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AccueilDroit européen52022AP0384
Avis institutionnel52022AP0384

Avis institutionnel — 52022AP0384

CELEX52022AP0384
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 10 novembre 2022

Texte intégral

5.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 161/30


P9_TA(2022)0384

Chapitres REPowerEU des plans pour la reprise et la résilience

Amendements du Parlement européen, adoptés le 10 novembre 2022, à la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2021/241 en ce qui concerne les chapitres REPowerEU des plans pour la reprise et la résilience et modifiant le règlement (UE) 2021/1060, le règlement (UE) 2021/2115, la directive 2003/87/CE et la décision (UE) 2015/1814 (COM(2022)0231 — C9-0183/2022 — 2022/0164(COD)) (1)

(Procédure législative ordinaire: première lecture)

[Amendement 1, sauf indication contraire]

(2023/C 161/11)

AMENDEMENTS DU PARLEMENT EUROPÉEN (*1)

à la proposition de la Commission

2022/0164(COD)

Proposition de

RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

modifiant le règlement (UE) 2021/241 en ce qui concerne les chapitres REPowerEU des plans pour la reprise et la résilience et modifiant le règlement (UE) 2021/1060, le règlement (UE) 2021/2115, la directive 2003/87/CE et la décision (UE) 2015/1814

LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 175, troisième alinéa, son article 177, premier alinéa, son article 192, paragraphe 1, son article 194, paragraphe 2, et son article 322, paragraphe 1,

vu la proposition de la Commission européenne,

après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,

vu l’avis du Comité économique et social européen (2),

vu l’avis du Comité des régions (3),

vu l’avis de la Cour des comptes,

statuant conformément à la procédure législative ordinaire,

considérant ce qui suit:

(1)

Depuis l’adoption du règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil établissant la facilité pour la reprise et la résilience (4), des événements géopolitiques sans précédent déclenchés par l’invasion militaire non provoquée et illégale de l’Ukraine par la Russie et leurs conséquences socio-économiques directes et indirectes ont considérablement affecté la société et l’économie de l’Union, sa population ainsi que sa cohésion économique, sociale et territoriale. En particulier, il est devenu plus clair que jamais que la sécurité et l’indépendance énergétiques de l’Union sont indispensables à une reprise réussie, durable et inclusive après la crise de la COVID-19, étant donné qu’il s’agit également d’un facteur de première importance pour la résilience de l’économie européenne.

(2)

En raison des liens directs entre une reprise durable, le renforcement de la résilience de l’Union et de la sécurité énergétique de l’Union, la réduction de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, en particulier de la Russie , et le rôle qu’elle joue en faveur d’une transition juste et inclusive, la facilité pour la reprise et la résilience est un instrument bien adapté pour contribuer à la réaction de l’Union face à ces nouveaux défis émergents , tout en garantissant le respect de la législation de l’Union (4 bis) et des engagements internationaux existants .

(3)

Par la déclaration de Versailles des 10 et 11 mars 2022, les chefs d’État et de gouvernement ont invité la Commission à proposer, pour la fin du mois de mai, un plan REPowerEU visant à éliminer progressivement la dépendance à l’égard des importations de combustibles fossiles russes et cet objectif a été réaffirmé dans les conclusions du Conseil européen des 24 et 25 mars 2022. Ce processus doit être mis en œuvre bien avant 2030 dans le respect du pacte vert pour l’Europe et des objectifs climatiques pour 2030 et 2050 inscrits dans la loi européenne sur le climat. Il convient dès lors de modifier le règlement (UE) 2021/241 afin de renforcer sa capacité à soutenir les réformes et les investissements visant à diversifier l’approvisionnement énergétique, notamment pour ce qui est des combustibles fossiles, ainsi qu’à rendre le système énergétique plus sûr, abordable, accessible et durable, en particulier grâce à l’adoption des énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et à une capacité accrue de stockage de l’énergie, et, partant, à renforcer l’autonomie stratégique de l’Union parallèlement à une économie ouverte. Il convient également de soutenir les réformes et les investissements visant à accroître l’efficacité énergétique et les économies d’énergie des États membres grâce à une meilleure cohérence avec la directive révisée sur les sources d’énergie renouvelables, la directive relative à l’efficacité énergétique, la directive sur la performance énergétique des bâtiments et le règlement sur l’écoconception pour des produits durables .

(3 bis)

En s’affranchissant progressivement de sa dépendance à l’égard des importations de combustibles fossiles russes, l’Union devrait parvenir à réduire sa dépendance énergétique globale. Dans le droit fil de la facilité pour la reprise et la résilience, les chapitres «REPowerEU» des plans pour la reprise et la résilience devraient contribuer à accroître et à renforcer l’autonomie stratégique de l’Union, sans accroître excessivement sa dépendance à l’égard des importations de matières premières en provenance de pays tiers.

(4)

Afin de maximiser la complémentarité, la cohérence et la cohésion des politiques et des mesures prises par l’Union et les États membres pour favoriser l’indépendance et la sécurité ainsi que la viabilité de l’approvisionnement énergétique de l’Union, il convient que ces réformes et investissements dans le domaine de l’énergie soient prévus au titre d’un «chapitre REPowerEU» spécifique des plans pour la reprise et la résilience.

(4 bis)

Afin de promouvoir les objectifs du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en matière de cohésion économique, sociale et territoriale, pour la préparation des chapitres «REPowerEU», les États membres devraient veiller à ce que les fonds soient répartis de manière appropriée entre les régions, compte tenus des besoins et des défis de chacune d’entre elles.

(4 ter)

Il convient d’accorder une attention particulière aux régions éloignées, périphériques et isolées ainsi qu’aux îles qui font déjà face à des contraintes supplémentaires.

(5)

Afin de maximiser la portée de la réaction de l’Union, il convient que tous les États membres présentant un plan pour la reprise et la résilience après l’entrée en vigueur du présent règlement soient tenus d’y inclure un chapitre REPowerEU. Il convient que cette exigence s’applique, en particulier, aux plans révisés soumis par les États membres à partir du 30 juin 2022 afin de tenir compte de la contribution financière maximale actualisée. Il y a lieu d’éviter toute charge administrative inutile.

(6)

Il convient que le chapitre REPowerEU prévoie de nouvelles réformes et de nouveaux investissements contribuant à la réalisation des objectifs REPowerEU et permettant de lutter contre les effets de la crise provoquée par l’agression militaire russe contre l’Ukraine . En outre, il convient que ce chapitre contienne schéma des autres mesures, financées par d’autres sources que la facilité pour la reprise et la résilience, contribuant aux objectifs liés à l’énergie énoncés au considérant 3. Il convient que ce schéma englobe les mesures dont la mise en œuvre doit avoir lieu entre le 1er février 2022 et le 31 décembre 2026, période au cours de laquelle les objectifs fixés par le présent règlement doivent être atteints. Il est impératif d’augmenter rapidement les investissements dans des mesures d’efficacité énergétique, telles que l’adoption de solutions durables et efficaces en matière de chauffage et de refroidissement, qui constituent un moyen durable et efficace de relever certains des défis les plus pressants en ce qui concerne l’approvisionnement énergétique et le coût de l’énergie. Au vu de l’incidence sociale de la persistance de prix de l’énergie élevés et instables, ainsi qu’en reconnaissance des principes du socle européen des droits sociaux, il convient d’accorder une attention particulière à la lutte contre la précarité énergétique, en soutenant les consommateurs vulnérables et en situation de précarité énergétique. En ce qui concerne les infrastructures de gaz naturel, les investissements et les réformes présentés dans les chapitres REPowerEU en vue de diversifier l’approvisionnement en recourant à des fournisseurs hors de Russie devraient être fondés sur les besoins actuellement recensés dans le cadre de l’évaluation menée et approuvée par le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport pour le gaz (REGRT pour le gaz), établi dans un esprit de solidarité en ce qui concerne la sécurité de l’approvisionnement, et tenir compte des mesures de préparation renforcées, y compris le stockage de l’énergie, prises pour s’adapter aux nouvelles menaces géopolitiques , ainsi qu’une contribution à long terme à la transition écologique en s’adaptant à l’utilisation de l’hydrogène . Le chapitre devrait comporter une proportion significative de mesures ayant une dimension ou des effets transfrontières ou multinationaux, contribuant, entre autres, à la valeur ajoutée européenne. Enfin, il convient que les chapitres REPowerEU fournissent une explication et une quantification des effets de la combinaison des réformes et des investissements financés par la facilité pour la reprise et la résilience ainsi que des autres mesures financées par d’autres sources que la facilité pour la reprise et la résilience.

(6 bis)

Une transition efficace vers une énergie verte et une réduction rapide de la dépendance énergétique devraient tenir compte des difficultés émergentes auxquelles sont confrontés les ménages et les micro, petites et moyennes entreprises, en particulier les plus vulnérables. Ces difficultés sont liées à la précarité énergétique, c’est-à-dire à l’incapacité à satisfaire, en raison de leur caractère inabordable, des besoins fondamentaux en matière d’approvisionnement en énergie et le manque d’accès aux services énergétiques essentiels permettant de garantir des niveaux fondamentaux de confort et de santé, un niveau décent de vie et de santé, notamment des systèmes adéquats de chauffage, d’eau chaude, de refroidissement, d’éclairage et d’alimentation des appareils en énergie, compte tenu du contexte national pertinent, de la politique sociale existante et d’autres politiques pertinentes, et ce en raison de dépenses énergétiques élevées et de la faible efficacité énergétique des habitations et des bâtiments.

(6 ter)

En outre, le contexte géopolitique actuel requiert que l’Union agisse afin de préserver sa sécurité énergétique, c’est-à-dire la disponibilité continue et ininterrompue de l’énergie, la sécurité de l’approvisionnement et la sécurité technique qui peuvent être obtenues en augmentant l’efficacité et l’interopérabilité des réseaux de transport et de distribution, en assurant la flexibilité du réseau, en évitant les congestions, en assurant la résilience des chaînes d’approvisionnement, la cybersécurité ainsi que la protection et l’adaptation au climat de toutes les infrastructures, et en particulier des infrastructures critiques, tout en réduisant les dépendances énergétiques stratégiques.

(7)

Il convient qu’un critère d’évaluation approprié soit ajouté pour permettre à la Commission d’évaluer les réformes et investissements prévus dans le chapitre REPowerEU et de veiller à ce que ces réformes et investissements soient adaptés à la réalisation des objectifs spécifiques liés à REPowerEU. Pour que le plan pour la reprise et la résilience concerné puisse recevoir une évaluation positive de la part de la Commission, il convient d’exiger qu’une note A soit attribuée au titre de ce nouveau critère d’évaluation.

(7 bis)

La transition efficace vers une énergie verte et une réduction rapide de la dépendance énergétique ne laissant personne de côté appellent des mesures visant à stimuler l’efficacité énergétique et les économies d’énergie dans les bâtiments ainsi qu’à décarboner les industries plus rapidement. Pour accélérer la transition écologique de l’Europe, la part des énergies durables et renouvelables dans le bouquet énergétique doit augmenter et des mesures doivent être prises pour remédier aux goulets d’étranglement dans les infrastructures ainsi qu’aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences. Il convient d’exploiter le potentiel des compétences et des technologies numériques au service de la transition écologique.

(8)

Les investissements dans les infrastructures et les technologies ne sont pas à eux seuls suffisants pour réduire la dépendance à l’égard des combustibles fossiles. Des ressources devraient être consacrées à la reconversion et au perfectionnement professionnels des travailleurs, afin de les doter de davantage de compétences vertes. Cela est conforme à l’objectif du Fonds social européen plus, qui vise à aider les États membres à se doter d’une main-d’œuvre qualifiée et résiliente préparée au monde du travail futur. Compte tenu de ce qui précède, les ressources demandées au titre de l’enveloppe du Fonds social européen plus pour soutenir les objectifs de REPowerEU devraient contribuer à soutenir les mesures de reconversion et de perfectionnement professionnels de la main-d’œuvre. La Commission évaluera si les mesures incluses dans les chapitres REPowerEU contribuent de manière significative à soutenir une requalification des travailleurs afin de les doter de compétences vertes.

(9)

Il convient que l’application de ce régime soit sans préjudice de toutes les autres exigences légales prévues par le règlement (UE) 2021/241, à moins que le présent règlement n’en dispose autrement.

(9 bis)

Les mesures figurant dans les chapitres REPowerEU ne devraient pas compromettre les niveaux d’ambition écologique et numérique globaux des décisions d’exécution du Conseil déjà adoptées visant à approuver les plans pour la reprise et la résilience.

(10)

Il y a lieu que le plan pour la reprise et la résilience, y compris le chapitre REPowerEU, contribue à relever efficacement l’ensemble ou une partie non négligeable des défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes, y compris les recommandations par pays à adopter dans le cadre du cycle du Semestre 2022, qui portent notamment sur les défis énergétiques auxquels les États membres sont confrontés.

(11)

Une transition efficace vers une énergie verte et une réduction de la dépendance énergétique impliquent des investissements numériques importants. À la lumière du règlement (UE) 2021/241, il convient que les États membres expliquent comment les mesures prévues dans le plan pour la reprise et la résilience, y compris celles figurant dans le chapitre REPowerEU, sont susceptibles de contribuer à la transition numérique ou de résoudre les difficultés entraînées par cette dernière, et si elles représentent un montant contribuant à l’objectif en faveur du numérique sur la base de la méthode d’étiquetage numérique. Cependant, compte tenu de l’urgence et de l’importance sans précédent des défis énergétiques auxquels l’Union est confrontée, il y a lieu que les réformes et les investissements inclus dans le chapitre REPowerEU ne soient pas pris en compte lors du calcul de la dotation totale du plan aux fins de l’application de l’exigence relative à l’objectif en faveur du numérique fixé par le règlement (UE) 2021/241. Quoi qu’il en soit, les États membres devraient s’efforcer d’y inclure le maximum de mesures contribuant à la réalisation de l’objectif numérique en se fondant sur la méthode d’étiquetage numérique.

(11 bis)

La durée excessive des procédures administratives est l’un des principaux obstacles au déploiement de projets dans le domaine des énergies renouvelables conformément aux objectifs fixés pour les investissements dans les énergies renouvelables. Ces obstacles comprennent la complexité des règles applicables pour la sélection des sites et les autorisations administratives des projets, la complexité et la durée de l’évaluation des incidences des projets sur l’environnement, ou le manque de personnel suffisant des autorités chargées de l’octroi des permis. Il est nécessaire de raccourcir et de simplifier davantage les procédures administratives d’octroi des permis, y compris par des délais plus courts et plus clairs pour les décisions relevant des autorités compétentes, pour faire en sorte que l’Union atteigne ses objectifs en matière d’énergie et de climat. Afin d’accélérer les procédures d’octroi des permis, la Commission devrait aider les États membres à recenser les domaines particulièrement appropriés pour le déploiement de projets dans le domaine des énergies renouvelables, tout en appliquant pleinement l’acquis environnemental pertinent, pour lesquels les délais peuvent être plus courts.

(12)

Conformément à l’article 18, paragraphe 4, point q), du règlement (UE) 2021/241, il convient que les États membres fournissent également un rapport détaillé du processus de consultation obligatoire et adéquat des collectivités locales et régionales , des partenaires sociaux ainsi que des ONG et d’autres parties prenantes concernées par la réalisation des objectifs REPowerEU , provenant notamment, le cas échéant, du secteur agricole, pour les réformes et les investissements inclus dans le chapitre REPowerEU. Il y a lieu que ces synthèses définissent le calendrier et les étapes de ces consultations, mentionnent les parties prenantes consultées, expliquent les résultats desdites consultations et indiquent la manière dont les contributions reçues ont été prises en compte dans les chapitres REPowerEU , précisent les consultations n’ayant pas été prises en considération, ainsi que la raison se cachant derrière ce choix, et exposent la manière dont les collectivités locales et régionales et les autres parties prenantes concernées prendront part à la mise en œuvre du chapitre REPowerEU ainsi qu’au suivi de ce dernier . Sous réserve des cadres juridiques nationaux, les États membres sont invités à associer les parlements nationaux aux discussions relatives à la modification des plans. Les normes de l’Union en matière de participation du public, et en particulier le code de conduite sur le partenariat, pourraient servir d’inspiration aux autorités nationales lors de la conduite du processus de consultation.

(13)

L’application du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» est essentielle pour veiller à ce que les investissements et les réformes entrepris dans le cadre de la reprise après la pandémie soient mis en œuvre de manière durable. Il convient qu’il continue à s’appliquer aux réformes et aux investissements soutenus par la facilité, avec une dérogation ciblée et étroite liée aux réformes et aux investissements qui doivent être opérationnels au plus tard le 31 décembre 2024 afin de préserver les préoccupations immédiates de l’UE en matière de sécurité énergétique , pour autant qu’un ensemble de conditions cumulatives s’appliquent . Le montant total des ressources affectées aux réformes et aux investissements bénéficiant de cette dérogation devrait être limité à un montant maximal qui doit être établi par la Commission à la suite d’une évaluation globale fondée sur les besoins immédiats en matière d’infrastructures. Cette évaluation devrait mettre à jour les estimations de la Commission de mai 2022 selon lesquelles, pour importer suffisamment de GNL et de gaz par gazoduc en provenance d’autres fournisseurs, des investissements estimés à 10 milliards d’EUR seront nécessaires d’ici à 2030 pour assurer un niveau suffisant d’infrastructures gazières, y compris des terminaux d’importation de GNL, des gazoducs, visant à connecter les terminaux d’importation de GNL sous-utilisés et le réseau de l’Union, ainsi que des capacités de flux inversé.

(13 bis)

Les chapitres REPowerEU devraient être cohérents avec les plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat de l’État membre donné ainsi qu’avec les objectifs climatiques de l’Union énoncés dans le règlement (UE) 2021/1119.

(13 ter)

Le chapitre REPowerEU devrait comprendre des mesures ayant une dimension ou un effet transfrontières ou plurinationaux. La Commission et les États membres devraient coopérer étroitement et maintenir cette coopération tout au long du processus. Il convient par ailleurs d’encourager les États membres à coopérer entre eux le plus tôt possible en vue d’élaborer des mesures ayant une dimension ou un effet transfrontières ou plurinationaux à inclure dans les chapitres REPowerEU.

(14)

Il convient de continuer à inciter les États membres à demander des prêts, en clarifiant la procédure d’allocation des prêts. Conformément au règlement (UE) 2021/241, les États membres peuvent demander des prêts jusqu’au 31 août 2023 , sous réserve d’avoir informé la Commission de leur intention de demander un tel soutien sous forme de prêt . Il convient que l’intention de présenter une demande de prêt soit communiquée à la Commission 30 jours après l’entrée en vigueur du présent règlement, afin que la redistribution des fonds restants puisse être effectuée de manière ordonnée et que les États membres puissent demander un tel soutien . Lorsqu’ils expriment leur intention de demander un soutien sous forme de prêt et qu’ils présentent une telle demande de prêt, les États membres devraient agir de bonne foi et, dans la mesure du possible, demander effectivement ce soutien, de manière à garantir la prévisibilité et l’efficacité de la redistribution. La Commission devrait informer simultanément, dans les mêmes conditions et dans les meilleurs délais, le Parlement européen et le Conseil du statut des demandes de prêt ainsi que de la répartition proposée des soutiens sous forme de prêt.

(14 bis)

Les États membres sont encouragés à soumettre les chapitres REPowerEU dès que possible et de préférence dans un délai de deux mois à compter de l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif afin de favoriser les synergies entre les chapitres REPowerEU des plans nationaux pour la reprise et la résilience. Afin d’assurer une mise en œuvre rapide, la Commission et le Conseil devraient conclure l’évaluation et l’approbation des plans révisés pour la reprise et la résilience en y incluant les chapitres REPowerEU, et ce dès que possible, idéalement dans un délai d’un mois après l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif. De même, la Commission et les États membres sont vivement encouragés à conclure des accords opérationnels au plus tard un mois après l’adoption de la décision d’exécution du Conseil. À cet effet, la Commission et les États membres sont encouragés à s’appuyer sur l’expérience acquise lors des négociations antérieures des accords opérationnels déjà conclus.

(15)

En outre, afin d’encourager un niveau élevé d’ambition en ce qui concerne les réformes et les investissements à inclure dans le chapitre REPowerEU, il convient de prévoir de nouvelles sources de financement spécifiques.

(15 bis)

La Commission a adopté une proposition de règlement du Conseil sur une intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie, laquelle comprend une contribution de solidarité pour le secteur des combustibles fossiles applicable dans tous les États membres. Une partie des recettes générées par cette nouvelle contribution pourrait être mise à disposition sous la forme de recettes affectées externes au profit des chapitres REPowerEU en proportion de ce qu’il convient pour atteindre les objectifs REPowerEU.

(16)

▌La situation économique et géopolitique actuelle exige que l’Union mobilise les ressources disponibles pour diversifier rapidement l’approvisionnement énergétique de l’Union et réduire sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles avant 2030. Dans ce contexte, il convient de modifier la directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil (5) de manière à ce que la mise aux enchères des quotas prélevés sur le plafond soit utilisée de manière anticipée pour les réformes et les investissements qui contribuent aux objectifs REPowerEU, dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience. Conformément aux objectifs de la directive 2003/87/CE, ces recettes ne devraient pas financer des investissements dans des infrastructures ou des installations de combustibles fossiles.

(16 bis)

Le taux d’admission actuel de quotas à la réserve de stabilité du marché est nécessaire afin d’éviter une augmentation substantielle à long terme de l’excédent de quotas dans le cadre de l’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre au sein de l’Union. Il convient par conséquent de modifier la décision (UE) 2015/1814 du Parlement européen et du Conseil (6 bis) et la directive 2003/87/CE afin de prolonger le doublement à 24 % du taux d’admission de la réserve de stabilité du marché jusqu’en 2030 et de réduire le plafond et le seuil tampon proportionnellement à la réduction de la quantité de quotas pour l’ensemble de l’Union à partir de 2025.

(16 ter)

La Commission devrait identifier des sources supplémentaires pour compléter le financement des chapitres REPowerEU, notamment en offrant une certaine souplesse concernant les fonds non dépensés.

(16 quater)

Concernant l’attribution aux chapitres REPowerEU des contributions financières maximales découlant des nouvelles recettes, dans la méthode figurant aux [annexes I/II/II] devrait être actualisée pour tenir compte de l’évolution de la situation géopolitique. Parmi ces indicateurs pourraient notamment figurer: le taux de dépendance énergétique, en particulier à l’égard de pays tiers comme la Russie; l’augmentation des coûts liés à l’énergie répercutée sur le prix des biens et services essentiels et donc supportée par les ménages; la part de combustibles fossiles dans la consommation intérieure brute d’énergie.

(17)

Dans l’objectif d’offrir aux États membres et aux régions la souplesse leur permettant d’affronter les nouvelles difficultés, il convient de modifier le règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil (6) pour y inclure, en plus de la possibilité de transfert existante, qui peut aller jusqu’à 5 % sous réserve que cette possibilité ait été complètement exploitée, la possibilité de transférer jusqu’à 7,5 % des ressources des programmes en gestion partagée en vue de la réalisation des objectifs REPowerEU, tels que définis dans le règlement (UE) 2021/241, en soutenant les mesures visées à son article 21 quater, paragraphe 1, point b, à l’exclusion de l’hydrogène non fossile, son article 21 quater, paragraphe 1, point c, à l’exclusion des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et son article 21 quater, paragraphe 1, point d, tout en simplifiant les exigences procédurales liées à la mise en œuvre des programmes. Une telle possibilité est justifiée par la nécessité de couvrir les objectifs de REPowerEU, en offrant aux États membres et aux régions une plus grande souplesse, ce qui est essentiel pour répondre à ces besoins urgents et devrait être justifiée par un besoin financier plus élevé lié aux investissements supplémentaires inclus dans le chapitre REPowerEU du règlement (UE) 2021/241 .

(17 bis)

Le SEQE de l’UE a été mis en place en vue de créer un système efficace, prévisible et axé sur le marché visant à réduire les émissions et à gérer les crises climatiques. Si la modification de la directive 2003/87/CE se justifie par la situation actuelle, qui est exceptionnelle, il reste important de ne pas miner la confiance dans le marché du SEQE de l’UE par des interventions à court terme. Cette modification doit donc être considérée comme une mesure ponctuelle, qui ne se renouvellera pas.

(17 ter)

Afin d’offrir aux États membres plus de souplesse pour la réaffectation des ressources en vue d’apporter des réponses sur mesure à la crise énergétique, la Commission devrait envisager la possibilité d’autoriser des transferts financiers au titre de l’objectif «Investissement pour la croissance et l’emploi» entre le FEDER, le FSE et le Fonds de cohésion pour les deux périodes de programmation.

▌

(19)

Les versements au titre de REPowerEU sont effectués conformément aux règles de la facilité pour la reprise et la résilience jusqu’à la fin de 2026. Les paiements relatifs aux ressources demandées au titre de l’article 26 bis du règlement (UE) 2021/1060 doivent être effectués conformément aux dispositions du règlement (UE) 2021/1060 et des règlements propres à chacun des fonds, et sont subordonnés à la disponibilité des fonds approuvés dans le budget annuel de l’UE.

(20)

▌Une demande de financement spécifique pour les mesures REPowerEU, y compris les dotations anticipées provenant de la mise aux enchères de quotas du SEQE conformément à l’article 26 bis du règlement (UE) 2021/1060, devrait être justifiée par des besoins financiers plus importants liés aux réformes et investissements supplémentaires prévus dans le chapitre REPowerEU.

(20 bis)

Afin de garantir qu’une aide financière puisse être débloquée immédiatement pour répondre à la crise énergétique actuelle, un État membre pourra demander, en même temps qu’il soumettra le chapitre REPowerEU de son plan pour la reprise et la résilience révisé, un montant pouvant s’élever jusqu’à 20 % du financement additionnel nécessaire pour financer son chapitre REPowerEU pouvant être versé sous la forme d’un préfinancement dans un délai de deux mois après l’adoption par la Commission des engagements juridiques, dans la mesure du possible et en fonction de la disponibilité des fonds.

(21)

Il convient que la Commission assure le suivi de la mise en œuvre des réformes et des investissements décrits dans le chapitre REPowerEU et de leur contribution à la réalisation des objectifs REPowerEU, tels qu’établis dans le règlement (UE) 2021/241.

(22)

Les événements géopolitiques récents ont considérablement pesé sur les prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matériaux de construction, ont également provoqué des pénuries dans les chaînes d’approvisionnement mondiales , accéléré l’inflation et fait apparaître de nouveaux défis, notamment le risque de pauvreté énergétique et l’augmentation du coût de la vie . Ces évolutions peuvent avoir une incidence directe sur la capacité à mettre en œuvre des mesures incluses dans les plans pour la reprise et la résilience. Dans la mesure où les États membres peuvent démontrer que lesdites évolutions ne permettent plus d’atteindre un jalon ou une cible spécifique, en tout ou en partie, de telles situations peuvent être invoquées en tant que circonstances objectives au titre de l’article 21. En outre, dans la mesure où les États membres peuvent démontrer que l’atteinte d’un jalon ou d’une cible spécifique est incompatible avec la réalisation des objectifs de la facilité, y compris des objectifs REPowerEU, de telles situations peuvent également être invoquées en tant que circonstances objectives au titre de l’article 21. Par ailleurs, aucune demande de modification ne saurait compromettre la mise en œuvre globale des plans pour la reprise et la résilience. Les États membres devraient également veiller à ce que les propositions de modification de leurs plans pour la reprise et la résilience répondent aux défis découlant des événements géopolitiques récents,

ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:

Article premier

Le règlement (UE) 2021/241 est modifié comme suit:

1)

À l’article 4, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«1. Conformément aux six piliers visés à l’article 3 du présent règlement, à la cohérence et aux synergies qu’ils produisent, et dans le cadre de la crise liée à la COVID-19, l’objectif général de la facilité est de promouvoir la cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union par l’amélioration de la résilience, de la préparation aux crises et de la capacité d’ajustement des États membres ainsi que de leur potentiel de croissance, par l’atténuation des conséquences sociales et économiques de cette crise, en particulier pour les femmes, par la contribution à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, par le soutien à la transition verte et par la participation à la réalisation des objectifs climatiques de l’Union à l’horizon 2030 énoncés à l’article 2, point 11), du règlement (UE) 2018/1999, par le respect de l’objectif de neutralité climatique de l’Union à l’horizon 2050 et de transition numérique, en augmentant la résilience , la sécurité et la durabilité du système énergétique de l’Union par une diminution substantielle de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, en renforçant l’utilisation d’énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la capacité de stockage de l’énergie et en diversifiant les approvisionnements énergétiques au niveau de l’Union (objectifs REPowerEU), en contribuant ainsi à la convergence économique et sociale ascendante, au rétablissement et à la promotion de la croissance durable et de l’intégration des économies de l’Union, au soutien à la création d’emplois de grande qualité, et en contribuant à l’autonomie stratégique de l’Union parallèlement à une économie ouverte et génératrice d’une valeur ajoutée européenne.»

1 bis)

L’article suivant est inséré:

«Article 13 bis

Préfinancement de REPowerEU

Un plan pour la reprise et la résilience qui contient un chapitre REPowerEU peut être accompagné d’une demande de préfinancement. Sous réserve de l’adoption par le Conseil de la décision d’exécution visée à l’article 20, paragraphe 1, et à l’article 21, paragraphe 2, d’ici au 31 décembre 2023, la Commission effectue un versement de préfinancement d’un montant maximal de 20 % du financement supplémentaire demandé pour financer son chapitre REPowerEU, au titre des articles 12, et 21 bis.»

2)

L’article 14 est modifié comme suit:

-a)

le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant:

«Un État membre peut demander un soutien sous forme de prêt au moment où il présente son plan pour la reprise et la résilience visé à l’article 18, ou jusqu’au 31 août 2023, sous réserve d’avoir informé la Commission, dans les 30 jours suivant [l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], de son intention de demander un tel soutien sous forme de prêt. Dans ce dernier cas, la demande est accompagnée d’un plan pour la reprise et la résilience révisé, comprenant des jalons et cibles supplémentaires. La Commission peut accorder un prêt à un État membre qui n’a pas exprimé, dans un délai de 30 jours à compter du [date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], son intention de solliciter un tel soutien, sous réserve de la disponibilité de ressources restantes après l’approbation des demandes de soutien sous forme de prêt exprimées par les États membres dans un délai de 30 jours à compter du [date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif].»;

a)

au paragraphe 3, le point suivant est inséré après le point b):

«b bis)

le cas échéant, les réformes et les investissements conformément à l’article 21 quater, paragraphe 1;»;

b)

le paragraphe 4 est remplacé par le texte suivant:

«4. Le soutien sous forme de prêt accordé au plan pour la reprise et la résilience de l’État membre concerné ne dépasse pas la différence entre les coûts totaux du plan pour la reprise et la résilience, révisé le cas échéant, et la contribution financière maximale visée à l’article 11, y compris, le cas échéant, les recettes visées à l’article 21 bis et, le cas échéant, les ressources provenant de programmes en gestion partagée visant à soutenir les objectifs REPowerEU visés à l’article 21 ter.»

;

c)

le paragraphe 6 est remplacé par le texte suivant:

«6. Par dérogation au paragraphe 5, sous réserve de la disponibilité des ressources, dans des circonstances exceptionnelles, le montant du soutien sous forme de prêt peut être augmenté, compte tenu des besoins de l’État membre demandeur, ainsi que des demandes de soutien sous forme de prêt déjà présentées ou prévues par d’autres États membres, tout en appliquant les principes d’égalité de traitement, de solidarité, de proportionnalité et de transparence. Afin de faciliter l’application desdits principes, les États membres communiquent à la Commission, dans les 30 jours suivant [l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], s’ils ont l’intention de demander un soutien sous forme de prêt. Lorsqu’un État membre exprime son intention de demander un soutien sous forme de prêt, la Commission en informe de la même façon le Parlement européen et le Conseil, simultanément et dans les meilleurs délais. Dans un délai de 60 jours à partir du [date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], la Commission informe, de la même façon, simultanément et dans les meilleurs délais, le Parlement européen et le Conseil de la proposition d’allocation des soutiens sous forme de prêts aux États membres qui en ont fait la demande.»

2 bis)

À l’article 17, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant:

«2. Les mesures qui ont débuté le 1er février 2020 sont éligibles à condition de respecter les exigences énoncées dans le présent règlement, à l’exception de celles qui figurent dans les chapitres REPowerEU, qui ne peuvent débuter que le 1er février 2022 .»

2 ter)

À l’article 18, paragraphe 4, le point h) est remplacé par le texte suivant:

«h)

une indication permettant de savoir si les mesures prévues dans le plan pour la reprise et la résilience comportent des projets transfrontières ou plurinationaux. Concernant les chapitres REPowerEU, la confirmation qu’au moins 35 % des subventions et au moins 35 % des prêts à utiliser au titre du chapitre REPowerEU sont alloués à des mesures qui ont une dimension ou un effet transfrontière ou plurinational, même si celles-ci sont mises en œuvre par un seul État membre, et que ces mesures contribuent à la réalisation des objectifs énoncés à l’article 21 quater, paragraphe 1, sauf l’État membre obtient une dérogation en vertu de l’article 21 quater, paragraphe 1 bis;»

2 quater)

À l’article 18, paragraphe 4, le point d bis) est ajouté:

«d bis)

une explication selon laquelle les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a), remplissent les conditions énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 4, et paragraphe 4 bis;»

3)

À l’article 18, paragraphe 4, point q), la phrase suivante est insérée:

«q)

en vue de la préparation et, le cas échéant, de la mise en œuvre des plans pour la reprise et la résilience, un rapport détaillé du processus de consultation, qui doit être rendu obligatoire, adéquat et mené conformément au cadre juridique national, des autorités locales et régionales, des partenaires sociaux, des organisations de la société civile, des organisations de la jeunesse et d’autres parties prenantes concernées, ainsi que de la manière dont les contributions des parties prenantes sont prises en compte dans le plan pour la reprise et la résilience; le rapport détaillé du processus de consultation définit notamment le calendrier et les étapes des consultations menées avec les autorités locales et régionales, les partenaires sociaux, les ONG et toutes les autres parties prenantes concernées par les objectifs REPowerEU, ainsi que les résultats qui ont été atteints mentionne les parties prenantes consultées, explique les résultats de ces consultations à propos des réformes et des investissements inclus dans le chapitre REPowerEU, indique la manière dont les contributions reçues ont été prises en compte dans le chapitre REPowerEU, précise les consultations n’ayant pas été prises en considération ainsi que la raison se cachant derrière ce choix, et expose la manière dont les autorités locales et régionales et les autres parties prenantes concernées prendront part à la mise en œuvre du chapitre REPowerEU et au suivi de cette dernière ;»

4)

À l’article 19, paragraphe 3, les points suivants sont insérés:

«-d bis)

pour les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a), qui remplissent les conditions cumulatives énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 4:

—

la mesure est nécessaire pour répondre aux besoins immédiats en matière de sécurité d’approvisionnement visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a);

—

il n’existe pas d’autres technologies propres pouvant convenir du point de vue des coûts ou du calendrier de mise en œuvre pour atteindre les objectifs REPowerEU visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a);

—

le préjudice potentiel pouvant être causé aux objectifs environnementaux de l’Union au sens de l’article 17 du règlement (UE) 2020/852 est limité au strict minimum.

—

le préjudice potentiel pour les objectifs environnementaux de l’Union est atténué par des mesures d’accompagnement ou d’autres mesures contribuant aux objectifs REPowerEU, et l’intégrité des objectifs climatiques de l’Union pour 2030 et 2050 n’est pas compromise;

—

la mesure doit être mise en œuvre le 31 décembre 2024 au plus tard;»

«d bis)

les réformes et les investissements visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, contribuent efficacement à la sécurité énergétique , à la diversification de l’approvisionnement énergétique de l’Union, à l’augmentation des capacités de stockage de l’énergie ou à la réduction substantielle de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles avant 2030, à la réalisation des objectifs spécifiques de l’Union pour 2030, y compris l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, et à la réalisation de l’objectif de neutralité climatique de l’Union ;»;

«f bis)

au moins 35 % des subventions et au moins 35 % des prêts à utiliser au titre du chapitre REPowerEU sont alloués à des mesures qui ont une dimension ou un effet transfrontalier ou plurinational, même si celles-ci sont mises en œuvre par un seul État membre, et contribuent à la réalisation des objectifs énoncés à l’article 21 quater, paragraphe 1, sauf si une dérogation est accordée à l’État membre en vertu de l’article 21 quater, paragraphe 1 bis;»

«k bis)

le processus de consultation tel que visé à l’article 18, paragraphe 4, point q), lié aux mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, est approprié, et si la contribution pertinente des parties prenantes concernées est convenablement prise en considération dans le contenu du chapitre REPowerEU, ainsi que si le rapport détaillé du processus de consultation définit le calendrier et les étapes des consultations, mentionne les parties prenantes consultées, explique les résultats desdites consultations, indique la manière dont les contributions reçues ont été prises en considération dans le chapitre REPowerEU, précise les consultations n’ayant pas été prises en considération ainsi que la raison se cachant derrière ce choix, et expose la manière dont les parties prenantes concernées prendront part à la mise en œuvre du chapitre REPowerEU et au suivi de cette mise en œuvre;»

4 bis)

À l’article 21, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«1. Lorsque le plan pour la reprise et la résilience, y compris les jalons et cibles pertinents, ne peut plus être respecté en partie ou en totalité par l’État membre concerné en raison de circonstances objectives , y compris de la crise provoquée par l’agression militaire russe contre l’Ukraine, ou lorsque de nouvelles mesures sont nécessaires pour faire face aux répercussions de cette crise , l’État membre concerné peut adresser une demande motivée à la Commission l’invitant à présenter une proposition visant à modifier ou remplacer les décisions d’exécution du Conseil visées à l’article 20, paragraphes 1 et 3. À cet effet, l’État membre peut proposer un plan modifié ou un nouveau plan pour la reprise et la résilience. Les États membres peuvent demander un appui technique pour la préparation d’une telle proposition au titre de l’instrument d’appui technique.»

4 ter)

À l’article 21, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant:

«2. Lorsque la Commission considère que les motifs invoqués par l’État membre concerné justifient une modification du plan pour la reprise et la résilience concerné, elle évalue le plan modifié ou le nouveau plan pour la reprise et la résilience conformément à l’article 19 et présente une proposition de nouvelle décision d’exécution du Conseil conformément à l’article 20, paragraphe 1, dans un délai d’un mois à compter de la présentation officielle de la demande. L’État membre concerné et la Commission peuvent convenir de prolonger ce délai, si nécessaire, pour une période raisonnable. Le Conseil adopte la nouvelle décision d’exécution, en principe, dans un délai de quatre semaines à compter de l’adoption de la proposition de la Commission.»

5)

À l’article 23, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«Une fois que le Conseil a adopté une décision d’exécution visée à l’article 20, paragraphe 1, la Commission conclut un accord avec l’État membre concerné qui constitue un engagement juridique individuel au sens du règlement financier. Pour chaque État membre, l’engagement juridique n’excède pas la totalité de la contribution financière visée à l’article 11, paragraphe 1, point a), pour 2021 et 2022, ni la contribution financière actualisée visée à l’article 11, paragraphe 2, pour 2023 , ni le montant calculé au titre de l’article 21 bis, paragraphe 2 .»

6)

Le chapitre suivant est inséré après le chapitre III:

«CHAPITRE III bis

REPowerEU

Article 21 bis

Utilisation des recettes générées par le système d’échange de quotas d’émission de l’Union (SEQE de l’UE)

1. Un montant de 20 000 000 000 EUR en prix courants est disponible, conformément à l’article 10 sexies, paragraphe 4, de la directive 2003/87/CE, pour la mise en œuvre au titre du présent règlement afin d’accroître la résilience , la sécurité et la durabilité du système énergétique de l’Union par une diminution sensible de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles et la diversification des approvisionnements énergétiques , l’augmentation des capacités de stockage d’énergie au niveau de l’Union et la stimulation des investissements dans l’efficacité énergétique et la production d’énergie renouvelable, et de contribuer ainsi à assurer une énergie abordable dans l’Union . Ledit montant est mis à disposition sous la forme de recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 5, du règlement financier.

2. La part des ressources visées au paragraphe 1 disponible pour chaque État membre est calculée sur la base des indicateurs établis pour la contribution financière maximale, tels que définis dans la méthode figurant à l’annexe II pour 70 % du montant et dans la méthode établie à l’annexe III pour 30 % du montant.

3. Le montant visé au paragraphe 1 est affecté exclusivement aux mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1.

4. Les crédits d’engagement couvrant le montant visé au paragraphe 1 sont mis à disposition automatiquement à concurrence des montants respectifs visés audit paragraphe à compter du [date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif].

5. Chaque État membre peut soumettre à la Commission une demande d’allocation d’un montant ne dépassant pas sa part, en incluant dans son plan les réformes et les investissements décrits à l’article 21 quater, paragraphe 1, et en indiquant leurs coûts estimés.

6. La décision d’exécution du Conseil adoptée en vertu de l’article 20, paragraphe 1, sur proposition de la Commission fixe le montant des recettes visées à l’article 10 sexies, paragraphe 1, de la directive 2003/87/CE allouées à l’État membre à la suite de l’application du paragraphe 2, à verser par tranches, sous réserve des fonds disponibles, conformément à l’article 24 du présent règlement, une fois que l’État membre a atteint de manière satisfaisante les jalons et les cibles définies pour la mise en œuvre des mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1.

Article 21 ter

Ressources provenant de programmes en gestion partagée visant à soutenir les objectifs REPowerEU

1.

Dans les limites des ressources qui leur sont allouées dans le cadre de la gestion partagée, les États membres peuvent demander d’appuyer les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point b, du présent règlement, à l’exclusion de l’hydrogène non fossile, à l’article 21 quater, paragraphe 1, point c, du présent règlement, à l’exclusion des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et à l’article 21 quater, paragraphe 1, point d, du présent règlement , sous réserve du respect des conditions énoncées à l’article 26 bis du règlement (UE) 2021/1060. Ces ressources sont utilisées exclusivement au profit de l’État membre concerné.

a)

Les ressources peuvent être demandées au titre de l’article 26 bis du règlement (UE) 2021/1060 pour soutenir les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point b, du présent règlement, à l’exclusion de l’hydrogène non fossile, à l’article 21 quater, paragraphe 1, point c, du présent règlement, à l’exclusion des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et à l’article 21 quater, paragraphe 1, point d, du présent règlement, pour autant que l’État membre ait déjà demandé des transferts d’un Fonds donné jusqu’à concurrence du plafond de 5 % conformément à l’article 26, paragraphe 1, premier et deuxième alinéas.

▌

2.

Les ressources demandées au titre du paragraphe 1 sont mises en œuvre conformément aux dispositions du règlement (UE) 2021/1060 et du règlement spécifique au fonds en gestion partagée concerné. Les paiements y afférents sont effectués conformément à l’article 91 du règlement (UE) 2021/1060 , sous réserve des fonds disponibles.

3.

La Commission exécute ces ressources au titre de la gestion partagée , conformément à l’article 62, paragraphe 1, premier alinéa, point b) , du règlement financier.

Article 21 quater

Chapitre REPowerEU à intégrer dans les plans pour la reprise et la résilience

1. Le plan pour la reprise et la résilience présenté à la Commission après [l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif] comporte un chapitre REPowerEU. Les chapitres REPowerEU sont remis dès que possible après l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif. Le cas échéant, les mesures figurant dans le chapitre REPowerEU accordent la priorité requise aux besoins des personnes en situation de précarité énergétique ainsi qu’à la réduction des vulnérabilités au cours des prochaines saisons d’hiver. Le chapitre REPowerEU expose les grandes lignes des réformes et des investissements, à partir du 1er février 2022 , assortis de leurs jalons et cibles, d’une explication de la contribution à la lutte contre la précarité énergétique et à la réduction de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, en particulier en provenance de Russie, ainsi que de la quantification des économies d’énergie, autres que les mesures visées au paragraphe 2, point a), qui ont pour but de contribuer aux objectifs REPowerEU de la manière suivante:

a)

améliorer les infrastructures et les installations énergétiques afin de répondre aux besoins immédiats de sécurité d’approvisionnement en gaz, y compris en GNL, notamment pour permettre de diversifier l’approvisionnement dans l’intérêt de l’Union dans son ensemble et, dans le même temps, garantir que les infrastructures pertinentes sont prêtes pour l’hydrogène ,

b)

renforcer l’efficacité énergétique et les économies d’énergie des bâtiments , notamment au moyen de programmes d’investissement ciblant les ménages vulnérables, les PME et les microentreprises ,

b bis)

décarboner l’industrie , accroître la capacité de stockage de l’énergie , augmenter la production et l’utilisation de biométhane durable, d’énergie renouvelable, de carburants renouvelables d’origine non biologique et d’hydrogène renouvelable ou non fossile et accélérer les procédures d’autorisation pour les installations produisant des énergies renouvelables , y compris l’amélioration des infrastructures connexes de production d’électricité, entre autres, notamment en accélérant les procédures d’autorisation,

b ter)

lutter contre la précarité énergétique, en particulier au moyen de mesures en faveur des ménages vulnérables et à faibles revenus,

b quater)

encourager la réduction de la demande d’énergie, notamment en développant les solutions existantes en matière d’économies d’énergie,

b quinquies)

renforcer les sources d’énergie à faible émission de carbone au sein de l’Union,

c)

supprimer les goulets d’étranglement internes , au niveau des interconnecteurs et transfrontières en matière de transport d’énergie , y compris en ce qui concerne la connexion des réseaux à de nouvelles sources d’énergie renouvelables, et soutenir les transports à émissions nulles de manière juste et inclusive ainsi que leurs infrastructures, y compris les chemins de fer, et contribuer ainsi à proposer une énergie et des transports financièrement abordables dans l’Union,

d)

soutenir les objectifs visés aux points a), b) et c) par une requalification accélérée de la main-d’œuvre vers des compétences vertes et des compétences connexes liées au numériques et à la transition énergétique, y compris au regard de la mise en œuvre administrative de ces objectifs, ainsi que par un soutien aux chaînes de valeur dans les matériaux et technologies clés liés à la transition verte et à l’utilisation de matériaux et de produits de construction durables, afin de réduire la dépendance à l’égard des matières premières critiques primaires pertinentes pour la transition énergétique .

1 bis. Au moins 35 % des subventions et au moins 35 % des prêts, le cas échéant, à utiliser au titre du chapitre REPowerEU sont alloués à des mesures qui ont une dimension ou un effet transfrontalier ou plurinational, même si celles-ci sont mises en œuvre par un seul État membre, et contribuent à la réalisation des objectifs énoncés à l’article 21 quater, paragraphe 1. La Commission peut autoriser un État membre à déroger à cette exigence dans l’un des cas suivants:

a)

l’État membre peut démontrer que d’autres mesures figurant dans son chapitre REPowerEU permettraient de mieux atteindre les objectifs énoncés à l’article 21 quater, paragraphe 1, ou

b)

l’État membre peut démontrer qu’il n’existe pas suffisamment de projets réalistes ayant une dimension ou des effets transfrontaliers ou plurinationaux, ou

c)

l’État membre concerné est exempté de cette exigence minimale dans le cadre de l’évaluation supranationale des besoins en matière de sécurité énergétique visée à l’article 21 quater bis, ou

d)

l’État membre peut démontrer qu’aucune mesure ayant une dimension ou un effet transfrontière ou plurinational ne peut être menée à bien au cours de la durée de vie de la facilité.

2. Le chapitre REPowerEU contient également:

a)

Le cas échéant, une description détaillée des réformes et des investissements prévus dans les décisions d’exécution du Conseil déjà adoptées qui sont susceptibles de contribuer aux objectifs REPowerEU;

b)

une description des autres mesures , y compris des mesures complémentaires et des mesures d’accompagnement financées par l’État membre et l’Union, contribuant aux objectifs REPowerEU, accompagnée d’un calendrier et d’une dotation financière , à mettre en œuvre du 1er février 2022 au 31 décembre 2026, sans soutien financier au titre de la facilité;

c)

une évaluation détaillée de la cohérence de chacune des mesures visées au paragraphe 1 avec les autres mesures du plan, ainsi qu’une explication sur la manière dont la combinaison des mesures visées au paragraphe 1 et aux points a) et b) du présent paragraphe est cohérente, efficace et susceptible de contribuer aux objectifs REPowerEU, ainsi qu’une quantification des économies d’énergie;

c bis)

une explication qualitative de la manière dont les mesures figurant dans le chapitre REPowerEU sont susceptibles de contribuer à la transition écologique, y compris au regard de la biodiversité, ou de répondre aux enjeux qui en découlent; l’objectif climatique de 37 % fait l’objet d’un calcul distinct pour le chapitre REPowerEU et pour le reste du plan pour la reprise et la résilience.

3. Les coûts estimés des réformes et des investissements du chapitre REPowerEU visés au paragraphe 1 ne sont pas pris en compte pour le calcul de la dotation totale du plan au titre de l’article 18, paragraphe 4, point f), et de l’article 19, paragraphe 3, point f). Nonobstant cette disposition, la Commission encourage les États membres à proposer, dans les chapitres REPowerEU, des mesures qui facilitent, dans la mesure du possible, la réalisation au moins de l’objectif numérique de la facilité.

4. ▌Le principe consistant à “ne pas causer de préjudice important” au sens de l’article 17 du règlement (UE) 2020/852 ▌s’applique ▌aux réformes et investissements susceptibles de contribuer aux objectifs REPowerEU visés au paragraphe 1, point a), du présent article , sauf si les conditions cumulatives ci-dessous s’appliquent:

a)

la mesure est nécessaire pour répondre aux besoins immédiats en matière de sécurité d’approvisionnement visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a);

et

b)

il n’existe pas d’autre technologie propre adéquate du point de vue des coûts ou du calendrier de mise en œuvre pour atteindre les objectifs REPowerEU visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a);

et

c)

le préjudice potentiel pour les objectifs environnementaux de l’Union est atténué par des mesures d’accompagnement ou d’autres mesures contribuant aux objectifs REPowerEU, et l’intégrité des objectifs climatiques de l’Union pour 2030 et 2050 n’est pas compromise;

et

d)

la mesure doit être mise en œuvre au plus tard le 31 décembre 2024.

4 bis. Les mesures bénéficiant d’une dérogation au regard de l’exigence prévue à l’article 5, paragraphe 2, du règlement (UE) 2021/241, telles que détaillées au paragraphe 4 du présent article, sont évaluées au regard des considérations suivantes:

—

s’il existe d’autres technologies propres adéquates du point de vue des coûts ou du calendrier de mise en œuvre pour atteindre les objectifs REPowerEU visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a);

—

si le préjudice potentiellement causé aux objectifs environnementaux de l’Union au sens de l’article 17 du règlement (UE) 2020/852 est limité au strict minimum inévitable;

—

si le préjudice potentiel pour les objectifs environnementaux de l’Union est atténué par des mesures d’accompagnement ou d’autres mesures contribuant aux objectifs REPowerEU, et l’intégrité des objectifs climatiques de l’Union pour 2030 et 2050 n’est pas compromise;

—

si la mesure doit être mise en œuvre au plus tard le 31 décembre 2024.

4 ter. Le montant total des ressources affectées aux réformes et aux investissements visant à contribuer aux objectifs REPowerEU conformément à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a), du présent règlement est limité à un montant maximal de […] milliards d’euros, établi par la Commission à la suite d’une évaluation globale fondée sur les besoins immédiats en matière d’infrastructures. Le montant des recettes mises à disposition conformément à l’article 10 sexies, paragraphe 1, de la directive 2003/87/CE [recettes générées par le système d’échange de quotas d’émission de l’Union] ne contribue pas aux réformes et investissements visés aux à l’article 21 quater, paragraphe 1.

5. Les dispositions du présent règlement s’appliquent mutatis mutandis aux réformes et investissements du chapitre REPowerEU , à l’exception des investissements du chapitre REPowerEU financés par les ressources demandées au titre de l’article 26 bis du règlement (UE) 2021/1060, et les règles spécifiques aux fonds s’appliquent .

Article 21 quater bis

Évaluation supranationale des besoins en matière de sécurité énergétique

1. La Commission évalue les besoins relatifs à la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans l’ensemble de l’Union avant d’approuver tout plan pour la reprise et la résilience contenant un chapitre REPowerEU. Cette évaluation a pour but de donner une perspective supranationale sur les besoins de l’Union au regard de la sécurité énergétique, afin de favoriser l’utilisation la plus rationnelle possible des ressources pour réaliser les objectifs REPowerEU. À cette fin, la Commission élabore, au plus tard le … [trois mois après l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], un rapport qui recense et évalue les besoins les plus urgents en matière d’infrastructures et d’investissements pour garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans l’ensemble de l’Union, au regard notamment des projets principalement transfrontaliers ou plurinationaux.

2. Le rapport visé au paragraphe 1 porte au moins sur les aspects suivants:

a)

le risque d’interruption de l’approvisionnement énergétique dans chaque État membre, à court et à moyen terme; et

b)

les besoins les plus pertinents en matière d’infrastructures et d’investissements pour assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans l’ensemble de l’Union, y compris dans une perspective transfrontalière et plurinationale;

3. Les États membres contribuent à l’élaboration du rapport visé au paragraphe 1 en communiquant des informations sur leurs besoins et projets nationaux en matière de sécurité énergétique, comme le demande la Commission.

Article 21 quinquies

Suivi de la mise en œuvre des chapitres REPowerEU

1. La Commission assure le suivi de la mise en œuvre des mesures décrites dans le chapitre REPowerEU et de leur contribution à la réalisation des objectifs REPowerEU. À cette fin, au plus tard le … [deux mois après l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], la Commission modifie les actes délégués visés à l’article 29, paragraphe 4, point a), et à l’article 30, paragraphe 2, afin d’y inclure des indicateurs et informations supplémentaires en lien avec les objectifs du plan REPowerEU. Les indicateurs supplémentaires proposés se limitent aux objectifs énumérés à l’article 21 quater, paragraphe 1. La procédure prévue à l’article 33 s’applique à l’adoption et à l’entrée en vigueur des amendements aux actes délégués.

2. La Commission fournit des informations sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du chapitre REPowerEU dans une section spécifique du rapport annuel au Parlement européen et au Conseil, conformément à l’article 31 , au regard notamment des enseignements tirés de l’évaluation des données disponibles sur les bénéficiaires finaux et d’exemples de bonnes pratiques, ainsi qu’au moyen d’échanges d’informations réguliers et transparents dans le cadre du dialogue pour la reprise et la résilience .

2 bis. Au plus tard le … [deux ans à compter de l’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], la Commission transmet au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions un rapport d’évaluation indépendant sur la mise en œuvre des chapitres REPowerEU et leurs contributions à la réalisation des objectifs REPowerEU et des objectifs de la facilité.

2 ter. Chaque État membre met en place un portail public et facile à utiliser contenant des données en temps réel sur la mise en œuvre des mesures contenues dans les chapitres REPowerEU, y compris sur les bénéficiaires et les destinataires finaux.»

7)

L’annexe V est modifiée conformément à l’annexe I du présent règlement.

Article 2

Le règlement (UE) 2021/1060 est modifié comme suit:

1)

À l’article 11, paragraphe 1, le point suivant est ajouté:

«e)

le cas échéant, la répartition des ressources financières par catégorie de région, établie conformément à l’article 108, paragraphe 2, et les montants des dotations proposées pour une demande conformément à l’article 26 bis ou un transfert conformément à l’article 26 ou à l’article 111, ainsi qu’une justification;»

2)

À l’article 22, paragraphe 3, point g), le point suivant est ajouté:

«i)

un tableau précisant le montant de la dotation financière totale pour chacun des Fonds et, le cas échéant, pour chaque catégorie de région, pour l’ensemble de la période de programmation et par année, y compris tout montant demandé en application de l’article 26 bis ou transféré en application de l’article 26 ou de l’article 27;»

2 bis)

À l’article 24, le paragraphe suivant est ajouté:

«7 bis.

Pour les programmes soutenus par le FEDER, le Fonds de cohésion ou le FSE+, l’État membre ou l’autorité de gestion peut demander, jusqu’au 31 décembre 2025, qu’un montant maximal de 7,5 % du budget de la dotation nationale initiale soit alloué au financement de mesures en faveur des objectifs de REPowerEU visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) 2021/241, à l’exception de l’hydrogène non fossile, à l’article 21 quater, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) 2021/241, à l’exception des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et à l’article 21 quater, paragraphe 1, point d), du règlement (UE) 2021/241. Pour les programmes appuyés par le FEDER, le Fonds de cohésion ou le FSE+, ces contributions ne sont versées que dans le cadre du programme en question et nécessitent une décision de la Commission modifiant ce programme. Elles sont conformes à toutes les exigences réglementaires et sont approuvées au préalable par le comité de suivi. L’État membre ou l’autorité de gestion soumet à la Commission les tableaux financiers et le programme révisés.»

3)

À l’article 26, paragraphe 1, le texte suivant est inséré après la fin du premier alinéa:

«Lorsque l’accord de partenariat a été approuvé et qu’un ou plusieurs programmes n’ont pas encore été adoptés, un transfert vers la facilité pour la reprise et la résilience conformément au présent article peut être demandé en notifiant une révision des informations visées à l’article 11, paragraphe 1, points c), e) et h), conformément à l’article 69, paragraphe 9.»

4)

À l’article 26, paragraphe 1, le nouvel alinéa suivant est inséré:

▌

«3)

Lorsque l’accord de partenariat a été approuvé et que le transfert est demandé dans le cadre de la présentation d’un programme, l’incohérence qui en découle n’est pas prise en compte lors de l’évaluation du programme conformément à l’article 23, paragraphe 1.»

5)

L’article suivant est inséré:

«Article 26 bis

Contribution aux objectifs REPowerEU

1. Les États membres qui présentent à la Commission un plan pour la reprise et la résilience comportant un chapitre REPowerEU conformément au règlement (UE) 2021/241 peuvent demander ▌ qu’un montant maximal de 7,5 % de leur dotation nationale initiale de chaque fonds soit alloué à la poursuite des objectifs REPowerEU tels que définis dans le règlement (UE) 2021/241, en appuyant les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point b, dudit règlement, à l’exclusion de l’hydrogène non fossile, à l’article 21 quater, paragraphe 1, point c, dudit règlement, à l’exclusion des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et à l’article 21 quater, paragraphe 1, point d, dudit règlement, à condition que l’État membre ait déjà demandé des transferts depuis ce fonds spécifique dans la limite du plafond de 5 % conformément à l’article 26, paragraphe 1, premier et deuxième alinéas. ▌ Lorsque l’accord de partenariat n’a pas encore été approuvé, la contribution aux objectifs REPowerEU est demandée soit dans l’accord de partenariat, notamment par la notification d’une révision des informations visées à l’article 11, paragraphe 1, points c), e) et h), conformément à l’article 69, paragraphe 9, soit dans une demande de modification d’un programme. Lorsque la demande concerne une modification de programme, seules les ressources des années civiles à venir peuvent être demandées. Cette possibilité de demande ▌s’ajoute à la possibilité de transférer des ressources prévue à l’article 26 du présent règlement.

2. Les ressources transférées au titre de l’article 26 du présent règlement sont mises en œuvre conformément aux dispositions du règlement (UE) 2021/241. ▌ Les ressources demandées au titre de l’article 26 bis du présent règlement sont mises en œuvre conformément au règlement (UE) 2021/1060 et aux dispositions du règlement spécifique au fonds en gestion partagée concerné. Les ressources transférées ou demandées pour contribuer aux objectifs REPowerEU sont exclusivement utilisées au profit de l’État membre concerné.

3. Lorsque l’accord de partenariat a été approuvé et que la demande de contribution aux objectifs REPowerEU est présentée avant l’approbation d’un ou de plusieurs programmes, l’incohérence qui en découle entre l’accord de partenariat et les programmes n’est pas prise en compte lors de l’évaluation du programme conformément à l’article 23, paragraphe 1. Dans ce cas, l’État membre concerné présente une révision des informations visées à l’article 11, paragraphe 1, points c, e) et h), incluant une synthèse de la consultation obligatoire des partenaires en vertu de l’article 8, paragraphe 1, qui constitue une demande de contribution aux objectifs REPowerEU au sens du présent article.

3 bis. Par dérogation à l’article 13, les accords de partenariat approuvés ne sont pas modifiés et les modifications des programmes n’entraînent pas la modification des accords de partenariat approuvés.

4. Lorsqu’un programme doit être modifié aux fins d’une demande de contribution aux objectifs REPowerEU prévue au présent article, par dérogation à l’article 24, paragraphes 2 et 4, la Commission adopte ou refuse la modification relative à cette demande et les modifications du programme qui en découlent dans un délai d’un mois à compter de la date de présentation du programme par l’État membre. ▌Les demandes de modification d’un programme indiquent le montant total ayant contribué à la réalisation des objectifs REPowerEU chaque année, ventilé par Fonds et par catégorie de région, le cas échéant.

5. Les ressources du FTJ, y compris toutes ressources transférées du FEDER et du FSE+ conformément à l’article 27, ne sont pas transférables à la facilité pour la reprise et la résilience et ne peuvent faire l’objet d’une demande de contribution aux objectifs REPowerEU conformément au présent article.

▌

6 bis. Les dépenses engagées et payées pour les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point b, du règlement (UE) 2021/241, à l’exception de l’hydrogène fossile, à l’article 21 quater, paragraphe 1, point c, dudit règlement, à l’exception des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et à l’article 21 quater, paragraphe 1, point d, dudit règlement, sont comptabilisées dans la part des objectifs climatiques et du mécanisme d’ajustement au changement climatique conformément à l’article 6 du présent règlement.»

5 bis)

À l’article 112, le paragraphe suivant est ajouté:

«6 bis. Lorsqu’un État membre décide de demander des ressources au titre de l’article 26 bis du présent règlement, par dérogation à l’article 112, paragraphes 3 et 4, un taux de cofinancement pouvant aller jusqu’à 100 % peut être appliqué aux dépenses déclarées dans les demandes de paiement au cours des exercices comptables entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2026 pour un ou plusieurs axes prioritaires d’un programme appuyé par le FEDER, le FSE+ ou le Fonds de cohésion, pour le financement de mesures contribuant aux objectifs REPowerEU visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point b, du règlement (UE) 2021/241, à l’exclusion de l’hydrogène non fossile, à l’article 21 quater, paragraphe 1, point c, dudit règlement, à l’exclusion des installations destinées au transport de combustibles fossiles, et à l’article 21 quater, paragraphe 1, point d, dudit règlement.

Toute demande de modification du taux de cofinancement est introduite en tant que modification d’un programme conformément à l’article 24 et est accompagnée d’un programme révisé.»

6)

Les annexes II et V sont modifiées conformément à l’annexe II du présent règlement.

Article 2 bis

Le règlement (UE) no 1303/2013 est modifié comme suit:

1)

À l’article 60, les paragraphes suivants sont ajoutés:

«2 bis. Par dérogation à l’article 60, paragraphe 1, et à l’article 120, paragraphe 3, premier et quatrième alinéas, à la demande d’un État membre, un taux de cofinancement de 100 % peut être appliqué aux dépenses visant à stimuler les capacités de réaction aux crises énergétiques conformément aux “objectifs REPowerEU” et au soutien aux ménages vulnérables et aux micro, petites et moyennes entreprises à partir du 1er février 2022 pour un ou plusieurs axes prioritaires d’un programme appuyé par le FEDER, le FSE ou le Fonds de cohésion.

Les demandes de modification du taux de cofinancement sont introduites conformément à la procédure de modification des programmes prévue à l’article 30 et sont accompagnées d’un ou de programmes révisés.

Le taux de cofinancement de 100 % ne s’applique que si la modification concernée du programme opérationnel est approuvée par la Commission avant la présentation de la dernière demande de paiement intermédiaire conformément à l’article 135, paragraphe 2.

2 ter. En réaction à la crise énergétique résultant de l’agression de la Russie contre l’Ukraine, les ressources disponibles pour la période de programmation 2014-202 concernant l’objectif “Investissement pour la croissance et l’emploi” peuvent, à la demande d’un État membre, être transférées entre le FEDER, le FSE et le Fonds de cohésion, quels que soient les pourcentages visés à l’article 92, paragraphe 1, points a) à d). Aux fins de ces transferts, les exigences prévues à l’article 92, paragraphe 4, ne s’appliquent pas.

Les ressources transférées entre le FEDER, le FSE et le Fonds de cohésion au titre du présent paragraphe sont mises en œuvre conformément aux règles du fonds auquel elles sont transférées.»

▌

Article 4

La directive 2003/87/CE est modifiée comme suit:

-1)

À l’article 10, paragraphe 3, l’alinéa suivant est inséré après le premier alinéa:

«Par dérogation au premier alinéa du présent paragraphe et à titre de mesure extraordinaire et ponctuelle, pour la période allant jusqu’au 31 décembre 2025, un certain nombre de quotas est déduit du volume de quotas que les États membres mettent aux enchères entre le 1er janvier 2027 et le 31 décembre 2030 conformément au paragraphe 2 du présent article et est mis aux enchères pendant la période allant jusqu’au 31 décembre 2025 conformément à l’article 10 sexies, jusqu’à ce que le montant des recettes tirées de cette mise aux enchères atteigne 20 milliards EUR.»

1)

L’article suivant est inséré:

«Article 10 sexies

Facilité pour la reprise et la résilience

1. Pour la période allant jusqu’au 31 décembre 2025, les quotas ▌visés à l’article 10, paragraphe 3, deuxième alinéa, sont mis aux enchères jusqu’à ce que le montant des recettes tirées de cette mise aux enchères atteigne 20 milliards d’EUR.

Les recettes visées au premier alinéa du présent paragraphe sont mises à la disposition de la facilité pour la reprise et la résilience établie par le règlement (UE) 2021/241 dans le but de contribuer aux objectifs REPowerEU tels que définis à l’article 21 quater, paragraphe 1, dudit règlement et sont mises en œuvre conformément aux dispositions dudit règlement.

2. La Commission veille à ce que les quotas destinés à la facilité pour la reprise et la résilience soient mis aux enchères conformément aux principes et modalités définis à l’article 10, paragraphe 4, de la directive 2003/87/CE et conformément à l’article 24 du règlement (UE) no 1031/2010 de la Commission.

3. La Banque européenne d’investissement (BEI) est l’adjudicateur des quotas à mettre aux enchères en application du présent article sur la plate-forme d’enchères, désigné en vertu de l’article 26, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1031/2010 de la Commission et met à la disposition de la Commission les recettes tirées de la mise aux enchères.

4. Le produit de la mise aux enchères de ces quotas constitue des recettes affectées externes aux fins de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil.»

Article 5

Modification de la décision (UE) 2015/1814

L’article 1er de la décision (UE) 2015/1814 est modifié comme suit:

Au paragraphe 5, le premier alinéa est remplacé par le texte suivant:

«Pour une année donnée, si le nombre total de quotas en circulation se situe entre 700 et 921 millions, un nombre de quotas égal à la différence entre le nombre total de quotas en circulation, tel qu’établi dans la publication la plus récente visée au paragraphe 4 du présent article, et 700 millions est déduit du volume de quotas qui doit être mis aux enchères par les États membres au titre de l’article 10, paragraphe 2, de la directive 2003/87/CE et est placé dans la réserve sur une période de douze mois à compter du 1er septembre de l’année en question. Si le nombre total de quotas en circulation est supérieur à 921 millions, le nombre de quotas à déduire du volume de quotas qui doit être mis aux enchères par les États membres au titre de l’article 10, paragraphe 2, de la directive 2003/87/CE et à placer dans la réserve sur une période de douze mois à compter du 1er septembre de l’année en question est égal à 12 % du nombre total de quotas en circulation. Par dérogation à la dernière phrase, jusqu’au 31 décembre 2030, ce pourcentage est multiplié par deux. À partir de 2025, les seuils visés au présent alinéa sont réduits proportionnellement à la réduction de la quantité de quotas pour l’ensemble de l’Union visée à l’article 9 de la directive 2003/87/CE au cours de la même année.»

▌

Article 5 bis

Entrée en vigueur

Le présent règlement entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.

Article 6

Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

Fait à Bruxelles, le

Par le Parlement européen

La présidente

Par le Conseil

Le président

ANNEXE I

L’annexe V du règlement (UE) 2021/241 est modifiée comme suit:

a)

Au point 2, les sous-points suivants sont ajoutés:

«2.12

Les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphes 1 et 2, sont censées contribuer efficacement à la sécurité d’approvisionnement de l’Union dans son ensemble, notamment par une diversification de l’approvisionnement énergétique, une augmentation des capacités de stockage de l’énergie ou une réduction substantielle de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles avant 2030, dans la perspective des objectifs de l’Union pour 2030, notamment en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, ainsi que de l’objectif de neutralité climatique de l’Union . Le cas échéant, les mesures figurant dans le chapitre REPowerEU accordent la priorité requise aux besoins des personnes en situation de précarité énergétique ainsi qu’à la réduction des vulnérabilités au cours des prochaines saisons d’hiver.

Lorsqu’elle évalue les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, au regard de ce critère, la Commission tient compte des éléments suivants:

Champ d’application

—

la mise en œuvre des mesures envisagées est censée contribuer de manière significative à l’amélioration des infrastructures et des installations énergétiques afin de répondre aux besoins immédiats en matière de sécurité d’approvisionnement en gaz, y compris en GNL, notamment pour permettre la diversification de l’approvisionnement dans l’intérêt de l’Union dans son ensemble, tout en veillant à ce que les infrastructures concernées soient prêtes à l’utilisation de l’hydrogène ;

ou

—

la mise en œuvre des mesures envisagées est censée contribuer de manière significative au renforcement de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie dans les bâtiments, notamment au moyen de programmes d’investissement ciblant les ménages vulnérables, les PME et les microentreprises ,

ou

—

décarboner l’industrie, accroître la capacité de stockage de l’énergie, augmenter la production et l’utilisation de biométhane durable, d’énergie renouvelable, de carburants renouvelables d’origine non biologique et d’hydrogène renouvelable ou non fossile et accélérer les procédures d’autorisation pour les installations produisant des énergies renouvelables, y compris l’amélioration des infrastructures connexes de production d’électricité, entre autres, notamment en accélérant les procédures d’autorisation,

ou

—

lutter contre la précarité énergétique, en particulier au moyen de mesures en faveur des ménages vulnérables et à faibles revenus,

ou

—

encourager la réduction de la demande d’énergie, notamment en développant les solutions existantes en matière d’économies d’énergie,

ou

—

la mise en œuvre des mesures envisagées est censée remédier aux goulets d’étranglement dans les infrastructures énergétiques, notamment dans la connexion de réseaux aux nouvelles sources d’énergie renouvelables, notamment par la construction de liaisons transfrontières avec d’autres États membres, ou le soutien au développement de transports à émissions nulles et de leurs infrastructures de manière juste et inclusive, y compris les chemins de fer, contribuant ainsi à garantir un accès abordable à l’énergie et aux transports dans l’Union ;

ou

—

la mise en œuvre des mesures envisagées est censée contribuer notablement à soutenir une requalification accélérée de la main-d’œuvre vers des compétences vertes et des compétences connexes liées au numériques et à la transition énergétique, y compris au regard de la mise en œuvre administrative de ces objectifs, ainsi qu’à soutenir les chaînes de valeur dans les matériaux et technologies clés liés à la transition verte et à l’utilisation de matériaux et de produits de construction durables, afin de réduire la dépendance à l’égard des matières premières critiques primaires pertinentes pour la transition énergétique .

et

—

la question de savoir si les mesures et l’explication au titre de l’article 21 quater, paragraphe 1, sont complémentaires et contribuent de manière significative, conjointement avec les mesures prévues à l’article 21 quater, paragraphe 2, points a) et b), à obtenir la sécurité énergétique, la diversification de l’approvisionnement énergétique de l’Union, une augmentation des capacités de stockage de l’énergie ou une réduction substantielle de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles avant 2030, dans la perspective des objectifs de l’Union pour 2030, notamment en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, ainsi que de l’objectif de neutralité climatique de l’Union .

Évaluation

A — dans une large mesure

B — dans une moyenne mesure

C — dans une faible mesure

2.12 bis

Le processus de consultation visé à l’article 18, paragraphe 4, point q), concernant les mesures énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 1, est approprié, et les contributions pertinentes des parties prenantes concernées sont bien prises en considération dans le contenu du chapitre REPowerEU.

La Commission tient compte des éléments suivants lors de l’évaluation au regard de ce critère:

Champ d’application

—

le processus de consultation visé à l’article 18, paragraphe 4, point q), et lié aux mesures énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 1, est adapté;

et

—

le rapport de consultation détaillé décrit le calendrier et les étapes des consultations, prend note des parties prenantes consultées et explique les résultats de ces consultations,

et

—

les contributions pertinentes des parties prenantes concernées sont dument prises en considération dans le contenu du chapitre REPowerEU;

et

—

l’État membre a fourni des informations sur les contributions qui n’ont pas été prises en compte et pour quelle raison,

et

—

l’État membre a communiqué des informations relatives à la manière dont il est prévu que les autorités locales et régionales ainsi que les autres parties prenantes concernées participent à l’application du chapitre REPowerEU et au suivi de celle-ci.

Évaluation

A — dans une large mesure

B — dans une moyenne mesure

C — dans une faible mesure

2.12 ter

à moins qu’une dérogation ne soit accordée à l’État membre en vertu de l’article 21 quater, paragraphe 1 bis, au moins 35 % des subventions et au moins 35 % des prêts à utiliser au titre du chapitre REPowerEU sont alloués à des mesures qui ont une dimension ou un effet transfrontalier ou plurinational, même si celles-ci sont mises en œuvre par un seul État membre, et contribuent à la réalisation des objectifs énoncés à l’article 21 quater, paragraphe 1.

Évaluation

A — Au moins 35 % des subventions et au moins 35 % des prêts, le cas échéant, à utiliser au titre du chapitre REPowerEU sont alloués à des mesures qui ont une dimension ou un effet transfrontalier ou plurinational, à moins qu’une dérogation ne soit accordée.

C — Moins de 35 % des subventions ou moins de 35 % des prêts, selon le cas, à utiliser au titre du chapitre REPowerEU sont alloués à des mesures ayant une dimension ou un effet transfrontalier ou plurinational, sans qu’une dérogation soit accordée.

2.12 quater

Les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a), remplissant les conditions cumulatives énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 4, répondent aux exigences de l’article 21 quater, paragraphe 4 bis.

La Commission tient compte des éléments suivants lors de l’évaluation au regard de ce critère:

Champ d’application

—

il n’existe pas d’autre technologie propre adéquate du point de vue des coûts ou du calendrier de mise en œuvre pour atteindre les objectifs REPowerEU visés à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a);

et

—

le préjudice potentiel pouvant être causé aux objectifs environnementaux de l’Union au sens de l’article 17 du règlement (UE) 2020/852 est limité au strict minimum;

et

—

le préjudice potentiel pour les objectifs environnementaux de l’Union est atténué par des mesures d’accompagnement ou d’autres mesures contribuant aux objectifs REPowerEU, et l’intégrité des objectifs climatiques de l’Union pour 2030 et 2050 n’est pas compromise;

et

—

la mesure doit être mise en œuvre au plus tard le 31 décembre 2024.

Évaluation

A — toutes les mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a), remplissant les conditions cumulatives énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 4, répondent aux exigences de l’article 21 quater, paragraphe 4 bis.

C — une ou plusieurs mesures visées à l’article 21 quater, paragraphe 1, point a), remplissant les conditions cumulatives énoncées à l’article 21 quater, paragraphe 4, ne répondent pas aux exigences de l’article 21 quater, paragraphe 4 bis.»

b)

Au point 3, la partie commençant par les mots «À la suite du processus d’évaluation, et tenant compte des appréciations» est remplacée par le texte suivant:

«À la suite du processus d’évaluation, et tenant compte des appréciations:

a)

Le plan pour la reprise et la résilience répond de manière satisfaisante aux critères d’évaluation:

Si les notes de l’appréciation finale pour les critères relevant du point 2 comportent:

—

un A pour les critères 2.2, 2.3, 2.5, 2.6, 2.12, 2.12 bis, 2.12 ter et 2.12 quater ;

et, pour les autres critères:

—

uniquement des A,

ou

—

pas davantage de B que de A et aucun C.

b)

Le plan pour la reprise et la résilience ne répond pas de manière satisfaisante aux critères d’évaluation:

Si les notes de l’appréciation finale pour les critères relevant du point 2 comportent:

—

aucun A pour les critères 2.2, 2.3, 2.5, 2.6, 2.12, 2.12 bis, 2.12 ter et 2.12 quater ;

et, pour les autres critères:

—

davantage de B que de A,

ou

—

au moins un C.»

ANNEXE II

▌

2.

À l’annexe V du règlement (UE) 2021/1060, le point 3.1 est modifié comme suit:

a)

le texte suivant est inséré:

«Référence: articles 14, 26, 26 bis et 27 du RDC».

b)

le premier tableau est modifié comme suit:

□

une contribution à InvestEU

«Modification du programme liée à

□

un transfert à des instruments en gestion directe ou indirecte

□

un transfert entre le FEDER, le FSE+, le Fonds de cohésion ou vers un ou plusieurs autres Fonds

□

une contribution aux objectifs REPowerEU»

c)

à la note de bas de page 1, le texte suivant est inséré:

«Applicable uniquement aux modifications apportées au programme conformément aux articles 14, 26 et 26 bis, à l’exception des transferts complémentaires vers le FTJ conformément à l'article 27 du RDC.▌»


(1) La question a été renvoyée à la commission compétente, aux fins de négociations interinstitutionnelles, conformément à l’article 59, paragraphe 4, quatrième alinéa, du règlement intérieur (A9-0260/2022).

(*1) Amendements: le texte nouveau ou modifié est signalé par des italiques gras; les suppressions sont signalées par le symbole ▌.

(2) JO C du, p. .

(3) JO C du, p. .

(4) Règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (JO L 57 du 18.2.2021, p. 17).

(4 bis) Directive 92/43/CEE du Conseil, directive 2009/147/CE, directive 2000/60/CE, règlement (CE) no 1367/2006, règlement (UE) 2021/1767 et proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la restauration de la nature [COM(2022)0304].

(5) Directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 2003. établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans la Communauté et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil (JO L 275 du 25.10.2003, p. 32).

(6 bis) Décision (UE) 2015/1814 du Parlement européen et du Conseil du 6 octobre 2015 concernant la création et le fonctionnement d’une réserve de stabilité du marché pour le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre de l’Union et modifiant la directive 2003/87/CE (JO L 264 du 9.10.2015, p. 1).

(6) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).


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