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AccueilDroit européen52022AP0359
Avis institutionnel52022AP0359

Avis institutionnel — 52022AP0359

CELEX52022AP0359
TypeAvis institutionnel
Datemardi 18 octobre 2022

Texte intégral

28.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 149/62


P9_TA(2022)0359

Lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres *

Résolution législative du Parlement européen du 18 octobre 2022 sur la proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (COM(2022)0241 — C9-0199/2022 — 2022/0165(NLE))

(Consultation)

(2023/C 149/10)

Le Parlement européen,

—

vu la proposition de la Commission au Conseil (COM(2022)0241),

—

vu l’article 148, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auquel il a été consulté par le Conseil (C9-0199/2022),

—

vu l’article 82 de son règlement intérieur,

—

vu le rapport de la commission de l’emploi et des affaires sociales (A9-0243/2022),

1.

approuve la proposition de la Commission telle qu’amendée;

2.

invite la Commission à modifier en conséquence sa proposition, conformément à l’article 293, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;

3.

se félicite de la proposition de la Commission relative à l’actualisation des lignes directrices pour l’emploi à l’intention des États membres, en particulier de l’importance qu’elle accorde à l’environnement qui a vu le jour à la suite de la pandémie de COVID-19, à la nécessité de s’assurer que les transitions écologique et numérique soient socialement équitables et économiquement viables, et aux récentes initiatives politiques prises en réponse à l’invasion russe en Ukraine; demande une nouvelle fois, en vue de renforcer la prise de décision démocratique, d’être associé à la définition des lignes directrices intégrées au niveau de l’Union sur un pied d’égalité avec le Conseil, conformément à sa résolution législative du 10 juillet 2020 sur la proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres;

4.

invite le Conseil, s’il entend s’écarter du texte approuvé par le Parlement, à en informer celui-ci;

5.

demande au Conseil de le consulter à nouveau, s’il entend modifier de manière substantielle la proposition de la Commission;

6.

charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission.

Amendement 1

Proposition de décision

Considérant — 1 (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(– 1)

Afin de créer des synergies et de stimuler des politiques ambitieuses au niveau des États membres, il est important d’aligner les lignes directrices pour l’emploi énoncées dans l’annexe de la présente décision sur les grands objectifs de l’Union en matière d’emploi, de compétences et de réduction de la pauvreté pour 2030, convenus par les dirigeants de l’Union, les institutions de l’Union, les partenaires sociaux et les représentants de la société civile lors du sommet social de Porto en 2021.

Amendement 2

Proposition de décision

Considérant 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)

Les États membres et l’Union doivent s’attacher à élaborer une stratégie coordonnée pour l’emploi et, en particulier, pour promouvoir une main-d’œuvre qualifiée , formée et capable de s’adapter , ainsi que des marchés du travail tournés vers l’avenir et aptes à réagir rapidement à l’évolution de l’économie , en vue d’atteindre les objectifs de plein-emploi et de progrès social , de croissance équilibrée et de niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement fixés à l’article 3 du traité sur l’Union européenne (TUE). Les États membres doivent considérer la promotion de l’emploi comme une question d’intérêt commun et coordonner leur action à cet égard au sein du Conseil, compte tenu des pratiques nationales liées aux responsabilités des partenaires sociaux.

(1)

L’Union doit s’attacher à élaborer une stratégie coordonnée pour des niveaux élevés d’emploi et, en particulier, pour promouvoir une convergence économique et sociale ascendante , un emploi de qualité et une amélioration des conditions de travail, en soutenant et en complétant les activités des États membres , ainsi que des marchés du travail tournés vers l’avenir, aptes à réagir rapidement au changement, inclusifs, résilients, stables et offrant des possibilités de mobilité et de progression professionnelle , en vue d’atteindre le développement durable de l’Union, sur la base d’une croissance économique équilibrée et de la stabilité des prix , d’une économie sociale de marché hautement compétitive, visant à réaliser le plein emploi et le progrès social, et d’un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement conformément à l’article 3 du traité sur l’Union européenne (TUE) et à l’article 151 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, tout en respectant les objectifs du pacte vert pour l’Europe, à savoir atteindre la neutralité climatique dans l’Union d’ici à 2050 . Les États membres doivent considérer la promotion de l’emploi comme une question d’intérêt commun et coordonner leur action à cet égard au sein du Conseil, compte tenu des pratiques nationales liées aux responsabilités des partenaires sociaux.

Amendement 3

Proposition de décision

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)

Conformément au TFUE, l’Union a élaboré et mis en œuvre des instruments de coordination des actions menées dans le domaine des politiques économiques et de l’emploi. Dans le cadre de ces instruments, les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (ci-après dénommées «lignes directrices») figurant à l’annexe de la présente décision, en liaison avec les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union, énoncées dans la recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil (5), constituent les lignes directrices intégrées. Elles doivent donner le cap aux États membres et à l’Union pour la mise en œuvre des politiques, traduisant l’interdépendance entre les États membres. La finalité est de parvenir, par cet ensemble coordonné de politiques et de réformes nationales et européennes, à un dosage global adéquat et durable de politiques économiques et de l’emploi, source de répercussions positives.

(3)

Conformément au TFUE, l’Union a élaboré et mis en œuvre des instruments de coordination des actions menées dans le domaine des politiques économiques et de l’emploi. Dans le cadre de ces instruments, les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (ci-après dénommées «lignes directrices») figurant à l’annexe de la présente décision, en liaison avec les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union, énoncées dans la recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil (5), constituent les lignes directrices intégrées. Elles doivent donner le cap aux États membres et à l’Union pour la mise en œuvre des politiques, traduisant l’interdépendance entre les États membres. La finalité est de parvenir, par cet ensemble coordonné de politiques et de réformes nationales , régionales et européennes, à un dosage global adéquat et durable de politiques économiques, de l’emploi et sociales , source de répercussions positives pour la société, les marchés du travail et la main d’œuvre, tout en s’efforçant d’éviter les éventuelles conséquences sociales ou économiques négatives, et en réagissant de manière efficace aux retombées de la pandémie de COVID-19, de l’invasion russe en Ukraine et de l’augmentation du coût de la vie .

Amendement 4

Proposition de décision

Considérant 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3 bis)

En vue d’améliorer encore le modèle social de l’Union, les États membres devraient promouvoir des salaires décents, renforcer les négociations collectives et veiller à l’inclusivité au sein des marchés du travail. À cet égard, il convient d’accorder une attention particulière aux femmes et aux groupes défavorisés, à savoir les enfants, les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées, les parents isolés, les minorités ethniques et raciales, telles que les Roms et les personnes issues de l’immigration, les personnes LGBTQIA+ et les personnes vivant dans des régions défavorisées, y compris les régions éloignées et rurales, ainsi que les zones défavorisées, les îles et les régions ultrapériphériques.

Amendement 5

Proposition de décision

Considérant 3 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3 ter)

Afin de renforcer le progrès économique et social, de faciliter la double transition et de parvenir à des marchés du travail inclusifs, compétitifs et résilients dans l’Union, les États membres devraient mettre en avant l’éducation, la formation, le perfectionnement et la reconversion professionnels de qualité, ainsi que l’apprentissage tout au long de la vie, une formation en alternance tournée vers l’avenir et des perspectives de carrière améliorées par le renforcement des liens entre le système éducatif et le marché du travail ainsi que la reconnaissance des aptitudes, connaissances et compétences acquises grâce à l’apprentissage non formel et informel.

Amendement 6

Proposition de décision

Considérant 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

(4)

Les lignes directrices sont compatibles avec le pacte de stabilité et de croissance, la législation existante de l’Union et diverses initiatives de l’Union, dont la directive du Conseil du 20 juillet 2001 (6), les recommandations du Conseil du 10 mars 2014 (7), du 15 février 2016 (8), du 19 décembre 2016 (9), du 15 mars 2018 (10), du 22 mai 2018 (11), du 22 mai 2019 (12), du 8 novembre 2019 (13), du 30 octobre 2020 (14), du 24 novembre 2020 (15) et du 29 novembre 2021 (16), la recommandation de la Commission du 4 mars 2021 (17), la recommandation du Conseil du 14 juin 2021 (18), la résolution du Conseil du 26 février 2021 (19), la communication de la Commission du 9 décembre 2021 (20), la décision du Parlement européen et du Conseil du 22 décembre 2021[ (21), la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à des salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne (22), la proposition de recommandation du Conseil visant à assurer une transition équitable vers la neutralité climatique (23), la proposition de recommandation du Conseil sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité (24), la proposition de recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels (25), la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil visant à renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre hommes et femmes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’exécution (26), la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à l’amélioration des conditions de travail dans le cadre du travail via une plateforme (27) et la proposition de recommandation du Conseil sur l’apprentissage au service de la durabilité environnementale (28)].

(4)

Les lignes directrices sont compatibles avec le pacte de stabilité et de croissance, les grandes orientations des politiques économiques et la législation existante de l’Union et diverses initiatives de l’Union, dont la directive du Conseil du 20 juillet 2001 (6) (ci-après dénommée «directive relative à la protection temporaire») , les recommandations du Conseil du 10 mars 2014 (7), du 14 juillet 2015 (7 bis) , du 15 février 2016 (8), du 19 décembre 2016 (9), du 15 mars 2018 (10), du 22 mai 2018 (11), du 22 mai 2019 (12), du 8 novembre 2019 (13), du 30 octobre 2020 (14), du 24 novembre 2020 (15) et du 29 novembre 2021 (16), la recommandation de la Commission du 4 mars 2021 (17), la recommandation du Conseil du 14 juin 2021 (18), la résolution du Conseil du 26 février 2021 (19), la communication de la Commission du 9 décembre 2021 (20), la décision du Parlement européen et du Conseil du 22 décembre 2021 (21), la directive du Parlement européen et du Conseil relative à des salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne (22), la proposition de recommandation du Conseil visant à assurer une transition équitable vers la neutralité climatique (23), la proposition de recommandation du Conseil sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité (24), la proposition de recommandation du Conseil relative aux comptes de formation individuels (25), la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil visant à renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre hommes et femmes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’exécution (26), la directive du Parlement européen et du Conseil relative à un meilleur équilibre hommes-femmes parmi les administrateurs des sociétés cotées en bourse et à des mesures connexes (26 bis) , la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à l’amélioration des conditions de travail dans le cadre du travail via une plateforme (27) , la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un Fonds social pour le climat (27 bis) et la proposition de recommandation du Conseil sur l’apprentissage au service de la durabilité environnementale (28)].

Amendement 7

Proposition de décision

Considérant 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

(5)

Le Semestre européen associe les différents instruments dans un cadre global de coordination et de surveillance multilatérales intégrées des politiques économiques et de l’emploi. En même temps qu’il poursuit des objectifs de durabilité environnementale, de productivité, d’équité et de stabilité, le Semestre européen intègre les principes du socle européen des droits sociaux, ainsi que son outil de suivi, le tableau de bord social, et prévoit un dialogue étroit avec les partenaires sociaux, la société civile et les autres parties prenantes. Il contribue à la réalisation des objectifs de développement durable. Les politiques économiques et de l’emploi de l’Union et des États membres devraient aller de pair avec la transition équitable de l’Europe vers une économie numérique, climatiquement neutre et durable sur le plan environnemental, améliorer la compétitivité, garantir des conditions de travail adéquates , favoriser l’innovation, promouvoir la justice sociale et l’égalité des chances, ainsi que lutter contre les inégalités et les disparités régionales.

(5)

Le Semestre européen associe les différents instruments dans un cadre global de coordination et de surveillance multilatérales intégrées des politiques économiques , sociales, environnementales et de l’emploi. En même temps qu’il poursuit des objectifs de durabilité environnementale, de productivité, d’inclusivité, d’équité et de stabilité, le Semestre européen devrait davantage intégrer les principes du socle européen des droits sociaux (ci-après dénommé «socle européen») , y compris le principe 11 concernant l’accueil de l’enfance et l’aide à l’enfance, ainsi que son outil de suivi, le tableau de bord social, et prévoir un dialogue étroit avec les partenaires sociaux, la société civile et les autres parties prenantes. Il devrait contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, y compris l’ODD 1 («Pas de pauvreté»), l’ODD 4 («Éducation de qualité»), l’ODD 5 («Égalité entre les sexes»), l’ODD 7 («Énergie propre et d’un coût abordable»), l’ODD 8 («Travail décent et croissance économique») et l’ODD 10 («Inégalités réduites»). Il convient de garantir une éducation de qualité inclusive et équitable ainsi que des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous et de les intégrer aux politiques sociales et en matière d’emploi. L’égalité entre les hommes et les femmes devrait être intégrée dans toutes les politiques de l’Union. L’indice d’égalité de genre pourrait être l’un des outils du Semestre pour mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs en matière sociale et d’emploi ainsi que les effets des politiques sociales et d’emploi sur les questions de genre . Les politiques économiques et de l’emploi de l’Union et des États membres devraient aller de pair avec la transition juste et équitable de l’Europe vers une économie numérique, climatiquement neutre, durable sur le plan environnemental et socialement inclusive, assurer la convergence sociale ascendante , améliorer la compétitivité d’une manière durable, soutenir les PME, dont les microentreprises , garantir des conditions de travail décentes et des systèmes de protection sociale résilients , favoriser l’innovation, promouvoir la justice sociale et l’égalité des chances pour tous, éradiquer la pauvreté, soutenir et investir dans les enfants et les jeunes , ainsi que lutter contre l’exclusion sociale, les inégalités , la discrimination intersectionnelle et les disparités régionales , en particulier en ce qui concerne les régions éloignées et ultrapériphériques. Il est nécessaire de garantir des emplois durables et de qualité en étroite coopération avec les partenaires sociaux, sur la base d’initiatives législatives ou d’une révision de la législation existante, le cas échéant, notamment en ce qui concerne le télétravail, les congés parentaux et les congés pour s’occuper d’une personne dépendante, la santé et la sécurité au travail, l’intelligenceartificielle (IA) sur le lieu de travail, une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, ainsi qu’un cadre juridique général concernant la sous-traitance, assorti d’une transparence accrue et de recommandations en matière de responsabilité. Un acte législatif de l’Union sur le droit à la déconnexion est débattu en ce moment par les partenaires sociaux européens dans le contexte de leur accord-cadre sur la numérisation. Ce débat devrait déboucher sur des normes et conditions minimales pour garantir que les travailleurs sont en mesure d’exercer leur droit à la déconnexion de manière effective et pour réglementer l’utilisation des outils numériques nouveaux et existants à des fins professionnelles. Un cadre juridique commun visant à garantir une rémunération équitable des stages, des formations et des apprentissages devrait être introduit au niveau de l’Union, afin d’éviter l’exploitation des jeunes travailleurs et la violation de leurs droits. Les États membres devraient garantir des conditions de travail décentes et l’accès à la protection sociale pour les stagiaires, les personnes en formation et les apprentis.

Amendement 8

Proposition de décision

Considérant 5 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(5 bis)

Afin d’éradiquer efficacement les risques au travail, il convient de protéger la santé tant mentale que physique; il convient d’accorder une attention particulière à l’exposition des travailleurs à des substances nocives, mais aussi aux horaires de travail prolongés, à la pression psychosociale, à la mauvaise posture, aux mouvements répétitifs et au levage de charges lourdes. L’amélioration de la santé et de la sécurité au travail est essentielle pour garantir des conditions de travail décentes, compte tenu notamment de l’évolution démographique et du manque de travailleurs qualifiés déjà existant. Il est donc urgent de créer des emplois de qualité, sûrs et durables, conformément aux résolutions du Parlement européen du 10 mars 2022 sur un nouveau cadre stratégique de l'Union pour la santé et la sécurité au travail après 2020 et du 5 juillet 2022 sur la santé mentale dans le monde du travail numérique. Les services médicaux du travail, y compris le soutien psychosocial et les contrôles réguliers et volontaires pour tous les travailleurs, devraient donc être renforcés.

Amendement 9

Proposition de décision

Considérant 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

(6)

Le changement climatique et les défis liés à l’environnement, la nécessité d’accélérer l’indépendance énergétique et de garantir l’autonomie stratégique ouverte de l’Europe, la mondialisation, la numérisation, l’intelligence artificielle, l’augmentation du télétravail, l’économie des plateformes et l’évolution démographique sont en train de transformer les économies et les sociétés européennes. L’Union et ses États membres doivent œuvrer de concert pour agir efficacement et de manière proactive sur ces évolutions structurelles et pour adapter les systèmes existants en fonction des besoins, en reconnaissant l’interdépendance étroite entre les économies et les marchés du travail, et ajuster les politiques connexes des États membres. Une telle démarche requiert une action stratégique coordonnée, ambitieuse et efficace, tant à l’échelon de l’Union qu’à l’échelon national, conformément au TFUE et à la réglementation de l’Union en matière de gouvernance économique, parallèlement à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Cette action stratégique devrait stimuler les investissements durables et réaffirmer la volonté d’adopter des réformes se succédant de façon logique pour renforcer la croissance économique, la création d’emplois de qualité et la productivité, offrir des conditions de travail adéquates , accroître la cohésion sociale et territoriale, favoriser la convergence ascendante et la résilience et promouvoir une attitude responsable en matière budgétaire, avec le soutien des programmes de financement existants de l’UE, et en particulier la facilité pour la reprise et la résilience et les fonds de la politique de cohésion (y compris le Fonds social européen plus et le Fonds européen de développement régional) ainsi que le Fonds pour une transition juste. Elle devrait combiner des mesures axées sur l’offre et sur la demande, tout en tenant compte de leurs incidences environnementales, sociales et en matière d’emploi.

(6)

Le changement climatique et les défis liés à l’environnement, la nécessité d’assurer l’indépendance énergétique et une transition écologique socialement juste ainsi que de garantir l’autonomie stratégique ouverte de l’Europe, la mondialisation, la numérisation, l’intelligence artificielle, l’augmentation du télétravail, l’économie des plateformes, l’évolution démographique et l’impact de l’invasion russe en Ukraine sont en train de profondément transformer les économies et les sociétés européennes. L’Union et ses États membres doivent œuvrer de concert pour agir efficacement et de manière proactive sur ces évolutions structurelles ainsi que sur les hausses de l’inflation et pour adapter les systèmes existants en fonction des besoins, en reconnaissant l’interdépendance étroite entre les économies et les marchés du travail, et ajuster les politiques connexes des États membres. Une telle démarche requiert une action stratégique coordonnée, intersectionnelle, ambitieuse et efficace, tant à l’échelon de l’Union qu’à l’échelon national et régional, associant les partenaires sociaux , conformément au TFUE et au principe de subsidiarité, au socle européen et aux objectifs énoncés dans le plan d’action de la Commission pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux du 4 mars 2021 (ci-après dénommé «plan d’action»), ainsi qu’à la réglementation de l’Union en matière de gouvernance économique . Ces actions stratégiques devraient stimuler les investissements publics et privés durables , la compétitivité et les infrastructures et réaffirmer la volonté d’adopter des réformes se succédant de façon logique pour renforcer la croissance économique durable et inclusive , la création d’emplois de meilleure qualité et la productivité, offrir des conditions de travail décentes , accroître la cohésion sociale et territoriale, favoriser la convergence sociale ascendante et la prospérité économique, la justice sociale, l’égalité des chances et l’inclusion, la mobilité du travail équitable, la résilience et promouvoir une attitude responsable en matière budgétaire et sociale , avec le soutien des programmes de financement existants de l’UE, et en particulier la facilité pour la reprise et la résilience et les fonds de la politique de cohésion (y compris le Fonds social européen plus et le Fonds européen de développement régional) ainsi que le Fonds pour une transition juste. Elle devrait combiner des mesures axées sur l’offre et sur la demande, tout en tenant compte de leurs incidences environnementales, sociales et en matière d’emploi. L’activation de la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance à la lumière de la crise de la COVID-19 en mars 2020 a permis aux États membres de réagir rapidement et d’adopter les mesures d’urgence nécessaires pour atténuer l’incidence économique et sociale de la pandémie. Du fait de la spécificité du choc macroéconomique causé par l’invasion russe en Ukraine ainsi que de la crise actuelle du coût de la vie, les États membres doivent pouvoir continuer à bénéficier de marges de manœuvre budgétaires. Par conséquent, conformément à l’avis de la Commission, le contexte actuel justifie la prorogation de la «clause dérogatoire» générale jusqu’à la fin de 2023 et sa désactivation à partir de 2024. Les États membres devraient tirer pleinement profit du potentiel offert par la clause dérogatoire générale afin de soutenir les entreprises qui éprouvent des difficultés ou manquent de liquidité, en particulier les PME, y compris les microentreprises, d’adopter des mesures ciblées pour préserver les emplois, les salaires et les conditions de travail, et d’investir dans les citoyens et les systèmes de protection sociale. Le risque que la prorogation pourrait faire courir aux finances publiques ainsi que les conséquences sociales négatives potentielles de sa désactivation devraient faire l’objet d’une évaluation ex ante. Il convient donc d’effectuer une révision du pacte de stabilité et de croissance.

Amendement 10

Proposition de décision

Considérant 6 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(6 bis)

Si le télétravail a le potentiel d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de réduire la consommation de combustibles fossiles, d’améliorer la qualité de l’air, de surmonter les frontières géographiques et de permettre à des groupes de travailleurs auparavant exclus d’accéder au marché du travail, il risque également de brouiller les limites entre le travail et la vie privée, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur les droits fondamentaux des travailleurs et leur santé physique et mentale. De même, les solutions d’IA sont susceptibles d’améliorer les conditions de travail et la qualité de vie, de faciliter l’accessibilité pour les personnes handicapées et de prévoir l’évolution du marché du travail; toutefois, elles peuvent soulever des craintes en ce qui concerne la vie privée, le contrôle des données à caractère personnel, la santé et la sécurité au travail, la discrimination dans le recrutement ainsi que l’amplification du profilage racial et sexiste, auxquelles il convient de remédier.

Amendement 11

Proposition de décision

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)

Le Parlement européen, le Conseil et la Commission ont proclamé le socle européen des droits sociaux (29). Il définit vingt principes et droits devant contribuer au bon fonctionnement et à l’équité des marchés du travail et des systèmes de protection sociale, qui s’articulent autour de trois grands axes: l’égalité des chances et l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables, ainsi que la protection et l’inclusion sociales. Ces principes et ces droits donnent une orientation stratégique à l’Union, en faisant en sorte que les transitions vers la neutralité climatique et la durabilité environnementale, le passage au numérique et l’évolution démographique soient justes et équitables sur le plan social. Le socle européen des droits sociaux , considéré avec le tableau de bord social qui l’accompagne, constitue un cadre de référence pour suivre les résultats des États membres en matière sociale et d’emploi, stimuler les réformes à l’échelon national, régional et local et concilier les dimensions «sociale» et de «marché» de l’économie moderne actuelle, notamment en promouvant l’économie sociale. Le 4 mars 2021, la Commission a présenté le tableau de bord social révisé ainsi qu’un plan d’action visant à mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux (ci-après dénommé «plan d’action»), qui présente de grands objectifs ambitieux mais réalistes ainsi que des sous-objectifs complémentaires pour 2030, dans les domaines de l’emploi, des compétences, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté.

(7)

Le Parlement européen, le Conseil et la Commission ont proclamé le socle européen. Il définit vingt principes et droits devant contribuer au bon fonctionnement et à l’équité des marchés du travail et des systèmes de protection sociale, qui s’articulent autour de trois grands axes: l’égalité des chances et l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables, ainsi que la protection et l’inclusion sociales. Ces principes et ces droits donnent une orientation stratégique à l’Union, en faisant en sorte que les transitions vers la neutralité climatique et la durabilité environnementale, le passage au numérique et l’évolution démographique soient justes et équitables sur le plan social et géographique . Le socle européen, considéré avec le tableau de bord social qui l’accompagne, constitue un cadre de référence pour suivre les résultats des États membres en matière sociale et d’emploi, stimuler les réformes à l’échelon national, régional et local et concilier les dimensions «sociale» et de «marché» de l’économie actuelle, notamment en promouvant l’économie sociale ainsi que l’économie verte, numérique et circulaire . Le plan d’action comprend de grands objectifs ambitieux mais réalistes ainsi que des sous-objectifs complémentaires pour 2030, dans les domaines de l’emploi, des compétences, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté, ainsi que le tableau de bord social révisé . À cet égard, une mobilité du travail équitable et la portabilité des droits et avantages grâce à une meilleure protection des travailleurs mobiles, y compris les travailleurs transfrontières et saisonniers, des inspections du travail plus efficaces et la mise en place de solutions numériques efficaces devraient être garanties à l’échelle de l’Union ainsi qu’aux niveaux national et régional.

Amendement 12

Proposition de décision

Considérant 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8 bis)

Des politiques favorables aux familles et des investissements sociaux en faveur des enfants pour les protéger contre la pauvreté et les aider tous à jouir de leurs droits, tels que l’accès à des services de garde d’enfants et à une éducation et une formation de la petite enfance de bonne qualité, sont essentiels pour l’avenir des enfants, le développement durable de la société et une évolution démographique positive leur garantissant un environnement sain et un climat sûr. Les États membres devraient éradiquer la pauvreté des enfants et concentrer leurs efforts sur la mise en œuvre effective de la recommandation (UE) 2021/1004 du Conseil du 14 juin 2021 établissant une garantie européenne pour l’enfance (1a) et des plans d’action nationaux adoptés en vertu de celle-ci, afin de garantir l’accès de tous les enfants dans le besoin à des services gratuits et de qualité et, ainsi, un accès égal et effectif à des soins de santé gratuits, à une éducation gratuite, à des services de garde d’enfants gratuits, à un logement adéquat et à une alimentation saine. À cette fin, il convient d’augmenter d’urgence le financement de la garantie européenne pour l’enfance avec un budget spécifique d’au moins 20 milliards d’euros, comme l’a demandé à plusieurs reprises le Parlement européen. La garantie européenne pour l’enfance devrait être intégrée sans tarder dans tous les domaines d’action et il convient de renforcer le financement des droits de l’enfant en tirant pleinement parti des politiques et des fonds de l’Union existants. Les États membres devraient stimuler davantage les investissements dans des emplois durables et de qualité et adopter une approche globale pour soutenir les parents d’enfants dans le besoin. La proposition de la Commission en vue d’une recommandation du Conseil relative à un revenu minimum adéquat pour garantir une inclusion active pourrait contribuer à l’objectif de réduction de la pauvreté de moitié au moins dans tous les États membres d’ici à 2030.

Amendement 13

Proposition de décision

Considérant 8 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8 ter)

Le sans-abrisme est l’une des formes les plus extrêmes d’exclusion sociale, qui a une incidence négative sur la santé physique et mentale, le bien-être et la qualité de vie des personnes, ainsi que sur leur accès à l’emploi et à d’autres services économiques et sociaux. Le Parlement européen, la Commission, les autorités nationales, régionales et locales ainsi que les organisations de la société civile au niveau de l’Union ont convenu de lancer la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme. Dans le but ultime de mettre fin au sans-abrisme d’ici à 2030, ils se sont engagés à mettre en œuvre le principe du logement d’abord, à promouvoir la prévention du sans-abrisme et à fournir aux sans-abri un accès à un logement et à des services de soutien adéquats, sûrs et abordables, tout en mettant en place les mesures politiques nécessaires, avec un financement adéquat au niveau national et de l’Union. Les États membres devraient également s’efforcer de garantir l’accès de tous à un logement décent et abordable par l’intermédiaire des plans nationaux pour un logement abordable, à inclure dans leurs programmes nationaux de réforme.

Amendement 14

Proposition de décision

Considérant 9

Texte proposé par la Commission

Amendement

(9)

À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le Conseil européen, dans ses conclusions du 24 février 2022, a condamné les agissements de la Russie, qui visent à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité européennes et mondiales, et a exprimé sa solidarité à l’égard du peuple ukrainien, en soulignant la violation du droit international et des principes de la charte des Nations unies. Dans le contexte actuel, une protection temporaire, telle qu’elle est accordée par la décision du Conseil du 4 mars 2022 (30) mettant en œuvre la directive sur la protection temporaire (31), est nécessaire en raison de l’ampleur de l’afflux de réfugiés et de personnes déplacées. Elle permet aux réfugiés ukrainiens de jouir dans toute l’Union de droits harmonisés offrant un niveau de protection adéquat, y compris en matière de droits de séjour, d’accès et d’intégration au marché du travail, d’accès à l’éducation et à la formation, d’accès au logement, aux systèmes de sécurité sociale, aux soins médicaux, à l’assistance sociale ou à d’autres formesd’assistance, ainsi qu’aux moyens de subsistance. En participant aux marchés du travail européens, les réfugiés ukrainiens peuvent contribuer à renforcer l’économie de l’UE et à aider leur pays et leurs concitoyens qui y sont demeurés. L’expérience et les compétences qu’ils vont acquérir leur permettront un jour de contribuer à la reconstruction de l’Ukraine. Pour les enfants et adolescents non accompagnés, une protection temporaire confère le droit à la tutelle légale et l’accès à l’éducation et à l’accueil de l’enfance. Les États membres devraient associer les partenaires sociaux à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des mesures visant à relever les défis en matière d’emploi et de compétences découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les partenaires sociaux jouent un rôle essentiel dans l’atténuation des effets de la guerre pour ce qui est de la préservation de l’emploi et de la production.

(9)

À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le Conseil européen, dans ses conclusions du 24 février 2022, a condamné les agissements de la Russie, qui visent à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité européennes et mondiales, et a exprimé sa solidarité à l’égard du peuple ukrainien, en soulignant la violation du droit international et des principes de la charte des Nations unies. Dans le contexte actuel, une protection temporaire, telle qu’elle est accordée par la décision du Conseil du 4 mars 2022 mettant en œuvre la directive sur la protection temporaire (31), est nécessaire en raison de l’ampleur de l’afflux de réfugiés et de personnes déplacées. Elle permet aux réfugiés ukrainiens de jouir dans toute l’Union de droits harmonisés offrant un niveau de protection adéquat, y compris en matière de droits de séjour, d’accès et d’intégration au marché du travail, d’accès à l’éducation et à la formation, d’accès au logement, aux systèmes de sécurité sociale, aux soins médicaux, à l’assistance sociale ou à d’autres formesd’assistance, ainsi qu’aux moyens de subsistance. Dans ce contexte, il convient d’accorder une attention particulière aux personnes handicapées. En participant aux marchés du travail européens, les réfugiés ukrainiens peuvent contribuer à renforcer l’économie de l’UE et à aider leur pays et leurs concitoyens qui y sont demeurés. La majorité de ces réfugiés ukrainiens étant des femmes et des enfants, les États membres devraient prévoir un soutien suffisant à l’offre en matière de logement et de garde d’enfants afin de faciliter leur inclusion. En outre, les États membres devraient veiller à mettre en œuvre la garantie européenne pour l’enfance de manière à permettre aux enfants qui ont fui l’Ukraine d’accéder à des services gratuits et de qualité élevée, sur un pied d’égalité avec les autres enfants dans le pays d’accueil. L’expérience et les compétences qu’ils vont acquérir leur permettront un jour de contribuer à la reconstruction de l’Ukraine. Pour les enfants et adolescents non accompagnés, une protection temporaire confère le droit à la tutelle légale et l’accès à l’éducation et à l’accueil de l’enfance. Les États membres devraient associer les partenaires sociaux à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des mesures visant à relever les défis en matière d’emploi et de compétences découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ainsi qu’à assurer la reconnaissance des qualifications . Les partenaires sociaux jouent un rôle essentiel dans l’atténuation des effets de la guerre pour ce qui est de la préservation de l’emploi et de la production. Les États membres devraient envisager d’étendre la protection offerte par la directive relative à la protection temporaire à tous les réfugiés et répondre aux préoccupations des employeurs concernant le recrutement de personnes qui n’ont qu’un statut temporaire.

Amendement 15

Proposition de décision

Considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)

Les réformes du marché du travail, y compris les mécanismes nationaux de fixation des salaires, devraient respecter les pratiques nationales de dialogue social, en vue de garantir des salaires équitables permettant un niveau de vie décent et une croissance durable. Elles devraient également offrir la marge de manœuvre nécessaire pour une large prise en compte des facteurs socio-économiques, notamment des améliorations possibles en matière de durabilité, de compétitivité, d’innovation, de création d’emplois de qualité, de conditions de travail, de pauvreté des travailleurs, d’enseignement et de compétences , de santé publique et d’inclusion, et des revenus réels. En ce sens, la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres fonds de l’UE aident les États membres à mettre en œuvre des réformes et des investissements conformes aux priorités de l’UE, rendant les économies et les sociétés européennes plus durables, plus résilientes et mieux préparées aux transitions écologique et numérique. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a encore aggravé les défis socio-économiques préexistants liés à la crise de la COVID-19. Les États membres et l’Union devraient continuer à veiller à ce que les incidences sociales, économiques et en matière d’emploi soient atténuées et à ce que les transitions soient justes et équitables sur le plan social, compte tenu également du fait que le renforcement de l’autonomie stratégique ouverte et l’accélération de la transition écologique contribueront à réduire la dépendance à l’égard des importations d’énergie et d’autres produits ou technologies stratégiques, notamment en provenance de Russie. Il est essentiel derenforcer la résilience et de poursuivre les efforts en faveur de la mise en place d’une société inclusive et résiliente, dans laquelle les citoyens sont protégés, disposent des moyens nécessaires pour anticiper et gérer les changements et sont à même de participer activement à la société et à l’économie. Il est nécessaire de disposer d’un ensemble cohérent de politiques actives du marché du travail comprenant des mesures temporaires d’incitation à l’embauche et à la transition , des politiques en matière de compétences et une amélioration des services de l’emploi pour soutenir les transitions sur le marché du travail, dans l’optique également des transformations écologique et numérique, comme le souligne[nt] la recommandation (UE) 2021/402 [et la recommandation du Conseil visant à assurer une transition équitable vers la neutralité climatique].

(10)

Les réformes du marché du travail, y compris les mécanismes nationaux de fixation des salaires, devraient respecter les pratiques nationales de dialogue social, en vue de garantir des salaires équitables permettant un niveau de vie décent, une croissance durable et une convergence sociale et territoriale ascendante . Elles devraient également offrir la marge de manœuvre nécessaire pour une large prise en compte des facteurs socio-économiques, notamment des améliorations possibles en matière de durabilité, de compétitivité, d’innovation, de création d’emplois de qualité, de conditions de travail décentes , de pauvreté des travailleurs, d’égalité entre les hommes et les femmes, d’enseignement , de formation, de compétences et de qualifications , de santé publique et d’inclusion sociale , ainsi que de revenus réels et de pouvoir d’achat. Les États membres devraient donc respecter le droit de négociation et d’action collective ainsi que la liberté de réunion et d’association, tels qu’ils sont énoncés dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et dans les conventions internationales pertinentes. En outre, les États membres devraient renforcer le rôle des partenaires sociaux, favoriser les comités d’entreprise et la représentation des travailleurs, promouvoir la négociation collective et soutenir une grande densité d’associations syndicales et patronales afin d’assurer une reprise inclusive et socialement juste . En ce sens, la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres fonds de l’UE aident les États membres à mettre en œuvre des réformes et des investissements conformes aux priorités de l’UE, rendant les économies et les sociétés européennes plus durables, plus résilientes et mieux préparées aux transitions écologique et numérique. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a encore aggravé les défis socio-économiques préexistants liés à la crise de la COVID-19. Les États membres et l’Union devraient continuer à veiller à ce que les incidences sociales, économiques et en matière d’emploi soient atténuées et à ce que les transitions soient justes et équitables sur le plan social, compte tenu également du fait que le renforcement de l’autonomie stratégique ouverte et l’accélération de la transition écologique contribueront à réduire la dépendance à l’égard des importations d’énergie et d’autres produits ou technologies stratégiques, notamment en provenance de Russie. En vue de renforcer la résilience et de poursuivre les efforts en faveur de la mise en place d’une société inclusive et résiliente, dans laquelle les citoyens sont protégés, disposent des moyens nécessaires pour anticiper et gérer les changements et sont à même de participer activement à la société et à l’économie , il convient de mettre en place un train de mesures provisoire de résilience sociale, composé d’un ensemble de mesures et de moyens d’action permettant de renforcer les systèmes de protection sociale et de services sociaux dans l’Union, y compris au moyen de la poursuite et du refinancement de l’instrument SURE, tant que les conséquences socioéconomiques de l’invasion russe en Ukraine continueront d’avoir des répercussions négatives sur le marché du travail, conformément à la résolution du Parlement européen du 19 mai 2022 sur les conséquences sociales et économiques pour l'Union européenne de la guerre menée par la Russie en Ukraine — Renforcer la capacité d'action de l'Union ainsi que d’un dispositif de secours social assorti d’un soutien public accru aux instruments existants destinés aux plus pauvres . Il est nécessaire de disposer d’un ensemble cohérent de politiques actives du marché du travail comprenant des mesures d’incitation à la transition, l’obtention de qualifications, la validation et l’acquisition de compétences ainsi qu’un enseignement tourné vers l’avenir , l’apprentissage tout au long de la vie, l’enseignement et la formation professionnels et l’amélioration des services de l’emploi pour soutenir les transitions sur le marché du travail, dans l’optique également des transformations écologique et numérique, comme le souligne[nt] la recommandation (UE) 2021/402 [et la recommandation du Conseil visant à assurer une transition équitable vers la neutralité climatique]. Une évaluation approfondie des politiques et des régimes de soutien nationaux qui ont été déployés pour atténuer les effets de la pandémie de COVID-19 est nécessaire afin de recenser les bonnes pratiques et les instruments à utiliser à l’avenir.

Amendement 16

Proposition de décision

Considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement

(11)

Il y a lieu de lutter contre la discrimination sous toutes ses formes, de garantir l’égalité entre les hommes et les femmes et de soutenir l’emploi des jeunes. Il convient de garantir un accès et des perspectives pour tous et de réduire la pauvreté et l’exclusion sociale, y compris chez les enfants et les Roms, en particulier en veillant au bon fonctionnement des marchés du travail et à la mise en place de systèmes de protection sociale adéquats et inclusifs (32) et en éliminant les obstacles à la participation à un enseignement inclusif et tourné vers l’avenir et les entraves à la formation et à la vie active, y compris au moyen d’investissements dans l’éducation et l’accueil de la petite enfance ainsi que dans les compétences numériques et vertes. L’égalité d’accès en temps utile à des soins de longue durée et à des services de santé abordables , y compris en matière de prévention et de promotion de la santé , revêt une importance particulière, notamment à la lumière de la pandémie de COVID-19 qui a commencé en 2020 et dans le contexte du vieillissement de la population. Il convient d’exploiter davantage le potentiel des personnes handicapées à contribuer à la croissance économique et au développement social. De nouveaux modèles économiques et entrepreneuriaux voient le jour sur les lieux de travail partout dans l’Union, et les relations de travail sont également en train d’évoluer. Les États membres devraient veiller à ce que les relations de travail découlant de nouvelles formes de travail respectent et consolident le modèle social européen .

(11)

Il y a lieu d’éradiquer la discrimination sous toutes ses formes, de garantir l’égalité entre les hommes et les femmes et de promouvoir activement l’emploi des jeunes , en particulier ceux issus de milieux défavorisés . Il convient de garantir l’égalité d’accès et de perspectives pour tous et d’éliminer la pauvreté et l’exclusion sociale, y compris chez les enfants , les personnes âgées, les personnes handicapées et les Roms, en particulier en veillant au bon fonctionnement des marchés du travail et à la mise en place de systèmes de protection sociale adéquats et inclusifs (32) et en éliminant les obstacles à la participation à un enseignement inclusif et tourné vers l’avenir et les entraves à la formation , à l’apprentissage tout au long de la vie, à l’enseignement et à la formation professionnels et à la vie active, y compris au moyen d’investissements dans l’éducation et l’accueil de la petite enfance ainsi que dans les compétences numériques et vertes. Un accès rapide, universel, effectif et égal aux soins de longue durée et aux services de santé , conformément à la résolution du Parlement européen du 5 juillet 2022 intitulée «Vers une action européenne commune en matière de soins» , y compris en matière de prévention , notamment en ce qui concerne les problèmes de santé mentale sur le lieu de travail conformément à la résolution du Parlement européen du 5 juillet 2022 sur la santé mentale dans le monde du travail numérique et la promotion des soins de santé, est particulièrement nécessaire, compte tenu également de la pandémie de COVID-19 et dans le contexte du vieillissement de la population. Garantir la santé et la sécurité au travail et un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée des travailleurs tout au long de leur carrière constitue un préalable indispensable à une vie professionnelle décente et au vieillissement actif et en bonne santé. Il convient d’exploiter davantage le potentiel des personnes handicapées à contribuer à la croissance économique et au développement social , y compris au moyen d’aménagements raisonnables sur le lieu de travail, conformément à la directive 2000/78/CE du Conseil (32a) et à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées . De nouveaux modèles économiques et entrepreneuriaux voient le jour sur les lieux de travail partout dans l’Union, et les relations de travail sont également en train d’évoluer. Les États membres devraient renforcer encore le modèle social européen en veillant à ce que tous les travailleurs bénéficient des mêmes droits, de conditions de travail et d’emploi décentes, et de salaires décents. Toute personne a droit à des conditions de travail équitables, justes, saines et sûres et à une protection appropriée dans l’environnement numérique comme sur le lieu de travail physique, indépendamment de son statut professionnel, de ses modalités de travail, de la durée de sa relation de travail ou de la taille de son employeur. En outre, les États membres devraient s’attaquer à l’exploitation des travailleurs et à toutes les formes d’emploi précaire, y compris au faux travail indépendant, au travail non déclaré, au recours abusif aux contrats atypiques et aux contrats «zéro heure» et devraient veiller à ce que les relations de travail découlant des nouvelles formes de travail soient conformes au droit de l’Union et au droit national. Les États membres devraient également s’attaquer à l’économie informelle en faisant passer les travailleurs de ce secteur dans l’économie formelle. Il convient d’encourager l’entrepreneuriat et de faciliter la mobilité professionnelle, grâce notamment à la portabilité des droits de sécurité sociale et à la mise en place de solutions numériques effectives .

Amendement 17

Proposition de décision

Considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement

(12)

Les lignes directrices intégrées devraient servir de base aux recommandations par pays que le Conseil viendrait à adresser aux États membres. Les États membres sont appelés à utiliser pleinement leurs ressources REACT-EU établies par le règlement (UE) 2020/2221 (33), qui accroît les fonds relevant de la politique de cohésion pour la période 2014-2020 et renforce le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) jusqu’en 2023; en raison de la crise ukrainienne actuelle, ce règlement a lui-même été complété par le règlement relatif à l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE) (34), ainsi que par une nouvelle modification du règlement portant dispositions communes (35) concernant une augmentation du préfinancement pour REACT-EU et un nouveau coût unitaire afin de contribuer à accélérer l’intégration dans l’UE des personnes quittant l’Ukraine (36). En outre, pour la période de programmation 2021-2027, les États membres devraient utiliser pleinement le Fonds social européen plus établi par le règlement (UE) 2021/1057 (37), le Fonds européen de développement régional établi par le règlement (UE) 2021/1058 (38), la facilité pour la reprise et la résilience établie par le règlement (UE) 2021/241 (39) et d’autres fonds de l’Union, y compris le Fonds pour une transition juste établi par le règlement (UE) 2021/1056 (40) ainsi que le programme InvestEU établi par le règlement (UE) 2021/523 (41), pour favoriser l’emploi, les investissements sociaux, l’inclusion sociale et l’accessibilité, et pour promouvoir les possibilités de perfectionnement et de reconversion de la main-d’œuvre, l’apprentissage tout au long de la vie et une éducation et une formation de qualité pour tous, y compris l’habileté numérique et les compétences numériques. Les États membres doivent également faire pleinement usage du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation en faveur des travailleurs licenciés, établi par le règlement (UE) 2021/691 (42), pour soutenir les travailleurs licenciés à la suite de restructurations majeures, liées par exemple à la pandémie de COVID-19, de transformations socio-économiques résultant de tendances plus mondiales ainsi que de changements technologiques et environnementaux. Bien que les lignes directrices intégrées s’adressent aux États membres et à l’Union, il convient de les mettre en œuvre en partenariat avec l’ensemble des autoritésnationales, régionales et locales, et en y associant étroitement les parlements, ainsi que les partenaires sociaux et les représentants de la société civile.

(12)

Les lignes directrices intégrées devraient servir de base aux recommandations par pays que le Conseil viendrait à adresser aux États membres. Les États membres sont appelés à utiliser pleinement leurs ressources REACT-EU établies par le règlement (UE) 2020/2221 (33), qui accroît les fonds relevant de la politique de cohésion pour la période 2014-2020 et renforce le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) jusqu’en 2023; en raison de la crise ukrainienne actuelle, ce règlement a lui-même été complété par le règlement relatif à l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE) (34), ainsi que par une nouvelle modification du règlement portant dispositions communes (35) concernant une augmentation du préfinancement pour REACT-EU et un nouveau coût unitaire afin de contribuer à accélérer l’intégration dans l’UE des personnes quittant l’Ukraine (36). En outre, pour la période de programmation 2021–2027, les États membres devraient utiliser pleinement le Fonds social européen plus établi par le règlement (UE) 2021/1057 (37), le Fonds européen de développement régional établi par le règlement (UE) 2021/1058 (38), la facilité pour la reprise et la résilience établie par le règlement (UE) 2021/241 (39) et d’autres fonds de l’Union, y compris le Fonds pour une transition juste établi par le règlement (UE) 2021/1056 (40) ainsi que le programme InvestEU établi par le règlement (UE) 2021/523 (41), pour favoriser la durabilité et l’emploi de qualité ainsi que les investissements sociaux, pour éradiquer la pauvreté, la discrimination et l’exclusion sociale, pour garantir l’accessibilité, et pour promouvoir les possibilités de perfectionnement et de reconversion de la main-d’œuvre, l’apprentissage tout au long de la vie et une éducation et une formation de qualité pour tous, en particulier l’habileté numérique et les compétences numériques , afin de les doter des connaissances et des qualifications nécessaires pour une économie numérique, plus verte et plus circulaire . Les États membres doivent également faire pleinement usage du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation en faveur des travailleurs licenciés, établi par le règlement (UE) 2021/691 (42), pour soutenir les travailleurs licenciés à la suite de restructurations majeures, liées par exemple à la pandémie de COVID-19, de transformations socio-économiques résultant de tendances mondiales, d’une nouvelle crise mondiale, financière et économique ainsi que de changements technologiques et d’enjeux environnementaux. Bien que les lignes directrices intégrées s’adressent aux États membres et à l’Union, il convient de les mettre en œuvre et de les examiner en partenariat avec l’ensemble des autorités nationales, régionales et locales, et en y associant étroitement et activement les parlements au niveau concerné , ainsi que les partenaires sociaux et les représentants de la société civile.

Amendement 18

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 5 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient promouvoir activement une économie sociale de marché durable et faciliter et soutenir les investissements dans la création d’emplois de qualité, en tirant également parti du potentiel lié aux transitions numérique et écologique, conformément au grand objectif de l’UE en matière d’emploi pour 2030. À cette fin, ils devraient réduire les obstacles à l’embauche, favoriser l’entrepreneuriat responsable et le véritable travail indépendant et , plus particulièrement, soutenir la création et la croissance des petites et moyennes entreprises, y compris par l’accès au financement. Les États membres devraient promouvoir activement le développement de l’économie sociale et en exploiter pleinement le potentiel, stimuler l’innovation sociale et les entreprises sociales, et encourager les modèles d’entreprise qui créent des possibilités d’emploi de qualité et génèrent des avantages sociaux au niveau local, en particulier dans l’économie circulaire et dans les zones les plus touchées par la transition vers une économie verte en raison de leur spécialisation sectorielle .

Les États membres devraient promouvoir activement le plein emploi fondé sur une économie sociale de marché compétitive, innovante et durable et soutenir les investissements dans la création d’emplois de qualité . Les États membres devraient mettre en œuvre des politiques de l’emploi intelligentes , ambitieuses et inclusives pour anticiper les pénuries sur le marché du travail, afin de tirer parti du potentiel lié aux transitions numérique et écologique, en réalisant le grand objectif de l’UE en matière d’emploi pour 2030. Les États membres devraient apporter aux entreprises un soutien à l’embauche et favoriser l’EFP, l’entrepreneuriat responsable et le véritable travail indépendant , notamment chez les femmes , les jeunes, les seniors et d’autres groupes défavorisés. Ils devraient plus particulièrement soutenir la création et la croissance des petites et moyennes entreprises, y compris par l’accès au financement , le renforcement des capacités, l’orientation et des mesures ciblées pour recruter de nouvelles personnes et retenir le personnel existant . Les États membres devraient mettre pleinement en œuvre le plan d’action pour l’économie sociale et le pacte vert européen, promouvoir activement le développement de l’économie sociale , verte et numérique et en exploiter pleinement le potentiel, stimuler l’innovation sociale et renforcer les entreprises sociales, et encourager les modèles d’entreprise qui créent des possibilités d’emploi durables et de qualité , en particulier pour les groupes défavorisés, et génèrent des avantages sociaux au niveau local, en particulier dans l’économie circulaire et dans les zones et les secteurs où un soutien supplémentaire à la transition vers une économie verte et numérique est nécessaire .

Amendement 19

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 5 — alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

À la suite de la crise de la COVID-19, des dispositifs de chômage partiel bien conçus et des mécanismes similaires devraient également faciliter et soutenir les processus de restructuration, en plus de préserver l’emploi le cas échéant, et contribuer ainsi à la modernisation de l’économie , y compris par le développement de compétences associées. Des mesures d’incitation à l’embauche et à la transition bien conçues ainsi que des mesures de perfectionnement et de reconversion professionnels devraient être envisagées afin de soutenir la création d’emplois et les transitions, et de remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences, compte tenu notamment des transformations numérique et écologique ainsi que des répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

À la suite de la crise de la COVID-19, des dispositifs de chômage partiel bien conçus et des mécanismes similaires devraient préserver l’emploi si possible et également faciliter et soutenir les processus de restructuration, et contribuer ainsi à doter les travailleurs des moyens nécessaires dans le contexte de la transition vers une économie durable , y compris par le développement de compétences associées. Des mesures d’incitation à l’embauche et à la transition bien conçues , l’apprentissage tout au long de la vie, l’EFP ainsi que des mesures de perfectionnement et de reconversion professionnels devraient être envisagées afin de soutenir la création d’emplois et de réussir les transitions, ainsi que de remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences et de les anticiper, et de combler le fossé qui sépare l’éducation et le marché du travail , compte tenu notamment des indispensables transformations numérique et écologique ainsi que pour limiter les répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et l’augmentation du coût de la vie en Europe. Les États membres devraient adapter leurs politiques en matière d’emploi et coordonner, au niveau de l’Union, la mise en œuvre des bonnes pratiques en ce qui concerne les mesures temporaires qui protègent les travailleurs et les marchés du travail en temps de crise, en y associant les partenaires sociaux. Ces mesures pourraient non seulement comprendre des subventions salariales, des mesures d’aide au revenu et l’extension des régimes d’allocations de chômage, mais aussi l’extension des congés de maladie payés, des congés des aidants ainsi que des dispositions relatives au télétravail. Les États membres devraient soutenir la transformation des secteurs économiques essentiels garantissant l’autosuffisance et l’autonomie stratégique. Afin de favoriser une mobilité équitable des travailleurs, il convient d’accorder une attention particulière au maintien des droits et des emplois des travailleurs mobiles, à la reconnaissance des diplômes et au renforcement des programmes d’éducation et d’échange transfrontières. L’Autorité européenne du travail joue un rôle important en aidant les États membres et la Commission à veiller à ce que les règles de l’Union en matière de mobilité de la main-d’œuvre et de coordination des systèmes de sécurité sociale soient appliquées de manière équitable, simple et efficace.

Amendement 20

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 5 — alinéa 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

Il convient de faire en sorte que la fiscalité porte moins sur le travail et davantage sur d’autres sources permettant de créer des conditions plus favorables à l’emploi et à une croissance inclusive, conformément aux objectifs climatiques et environnementaux et compte tenu de l’effet redistributif du système fiscal , tout en préservant les recettes aux fins d’une protection sociale adéquate et de dépenses propices à la croissance.

Il convient de faire en sorte que la fiscalité nationale soutienne l’emploi et une croissance inclusive conformément aux objectifs stratégiques exposés à l’article 3 du TUE, ainsi qu’aux ODD, à l’accord de Paris et aux objectifs climatiques et environnementaux du pacte vert pour l’Europe. Les réformes fiscales devraient tenir compte de l’effet distributif du système fiscal et préserver les recettes aux fins de l’investissement public, en particulier dans des services publics de qualité, de la protection sociale et de dépenses propices à une croissance durable .

Amendement 21

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 5 — alinéa 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres, y compris ceux dans lesquels il existe des salaires minimaux légaux, devraient promouvoir la négociation collective en vue de la fixation des salaires et veiller à associer réellement les partenaires sociaux de manière transparente et prévisible, pour permettre un ajustement adéquat des salaires à l’évolution de la productivité et favoriser des salaires équitables qui soient garants d’un niveau de vie décent, en accordant une attention particulière aux groupes à revenus faibles et moyens afin de renforcer la convergence socio-économique vers le haut. Les mécanismes de fixation des salaires devraient tenir compte des conditions socio-économiques, y compris des évolutions régionales et sectorielles. Dans le respect des pratiques nationales et de l’autonomie des partenaires sociaux, les États membres et les partenaires sociaux devraient veiller à ce que tous les travailleurs reçoivent un salaire équitable en bénéficiant, directement ou indirectement, de conventions collectives ou de salaires minimaux légaux appropriés, compte tenu de leur incidence sur la compétitivité, la création d’emplois et la pauvreté des travailleurs.

Les politiques visant à garantir que les salaires permettent un niveau de vie décent, y compris pour les groupes défavorisés, restent importantes dans la lutte contre la pauvreté au travail. Les États membres, y compris ceux dans lesquels il existe des salaires minimaux légaux, devraient promouvoir la négociation collective en vue de la fixation des salaires et veiller à associer réellement les partenaires sociaux de manière transparente et prévisible, pour permettre un ajustement adéquat des salaires à l’évolution de la productivité à long terme et favoriser des salaires équitables qui soient garants d’un niveau de vie décent pour tous les travailleurs , en accordant une attention particulière aux groupes à revenus faibles et moyens et à leur pouvoir d’achat afin de renforcer la convergence socio-économique vers le haut. Les mécanismes de fixation des salaires devraient tenir compte des conditions socio-économiques, y compris des évolutions régionales et sectorielles , en utilisant par exemple un panier de biens et de services à prix réels constitué au niveau national ou international, ou des valeurs de référence nationales . Dans le respect des pratiques nationales et de l’autonomie des partenaires sociaux , conformément aux traités , les États membres et les partenaires sociaux devraient veiller à ce que tous les travailleurs reçoivent un salaire équitable en bénéficiant, directement ou indirectement, de conventions collectives ou de salaires minimaux légaux appropriés, compte tenu de leur incidence sur la compétitivité, la création d’emplois , l’égalité entre les hommes et les femmes et la pauvreté des travailleurs. Sans préjudice de la compétence des États membres de fixer le salaire minimal légal et d’autoriser des variations et retenues, il importe d’éviter que les variations et retenues soient largement utilisées car elles risquent d’avoir une incidence négative sur le caractère adéquat des salaires. Les États membres veillent à ce que ces variations et retenues respectent les principes de non-discrimination et de proportionnalité, et poursuivent un but légitime conformément à la directive relative à des salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne (1a) .

Amendement 22

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 5 — alinéa 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les bénéficiaires de fonds de l’Union respectent le droit de l’Union et le droit national applicables en matière de droits sociaux et du travail ainsi que de fiscalité. Les États membres devraient s’assurer que l’aide financière publique accordée aux entreprises afin de contrer les effets économiques de la pandémie et de l’invasion de l’Ukraine par la Russie est subordonnée à l’utilisation des fonds au bénéfice de leurs salariés, et non pour verser des primes aux dirigeants, verser des dividendes ou proposer des formules de rachat d’actions, tant qu’elles bénéficient de cette aide.

Amendement 23

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 6 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Dans le contexte des transitions numérique et écologique, de l’évolution démographique et de la guerre en Ukraine , les États membres devraient promouvoir la durabilité, la productivité, l’employabilité et le capital humain, en favorisant l’acquisition de qualifications et de compétences tout au long de la vie et en répondant aux besoins actuels et futurs du marché du travail, conformément au grand objectif de l’UE en matière de compétences pour 2030. Les États membres devraient également investir dans leurs systèmes d’éducation et de formation et les adapter afin d’offrir un enseignement inclusif et de qualité, y compris un enseignement et une formation professionnels, un accès à l’apprentissage numérique et une formation linguistique (par exemple dans le cas des réfugiés, y compris ceux venant d’Ukraine). Les États membres devraient œuvrer de concert avec les partenaires sociaux, les prestataires d’éducation et de formation, les entreprises et d’autres parties prenantes pour remédier aux faiblesses structurelles des systèmes d’éducation et de formation, en améliorer la qualité et accroître leur adéquation aux besoins du marché du travail, en vue également de permettre les transitions écologique et numérique, de répondre à l’inadéquation existante des compétences et de prévenir l’émergence de nouvelles pénuries, en particulier pour les activités liées au plan REPowerEU, telles que le déploiement des énergies renouvelables ou la rénovation des bâtiments. Il convient d’accorder une attention spécifique aux problèmes auxquels se heurte la profession d’enseignant, notamment en investissant dans les compétences numériques des enseignants et des formateurs. Les systèmes d’enseignement et de formation devraient doter tous les apprenants de compétences clés, notamment de compétences de base et de compétences numériques ainsi que de compétences transversales, afin de jeter les bases de leur capacité d’adaptation et de leur résilience tout au long de la vie. Les États membres devraient s’attacher à accroître l’offre en matière de droits à la formation individuelle et veiller à leur transférabilité lors des transitions professionnelles, y compris, le cas échéant, au moyen de comptes de formation individuels ainsi que d’un système fiable d’évaluation de la qualité des formations. Les États membres devraient exploiter le potentiel des microcertifications pour soutenir l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité. Ils devraient permettre à chacun d’anticiper les besoins du marché du travail et de mieux s’y adapter, en particulier grâce à une reconversion et à un perfectionnement continus et à la mise à disposition de services d’orientation et de conseil intégrés, en vue de soutenir des transitions justes et équitables pour tous, d’accroître les retombées sociales, de remédier aux pénuries sur le marché du travail et à l’inadéquation des compétences , d’améliorer la résilience globale de l’économie face aux chocs et de faciliter les ajustements potentiels .

Dans le contexte des transitions numérique et écologique, de l’évolution démographique et de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que de l’augmentation du coût de la vie , les États membres devraient promouvoir les droits sociaux, la durabilité, la productivité, l’employabilité et les investissements dans le développement des travailleurs et des personnes en favorisant l’acquisition de qualifications et de compétences tout au long de la vie et en répondant aux besoins actuels et futurs du marché du travail, conformément au grand objectif de l’UE en matière de compétences pour 2030 , en particulier les compétences numériques . Les États membres devraient également investir dans leurs systèmes d’éducation et de formation, les adapter et les moderniser afin d’offrir un enseignement inclusif et de qualité, y compris un enseignement et une formation professionnels, des connaissances entrepreneuriales, y compris d’entreprenariat social, un accès à l’apprentissage numérique et une formation linguistique (par exemple dans le cas de tous les réfugiés, y compris ceux venant d’Ukraine) , ainsi que l’apprentissage formel et informel tout au long de la vie . Les États membres devraient œuvrer de concert avec les partenaires sociaux , les autorités locales et régionales , les prestataires d’éducation et de formation, les entreprises et d’autres parties prenantes pour remédier aux faiblesses structurelles et nouvelles des systèmes d’éducation et de formation, en améliorer la qualité et accroître leur adéquation aux besoins du marché du travail, afin de continuer à appuyer et à accélérer les transitions écologique et numérique, de répondre à l’inadéquation existante des compétences et à l’obsolescence des compétences, et de prévenir l’émergence de nouvelles pénuries, en particulier pour les activités liées au plan REPowerEU, telles que le déploiement des énergies renouvelables , l’efficacité énergétique et la rénovation lourde des bâtiments. Les États membres devraient répondre aux besoins des secteurs et des régions souffrant de pénuries structurelles sur le marché du travail et en matière de compétences, notamment en vue de permettre simultanément les transitions écologique, technologique et numérique. Les États membres devraient aider et encourager les entreprises à investir dans les compétences de leur personnel et à offrir des conditions de travail et d’emploi décentes pour attirer des travailleurs qualifiés. En outre, les États membres devraient utiliser toutes les ressources disponibles du FSE+ et d’autres programmes et instruments de l’Union, tels que Next Generation EU, pour développer les qualifications des jeunes et promouvoir des systèmes duals de formation. Il convient d’accorder une attention spécifique aux problèmes auxquels se heurte la profession d’enseignant, notamment en investissant dans les compétences numériques des enseignants et des formateurs ainsi qu’en développant leurs connaissances en matière de changement climatique et de développement durable . Les systèmes d’enseignement et de formation devraient doter tous les apprenants de compétences clés, notamment de compétences de base et de compétences numériques ainsi que de compétences transversales formelles et informelles, comme la communication et la pensée critique , afin de jeter les bases de leur capacité d’adaptation et de leur résilience tout au long de la vie. Les systèmes d’enseignement et de formation devraient aussi préparer les enseignants à pouvoir apporter ces compétences à leurs apprenants. S’ils veulent encourager le développement et la mobilité des apprenants afin d’atteindre l’objectif de 2030 d’une augmentation de 60 % du taux annuel de participation des adultes à la formation, les États membres devraient s’attacher à accroître l’offre en matière de droits à la formation individuelle et veiller à leur transférabilité lors des transitions professionnelles, y compris, le cas échéant, au moyen de comptes de formation individuels ainsi que d’un système fiable d’évaluation de la qualité des formations. Les États membres devraient exploiter le potentiel des microcertifications pour soutenir l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité. Ils devraient simultanément veiller à ce que l’aspect humaniste de l’éducation soit préservé et à ce que les aspirations des individus soient respectées. En vue de soutenir des transitions justes et équitables pour tous ainsi que d’anticiper les besoins du marché du travail et de mieux s’y adapter, il est crucial que les États membres améliorent la résilience globale de l’économie. Ils devraient favoriser des conditions de travail décentes et les ajustements potentiels grâce à un recyclage et à un perfectionnement continus, au renforcement des systèmes et des services de protection sociale, et à la mise à disposition de services d’orientation et de conseil intégrés , ainsi qu’à des politiques actives du marché du travail, en prévision également de futurs chocs économiques .

Amendement 24

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 6 — alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient favoriser l’égalité des chances pour tous en luttant contre les inégalités au sein des systèmes d’éducation et de formation. En particulier, les enfants devraient avoir accès à des structures d’éducation et d’accueil de la petite enfance de qualité, conformément à la garantie européenne pour l’enfance. Les États membres devraient relever le niveau global de qualification, réduire le nombre de personnes quittant prématurément les systèmes d’éducation et de formation, soutenir l’accès à l’éducation des enfants vivant dans des zones éloignées , accroître l’attrait de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP), l’accès à l’enseignement supérieur et le taux de réussite correspondant, faciliter le passage de l’éducation à l’emploi pour les jeunes grâce à des stages et à des apprentissages de qualité, et augmenter la participation des adultes à l’apprentissage continu, en particulier parmi les apprenants issus de milieux défavorisés et les personnes les moins qualifiées. Compte tenu des nouvelles exigences des sociétés numériques, vertes et vieillissantes, les États membres devraient renforcer la formation par le travail dans leurs systèmes d’EFP, notamment au moyen d’apprentissages efficaces et de qualité , et augmenter le nombre de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à la fois dans l’EFP et dans l’enseignement supérieur, en particulier pour ce qui est des femmes. En outre, les États membres devraient mieux faire coïncider l’enseignement supérieur et, le cas échéant, la recherche avec les besoins du marché du travail, améliorer le suivi et les prévisions en matière de compétences, rendre les compétences plus visibles et les qualifications comparables , y compris celles obtenues à l’étranger, et multiplier les possibilités de reconnaissance et de validation des qualifications et des compétences acquises en dehors des structures formelles d’enseignement et de formation. Ils devraient améliorer et accroître l’offre et l’utilisation de formules souples en matière d’EFP continus . Les États membres devraient aussi aider les adultes peu qualifiés à préserver ou à développer leur employabilité à long terme en améliorant l’accès et le recours à des offres d’apprentissage de qualité par la mise en œuvre de la recommandation relative à des parcours de renforcement des compétences, qui prévoit notamment une évaluation des compétences , une offre d’éducation et de formation correspondant aux débouchés existant sur le marché du travail, ainsi que la validation et la reconnaissance des compétences acquises .

Les États membres devraient favoriser l’égalité des chances pour tous en éradiquant les inégalités au sein des systèmes d’éducation et de formation. En particulier, les enfants devraient bénéficier d’une égalité d’accès à des structures d’éducation et d’accueil de la petite enfance de grande qualité, conformément à la garantie européenne pour l’enfance et aux objectifs de Barcelone . Les États membres devraient relever le niveau global de qualification, réduire le nombre de personnes quittant prématurément les systèmes d’éducation et de formation, soutenir l’accès à l’éducation des enfants issus de groupes et de régions défavorisés , accroître l’attrait de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP), favoriser l’accès à l’enseignement supérieur et le taux de réussite correspondant, faciliter le passage de l’éducation à l’emploi pour les jeunes grâce à des stages et à des apprentissages rémunérés de qualité et ouverts à tous , et augmenter la participation des adultes à l’apprentissage continu, en particulier parmi les apprenants issus de milieux défavorisés et les personnes les moins qualifiées. Compte tenu des nouvelles exigences des sociétés numériques, vertes et vieillissantes, les États membres devraient renforcer la formation par le travail dans leurs systèmes d’EFP, notamment au moyen d’apprentissages rémunérés efficaces , de qualité et ouverts à tous , et assurer un investissement continu dans l’éducation et la formation tout au long de la vie, augmenter le nombre de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à la fois dans l’EFP et dans l’enseignement supérieur, en particulier pour ce qui est des femmes. En outre, les États membres devraient mieux faire coïncider l’enseignement supérieur et, le cas échéant, la recherche avec les besoins du marché du travail, renforcer la formation en alternance, améliorer le suivi et les prévisions en matière de compétences, rendre les compétences plus visibles et simplifier la comparabilité et la reconnaissance des qualifications , y compris celles acquises à l’étranger, et multiplier les possibilités de reconnaissance et de validation des qualifications et des compétences acquises en dehors des structures formelles d’enseignement et de formation , y compris pour les ressortissants de pays tiers . Ils devraient améliorer et accroître l’offre et l’utilisation continues de formules plus souples et inclusives en matière d’EFP. Les États membres devraient soutenir la création d’emplois et investir dans les régimes de protection sociale, notamment en ce qui concerne les personnes handicapées et les travailleurs qui ont des difficultés à renforcer leurs compétences ou à se reconvertir. Ils devraient aussi aider les adultes peu qualifiés à accéder au marché du travail et à un emploi stable et de qualité. Il est important, à cet égard, de préserver ou de développer leur employabilité à long terme en améliorant l’accès et le recours à des offres d’apprentissage de qualité par la mise en œuvre de la recommandation relative à des parcours de renforcement des compétences, qui prévoit notamment une évaluation des compétences ainsi qu’une offre d’éducation et de formation correspondant aux débouchés existant sur le marché du travail . Le droit au congé-éducation payé à des fins professionnelles devrait être encouragé , conformément aux conventions pertinentes de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui permettent aux travailleurs de suivre des programmes de formation pendant les heures de travail. Les États membres devraient prendre les mesures nécessaires pour favoriser un accès équitable, effectif et universel à l’enseignement et à la formation à distance, en tenant pleinement compte des besoins des personnes handicapées, des personnes qui vivent dans des zones reculées et des parents, notamment des parents isolés.

Amendement 25

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 6 — alinéa 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient fournir en temps utile aux chômeurs et aux personnes inactives un soutien efficace, coordonné et personnalisé, fondé sur une aide à la recherche d’emploi, la formation et la requalification, ainsi que sur l’accès à d’autres services de soutien, en accordant une attention particulière aux groupes vulnérables et aux personnes particulièrement touchées par les transitions écologique et numérique. Des stratégies globales prévoyant une évaluation individuelle approfondie des chômeurs, au plus tard au bout de dix-huit mois de chômage, devraient être mises en place dès que possible en vue de faire sensiblement reculer et de prévenir le chômage structurel et de longue durée. Il convient de continuer à lutter contre le chômage des jeunes et à s’efforcer de résoudre le problème des jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent pas d’études ou de formation (NEET), dans le cadre d’une prévention du décrochage scolaire et d’une amélioration structurelle de la transition entre les études et la vie professionnelle, notamment par la mise en œuvre intégrale de la garantie renforcée pour la jeunesse , qui devrait également favoriser avant tout des possibilités d’emploi de qualité pour les jeunes dans le contexte de la reprise après la pandémie. En outre, et dans le cadre de l’Année européenne de la jeunesse 2022, les États membres devraient redoubler d’efforts, notamment pour mettre en évidence la manière dont les transitions écologique et numérique offrent une nouvelle perspective d’avenir et des possibilités de contrer l’impact négatif de la pandémie sur les jeunes.

Les États membres devraient fournir en temps utile aux chômeurs et aux personnes inactives en âge de travailler, notamment aux chômeurs de longue durée, un soutien efficace, coordonné et personnalisé pour améliorer leurs perspectives sur le marché du travail , soutien fondé sur une aide à la recherche d’emploi, la formation et la requalification, ainsi que sur l’accès à d’autres services de soutien, également dans les domaines de la santé et du logement, en accordant une attention particulière aux groupes défavorisés et aux personnes qui ont besoin d’un soutien supplémentaire pour s’adapter aux transitions écologique et numérique. Des stratégies globales prévoyant une évaluation individuelle approfondie des chômeurs devraient être mises en place dès que possible en vue de faire sensiblement reculer le chômage structurel et de longue durée, au plus tard au bout de dix-huit mois de chômage et , pour les nouveaux chômeurs, au bout de huit mois au plus tard pour prévenir le risque de chômage de longue durée, en accordant une attention particulière aux personnes handicapées et aux autres groupes défavorisés. Les États membres devraient, avec la participation des partenaires sociaux, faciliter les transitions professionnelles, qui sont soutenues par le FSE+, le Fonds pour une transition juste et des initiatives telles que REPowerEU . Il convient de continuer à lutter , en priorité, contre le chômage des jeunes et la précarité de l’emploi des jeunes, et à s’efforcer de résoudre le problème des jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent pas d’études ou de formation (NEET), dans le cadre d’une prévention du décrochage scolaire , y compris au moyen d’apprentissages rémunérés ouverts à tous et d’une amélioration structurelle de la transition entre les études et la vie professionnelle, notamment par la mise en œuvre intégrale et effective de la garantie renforcée pour la jeunesse et le recours aux financements de l’Union pertinents tels que le FSE+ et la facilité pour la reprise et la résilience, qui devraient également favoriser l’emploi de qualité pour les jeunes dans le contexte de la reprise après la pandémie. Les États membres devraient de plus garantir des conditions de travail décentes et l’accès à la protection sociale pour les stagiaires, les personnes en formation et les apprentis. En outre, et dans le cadre de l’Année européenne de la jeunesse 2022, les États membres devraient redoubler d’efforts, pour mettre en évidence la manière dont les transitions écologique et numérique offrent une nouvelle perspective d’avenir et des possibilités de contrer l’impact négatif de la pandémie sur les jeunes. Les États membres devraient envisager la mise en œuvre d’une clause pour la jeunesse évaluant les effets sur les jeunes des nouvelles initiatives, dans tous les domaines d’action.

Amendement 26

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 6 — alinéa 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

En ce qui concerne la participation au marché du travail, les États membres devraient viser l’élimination des entraves et des freins et prévoir des mesures incitatives, notamment à l’intention des personnes à faibles revenus, de celles qui sont la deuxième source de revenus du ménage et de celles qui sont le plus éloignées du marché du travail, notamment les personnes issues de l’immigration et les Roms marginalisés. Compte tenu de la forte pénurie de main-d’œuvre dans certaines professions et certains secteurs, les États membres devraient contribuer à favoriser l’offre de main-d’œuvre, notamment en promouvant des salaires adéquats et des conditions de travail décentes , ainsi que des politiques actives du marché du travail efficaces. Les États membres devraient appuyer la mise en place d’un environnement de travail adapté aux personnes handicapées, y compris par un soutien financier et des services ciblés leur permettant de participer au marché du travail et à la société.

En ce qui concerne l’accès et la participation au marché du travail, les États membres devraient viser l’élimination des entraves et des freins et prévoir des mesures incitatives, notamment à l’intention des groupes défavorisés et des personnes qui sont le plus éloignées du marché du travail, notamment les personnes handicapées, les personnes issues de l’immigration et les Roms marginalisés. Compte tenu de la forte pénurie de main-d’œuvre dans certaines professions et certains secteurs, les États membres devraient contribuer à favoriser l’offre de main-d’œuvre, notamment en promouvant des salaires et des conditions de travail décents , ainsi que des politiques actives du marché du travail efficaces. Les États membres devraient appuyer la mise en place d’un environnement de travail accessible aux personnes handicapées ainsi que d’aménagements raisonnables sur le lieu de travail , y compris par un soutien financier , des produits et des services ciblés ainsi qu’en environnement leur permettant de participer au marché du travail et à la société. Le télétravail réglementé et les nouvelles technologies peuvent offrir des possibilités, en particulier pour les groupes défavorisés, pour autant que l’infrastructure numérique nécessaire soit en place, abordable et accessible à tous. Le télétravail ne devrait cependant pas dispenser les employeurs de l’obligation de prévoir des aménagements raisonnables sur le lieu de travail et d’instaurer des cultures de travail inclusives en faveur des travailleurs handicapés.

Amendement 27

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 6 — alinéa 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

Il convient de remédier aux écarts d’emploi et de rémunération entre les hommes et les femmes. Les États membres devraient assurer l’égalité entre les hommes et les femmes et renforcer la participation des femmes au marché du travail, notamment en garantissant l’égalité des chances et la progression dans la carrière, et en éliminant les obstacles à l’accès à l’exercice de responsabilités à tous les niveaux de prise de décisions. Il y a lieu de garantir une rémunération égale pour un travail égal ou pour un travail de même valeur, ainsi que la transparence des rémunérations. La conciliation de la vie professionnelle, familiale et privée devrait être encouragée aussi bien en ce qui concerne les femmes que les hommes, en particulier par l’accès à des soins de longue durée et à des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance de qualité et d’un coût abordable . Les États membres devraient veiller à ce que les parents et les autres personnes qui assument des responsabilités familiales aient la possibilité de prendre un congé familial approprié et d’aménager leurs modalités de travail pour concilier leurs obligations professionnelles, familiales et privées; ils devraient en outre promouvoir un exercice de ces droits équilibré entre les hommes et les femmes.

Il convient de combler les écarts d’emploi , de rémunération et de pension qui existent entre les hommes et les femmes. Les États membres devraient assurer l’égalité entre les hommes et les femmes et renforcer la participation des femmes au marché du travail, notamment en garantissant l’égalité des chances , l’éducation et la progression dans la carrière, et en éliminant les obstacles à l’accès à l’exercice de responsabilités à tous les niveaux de prise de décisions. Les États membres devraient rapidement mettre en œuvre la directive du Parlement européen et du Conseil relative à un meilleur équilibre hommes-femmes parmi les administrateurs non exécutifs des sociétés cotées en bourse et à des mesures connexes (1 bis) . Les États membres devraient veiller à ce que la durée du congé de maternité et celle du congé parental soient évaluées à leur juste valeur dans le cadre des cotisations ainsi que des droits à la retraite, de manière à tenir compte de l’importance de l’éducation des générations futures, notamment dans le contexte du vieillissement de la société. Il y a lieu de garantir effectivement, conformément aux traités, une rémunération égale pour un travail égal ou pour un travail de même valeur, ainsi que la transparence des rémunérations , par exemple en mettant en place des indicateurs nationaux de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes dans toute leur diversité . La conciliation de la vie professionnelle, familiale et privée devrait être encouragée aussi bien en ce qui concerne les femmes que les hommes, en particulier par l’accès effectif et universel à des soins de longue durée de qualité et à des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance de qualité , ainsi que par le partage égal des responsabilités familiales et domestiques . Les États membres devraient veiller à ce que les parents et les autres personnes qui assument des responsabilités familiales aient la possibilité de prendre un congé familial approprié et d’aménager leurs modalités de travail pour concilier leurs obligations professionnelles, familiales et privées; ils devraient en outre promouvoir un exercice de ces droits équilibré entre les hommes et les femmes. De plus, ils devraient garantir l’accès des aidants professionnels à une formation professionnelle de qualité ainsi que la reconnaissance de leurs qualifications, et aider les employeurs du secteur des services à la personne à trouver du personnel qualifié et à le retenir, en privilégiant en particulier des conditions de travail décentes. Les États membres devraient avancer progressivement vers la mise en place d’un congé de maternité et d’un congé de paternité entièrement rémunérés et de même durée.

Amendement 28

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Afin de tirer parti d’une main-d’œuvre productive et dynamique ainsi que des nouvelles formes de travail et des nouveaux modèles entrepreneuriaux, les États membres devraient collaborer avec les partenaires sociaux pour mettre en place des conditions de travail équitables, transparentes et prévisibles, dans le respect d’un équilibre entre droits et obligations. Il s’agit de réduire et de prévenir la segmentation au sein des marchés du travail, de lutter contre le travail non déclaré et le faux travail indépendant, et de favoriser la transition vers des formes d’emploi à durée indéterminée. Il convient que les règles sur la protection de l’emploi, le droit du travail et les institutions concourent à instaurer à la fois un environnement propice à l’embauche et la flexibilité nécessaire pour que les employeurs puissent s’adapter rapidement aux mutations économiques, tout en protégeant les droits des travailleurs et en garantissant à tous une protection sociale , un niveau adéquat de sécurité et des environnements professionnels sûrs et bien adaptés . Encourager le recours à des formules souples de travail telles que le télétravail peut contribuer à relever les niveaux d’emploi et à créer des marchés du travail plus inclusifs dans le contexte de l’après-pandémie. Dans le même temps, il importe de veiller au respect des droits des travailleurs en matière de temps de travail, de conditions de travail et d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les relations de travail qui précarisent les conditions de travail devraient être évitées , y compris dans le cas des travailleurs de plateforme, surtout s’ils sont peu qualifiés, et grâce à la lutte contre l’usage abusif de contrats atypiques. Il y a lieu d’assurer, en cas de licenciement abusif, l’accès à des mécanismes de règlement des litiges efficaces et impartiaux ainsi qu’un droit à réparation, y compris à une indemnisation appropriée.

Afin de tirer parti d’une main-d’œuvre productive et dynamique ainsi que des nouvelles formes de travail et des nouveaux modèles entrepreneuriaux, les États membres devraient collaborer avec les partenaires sociaux pour mettre en place des conditions de travail équitables, transparentes et prévisibles, dans le respect d’un équilibre entre droits et obligations des employeurs et des travailleurs. La Commission et les États membres devraient prendre des mesures concrètes pour promouvoir et renforcer la négociation collective et le dialogue social en la matière . Il s’agit de réduire et de prévenir la segmentation au sein des marchés du travail, de lutter contre le travail non déclaré et le faux travail indépendant, et de favoriser la transition vers des formes d’emploi à durée indéterminée. Il convient que les règles sur la protection de l’emploi, le droit du travail et les institutions concourent à instaurer la protection des droits des travailleurs, un niveau élevé de protection sociale et de sécurité de l’emploi, un recrutement inclusif, la santé et la sécurité au travail, ainsi que des environnements professionnels bien adaptés à tous les travailleurs. Parallèlement , les États membres devraient garantir un environnement propice à la réussite des entreprises et laisser aux employeurs une marge de manœuvre pour s’adapter aux changements . Encourager le recours à des formules souples de travail décidées d’un commun accord par les employeurs et les travailleurs ou leurs représentants, telles que le télétravail, peut contribuer à relever les niveaux d’emploi et à créer des marchés du travail plus inclusifs dans le contexte de l’après-pandémie , en particulier pour les parents isolés, les personnes handicapées et celles qui vivent dans des régions rurales et reculées . Dans le même temps, il importe de veiller au respect des droits des travailleurs en matière de temps de travail, de conditions de travail , notamment de santé et de sécurité au travail, ainsi qu’en matière de protection sociale et d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. La question des relations de travail qui précarisent les conditions de travail et aboutissent à une concurrence déloyale devrait être abordée d’urgence , y compris dans le cas des travailleurs de plateforme, surtout s’ils sont peu qualifiés, et ce grâce à la lutte contre l’usage abusif de contrats atypiques. Les États membres devraient s’assurer que tous les travailleurs bénéficient de conditions de travail décentes, de droits sociaux et d’un accès à une protection sociale adéquate. À cette fin, les États membres devraient mettre pleinement en œuvre la convention no 81 de l’OIT sur l’inspection du travail, investir dans des inspections du travail efficaces en donnant aux autorités compétentes les moyens d’agir, et coordonner leurs efforts pour lutter contre les abus transfrontières dans le cadre de l’Autorité européenne du travail. Il y a lieu d’assurer, en cas de licenciement abusif, l’accès à des mécanismes de règlement des litiges efficaces et impartiaux ainsi qu’un droit à réparation, y compris à une indemnisation appropriée. Les États membres devraient s’appuyer sur les agences européennes et le réseau européen des services publics de l’emploi (SPE) pour identifier les bonnes pratiques, fondées sur des données probantes, promouvoir l’apprentissage comparatif et favoriser davantage de coordination des politiques en matière d’emploi.

Amendement 29

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les politiques devraient avoir pour but d’améliorer et d’encourager la participation, l’adéquation entre l’offre et la demande et les transitions sur le marché du travail, y compris dans les régions défavorisées . Les États membres devraient inciter effectivement les personnes à même d’accéder au marché du travail à y participer en leur donnant les moyens de le faire , en particulier les groupes vulnérables tels que les personnes peu qualifiées, les personnes issues de l’immigration, y compris les personnes bénéficiant d’un statut de protection temporaire, et les Roms marginalisés. Les États membres devraient accroître la portée et l’efficacité des politiques actives du marché du travail en élargissant leur ciblage, leur champ d’action et leur couverture et en améliorant les interactions entre celles-ci, les services sociaux et les mesures d’aide au revenu et à la formation destinées aux chômeurs, dans le cadre de leur recherche d’emploi et sur la base de leurs droits et responsabilités. Les États membres devraient renforcer la capacité des services publics de l’emploi à fournir en temps utile une assistance sur mesure aux demandeurs d’emploi, à répondre aux besoins actuels et futurs du marché du travail et à mettre en œuvre une gestion axée sur les résultats, en prenant notamment appui sur la numérisation.

Les politiques devraient avoir pour but d’améliorer et d’encourager la participation, l’adéquation entre l’offre et la demande et les transitions sur le marché du travail, en particulier les transitions écologique et numérique, également dans les régions et les zones défavorisées, y compris les régions rurales et reculées, les îles et les régions ultrapériphériques . Les États membres devraient donner effectivement aux personnes qui peuvent participer au marché du travail les moyens de trouver un emploi de qualité , en particulier les groupes défavorisés tels que les jeunes et les seniors, les personnes peu qualifiées , les travailleurs du secteur informel, les personnes handicapées , les personnes issues de l’immigration, y compris les personnes bénéficiant d’un statut de protection temporaire, et les Roms marginalisés. Les États membres devraient accroître la portée et l’efficacité des politiques actives du marché du travail en élargissant leur ciblage, leur champ d’action et leur couverture et en améliorant les interactions entre celles-ci, les services sociaux et les mesures d’aide au revenu décent et à la formation destinées aux chômeurs, dans le cadre de leur recherche d’un emploi de qualité et sur la base de leurs droits et responsabilités. Les États membres devraient renforcer la capacité des services publics de l’emploi à fournir en temps utile une assistance sur mesure aux demandeurs d’emploi, à répondre aux besoins actuels et futurs du marché du travail ainsi qu’aux aspirations des demandeurs d’emploi, et à mettre en œuvre une gestion axée sur les résultats, en prenant notamment appui sur la numérisation. Les États membres devraient veiller à ce que ces services et ce soutien soient proposés en ligne et hors ligne de manière à être accessibles à tous, y compris aux seniors et aux personnes handicapées, afin de s’assurer de ne laisser personne de côté.

Amendement 30

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient accorder aux personnes sans emploi des prestations de chômage adéquates pendant une durée raisonnable, en fonction de leurs cotisations et des règles nationales d’admissibilité. Ces prestations ne devraient pas décourager un retour rapide à l’emploi et devraient s’accompagner de politiques actives du marché du travail.

Les États membres devraient accorder aux personnes sans emploi des prestations de chômage adéquates pendant une durée raisonnable, en fonction de leurs cotisations et des règles nationales d’admissibilité. Ces prestations ne doivent pas avoir d’effet dissuasif par rapport à un retour rapide à l’emploi , conformément au principe no 13 du socle européen, et devraient s’accompagner de politiques actives du marché du travail.

Amendement 31

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

Il convient de soutenir de manière adéquate la mobilité des apprenants et des travailleurs afin de renforcer leurs compétences et leur employabilité et de tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché européen du travail, tout en garantissant également des conditions équitables à tous ceux qui exercent une activité transfrontière et en intensifiant la coopération administrative entre les administrations nationales en ce qui concerne les travailleurs mobiles, grâce à l’aide apportée par l’Autorité européenne du travail. La mobilité des travailleurs occupant des postes critiques et des travailleurs transfrontières, saisonniers et détachés devrait être soutenue en cas de fermeture temporaire des frontières déclenchée par des considérations de santé publique .

Les États membres devraient soutenir la mobilité des travailleurs à travers l’Union afin de remédier aux pénuries régionales et sectorielles sur le marché du travail et d’exploiter pleinement le potentiel du marché du travail de l’Union, tout en luttant efficacement contre les effets négatifs de «l’exode des cerveaux» dans certaines régions. Parallèlement, il convient de soutenir la mobilité des apprenants et des travailleurs afin d’accroître leur savoir-faire, leurs compétences et leur employabilité , notamment en renforçant encore le programme Erasmus+. Les États membres devraient garantir des droits et des conditions de travail et d’emploi décentes à tous ceux qui exercent une activité transfrontière , ainsi que la transférabilité des droits en matière de sécurité sociale grâce à une meilleure coopération administrative entre les administrations nationales en ce qui concerne les travailleurs mobiles, aussi grâce à l’aide apportée l’Autorité européenne du travail. La mobilité équitable des travailleurs occupant des postes critiques et des travailleurs transfrontières, notamment les travailleurs frontaliers, saisonniers et détachés, devrait être soutenue et les droits de ces travailleurs devraient être respectés y compris en cas de fermeture temporaire des frontières, par exemple en ce qui concerne la santé et la sécurité, la résidence fiscale et la coordination de la sécurité sociale .

Amendement 32

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient œuvrer ensemble à la coordination de la protection sociale des travailleurs mobiles, y compris des travailleurs indépendants qui travaillent dans un autre État membre. La modernisation des systèmes de sécurité sociale devrait aller dans le sens des principes du marché de travail de l’Union, en prévoyant des systèmes de sécurité sociale nationaux qui soient viables, évitent toute lacune en matière de protection et garantissent en fin de compte la productivité de la main-d’œuvre. À cette fin, les États membres devraient renforcer, au moyen de leurs plans nationaux relevant de la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres instruments de l’Union, le passage au numérique des services publics, pour accroître la qualité de leur travail, en particulier en mettant intégralement en place le système d’échange électronique d’informations sur la sécurité sociale. Les États membres devraient développer les partenariats transfrontières et mieux promouvoir et utiliser d’autres instruments européens utiles, tels que le réseau européen des services de l’emploi (EURES) et le réseau des SPE, afin d’apporter un soutien aux travailleurs mobiles, en particulier en leur fournissant des informations complètes sur les perspectives d’emploi et la protection sociale.

Amendement 33

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient également s’efforcer de créer les conditions appropriées pour les nouvelles formes de travail, en exploitant leur potentiel de création d’emplois tout en veillant à ce qu’elles respectent les droits sociaux existants. Les États membres devraient donc fournir des conseils et des orientations sur les droits et obligations applicables dans le contexte des contrats atypiques et des nouvelles formes de travail, telles que le travail par l’intermédiaire de plateformes numériques. À cet égard, les partenaires sociaux peuvent jouer un rôle déterminant et les États membres devraient les aider à sensibiliser et à représenter les personnes engagées dans du travail atypique et du travail via une plateforme. Les États membres devraient également apporter un soutien à l’application des règles – telles que des lignes directrices ou des formations spécifiques destinées aux inspections du travail — en ce qui concerne les défis découlant des nouvelles formes d’organisation du travail, notamment la gestion algorithmique, la surveillance des données et le télétravail permanent ou semi-permanent.

Les États membres devraient également s’efforcer de créer les conditions appropriées pour les nouvelles formes de travail, en exploitant leur potentiel de création d’emplois tout en veillant à ce qu’elles respectent le droit du travail et les droits sociaux existants. Les États membres devraient donc garantir les droits et obligations applicables dans le contexte des contrats atypiques et des nouvelles formes de travail, telles que le travail par l’intermédiaire de plateformes numériques , et fournir si nécessaire des conseils et des orientations. Parallèlement, les États membres devraient encourager la transition vers des formes de travail à durée indéterminée conformément au socle européen . À cet égard, les partenaires sociaux peuvent jouer un rôle déterminant et les États membres devraient les aider à sensibiliser et à représenter les personnes engagées dans du travail atypique et du travail via une plateforme , tout en facilitant la représentation collective et l’action collective des véritables travailleurs indépendants . Les États membres devraient également apporter un soutien à l’application des règles , notamment par la fourniture de ressources humaines et financières adéquates, par l’établissement de lignes directrices ou de formations spécifiques destinées aux inspections du travail en ce qui concerne les défis découlant des nouvelles formes d’organisation du travail, notamment la gestion algorithmique, la surveillance des données et le télétravail permanent ou semi-permanent , ainsi que par la mise en place de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives .

Amendement 34

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

En s’appuyant sur les pratiques nationales existantes et en vue de parvenir à un dialogue social plus efficace et à de meilleurs résultats socio-économiques, y compris en période de crise comme la guerre en Ukraine , les États membres devraient assurer la participation constructive et en temps utile des partenaires sociaux à la conception et à la mise en œuvre des politiques et des réformes en matière sociale et d’emploi et, le cas échéant, en matière économique , notamment en soutenant le renforcement des capacités des partenaires sociaux . Les États membres devraient favoriser le dialogue social et les négociations collectives. Les partenaires sociaux devraient être encouragés à négocier et à conclure des conventions collectives sur des sujets qui les concernent, dans le respect plein et entier de leur autonomie et du droit à l’action collective.

En s’appuyant sur les pratiques nationales existantes et en vue de parvenir à un dialogue social plus efficace et approfondi et à de meilleurs résultats socio-économiques, ainsi que d’œuvrer en leur faveur, y compris en période de crise comme l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’augmentation du coût de la vie et l’accélération du changement climatique , les États membres devraient aider au renforcement des partenaires sociaux à tous les niveaux et assurer leur participation constructive et en temps utile à la conception et à la mise en œuvre des politiques et des réformes en matière sociale et d’emploi et, le cas échéant, en matière économique et environnementale . Les États membres devraient favoriser et promouvoir le dialogue social et l’élargissement de la portée des négociations collectives. Les partenaires sociaux devraient être encouragés à négocier et à conclure des conventions collectives sur des sujets qui les concernent, dans le respect plein et entier de leur autonomie et du droit à l’action collective.

Amendement 35

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

Le cas échéant, et en se fondant sur les pratiques en vigueur au niveau national, les États membres devraient tenir compte de l’expérience dont disposent les organisations de la société civile concernées en matière d’emploi et de questions sociales.

Le cas échéant, et en se fondant sur les pratiques en vigueur au niveau national, les États membres devraient tenir compte de l’expertise et de l’expérience dont disposent les organisations de la société civile concernées en matière d’emploi et de questions sociales et environnementales, y compris celles qui représentent et travaillent étroitement avec les groupes défavorisés confrontés à des obstacles pour accéder au marché du travail et à des emplois de qualité. En outre, les États membres devraient soutenir les organisations de la société civile qui fournissent des services sociaux et des services de l’emploi dans un but non lucratif.

Amendement 36

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 7 — alinéa 7 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Un lieu de travail sain et sûr est fondamental. Les États membres devraient veiller, en leur apportant un soutien pour ce faire, à ce que les employeurs respectent la réglementation en matière de santé et de sécurité, fournissent aux travailleurs et à leurs représentants des informations adéquates, procèdent à des évaluations des risques et prennent des mesures préventives. Il s’agit notamment de réduire à zéro le nombre d’accidents du travail mortels et de cancers professionnels en fixant entre autres des valeurs limites contraignantes d’exposition aux substances dangereuses sur le lieu de travail. À cet égard, les États membres devraient tenir compte de l’incidence des risques psychosociaux associés au travail, des maladies professionnelles et des risques liés au changement climatique, tels que les vagues de chaleur, les sécheresses ou les incendies de forêt, sur la santé et la sécurité des travailleurs, notamment dans les secteurs de la construction, de l’agriculture et des services publics. Les États membres devraient pallier et anticiper les retombées des crises actuelles et futures sur le marché du travail, y compris dans le contexte de l’urgence climatique et de l’autonomie stratégique ouverte de l’Europe, en accompagnant les travailleurs qui se retrouvent provisoirement sans emploi ou au chômage partiel parce que leurs employeurs sont contraints d’interrompre leur activité ou leur prestation de services, ainsi qu’en aidant les travailleurs indépendants et les petites entreprises pour leur permettre de conserver leur personnel et de poursuivre leur activité ou leurs services.

Amendement 37

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient promouvoir des marchés du travail inclusifs et ouverts à tous, en mettant en place des mesures efficaces pour combattre toutes les formes de discrimination et promouvoir l’égalité des chances au bénéfice de tous, et en particulier des groupes qui sont sous-représentés sur le marché du travail, tout en accordant l’attention voulue à la dimension régionale et territoriale. Ils devraient assurer l’égalité de traitement en ce qui concerne l’emploi, la protection sociale, les soins de santé et les soins de longue durée, l’éducation et l’accès aux biens et aux services, sans distinction de sexe, de race ou d’origine ethnique, de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle.

Les États membres devraient promouvoir les droits sociaux et des marchés du travail inclusifs et accessibles à tous, en mettant en place des mesures efficaces pour combattre toutes les formes de discrimination et les stéréotypes, ainsi que pour promouvoir l’égalité des chances au bénéfice de tous, et en particulier des groupes qui sont sous-représentés ou désavantagés sur le marché du travail, tout en accordant l’attention voulue à la dimension régionale et territoriale. Ils devraient assurer l’égalité de rémunération pour un même travail ou un travail de même valeur, un soutien personnalisé pour les demandeurs d’emploi ainsi que l’égalité de traitement et de droits en ce qui concerne l’emploi, la protection sociale, les soins de santé , la garde d’enfants, les soins de longue durée, l’éducation et l’accès au logement, aux biens et aux services, sans distinction de sexe, de race ou d’origine ethnique , de milieu social , de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle.

Amendement 38

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient moderniser les systèmes de protection sociale pour que ceux-ci assurent une protection sociale adéquate, efficace, efficiente et durable pour tous, à toutes les étapes de la vie, en favorisant l’inclusion et l’ascension sociales, en encourageant la participation au marché du travail, en soutenant l’investissement social, en luttant contre la pauvreté et en combattant les inégalités, notamment grâce à la conception de leurs systèmes de fiscalité et de prestations sociales et à l’évaluation des effets distributifs des politiques. Le fait de compléter les approches universelles par des approches sélectives permettra d’améliorer l’efficacité des systèmes de protection sociale. Une telle modernisation devrait également viser à améliorer leur résilience face aux défis multiples.

Les États membres devraient moderniser les systèmes de protection sociale et investir dans ces derniers pour qu’ils assurent une protection sociale adéquate, efficace, efficiente et durable pour tous, à toutes les étapes de la vie, en favorisant l’inclusion , la convergence ascendante et l’ascension sociales, en soutenant et en encourageant la participation au marché du travail et l’accès à l’emploi de qualité , en soutenant l’investissement social, en éradiquant la pauvreté, y compris la pauvreté des travailleurs, et en combattant les inégalités, notamment par la manière progressive dont sont conçus leurs systèmes de fiscalité et de prestations sociales et en évaluant les effets distributifs des politiques. Le fait de compléter les approches universelles par des approches ciblées permettra d’accroître l’efficacité de la protection sociale. Les États membres devraient améliorer la résilience et la durabilité de leurs systèmes de protection sociale face aux défis multiples.

Amendement 39

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient développer et intégrer les trois axes de l’inclusion active: une aide adéquate aux revenus, des marchés du travail favorisant l’insertion et l’accès à des services de soutien de qualité, répondant aux besoins individuels. Les systèmes de protection sociale devraient garantir une prestation de revenu minimal adéquate pour tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes et promouvoir l’inclusion sociale en encourageant la participation active au marché du travail et à la société, y compris par une offre ciblée de services sociaux.

Les États membres devraient développer et intégrer les trois axes de l’inclusion active: une aide adéquate aux revenus, des marchés du travail favorisant l’insertion et l’accès à des services de qualité, répondant aux besoins individuels. Les systèmes de protection sociale devraient garantir une prestation de revenu minimal (1 bis) adéquate à laquelle tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes auraient accès de manière à leur permettre de vivre dans la dignité, et ils devraient également promouvoir l’inclusion sociale en soutenant et en encourageant la participation active au marché du travail et à la société ainsi que la réinsertion dans l’un comme dans l’autre , y compris par une offre ciblée de biens de soutien et de services sociaux et par l’accès à de tels biens et services. Il convient de surveiller et d’évaluer l’accessibilité aux systèmes de protection sociale en adoptant une approche fondée sur les droits.

Amendement 40

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

La disponibilité de services abordables, accessibles et de qualité , notamment en matière d’éducation et d’accueil de la petite enfance , d’accueil extrascolaire, d’enseignement, de formation, de logement , de soins de santé et de longue durée , est essentielle pour garantir l’égalité des chances . Il convient d’accorder une attention particulière à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale , notamment la pauvreté des travailleurs , conformément au grand objectif de l’UE en matière de réduction de la pauvreté pour 2030 . Il y a lieu en particulier de lutter contre la pauvreté des enfants au moyen de mesures globales et intégrées, en particulier par la mise en œuvre intégrale de la garantie européenne pour l’enfance.

Compte tenu de la persistance de niveaux de pauvreté alarmants , des conséquences de la crise de la COVID-19 , de l’invasion de l’Ukraine par la Russie , de l’augmentation du coût et de l’accélération du changement climatique , il est essentiel de redoubler d’efforts pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, au moyen d’une stratégie transversale contre la pauvreté des travailleurs, la précarité énergétique et en matière de transport, la pauvreté alimentaire et le sans-abrisme . Il convient d’accorder une attention particulière, à cet égard, aux enfants, aux personnes âgées , aux parents isolés , en particulier aux mères célibataires, aux minorités ethniques, aux migrants et aux personnes handicapées . Il y a lieu en particulier de lutter contre la pauvreté des enfants au moyen de mesures globales et intégrées, en particulier par la mise en œuvre intégrale de la garantie européenne pour l’enfance et en augmentant le budget qui y est alloué pour qu’il atteigne au moins 20 milliards d’euros, comme indiqué dans la résolution du Parlement européen du 19 mai 2022 intitulée «Conséquences sociales et économiques pour l’Union européenne de la guerre menée par la Russie en Ukraine — Renforcer la capacité d’action de l’Union». Les États membres devraient présenter leurs plans d’action nationaux relatifs à la garantie européenne pour l’enfance, qui visent à lutter contre la pauvreté des enfants et à favoriser l’égalité des chances en garantissant aux enfants dans le besoin un accès effectif et gratuit aux soins de santé, à l’éducation et aux activités périscolaires, aux services d’éducation et d’accueil de la petite enfance, ainsi qu’un accès effectif à un logement adéquat et à une alimentation saine, conformément au grand objectif de l’Union à l’horizon 2030 de réduire le nombre de personnes exposées au risque de pauvreté et d’exclusion sociale d’au moins 15 millions, dont au moins 5 millions d’enfants. Tous les États membres devraient consacrer plus de 5 % des fonds dont ils bénéficient au titre du FSE+ à la lutte contre la pauvreté des enfants et à l’amélioration du bien-être de ceux-ci.

Amendement 41

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres devraient garantir la fourniture universelle de services essentiels, y compris aux enfants. Ils devraient garantir aux personnes se trouvant dans le besoin ou dans une situation vulnérable l’accès à un logement social adéquat ou à une aide sociale appropriée en matière de logement. Ils devraient également veiller à une transition énergétique propre et équitable et lutter contre la précarité énergétique, qui constitue une forme de pauvreté de plus en plus importante en raison de la hausse des prix de l’énergie, liée en partie à la guerre en Ukraine, y compris, le cas échéant, au moyen de mesures temporaires ciblées d’aide au revenu. De même, des politiques de rénovation inclusive des logements devraient être mises en œuvre. Les besoins particuliers des personnes handicapées, y compris sur le plan de l’accessibilité, devraient être pris en compte dans le cadre de ces services. Il convient de s’attaquer de manière spécifique à la problématique du sans-abrisme. Les États membres devraient garantir un accès rapide à des soins de santé et à des soins de longue durée préventifs et curatifs abordables et de qualité, tout en préservant la pérennité à long terme des systèmes .

Les États membres devraient garantir la fourniture universelle de services essentiels de qualité , y compris aux enfants. Ils devraient assurer aux personnes se trouvant dans le besoin ou dans une situation vulnérable ou défavorisée l’accès à un logement social décent ou à une aide sociale correcte en matière de logement , remédier aux expulsions et à leurs conséquences, investir dans des logements accessibles pour les personnes à mobilité réduite et prendre des mesures pour assurer une transition juste et inclusive en ce qui concerne l’amélioration de l’efficacité énergétique du parc immobilier existant . Ils devraient également veiller à une transition énergétique propre et équitable et lutter contre la précarité énergétique, qui constitue une forme de pauvreté de plus en plus importante en raison de la hausse des prix de l’énergie, y compris, le cas échéant, au moyen de mesures temporaires ciblées d’aide au revenu et d’investissements structurels . De même, des politiques de rénovation inclusive des logements pour que ceux-ci soient accessibles, abordables et salubres devraient être mises en œuvre pour éviter que le coût de la vie des locataires n’augmente de manière disproportionnée . Les besoins particuliers des personnes handicapées, y compris sur le plan de l’accessibilité, devraient être pris en compte dans le cadre de ces services. Il convient d’éradiquer le problème du sans-abrisme d’ici à 2030, comme indiqué dans la résolution du Parlement européen du 24 novembre 2020 sur la réduction du taux de sans-abrisme dans l’Union européenne, en s’inspirant de la démarche «Housing First» (Un logement d’abord) . La crise de la COVID-19 démontre la nécessité d’accroître les investissements publics pour garantir un nombre suffisant de personnel médical et soignant bien formé et l’accès aux soins de santé pour tous, y compris les groupes défavorisés. Par conséquent, les États membres devraient garantir l’égalité et le caractère effectif de l’accès aux soins de santé préventifs et curatifs publics et pérennes, en particulier aux soins de santé mentale et aux soins de longue durée de grande qualité .

Amendement 42

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

Conformément à l’activation de la directive relative à la protection temporaire (43), les États membres devraient offrir un niveau adéquat de protection aux réfugiés ukrainiens, y compris en matière de droits de séjour, d’accès et d’intégration au marché du travail, d’accès à l’éducation, à la formation et au logement, ainsi que d’accès aux systèmes de sécurité sociale, aux soins médicaux, à l’assistance sociale ou à d’autres formes d’assistance, ainsi qu’aux moyens de subsistance. Il convient de garantir aux enfants un accès à des structures d’éducation et d’accueil ainsi qu’aux services essentiels conformément à la garantie européenne pour l’enfance. Pour les enfants et adolescents non accompagnés, les États membres devraient mettre en œuvre le droit à la tutelle légale.

Conformément à l’activation de la directive relative à la protection temporaire (43), les États membres devraient offrir un niveau adéquat de protection aux réfugiés ukrainiens, y compris aux Roms et aux ressortissants de pays tiers résidant légalement en Ukraine et fuyant vers l’Europe en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. À cet égard, il convient d’accorder des droits de séjour, d’accès et d’intégration au marché du travail, d’accès à l’éducation , à l’assistance linguistique , à la formation et au logement, ainsi que d’accès aux systèmes de sécurité sociale, aux soins médicaux et psychosociaux , à l’assistance sociale ou à d’autres formes d’assistance, ainsi qu’aux moyens de subsistance. Il convient de garantir aux enfants un accès à des structures d’éducation et d’accueil gratuites et de qualité ainsi qu’aux services essentiels sur un pied d’égalité avec les autres enfants résidant dans l’État membre d’accueil, conformément à la garantie européenne pour l’enfance. Pour les enfants et adolescents non accompagnés, les États membres devraient mettre en œuvre le droit à la tutelle légale. Les États membres devraient envisager d’étendre la protection offerte par la directive relative à la protection temporaire à tous les réfugiés et répondre aux préoccupations des employeurs concernant le recrutement de personnes qui n’ont qu’un statut temporaire.

Amendement 43

Proposition de décision

Annexe I — ligne directrice no 8 — alinéa 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie et de l’évolution démographique, les États membres devraient garantir l’adéquation et la pérennité des régimes de retraite pour les travailleurs salariés et non salariés, en assurant l’égalité des chances pour les femmes et les hommes en matière d’acquisition et de constitution des droits à pension, y compris au moyen de régimes complémentaires pour assurer un revenu adéquat aux personnes âgées . Les réformes des régimes de retraite devraient être soutenues par des politiques visant à réduire l’écart de retraite entre les hommes et les femmes et par des mesures qui prolongent la vie active , notamment le relèvement de l’âge effectif de départ à la retraite grâce en particulier à une participation plus facile des personnes âgées au marché du travail, et devraient s’inscrire dans le cadre de stratégies en faveur du vieillissement actif . Les États membres devraient mettre en place un dialogue constructif avec les partenaires sociaux et les autres parties prenantes concernées et prévoir une introduction progressive appropriée des réformes.

Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie et de l’évolution démographique, les États membres devraient garantir l’adéquation et la pérennité des régimes de retraite pour les travailleurs salariés et non salariés, en assurant l’égalité des chances en matière d’acquisition des droits à pension, dans le cadre de régimes publics ou professionnels ou d’une combinaison avec les régimes complémentaires, pour assurer un revenu décent à la retraite, supérieur au seuil de pauvreté . Les réformes des régimes de retraite devraient être fondées sur le vieillissement actif en optimisant les possibilités pour les travailleurs de tous âges de travailler dans de bonnes conditions leur permettant de rester productifs et en bonne santé jusqu’à l’âge légal de la retraite. Dans le même temps, les travailleurs qui souhaitent rester actifs après avoir atteint l’âge de la retraite devraient avoir la possibilité de le faire. Des mesures spécifiques devraient être recensées dans le domaine de la démographie de la main-d’œuvre , de la santé et de la sécurité au travail, de l’éducation et de la formation, de la gestion des compétences et des aptitudes ainsi que de l’organisation du travail pour garantir une vie professionnelle saine et productive , selon une approche intergénérationnelle. Les États membres devraient faciliter l’emploi des jeunes et la transition pré-retraite, ainsi que la transmission des connaissances et de l’expérience d’une génération à l’autre . Les États membres devraient mettre en place un dialogue constructif avec les partenaires sociaux , les organisations de la société civile et les autres parties prenantes concernées, et devraient prévoir une introduction progressive appropriée des réformes et favoriser une évolution de la perception des travailleurs seniors et de leur employabilité. Ils devraient, par ailleurs, élaborer des plans de vieillissement en bonne santé prévoyant l’accès aux services de santé et de soins, ainsi que des stratégies de promotion de la santé et de prévention.


(5) Recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil du 14 juillet 2015 relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union européenne (JO L 192 du 18.7.2015, p. 27).

(5) Recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil du 14 juillet 2015 relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union européenne (JO L 192 du 18.7.2015, p. 27).

(6) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil (JO L 212 du 7.8.2001, p. 12).

(7) Recommandation du Conseil du 10 mars 2014 relative à un cadre de qualité pour les stages (JO C 88 du 27.3.2014, p. 1).

(8) Recommandation du Conseil du 15 février 2016 relative à l’intégration des chômeurs de longue durée sur le marché du travail (JO C 67 du 20.2.2016, p. 1).

(9) Recommandation du Conseil du 19 décembre 2016 relative à des parcours de renforcement des compétences: de nouvelles perspectives pour les adultes (JO C 484 du 24.12.2016, p. 1).

(10) Recommandation du Conseil du 15 mars 2018 relative à un cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité (JO C 153 du 2.5.2018, p. 1).

(11) Recommandation du Conseil du 22 mai 2018 relative aux compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (JO C 189 du 4.6.2018, p. 1).

(12) Recommandation du Conseil du 22 mai 2019 relative à des systèmes de qualité pour l’éducation et l’accueil de la petite enfance (JO C 189 du 5.6.2019, p. 4).

(13) Recommandation du Conseil du 8 novembre 2019 relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (JO C 387 du 15.11.2019, p. 1).

(14) Recommandation du Conseil du 30 octobre 2020 relative à «Un pont vers l’emploi: renforcer la garantie pour la jeunesse» et remplaçant la recommandation du Conseil du 22 avril 2013 sur l’établissement d’une garantie pour la jeunesse (JO C 372 du 4.11.2020, p. 1).

(15) Recommandation du Conseil du 24 novembre 2020 en matière d’enseignement et de formation professionnels (EFP) en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience (JO C 417 du 2.12.2020, p. 1).

(16) Recommandation du Conseil du 29 novembre 2021 sur des approches d’apprentissage hybride pour une éducation primaire et secondaire inclusive et de haute qualité (JO C 66 du 26.2.2021, p. 1).

(17) Recommandation (UE) 2021/402 de la Commission du 4 mars 2021 concernant un soutien actif et efficace à l’emploi (EASE) à la suite de la crise de la COVID-19 (JO L 80 du 8.3.2021, p. 1).

(18) Recommandation (UE) 2021/1004 du Conseil du 14 juin 2021 établissant une garantie européenne pour l’enfance (JO L 223 du 22.6.2021, p. 14).

(19) Résolution du Conseil relative à un cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation, dans la perspective de l’espace européen de l’éducation et au-delà (2021-2030) (2021/C66/01) (JO C 66 du 26.2.2021, p. 1).

(20) Communication de la Commission du 9 décembre 2021 intitulée «Construire une économie au service des personnes: plan d’action pour l’économie sociale» (COM(2021)0778).

(21) Décision (UE) 2021/2316 du Parlement européen et du Conseil du 22 décembre 2021 relative à l’Année européenne de la jeunesse (2022) (JO L 462 du 28.12.2021, p. 1).

(22) COM/2020/682 final .

(23) COM/2021/801 final.

(24) COM/2021/770 final.

(25) COM/2021/773 final.

(26) COM/2021/93 final.

(27) COM/2021/762 final.

(28) COM/2022/11 final.

(6) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil (JO L 212 du 7.8.2001, p. 12).

(7) Recommandation du Conseil du 10 mars 2014 relative à un cadre de qualité pour les stages (JO C 88 du 27.3.2014, p. 1).

(7 bis) Recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil du 14 juillet 2015 relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union européenne (JO L 192 du 18.7.2015, p. 27).

(8) Recommandation du Conseil du 15 février 2016 relative à l’intégration des chômeurs de longue durée sur le marché du travail (JO C 67 du 20.2.2016, p. 1).

(9) Recommandation du Conseil du 19 décembre 2016 relative à des parcours de renforcement des compétences: de nouvelles perspectives pour les adultes (JO C 484 du 24.12.2016, p. 1).

(10) Recommandation du Conseil du 15 mars 2018 relative à un cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité (JO C 153 du 2.5.2018, p. 1).

(11) Recommandation du Conseil du 22 mai 2018 relative aux compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (JO C 189 du 4.6.2018, p. 1).

(12) Recommandation du Conseil du 22 mai 2019 relative à des systèmes de qualité pour l’éducation et l’accueil de la petite enfance (JO C 189 du 5.6.2019, p. 4).

(13) Recommandation du Conseil du 8 novembre 2019 relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (JO C 387 du 15.11.2019, p. 1).

(14) Recommandation du Conseil du 30 octobre 2020 relative à «Un pont vers l’emploi: renforcer la garantie pour la jeunesse» et remplaçant la recommandation du Conseil du 22 avril 2013 sur l’établissement d’une garantie pour la jeunesse (JO C 372 du 4.11.2020, p. 1).

(15) Recommandation du Conseil du 24 novembre 2020 en matière d’enseignement et de formation professionnels (EFP) en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience (JO C 417 du 2.12.2020, p. 1).

(16) Recommandation du Conseil du 29 novembre 2021 sur des approches d’apprentissage hybride pour une éducation primaire et secondaire inclusive et de haute qualité (JO C 66 du 26.2.2021, p. 1).

(17) Recommandation (UE) 2021/402 de la Commission du 4 mars 2021 concernant un soutien actif et efficace à l’emploi (EASE) à la suite de la crise de la COVID-19 (JO L 80 du 8.3.2021, p. 1).

(18) Recommandation (UE) 2021/1004 du Conseil du 14 juin 2021 établissant une garantie européenne pour l’enfance (JO L 223 du 22.6.2021, p. 14).

(19) Résolution du Conseil relative à un cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation, dans la perspective de l’espace européen de l’éducation et au-delà (2021-2030) (2021/C66/01) (JO C 66 du 26.2.2021, p. 1).

(20) Communication de la Commission du 9 décembre 2021 intitulée «Construire une économie au service des personnes: plan d’action pour l’économie sociale» (COM(2021)0778).

(21) Décision (UE) 2021/2316 du Parlement européen et du Conseil du 22 décembre 2021 relative à l’Année européenne de la jeunesse (2022) (JO L 462 du 28.12.2021, p. 1).

(22) Non encore parue au Journal officiel de l’Union européenne .

(23) COM(2021)0801.

(24) COM(2021)0770.

(25) COM(2021)0773.

(26) COM(2021)0093.

(26 bis) Non encore parue au Journal officiel de l’Union européenne.

(27) COM(2021)0762.

(27 bis) COM(2021)0568.

(28) COM(2022)0011.

(29) Proclamation interinstitutionnelle sur le socle européen des droits sociaux (JO C 428 du 13.12.2017, p. 10).

(1a) Recommandation (UE) 2021/1004 du Conseil du 14 juin 2021 établissant une garantie européenne pour l’enfance (JO L 223 du 22.6.2021, p. 14).

(30) Décision d’exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 constatant l’existence d’un afflux massif de personnes déplacées en provenance d’Ukraine, au sens de l’article 5 de la directive 2001/55/CE, et ayant pour effet d’introduire une protection temporaire.

(31) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil.

(31) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil (JO L 212 du 7.8.2001, p. 12).

(32) Recommandation du Conseil du 8 novembre 2019 relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (2019/C 387/01).

(32) Recommandation du Conseil du 8 novembre 2019 relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (2019/C 387/01) (JO C 387 du 15.11.2019, p. 1).

(32a) Directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail (JO L 303 du 2.12.2000, p. 16).

(33) Règlement (UE) 2020/2221 du Parlement européen et du Conseil du 23 décembre 2020 modifiant le règlement (UE) no 1303/2013 en ce qui concerne des ressources supplémentaires et des modalités d’application afin de fournir un soutien pour favoriser la réparation des dommages à la suite de la crise engendrée par la pandémie de COVID-19 et de ses conséquences sociales et pour préparer une reprise écologique, numérique et résiliente de l’économie (REACT-EU) (JO L 437 du 28.12.2020, p. 30).

(34) Règlement (UE) 2022/562 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 modifiant les règlements (UE) no 1303/2013 et (UE) no 223/2014 en ce qui concerne l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE).

(35) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).

(36) Règlement (UE) 2022/613 du Parlement européen et du Conseil du 12 avril 2022 modifiant les règlements (UE) no 1303/2013 et (UE) no 223/2014 en ce qui concerne l’augmentation du préfinancement provenant des ressources REACT-EU et l’établissement d’un coût unitaire.

(37) Règlement (UE) 2021/1057 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 instituant le Fonds social européen plus (FSE+) et abrogeant le règlement (UE) no 1296/2013 (JO L 231 du 30.6.2021, p. 21).

(38) Règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (JO L 231 du 30.6.2021, p. 60).

(39) Règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (JO L 57 du 18.2.2021, p. 17).

(40) Règlement (UE) 2021/1056 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 établissant le Fonds pour une transition juste (JO L 231 du 30.6.2021, p. 1).

(41) Règlement (UE) 2021/523 du Parlement européen et du Conseil du 24 mars 2021 établissant le programme InvestEU et modifiant le règlement (UE) 2015/1017 (JO L 107 du 26.3.2021, p. 30).

(42) Règlement (UE) 2021/691 du Parlement européen et du Conseil du 28 avril 2021 relatif au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour les travailleurs licenciés (FEM) et abrogeant le règlement (UE) no 1309/2013 (JO L 153 du 3.5.2021, p. 48).

(33) Règlement (UE) 2020/2221 du Parlement européen et du Conseil du 23 décembre 2020 modifiant le règlement (UE) no 1303/2013 en ce qui concerne des ressources supplémentaires et des modalités d’application afin de fournir un soutien pour favoriser la réparation des dommages à la suite de la crise engendrée par la pandémie de COVID-19 et de ses conséquences sociales et pour préparer une reprise écologique, numérique et résiliente de l’économie (REACT-EU) (JO L 437 du 28.12.2020, p. 30).

(34) Règlement (UE) 2022/562 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 modifiant les règlements (UE) no 1303/2013 et (UE) no 223/2014 en ce qui concerne l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE) (JO L 109 du 8.4.2022, p. 1).

(35) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).

(36) Règlement (UE) 2022/613 du Parlement européen et du Conseil du 12 avril 2022 modifiant les règlements (UE) no 1303/2013 et (UE) no 223/2014 en ce qui concerne l’augmentation du préfinancement provenant des ressources REACT-EU et l’établissement d’un coût unitaire (JO L 115 du 13.4.2022, p. 38).

(37) Règlement (UE) 2021/1057 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 instituant le Fonds social européen plus (FSE+) et abrogeant le règlement (UE) no 1296/2013 (JO L 231 du 30.6.2021, p. 21).

(38) Règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (JO L 231 du 30.6.2021, p. 60).

(39) Règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (JO L 57 du 18.2.2021, p. 17).

(40) Règlement (UE) 2021/1056 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 établissant le Fonds pour une transition juste (JO L 231 du 30.6.2021, p. 1).

(41) Règlement (UE) 2021/523 du Parlement européen et du Conseil du 24 mars 2021 établissant le programme InvestEU et modifiant le règlement (UE) 2015/1017 (JO L 107 du 26.3.2021, p. 30).

(42) Règlement (UE) 2021/691 du Parlement européen et du Conseil du 28 avril 2021 relatif au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour les travailleurs licenciés (FEM) et abrogeant le règlement (UE) no 1309/2013 (JO L 153 du 3.5.2021, p. 48).

(1a) Non encore parue au Journal officiel de l’Union européenne.

(1 bis) Non encore parue au Journal officiel de l’Union européenne.

(1 bis) Proposition de la Commission du 28 septembre 2022 en vue d’une recommandation du Conseil relative à un revenu minimum adéquat pour garantir une inclusion active, https://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=en&catId=89&furtherNews=yes&newsId=10417.

(43) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil.

(43) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil (JO L 212 du 7.8.2001, p. 12).


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