P9_TA(2022)0404
Système des ressources propres de l’Union
Résolution législative du Parlement européen du 23 novembre 2022 sur la proposition de décision du Conseil modifiant la décision (UE, Euratom) 2020/2053 relative au système des ressources propres de l’Union européenne (COM(2021)0570 — C9-0034/2022 — 2021/0430(CNS))
(Procédure législative spéciale — consultation)
(2023/C 167/31)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Conseil (COM(2021)0570), |
| — | vu la communication de la Commission sur la prochaine génération de ressources propres pour le budget de l’UE (COM(2021)0566), |
| — | vu l’article 311 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et l’article 106 bis du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique, conformément auxquels il a été consulté par le Conseil (C9-0034/2022), |
| — | vu l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne du 16 décembre 2020 sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière, ainsi que sur de nouvelles ressources propres, comportant une feuille de route en vue de la mise en place de nouvelles ressources propres (1), |
| — | vu sa résolution législative du 16 septembre 2020 sur le projet de décision du Conseil relative au système des ressources propres de l’Union européenne (2), |
| — | vu ses amendements adoptés le 22 juin 2022 à la proposition de directive modifiant la directive révisant le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (3), |
| — | vu ses amendements adoptés le 22 juin 2022 à la proposition de règlement établissant un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (4), |
| — | vu l’article 82 de son règlement intérieur, |
| — | vu la position sous forme d’amendements de la commission des affaires économiques et monétaires, |
| — | vu les lettres de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire et de la commission des affaires constitutionnelles, |
| — | vu le rapport de la commission des budgets (A9-0266/2022), |
| 1. | approuve la proposition de la Commission telle qu’amendée; |
| 2. | invite le Conseil, s’il entend s’écarter du texte approuvé par le Parlement, à en informer celui-ci; |
| 3. | demande au Conseil de le consulter à nouveau, s’il entend modifier de manière substantielle la proposition de la Commission; |
| 4. | charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux. |
Amendement 1
Proposition de règlement
Considérant 1 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | | (1 bis) | La présente décision constitue une étape importante pour la mise en œuvre d’une feuille de route pour de nouvelles ressources propres, conformément à l’accord interinstitutionnel juridiquement contraignant du 16 décembre 2020; elle doit être suivie d’initiatives supplémentaires et complémentaires qui garantiront que les nouvelles recettes sont au moins suffisantes pour le paiement des intérêts et du principal des dettes au titre de Next Generation EU et que les implications financières de redistribution du panier sont acceptables pour tous les États membres. Un montant adéquat de nouvelles ressources propres doit garantir un financement durable du budget de l’Union à long terme, y compris pour les nouvelles priorités de l’Union et le remboursement de l’instrument de l’Union européenne pour la relance, afin d’éviter des réductions dans les programmes et politiques existants de l’Union. | |
Amendement 2
Proposition de règlement
Considérant 2 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | | (2 bis) | Il est nécessaire d’augmenter le niveau des revenus au moyen de nouvelles ressources propres afin de couvrir les coûts de remboursement au titre de Next Generation EU et le Fonds social pour le climat, qui doit être intégré dans le CFP, et afin de contribuer à la réalisation à long terme des objectifs de la politique de l’Union. Toutefois, d’un point de vue juridique et technique, les trois nouvelles ressources propres constitueront des recettes générales dans le plein respect du principe d’universalité des recettes. | |
Amendement 3
Proposition de règlement
Considérant 2 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | | (2 ter) | La Commission doit prendre des mesures supplémentaires en temps utile si les nouvelles ressources propres proposées ne sont pas adoptées ou ne génèrent pas le niveau de recettes escompté pour le budget de l’Union. Conformément à l’accord interinstitutionnel juridiquement contraignant du 16 décembre 2020, la Commission devrait présenter une proposition relative à un deuxième panier de nouvelles ressources propres d’ici à la fin de 2023, qui pourrait comprendre une taxe sur les transactions financières et une ressource propre liée au secteur des entreprises. | |
Amendement 4
Proposition de décision
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| (5) | Afin d’éviter un effet excessivement régressif sur les contributions provenant de l’échange de quotas d’émission, il y a lieu de fixer une contribution maximale pour les États membres éligibles. Pour la période allant de 2023 à 2027, les États membres sont éligibles si leur revenu national brut par habitant, mesuré en standard de pouvoir d’achat et calculé sur la base des chiffres de l’Union pour 2020, est inférieur à 90 % de la moyenne de l’UE. Pour la période allant de 2028 à 2030, il conviendra d'utiliser le revenu national brut par habitant de 2025. Il convient d’établir la contribution maximale en comparant la part des États membres dans le montant total de la ressource propre fondée sur les échanges de quotas d’émission avec la part de ces États membres dans le revenu national brut de l’Union. Il y a lieu d’établir une contribution minimale pour tous les États membres si leur part dans le montant total de la ressource propre fondée sur le SEQE est inférieure à 75 % de leur part dans le revenu national brut de l’Union. | | | (5) | Afin d’éviter un effet excessivement régressif sur les contributions provenant de l’échange de quotas d’émission, il y a lieu de fixer une contribution maximale pour les États membres éligibles jusqu’en 2030 . Pour la période allant de 2023 à 2027, les États membres sont éligibles si leur revenu national brut par habitant, mesuré en standard de pouvoir d’achat et calculé sur la base des chiffres de l’Union pour 2020, est inférieur à 90 % de la moyenne de l’UE. Pour la période allant de 2028 à 2030, il conviendra d'utiliser le revenu national brut par habitant de 2025. Il convient d’établir la contribution maximale en comparant la part des États membres dans le montant total de la ressource propre fondée sur les échanges de quotas d’émission avec la part de ces États membres dans le revenu national brut de l’Union. Il y a lieu d’établir une contribution minimale pour tous les États membres si leur part dans le montant total de la ressource propre fondée sur le SEQE est inférieure à 75 % de leur part dans le revenu national brut de l’Union. | |
Amendement 5
Proposition de règlement
Considérant 7
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| (7) | En octobre 2021, il a été convenu au sein du Cadre inclusif Organisation de coopération et de développement économiques/G20 sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices d’attribuer aux juridictions de marché participantes 25 % des bénéfices résiduels des grandes entreprises multinationales dont la rentabilité est supérieure à 10 % («accord du Cadre inclusif OCDE/G20 concernant le Pilier Un»). La ressource propre devrait consister en l’application d’un taux d’appel uniforme à la part des bénéfices résiduels des entreprises multinationales qui est réattribuée aux États membres [conformément à la directive relative à la mise en œuvre de l’accord mondial sur la réattribution des droits d’imposition]. | | | (7) | En octobre 2021, il a été convenu au sein du Cadre inclusif Organisation de coopération et de développement économiques/G20 sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices d’attribuer aux juridictions de marché participantes 25 % des bénéfices résiduels des grandes entreprises multinationales dont la rentabilité est supérieure à 10 % («accord du Cadre inclusif OCDE/G20 concernant le Pilier Un»). La ressource propre devrait consister en l’application d’un taux d’appel uniforme à la part des bénéfices résiduels des entreprises multinationales qui est réattribuée aux États membres [conformément à la directive relative à la mise en œuvre de l’accord mondial sur la réattribution des droits d’imposition , dès qu’elle aura été adoptée ]. | |
Amendement 6
Proposition de règlement
Considérant 7 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | | (7 bis | ) L’OCDE vise à ce que la convention multilatérale mettant en œuvre l’accord du Cadre inclusif OCDE/G20 sur le Pilier Un entre en vigueur en 2024. Toutefois, étant donné que la bonne mise en œuvre de l’accord du Cadre inclusif OCDE/G20 sur le Pilier Un au niveau international par certains pays tiers clés n’est pas encore garantie, il est nécessaire que la Commission et les États membres réévaluent régulièrement la situation. En cas d’absence manifeste de progrès d’ici à la fin 2023, la Commission devrait présenter une proposition législative relative à une redevance numérique ou à une mesure similaire. Cette redevance numérique ou les recettes provenant d’une mesure similaire devraient alors être considérées comme une ressource propre de l’Union afin de générer des recettes d’ici à 2026. | |
Amendement 7
Proposition de règlement
Considérant 8 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | | (8 bis) | Sur la base des propositions de la Commission relatives à la mise en œuvre de l’accord du Cadre inclusif OCDE/G20 sur le Pilier Un, le montant des recettes pour le budget de l’Union devrait être compris entre 2,5 et 4 milliards d’euros par an. | |
Amendement 8
Proposition de règlement
Considérant 8 ter (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | | (8 ter) | Pour être adoptée, la présente décision doit recueillir l’unanimité au sein du Conseil, après consultation du Parlement européen. La présente décision devrait entrer en vigueur après l’accomplissement par les États membres des procédures requises par leurs règles constitutionnelles respectives pour son approbation. | |
Amendement 9
Proposition de décision
Article 1 — alinéa 1 — point 1 — point b
Décision (UE, Euratom) 2020/2053
Article 2 — paragraphe 1 — point f
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| f) | de l’application d’un taux d’appel uniforme égal à 75 % des recettes provenant de la vente de certificats du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières établi par le règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil (18); | | | f) | de l’application d’un taux d’appel uniforme égal à 100 % des recettes provenant de la vente de certificats du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières établi par le règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil (18); | |
Amendement 10
Proposition de règlement
Article 2 bis (nouveau)
| Texte proposé par la Commission | Amendement |
| | Article 2 bis Réexamen Si, à la fin de 2023, le processus de ratification de l’accord du Cadre inclusif OCDE/G20 sur le Pilier Un n’a pas commencé dans une masse critique de pays telle que définie par la convention multilatérale, la Commission propose une nouvelle ressource propre liée au marché unique, telle qu’une redevance numérique ou une mesure similaire, afin de générer des recettes d’ici à 2026. |
(1) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 28.
(2) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0220.
(3) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0246.
(4) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0248.
(18) Règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil relatif au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.
(18) Règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil relatif au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.