation des activités du fonds fiduciaire, à savoir la signature de 188 nouveaux contrats, est surtout perceptible lorsqu’on examine les préfinancements, qui ont augmenté de 157 912 000 EUR sous l’effet des avances versées sur ces nouveaux contrats. Dans le compte de résultat économique, les nouvelles activités ont eu le plus d’incidence sur les charges opérationnelles, qui ont augmenté de 201 322 000 EUR. Dans le même temps, les donations ont enregistré une croissance significative (augmentation de 206 775 000 EUR par rapport à 2018) destinée à accompagner l’augmentation des charges.

BILAN

(en milliers d'EUR)

Note

31.12.2019

31.12.2018

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancements

48 539

34 144

48 539

34 144

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancements

418 569

273 214

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

18 471

16 656

Liquidités et équivalents

26 915

146 864

463 955

436 734

TOTAL DE L’ACTIF

512 495

470 878

PASSIFS À LONG TERME

Passifs financiers

(384 411)

(369 999)

(384 411)

(369 999)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

(25 969)

(12 733)

Charges à payer et produits à reporter

(102 114)

(88 146)

(128 083)

(100 879)

TOTAL DU PASSIF

(512 495)

(470 878)

ACTIF NET

–

–

FONDS ET RÉSERVES

Contribution des membres

–

–

Excédent cumulé

–

–

Résultat économique de l’exercice

–

–

ACTIF NET

–

–

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

(en milliers d'EUR)

Note

2019

2018

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Récupération de dépenses

467

–

Produits de donations

774 090

576 802

774 557

576 802

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produits financiers

(7)

2

Autres produits des opérations avec contrepartie directe

1 855

5

1 848

6

Total des produits

776 405

576 808

CHARGES

Charges opérationnelles

(755 904)

(561 761)

Charges financières

(9)

–

Autres charges

(20 492)

(15 047)

Total des charges

(776 405)

(576 808)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

–

–

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

(en milliers d'EUR)

2019

2018

Résultat économique de l’exercice

–

–

Activités opérationnelles

Variation des préfinancements

(159 750)

(57 110)

Variation des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

(1 815)

(13 636)

Variation des passifs financiers

14 412

(26 713)

Variation des dettes

13 236

12 207

Variation des charges à payer et produits à reporter

13 968

69 546

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

(119 949)

(15 706)

Variation nette des liquidités et équivalents

(119 949)

(15 706)

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

146 864

162 571

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

26 915

146 864

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DES FONDS FIDUCIAIRES DE L’UE

Les chiffres étant arrondis au million d’euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

BILAN CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

31.12.2019

31.12.2018

ACTIFS À LONG TERME

Actifs financiers

36

–

Préfinancements

962

924

998

924

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancements

1 725

1 751

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

143

156

Liquidités et équivalents

1 223

548

3 092

2 455

TOTAL DE L’ACTIF

4 090

3 379

PASSIFS À LONG TERME

Passifs financiers

(167)

(229)

(167)

(229)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

(542)

(255)

Charges à payer et produits à reporter

(1 432)

(1 374)

(1 974)

(1 629)

TOTAL DU PASSIF

(2 141)

(1 857)

ACTIF NET

1 948

1 521

FONDS ET RÉSERVES

Réserve de juste valeur

(2)

–

Capital appelé - FED actifs

54 809

50 423

Report du capital appelé de FED clôturés

2 252

2 252

Résultat économique reporté des exercices précédents

(51 155)

(47 037)

Résultat économique de l’exercice

(3 956)

(4 118)

ACTIF NET

1 948

1 521

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

2019

2018

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Récupérations

28

4

Produits de donations aux fonds fiduciaires

287

303

316

307

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produits financiers

7

10

Autres produits

41

46

48

57

Total des produits

364

364

CHARGES

Instruments d’aide

(3 220)

(3 747)

Dépenses exécutées par les fonds fiduciaires

(804)

(595)

Charges de cofinancement

(14)

17

Charges financières

(1)

7

Autres charges

(282)

(164)

Total des charges

(4 320)

(4 482)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(3 956)

(4 118)

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

2019

2018

Résultat économique de l’exercice

(3 956)

(4 118)

Activités opérationnelles

Augmentation de capital - contributions

4 385

4 250

Variation des préfinancements

(12)

(317)

Variation des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

13

(60)

Variation des provisions

–

(4)

Variation des passifs financiers

(62)

(63)

Variation des dettes

288

(309)

Variation des charges à payer et produits à reporter

58

618

Autres mouvements hors trésorerie

(2)

–

Activités d’investissement

Variation des actifs financiers disponibles à la vente

(36)

–

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

676

(2)

Variation nette des liquidités et équivalents

676

(2)

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

548

550

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

1 223

548

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

(en Mio EUR)

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Réserve de juste valeur (F)

Actif net total (C)+(D)+(E)+(F)

SOLDE AU 31.12.2017

73 264

27 090

46 173

(47 037)

2 252

–

1 389

Augmentation de capital - contributions

(4 250)

4 250

–

–

4 250

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(4 118)

–

(4 118)

SOLDE AU 31.12.2018

73 264

22 840

50 423

(51 155)

2 252

–

1 521

Variations de la juste valeur

(2)

(2)

Augmentation de capital - contributions

(4 385)

4 385

4 385

Résultat économique de l’exercice

–

(3 956)

(3 956)

SOLDE AU 31.12.2019

73 264

18 455

54 809

(55 111)

2 252

(2)

1 948

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

NOTE INTRODUCTIVE

1.FED précédents

Le 6e FED ayant été clôturé en 2006 et le 7e FED en 2008, les comptes annuels ne contiennent plus de tableaux d’exécution relatifs à ces FED. Toutefois, l’exécution des soldes transférés se retrouve dans le 9e FED.

Comme pour les années précédentes, afin de garantir une présentation transparente des comptes de l’année 2019, les différents tableaux reprennent de façon distincte pour le 8e FED la partie utilisée sur la base de la programmation prévue dans les conventions de Lomé et la partie utilisée sur la base de la programmation prévue dans l’accord de Cotonou.

En application de l’article 1er, paragraphe 2, point b), de l’accord interne relatif au 9e FED, les reliquats et les montants dégagés des FED précédents ont été transférés au 9e FED et ont été engagés en tant que fonds du 9e FED au cours de la durée de vie de celui-ci.

En 2019, la Commission a mené à bien une opération spéciale en vue de la clôture des projets restants dans le cadre du 8e FED. Un rapport final sur l’exécution financière du 8e FED est disponible dans le cadre des présents comptes annuels 2019. La Commission entend poursuivre ces efforts en clôturant le 9e FED à la fin de 2020.

2.11e FED

L’accord de partenariat ACP-CE, signé le 23 juin 2000 à Cotonou par les États membres de la Communauté européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), est entré en vigueur le 1er avril 2003. L'accord de Cotonou a été modifié deux fois: la première par l’accord signé à Luxembourg le 25 juin 2005 et la deuxième par l’accord signé à Ouagadougou le 22 juin 2010.

La décision 2001/822/CE relative à l’association des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) à l’UE, adoptée le 27 novembre 2001 par le Conseil de l’Union européenne, est entrée en vigueur le 2 décembre 2001. Cette décision a été modifiée le 19 mars 2007 (décision 2007/249/CE).

L’accord interne relatif au financement de l’aide de la Communauté au titre du cadre financier pluriannuel 2014-2020 conformément à l’accord révisé de Cotonou, adopté en août 2013 par les représentants des gouvernements des États membres de la Communauté européenne, est entré en vigueur en mars 2015.

En vertu de l’accord de Cotonou, la troisième période (2014-2020) de l’aide de la Communauté aux États ACP et aux PTOM est financée par le 11e FED à hauteur de 30 506 millions d’EUR, dont:

·29 089 millions d’EUR alloués aux États ACP conformément à l'article 1er, paragraphe 2, point a), et à l'article 2, point d), de l'accord interne, parmi lesquels 27 955 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

·364,5 millions d’EUR alloués aux PTOM conformément à l'article 1er, paragraphe 2, point a), et à l'article 3, paragraphe 1, de l'accord interne, parmi lesquels 359,5 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

·1 052,5 millions d’EUR alloués à la Commission pour financer les dépenses liées à la programmation et à la mise en œuvre des ressources du 11e FED, conformément à l’article 1er, paragraphe 2, point a), de l’accord interne.

- Reliquats dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2019

Les montants dégagés de projets au titre du 9e FED et des FED précédents sont transférés vers la réserve de performance du 10e FED, à l’exception des fonds Stabex.

Les fonds dégagés de projets au titre du 10e FED sont transférés vers la réserve de performance du 11e FED.

En 2019, tous les fonds dégagés de FED précédents ont été transférés vers les réserves respectives.

Conformément à l’article 1er, paragraphe 4, de l’accord interne relatif au 11e FED et à la décision (UE) 2019/640 du Conseil du 15 avril 2019, un montant provenant de fonds dégagés du 10e FED a été affecté à la reconstitution des ressources de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique pour la période 2019-2020, à hauteur de 445 860 000 EUR maximum, dont un montant de 14 860 000 EUR est affecté au financement des dépenses d’appui.

(en Mio EUR)

Montant total disponible dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2019

Réserve non mobilisable provenant de fonds dégagés au titre des 8e et 9e FED

197,3

Réserve non mobilisable provenant de fonds dégagés au titre du 10e FED

142,6

Montant total disponible dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2019

339,9

En ce qui concerne les cofinancements du FED dans le cadre des 10e et 11e FED, des accords de transfert pour les cofinancements émanant des États membres ont été signés, donnant lieu à l’ouverture de crédits d’engagement pour un montant total de 275,2 millions d’EUR et de crédits de paiement à hauteur du montant encaissé de 258,4 millions d’EUR.

La situation des crédits de cofinancement au 31.12.2019 est présentée dans le tableau ci-dessous:

(en Mio EUR)

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

Cofinancement – Enveloppe A

230,8

214,4

Cofinancement – Intra-ACP

36,2

36,2

Cofinancement – Charges administratives

8,3

7,8

275,2

258,4

Les données figurant dans les tableaux ci-après, relatifs aux montants décidés, contractés et payés, sont des chiffres nets.
Les tableaux présentant la situation par instrument figurent en annexe.

Tableau 1.1

8e FED
ÉVOLUTION DES DOTATIONS: 31 décembre 2019

ANALYSE DES CRÉDITS PAR INSTRUMENT

(en Mio EUR)

INSTRUMENT

DOTATION INITIALE

VARIATION DES RESSOURCES CUMULÉES AU 31 DÉCEMBRE 2018

VARIATION DES RESSOURCES EN 2019

Note

DOTATION ACTUELLE

Lomé

Contributions régulières des EM

–

47

47

ACP

Ajustement structurel

–

18

18

Total programmes indicatifs

–

29

29

ACP

SOUS-TOTAL ACP

–

47

47

Lomé

Contributions régulières des EM

12 967

(3 332)

(1)

*1

9 635

ACP

Aide aux réfugiés

120

(20)

100

Aide d’urgence (Lomé)

140

(4)

136

Pays pauvres très endettés (Lomé)

–

1 060

1 060

Bonifications d'intérêts

370

(301)

69

Capitaux à risque

1 000

12

1 012

Stabex

1 800

(1 077)

723

Ajustement structurel

1 400

79

–

1 479

Sysmin

575

(474)

101

Total programmes indicatifs

7 562

(2 640)

(1)

4 921

Utilisation des intérêts

–

35

35

Cotonou

Contributions régulières des EM

–

650

650

Enveloppe A - Allocations nationales

–

417

417

Enveloppe B - Allocations nationales

–

233

233

Intérêts et autres recettes

–

–

–

ACP

SOUS-TOTAL ACP

12 967

(2 681)

(1)

*1

10 285

Lomé

Contributions régulières des EM

–

46

46

PTOM

Bonifications d'intérêts

–

1

1

Capitaux à risque

–

6

6

Stabex

–

1

1

Sysmin

–

2

2

Total programmes indicatifs

–

35

35

PTOM

SOUS-TOTAL PTOM

–

46

46

TOTAL 8e FED

12 967

(2 588)

(1)

*1

10 378

*1 Les diminutions correspondent à des dégagements transférés vers la réserve de performance non mobilisable du 10e FED.

Tableau 1.2

9e FED

ÉVOLUTION DES DOTATIONS: 31 décembre 2019

ANALYSE DES CRÉDITS PAR INSTRUMENT

(en Mio EUR)

INSTRUMENT

DOTATION INITIALE

VARIATION DES RESSOURCES CUMULÉES AU 31 DÉCEMBRE 2018

VARIATION DES RESSOURCES EN 2019

Note

DOTATION ACTUELLE

Lomé

Contributions régulières des EM

–

–

–

ACP

Transferts du 7e FED - Lomé

–

–

–

Cotonou

Contributions régulières des EM

–

50

50

Enveloppe A - Allocations nationales

–

44

44

Enveloppe B - Allocations nationales

–

6

6

ACP

SOUS-TOTAL ACP

–

50

50

Lomé

Contributions régulières des EM

–

667

–

*1

667

ACP

Transferts du 6e FED - Lomé

–

20

20

Transferts du 7e FED - Lomé

–

647

–

*1

647

Cotonou

Contributions régulières des EM

8 919

5 464

(41)

*1

14 342

Enveloppe A - Allocations nationales

5 318

3 246

(10)

*1

8 554

Enveloppe B - Allocations nationales

2 108

(905)

–

*1

1 203

Cde, Cta et ass. parlementaire

164

(10)

154

Frais de mise en œuvre

125

52

(1)

*1

177

Intérêts et autres recettes

–

63

63

Autres allocations intra-ACP

300

2 289

(5)

*1

2 584

Facilité de soutien à la paix

–

353

353

Allocations régionales

904

(145)

(11)

*1

749

Dotation spéciale R.D. du Congo

–

105

105

Dotation spéciale Soudan du Sud

–

267

*3

267

Dotation spéciale Soudan

–

110

*2

110

Contribution volontaire facilité de soutien à la paix

–

39

(15)

*4

24

ACP

SOUS-TOTAL ACP

8 919

6 131

(42)

*1 *4

15 009

Lomé

Contributions régulières des EM

–

3

3

PTOM

Transferts du 6e FED - Lomé

–

–

–

Transferts du 7e FED - Lomé

–

3

3

Cotonou

Contributions régulières des EM

–

287

(1)

*1

286

Enveloppe A - Allocations nationales

–

237

–

*1

236

Enveloppe B - Allocations nationales

–

4

4

Allocations régionales

–

45

–

*1

45

Études/Assistance technique PTOM

–

1

1

PTOM

SOUS-TOTAL PTOM

–

290

(1)

*1

289

TOTAL 9e FED

8 919

6 471

(42)

*1 *4

15 348

*1 Toutes les diminutions correspondent à des dégagements transférés vers la réserve de performance non mobilisable du 10e FED.

*2 À la suite de la décision 2010/406/UE du Conseil, un montant supplémentaire de 150 millions d’EUR a été transféré de la réserve de performance non mobilisable du 10e FED en faveur du Soudan (147 millions d’EUR pour la dotation spéciale Soudan et 3 millions d’EUR pour les frais de mise en œuvre).

*3 À la suite de la décision 2011/315/UE du Conseil, un montant supplémentaire de 200 millions d’EUR a été transféré de la réserve de performance non mobilisable du 10e FED en faveur du Soudan (194 millions d’EUR pour la dotation spéciale Soudan du Sud et 6 millions d’EUR pour les frais de mise en œuvre).

*4 Toutes les diminutions de la contribution volontaire correspondent à un remboursement aux donateurs.

Tableau 1.3

10e FED

ÉVOLUTION DES DOTATIONS: 31 décembre 2019

ANALYSE DES CRÉDITS PAR INSTRUMENT

(en Mio EUR)

INSTRUMENT

DOTATION INITIALE

VARIATION DES RESSOURCES CUMULÉES AU 31 DÉCEMBRE 2018

VARIATION DES RESSOURCES EN 2019

Note

DOTATION ACTUELLE

Contributions régulières des EM

–

66

(1)

*2

65

ACP

Enveloppe A - Allocations nationales

–

57

(1)

*2

56

Enveloppe B - Allocations nationales

–

9

9

Réserve allocations nationales enveloppe A Stabex

–

–

–

ACP

SOUS-TOTAL ACP

–

66

(1)

*2

65

Contributions régulières des EM

20 896

(19)

213

*2 *4

20 891

ACP

Enveloppe A - Allocations nationales

–

12 865

(169)

*2

12 696

Réserve enveloppe A

13 500

(13 500)

–

Enveloppe B - Allocations nationales

–

1 991

(9)

*2

1 983

Réserve enveloppe B

1 800

(1 800)

–

Frais de mise en œuvre

430

15

15

*4

460

Dépenses institutionnelles et d'appui

–

230

(5)

*2

226

Intérêts et autres recettes

–

85

(14)

*2

71

Réserve intra-ACP

2 700

(2 700)

–

Réserve allocations nationales enveloppe A Stabex

–

–

–

*2

–

Réserve PIN/PIR

683

(683)

–

Réserve non mobilisable

–

131

40

*1

171

Autres allocations intra-ACP

–

1 868

(13)

*2

1 855

Facilité de soutien à la paix

–

1 119

408

*4

1 527

Allocations régionales

–

1 942

(40)

*2

1 902

Réserve allocations régionales

1 783

(1 783)

–

Cofinancement

–

204

(2)

*3

203

Enveloppe A - Allocations nationales

–

187

(2)

*3

185

Frais de mise en œuvre

–

5

–

*3

5

Autres allocations intra-ACP

–

12

12

Facilité de soutien à la paix

–

1

1

ACP

SOUS-TOTAL ACP

20 896

186

211

*2 *4

21 093

Contributions régulières des EM

–

275

(4)

*2

271

PTOM

Enveloppe A - Allocations nationales

–

190

(4)

*2

187

Réserve enveloppe A

–

–

–

Enveloppe B - Allocations nationales

–

15

–

*2

15

Réserve enveloppe B

–

–

–

Réserve allocations nationales enveloppe A Stabex

–

–

–

Réserve non mobilisable

–

25

1

*1

26

Allocations régionales

–

40

(1)

*2

39

Réserve allocations régionales

–

–

–

Études/Assistance technique PTOM

–

5

–

*2

5

PTOM

SOUS-TOTAL PTOM

–

275

(4)

*2

271

TOTAL 10e FED

20 896

527

206

*2 *4

21 430

*1 Transferts internes / transferts des dégagements des 8e et 9e FED vers les réserves du 10e FED.

*2 Toutes les diminutions correspondent à des dégagements transférés vers la réserve de performance non mobilisable du 11e FED.

*3 Pour le cofinancement, le tableau ne présente que les crédits d’engagement.

*4 À la suite de la décision 2017/xxx/UE du Conseil, un montant supplémentaire de xxx millions d’EUR a été transféré de la réserve de performance non mobilisable du 10e FED en faveur de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique.

Tableau 1.4

11e FED

ÉVOLUTION DES DOTATIONS: 31 décembre 2019

ANALYSE DES CRÉDITS PAR INSTRUMENT

(en Mio EUR)

INSTRUMENT

DOTATION INITIALE

VARIATION DES RESSOURCES CUMULÉES AU 31 DÉCEMBRE 2018

VARIATION DES RESSOURCES EN 2019

Note

DOTATION ACTUELLE

Contributions régulières des EM

–

82

82

ACP

Enveloppe A - Allocations nationales

–

65

65

Enveloppe B - Allocations nationales

–

17

17

Réserve allocations nationales enveloppe A Stabex

–

–

–

ACP

SOUS-TOTAL ACP

–

82

82

Contributions régulières des EM

29 008

253

(179)

29 081

ACP

Enveloppe A - Allocations nationales

–

15 354

213

15 567

Enveloppe B - Allocations nationales

–

700

139

838

Réserve enveloppe B

–

–

–

Frais de mise en œuvre

1 053

–

1 053

Dépenses institutionnelles et d'appui

–

246

(49)

197

Intérêts et autres recettes

–

16

2

18

Réserve intra-ACP

3 590

(3 521)

(42)

27

Réserve allocations nationales enveloppe A Stabex

–

–

–

Réserve PIN/PIR

24 365

(23 095)

(731)

540

Réserve non mobilisable

–

311

(181)

*1

130

Autres allocations intra-ACP

–

2 700

91

2 791

Facilité de soutien à la paix

–

1 000

1 000

Allocations régionales

–

6 541

379

6 920

Cofinancement

–

38

35

*2

73

Enveloppe A - Allocations nationales

–

23

19

*2

42

Frais de mise en œuvre

–

2

1

*2

3

Facilité de soutien à la paix

–

11

13

*2

24

Allocations régionales

–

2

2

*2

4

Accord de niveau de service interne à la CE

–

1

1

Enveloppe A - Allocations nationales

–

1

1

ACP

SOUS-TOTAL ACP

29 008

291

29 155

Contributions régulières des EM

–

350

5

355

PTOM

Enveloppe A - Allocations nationales

–

196

196

Enveloppe B - Allocations nationales

–

8

8

Réserve PIN/PIR

–

49

(18)

32

Réserve non mobilisable

–

7

5

*1

12

Allocations régionales

–

81

18

99

Études/Assistance technique PTOM

–

9

9

Cofinancement

–

–

–

Enveloppe A - Allocations nationales

–

–

–

Accord de niveau de service interne à la CE

–

–

–

Enveloppe A - Allocations nationales

–

–

–

PTOM

SOUS-TOTAL PTOM

–

350

355

Contributions régulières des EM

–

17

17

Enveloppe A - Allocations nationales

–

10

10

Enveloppe B - Allocations nationales

–

7

7

SOUS-TOTAL

–

17

17

TOTAL 11e FED

29 008

740

(139)

29 608

*1 Transferts internes / transferts des dégagements du 10e FED vers les réserves du 10e FED.

*2 Pour le cofinancement, le tableau ne présente que les crédits d’engagement.

Tableau 2.1

COMPTES AGRÉGÉS DU FED AU 31 DÉCEMBRE 2019

ÉTAT D'EXÉCUTION

(en Mio EUR)

FED

DOTATIONS

8

9

10

11

TOTAL

Lomé

Recettes diverses

35

35

Total programmes indicatifs

4 985

4 985

Total aides non programmables

4 707

4 707

Transferts d'autres Fonds

670

670

SOUS-TOTAL: CONTRIBUTIONS RÉGULIÈRES DES EM

9 728

670

10 398

Cotonou

Enveloppe A - Allocations nationales

417

8 835

12 939

15 838

38 029

Enveloppe B - Allocations nationales

233

1 213

2 006

870

4 322

Mécanisme de transition

–

–

Cde, Cta et ass. parlementaire

154

154

Réserve pays

–

–

–

Frais de mise en œuvre et produits d’intérêts

–

240

535

1 079

1 855

Allocations intra-ACP

2 937

3 608

3 988

10 534

Réserve intra-ACP

–

27

27

Réserve allocations nationales enveloppe A Stabex

–

–

–

Réserve PIN/PIR

–

571

571

Réserve non mobilisable

197

142

340

Allocations régionales

793

1 941

7 018

9 752

Réserve allocations régionales

–

–

Dotation spéciale R.D. du Congo

105

105

Dotation spéciale Soudan du Sud

267

267

Dotation spéciale Soudan

110

110

Contribution volontaire facilité de soutien à la paix

24

24

SOUS-TOTAL: CONTRIBUTIONS RÉGULIÈRES DES EM

650

14 678

21 227

29 535

66 089

Enveloppe A - Allocations nationales

1

1

SOUS-TOTAL: ACC. NIVEAU SERVICE INTERNE À LA CE

1

1

Enveloppe A - Allocations nationales

185

42

227

Frais de mise en œuvre et produits d’intérêts

5

3

8

Allocations intra-ACP

12

24

36

Allocations régionales

4

4

SOUS-TOTAL: COFINANCEMENT

203

73

275

TOTAL

10 378

15 348

21 430

29 608

76 764

Décisions

Total cumulé

Chiffres cumulés

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

FED

Au 31.12.2019

RAL

% de la dotation

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

8

10 375

1

100 %

10 786

(42)

(45)

(60)

(64)

(98)

(63)

(12)

(13)

(9)

(4)

(2)

9

15 335

134

100 %

16 633

(54)

(116)

(9)

(297)

(72)

(381)

(170)

(104)

(38)

(33)

(22)

10

21 088

1 803

98 %

4 766

3 501

2 349

3 118

3 524

4 131

(95)

(156)

(80)

(5)

(147)

183

11

26 511

13 959

90 %

1 160

5 372

6 688

5 807

4 332

3 153

Total

73 309

15 896

32 185

3 405

2 187

3 049

3 163

3 961

621

5 034

6 491

5 754

4 147

3 311

Crédits délégués

Total cumulé

Chiffres cumulés

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

Chiffres annuels

FED

Au 31.12.2019

RAL

% de la dotation

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

8

10 374

–

100 %

10 541

(42)

8

(13)

(46)

(11)

(37)

(16)

(6)

(3)

–

(1)

9

15 302

100

100 %

14 209

997

476

9

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