COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 30.11.2021
JOIN(2021) 33 final/2
2021/0408(NLE)
DOWNGRADED ON 20.5.2022
Proposition conjointe de
RÈGLEMENT DU CONSEIL
modifiant le règlement (UE) 2017/1770 du Conseil concernant des mesures restrictives en raison de la situation au Mali
EXPOSÉ DES MOTIFS
(1)Le règlement (UE) 2017/1770 du Conseil donne effet à la décision (PESC) 2017/1775 du Conseil et prévoit le gel des fonds et des ressources économiques de certaines personnes désignées par le Conseil de sécurité des Nations unies (ci-après le «Conseil de sécurité») ou par le comité des sanctions concerné des Nations unies comme étant responsables ou complices d'activités ou de politiques faisant peser une menace sur la paix, la sécurité ou la stabilité au Mali, ou comme ayant pris part, directement ou indirectement, à de telles activités ou politiques.
(2)La décision (PESC) .../.… fixe les critères pour les listes autonomes de l'Union.
(3)Une action réglementaire au niveau de l'Union est dès lors nécessaire pour donner effet à la décision (PESC) 2021/XXX, en particulier afin de garantir son application uniforme par les opérateurs économiques dans tous les États membres.
(4)Il convient dès lors de modifier le règlement (UE) nº 2017/1770 en conséquence.
(5)Pour garantir l'efficacité des mesures prévues par le présent règlement, il convient que celui-ci entre en vigueur immédiatement.
2021/0408 (NLE)
Proposition conjointe de
RÈGLEMENT DU CONSEIL
modifiant le règlement (UE) 2017/1770 du Conseil concernant des mesures restrictives en raison de la situation au Mali
LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 215,
vu la décision (PESC) 2017/1775 du Conseil du 28 septembre 2017 concernant des mesures restrictives en raison de la situation au Mali,
vu la proposition conjointe du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
(1)Le règlement (UE) 2017/1770 du Conseil donne effet à la décision (PESC) 2017/1775 du Conseil et prévoit le gel des fonds et des ressources économiques de certaines personnes désignées par le Conseil de sécurité des Nations unies (ci-après le «Conseil de sécurité») ou par le comité des sanctions concerné des Nations unies comme étant responsables ou complices d'activités ou de politiques faisant peser une menace sur la paix, la sécurité ou la stabilité au Mali, ou comme ayant pris part, directement ou indirectement, à de telles activités ou politiques.
(2)La décision (PESC) .../.… fixe les critères pour les listes autonomes de l'Union.
(3)Une action réglementaire au niveau de l'Union est dès lors nécessaire pour donner effet à la décision (PESC) 2021/XXX, en particulier afin de garantir son application uniforme par les opérateurs économiques dans tous les États membres.
(4)Il convient dès lors de modifier le règlement (UE) nº 2017/1770 en conséquence.
(5)Pour garantir l'efficacité des mesures prévues par le présent règlement, il convient que celui-ci entre en vigueur immédiatement.
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
Le règlement (UE) nº 2017/1770 est modifié comme suit:
1) L'article 2 est remplacé par le texte suivant:
«Article 2
1. Sont gelés tous les fonds et ressources économiques qui appartiennent aux personnes physiques ou morales, aux entités ou aux organismes dont la liste figure à l'annexe I ou à l’annexe I bis de même que tous les fonds et ressources économiques que ces personnes, ces entités ou ces organismes ont en leur possession, détiennent ou contrôlent directement ou indirectement.
2. Aucun fonds ou ressource économique n'est mis directement ou indirectement à la disposition des personnes physiques ou morales, entités ou organismes figurant sur la liste de l'annexe I ou de l'annexe I bis ni utilisé à leur profit.»
2) Les articles suivants sont insérés:
«Article 2 bis
1. L'annexe I comprend les personnes physiques et morales, les entités et les organismes qui, sur la base des constatations du Conseil de sécurité ou du comité des sanctions:
a) prennent part à des hostilités en violation de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali (ci-après dénommé l'«accord»);
b) prennent des mesures qui font obstacle à la mise en œuvre de l'accord, y compris par des retards persistants, ou qui menacent cette mise en œuvre;
c) agissent pour le compte de personnes ou d'entités se livrant aux activités visées aux points a) et b), ou en leur nom ou sur leurs instructions, ou leur fournissent toute autre forme d'appui ou de financement, notamment en utilisant le produit de la criminalité organisée, dont la production et le commerce illicites de stupéfiants et de leurs précurseurs en provenance du Mali ou en transit dans le pays, la traite des êtres humains, le trafic de migrants, la contrebande et le trafic d'armes, ainsi que le trafic de biens culturels;
d) préparent, donnent l'ordre de commettre, financent ou commettent des attaques contre:
i) les différentes entités mentionnées dans l'accord, y compris les institutions locales, régionales et nationales, les patrouilles mixtes et les forces de défense et de sécurité maliennes;
ii) les casques bleus de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les autres catégories de personnel des Nations unies et de personnel associé, notamment les membres du groupe d'experts;
iii) les forces internationales de sécurité, notamment la force conjointe des États du Sahel (FC-G5S), les missions de l'Union européenne et les forces françaises;
e) font obstacle à l'acheminement de l'aide humanitaire destinée au Mali, à l'accès à cette aide ou à sa distribution dans le pays;
f) préparent, donnent l'ordre de commettre ou commettent au Mali des actes contraires au droit international relatif aux droits de l'homme ou au droit international humanitaire, selon le cas, ou constituant des atteintes aux droits de l'homme ou des violations de ces droits, notamment des actes dirigés contre des civils, y compris les femmes et les enfants, en se rendant coupables d'actes de violence (y compris de meurtres, d'atteintes à l'intégrité physique, d'actes de torture ou de viols ou d'autres formes de violence sexuelle), d'enlèvements ou de disparitions et de déplacements forcés, ou en perpétrant des attaques contre des écoles, des hôpitaux, des lieux de culte ou des lieux où des civils ont trouvé refuge;
g) emploient ou recrutent des enfants dans des groupes armés ou des forces armées en violation du droit international applicable, dans le cadre du conflit armé au Mali;
h) facilitent délibérément le voyage d'une personne inscrite sur la liste en violation des interdictions de voyager.
2. L'annexe I contient les motifs de l'inscription sur la liste des personnes, entités et organismes concernés.
3. L'annexe I contient également, si elles sont disponibles, les informations nécessaires à l'identification des personnes physiques ou morales, des entités et organismes concernés. En ce qui concerne les personnes physiques, ces informations peuvent comprendre le nom et les prénoms, y compris les pseudonymes, la date et le lieu de naissance, la nationalité, les numéros de passeport et de carte d'identité, le sexe, l'adresse, si elle est connue, ainsi que la fonction ou la profession. Pour ce qui est des personnes morales, entités et organismes, ces informations peuvent comprendre la dénomination, le lieu et la date d'enregistrement, le numéro d'enregistrement et l'adresse professionnelle.
Article 2 ter
1. L'annexe I bis comprend les personnes physiques ou morales, les entités ou les organismes désignés par le Conseil pour l'un des motifs suivants:
a) comme étant responsables ou complices d'activités ou de politiques faisant peser une menace sur la paix, la sécurité ou la stabilité au Mali, ou comme ayant pris part, directement ou indirectement, à de telles activités ou politiques, [notamment les actions ou politiques visées à l’article 2 bis, paragraphe 1,] ou
b) comme entravant ou compromettant la réussite de sa transition politique, y compris en entravant ou compromettant la tenue d’élections ou la passation de pouvoir aux autorités élues, ou
c) comme étant associés aux personnes physiques ou morales, entités ou organismes visés aux points a) et b).
2. L'annexe I bis indique les motifs pour lesquels les personnes et entités figurant sur la liste y ont été inscrites.
3. L'annexe I bis contient également, lorsqu'elles sont disponibles, les informations nécessaires à l'identification des personnes ou entités concernées. En ce qui concerne les personnes physiques, ces informations peuvent comprendre le nom et les prénoms, y compris les pseudonymes, la date et le lieu de naissance, la nationalité, les numéros de passeport et de carte d'identité, le sexe, l'adresse, si elle est connue, ainsi que la fonction ou la profession. Pour ce qui est des entités, ces informations peuvent comprendre la dénomination, le lieu et la date d'enregistrement, le numéro d'enregistrement et l'adresse professionnelle.»
3) À l’article 3, paragraphe 1, le point a) est remplacé par le texte suivant:
«a) nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux des personnes physiques figurant sur la liste de l'annexe I ou de l’annexe I bis et des membres de la famille de ces personnes physiques qui sont à leur charge, y compris pour couvrir les dépenses consacrées à l'achat de vivres, au paiement de loyers ou au remboursement de prêts hypothécaires, à l'achat de médicaments et au paiement de frais médicaux, d'impôts, de primes d'assurance et de redevances de services publics;»
4) À l'article 3, paragraphe 1, le point c), est remplacé par le texte suivant:
«c) destinés exclusivement au paiement de commissions ou de frais pour la garde ou la gestion courante de fonds ou de ressources économiques gelés,» et
5) À l’article 3, paragraphe 1, le dernier alinéa est remplacé par le texte suivant:
«Pour autant que, si l'autorisation concerne une personne, une entité ou un organisme figurant sur la liste de l'annexe I, l'autorité compétente de l'État membre concerné ait notifié au comité des sanctions les faits établis et son intention d'accorder une autorisation, et que ledit comité ne s'y soit pas opposé dans un délai de cinq jours ouvrables suivant cette notification.»
6) À l'article 3, les paragraphes 2, 3 et 4 sont remplacés par le texte suivant:
«2. Par dérogation à l'article 2, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser le déblocage, ou la mise à disposition, de certains fonds ou ressources économiques gelés, aux conditions qu'elles jugent appropriées, après avoir établi que ces fonds ou ressources économiques sont nécessaires pour régler des dépenses extraordinaires, pour autant que:
a) si l'autorisation concerne une personne physique ou morale, une entité ou un organisme figurant sur la liste de l'annexe I, l'autorité compétente de l'État membre concerné ait notifié sa décision au comité des sanctions et que celui-ci l'ait approuvée; et
b) si l'autorisation concerne une personne physique ou morale, une entité ou un organisme figurant sur la liste de l'annexe I bis, l'État membre concerné ait notifié aux autres États membres et à la Commission, au moins deux semaines avant l'octroi de l'autorisation, les raisons pour lesquelles il estime qu'une autorisation spécifique devrait être accordée.
3. Par dérogation à l'article 2, s’agissant d’une personne physique ou morale, d’une entité ou d’un organisme figurant sur la liste de l'annexe I, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser le déblocage, ou la mise à disposition, de certains fonds ou ressources économiques gelés, aux conditions qu'elles jugent appropriées, pour autant que le comité des sanctions ait décidé au cas par cas qu'une dérogation serait dans l'intérêt de la paix et de la réconciliation nationale au Mali et de la stabilité régionale.
4. L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée au titre du présent article dans un délai de deux semaines suivant l’autorisation.»
7) Les articles suivants sont insérés:
«Article 3 bis
1. Par dérogation à l'article 2, s’agissant d’une personne, d’une entité ou d’un organisme figurant sur la liste de l'annexe I bis, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser le déblocage, ou la mise à disposition, de certains fonds ou ressources économiques gelés, aux conditions qu'elles jugent appropriées, après avoir établi que la fourniture de ces fonds ou ressources économiques est nécessaire à des fins humanitaires, telles que l’acheminement d’une assistance ou la facilitation de cet acheminement, y compris en ce qui concerne les fournitures médicales et les denrées alimentaires ou le transfert de travailleurs humanitaires et de l’aide connexe, ou à des fins d’évacuation hors du Mali.
2. L'État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertu du paragraphe 1 dans un délai de deux semaines suivant l'autorisation.
Article 3 ter
1. Par dérogation à l'article 2, s’agissant d’une personne, d’une entité ou d’un organisme figurant sur la liste de l'annexe I bis, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser le déblocage, ou la mise à disposition, de certains fonds ou ressources économiques gelés, aux conditions qu'elles jugent appropriées, après avoir établi que les fonds ou ressources économiques concernés doivent être versés sur ou depuis le compte d'une mission diplomatique ou consulaire ou d'une organisation internationale bénéficiant d'immunités conformément au droit international, dans la mesure où ces versements sont destinés à être utilisés à des fins officielles par la mission diplomatique ou consulaire ou l'organisation internationale.
2. L'État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertu du paragraphe 1 dans un délai de deux semaines suivant l'autorisation.»
8) L'article 4 est remplacé par le texte suivant:
«1. Par dérogation à l'article 2, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser le déblocage, ou la mise à disposition, de certains fonds ou ressources économiques au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’une entité ou d’un organisme figurant sur la liste de l'annexe I ou de l'annexe I bis, si les conditions suivantes sont réunies:
a) les fonds ou ressources économiques font l'objet:
i) s’agissant d’une personne physique ou morale, d’une entité ou d’un organisme inscrit sur la liste figurant à l’annexe I, d'une décision ou d'un privilège judiciaire, administratif ou arbitral rendu avant la date à laquelle la personne physique ou morale, l'entité ou l'organisme visé à l'article 2 bis a été inclus dans l'annexe I;
ii) s’agissant d’une personne physique ou morale, d’une entité ou d’un organisme inscrit sur la liste figurant à l’annexe I bis, d'une décision arbitrale rendue avant la date à laquelle la personne physique ou morale, l'entité ou l'organisme visé à l’article 2 ter a été inscrit sur la liste de l'annexe I bis, ou d'une décision judiciaire ou administrative rendue dans l'Union ou d'une décision judiciaire exécutoire dans l'État membre concerné, avant ou après cette date;
b) les fonds ou ressources économiques seront exclusivement utilisés pour faire droit aux créances garanties par une décision visée au point a) ou dont la validité a été établie par une telle décision, dans les limites fixées par les lois et règlements applicables régissant les droits des personnes titulaires de telles créances;
c) la décision ou le privilège n'est pas pris au bénéfice d'une personne physique ou morale, d'une entité ou d'un organisme inscrit sur la liste figurant à l'annexe I ou à l'annexe I bis;
d) la reconnaissance de la décision ou du privilège n'est pas contraire à l'ordre public de l'État membre concerné; et
e) s’agissant d’une personne physique ou morale, d’une entité ou d’un organisme inscrit sur la liste figurant à l’annexe I, la décision ou le privilège a été notifié par l'État membre au comité des sanctions.
2. L'État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertu du paragraphe 1 dans un délai de deux semaines suivant l'autorisation.»
9) L'article 5 est remplacé par le texte suivant:
«Article 5
1. Par dérogation à l’article 2, paragraphe 1, et pour autant qu’un paiement soit dû par une personne physique ou morale, une entité ou un organisme inscrit sur la liste figurant à l’annexe I ou à l’annexe I bis au titre d’un contrat ou d’un accord conclu ou d’une obligation contractée par la personne physique ou morale, l’entité ou l’organisme concerné avant la date à laquelle il ou elle a été inclus dans l’annexe I, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, le déblocage de certains fonds ou ressources économiques gelés, pour autant que l’autorité compétente concernée ait établi que:
a) les fonds ou les ressources économiques seront utilisés par une personne physique ou morale, une entité ou un organisme inscrit sur la liste figurant à l'annexe I ou à l'annexe I bis pour effectuer un paiement; et
b) le paiement n’enfreint pas les dispositions de l’article 2, paragraphe 2.
2. L'État membre concerné notifie au comité des sanctions, dix jours ouvrables à l'avance, son intention d'accorder une autorisation au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’une entité ou d’un organisme figurant sur la liste de l'annexe I.
3. L'État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertu du paragraphe 1 dans un délai de deux semaines suivant l'autorisation.»
10) À l’article 6, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant:
«2. L'article 2, paragraphe 2, ne s'applique pas au versement sur les comptes gelés:
a) d’intérêts ou d’autres rémunérations de ces comptes;
b) de paiements dus en vertu de contrats ou d'accords conclus ou d'obligations contractées avant la date à laquelle la personne physique ou morale, l'entité ou l'organisme visé à l'article 2 a été inclus dans l'annexe I ou dans l'annexe I bis; ou
c) de paiements dus à une personne physique ou morale, une entité ou un organisme figurant sur la liste de l'annexe I bis en vertu de décisions judiciaires, administratives ou arbitrales rendues dans l'Union ou exécutoires dans l'État membre concerné,
à condition que ces intérêts, autres rémunérations et paiements soient gelés conformément à l'article 2.»
11) Les articles suivants sont insérés:
«Article 6 bis
1. Il est interdit aux personnes physiques inscrites sur la liste figurant à l’annexe I ou à l’annexe I bis de pénétrer sur le territoire d’un État membre ou de transiter par celui-ci
2. Un État membre n’est pas tenu, en vertu du paragraphe 1, de refuser à ses propres ressortissants l’entrée sur son territoire.
Article 6 ter
1. L’article 6 bis ne s’applique pas à l’entrée sur le territoire d’un État membre ou au transit par le territoire d’un État membre par des personnes physiques inscrites sur la liste figurant à l’annexe I bis, pour autant que:
a) une telle entrée ou un tel transit soit requis par une obligation de droit international liant l’État membre en question:
i) en tant que pays hôte d’une organisation intergouvernementale internationale;
ii) en tant que pays hôte d’une conférence internationale convoquée par les Nations unies ou tenue sous leurs auspices;
iii) en vertu d'un accord multilatéral conférant des privilèges et immunités; ou
iv) en vertu du traité de réconciliation (accords du Latran) conclu en 1929 par le Saint‐Siège (État de la Cité du Vatican) et l’Italie.
b) l’État membre soit pays hôte de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
2. L'État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute dérogation accordée en vertu du paragraphe 1 dans un délai de deux semaines suivant l'autorisation.
3. La dérogation accordée en vertu du présent article est strictement limitée à l’objectif en vue duquel elle est donnée et aux personnes physiques directement concernées.
Article 6 quater
1. Par dérogation à l’article 6 bis, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, les personnes physiques inscrites sur la liste figurant à l’annexe I ou à l’annexe I bis à pénétrer sur le territoire d’un État membre ou à transiter par celui-ci, pour autant qu’une telle entrée ou un tel transit soit:
a) s’agissant d’une personne physique ou morale figurant sur la liste de l'annexe I et sur la base d’une décision au cas par cas du comité des sanctions: justifié pour des raisons humanitaires urgentes, y compris un devoir religieux, ou s’il est décidé qu'une dérogation serait dans l'intérêt de la paix et de la réconciliation nationale au Mali et de la stabilité régionale.
b) s’agissant d’une personne physique ou morale figurant sur la liste de l'annexe I bis, justifié pour des raisons urgentes d’ordre humanitaire, ou parce que la personne se déplace pour assister à des réunions intergouvernementales ou à des réunions dont l’initiative a été prise par l’Union ou qu’elle organise, ou à des réunions organisées par un État membre exerçant la présidence de l’OSCE, lorsqu’il y est mené un dialogue politique visant directement à promouvoir les objectifs stratégiques des mesures restrictives eu égard à la situation au Mali; ou
c) nécessaire à l’accomplissement d’une procédure judiciaire.
2. L’État membre concerné notifie par écrit aux autres États membres et à la Commission son intention d’accorder une autorisation en vertu du présent article. Si un État membre ou la Commission s’y oppose par écrit dans les deux jours ouvrables suivant la réception de la notification, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut décider d’accorder l’autorisation proposée.
3. L’autorisation accordée en vertu du présent article est strictement limitée à l’objectif en vue duquel elle est donnée et aux personnes physiques directement concernées.»
12) L'article 8 est remplacé par le texte suivant:
«Article 8
Il est interdit de participer sciemment et volontairement à des activités ayant pour objet ou pour effet de contourner les mesures visées aux articles 2 et 6 bis.»
13) À l’article 10, paragraphe 1, le point a) est remplacé par le texte suivant:
«a) des personnes physiques ou morales, des entités ou des organismes désignés inscrits sur la liste figurant à l'annexe I ou à l'annexe I bis;»
14) À l’article 12, le paragraphe 5 est remplacé par le texte suivant:
15) L'article suivant est inséré:
«Article 12 bis
1. La Commission est habilitée:
a) à modifier l’annexe I bis sur la base des décisions prises par le Conseil en ce qui concerne l’annexe II de la décision (PESC) 2021/XXX du Conseil; et
b) à modifier l’annexe II sur la base des informations fournies par les États membres.
2. La Commission communique la décision visée au paragraphe 1, point a), en précisant les motifs de l’inscription sur la liste, à la personne physique ou morale, à l’entité ou à l’organisme concerné, si son adresse est connue, ou, si son adresse est inconnue, fait part de ses décisions à la personne physique ou morale, à l’entité ou à l’organisme concerné, par la publication d’un avis au Journal officiel de l’Union européenne, en lui donnant la possibilité de présenter des observations.
3. Si des observations sont présentées ou si de nouveaux éléments de preuve substantiels sont produits, la Commission révise sa décision en tenant compte des observations ou nouveaux éléments de preuve communiqués et de toute autre information pertinente et peut, en conséquence, modifier l’annexe I bis conformément à la procédure d’habilitation prévue au paragraphe 1, point a). La personne physique ou morale est informée des conclusions de cette révision.»
16) L'article suivant est inséré:
«Article 13 bis
1. Pour mener à bien les tâches qui lui incombent au titre du présent règlement, la Commission traite des données à caractère personnel. Ces tâches consistent notamment:
a) à élaborer des modifications de l’annexe I bis et à procéder à ces modifications;
b) à ajouter le contenu de l’annexe I et de l’annexe I bis à la liste électronique consolidée des personnes, groupes et entités auxquels l’Union a infligé des sanctions financières et dans la carte interactive des sanctions, toutes deux accessibles au public;
c) à traiter les informations sur les effets des mesures prises en vertu du présent règlement, comme la valeur des fonds gelés et les informations sur les autorisations accordées par les autorités compétentes.
2. Aux fins du présent règlement, la Commission est désignée «responsable du traitement» au sens de l’article 3, point 8), du règlement (UE) 2018/1725 en ce qui concerne les activités de traitement nécessaires à l’accomplissement des tâches énumérées au paragraphe 1.»
17) Le titre de l’annexe I est remplacé par le texte suivant:
«Liste des personnes physiques ou morales, des entités et des organismes visés à l'article 2 bis»
18) l’annexe suivante est insérée:
«ANNEXE I bis
Liste des personnes physiques ou morales, des entités et des organismes visés à l'article 2 ter»
Article 2
Le présent règlement entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le
Par le Conseil
Le président