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AccueilDroit européen52022AE5883
Avis institutionnel52022AE5883

Avis institutionnel — 52022AE5883

CELEX52022AE5883
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 15 décembre 2022

Texte intégral

16.3.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 100/123


Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil relative à l’Année européenne des compétences 2023

[COM(2022) 526 final — 2022/0326 (COD)]

(2023/C 100/19)

Rapporteure:

Tatjana BABRAUSKIENĖ

Consultation

Conseil de l’Union européenne, 21.10.2022

Parlement européen, 20.10.2022

Base juridique

Articles 149 et 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté»

Adoption en session plénière

15.12.2022

Session plénière no

547

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

155/0/1

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) se félicite que 2023 ait été déclarée Année européenne des compétences. L’objectif de cette année thématique est de fournir des trajectoires vers des solutions efficaces et des avantages sur le plan éducatif aux jeunes et aux adultes, qu’ils soient chômeurs ou actifs, indépendamment de leur situation contractuelle, de leur niveau de qualification ou de leur genre, conformément à l’objectif de doter «la main-d’œuvre des compétences adéquates», mentionné par la présidente von der Leyen, afin d’accroître la compétitivité de l’économie européenne, en particulier celle des PME. Le CESE est enthousiaste à la perspective de s’engager dans une démarche positive pour cette année thématique afin de produire des résultats concrets. Il est donc prêt à contribuer, en tant que facilitateur, à des activités de mise en réseau et des débats.

1.2.

Compte tenu de l’inégalité d’accès aux possibilités d’éducation dans certaines régions de l’Union européenne, le niveau d’instruction reste trop souvent inchangé de génération en génération, l’Année européenne des compétences 2023 devrait être l’occasion de lancer de nouveaux débats et activités afin de prévenir les discriminations dans tous les domaines de l’éducation et d’aider les personnes à acquérir des compétences qui leur garantiront de progresser dans leurs parcours professionnels et d’avoir une bonne qualité de vie. Il convient par conséquent de veiller tout particulièrement à ce que les catégories de personnes défavorisées sur le plan socio-économique aient accès à des formations inclusives et de qualité en matière de reconversion et de perfectionnement professionnels. La recommandation du Conseil relative à des parcours de renforcement des compétences visant à aider les adultes peu qualifiés à se perfectionner et à s’intégrer sur le marché du travail doit être pleinement respectée et mise en œuvre en tant qu’objectif important de l’Année européenne des compétences.

1.3.

Le CESE estime qu’il est nécessaire de prévoir des mécanismes de financement efficaces qui mobilisent les ressources européennes et nationales et supposent une répartition adéquate des coûts entre les pouvoirs publics et les entités privées ainsi que d’autres instances: des particuliers et d’autres parties prenantes concernées (partenaires sociaux, prestataires de services de formation et ONG). Pour instaurer une culture de l’apprentissage tout au long de la vie, il est en outre essentiel de donner aux travailleurs les moyens d’entreprendre une formation.

1.4.

Le CESE s’attend à ce que l’Année européenne des compétences soulève la question de la responsabilité de préserver les ressources nécessaires au perfectionnement et à la reconversion professionnels, ce qui est important pour atténuer le risque d’exclusion sociale, y compris en orientant les financements avec une attention particulière. Cela comprend la question de la responsabilité partagée des partenaires sociaux à la fois au niveau sectoriel et des entreprises s’agissant d’investir dans une éducation et une formation de la main-d’œuvre active qui seraient tournées vers l’avenir. Ce point inclut également l’engagement des employeurs à prendre les dispositions nécessaires pour aider tout travailleur qu’ils auraient licencié à bénéficier des régimes d’aide. Pour ce faire, le CESE invite et encourage les partenaires sociaux à prendre des mesures efficaces pour participer au dialogue social afin que tous les travailleurs accèdent sur un pied d’égalité à une formation inclusive et de qualité, conformément au socle européen des droits sociaux. En outre, les mécanismes de consultation entre les établissements d’enseignement, les autorités, les entreprises et les syndicats devraient être renforcés, car ils peuvent contribuer à élaborer des stratégies réalistes et efficaces en ce qui concerne le passage du système éducatif au monde du travail.

1.5.

À cet égard, le CESE propose de mettre enfin en œuvre l’idée d’une garantie de compétences pour offrir à tous le droit d’accéder à une formation inclusive et de qualité, et d’encourager la participation aux négociations collectives et au renforcement des capacités afin de définir les dispositions et les conditions d’un congé de formation rémunéré qui permettrait aux citoyens de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions au sein de celle-ci et sur les marchés du travail. Dans cette optique, la formation devrait inclure l’acquisition de compétences clés et de compétences de base ainsi que le développement de compétences professionnelles, quel que soit le niveau de qualification des participants.

1.6.

La Commission demande que les États membres désignent un coordinateur national pour l’Année européenne des compétences dont le rôle serait d’assurer la coordination des activités pertinentes à l’échelon national. Le CESE propose que les points de coordination nationaux travaillent de manière transparente et inclusive, et qu’ils disposent des compétences adéquates et des ressources financières appropriées, fournies par des sources européennes et nationales. Lors de leur sélection, toutes les parties prenantes dans le domaine de l’éducation et de la formation, notamment les prestataires d’enseignement et de formation, les services de l’emploi publics et privés, les partenaires sociaux et d’autres organisations de la société civile concernées, devraient avoir voix au chapitre afin de veiller à ce qu’elles y participent et jouent un rôle de premier plan tant dans la planification et la mise en œuvre des activités tout au long de l’année que dans leur évaluation. Le même principe de coordination devrait également s’appliquer au niveau de l’Union.

1.7.

Le CESE réitère les recommandations qu’il a formulées dans de précédents avis à propos d’anciennes proclamations d’années européennes thématiques et rappelle que ces initiatives devraient aller au-delà des simples effets d’annonce et contribuer à la mise en œuvre de projets clairs et à un engagement réel.

1.8.

Rappelant ses avis antérieurs relatifs à ces années thématiques, dans lesquels il préconise notamment un financement européen approprié et un dialogue significatif avec la société civile dans le cadre du développement de ces années et des mesures spécifiques pour garantir un lien entre les différentes années thématiques et la pérennité des résultats, le CESE rappelle que pour garantir le succès du concept d’«Années européennes», il est essentiel de les annoncer en temps utile afin de permettre une préparation adéquate et de susciter une appropriation solide (1).

2. La proposition législative

2.1.

À la suite de l’annonce de sa présidente, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l’état de l’Union de 2022, la Commission a adopté la proposition de faire de 2023 l’Année européenne des compétences.

2.2.

Dans le cadre de cette année thématique et en coopération avec le Parlement européen, les États membres, les partenaires sociaux, les services de l’emploi publics et privés, les chambres de commerce et d’industrie, les prestataires d’enseignement et de formation, les travailleurs et les entreprises, la Commission propose de donner un nouvel élan à l’apprentissage tout au long de la vie:

—

en promouvant des investissements accrus, plus efficaces et plus inclusifs, dans la formation et le renforcement des compétences afin d’exploiter pleinement le potentiel de la main-d’œuvre en Europe et d’aider les personnes à passer d’un emploi à l’autre,

—

en veillant à ce que les compétences soient adaptées aux besoins du marché du travail, en coopération également avec les partenaires sociaux et les entreprises,

—

en mettant en adéquation les aspirations et les compétences des citoyens avec les possibilités offertes sur le marché du travail, en particulier en ce qui concerne la transition écologique et numérique et la reprise économique,

—

en accordant une attention particulière aux efforts visant à faire entrer un plus grand nombre de personnes sur le marché du travail, en particulier les femmes et les jeunes, notamment les jeunes ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation,

—

en attirant des personnes de pays tiers possédant les compétences dont l’Union a besoin, y compris en renforçant les possibilités d’apprentissage et la mobilité et en facilitant la reconnaissance des qualifications.

2.3.

Pour atteindre ces objectifs:

—

la Commission encouragera les possibilités de perfectionnement et de reconversion professionnels, par exemple en donnant un coup de projecteur sur les initiatives pertinentes de l’Union, y compris sur les possibilités de financement de l’Union, afin de soutenir leur utilisation, leur mise en œuvre et leur efficacité sur le terrain,

—

des manifestations et des campagnes de sensibilisation seront également organisées dans toute l’Union afin de soutenir l’apprentissage mutuel des partenaires en matière de perfectionnement et de reconversion professionnels,

—

l’Année thématique proposée vise en outre à contribuer à la mise au point d’outils de veille stratégique sur les compétences et à promouvoir des outils et des instruments visant à accroître la transparence et à faciliter la reconnaissance des qualifications, y compris celles délivrées en dehors de l’Union.

2.4.

Afin d’assurer la coordination des activités pertinentes au niveau national, la Commission invite les États membres à désigner un coordinateur national pour l’Année européenne des compétences.

3. Observations générales

3.1.

Le CESE convient qu’une population composée de citoyens engagés et dotée d’une main-d’œuvre compétente et qualifiée représente l’un des principaux atouts du modèle social et économique européen, et que le soutien à la formation des personnes de tous âges doit servir de levier pour stimuler une participation à la société ainsi qu’une croissance durable et de long terme, étant donné qu’elle contribue à accroître la capacité à innover, la productivité et la compétitivité. Il est également essentiel d’assister les personnes dans le contexte d’une transition juste, car le passage à un mode de vie, de production et de consommation plus durable est devenu une nécessité pour lutter contre le changement climatique et ses répercussions négatives à l’échelle mondiale, tout en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte. Dans le même temps, le CESE reconnaît que le développement personnel global de chaque apprenant est essentiel pour que ce dernier s’adapte aux transitions et aux défis à venir, compte tenu de l’évolution rapide des sociétés actuelles.

3.2.

La pénurie de main-d’œuvre qualifiée, due aux défis démographiques et aux changements structurels, ainsi qu’à la numérisation et à la décarbonation, est l’un des facteurs déterminants ayant une incidence sur l’économie européenne. Outre l’acquisition de nouvelles compétences, il convient de veiller à ce que les travailleurs qualifiés puissent accomplir certaines tâches et professions qualifiées dans des circonstances changeantes (2), et que leur formation débouche sur des possibilités d’emploi décentes et des garanties pour prévenir les emplois précaires.

3.3.

Par ailleurs, l’enjeu des besoins de compétences et leur anticipation sont d’une importance capitale pour parvenir à réaliser les grands objectifs de l’Union fixés par le plan d’action sur le socle européen des droits sociaux, qui prévoit qu’au moins 60 % des adultes participent chaque année à des activités de formation et que le taux d’emploi atteigne au moins 78 % d’ici à 2030.

3.4.

Le CESE se félicite que la Commission européenne ait mis l’accent sur les compétences, en faisant de 2023 l’Année européenne des compétences, à la suite de l’Année de la jeunesse en 2022.

3.5.

Cela confirme le point de vue que le Comité a exprimé dans de nombreux avis et selon lequel une instruction de base de qualité et une formation de haut niveau et efficace, un apprentissage tout au long de la vie, ainsi qu’un perfectionnement et une reconversion professionnels seront autant d’outils nécessaires pour s’adapter avec succès aux changements sociétaux, encourager la citoyenneté active, ainsi que pour saisir les opportunités d’emploi de demain et pour favoriser l’apprentissage de l’entrepreneuriat (3).

3.6.

L’apprentissage tout au long de la vie et le développement des compétences sont la clé du progrès social et économique de nos sociétés. Toutefois, de l’avis du CESE, il ne s’agit pas seulement de transmettre des connaissances qui peuvent être «monnayées sur le marché», mais aussi de diffuser des aptitudes et des compétences qui permettent aux citoyens de participer activement à la vie sociale. Des études montrent que la réflexion critique, la communication, le travail en équipe, la créativité, la prise d’initiative et de nombreuses autres compétences transversales sont de plus en plus nécessaires sur le marché du travail et dans la société. En outre, la liberté, la tolérance, l’esprit critique, les valeurs européennes et la citoyenneté démocratique constituent des atouts essentiels pour l’avenir de l’Europe afin de lutter contre l’intolérance croissante et les mouvements radicaux émergents. Par conséquent, nous demandons que, lors des actions menées dans le cadre de l’Année européenne des compétences 2023, les compétences sociales et transversales comptent parmi les «bonnes compétences» que les citoyens, y compris les travailleurs et les futurs travailleurs, doivent acquérir (4). Cela est directement conforme à la mise en œuvre de la recommandation du Conseil relative aux compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie, tout en étant cohérent avec le cadre européen des compétences clés personnelles, sociales et d’apprentissage (LifeComp) et avec le cadre européen des compétences en matière de durabilité (GreenComp).

3.7.

Selon le CESE, l’éducation commence dès le plus jeune âge et nous accompagne tout au long de notre vie. Conformément à la résolution du Conseil sur un nouvel agenda européen dans le domaine de l’éducation et de la formation des adultes (2021-2030), le CESE souligne que l’éducation des adultes doit aller au-delà du simple développement de compétences nécessaires à un emploi. Il est tout aussi important de sensibiliser davantage le grand public à l’importance et aux avantages de la participation à l’apprentissage tout au long de la vie d’une manière globale (5).

3.8.

Pour le CESE, il est donc clair que toutes les activités menées dans le cadre de l’Année européenne des compétences 2023 doivent viser les meilleurs progrès possibles dans tous les domaines de l’éducation et de la formation, s’agissant de l’enseignement élémentaire, de la formation et du perfectionnement professionnels, ou de l’apprentissage tout au long de la vie formel, non formel et informel. Il s’agit donc avant tout d’assurer l’égalité des chances pour tous, sans discrimination, à tous les niveaux d’éducation. Les revenus ou le degré d’éducation de ses parents ne doivent plus influencer de manière significative le parcours scolaire d’une personne.

3.9.

Étant donné que certaines parties de l’Union présentent une inégalité d’accès aux possibilités d’éducation et que le niveau d’instruction reste trop souvent inchangé de génération en génération, il devrait être impératif, partout, d’offrir des perspectives en matière éducative ainsi que de promouvoir les compétences et les capacités dans toute la mesure du possible.

3.10.

L’apprentissage tout au long de la vie pour tous doit devenir une réalité en Europe, et tous les européens devraient avoir accès à des apprentissages et des formations inclusifs et de qualité. L’égalité d’accès au perfectionnement et à la reconversion professionnels implique que des possibilités supplémentaires de perfectionnement professionnel doivent être offertes à toutes les personnes, sans distinction fondée sur le genre, l’origine ou l’âge (6). Le caractère inclusif de la stratégie en matière de compétences doit en outre se rapporter, à plus forte raison, à tous les travailleurs, indépendamment de leur situation d’emploi, de la taille des entreprises et du type de contrat de travail, y compris les adultes peu qualifiés et les personnes issues de l’immigration. Les groupes vulnérables devraient, quant à eux, bénéficier d’une attention et de politiques particulières, compte tenu des difficultés plus nombreuses auxquelles ils sont confrontés.

3.11.

Bien qu’il soutienne l’Année européenne des compétences 2023 et le fait de favoriser le renforcement de la formation professionnelle et de l’apprentissage tout au long de la vie, le CESE constate avec inquiétude que le programme et les priorités de l’année thématique semblent surchargés. Ils contiennent en effet un très grand nombre d’engagements et de références à l’ensemble des initiatives, lignes budgétaires et domaines d’action décrits dans la stratégie européenne en matière de compétences. De ce fait, les actions menées dans le cadre de cette année risquent de prendre davantage la forme d’annonces politiques médiatisées que d’évolutions systématiques sur le long terme.

3.12.

Pour éviter qu’une longue liste de domaines d’action et de responsabilités partagées occulte l’importance clairement accordée aux résultats, il serait essentiel de faire preuve de clarté et d’accorder une attention particulière à la proposition, en se concentrant sur un certain nombre de priorités stratégiques. Le CESE réitère la demande qu’il a formulée dans de précédents avis à propos d’anciennes proclamations d’années européennes thématiques et rappelle que ces initiatives devraient aller au-delà des simples effets d’annonce et contribuer à des projets et un engagement clairs (7).

3.13.

Les partenaires sociaux et les organisations de la société civile ont également un rôle important à jouer dans la gouvernance du système d’éducation et de formation, y compris l’anticipation des besoins de compétences et la mise à disposition de celles-ci. Pour parvenir à fournir des solutions efficaces pour tous, il serait essentiel de veiller à la participation effective, aux niveaux européen et national, des partenaires sociaux et des organisations de la société civile concernées, ainsi que d’assurer des actions efficaces visant à consolider la bonne gouvernance de tous les domaines relatifs à l’enseignement et la formation professionnels et à la politique d’éducation et de formation des adultes, y compris les politiques actives du marché du travail et la gestion des fonds européens et nationaux en faveur des compétences.

3.14.

Il importe de prendre en considération le renforcement du dialogue au sein des groupes et réseaux de parties prenantes existants, y compris au moyen des plateformes en ligne déjà établies, en particulier en encourageant le processus de dialogue stratégique tout au long de 2023 et en mettant en place des forums des parties prenantes en lien avec les manifestations phares de cette même année, mais aussi au moyen de nouveaux processus analogues au dialogue civil, afin de garantir que les parties prenantes du secteur de l’éducation et de la formation puissent participer de manière significative à l’élaboration des politiques et à la prise de décision, compte tenu de leur expertise sur le terrain, de leur capacité à exprimer les besoins des apprenants et de leur lien étroit avec les différents pouvoirs publics nationaux et régionaux chargés de la mise en œuvre des recommandations dans leur domaine.

3.15.

Le CESE s’attend à ce que l’Année européenne des compétences soulève, à cet égard, la question de la responsabilité partagée des partenaires sociaux à la fois au niveau sectoriel et des entreprises s’agissant d’investir dans une éducation et une formation de la main-d’œuvre active qui seraient tournées vers l’avenir. Ce point inclut également l’engagement des employeurs à prendre les dispositions nécessaires pour aider tout travailleur qu’ils auraient licencié à bénéficier des régimes d’aide. Pour ce faire, le CESE invite les partenaires sociaux à prendre des mesures efficaces pour participer au dialogue social afin que tous les travailleurs accèdent sur un pied d’égalité à une formation inclusive et de qualité, conformément au socle européen des droits sociaux.

3.16.

Les enseignants et les formateurs occupent une place de premier plan dans le développement des compétences des apprenants en fonction des besoins du marché du travail. Ils dispensent aux apprenants des enseignements et des formations afin qu’ils acquièrent non seulement des compétences professionnelles, mais aussi des compétences transversales, telles que des compétences de base et socio-émotionnelles. Ils aident des étudiants d’horizons divers à passer de l’école au monde du travail, y compris des adultes qui doivent mettre à jour et améliorer leurs compétences, ou encore en acquérir de nouvelles. Face aux défis sans précédent qu’ont entraînés la pandémie et la guerre en Ukraine, leur engagement et leur créativité ont été essentiels pour continuer d’assurer des activités d’enseignement et d’apprentissage dans les écoles et sur les lieux de travail.

3.17.

De nombreux pays européens connaissent d’importantes pénuries d’enseignants de l’enseignement et la formation professionnels (EFP), en raison notamment de facteurs liés à l’attrait limité de la profession, notamment les conditions d’emploi, les salaires et le manque d’incitations financières et d’accompagnement dans leur carrière. Le fait d’attirer des professionnels du secteur vers le métier d’enseignant devrait constituer l’une des principales stratégies visant à assurer des effectifs adéquats d’enseignants de l’EFP dotés de compétences et de connaissances pertinentes. Cette situation suppose d’offrir des conditions de travail bonnes et attrayantes, des salaires décents, des parcours de carrière flexibles et des mécanismes garantissant que ces travailleurs disposent des compétences appropriées, y compris des compétences pédagogiques.

4. Observations particulières

4.1.

Le CESE se félicite de l’approche consistant à débattre des besoins en matière de formation sous l’angle d’une transition écologique et numérique du marché du travail qui soit socialement équitable et juste. Toutefois, il demande que soit envoyé un message clair, selon lequel la responsabilité du perfectionnement et de la reconversion professionnels devrait toujours être définie de manière équitable comme une responsabilité partagée.

4.2. Responsabilité partagée

4.2.1.

Pour mener à bien les transitions en cours, il convient d’aider les individus à se préparer aux changements afin d’en assurer le succès. Il est nécessaire de prévoir des mécanismes de financement mobilisant les ressources européennes et nationales et prévoyant un partage adéquat des coûts et des contributions non financières (par exemple le temps consacré à la formation) entre les pouvoirs publics, les employeurs, les personnes et les autres parties prenantes concernées (partenaires sociaux, prestataires de services de formation et ONG, par exemple). Dans de nombreux avis antérieurs (8), le CESE a souligné la nécessité cruciale d’engagements forts de la part des entreprises et des pouvoirs publics, en particulier pour garantir des ressources suffisantes, y compris un financement adéquat de l’éducation et de la formation.

4.2.2.

Le CESE propose que l’Année européenne des compétences mette en avant la responsabilité sociale dans le domaine du perfectionnement et de la reconversion professionnels complets et, dans ce contexte, l’idée d’une garantie de compétences pour offrir à tous le droit d’accéder à une formation inclusive et de qualité, y compris la participation aux négociations collectives et au renforcement des capacités afin de définir les dispositions et les conditions relatives à un congé de formation rémunéré qui permettrait aux citoyens de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions au sein de celle-ci et sur le marché du travail.

4.2.3.

Cela comprend également la responsabilité partagée des partenaires sociaux à la fois au niveau sectoriel et des entreprises s’agissant d’investir dans une éducation et une formation de la main-d’œuvre active qui seraient tournées vers l’avenir. La négociation collective à tous les niveaux, conformément à la législation et aux pratiques nationales, et les mécanismes de participation des travailleurs au niveau de l’entreprise représentent des outils pertinents pour faire face à l’évolution des besoins en matière de compétences et de formation, ainsi que pour aider à anticiper ces changements et accroître l’innovation. Il serait utile, au cours de l’Année européenne des compétences, que les partenaires sociaux commencent à élaborer un cadre européen de qualité pour la formation des salariés.

4.3. Augmenter les investissements dans l’éducation et la formation

4.3.1.

Le CESE a déjà insisté sur la nécessité d’une offensive de qualification en vue d’étayer la numérisation croissante de nos marchés du travail, d’encourager les investissements tant au niveau des entreprises que dans le secteur public et de promouvoir les investissements publics et privés dans la formation et l’enseignement professionnels. Il faut accroître les investissements publics dans le domaine de l’éducation et de la formation tout au long de la vie, en particulier des adultes, dans chaque État membre (9).

4.3.2.

Le CESE invite la Commission européenne et les États membres à prendre des mesures efficaces en vue de la mise en œuvre des premier et quatrième principes du socle européen des droits sociaux, à savoir garantir un apprentissage tout au long de la vie de qualité et inclusif en tant que droit pour tous les citoyens en Europe sur le lieu de travail et au-dehors, et à soutenir la mise en œuvre de ces principes au moyen de financements publics durables convenus avec les partenaires sociaux et la société civile.

4.3.3.

Étant donné qu’il revient aux États membres d’assumer la responsabilité principale des investissements durables en vue de garantir les formations non seulement offertes aux chômeurs et aux personnes peu qualifiées, mais aussi destinées à acquérir des compétences de base certifiées, des aptitudes professionnelles et des compétences clés conduisant à des qualifications, l’Année européenne des compétences devrait souligner la nécessité d’investissements publics adéquats et suffisants dans tous les domaines de l’éducation et de la formation.

4.3.4.

À cet égard, le CESE demande que les investissements durables dans la participation des adultes à l’apprentissage tout au long de la vie et à la formation des salariés soient mis en avant en tant que priorités dans le cadre du processus du semestre européen et qu’ils bénéficient d’un soutien accru des fonds de l’Union, en particulier des Fonds structurels et d’investissement européens, en faveur du perfectionnement et de la reconversion professionnels.

4.4. Droit d’accès aux possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, quels qu’en soient le niveau et le type (formel, informel et non formel)

4.4.1.

Le CESE demande que le premier principe du socle européen des droits sociaux soit pleinement mis en œuvre afin de garantir que l’accès à une formation inclusive et de qualité et à l’apprentissage tout au long de la vie soit un droit pour l’ensemble des apprenants de l’EFP, des travailleurs et des salariés, afin de leur permettre de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions sur le marché du travail. Ce droit doit également aider les chômeurs et les adultes peu qualifiés à acquérir les compétences requises sur le marché du travail. Nous invitons la Commission européenne à examiner comment concrétiser ce droit et introduire un mécanisme de surveillance plus robuste, qui demande aux États membres de mettre sur pied des programmes d’action nationaux et de présenter des rapports nationaux réguliers sur la manière dont ce droit est garanti.

4.4.2.

À cet égard, le CESE demande à la Commission, aux États membres et aux partenaires sociaux d’utiliser l’Année européenne des compétences pour prendre des mesures efficaces afin de participer à des actions conjointes visant à promouvoir la formation par le travail et pour encourager les investissements dans des offres d’apprentissage de qualité, la participation des adultes à l’apprentissage tout au long de la vie et la formation des salariés, en garantissant à tous les travailleurs le droit d’accéder sur un pied d’égalité à une formation inclusive et de qualité. Le cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité célébrera son 5e anniversaire en 2023, et il doit être évalué et renforcé. Il serait grand temps de demander aux apprentis, jeunes ou adultes, dans quelle mesure les conditions de qualité du cadre sont remplies dans la pratique sur le lieu de travail.

4.5. Participation des parties prenantes

4.5.1.

Le CESE se félicite de l’engagement explicite de la Commission à renforcer la pertinence des compétences en coopérant étroitement avec les partenaires sociaux, les services de l’emploi publics et privés, les entreprises et les prestataires d’enseignement et de formation. Le CESE estime, dans ce contexte, qu’il est également essentiel:

—

d’encourager la participation active des travailleurs aux programmes d’apprentissage tout au long de la vie et aux dispositifs de formation sur le lieu de travail comme condition fondamentale de la croissance et de la compétitivité des entreprises, de l’employabilité des travailleurs et de la garantie d’emplois de qualité (10),

—

d’améliorer la participation de tous à la formation tout au long de la vie et d’établir, en collaboration avec les prestataires d’enseignement et de formation et les décideurs, le contenu de l’apprentissage, de manière que chaque apprenant ainsi que la collectivité et la société dans son ensemble en retirent des bénéfices,

—

de soutenir la négociation collective et le dialogue social, conformément aux mécanismes nationaux de concertation sociale, afin de pouvoir anticiper et adapter les compétences aux évolutions technologiques et numériques, ainsi que développer la formation en cours d’emploi, mais aussi d’encourager le dialogue civil pour avoir une vue globale des besoins de chaque apprenant.

4.6. Accroître l’efficacité des services de l’emploi

4.6.1.

Dans la perspective d’une transition juste et de politiques actives du marché du travail, il est nécessaire de disposer de services de l’emploi qui soient eux-mêmes efficaces, capables non seulement de gérer la demande et l’offre d’emplois, mais aussi de proposer des services d’orientation et de conseil aux demandeurs d’emploi. Le CESE invite les États membres à investir davantage de ressources dans le renforcement de l’efficacité, de l’efficience mais aussi des capacités des services de l’emploi et de leur personnel, ainsi que dans la conception d’instruments destinés à soutenir ceux qui ne sont pas encore sur le marché du travail.

4.7. Comptes de formation individuels et microcertifications

4.7.1.

Le CESE accueille favorablement l’initiative de la Commission relative aux comptes de formation individuels, car les prestataires de services d’apprentissage ont besoin d’un soutien financier pour fournir des formations aux apprenants. La pression quant à l’acquisition de qualifications ne cesse d’augmenter et le compte de formation individuel ne devrait pas avoir pour but de remplacer les structures de financement existantes, mais bien de les compléter, en particulier lorsque ce compte n’existe pas encore.

4.7.2.

Le compte de formation individuel est un élément essentiel du financement de la formation continue. Il doit être différencié en fonction du groupe cible et, en tout état de cause, faire l’objet d’une évaluation continue et, le cas échéant, d’une adaptation. Il convient avant tout que les personnes en âge de travailler disposent d’un accès direct à leur compte de formation individuel et qu’elles puissent choisir elles-mêmes la formation complémentaire à laquelle elles le consacrent.

4.7.3.

Dans le cadre de la proposition relative à une «approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité», les microcertifications devraient mieux gérer les problèmes de formation et de reconversion des personnes. Elles permettraient aux citoyens d’acquérir plus facilement toutes les compétences nécessaires pour faire face aux actuels bouleversements sociétaux et transitions sur le marché du travail. Dans le même temps, l’approche a également pour but d’inviter les prestataires à rendre leurs offres plus transparentes et plus souples au moyen de microcertifications.

4.7.4.

Le CESE est d’avis qu’il peut s’avérer pratique et réalisable d’utiliser les microcertifications pour reconnaître le statut des apprenants informels, mais il importe dans le même temps qu’elles ne visent pas à affaiblir ou à remplacer l’enseignement formel initial, l’enseignement supérieur, l’enseignement et la formation professionnels ou les compétences traditionnelles.

4.8. Attirer des ressortissants de pays tiers

4.8.1.

Le fait de viser à attirer des ressortissants de pays tiers possédant les compétences nécessaires à l’Union devrait être contrebalancé par une atténuation de la fuite des cerveaux. Le CESE plaide en faveur d’une augmentation des voies régulières de migration de la main-d’œuvre, mais la première priorité des politiques en matière de compétences devrait être de garantir le développement des compétences des travailleurs européens, ainsi que des migrants sans emploi et sans papiers déjà présents et travaillant dans l’Union.

4.8.2.

Il convient en outre d’envisager avec précaution la création d’un réservoir européen de talents, ouvert uniquement aux réfugiés ukrainiens. Le CESE encourage la Commission à élaborer des actions qui garantissent que chaque réfugié, tout comme chaque demandeur d’asile, ait la même possibilité que les autres citoyens de valider ses aptitudes et ses compétences, et de bénéficier des dispositifs de l’apprentissage, ainsi que du perfectionnement ou de la reconversion, pour s’insérer sur le marché du travail, conformément à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

4.8.3.

De plus, il s’impose, en tout état de cause, d’étudier ou d’encourager, indépendamment de leur recrutement, le fait de reconnaître plus simplement, plus rapidement et plus aisément les qualifications des ressortissants de pays tiers. Toutefois, il semble clair que, dans le cas des professions réglementées, seule l’application à ces derniers des règles de la directive «qualification» de l’Union permet d’accélérer ou de faciliter la reconnaissance de leurs qualifications.

4.9. Coordination de l’Année européenne

4.9.1.

La Commission demande que les États membres désignent un coordinateur national pour l’Année européenne des compétences dont le rôle serait d’assurer la coordination des activités pertinentes à l’échelon national. Étant donné que la désignation des coordinateurs nationaux et que l’organisation des réunions connexes sont au cœur des articles sur la coordination au niveau national et au niveau de l’Union, ce point semble très minimaliste.

4.9.2.

Le CESE demande que ces points de coordination nationaux disposent des compétences nécessaires ainsi que des ressources financières adéquates, fournies par des sources et des mécanismes européens et nationaux, pour associer efficacement les représentants d’un vaste réseau de parties prenantes dans le domaine de l’éducation, de la formation et des compétences aux niveaux national et européen. Ces parties prenantes, notamment les partenaires sociaux, les services de l’emploi publics et privés, les prestataires d’enseignement et de formation et d’autres organisations de la société civile concernées, devraient participer à la coordination et jouer un rôle de premier plan à la fois dans la planification et dans la mise en œuvre des activités tout au long de l’année ainsi que dans leur évaluation. Il convient de cibler principalement les résultats durables qui peuvent être atteints au cours de l’année. En ce qui concerne les montants des financements, l’Année européenne pour le développement peut être considérée comme un exemple de bonne pratique.

4.10. Inadéquation des compétences

4.10.1.

Si certains secteurs font face à un manque de travailleurs qualifiés, l’inadéquation est souvent davantage liée aux mauvaises conditions de travail (bas salaires, contrats précaires, manque de respect, temps de travail incompatible avec l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ou encore manque de formation et d’évolution de carrière des salariés) et à l’absence d’outils d’anticipation en tant que système d’alerte précoce pour prévoir les changements sur le marché du travail. Si l’Année européenne des compétences ne se penche pas sur cet aspect, la charge sera clairement inégale pour les travailleurs et la société en tant que telle, et la responsabilité partagée des entreprises ne sera pas mise en avant.

4.10.2.

De ce point de vue, les stratégies dans le domaine des compétences ne peuvent être dissociées de la création d’emplois de qualité et de stratégies en la matière. En effet, les programmes de formation, de reconversion ou de perfectionnement professionnels ne se révéleront pas utiles si les personnes auxquelles ils sont destinés vivent dans une zone économiquement désertée qui n’offre pas d’autres possibilités d’emploi. Des emplois de qualité, des salaires équitables et des conditions de travail décentes constituent la condition préalable à une croissance, une productivité et une innovation durables et de long terme, et le développement des compétences et l’apprentissage tout au long de la vie représentent l’un des outils permettant d’atteindre ces objectifs. À cet égard, il est essentiel d’assurer un dialogue social efficace avec les syndicats, de respecter et d’appliquer les droits des travailleurs, ainsi que d’informer et de consulter ces derniers sur la formation des salariés et l’apprentissage au niveau de l’entreprise.

Bruxelles, le 15 décembre 2022.

La présidente du Comité économique et social européen

Christa SCHWENG


(1) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil relative à une Année européenne de la jeunesse 2022 [COM(2021) 634 final — 2021/0328(COD)] (JO C 152 du 6.4.2022, p. 122).

(2) Étude de l’observatoire du marché du travail (OMT): Le travail de demain: assurer l’apprentissage et la formation des salariés tout au long de la vie | Comité économique et social européen (europa.eu).

(3) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Éducation et formation des adultes» (avis exploratoire à la demande de la présidence slovène) (JO C 374 du 16.9.2021, p. 16); avis du Comité économique et social européen sur le thème «Comment promouvoir, sur la base de l’éducation et de la formation, du point de vue de l’apprentissage tout au long de la vie, les compétences dont l’Europe a besoin pour établir une société plus juste, plus solidaire, plus durable, plus numérique et plus résiliente» (avis exploratoire à la demande de la présidence portugaise) (JO C 286 du 16.7.2021, p. 27); avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience» [COM(2020) 274 final] et la proposition de recommandation du Conseil en matière d’enseignement et de formation professionnels (EFP) en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience [COM(2020) 275 final] (JO C 10 du 11.1.2021, p. 40); avis du Comité économique et social européen sur la proposition de recommandation du Conseil sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité [COM(2021) 770 final] et sur la proposition de recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels [COM(2021) 773 final] (JO C 323 du 26.8.2022, p. 62); avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions sur une stratégie européenne en faveur des universités [COM(2022) 16 final] et sur la proposition de recommandation du Conseil visant à jeter des ponts pour une coopération européenne efficace dans le domaine de l’enseignement supérieur [COM(2022) 17 final] (JO C 290 du 29.7.2022, p. 109).

(4) Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience» [COM(2020) 274 final] et la proposition de recommandation du Conseil en matière d’enseignement et de formation professionnels (EFP) en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience [COM(2020) 275 final] (JO C 10 du 11.1.2021, p. 40).

(5) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Éducation et formation des adultes» (avis exploratoire à la demande de la présidence slovène) (JO C 374 du 16.9.2021, p. 16).

(6) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Éducation et formation des adultes» (avis exploratoire à la demande de la présidence slovène) (JO C 374 du 16.9.2021, p. 16).

(7) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil relative à une Année européenne de la jeunesse 2022 [COM(2021) 634 final — 2021/0328(COD)] (JO C 152 du 6.4.2022, p. 122).

(8) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de recommandation du Conseil sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité [COM(2021) 770 final] et sur la proposition de recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels [COM(2021) 773 final] (JO C 323 du 26.8.2022, p. 62); avis du Comité économique et social européen sur le thème «Éducation et formation des adultes» (avis exploratoire à la demande de la présidence slovène) (JO C 374 du 16.9.2021, p. 16); avis du Comité économique et social européen sur le thème «Comment promouvoir, sur la base de l’éducation et de la formation, du point de vue de l’apprentissage tout au long de la vie, les compétences dont l’Europe a besoin pour établir une société plus juste, plus solidaire, plus durable, plus numérique et plus résiliente» (avis exploratoire à la demande de la présidence portugaise) (JO C 286 du 16.7.2021, p. 27).

(9) Avis du Comité économique et social européen sur «Le financement durable de l’apprentissage tout au long de la vie et du développement des compétences dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée» (avis exploratoire à la demande de la présidence croate) (JO C 232 du 14.7.2020, p. 8).

(10) Avis du Comité économique et social européen sur «L’avenir du travail — L’acquisition des connaissances et compétences nécessaires pour répondre aux besoins des futurs emplois» (avis exploratoire à la demande de la présidence bulgare) (JO C 237 du 6.7.2018, p. 8).


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