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Avis institutionnel52022AR4206

Avis institutionnel — 52022AR4206

CELEX52022AR4206
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 9 février 2023

Texte intégral

3.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 157/38


Avis du Comité européen des régions sur le thème «Législation de l’Union européenne sur la restauration de la nature»

(2023/C 157/08)

Rapporteur:

Roby BIWER (LU/PSE), membre du conseil municipal de Bettembourg, Luxembourg

Texte de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la restauration de la nature

COM(2022) 304 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Considérant 25

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

En s’appuyant sur les directives 92/43/CEE et 2009/147/CE et afin de soutenir la réalisation des objectifs qui y sont fixés, les États membres devraient mettre en place des mesures de restauration visant à garantir le rétablissement des habitats et des espèces protégés, notamment les oiseaux sauvages, dans l’ensemble des régions de l’Union, y compris les zones qui ne relèvent pas de Natura 2000.

En s’appuyant sur les directives 92/43/CEE et 2009/147/CE et afin de soutenir la réalisation des objectifs qui y sont fixés, les États membres devraient mettre en place des mesures de restauration visant à garantir le rétablissement des habitats et des espèces protégés, notamment les oiseaux sauvages, dans l’ensemble des régions de l’Union, y compris les zones qui ne relèvent pas de Natura 2000 , en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales .

Exposé des motifs

L’examen des mesures nécessaires à la restauration de la nature dans une zone relève de la compétence nationale. À cet égard, il convient de tenir compte des considérations locales, sociales et économiques sans perdre de vue les objectifs liés à la nature.

Amendement 2

Considérant 39

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Afin d’atteindre l’objectif de rétablir sur le long terme, de manière continue et durable, la biodiversité et la résilience de la nature, il convient que les États membres aient pleinement recours aux possibilités qu’offre la politique commune de la pêche. Dans le cadre de la compétence exclusive de l’Union en matière de conservation des ressources biologiques marines, les États membres ont la possibilité de prendre des mesures non discriminatoires en faveur de la conservation et la gestion des stocks halieutiques et le maintien ou l’amélioration de l’état de conservation des écosystèmes marins dans la limite de 12 milles marins. En outre, les États membres qui ont un intérêt direct dans la gestion ont la possibilité de convenir de soumettre des recommandations communes concernant les mesures de conservation nécessaires au respect des obligations prévues par le droit de l’Union en matière d’environnement. Ces mesures seront évaluées et adoptées conformément aux règles et procédures prévues par la politique commune de la pêche.

Afin d’atteindre l’objectif de rétablir de manière continue , pérenne et durable, la biodiversité et la résilience de la nature, il convient que les États membres aient pleinement recours aux possibilités qu’offre la politique commune de la pêche. Dans le cadre de la compétence exclusive de l’Union en matière de conservation des ressources biologiques marines, les États membres ont la possibilité de prendre des mesures non discriminatoires en faveur de la conservation et la gestion des stocks halieutiques et le maintien ou l’amélioration de l’état de conservation des écosystèmes marins dans la limite de 12 milles marins. En outre, les États membres qui ont un intérêt direct dans la gestion ont la possibilité de convenir de soumettre des recommandations communes concernant les mesures de conservation nécessaires au respect des obligations prévues par le droit de l’Union en matière d’environnement. Ces mesures seront évaluées et adoptées conformément aux règles et procédures prévues par la politique commune de la pêche.

Exposé des motifs

L’expression «sur le long terme» semble laisser entendre qu’il faudra beaucoup de temps pour que la restauration intervienne. Il est préférable d’utiliser le terme «pérenne», dont le sens est non équivoque.

Amendement 3

Considérant 44

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Exposé des motifs

Il convient de tenir pleinement compte des plans d’aménagement existants des collectivités locales car de nombreuses villes prévoient d’ores et déjà, au moyen de ces plans ou d’autres instruments locaux d’affectation fonctionnelle de l’espace, des mesures à titre compensatoire ou complémentaire.

Amendement 4

Considérant 68

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Afin d’assurer la mise en œuvre efficace du présent règlement, la Commission devrait soutenir les États membres qui en font la demande, par l’intermédiaire de l’instrument d’appui technique qui fournit un appui technique sur mesure pour la conception et la mise en œuvre de réformes. L’appui technique suppose , notamment, le renforcement des capacités administratives, l’harmonisation des cadres législatifs et le partage des meilleures pratiques pertinentes.

Afin d’assurer la mise en œuvre efficace du présent règlement, la Commission devrait soutenir les États membres qui en font la demande , les autorités chargées de la mise en œuvre, de la gestion ainsi que les collectivités locales et régionales , par l’intermédiaire de l’instrument d’appui technique qui fournit un appui technique sur mesure pour la conception, la mise en œuvre , l’évaluation et l’adaptation de s réformes. L’appui technique suppose : les capacités en matière de mécanismes de participation (transsectoriels) des instances de décision et des acteurs concernés et en matière d’instruments de gouvernance à plusieurs niveaux; les capacités d’attirer et de rationaliser les investissements des secteurs public et privé; des conseils personnalisés en matière d’expertise technique, juridique et financière nécessaire pour élaborer, mettre en œuvre et suivre les mesures de restauration; des orientations relatives au renforcement des capacités administratives , à l’harmonisation des cadres législatifs et au partage des meilleures pratiques pertinentes. L’instrument d’appui technique devrait s’appuyer sur les plateformes et les services locaux, régionaux et nationaux existants en matière de connaissances, qui sont déjà utilisés par différentes parties prenantes, et être bien intégré dans ces plateformes et ces services.

Exposé des motifs

Le système de soutien technique doit s’adresser aux autorités de gestion et aux collectivités locales et régionales qui mettent en œuvre la loi. Le manque de compétences techniques et d’expérience avec les instruments de financement (du secteur privé) figurent parmi les principales difficultés à surmonter pour élaborer, mettre en œuvre et suivre les mesures de restauration. Pour une restauration des écosystèmes à grande échelle, il est indispensable de pouvoir compter sur l’engagement effectif des instances de décision et sur des partenariats qui vont au-delà du «cercle des habitués». Toutefois, les fonctionnaires qui élaborent les plans nationaux de restauration manquent souvent d’expérience et de ressources pour associer des acteurs autres que les instances publiques habituelles, tels que les propriétaires fonciers privés. Il est donc urgent de combler ces lacunes par un système de soutien technique efficace.

Amendement 5

Article premier

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

Le présent règlement établit des règles visant à contribuer à:

1.

Le présent règlement établit des règles visant à contribuer à:

a)

rétablir sur le long terme, de manière continue et durable, la biodiversité et la résilience de la nature dans l’ensemble des zones terrestres et marines de l’Union en restaurant les écosystèmes;

a)

rétablir de manière continue , pérenne et durable la biodiversité et la résilience de la nature indigène dans l’ensemble des zones terrestres et marines de l’Union en restaurant les écosystèmes européens ;

b)

réaliser les objectifs généraux de l’Union en matière d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci;

b)

réaliser les objectifs généraux de l’Union en matière d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci;

c)

respecter les engagements internationaux de l’Union.

c)

respecter les engagements internationaux de l’Union. En d’autres termes, le règlement a pour objet une restauration propre à rétablir l’équilibre écologique perdu.

Exposé des motifs

L’expression «sur le long terme» semble laisser entendre qu’il faudra beaucoup de temps pour que la restauration intervienne. Il est préférable d’utiliser le terme «pérenne», dont le sens est non équivoque.

Il faut comprendre que l’introduction continue d’espèces végétales et animales non indigènes entraîne une dégradation des écosystèmes d’origine par le déplacement, la concurrence et l’extinction d’espèces indigènes.

Amendement 6

Article premier

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

Le présent règlement établit un cadre dans lequel les États membres mettent en place sans délai des mesures de restauration par zone efficaces, qui devront couvrir, d’ici à 2030, au moins 20 % des zones terrestres et marines de l’Union et, d’ici à 2050, l’ensemble des écosystèmes ayant besoin d’être restaurés.

2.

Le présent règlement établit un cadre dans lequel les États membres mettent en place sans délai des mesures de restauration par zone efficaces, qui devront couvrir, d’ici à 2030, au moins 20 % des zones terrestres et au moins 20 % des zones marines de l’Union et, d’ici à 2050, l’ensemble des écosystèmes ayant besoin d’être restaurés , dans le cadre d’un effort d’alignement sur le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal .

Exposé des motifs

L’objectif de restauration général doit être compris comme couvrant respectivement les zones terrestres et maritimes de l’Union, et non pas comme s’il les cumulait (c’est-à-dire au moins 20 % des zones terrestres et 20 % des zones maritimes de l’Union d’ici à 2030).

Amendement 7

Article 3

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(13)

«espaces verts urbains»: tous les espaces verts présents en zone urbaine — forêts de feuillus; forêts de conifères; forêts mixtes; prairies naturelles; landes et tourbières; forêt et végétation arbustive en mutation et zones de végétation clairsemée — tels qu’on les trouve dans les agglomérations ou dans les villes et banlieues , dont la superficie est calculée sur la base des données fournies par le service Copernicus de surveillance des terres établi par le règlement (UE) 2021/696 du Parlement européen et du Conseil.

(13)

a)

«zone urbaine»: la superficie terrestre des unités territoriales classées comme centres urbains et pôles urbains selon la typologie fondée sur la grille, conformément à l’article 4 ter, paragraphe 2, du règlement (CE) no 1059/2003;

b)

«espaces verts urbains»: tous les espaces verts présents en zone urbaine — forêts de feuillus; forêts de conifères; forêts mixtes; prairies naturelles; landes et tourbières; forêt et végétation arbustive en mutation et zones de végétation clairsemée ; espaces verts intégrés dans les structures bâties — tels qu’on les trouve dans les centres et pôles urbains et leur voisinage , dont la superficie est calculée sur la base des données fournies par le service Copernicus de surveillance des terres établi par le règlement (UE) 2021/696 du Parlement européen et du Conseil . Les espaces verts urbains englobent toutes les zones urbaines vertes susceptibles de favoriser la biodiversité et la fourniture de services écosystémiques, en tenant compte de la connectivité et de la diversité écologiques et en évitant toute pratique préjudiciable à la biodiversité dans leur conception, leur gestion et leur entretien, conformément aux dispositions de la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030. L’objectif doit être la mise au point d’instruments de mesure permettant de cartographier les espaces verts de manière plus détaillée, en tenant compte également, par exemple, des toitures végétalisées, des murs végétaux et des arbres individuels. Les éléments de définition des «espaces verts urbains» énoncés devraient dès lors être interprétés conformément aux types d’utilisation des terres respectifs de l’atlas urbain Copernicus (en particulier 14100 , 3100 et 32000 ).

Exposé des motifs

Les espaces verts urbains offrent des services écosystémiques et des avantages pour la biodiversité. Toutefois, la capacité de ces zones à soutenir la biodiversité est étroitement liée à leur qualité, leur configuration, leur structure et leur étendue. La législation ne prévoit pas de dispositions spécifiques relatives à la qualité, la structure ou la gestion des espaces verts urbains. Il est essentiel que la proposition de règlement s’applique également à l’«espace vert urbain» afin d’éviter toute mauvaise mise en œuvre et transposition de la législation sur le terrain.

Amendement 8

Article 3

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(14)

«couvert arboré urbain»: la superficie totale de couvert arboré dans les agglomérations et dans les villes et banlieues, calculée sur la base des données relatives à la densité de plantation fournies par le service Copernicus de surveillance des terres établi par le règlement (UE) 2021/696 du Parlement européen et du Conseil;

(14)

«couvert arboré urbain»: la superficie totale de couvert arboré dans les agglomérations et dans les villes et banlieues, calculée sur la base des données relatives à la densité de plantation fournies par le service Copernicus de surveillance des terres établi par le règlement (UE) 2021/696 du Parlement européen et du Conseil. Chaque État membre ou région peut également utiliser des données de base relatives aux espaces verts qui sont plus détaillées que l’ensemble de données Copernicus.

Lors du choix des essences d’arbres utilisées pour étendre le couvert arboré, qui est laissé à l’appréciation de l’autorité urbaine compétente, il y a lieu de respecter les critères suivants: leur capacité à favoriser la diversité biologique; des essences indigènes qui résistent au climat plutôt que des espèces non indigènes; l’interdiction des espèces exotiques envahissantes; le fait, dans la mesure du possible, de privilégier la diversité des essences d’arbres et d’éviter toute monoculture.

La sélection de critères pour un couvert arboré urbain de qualité devrait tenir compte de l’utilité potentielle de cette couverture et de cet environnement, s’agissant notamment de la gestion des orages, de la réduction des phénomènes et des effets climatiques extrêmes délétères, ou de la facilitation des migrations d’oiseaux et d’autres espèces.

Exposé des motifs

La législation devrait comporter des précisions sur les caractéristiques et la diversité des espèces d’arbres, qui sont importantes pour la fourniture de services écosystémiques et les gains de biodiversité.

Amendement 9

Article 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3.

Les États membres mettent en place les mesures de restauration des habitats terrestres, côtiers et d’eau douce des espèces énumérées aux annexes II, IV et V de la directive 92/43/CEE et des habitats terrestres, côtiers et d’eau douce des oiseaux sauvages couverts par la directive 2009/147/CE qui sont nécessaires pour améliorer la qualité et la quantité de ces habitats, y compris en les rétablissant, et pour améliorer leur connectivité, jusqu’à ce que la quantité et la qualité de ces habitats soient suffisantes. […]

3.

Les États membres mettent en place les mesures de restauration des habitats terrestres, côtiers et d’eau douce des espèces énumérées aux annexes II, IV et V de la directive 92/43/CEE et des habitats terrestres, côtiers et d’eau douce des oiseaux sauvages couverts par la directive 2009/147/CE qui sont nécessaires pour améliorer la qualité et la quantité de ces habitats, y compris en les rétablissant, et pour améliorer leur connectivité grâce aux corridors écologiques , jusqu’à ce que la quantité et la qualité de ces habitats soient suffisantes. […]

5.

Les mesures de restauration visées aux paragraphes 1 et 2 tiennent compte de la nécessité d’améliorer la connectivité entre les types d’habitats énumérés à l’annexe I et des exigences écologiques des espèces visées au paragraphe 3 qui sont présentes dans ces types d’habitats.

5.

Les mesures de restauration visées aux paragraphes 1 et 2 tiennent compte de la nécessité d’améliorer , grâce aux corridors écologiques, la connectivité entre les types d’habitats énumérés à l’annexe I et des exigences écologiques des espèces visées au paragraphe 3 qui sont présentes dans ces types d’habitats.

Exposé des motifs

Il est important de mentionner que la connectivité devrait viser à créer ou à reconnecter des corridors écologiques.

Amendement10

Article 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4.

La détermination des zones les plus appropriées pour la mise en œuvre de mesures de restauration conformément aux paragraphes 1, 2 et 3 du présent article se fonde sur les meilleures connaissances disponibles et sur les données scientifiques les plus récentes relatives à l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe I, mesuré par la structure et les fonctions qui sont nécessaires à leur maintien à long terme, y compris au maintien des espèces typiques qu’ils abritent, tel que visé à l’article 1er, point e), de la directive 92/43/CEE, et à la qualité et à la quantité des habitats des espèces visées au paragraphe 3 du présent article . Les zones dans lesquelles l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe I n’est pas connu sont considérées comme n’étant pas en bon état .

4.

La détermination des zones les plus appropriées pour la mise en œuvre de mesures de restauration conformément aux paragraphes 1, 2 et 3 se fonde sur les meilleures connaissances disponibles et sur les données scientifiques les plus récentes relatives à l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe II, mesuré par la structure et les fonctions nécessaires à leur maintien à long terme, y compris au maintien des espèces typiques qu’ils abritent, visé à l’article 1er, point e), de la directive 92/43/CEE, et à la qualité et à la quantité des habitats des espèces visées au paragraphe 3. Pour les zones dans lesquelles l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe I n’est pas connu , les preuves scientifiques requises concernant l’échelle spatiale applicable sont produites aussi vite que possible et au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur du présent règlement, afin de déterminer les mesures et zones de restauration appropriées. Le plan national de restauration doit comporter un plan d’action spécifique, un calendrier et une indication des ressources nécessaires consacrées à ces mesures .

Exposé des motifs

Pour plusieurs types d’habitats, les bases de données existantes manquent d’informations locales explicites sur le plan spatial concernant l’état des communautés, les niveaux de référence ou les éléments qui entraînent la dégradation de l’habitat, et ne fournissent donc pas de base scientifiquement solide pour établir un ordre de priorité pour les zones ou les actions de restauration. Il convient de produire aussi vite que possible les preuves scientifiques recueillies afin de s’atteler aussitôt à l’élaboration des plans et à leur mise en œuvre.

Amendement 11

Article 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

8.

En dehors des sites Natura 2000, le non-respect des obligations énoncées aux paragraphes 6 et 7 est justifié s ’il est dû à:

8.

En dehors des sites Natura 2000, le non-respect des obligations énoncées aux paragraphes 6 et 7 ne peut être justifié que si les États membres apportent des preuves irréfutables qu’il est dû à:

a)

un cas de force majeure;

a)

un cas de force majeure;

b)

des transformations inévitables des habitats qui sont directement causées par le changement climatique; ou

b)

des transformations inévitables des habitats qui sont directement causées par le changement climatique; ou

c)

un projet d’intérêt public majeur pour lequel il n’existe pas de solutions de remplacement moins préjudiciables, à déterminer au cas par cas.

c)

un projet d’intérêt public majeur en cours ou à venir, pour lequel il n’existe pas de solution de remplacement moins préjudiciable, à déterminer au cas par cas , à condition que l’État membre concerné ait adopté des mesures compensatoires adéquates et en tenant compte des enjeux environnementaux nationaux et territoriaux .

Exposé des motifs

L’interdiction de détérioration ne devrait pas se faire au détriment de projets en cours qui contribuent à réaliser d’autres objectifs liés à la transition, comme la transition énergétique, la numérisation et la durabilité des infrastructures. Le texte est aligné sur l’article 6, paragraphe 4, de la directive «Habitats» 92/43/CEE (1).

Amendement 12

Article 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4.

La détermination des zones les plus appropriées pour la mise en œuvre de mesures de restauration conformément aux paragraphes 1, 2 et 3 se fonde sur les meilleures connaissances disponibles et sur les données scientifiques les plus récentes relatives à l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe II, mesuré par la structure et les fonctions nécessaires à leur maintien à long terme, y compris au maintien des espèces typiques qu’ils abritent, tel que visé à l’article 1er, point e), de la directive 92/43/CEE, et à la qualité et à la quantité des habitats des espèces visées au paragraphe 3. Les zones dans lesquelles l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe II n’est pas connu sont considérées comme n’étant pas en bon état .

4.

La détermination des zones les plus appropriées pour la mise en œuvre de mesures de restauration conformément aux paragraphes 1, 2 et 3 se fonde sur les meilleures connaissances disponibles et sur les données scientifiques les plus récentes relatives à l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe II, mesuré par la structure et les fonctions nécessaires à leur maintien à long terme, y compris au maintien des espèces typiques qu’ils abritent, tel que visé à l’article 1er, point e), de la directive 92/43/CEE, et à la qualité et à la quantité des habitats des espèces visées au paragraphe 3. Pour les zones dans lesquelles l’état des types d’habitats énumérés à l’annexe II n’est pas connu , les preuves scientifiques requises concernant l’échelle spatiale applicable sont produites aussi vite que possible et au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur du présent règlement, afin de déterminer les mesures et zones de restauration appropriées. Le plan national de restauration doit comporter un plan d’action spécifique, un calendrier et une indication des ressources nécessaires consacrées à ces mesures .

Exposé des motifs

Pour plusieurs types d’habitats, les bases de données existantes manquent d’informations locales explicites sur le plan spatial concernant l’état des communautés, les niveaux de référence ou les éléments qui entraînent la dégradation de l’habitat, et ne fournissent donc pas de base scientifiquement solide pour établir un ordre de priorité pour les zones ou les actions de restauration. Il convient de produire aussi vite que possible les preuves scientifiques recueillies afin de s’atteler aussitôt à l’élaboration des plans et à leur mise en œuvre.

Amendement 13

Article 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

8.

En dehors des sites Natura 2000, le non-respect des obligations énoncées aux paragraphes 6 et 7 est justifié s ’il est dû à:

8.

En dehors des sites Natura 2000, le non-respect des obligations énoncées aux paragraphes 6 et 7 ne peut être justifié que si les États membres apportent des preuves irréfutables qu ’il est dû à:

a)

un cas de force majeure;

a)

un cas de force majeure;

b)

des transformations inévitables des habitats qui sont directement causées par le changement climatique; ou

b)

des transformations inévitables des habitats qui sont directement causées par le changement climatique; ou

c)

un projet d’intérêt public majeur pour lequel il n’existe pas de solutions de remplacement moins préjudiciables, à déterminer au cas par cas.

c)

un projet d’intérêt public majeur en cours ou à venir, pour lequel il n’existe pas de solution de remplacement moins préjudiciable, à déterminer au cas par cas , à condition que l’État membre concerné ait adopté des mesures compensatoires adéquates et en tenant compte des enjeux environnementaux nationaux et territoriaux .

Exposé des motifs

L’interdiction de détérioration ne devrait pas se faire au détriment de projets en cours qui contribuent à réaliser d’autres objectifs liés à la transition, comme la transition énergétique, la numérisation et la durabilité des infrastructures. Le texte est aligné sur l’article 6, paragraphe 5, de la directive «Habitats» 92/43/CEE.

Amendement 14

Article 6

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

Les États membres veillent à ce qu’il n’y ait pas de perte nette d’espaces verts urbains ni de couvert arboré urbain d’ici à 2030, par rapport à 2021 , dans l’ensemble des agglomérations et dans les villes et banlieues.

1.

Les États membres veillent à ce qu’il n’y ait pas de perte nette d’espaces verts urbains y compris le couvert arboré urbain d’ici à 2030, par rapport à 2024 , dans les espaces verts urbains définis conformément à l’article 3, au sein des agglomérations , des villes et des banlieues. Pour y parvenir, les États membres coopèrent étroitement avec les collectivités locales et régionales, ainsi qu’avec les autorités de gestion.

2.

Les États membres veillent à ce que la superficie totale nationale des espaces verts urbains dans les agglomérations et dans les villes et banlieues augmente d’au moins 3 % par rapport à la superficie totale des agglomérations et des villes et banlieues en 2021 d’ici à 2040, et d’au moins 5 % d’ici à 2050.

2.

Les mesures visant à améliorer la qualité écologique des habitats et la connectivité doivent être mises en œuvre, compte tenu de la complémentarité des mesures avec les plans locaux d’aménagement du territoire et l’urbanisme.

3.

Les États membres veillent à ce que , d’un point de vue tant quantitatif que qualitatif, dans les agglomérations, les villes et les banlieues, la superficie totale nationale des espaces verts urbains tels que définis à l’article 3 augmente d’au moins 3 % d’ici à 2040, et d’au moins 5 % d’ici à 2050 par rapport à la superficie totale des agglomérations et des villes et banlieues en 2024 . Les objectifs sont fixés par rapport à la superficie totale de l’espace urbain au sein des unités administratives locales dans un État membre — et non par rapport aux espaces verts urbains existants au cours de l’année de référence 2024 — afin de garantir une approche équitable de la restauration dans les villes et les banlieues, en tenant compte des contextes nationaux. Malgré les structures des unités administratives locales, les zones urbaines doivent être traitées en tant qu’entités fonctionnelles.

De plus, les États membres assurent:

De plus, les États membres assurent:

a)

la présence d’un couvert arboré urbain d’au moins 10 % dans toutes les agglomérations et dans les villes et banlieues d’ici à 2050; et

a)

la présence d’un couvert arboré urbain d’au moins 15 % dans toutes les agglomérations et dans les villes et banlieues d’ici à 2050;

b)

un gain net d’espaces verts urbains, qui sont intégrés dans les bâtiments et aménagements d’infrastructures existants et nouveaux, y compris par des rénovations et des renouvellements, dans l’ensemble des agglomérations et dans les villes et banlieues.

b)

un gain net d’espaces verts urbains, qui sont intégrés dans les bâtiments et aménagements d’infrastructures existants et nouveaux, y compris par des rénovations et des renouvellements, dans l’ensemble des agglomérations et dans les villes et banlieues; et

c)

le contrôle des espèces exotiques envahissantes dans les espaces verts urbains, en favorisant également la biodiversité et les populations d’insectes, améliorant ainsi le bon fonctionnement des écosystèmes dans ces espaces.

Exposé des motifs

La formulation de l’objectif a engendré un malentendu. Divers acteurs ont compris qu’il prévoyait d’augmenter de 3 % puis de 5 % la superficie totale nationale des espaces verts, tandis que l’analyse d’impact indique clairement que la référence est la superficie nationale totale couverte par les unités administratives locales.

Amendement 15

Article 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

Les États membres réalisent un inventaire des obstacles à la connectivité longitudinale et latérale des eaux de surface et recensent les obstacles qui doivent être supprimés pour contribuer à la réalisation des objectifs de restauration fixés à l’article 4 du présent règlement et de l’objectif consistant à rétablir au moins 25 000 km de cours d’eau à courant libre sur le territoire de l’Union d’ici à 2030, sans préjudice de la directive 2000/60/CE, et notamment de son article 4, paragraphes 3, 5 et 7, ni du règlement 1315/2013, et notamment de son article 15 .

1.

Les États membres réalisent un inventaire des obstacles à la connectivité longitudinale et latérale des eaux de surface et recensent les obstacles qui doivent être supprimés pour contribuer à la réalisation des objectifs de restauration fixés à l’article 4 du présent règlement et de l’objectif consistant à rétablir 15 % de la longueur des cours d’eau (représentant 178 000 km dans l’ensemble de l’UE) en cours d’eau à courant libre sur le territoire de l’Union d’ici à 2030, en améliorant la biodiversité grâce à l’élimination des barrières et à la restauration des plaines inondables correspondantes, tout en tenant compte de la demande d’énergie renouvelable .

Sont inclus dans cet inventaire les nappes souterraines dont le niveau piézométrique doit être maintenu, compte tenu de leur apport aux cours longitudinaux et latéraux des eaux de surface, ainsi qu’aux zones humides et aux sources.

Exposé des motifs

La proposition devrait contenir des objectifs quantifiés et assortis d’échéances afin de supprimer les obstacles et de rétablir véritablement la connectivité des cours d’eau. Les États membres devraient être tenus de rétablir 15 % de la longueur des cours d’eau en cours d’eau à courant libre d’ici à 2030 grâce à l’élimination des barrières et à la restauration des plaines inondables qui y sont associées.

Amendement 16

Article 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

Les États membres suppriment les obstacles à la connectivité longitudinale et latérale des eaux de surface recensés en vertu du paragraphe 1 du présent article, conformément au plan de suppression visé à l’article 12, paragraphe 2, point f). Lorsqu’ils suppriment ces obstacles, les États membres visent principalement les obstacles obsolètes, c’est-à-dire ceux qui ne sont plus nécessaires pour la production d’énergie renouvelable, pour la navigation intérieure, pour l’approvisionnement en eau ou pour d’autres usages.

2.

Les États membres suppriment les obstacles à la connectivité longitudinale et latérale des eaux de surface recensés en vertu du paragraphe 1 du présent article, conformément au plan de suppression visé à l’article 12, paragraphe 2, point f). Lorsqu’ils suppriment ces obstacles, les États membres visent principalement i) les obstacles dont la suppression apportera des avantages écologiques et ii) les obstacles obsolètes, c’est-à-dire ceux qui ne sont plus nécessaires pour la production d’énergie renouvelable, pour la navigation intérieure, pour l’approvisionnement en eau ou pour d’autres usages. Ne sont pas considérés comme «obsolètes» les obstacles qui font partie du patrimoine historique et culturel, dont la conservation n’entraîne pas de barrières insurmontables et qui ont contribué à la création d’espaces uniques en termes de paysage et de biodiversité, ou qui servent à la recharge des nappes aquifères ou au ralentissement de la vitesse de l’eau.

Exposé des motifs

Outre la proposition faite aux États membres de s’attaquer en priorité à la suppression des obstacles obsolètes, un autre critère important pour guider l’identification des obstacles à supprimer devrait être le gain écologique qui en résultera.

Amendement 17

Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

Les États membres mettent en place les mesures de restauration nécessaires pour renforcer la biodiversité des écosystèmes agricoles, en plus des zones faisant l’objet de mesures de restauration conformément à l’article 4, paragraphes 1, 2 et 3.

1.

Les États membres mettent en place les mesures de restauration nécessaires pour renforcer la biodiversité des écosystèmes agricoles, y compris l’équilibre entre les phytophages, les parasitoïdes et les prédateurs, afin de faciliter une production exempte de produits phytopharmaceutiques, en plus des zones faisant l’objet de mesures de restauration conformément à l’article 4, paragraphes 1, 2 et 3.

Exposé des motifs

Les écosystèmes agricoles et la productivité alimentaire européenne sont menacés par la pénétration de nouveaux organismes nuisibles sur notre territoire, qui entraînent des pertes de cultures, rendent nécessaire une utilisation massive de pesticides et ont une incidence sur la biodiversité des écosystèmes européens.

Amendement 18

Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4.

Pour les sols organiques utilisés en agriculture qui sont des tourbières drainées, les États membres mettent en place des mesures de restauration. Ces mesures sont mises en place sur au moins:

4.

Pour les sols organiques utilisés en agriculture qui sont des tourbières drainées, les États membres mettent en place des mesures de restauration. Ces mesures sont mises en place sur au moins:

a)

30 % de ces superficies d’ici à 2030, dont au moins un quart sont remises en eau;

a)

30 % de ces superficies d’ici à 2030, dont au moins la moitié sont remises en eau;

b)

50 % de ces superficies d’ici à 2040, dont au moins la moitié sont remises en eau;

b)

50 % de ces superficies d’ici à 2040, dont au moins deux tiers sont remises en eau;

c)

70 % de ces superficies d’ici à 2050, dont au moins la moitié sont remises en eau.

c)

70 % de ces superficies d’ici à 2050, dont au moins deux tiers sont remises en eau.

Exposé des motifs

Les tourbières étant les plus grandes réserves de carbone terrestres naturelles, elles constituent, si elles sont endommagées, une source majeure d’émissions de gaz à effet de serre. Il est donc suggéré d’accroître la remise en eau (la mesure la plus efficace de restauration des tourbières), ce qui contribuerait à réduire sensiblement les émissions et à atteindre l’objectif global.

Amendement 19

Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

5.

Les États membres mettent en œuvre les mesures prévues par la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable (JO L 309 du 24.11.2009) afin de parvenir à une utilisation durable des produits phytopharmaceutiques, de réduire leurs risques et leurs effets sur la santé humaine et l’environnement et de promouvoir la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et des méthodes et techniques de substitution, telles que les moyens de protection non chimiques.

Exposé des motifs

Il est essentiel de réduire l’utilisation des pesticides et des engrais et, le cas échéant, de les remplacer par des produits naturels sûrs et des techniques alternatives non polluantes.

Amendement 20

Article 10

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

Les États membres obtiennent une tendance à la hausse , au niveau national, de chacun des indicateurs suivants relatifs aux écosystèmes forestiers , tels qu’indiqués à l’annexe VI, mesurée au cours de la période comprise entre la date d’entrée en vigueur du présent règlement et le 31 décembre 2030, puis tous les trois ans, jusqu’à ce que les niveaux satisfaisants définis conformément à l’article 11, paragraphe 3, soient atteints:

2.

Les États membres obtiennent dans chaque écosystème forestier une tendance à la hausse de chacun des indicateurs suivants, tels qu’indiqués à l’annexe VI, mesurée au cours de la période comprise entre la date d’entrée en vigueur du présent règlement et le 31 décembre 2030, puis tous les cinq ans, jusqu’à ce que les niveaux satisfaisants définis conformément à l’article 11, paragraphe 3, soient atteints:

a)

bois mort sur pied;

a)

bois mort sur pied;

b)

bois mort au sol;

b)

bois mort au sol;

c)

part des forêts inéquiennes;

c)

part des forêts inéquiennes;

d)

connectivité des forêts;

d)

connectivité des forêts;

e)

indice des oiseaux communs des milieux forestiers;

e)

indice des oiseaux communs des milieux forestiers;

f)

stock de carbone organique.

f)

stock de carbone organique.

Exposé des motifs

Les raisons qui ont amené à déposer cet amendement ne nécessitent pas d’explication.

Amendement 21

Article 10

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3.

Les États membres appliquent les mesures prévues par le règlement (CE) no 1737/2006 de la Commission portant modalités d’application du règlement (CE) no 2152/2003 du Parlement européen et du Conseil relatif à la surveillance des forêts et des interactions environnementales dans la Communauté, qui modifie le règlement (CE) no 2121/2004 de la Commission du 13 décembre 2004 et le règlement (CE) no 2278/1999 de la Commission du 21 octobre 1999.

4.

Les États membres appliquent la recommandation CM/Rec(2008)3 du Comité des ministres du Conseil de l’Europe aux États membres sur les orientations pour la mise en œuvre de la convention européenne du paysage.

Exposé des motifs

Il est urgent de mettre en œuvre les mesures déjà prévues par des règlements et des recommandations au niveau européen en matière de restauration des forêts.

Amendement 22

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

Les États membres quantifient la superficie qui doit être restaurée pour atteindre les objectifs de restauration fixés aux articles 4 et 5, en tenant compte de l’état des types d’habitats visés à l’article 4, paragraphes 1 et 2, et à l’article 5, paragraphes 1 et 2, et de la qualité et de la quantité des habitats des espèces visées à l’article 4, paragraphe 3, et à l’article 5, paragraphe 3, qui sont présents sur leur territoire. Cette quantification se fonde, entre autres, sur les critères suivants:

2.

Les États membres quantifient la superficie qui doit être restaurée pour atteindre les objectifs de restauration fixés aux articles 4 et 5, en tenant compte de l’état des types d’habitats visés à l’article 4, paragraphes 1 et 2, et à l’article 5, paragraphes 1 et 2, et de la qualité et de la quantité des habitats des espèces visées à l’article 4, paragraphe 3, et à l’article 5, paragraphe 3, qui sont présents sur leur territoire. Cette quantification se fonde, entre autres, sur les critères suivants:

a)

pour chaque type d’habitat:

a)

pour chaque type d’habitat:

i)

la superficie totale de l’habitat et une carte de sa répartition actuelle;

i)

la superficie totale de l’habitat et une carte de sa répartition actuelle;

ii)

la superficie de l’habitat qui n’est pas en bon état;

ii)

la superficie de l’habitat qui n’est pas en bon état;

iii)

la superficie de référence favorable, compte tenu des pertes documentées au cours des 70 dernières années au moins et des modifications attendues des conditions environnementales dues au changement climatique;

iii)

la superficie de référence favorable, compte tenu des pertes documentées au cours des 70 dernières années au moins et des modifications attendues des conditions environnementales dues au changement climatique;

iv)

les zones les plus appropriées pour le rétablissement des types d’habitats compte tenu des modifications en cours et attendues des conditions environnementales dues au changement climatique;

iv)

les zones les plus appropriées pour le rétablissement des types d’habitats compte tenu des modifications en cours et attendues des conditions environnementales dues au changement climatique;

b)

la qualité et la quantité suffisantes des habitats d’espèces qui sont nécessaires pour atteindre leur état de conservation favorable, compte tenu des zones les plus appropriées pour le rétablissement de ces habitats, et la connectivité nécessaire entre les habitats pour que les populations d’espèces puissent prospérer, ainsi que les modifications en cours et attendues des conditions environnementales dues au changement climatique.

b)

la qualité et la quantité suffisantes des habitats d’espèces qui sont nécessaires pour atteindre leur état de conservation favorable, compte tenu des zones les plus appropriées pour le rétablissement de ces habitats, et la connectivité nécessaire entre les habitats pour que les populations d’espèces puissent prospérer, ainsi que les modifications en cours et attendues des conditions environnementales dues au changement climatique.

3.

Lorsqu’ils déterminent la proximité des centres et pôles urbains en vue de définir les espaces verts urbains conformément à l’article 3, les États membres incluent les zones situées à moins d’un kilomètre des centres et pôles urbains.

Exposé des motifs

En fonction des conditions et des besoins locaux, il conviendrait qu’il soit du ressort de chaque État membre de définir dans son plan national la notion de «proximité» des centres et pôles urbains, de manière à ce qu’elle soit compatible avec sa structure urbaine, ses frontières administratives et ses autres facteurs pertinents au niveau local et national.

Amendement 23

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3.

Les États membres fixent, au plus tard en 2030, des niveaux satisfaisants pour chacun des indicateurs visés à l’article 8, paragraphe 1, à l’article 9, paragraphe 2, et à l’article 10, paragraphe 2, au moyen d’un processus et d’une évaluation ouverts et efficaces, fondés sur les données scientifiques les plus récentes et, le cas échéant, sur le cadre visé à l’article 17, paragraphe 9.

3.

Les États membres fixent, au plus tard en 2030, des niveaux satisfaisants pour chacun des indicateurs visés à l’article 8, paragraphe 1, à l’article 9, paragraphe 2, et à l’article 10, paragraphe 2, au moyen d’un processus et d’une évaluation ouverts et efficaces, fondés sur les données scientifiques les plus récentes et en coordination avec d’autres États membres et, le cas échéant, sur le cadre visé à l’article 17, paragraphe 9. Afin de garantir l’alignement entre les États membres, des exigences minimales et des orientations permettant aux États membres de définir des niveaux satisfaisants sont fournies et adoptées en temps utile en vertu de l’article 17, paragraphe 9.

Exposé des motifs

Il est nécessaire de définir des orientations et un cadre clairs et communs concernant les exigences minimales que doivent respecter les États membres pour définir des niveaux satisfaisants (s’appliquant aux objectifs pour les pollinisateurs et les écosystèmes agricoles et forestiers).

Amendement 24

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

6.

Les États membres coordonnent la mise au point des plans nationaux de restauration avec la désignation des zones propices au déploiement des énergies renouvelables. Lors de l’élaboration des plans de restauration de la nature, les États membres veillent à établir des synergies avec les zones propices au déploiement des énergies renouvelables qui ont déjà été désignées et font en sorte que le fonctionnement des zones propices au déploiement des énergies renouvelables, y compris les procédures d’autorisation applicables dans les zones propices au déploiement des énergies renouvelables qui sont prévues par la directive (UE) 2018/2001, reste inchangé.

6.

Les États membres coordonnent la mise au point des plans nationaux de restauration avec la désignation des zones propices au déploiement des énergies renouvelables. Lors de l’élaboration des plans de restauration de la nature, les États membres veillent à établir des synergies avec les zones propices au déploiement des énergies renouvelables qui ont déjà été désignées et font en sorte que le fonctionnement des zones propices au déploiement des énergies renouvelables, y compris les procédures d’autorisation applicables dans les zones propices au déploiement des énergies renouvelables qui sont prévues par la directive (UE) 2018/2001, reste inchangé , sans compromettre les mesures de restauration et en faveur de la biodiversité .

Exposé des motifs

Le recensement et l’affectation des zones propices aux énergies renouvelables devraient tenir compte des espaces et du fonctionnement des mesures de restauration des écosystèmes à mettre en place.

Amendement 25

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

7.

Lors de l’élaboration de leurs plans nationaux de restauration, les États membres tiennent compte des éléments suivants:

[…]

7.

Lors de l’élaboration de leurs plans nationaux de restauration, les États membres tiennent compte des éléments suivants:

[…]

f)

les stratégies et plans d’action nationaux en faveur de la biodiversité élaborés conformément à l’article 6 de la convention sur la diversité biologique;

[…]

f)

les stratégies et plans d’action nationaux en faveur de la biodiversité élaborés conformément à l’article 6 de la convention sur la diversité biologique , ainsi que les stratégies et plans d’action locaux (1) en faveur de la biodiversité et les mécanismes de collaboration permettant d’intégrer les premières dans les seconds et inversement ;

[…]

h)

les plans d’écologisation de l’espace urbain et leurs ambitions en matière de développement des espaces verts urbains, y compris les mesures visant à créer des forêts, des parcs et des jardins urbains offrant une riche biodiversité et facilement accessibles, des fermes urbaines, des toitures et des murs végétalisés, des rues arborées, des prairies urbaines et des haies urbaines, ainsi que les indicateurs utilisés pour l’établissement de rapports et le suivi.

Exposé des motifs

Des processus et des mécanismes de participation similaires, tels que les stratégies et les plans d’action locaux en faveur de la biodiversité et les plans d’écologisation de l’espace urbain, pourraient servir de référence.

Amendement 26

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

7.

[…]

i)

l’instrument d’appui technique utile à la mise en œuvre de la législation. Cet instrument comprend: des capacités en matière de mécanismes de participation (transsectoriels) des instances de décision et des acteurs concernés et en matière d’approches intégrées du développement des villes et des communes, ainsi que d’instruments de gouvernance à plusieurs niveaux; l’amélioration de la capacité d’attirer et de rationaliser les investissements des secteurs public et privé; des conseils personnalisés en matière d’expertise technique, juridique et financière nécessaire pour élaborer, mettre en œuvre et suivre les mesures de restauration; la création d’instruments et de processus de suivi légers et d’un emploi aisé; l’orientation pour l’alignement des instruments, normes et protocoles d’information entre les niveaux de gouvernance, et les bonnes pratiques en matière de restauration des écosystèmes dans différents contextes et géographies physiques.

Exposé des motifs

L’instrument d’appui technique doit s’adresser aux autorités de gestion et aux collectivités locales et régionales qui mettent en œuvre la loi. Le manque de compétences techniques et d’expérience avec les instruments de financement (du secteur privé) figurent parmi les principales difficultés à surmonter pour élaborer, mettre en œuvre et suivre les mesures de restauration. Afin de s’assurer de parvenir à restaurer la nature, l’appui technique devrait également comprendre les approches intégrées locales.

Amendement 27

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

12.

Les États membres devraient appliquer une approche pangouvernementale et coordonner l’élaboration, l’évaluation préalable, le suivi et la communication des plans nationaux de restauration avec les collectivités locales et régionales, ainsi qu’avec les autorités de gestion, en tenant compte de tous les écosystèmes qu’englobent les unités administratives locales.

Les États membres devraient doter d’un caractère formel les mécanismes permettant aux parties prenantes et aux organisations de contribuer en temps utile aux plans nationaux de restauration et de les évaluer conjointement avant leur présentation, ainsi que mettre en place des procédures de retour d’information et fournir des orientations et des instruments nécessaires pour harmoniser les protocoles de suivi locaux, régionaux et nationaux.

Exposé des motifs

Le cloisonnement des compétences entre les administrations fait obstacle à une vision intégrée nécessaire à la gestion efficace des habitats ou des bassins versants qui transcende les frontières administratives. La contribution des collectivité locales, régionales et nationales et des autorités de gestion aux plans nationaux de réforme est indispensable pour établir une telle vision commune et intégrée de la restauration et éviter toute mauvaise mise en œuvre (par exemple en protégeant des espèces sur un territoire donné, mais pas sur le territoire voisin). Des structures et des processus de gouvernance formalisés seront nécessaires pour assurer une coordination et un suivi efficaces des actions de restauration.

Amendement 28

Article 12

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

n)

un résumé du processus de préparation et d’établissement du plan national de restauration, y compris des informations sur la participation du public et sur la manière dont les besoins des communautés locales et des parties prenantes ont été pris en compte;

2.

n)

un résumé du processus de préparation et d’établissement du plan national de restauration, y compris des informations sur la participation du public et sur la manière dont les besoins des communautés locales et des parties prenantes , dont les collectivités locales et régionales, les autorités de gestion respectives et les propriétaires fonciers, ont été pris en compte;

Exposé des motifs

Il est pertinent que les collectivités locales et régionales, les autorités de gestion et les propriétaires fonciers soient associés à l’élaboration des plans nationaux de restauration, étant donné que c’est à eux que vont incomber, en fin de compte, la conception, la mise en œuvre, le contrôle et le cofinancement des mesures de restauration.

Amendement 29

Article 16

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2.

Les États membres déterminent ce qui constitue un intérêt suffisant et une atteinte à un droit, conformément à l’objectif consistant à donner au public un large accès à la justice. Aux fins du paragraphe 1, toute organisation non gouvernementale œuvrant en faveur de la protection de l’environnement et satisfaisant aux exigences du droit national est réputée bénéficier de droits susceptibles de faire l’objet d’une atteinte et ses intérêts sont considérés comme suffisants.

2.

Les États membres déterminent ce qui constitue un intérêt suffisant et une atteinte à un droit, conformément à l’objectif consistant à donner au public un large accès à la justice , conformément à la convention d’Aarhus et en particulier à son article 9 relatif à l’accès à la justice . Aux fins du paragraphe 1, toute organisation non gouvernementale œuvrant en faveur de la protection de l’environnement et satisfaisant aux exigences du droit national est réputée bénéficier de droits susceptibles de faire l’objet d’une atteinte et ses intérêts sont considérés comme suffisants.

Exposé des motifs

La convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, signée à Aarhus en 1998, fournit un cadre approprié pour garantir le respect des procédures nécessaires en ce qui concerne la législation sur la restauration de la nature.

Amendement 30

Article 17

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1.

b)

la superficie des espaces verts urbains et du couvert arboré dans les agglomérations et dans les villes et banlieues, visés à l’article 6;

1.

b)

la superficie et la qualité des espaces verts urbains et du couvert arboré dans les agglomérations et dans les villes et banlieues, visés à l’article 6;

Exposé des motifs

Les raisons qui ont amené à déposer cet amendement ressortent de son texte même.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR)

1.

reconnaît que la proposition de législation sur la restauration de la nature constitue une avancée cruciale en matière de lutte contre la perte de biodiversité et les effets du changement climatique et se félicite de son approche à l’égard d’objectifs juridiquement contraignants, assortis d’échéances et échelonnés visant à garantir la protection et la restauration de tous les écosystèmes dans les États membres afin de remédier de toute urgence à leur dégradation; voit en cette proposition, pour peu que les modifications nécessaires y soient apportées, un progrès majeur qui orientera la mise en œuvre d’un cadre mondial ambitieux en matière de biodiversité pour l’après-2020;

2.

constate que, dans le cadre de l’analyse d’impact, la taille des espaces verts et leur potentiel d’expansion au moyen de changements d’affectation des sols ont été examinés à l’échelle de l’Union, et que les objectifs ont été jugés réalistes. L’analyse n’a toutefois pas tenu compte de la diversité des situations et des points de départ des différents pays et régions ou villes. Le CdR souligne qu’il s’impose d’adapter d’urgence la proposition afin de tenir compte des réalités actuelles variables d’un État membre, d’une région et d’une commune à l’autre, en ce qui concerne la quantité et la qualité des différents écosystèmes, la structure de la région, de la ville ou de la commune ou de l’aire urbaine, ainsi que les structures administratives et la propriété foncière;

3.

attire l’attention sur les dévastations environnementales à grande échelle causées par l’agression brutale et illégale de l’Ukraine par la Russie; souligne que les dégradations de l’environnement et les problèmes qu’elles entraînent auront des répercussions transfrontières, affectant aussi bien la santé humaine que les écosystèmes locaux; demande instamment d’entreprendre dès à présent les démarches appropriées et de réfléchir aux actions concrètes en faveur de la biodiversité et de la restauration des écosystèmes qu’il conviendra de mener une fois le conflit terminé;

4.

souligne le rôle de premier plan que jouent les collectivités locales et régionales dans l’élaboration conjointe des plans nationaux de restauration, le recensement des zones de restauration et la définition des indicateurs fondés sur les priorités locales et les besoins des communautés, le cofinancement public et privé et la participation des parties prenantes et du public, ainsi que dans la mise en œuvre d’initiatives de restauration locales, intégrées et territorialisées; insiste sur le rôle clé des collectivités locales en matière de suivi et d’établissement de rapports sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs pour les écosystèmes urbains et autres qui se situent dans les limites des unités administratives locales. Il importe de veiller à ce que le suivi et la rédaction de rapports ne deviennent pas inutilement contraignants sur le plan administratif, et à ce que des outils numériques puissent être utilisés pour faciliter le travail;

5.

insiste pour que les collectivités locales et régionales définissent les écosystèmes ciblés, notamment les espaces verts urbains, et les besoins quantitatifs et qualitatifs de développement correspondants en prenant en considération leur développement urbain local intégré, et coopèrent dans ce cadre étroitement avec les États membres et les autorités de gestion, de façon à tenir compte des réalités locales en matière de structure urbaine et de nature et afin de garantir une approche équitable de la restauration dans les zones urbaines et périurbaines;

6.

invite instamment les États membres à s’assurer que les plans nationaux de restauration tiennent compte des conditions et des caractéristiques socio-économiques, géographiques et environnementales propres à la zone locale concernée, à la communauté locale et au contexte régional ainsi que des besoins de restauration pertinents, en particulier en rapport avec les écosystèmes particulièrement vulnérables tels que les régions ultrapériphériques, insulaires, montagneuses, tourbeuses et humides ou les régions abritant des espèces endémiques ou menacées, et également avec les écosystèmes urbains; demande que les écosystèmes particulièrement vulnérables bénéficient d’une attention particulière dans la législation sur la restauration de la nature et que le caractère spécifique de leur contexte et de leurs besoins de restauration y soit reconnu;

7.

insiste sur la nécessité de reconnaître l’importance des interactions bioculturelles pour façonner les identités locales et promouvoir les paysages agricoles à haute valeur culturelle et naturelle, car elles contribuent de manière essentielle au rétablissement du lien entre l’identité culturelle et les écosystèmes à l’échelle mondiale;

8.

se félicite que la Commission européenne ait inclus, dans la législation sur la restauration de la nature, une analyse d’impact approfondie portant sur l’application des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Le raisonnement présenté en rapport avec la valeur ajoutée européenne de la proposition et le déploiement de mesures découlant des compétences de l’Union dans les domaines de l’environnement et du changement climatique est conforme aux principes de subsidiarité et de proportionnalité; fait néanmoins observer que l’article 6 fait l’impasse sur les conséquences directes et indirectes, à savoir les répercussions financières ainsi que les incidences sur l’administration interne et les systèmes judiciaires des États membres;

9.

met en avant le rôle incontournable des écosystèmes pour stocker le carbone et protéger des conséquences du changement climatique; aussi est-il nécessaire non seulement de mettre fin à des pratiques qui leur nuisent, telles que la déforestation, l’imperméabilisation des sols ou l’extraction de tourbe, mais aussi de les protéger et les restaurer de manière ciblée, à l’exemple de la renaturation des ruisseaux, des tourbières et des zones humides;

10.

souligne que le règlement doit tenir compte des différentes circonstances et des différentes situations initiales existantes, tant au niveau national que local, en ce qui concerne, par exemple, la division administrative, la densité et la structure des espaces verts, ainsi que les besoins locaux et nationaux. Aussi convient-il de renforcer les approches intégrées à l’échelon local en matière de développement des villes et des communes. Les définitions et les niveaux d’exigences doivent être clairs et pertinents dans l’ensemble de l’Union;

11.

insiste sur la nécessité pour les villes et les communes d’accroître leur résilience face aux changements climatiques en protégeant, favorisant et restaurant leurs infrastructures bleues grâce à la revitalisation des canaux et des ruisseaux et à l’installation de petites étendues d’eau; invite les États membres, dans le cadre du règlement à l’examen, à s’assurer que toutes les villes et les communes de plus de 20 000 habitants conçoivent, adoptent et appliquent des plans pour développer rapidement leurs espaces verts et bleus;

A. L’intégration et la cohérence des politiques

12.

réaffirme l’importance d’intégrer la législation sur la restauration de la nature aux politiques et stratégies existant au niveau local, régional et à d’autres échelons infranationaux, et insiste sur la nécessité de disposer d’instruments et de mécanismes adéquats pour renforcer le caractère obligatoire et l’efficacité qualitative de la législation aux niveaux local et infranational; souligne dans le même temps qu’il y a lieu de consolider, et de ne pas entraver, le potentiel que recèlent les collectivités locales et régionales lorsqu’il s’agit de contribuer, grâce à leurs connaissances locales et à leurs solutions de terrain, à la réalisation d’objectifs communs de protection de la nature. Malgré les structures des unités administratives locales, les zones urbaines doivent être traitées en tant qu’entités fonctionnelles;

13.

souligne que les mesures de restauration, en particulier au niveau local, s’inscrivent dans l’action pour le climat et la politique d’urbanisme. Les villes et les régions doivent les mettre en œuvre au moyen de politiques ambitieuses transcendant les frontières administratives et en évaluant l’efficacité globale de chaque mesure individuelle;

14.

souligne l’importance d’intégrer les plans nationaux de restauration aux plans nationaux en matière d’énergie et de climat et aux objectifs contraignants définis par l’actuelle directive sur les énergies renouvelables (conformément à l’objectif révisé introduit par le plan RePowerEU); estime qu’il est primordial que les zones désignées comme propices au déploiement des énergies renouvelables n’entrent pas en concurrence avec les mesures de restauration de la nature, mais qu’elles se soutiennent mutuellement dans la réalisation des ambitions fixées; à cet égard, attire l’attention sur la nécessité de tenir compte de la petite superficie des régions ultrapériphériques et des îles afin de concilier les différentes utilisations du territoire de sorte que les dispositifs de protection n’empêchent ni n’entravent l’indispensable transition énergétique au moyen du développement d’infrastructures d’énergie renouvelable, en particulier dans ces territoires où il n’est pas possible de se connecter au réseau énergétique européen;

15.

insiste sur la nécessité de remédier aux incohérences et aux conflits d’intérêts avec d’autres domaines d’action (tels que l’énergie, la pêche, la production alimentaire et l’agriculture) susceptibles de compromettre le succès de la mise en œuvre de la législation sur la restauration de la nature ou d’aller à l’encontre de l’intérêt public; préconise que les perspectives soient fortement alignées afin d’accroître le «poids» de la restauration des écosystèmes dans les domaines de l’utilisation des terres et de l’aménagement du territoire, tout en créant un système équitable de compensation pour les personnes qui y ont droit. Il convient de dégager les synergies adéquates entre les intérêts spécifiques dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la sécurité énergétique, mis en évidence par le contexte géopolitique, et la législation sur la restauration de la nature ainsi que d’autres législations environnementales de l’Union;

B. Financer la restauration des écosystèmes, rationaliser les investissements du secteur public et encourager les investissements du secteur privé

16.

attire l’attention sur les besoins considérables de financement que créent les mesures prévues par la proposition de règlement à l’examen; souligne qu’il convient d’attribuer les moyens financiers idoines à la restauration, d’autant plus que pour les années qui viennent, il n’est pas prévu que l’Union européenne mette à disposition, dans ses programmes d’aide, les moyens financiers nécessaires ou permette de les employer avec souplesse, ni que les États membres, les régions et les communes disposent des marges de manœuvre financières correspondantes dans leurs budgets; rappelle la nécessité d’accroître les financements consacrés à la biodiversité et à la restauration des écosystèmes et de simplifier l’accès des collectivités locales et régionales à une mobilisation efficace et non bureaucratique des instruments financiers disponibles;

17.

demande que les sources de financement nationales soient allouées en parfaite adéquation avec les priorités et les besoins recensés des collectivités locales et régionales; préconise que les structures régionales soient reconnues comme des organismes importants capables de rationaliser et de coordonner les priorités des collectivités locales et régionales, créant ainsi des lignes de soutien efficaces pour le cofinancement et favorisant des actions de restauration efficaces à l’échelle territoriale;

18.

compte tenu des lacunes dans la mise en œuvre des directives relatives à la nature, demande le renforcement des mécanismes d’application et des infrastructures de mise en conformité, de sorte que parallèlement aux efforts de lutte contre le réchauffement climatique, la restauration des écosystèmes atteigne au moins le même niveau d’importance que les autres exigences en matière d’utilisation des sols;

19.

insiste sur le fait que les investissements du secteur privé seront vitaux pour combler le déficit de financement de la restauration des écosystèmes; souligne le potentiel non exploité et les exigences que renferment l’expérimentation et l’extension d’instruments fondés sur le marché, tels que les investissements d’impact, le paiement des services écosystémiques ou les crédits d’absorption du carbone terrestre. Une telle expérimentation devrait aller de pair avec le renforcement des capacités des collectivités locales et régionales en ce qui concerne les instruments de financement de ce type, idéalement l’un des domaines prioritaires du système de soutien technique;

C. Soutien technique et renforcement des capacités des collectivités locales et régionales

20.

souligne que la conception, la mise en œuvre et le suivi efficaces des actions de restauration nécessiteront une expertise technique considérable et un investissement de ressources de la part des collectivités locales et régionales chargées de la mise en œuvre; fait observer qu’à l’heure actuelle, les collectivités locales et régionales ne disposent pas d’une telle expertise; recommande dès lors que celle-ci soit développée en interne, partagée par les collectivités locales et régionales d’un ou de plusieurs territoires voisins, ou fasse l’objet d’une sous-traitance;

21.

demande la mise en place d’un système de soutien technique global incluant: le renforcement des capacités des collectivités locales et régionales afin d’obtenir les compétences techniques requises; la création des instruments et des processus de suivi correspondants; l’orientation pour l’alignement des instruments, normes et protocoles d’information entre les niveaux de gouvernance, et les bonnes pratiques en matière de restauration des écosystèmes dans différents contextes et géographies physiques;

22.

souligne qu’un tel système de soutien devrait s’appuyer sur les outils et les plateformes de renforcement des capacités existants, tels que la plateforme de l’Union pour l’écologisation urbaine, NetworkNature, Biodiversa+, BioAgora, UrbanByNature, CitiesWithNature et RegionsWithNature, et être intégré à ces outils et plateformes;

23.

demande que soit instauré un système de suivi et de communication de données qui soit accessible, inclusif et normalisé, avec des méthodes rationalisées pour recenser les zones de restauration, évaluer l’état des écosystèmes et définir des niveaux d’indicateurs et des objectifs de suivi satisfaisants.

Bruxelles, le 9 février 2023.

Le président du Comité européen des régions

Vasco ALVES CORDEIRO


(1) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).

(1) Reconnus par la convention sur la diversité biologique dans la décision X/22 adoptée lors de la dixième conférence des parties.


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