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Avis institutionnel52022AR4989

Avis institutionnel — 52022AR4989

CELEX52022AR4989
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 15 mars 2023

Texte intégral

30.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 188/43


Avis du Comité européen des régions — Une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable

(2023/C 188/06)

Rapporteur:

Heinz-Joachim HÖFER (DE/PSE), conseiller municipal d’Altenkirchen (Westerwald)

Texte de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant une utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable et modifiant le règlement (UE) 2021/2115

[COM(2022) 305 final]

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Considérant 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(5)

Afin d’assurer la pleine réalisation des objectifs du cadre juridique de l’Union sur une utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable, il est nécessaire d’adapter ce cadre en établissant des règles plus claires et directement applicables pour les opérateurs. En outre, un certain nombre de règles devraient être précisées, notamment les règles relatives à l’application de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, les restrictions d’utilisation des produits phytopharmaceutiques et les inspections du matériel utilisé pour appliquer les produits phytopharmaceutiques. Par conséquent, il convient d’abroger la directive 2009/128/CE et de la remplacer par un règlement.

(5)

Afin d’assurer la pleine réalisation des objectifs du cadre juridique de l’Union sur une utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable, il est nécessaire d’adapter ce cadre en établissant des règles plus claires et directement applicables pour les opérateurs , ainsi que de renforcer les contrôles aux frontières de sorte que les importations satisfassent aux mêmes critères que ceux exigés sur le territoire de l’Union et que, partant, il n’y entre aucune denrée alimentaire, plante ou fleur traitée par des produits phytopharmaceutiques (pesticides, fongicides, etc.) qui y seraient interdits . En outre, un certain nombre de règles devraient être précisées, notamment les règles relatives à l’application de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, les restrictions d’utilisation des produits phytopharmaceutiques et les inspections du matériel utilisé pour appliquer les produits phytopharmaceutiques. Par conséquent, il convient d’abroger la directive 2009/128/CE et de la remplacer par un règlement.

Amendement 2

Considérant 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(9)

Dans le rapport final de la conférence sur l’avenir de l’Europe, publié le 9 mai 2022, en ce qui concerne les propositions relatives à l’agriculture, à la production de denrées alimentaires, à la biodiversité et aux écosystèmes, et à la pollution, les citoyens appellent notamment l’Union à réduire considérablement le recours aux pesticides et aux engrais chimiques, conformément aux objectifs existants, tout en continuant d’assurer la sécurité alimentaire et de soutenir la recherche visant à mettre au point des alternatives plus durables et fondées sur la nature. Les citoyens demandent plus de recherche et d’innovations, y compris des solutions technologiques en matière de production durable, de résistance des plantes et d’agriculture de précision, plus de communication, de systèmes de conseil et de formation pour et par les agriculteurs, et invitent l’Union à protéger les insectes, notamment les insectes indigènes et pollinisateurs.

(9)

Dans le rapport final de la conférence sur l’avenir de l’Europe, publié le 9 mai 2022, en ce qui concerne les propositions relatives à l’agriculture, à la production de denrées alimentaires, à la biodiversité et aux écosystèmes, et à la pollution, les citoyens appellent notamment l’Union à réduire considérablement le recours aux pesticides et aux engrais chimiques, conformément aux objectifs existants, tout en continuant d’assurer la sécurité alimentaire et de soutenir la recherche visant à mettre au point des alternatives plus durables et fondées sur la nature. Les citoyens demandent plus de recherche et d’innovations, y compris des solutions technologiques en matière de production durable, de résistance des plantes et d’agriculture de précision, plus de communication, de systèmes de conseil et de formation pour et par les agriculteurs, et invitent l’Union à protéger les insectes, notamment les insectes indigènes et pollinisateurs. Les citoyens recommandent en outre d’appliquer le principe du pollueur-payeur, qu’il convient également d’intégrer dans les mesures fiscales.

Amendement 3

Considérant 12

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(12)

L’objectif de la stratégie «De la ferme à la table» est de réaliser des progrès substantiels dans la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires chimiques d’une manière économiquement viable. Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire de fixer, à l’échelle de l’Union et des États membres, des objectifs quantifiés en matière de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques et des risques qui y sont associés et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques plus dangereux, de manière à contrôler les progrès. Il convient que les objectifs nationaux soient fixés en droit interne pour que des progrès adéquats soient réalisés et pour qu’il soit rendu compte de ces progrès. Ces objectifs nationaux contraignants devraient également être réalisés par les États membres en 2030 au plus tard. La réduction de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques chimiques devrait réduire de manière significative les risques pour la santé et la sécurité au travail auxquels sont exposés les utilisateurs professionnels.

(12)

L’objectif de la stratégie «De la ferme à la table» est de réaliser des progrès substantiels dans la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires chimiques d’une manière économiquement viable. Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire de fixer, à l’échelle de l’Union et des États membres, des objectifs quantifiés en matière de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques et des risques qui y sont associés et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques plus dangereux, de manière à contrôler les progrès. Il convient que les objectifs nationaux soient fixés en droit interne pour que des progrès adéquats soient réalisés et pour qu’il soit rendu compte de ces progrès. Ces objectifs nationaux contraignants devraient également être réalisés par les États membres en 2030 au plus tard. La réduction de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques chimiques devrait réduire considérablement les risques pour la sécurité et la santé au travail auxquels sont exposés les utilisateurs professionnels , mais aussi les citoyens, les consommateurs, et en particulier les groupes vulnérables de la population .

Amendement 4

Considérant 13 bis (nouveau considérant)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(13 bis )

Dans le document de travail de ses services intitulé «Drivers of Food Security» (Les facteurs de la sécurité alimentaire), la Commission reconnaît que «les sols, l’eau, la diversité biologique et l’air sont indispensables à la production alimentaire», conclut que «le modèle actuel d’agriculture intensive à fort niveau d’intrants, fondé sur l’utilisation des pesticides chimiques, est susceptible de constituer une menace pour la sécurité alimentaire à moyen terme en raison de la perte de diversité biologique, de l’augmentation probable des ennemis des cultures, de la dégradation des sols et de l’effondrement des pollinisateurs qui sont indispensables à la production agricole», et souligne en outre la nécessité de mettre en œuvre des objectifs de réduction des pesticides pour assurer la sécurité alimentaire à long terme dans l’Union.

Exposé des motifs

Il est nécessaire de réduire les pesticides afin d’assurer la sécurité alimentaire.

Amendement 5

Considérant 14

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(14)

Les États membres devraient élaborer et publier des plans d’action nationaux. Pour que les plans d’action nationaux des États membres soient efficaces, il convient qu’ils contiennent des objectifs quantitatifs, des références aux objectifs de réduction nationaux contraignants pour 2030 tels qu’ils sont définis en droit interne, ainsi que des objectifs indicatifs connexes définis dans les plans d’action nationaux, des mesures, des calendriers et des indicateurs en vue de réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé humaine et l’environnement. Cela permettra d’adopter une approche structurée pour la fixation d’objectifs quantitatifs, avec une référence claire aux objectifs de réduction nationaux pour 2030. Afin de contrôler le respect des dispositions du présent règlement, les États membres devraient également être tenus de rendre compte chaque année des objectifs et des données quantitatives précises concernant le respect des dispositions relatives à l’utilisation, à la formation, au matériel d’application et à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures.

(14)

Les États membres devraient élaborer et publier des plans d’action nationaux. Pour que les plans d’action nationaux des États membres soient efficaces, il convient qu’ils contiennent des objectifs quantitatifs, des références aux objectifs de réduction nationaux contraignants pour 2030 tels qu’ils sont définis en droit interne, ainsi que des objectifs indicatifs connexes définis dans les plans d’action nationaux, des mesures, des calendriers et des indicateurs en vue de réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé humaine et l’environnement. Cela permettra d’adopter une approche structurée pour la fixation d’objectifs quantitatifs, avec une référence claire aux objectifs de réduction nationaux pour 2030. Afin de contrôler le respect des dispositions du présent règlement, les États membres devraient également être tenus de rendre compte chaque année des objectifs et des données quantitatives précises concernant le respect des dispositions relatives à l’utilisation, à la formation, au matériel d’application et à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. La Commission européenne peut procéder, avec l’aide d’un groupe d’experts composé de spécialistes des sciences de l’environnement et de représentants de la société civile, à un contrôle a posteriori de ces plans d’action nationaux, afin de garantir la transparence des avis ainsi rendus.

Amendement 6

Considérant 16

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(14)

La mise en œuvre de politiques et de mesures dans les domaines de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable a une incidence sur l’environnement, la santé publique et les conditions de travail. Par conséquent, les États membres devraient veiller à ce que le public et les partenaires sociaux aient la possibilité de participer à l’élaboration des plans d’action nationaux des États membres et d’être consultés à ce sujet, conformément, le cas échéant, à la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil (24).

(16)

La mise en œuvre de politiques et de mesures dans les domaines de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable a une incidence sur l’environnement, la santé publique et les conditions de travail. Par conséquent, les États membres devraient veiller à ce que les collectivités territoriales, dans le cadre de leurs compétences, le public et les partenaires sociaux aient la possibilité de participer à l’élaboration des plans d’action nationaux des États membres et d’être consultés à ce sujet, conformément, le cas échéant, à la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil (24).

Amendement 7

Considérant 24

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(22)

Il est nécessaire, pour veiller à ce que les produits phytopharmaceutiques et le matériel d’application connexe soient utilisés de manière à protéger la santé humaine et l’environnement, de prévoir des exigences générales applicables aux utilisateurs professionnels en ce qui concerne la formation requise pour utiliser certains produits phytopharmaceutiques ou matériels d’application, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques plus dangereux et la nécessité de se conformer aux exigences d’inspection du matériel d’application à usage professionnel.

(24)

Il est nécessaire, pour veiller à ce que les produits phytopharmaceutiques et le matériel d’application connexe soient utilisés de manière à protéger la santé humaine et l’environnement, de prévoir des exigences générales applicables aux utilisateurs professionnels en ce qui concerne la formation requise pour utiliser certains produits phytopharmaceutiques ou matériels d’application, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques plus dangereux et la nécessité de se conformer aux exigences d’inspection du matériel d’application à usage professionnel. Dans le même temps, et afin d’éviter de mettre en péril la sécurité humaine et environnementale, il convient d’interdire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques chimiques par des utilisateurs non professionnels qui ne sont pas formés.

Amendement 8

Considérant 24 bis (nouveau considérant)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(24 bis)

La surveillance de l’environnement est une nécessité pour examiner tous les effets possibles de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques sur la santé humaine et l’environnement. Les exigences de l’Union en matière de surveillance ne portent actuellement que sur l’eau. Les États membres mettent en place des programmes globaux pour la surveillance des résidus de substances actives et de leurs métabolites présents dans l’environnement, l’eau, les animaux et les humains afin de déterminer avec précision si le présent règlement atteint ses objectifs en matière de réduction des risques associés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Amendement 9

Considérant 24 ter (nouveau considérant)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(24 ter)

Le plan de mise en œuvre de la Commission intitulé «Un pacte pour des sols sains en Europe» indique que 83 % des sols agricoles de l’Union sont contaminés par des résidus de pesticides, alors qu’il est probable que l’intensification de l’agriculture et l’utilisation excessive de pesticides aggravent encore davantage la situation à l’avenir. Il est expressément mentionné que la persistance élevée des pesticides dans le sol et leur toxicité pour les espèces non ciblées constituent une menace pour la santé des sols. Par conséquent, il convient de tenir dûment compte de la nécessité de protéger les sols lors de la mise en œuvre des dispositions du présent règlement.

Amendement 10

Considérant 25

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(23)

L’utilisation des produits phytopharmaceutiques peut avoir des effets particulièrement négatifs dans certaines zones fréquemment utilisées par le grand public ou par des groupes vulnérables, les communautés dans lesquelles les citoyens vivent et travaillent et les zones écologiquement sensibles, telles que les sites Natura 2000 protégés conformément à la directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil (33) et à la directive 92/43/CEE du Conseil (34). Si les produits phytopharmaceutiques sont utilisés dans des zones fréquentées par le grand public, la possibilité d’une exposition humaine à ces produits phytopharmaceutiques est élevée. Par conséquent, afin de protéger la santé humaine et l’environnement, il convient d’interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les zones sensibles et à moins de trois mètres de ces zones. Les dérogations à l’interdiction ne devraient être accordées que dans certaines conditions et au cas par cas.

(25)

L’utilisation des produits phytopharmaceutiques peut avoir des effets particulièrement négatifs dans certaines zones fréquemment utilisées par le grand public ou par des groupes vulnérables, les communautés dans lesquelles les citoyens vivent et travaillent et les zones écologiquement sensibles, telles que les sites Natura 2000 protégés conformément à la directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil (33) et à la directive 92/43/CEE du Conseil (34). Si les produits phytopharmaceutiques sont utilisés dans des zones fréquentées par le grand public, la possibilité d’une exposition humaine à ces produits phytopharmaceutiques est élevée. Par conséquent, afin de protéger la santé humaine et l’environnement, il convient d’interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les zones sensibles et à moins de trois mètres de ces zones. Les dérogations à l’interdiction ne devraient être accordées que dans certaines conditions et au cas par cas. Dans les zones fréquentées avant tout par des populations vulnérables et où des produits phytopharmaceutiques plus dangereux sont utilisés, il convient d’étendre les zones tampons à 50 mètres. Les dérogations à l’interdiction ne devraient être accordées que pour les produits phytopharmaceutiques autorisés conformément au règlement (UE) 2018/848 pour permettre une poursuite des activités agricoles existantes ou dans certaines conditions et au cas par cas.

Exposé des motifs

Il ressort des recherches scientifiques que pour être efficaces et prévenir l’apport de pesticides, les zones tampons doivent être larges de plusieurs centaines de mètres. Une récente étude qui enquêtait sur la contamination des aires de jeu publiques par les pesticides a conclu que près de la moitié de ces aires étaient contaminées par au moins un pesticide et qu’un quart l’étaient par plus d’un (y compris des perturbateurs endocriniens) et elle a montré que pour obtenir une contamination nulle par des pesticides, une distance de 100 mètres serait même nécessaire. Il ressort d’une étude de suivi que des mesures d’atténuation même plus strictes que les 3 mètres que propose la Commission ne suffisaient pas à prévenir l’exposition des enfants et du grand public à des pesticides dangereux.

Amendement 11

Considérant 26

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(24)

L’environnement aquatique et les réserves d’eau potable sont particulièrement sensibles aux produits phytopharmaceutiques. Par conséquent, afin de protéger l’environnement aquatique, il convient d’interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à l’intérieur et autour des zones d’eaux de surface. Les États membres devraient avoir mis en place des mesures appropriées pour éviter la détérioration des eaux de surface et souterraines ainsi que des eaux côtières et marines et permettre de parvenir à un bon état des eaux de surface et souterraines, afin de protéger l’environnement aquatique et les réserves d’eau potable des effets des produits phytopharmaceutiques. En outre, il est important que les utilisateurs professionnels soient formés à la manière de réduire autant que possible ou de proscrire les applications de certains produits phytopharmaceutiques classés dans les catégories «nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme», «très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme» ou «toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme». Il importe également que les utilisateurs professionnels soient sensibilisés, lors de leur formation, à l’importance de donner la préférence aux produits phytopharmaceutiques à faible risque ou aux solutions de substitution non chimiques, à l’utilisation des technologies de réduction de la dérive et aux mesures d’atténuation des risques.

(26)

L’environnement aquatique et les réserves d’eau potable sont particulièrement sensibles aux produits phytopharmaceutiques. Par conséquent, afin de protéger l’environnement aquatique, il convient d’interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à l’intérieur et autour des zones d’eaux de surface. Les États membres devraient avoir mis en place des mesures appropriées pour supprimer, à l’avenir, la présence récurrente de pesticides dans l’environnement à des niveaux de concentration inacceptables, éviter la détérioration ultérieure des eaux de surface et souterraines ainsi que des eaux côtières et marines et permettre de parvenir à un bon état des eaux de surface et souterraines, afin de protéger l’environnement aquatique et les réserves d’eau potable des effets des produits phytopharmaceutiques. À cette fin, il est nécessaire que les fournisseurs d’eau potable aient, de manière régulière, pleinement accès à des données sur l’utilisation des pesticides dans les zones protégées de captage d’eau relevant de leur responsabilité, qui soient suffisamment ventilées dans le temps et l’espace et propres aux substances actives concernées. En outre, il est important que les utilisateurs professionnels soient formés à la manière de réduire autant que possible ou de proscrire les applications de certains produits phytopharmaceutiques classés dans les catégories «nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme», «très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme» ou «toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme». Il importe également que les utilisateurs professionnels soient sensibilisés, lors de leur formation, à l’importance de donner la préférence aux produits phytopharmaceutiques à faible risque ou aux solutions de substitution non chimiques, à l’utilisation des technologies de réduction de la dérive et aux mesures d’atténuation des risques.

Exposé des motifs

La présence régulière et généralisée de pesticides dans les eaux à des concentrations qui, si l’on se réfère aux procédures d’autorisation de l’UE, ne devraient pas atteindre de tels niveaux et ont dès lors des incidences négatives importantes sur la diversité biologique et l’équilibre naturel, met en évidence la nécessité de prendre des mesures visant en premier lieu à établir un statu quo acceptable.

L’approvisionnement en eau potable présente un intérêt général élevé et il convient de permettre aux fournisseurs d’eau potable de contrôler et de garantir la qualité de celle-ci en mettant à leur disposition toutes les informations nécessaires à cet effet.

Amendement 12

Considérant 27

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(25)

L’agriculture de précision désigne les systèmes de gestion agricole qui adaptent soigneusement la gestion des cultures aux conditions locales, telles que celles que l’on trouve dans les parcelles agricoles. L’application des technologies existantes, y compris l’utilisation des données et services spatiaux de l’Union (Galileo et Copernicus), peut permettre de réduire considérablement l’utilisation des pesticides. Par conséquent, il est nécessaire de prévoir un cadre législatif qui incite au développement de l’agriculture de précision. L’application de produits phytopharmaceutiques à partir d’un aéronef, y compris l’application par avion, par hélicoptère et par drone, est généralement moins précise que d’autres moyens d’application et peut, par conséquent, avoir des effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement. Par conséquent, l’application aérienne devrait faire l’objet d’une interdiction assortie de dérogations limitées accordées au cas par cas lorsqu’elle a des incidences négatives moindres sur la santé humaine et l’environnement que toute autre méthode d’application ou lorsqu’il n’existe pas d’autre méthode d’application viable. Il est également nécessaire d’enregistrer le nombre d’applications aériennes effectuées sur la base des autorisations accordées afin de disposer de données claires sur le nombre d’autorisations accordées ayant réellement donné lieu à des applications aériennes.

(27)

L’agriculture de précision désigne les systèmes de gestion agricole qui adaptent soigneusement la gestion des cultures aux conditions locales, telles que celles que l’on trouve dans les parcelles agricoles. L’application des technologies existantes, y compris l’utilisation des données et services spatiaux de l’Union (Galileo et Copernicus), peut permettre de réduire considérablement l’utilisation des pesticides et les risques qui y sont associés . Par conséquent, il est nécessaire de prévoir un cadre législatif qui incite au développement de l’agriculture de précision. L’application de produits phytopharmaceutiques à partir d’un aéronef, y compris l’application par avion, par hélicoptère et par drone, est généralement moins précise que d’autres moyens d’application et peut, par conséquent, avoir des effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement. Néanmoins, les évolutions technologiques présentées ces dernières années témoignent d’une grande précision et ouvrent de vastes possibilités quant aux innovations et applications futures. Par conséquent, l’application aérienne devrait faire l’objet d’une interdiction assortie de dérogations limitées accordées au cas par cas lorsqu’elle a des incidences négatives moindres sur la santé humaine et l’environnement que toute autre méthode d’application ou lorsqu’il n’existe pas d’autre méthode d’application viable , sous réserve d’un examen et d’une évaluation de ces dérogations au regard des innovations technologiques relevant de l’agriculture de précision . Il est également nécessaire d’enregistrer le nombre d’applications aériennes effectuées sur la base des autorisations accordées afin de disposer de données claires sur le nombre d’autorisations accordées ayant réellement donné lieu à des applications aériennes.

Exposé des motifs

En l’occurrence, il n’est pas pertinent de se concentrer exclusivement sur l’utilisation.

Amendement 13

Considérant 30

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(28)

Étant donné l’importance des conseils sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques comme moyen de promouvoir leur utilisation de manière à protéger la santé humaine et l’environnement conformément à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, il est important que les conseillers soient formés de manière adéquate.

(30)

Étant donné l’importance des conseils sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques comme moyen de promouvoir leur utilisation de manière à protéger la santé humaine et l’environnement conformément à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, il est important que les conseillers soient formés de manière adéquate et qu’ils soient indépendants par rapport aux entreprises qui fabriquent ces produits, ou qui les commercialisent .

Exposé des motifs

Les distributeurs de pesticides sont concernés au même titre que les producteurs.

Amendement 14

Considérant 31

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(29)

La vente d’un produit phytopharmaceutique est un élément important de la chaîne de distribution, car elle permet aux distributeurs de fournir les informations nécessaires à son utilisation correcte. Des conseils spécifiques concernant les règles de sécurité en matière de santé humaine et d’environnement devraient être mis à la disposition de l’acheteur ou de l’utilisateur final au moment de la vente, afin de permettre de répondre aux questions qui faciliteront l’utilisation correcte du produit phytopharmaceutique concerné. Pour les utilisateurs non professionnels, des informations générales devraient être disponibles au point de vente sur l’utilisation, la manipulation et le stockage en toute sécurité des produits phytopharmaceutiques et sur l’élimination des emballages de ces produits, car ces utilisateurs n’ont généralement pas les mêmes connaissances pratiques que les utilisateurs professionnels.

(31)

La vente d’un produit phytopharmaceutique est un élément important de la chaîne de distribution, car elle permet aux distributeurs de fournir les informations nécessaires à son utilisation correcte. Des conseils spécifiques concernant les règles de sécurité en matière de santé humaine et d’environnement devraient être mis à la disposition de l’acheteur ou de l’utilisateur final au moment de la vente, afin de permettre de répondre aux questions qui faciliteront l’utilisation correcte du produit phytopharmaceutique concerné. Pour les utilisateurs non professionnels, des informations générales devraient être disponibles au point de vente sur l’utilisation, la manipulation et le stockage en toute sécurité des produits phytopharmaceutiques et sur l’élimination des emballages de ces produits, car ces utilisateurs n’ont généralement pas les mêmes connaissances pratiques que les utilisateurs professionnels. Par souci de cohérence, il conviendrait d’interdire, dans le règlement (CE) no 1107/2009, l’exportation hors de l’Union européenne des pesticides et substances pesticides actives qu’elle prohibe sur son territoire.

Exposé des motifs

Il va de soi que l’on ne saurait autoriser l’exportation hors de l’Union européenne de produits chimiques dont l’utilisation n’y est plus autorisée en raison de leurs effets néfastes sur l’environnement ou la santé humaine. Cela concerne tant les pesticides en tant que produits prêts à l’emploi que les substances actives de ceux-ci.

Amendement 15

Considérant 33 bis (nouveau considérant)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(33 bis )

L’efficacité des produits phytopharmaceutiques devrait faire l’objet d’un réexamen régulier par les organismes chargés de les évaluer et de les autoriser. Afin de réduire l’utilisation des pesticides et lorsqu’une résistance s’est développée au sein des populations d’organismes nuisibles auxquels un produit donné est destiné, l’autorisation d’utiliser celui-ci devrait être fortement limitée ou retirée pour éviter que tous les produits devenus inefficaces ne restent sur le marché.

Exposé des motifs

Dans le secteur agricole, il convient de prendre toutes les mesures possibles pour endiguer les résistances et leurs effets néfastes et veiller à ce que ces dernières n’aboutissent pas à remplacer un pesticide par un autre qui serait encore plus problématique pour l’être humain ou l’environnement.

Amendement 16

Considérant 34

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(32)

Étant donné les risques possibles pour la santé humaine et l’environnement résultant de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, il convient que le grand public soit mieux informé des répercussions globales de l’utilisation de ces produits, au moyen de programmes de sensibilisation, d’informations communiquées par les distributeurs et d’autres mesures appropriées.

(34)

Étant donné les risques possibles pour la santé humaine et l’environnement résultant de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, il convient que le grand public soit mieux informé , par exemple de la procédure d’autorisation par l’Union, de l’innocuité de principe des produits phytopharmaceutiques pour l’environnement et la santé lorsqu’ils sont employés correctement et des répercussions globales de l’utilisation de ces produits, au moyen de programmes de sensibilisation, d’informations communiquées par des organismes publics indépendants actifs dans le domaine de la protection de l’environnement ou de la santé et d’autres mesures appropriées.

Exposé des motifs

Seuls les organismes mentionnés peuvent assurer la communication d’informations pertinentes et indépendantes.

Amendement 17

Considérant 35

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(33)

Afin de mieux comprendre l’évolution des cas d’empoisonnement aigu et chronique résultant de l’exposition de personnes à des produits phytopharmaceutiques, des informations sur cette évolution devraient être compilées par chaque État membre. La Commission devrait également suivre l’évolution générale à l’échelle de l’Union.

(35)

Afin de mieux comprendre l’évolution des cas d’empoisonnement aigu et chronique résultant de l’exposition de personnes à des produits phytopharmaceutiques, des informations sur cette évolution devraient être compilées par chaque État membre. La Commission devrait également suivre l’évolution générale à l’échelle de l’Union. À cet égard, il convient de prévoir notamment la réalisation d’études longitudinales portant sur des groupes particulièrement exposés (utilisateurs) ou vulnérables (p. ex. les femmes enceintes), comme c’est déjà le cas dans différents États membres.

Exposé des motifs

Il convient de fournir ici des indications plus concrètes afin de prendre en compte de manière adéquate la santé humaine, un bien essentiel à protéger.

Amendement 18

Considérant 35 bis (nouveau considérant)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(35 bis )

Afin de réduire l’utilisation des pesticides, il convient d’étudier les effets combinés sur la santé humaine et l’environnement des pesticides présents dans des mélanges et de les prendre plus clairement en compte dans les procédures d’autorisation afin de fournir aux citoyens des informations pertinentes et transparentes sur l’incidence générale de l’utilisation de ces produits.

Exposé des motifs

L’ensemble du processus d’autorisation des pesticides concerne des substances actives isolées ou sous forme de préparations. De nombreuses études ont démontré les risques potentiels que présentent les combinaisons de substances actives pour l’environnement et la santé humaine et qui, dans leur ensemble, ne peuvent pas être déduits des données relatives aux pesticides isolés.

Amendement 19

Considérant 43

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(41)

Afin de faire respecter les obligations énoncées dans le présent règlement, les États membres devraient établir des règles relatives aux sanctions applicables aux infractions au présent règlement et veiller à ce que ces règles soient appliquées. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives. Il est également important de prévoir la possibilité pour les États membres de compenser les coûts découlant de l’accomplissement de leurs obligations prévues par le présent règlement au moyen de redevances ou de droits, pour veiller à ce que les autorités compétentes disposent de ressources financières suffisantes.

(43)

Afin de faire respecter les obligations énoncées dans le présent règlement, les États membres devraient établir des règles relatives aux sanctions applicables aux infractions au présent règlement et veiller à ce que ces règles soient appliquées. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives. Il est également important de prévoir la possibilité pour les États membres de compenser les coûts découlant de l’accomplissement de leurs obligations prévues par le présent règlement au moyen de redevances ou de droits, ou par la voie d’une taxation des produits phytopharmaceutiques en fonction des risques qui y sont associés, pour veiller à ce que les autorités compétentes disposent de ressources financières suffisantes.

Amendement 20

Considérant 43 bis (nouveau considérant)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(43 bis )

Il est nécessaire de disposer de moyens financiers suffisants pour mettre en œuvre la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Aussi la mise en place d’un fonds d’État peut-elle favoriser cette mise en œuvre et sa généralisation, et rendre les mesures en rapport plus attrayantes pour les agriculteurs, par exemple en prévoyant des compensations en cas de perte avérée de revenus. Les ressources pour financer ce fonds pourraient provenir entre autres d’une taxation des produits phytopharmaceutiques fondée sur les risques qui y sont associés, de contributions des détaillants ou du produit de sanctions.

Amendement 21

Article premier

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Le présent règlement régit l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques en prévoyant la fixation, et la réalisation en 2030 au plus tard, d’objectifs de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques et des risques qui y sont associés, en fixant des exigences relatives à l’utilisation, au stockage, à la vente et à l’élimination des produits phytopharmaceutiques et au matériel d’application, en prévoyant des actions de formation et de sensibilisation et en prévoyant la mise en œuvre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures .

Le présent règlement vise à réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé humaine et l’environnement, ainsi que la dépendance vis-à-vis des pesticides. Il régit l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques en prévoyant la fixation, et la réalisation en 2030 au plus tard, d’objectifs de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques et des risques qui y sont associés, par la promotion et la mise en œuvre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, en recourant à des approches et à des techniques de substitution et de prévention non chimiques, en encourageant la transition vers des systèmes d’exploitation agricole à faible apport en pesticides et en fixant des exigences relatives à l’utilisation, au stockage, à la vente et à l’élimination des produits phytopharmaceutiques et au matériel d’application, à la protection des travailleurs et à la formation , à la fourniture de conseils indépendants et à la sensibilisation.

Exposé des motifs

L’on traduit ainsi plus précisément les buts et les objectifs du règlement à l’examen, en mettant l’accent sur la réduction des risques et l’application de solutions agricoles de substitution, le but ultime étant de parvenir à un système alimentaire durable.

Amendement 22

Article 3, point 16) a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

une zone utilisée par le grand public, telle qu’un parc ou jardin public, un terrain de jeu ou de sport, ou un sentier public;

a)

une zone utilisée par le grand public, telle qu’un parc ou jardin public, un terrain de jeu ou de sport, un sentier public et toutes les zones résidentielles ;

Amendement 23

Article 3, point 16) f) i)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

i)

toute zone protégée en vertu de la directive 2000/60/CE, y compris les éventuelles zones de sauvegarde ainsi que les modifications de ces zones en conséquence des résultats de l’évaluation des risques pour les points de captage d’eau potable au titre de la directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil (47);

i)

toute zone protégée en vertu de la directive 2000/60/CE, y compris les éventuelles zones de sauvegarde ainsi que les modifications de ces zones en conséquence des résultats de l’évaluation des risques pour les points de captage d’eau potable au titre de la directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil (47) , à l’exception des zones vulnérables aux nitrates, aux éléments nutritifs et aux eaux résiduaires urbaines, qui n’entrent pas dans la définition des zones sensibles et auxquelles les restrictions prévues ne s’appliqueront pas ;

Amendement 24

Article 3, point 16) f) ii)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

ii)

les sites d’importance communautaire figurant sur la liste visée à l’article 4, paragraphe 2, de la directive 92/43/CEE et les zones spéciales de conservation désignées conformément à l’article 4, paragraphe 4, de ladite directive, les zones de protection spéciale classées conformément à l’article 4 de la directive 2009/147/CE et toute autre zone protégée nationale, régionale ou locale signalée par les États membres à l’inventaire des zones protégées désignées à l’échelle nationale (CDDA);

ii)

les sites d’importance communautaire figurant sur la liste visée à l’article 4, paragraphe 2, de la directive 92/43/CEE et les zones spéciales de conservation désignées conformément à l’article 4, paragraphe 4, de ladite directive, les zones de protection spéciale classées conformément à l’article 4 de la directive 2009/147/CE et toute autre zone protégée nationale, régionale ou locale qui est signalée par les États membres à l’inventaire des zones protégées désignées à l’échelle nationale (CDDA) et que lesdits États souhaitent inclure dans la liste des sites bénéficiant de ce niveau de protection ;

Exposé des motifs

Afin d’axer la protection sur les zones sensibles les plus pertinentes, les États membres peuvent envisager de supprimer les références à ces zones de la définition des zones sensibles dans le règlement sur une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

Amendement 25

Article 8, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

1. Le …[Office des publications, veuillez insérer la date: 18 mois après la date de mise en application du présent règlement] au plus tard, chaque État membre élabore et publie sur un site web un plan d’action national contenant les informations suivantes:

1. Le …[Office des publications, veuillez insérer la date: 18 mois après la date de mise en application du présent règlement] au plus tard, chaque État membre élabore et publie sur un site web un plan d’action national contenant les informations suivantes:

a)

les objectifs de réduction nationaux pour 2030 adoptés conformément au chapitre II;

a)

la situation phytosanitaire des organismes nuisibles des cultures et les tendances d’évolution, notamment l’acquisition de résistance, avec indication de la présence de nouveaux organismes;

b)

les informations relatives aux objectifs de réduction nationaux pour 2030 mentionnées à l’article 9;

b)

les objectifs de réduction nationaux pour 2030 adoptés conformément au chapitre II;

c)

la description détaillée des progrès prévus en ce qui concerne les éléments nécessaires à l’application du présent règlement, énumérés à l’annexe II, partie 2;

c)

les informations relatives aux objectifs de réduction nationaux pour 2030 mentionnées à l’article 9;

d)

un lien vers les parties des plans stratégiques relevant de la PAC, établis conformément au règlement (UE) 2021/2115, qui dressent des plans d’extension de la superficie agricole utilisée consacrée à l’agriculture biologique et décrivent la manière dont les plans contribueront à la réalisation de l’objectif énoncé dans la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Une stratégie “De la ferme à la table” pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement» (1) consistant à affecter 25 % de la superficie agricole utilisée à l’agriculture biologique à l’horizon 2030;

d)

la description détaillée des progrès prévus en ce qui concerne les éléments nécessaires à l’application du présent règlement, énumérés à l’annexe II, partie 2;

e)

une liste du matériel d’application à usage professionnel auquel l’État membre applique des exigences différentes en matière d’inspection conformément à l’article 32, paragraphe 1;

e)

un lien vers les parties des plans stratégiques relevant de la PAC, établis conformément au règlement (UE) 2021/2115, qui dressent des plans d’extension de la superficie agricole utilisée consacrée à l’agriculture biologique et décrivent la manière dont les plans contribueront à la réalisation de l’objectif énoncé dans la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Une stratégie “De la ferme à la table” pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement» (1) consistant à affecter 25 % de la superficie agricole utilisée à l’agriculture biologique à l’horizon 2030;

f)

des informations sur les quantités annuelles estimées de produits phytopharmaceutiques utilisés illégalement ou saisis dans le cadre d’opérations de lutte contre la fraude au cours des trois années précédentes et sur toute mesure prévue à cet égard;

f)

une liste du matériel d’application à usage professionnel auquel l’État membre applique des exigences différentes en matière d’inspection conformément à l’article 32, paragraphe 1;

g)

les mesures nationales visant à encourager l’utilisation de méthodes non chimiques par les utilisateurs professionnels au moyen d’incitations financières, conformément à la législation de l’Union en matière d’aides d’État;

g)

des informations sur les quantités annuelles estimées de produits phytopharmaceutiques utilisés illégalement ou saisis dans le cadre d’opérations de lutte contre la fraude au cours des trois années précédentes et sur toute mesure prévue à cet égard;

h)

les mesures prévues et adoptées pour soutenir, ou assurer au moyen d’exigences contraignantes établies par la législation nationale, l’innovation ainsi que la mise au point et l’utilisation de méthodes non chimiques de lutte contre les ennemis des cultures;

h)

les mesures nationales visant à encourager l’utilisation de méthodes non chimiques par les utilisateurs professionnels au moyen d’incitations financières, conformément à la législation de l’Union en matière d’aides d’État;

i)

les autres mesures prévues et adoptées pour soutenir, ou assurer au moyen d’exigences contraignantes établies par la législation nationale, l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques conformément aux principes de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, y compris ceux énoncés dans les règles propres à une culture prévues à l’article 15, paragraphe 1.

i)

les mesures prévues et adoptées pour soutenir, ou assurer au moyen d’exigences contraignantes établies par la législation nationale, l’innovation ainsi que la mise au point et l’utilisation de méthodes non chimiques de lutte contre les ennemis des cultures;

j)

les autres mesures prévues et adoptées pour soutenir, ou assurer au moyen d’exigences contraignantes établies par la législation nationale, l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques conformément aux principes de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, y compris ceux énoncés dans les règles propres à une culture prévues à l’article 15, paragraphe 1.

Chaque État membre notifie sans délai à la Commission la première publication de son plan d’action national.

Chaque État membre notifie sans délai à la Commission la première publication de son plan d’action national , afin qu’elle puisse le soumettre à un contrôle a posteriori de ces plans .

Amendement 26

Article 9, paragraphe 1, point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

une liste mentionnant au moins les cinq substances actives qui influencent le plus fortement la tendance à la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques et des risques qui y sont associés ainsi que de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques plus dangereux, telles que déterminées par application de la méthode décrite à l’annexe I, au cours des trois années précédant l’adoption du plan d’action national;

a)

une liste mentionnant au moins les cinq substances actives qui influencent le plus fortement d’une manière négative la tendance à la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques et des risques qui y sont associés ainsi que de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques plus dangereux, telles que déterminées par application de la méthode décrite à l’annexe I, au cours des trois années précédant l’adoption du plan d’action national;

Exposé des motifs

La formulation actuelle n’est pas claire. Les substances intéressantes en l’occurrence sont les principales substances actives à cause desquelles la réduction des risques souhaitée n’est pas plus importante.

Amendement 27

Article 13, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Obligations incombant aux utilisateurs professionnels et aux conseillers en ce qui concerne la lutte intégrée contre les ennemis des cultures

Obligations incombant aux utilisateurs professionnels et aux conseillers en ce qui concerne la lutte intégrée contre les ennemis des cultures

1. Les utilisateurs professionnels prennent d’abord des mesures qui ne nécessitent pas l’utilisation de produits phytopharmaceutiques chimiques pour la prévention ou la suppression d’organismes nuisibles avant de recourir à l’application de produits phytopharmaceutiques chimiques.

1. Les utilisateurs professionnels doivent toujours appliquer des mesures préventives non chimiques, telles que des pratiques agronomiques appropriées. Lorsque des interventions sont nécessaires, les utilisateurs professionnels prennent d’abord des mesures qui ne nécessitent pas l’utilisation de produits phytopharmaceutiques chimiques pour la suppression d’organismes nuisibles , en suivant la hiérarchie de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Les produits phytosanitaires chimiques ne peuvent être appliqués que si aucune autre mesure préventive non chimique ou une combinaison de telles mesures n’a fait ses preuves .

Amendement 28

Article 13, paragraphe 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Les informations enregistrées par un utilisateur professionnel visées à l’article 14, paragraphe 1, démontrent qu’il a envisagé toutes les possibilités suivantes :

2. Les informations enregistrées par un utilisateur professionnel visées à l’article 14, paragraphe 1, démontrent qu’il a mis en œuvre toutes les possibilités applicables de la liste ci-dessous, avant de recourir aux pesticides chimiques :

—

la rotation des cultures,

—

une large rotation des cultures d’au moins quatre ans ,

—

l’utilisation de techniques de culture modernes, dont la technique du faux semis, les dates et densités des semis, les sous-semis, les cultures associées, la pratique aratoire conservative, la taille et le semis direct,

—

le renforcement de la diversité des cultures, y compris le mélange de différentes variétés, les cultures associées ou la polyculture,

—

l’utilisation de cultivars résistants ou tolérants et de semences et plants certifiés ou de haute qualité,

—

l’utilisation de techniques de culture modernes, dont la technique du faux semis, les dates et densités des semis, les sous-semis, les cultures associées, la pratique aratoire conservative non chimique , la taille et le semis direct,

—

l’utilisation de pratiques de fertilisation équilibrée, de chaulage et d’irrigation ou de drainage,

—

l’utilisation de cultivars résistants ou tolérants et de semences et plants certifiés ou de haute qualité,

—

la prévention de la propagation des organismes nuisibles par des mesures d’hygiène, dont le nettoyage régulier des machines et du matériel,

—

la gestion régénératrice des sols, notamment l’utilisation d’engrais verts, la fertilisation à l’aide de matières organiques ou le paillage,

—

la protection et le renforcement des organismes utiles importants, y compris par des mesures de protection des végétaux bénéfiques ou l’utilisation d’infrastructures écologiques à l’intérieur et à l’extérieur des sites de production,

—

éviter la fertilisation et le chaulage excessifs, et limiter les pratiques d’irrigation ou de drainage,

—

l’exclusion des ennemis des cultures par l’utilisation de structures protégées, de filets et d’autres barrières physiques.

—

la prévention de la propagation des organismes nuisibles par des mesures d’hygiène, dont le nettoyage régulier des machines et du matériel,

—

la protection et le renforcement des organismes utiles importants, y compris par des mesures de protection des végétaux bénéfiques ou l’utilisation d’infrastructures écologiques à l’intérieur et à l’extérieur des sites de production,

—

l’exclusion des ennemis des cultures par l’utilisation de structures protégées, de filets et d’autres barrières physiques.

Amendement 29

Article 13, paragraphe 3, point c)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

c)

le recours aux conseils de conseillers qualifiés sur le plan professionnel.

c)

le recours aux conseils de conseillers indépendants qualifiés sur le plan professionnel.

Exposé des motifs

Il convient de préserver la neutralité des conseils.

Amendement 30

Article 14

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Enregistrements des mesures préventives et des interventions des utilisateurs professionnels en matière de protection des cultures, et des conseils sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques

Enregistrements des mesures préventives et des interventions des utilisateurs professionnels en matière de protection des cultures, et des conseils sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques

1. Lorsqu’un utilisateur professionnel prend une mesure préventive ou effectue une intervention, il consigne les informations suivantes dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques visé à l’article 16 qui concernent la zone dans laquelle il exerce ses activités:

1. Lorsqu’un utilisateur professionnel effectue une intervention , préventive ou curative , il consigne les informations suivantes dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques visé à l’article 16 qui concernent la zone dans laquelle il exerce ses activités:

a)

toute mesure préventive ou intervention et la raison de cette mesure préventive ou intervention, y compris l’identification et l’évaluation du niveau des organismes nuisibles , lorsque aucune règle propre à une culture n’a été adoptée pour la culture et la zone concernées par l’État membre dans lequel l’utilisateur professionnel exerce ses activités;

a)

toute mesure préventive ou combinaison de différentes mesures, préventives ou curatives , lorsque aucune règle propre à une culture n’a été adoptée pour la culture et la zone concernées par l’État membre dans lequel l’utilisateur professionnel exerce ses activités;

b)

toute mesure préventive ou intervention et la raison de cette mesure préventive ou intervention, y compris l’identification et l’évaluation du niveau des organismes nuisibles , effectuée avec une référence à des critères mesurables énoncés dans les règles propres à une culture applicables lorsque des règles propres à une culture ont été adoptées pour la culture et la zone concernées par l’État membre dans lequel l’utilisateur professionnel exerce ses activités.

b)

toute mesure préventive ou combinaison de différentes mesures, préventives ou curatives , effectuée avec une référence à des critères mesurables énoncés dans les règles propres à une culture applicables lorsque des règles propres à une culture ont été adoptées pour la culture et la zone concernées par l’État membre dans lequel l’utilisateur professionnel exerce ses activités.

2. Tout utilisateur professionnel enregistre électroniquement, dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques visé à l’article 16, le nom de son conseiller ainsi que les dates et le contenu des conseils qu’il a reçus de lui conformément à l’article 26, paragraphe 3. L’utilisateur professionnel met ces enregistrements à la disposition de l’autorité compétente visée à l’article 15, paragraphe 2, sur demande.

2. Tout utilisateur professionnel enregistre électroniquement, dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques visé à l’article 16, le nom de son conseiller ainsi que les dates et le contenu des conseils qu’il a reçus de lui conformément à l’article 26, paragraphe 3. L’utilisateur professionnel met ces enregistrements à la disposition de l’autorité compétente visée à l’article 15, paragraphe 2, sur demande.

3. Tout utilisateur professionnel enregistre électroniquement chaque application d’un produit phytopharmaceutique au titre de l’article 67 du règlement (CE) no 1107/2009 dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques visé à l’article 16. Tout utilisateur professionnel effectue également un enregistrement électronique précisant si l’application a été effectuée au moyen d’un matériel aérien ou terrestre. Dans le cas d’une application aérienne, l’utilisateur professionnel précise le type de matériel utilisé.

3. Tout utilisateur professionnel enregistre électroniquement chaque application d’un produit phytopharmaceutique au titre de l’article 67 du règlement (CE) no 1107/2009 dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques visé à l’article 16. Tout utilisateur professionnel effectue également un enregistrement électronique précisant si l’application a été effectuée au moyen d’un matériel aérien ou terrestre. Dans le cas d’une application aérienne, l’utilisateur professionnel précise le type de matériel utilisé.

4. Afin de surveiller les progrès accomplis en matière de réduction des risques et des effets néfastes de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur la santé humaine et l’environnement, il est nécessaire de remanier le système d’indicateurs de risque harmonisés établi par la directive 2009/128/CE de manière à ce qu’il soit effectivement en mesure de répondre aux deux objectifs visés, à savoir réduire la quantité de produits phytopharmaceutiques utilisés et diminuer les risques qui y sont associés . La révision du système d’indicateurs de risque harmonisés est effectuée dans le cadre de l’article 35 du présent règlement.

4. Afin d’uniformiser la structure des informations que les utilisateurs professionnels doivent enregistrer dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques conformément aux paragraphes 1, 2 et 3, la Commission peut, par voie d’actes d’exécution, adopter un modèle d’enregistrement. Tout modèle de ce type comprend des champs pour la saisie des informations qui doivent être enregistrées conformément à l’article 67 du règlement (CE) no 1107/2009 et nécessite l’utilisation d’un identifiant reconnaissable. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 41, paragraphe 2.

5. Afin d’uniformiser la structure des informations que les utilisateurs professionnels doivent enregistrer dans le registre électronique de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques conformément aux paragraphes 1, 2 et 3, la Commission peut, par voie d’actes d’exécution, adopter un modèle d’enregistrement. Tout modèle de ce type comprend des champs pour la saisie des informations qui doivent être enregistrées conformément à l’article 67 du règlement (CE) no 1107/2009 et nécessite l’utilisation d’un identifiant reconnaissable. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 41, paragraphe 2.

Exposé des motifs

En résumé, l’actuelle proposition relative aux indicateurs de risque harmonisés (IRH) pose un certain nombre de problèmes sérieux:

—

toutes les substances actives approuvées se voient attribuer la même pondération (en l’occurrence 8) et les différences considérables qu’elles présentent en matière de toxicité sont par la suite totalement ignorées;

—

au sein d’un groupe de substances présentant le même facteur de pondération, la quantité appliquée revêt soudain à nouveau une importance décisive s’agissant de la manière d’intégrer finalement ces substances dans l’IRH;

—

l’ordre chronologique naturel des groupes auxquels appartient un pesticide est le suivant: substance actuellement autorisée -> substance dont on envisage la substitution -> substance qui n’est plus autorisée, de sorte que les quantités de pesticides utilisés dans l’agriculture ne cessent de diminuer. La détermination des facteurs de pondération liée à cet ordre, telle qu’exposée ci-dessus, a inévitablement pour conséquence que l’indicateur de risques harmonisé calculé en fin de compte en utilisant ces mêmes facteurs de pondération ne peut que diminuer et que cette diminution est même «accélérée» par la hausse des facteurs de pondération.

À cet égard, l’IRH indique souvent une diminution des risques, mais celle-ci ne résulte que de la manière dont le système est conçu: il suggère une diminution du risque, qui n’existe toutefois pas en réalité ou, à tout le moins, ne devrait pas exister. Cette situation est également incompatible avec les objectifs d’une politique européenne transparente en matière de produits chimiques et avec ceux du pacte vert pour l’Europe.

Amendement 31

Article 15, paragraphe 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

7. Chaque État membre évalue chaque année ses règles propres à une culture et les met à jour si nécessaire, y compris lorsque c’est nécessaire pour tenir compte de l’évolution de la disponibilité de moyens de lutte contre les organismes nuisibles.

7. Chaque État membre évalue chaque année ses règles propres à une culture et les met à jour si nécessaire, y compris lorsque c’est nécessaire pour tenir compte de l’évolution de la disponibilité de moyens de lutte contre les organismes nuisibles , et évalue tous les cinq ans le développement d’une résistance au traitement au sein des populations d’organismes nuisibles concernées .

Amendement 32

Article 16, paragraphe 8 (nouveau paragraphe)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

8. La tenue de registres devrait être étendue aux secteurs non agricoles, par exemple concernant l’utilisation de pesticides dans les forêts et les espaces publics, sur les routes et les lignes de chemins de fer.

Amendement 33

Article 16, paragraphe 9 (nouveau paragraphe)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

9. Il convient de mettre les registres à la disposition du grand public, dans le respect de la protection des données à caractère personnel. En effet, eu égard aux émissions dans l’environnement, l’intérêt public prévaut sur la confidentialité des données.

Amendement 34

Article 18, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Utilisation de produits phytopharmaceutiques dans des zones sensibles

Utilisation de produits phytopharmaceutiques dans des zones sensibles

1. Tous les produits phytopharmaceutiques sont interdits d’utilisation dans toutes les zones sensibles et à moins de trois mètres de ces zones. Cette zone tampon de trois mètres ne peut être réduite en ayant recours à d’autres techniques d’atténuation des risques.

1. Tous les produits phytopharmaceutiques sont interdits d’utilisation dans toutes les zones sensibles et à moins de trois mètres de ces zones. Cette zone tampon de trois mètres ne peut être réduite en ayant recours à d’autres techniques d’atténuation des risques. Pour les zones sensibles utilisées par des groupes vulnérables, cette zone tampon doit être de 50 mètres. Une zone tampon de 50 mètres doit également être respectée pour l’utilisation des pesticides les plus dangereux.

Exposé des motifs

Il ressort des recherches scientifiques que pour être efficaces et prévenir l’apport de pesticides, les zones tampons doivent être larges de plusieurs centaines de mètres. Une récente étude qui enquêtait sur la contamination des aires de jeu publiques par les pesticides a conclu que près de la moitié de ces aires étaient contaminées par au moins un pesticide et qu’un quart l’étaient par plus d’un (y compris des perturbateurs endocriniens) et elle a montré que pour obtenir une contamination nulle par des pesticides, une distance de 100 mètres serait même nécessaire. Il ressort d’une étude de suivi que des mesures même plus strictes que les 3 mètres que propose la Commission ne suffisaient pas à prévenir l’exposition des enfants et du grand public à des pesticides dangereux.

Amendement 35

Article 18, paragraphe 2 bis (nouveau paragraphe)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2 bis. Les États membres définissent une procédure et des méthodes claires de résolution du problème de la présence d’organismes nuisibles dans les zones sensibles, avec des solutions de substitution non chimiques disponibles, en commençant par la prévention, la surveillance, les méthodes physiques et mécaniques et la protection biologique des cultures.

Amendement 36

Article 18, paragraphe 3

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3. Par dérogation au paragraphe 1, une autorité compétente désignée par un État membre peut autoriser un utilisateur professionnel à utiliser un produit phytopharmaceutique dans une zone sensible pendant une période limitée aussi brève que possible qui ne dépasse pas 60 jours et dont les dates de début et de fin sont fixées avec précision, pourvu que toutes les conditions suivantes soient remplies:

3. Par dérogation au paragraphe 1, une autorité compétente désignée par un État membre peut autoriser un utilisateur professionnel à utiliser un produit phytopharmaceutique dans une zone sensible pendant une période limitée aussi brève que possible qui ne dépasse pas 90 jours et dont les dates de début et de fin sont fixées avec précision, pourvu que toutes les conditions suivantes soient remplies:

a)

il y a un risque avéré, grave et exceptionnel de propagation d’organismes de quarantaine ou d’espèces exotiques envahissantes;

a)

il y a un risque avéré, grave et exceptionnel de propagation d’organismes ou d’espèces exotiques envahissantes;

b)

aucune autre technique de protection moins risquée qui permettrait de contenir la propagation d’organismes de quarantaine ou d’espèces exotiques envahissantes n’est techniquement réalisable.

b)

aucune autre technique de protection moins risquée qui permettrait de contenir la propagation d’organismes ou d’espèces exotiques envahissantes n’est techniquement réalisable.

Amendement 37

Article 19

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Mesures de protection de l’environnement aquatique et de l’eau potable

Mesures de protection de l’environnement aquatique et de l’eau potable

1. Tous les produits phytopharmaceutiques sont interdits d’utilisation sur toutes les eaux de surface et à moins de trois mètres de celles-ci. Cette zone tampon de trois mètres ne peut être réduite en ayant recours à d’autres techniques d’atténuation des risques.

1. Tous les produits phytopharmaceutiques sont interdits d’utilisation sur toutes les eaux de surface et à moins de trois mètres de celles-ci. Cette zone tampon de trois mètres ne peut être réduite en ayant recours à d’autres techniques d’atténuation des risques.

2. Les États membres peuvent délimiter des zones tampons obligatoires plus étendues autour des eaux de surface.

2. Les États membres peuvent délimiter des zones tampons obligatoires plus étendues autour des eaux de surface.

3. Le … [Office des publications: veuillez insérer la date de mise en application du présent règlement] au plus tard, les États membres disposent de mesures appropriées pour éviter la détérioration de l’état des eaux de surface, des eaux souterraines ainsi que des eaux côtières et marines, et permettre l’obtention d’un bon état des eaux de surface et des eaux souterraines, afin de protéger l’environnement aquatique et l’approvisionnement en eau potable contre l’incidence des produits phytopharmaceutiques, et d’atteindre, au minimum, les objectifs fixés dans les directives 2000/60/CE, 2006/118/CE, 2008/105/CE, 2008/56/CE et (UE) 2020/2184.

3. Le … [Office des publications: veuillez insérer la date de mise en application du présent règlement] au plus tard, les États membres disposent de mesures appropriées pour mettre sans délai un terme aux applications actuelles de pesticides qui conduisent à des concentrations environnementales inacceptables, éviter la détérioration ultérieure de l’état des eaux de surface, des eaux souterraines ainsi que des eaux côtières et marines, et permettre l’obtention d’un bon état des eaux de surface et des eaux souterraines, afin de protéger l’environnement aquatique et l’approvisionnement en eau potable contre l’incidence des produits phytopharmaceutiques, et d’atteindre, au minimum, les objectifs fixés dans les directives 2000/60/CE, 2006/118/CE, 2008/105/CE, 2008/56/CE et (UE) 2020/2184.

4. À cette fin, il est nécessaire que les fournisseurs d’eau potable aient, de manière régulière, pleinement accès à des données sur l’utilisation des pesticides dans les zones protégées de captage d’eau relevant de leur responsabilité, qui soient suffisamment ventilées dans le temps et l’espace et propres aux substances actives concernées. Ces données devraient également être mises à la disposition du grand public sous une forme appropriée.

5. L’application de produits phytosanitaires chimiques devrait être interdite sur des surfaces très perméables ou sur d’autres infrastructures proches des eaux de surface ou souterraines ou sur des surfaces étanches présentant un risque élevé de ruissellement dans les eaux ou les systèmes d’égouts.

6. Les États membres définissent des zones protégées pour les eaux de surface et souterraines utilisées pour le captage d’eau potable, où l’utilisation ou le stockage des pesticides sont interdits.

Exposé des motifs

La présence régulière et généralisée de pesticides dans les eaux à des concentrations qui, si l’on se réfère aux procédures d’autorisation de l’UE, ne devraient pas atteindre de tels niveaux et ont dès lors des incidences négatives importantes sur la diversité biologique et l’équilibre naturel, met en évidence la nécessité de prendre des mesures visant en premier lieu à établir un statu quo acceptable.

L’approvisionnement en eau potable présente un intérêt général élevé et il convient de permettre aux fournisseurs d’eau potable de contrôler et de garantir la qualité de celle-ci en mettant à leur disposition toutes les informations nécessaires à cet effet.

Amendement 38

Article 19 bis (nouvel article)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Responsabilité élargie des producteurs

1. Les États membres prennent des mesures visant à garantir que les producteurs qui mettent un produit phytopharmaceutique sur le marché se voient appliquer une responsabilité élargie des producteurs.

2. Les États membres veillent à ce que des régimes de responsabilité élargie des producteurs soient établis pour tous les produits phytopharmaceutiques, y compris leurs métabolites, conformément aux articles 8 et 8 bis de la directive 2008/98/CE.

3. Les États membres veillent à ce que les producteurs de produits phytopharmaceutiques supportent les coûts conformément aux dispositions de la directive 2008/98/CE relatives à la responsabilité élargie des producteurs et, dans la mesure où ils ne sont pas déjà intégrés, les coûts suivants:

a)

les coûts d’investissement et de fonctionnement supportés par les fournisseurs d’eau potable pour assurer la conformité aux valeurs paramétriques des pesticides et de leurs métabolites définies à l’annexe 1, partie B, de la directive (UE) 2020/2184;

b)

les coûts de collecte et de vérification des données sur les produits mis sur le marché.

4. Les coûts à couvrir visés au paragraphe 3 n’excèdent pas les coûts nécessaires à la fourniture des services qui y sont visés de manière rentable et sont établis de manière transparente entre les acteurs concernés.

5. Les États membres veillent à ce que la contribution de chaque producteur, visée au paragraphe 3, soit déterminée en fonction du risque environnemental et sanitaire des produits phytopharmaceutiques mis sur le marché.

6. Les États membres définissent clairement les rôles et responsabilités de tous les acteurs concernés.

7. Chaque État membre autorise les producteurs établis dans un autre État membre et qui mettent des produits sur son marché à désigner une personne physique ou morale établie sur son territoire en tant que mandataire chargé d’assurer le respect des obligations qui incombent à un producteur sur son territoire en vertu des régimes de responsabilité élargie des producteurs.

Amendement 39

Article 27, paragraphe 3, point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

les éventuels risques d’effets aigus ou chroniques sur la santé humaine et l’environnement découlant de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques;

a)

les éventuels risques d’effets aigus ou chroniques sur la santé humaine et l’environnement découlant de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques;

a bis)

les éventuels risques pour la santé humaine et l’environnement découlant de l’utilisation combinée de produits phytopharmaceutiques et l’absence de données sur les effets d’une combinaison de produits phytopharmaceutiques, qui ne sont pas évalués;

Amendement 40

Article 28, paragraphes 2 à 4 (nouveau paragraphe)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

2. Le 31 août de chaque année au plus tard, chaque État membre soumet à la Commission un rapport contenant les informations suivantes:

2. Le 31 août de chaque année au plus tard, chaque État membre soumet à la Commission un rapport contenant les informations suivantes:

a)

le nombre de cas d’empoisonnement aigu et chronique résultant de l’exposition de personnes à des produits phytopharmaceutiques au cours de l’année civile qui précède;

a)

le nombre de cas d’empoisonnement aigu et chronique résultant de l’exposition de personnes à des produits phytopharmaceutiques au cours de l’année civile qui précède;

b)

les informations visées au paragraphe 1 pour chacun des cas d’empoisonnement.

b)

les informations visées au paragraphe 1 pour chacun des cas d’empoisonnement;

c)

le nombre de maladies professionnelles résultant de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et/ou de l’exposition à ceux-ci au cours de l’année qui précède .

3. La Commission adopte des actes d’exécution dans le but de définir le format que doivent prendre les informations et données présentées conformément au paragraphe 2 du présent article. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 41, paragraphe 2.

3. La Commission adopte des actes d’exécution dans le but de définir le format que doivent prendre les informations et données présentées conformément au paragraphe 2 du présent article. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 41, paragraphe 2.

4. Pour ce qui est des maladies professionnelles résultant de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et/ou de l’exposition à ceux-ci au cours de l’année qui précède:

a)

chaque État membre désigne une autorité compétente chargée de mettre en place un système de notification, de reconnaissance et d’indemnisation équitable des maladies professionnelles résultant de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et/ou de l’exposition à ceux-ci;

b)

les États membres veillent à ce que les autorités désignées disposent du personnel et des ressources nécessaires pour effectuer correctement leurs missions, y compris des inspections efficaces;

c)

les États membres s’assurent que les valeurs limites nationales contraignantes d’exposition professionnelle (LEP[ES1]) relatives à l’utilisation des substances actives contenues dans les produits phytopharmaceutiques et/ou l’exposition à ces substances soient surveillées, respectées et mises en œuvre;

d)

les États membres veillent à ce que tout utilisateur professionnel, y compris les salariés, ait accès aux documents officiels mentionnant le type de produit phytopharmaceutique utilisé dans le cadre de son activité professionnelle et la période d’exposition;

e)

l’employeur est tenu de mettre à la disposition de tous les salariés qu’il emploie aux fins de ses activités les documents officiels visés au paragraphe 4;

f)

les États membres veillent au respect de l’obligation visée au paragraphe 5 et appliquent des sanctions effectives, dissuasives et proportionnées en cas de non-respect de celle-ci;

g)

les États membres facilitent la déclaration des maladies professionnelles liées à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et/ou à l’exposition à ceux-ci en mettant en place des mécanismes de notification accessibles et efficaces;

h)

les États membres sont tenus d’assurer la reconnaissance de ces maladies ainsi qu’une indemnisation adéquate.

Amendement 41

Article 33 bis (nouvel article)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Surveillance des résidus de pesticides

1. Les États membres mettent en place des mesures de routine pour réaliser des programmes de surveillance spécifiques et représentatifs des résidus de substances actives et de leurs métabolites dans les ressources en eau, les eaux souterraines, le sol, l’air/la poussière/les précipitations, le biote et l’homme.

2. Les programmes de surveillance et les indicateurs existants sont évalués et adaptés si nécessaire, et les nouveaux programmes sont adaptés, le cas échéant, pour garantir la production de données de surveillance appropriées. Les États membres mettent en œuvre, si nécessaire, des mesures supplémentaires pour veiller à ce que l’utilisation des produits phytopharmaceutiques soit conforme aux dispositions des articles 4 et 29 du règlement (CE) no 1107/2009.

3. Les résultats des programmes de surveillance sont transmis à la Commission et publiés sur le site web visé à l’article 8. La Commission examine les résultats et détermine si des modifications réglementaires sont nécessaires.

Amendement 42

Article 36, paragraphe 2, point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

recensent les cinq substances actives qui influencent le plus le résultat;

a)

recensent les cinq substances actives qui influencent le plus le résultat de manière négative ;

Exposé des motifs

Cet amendement vise à clarifier la formulation.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),

1.

soutient expressément les mesures visant à réduire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques chimiques et les risques associés, ainsi qu’à garantir des systèmes alimentaires durables; il conviendra néanmoins de veiller à ce que les obligations prévues par la législation n’entraînent pas une charge administrative trop importante;

2.

rappelle qu’il a demandé, dans son avis sur la réforme de la PAC, que l’on intègre d’ici 2027 dans le règlement relatif à la PAC (1) des objectifs européens communs, quantifiés, mesurables et réalisables en ce qui concerne les plans stratégiques nationaux, étant entendu que l’utilisation des pesticides dans les États membres doit être réduite d’au moins 30 % par rapport à 2017;

3.

est d’avis que la Commission européenne doit œuvrer à une révision permanente et ordonnée, au moyen d’actes délégués et conformément à l’article 35 du règlement à l’examen, des indicateurs permettant d’établir une distinction suffisamment claire entre la toxicité des pesticides et leur quantité, et qu’il y a lieu de prendre en compte la vaste gamme des différentes toxicités, lesquelles sont par exemple actuellement classées dans un même groupe pour les indicateurs de risque harmonisés et assorties de la même pondération, d’une manière différenciée en fonction du niveau de toxicité des produits;

4.

demande que les plans d’action nationaux soient transmis à la Commission européenne pour qu’elle puisse, avec l’appui d’un groupe d’experts indépendants, composé notamment de représentants de la société civile, procéder à leur contrôle a posteriori, afin de garantir la transparence des procédures;

5.

prie l’Autorité européenne de sécurité des aliments de réexaminer très régulièrement l’efficacité des pesticides autorisés et de revoir les autorisations délivrées dès l’apparition d’une résistance au sein des populations d’organismes nuisibles visées par ces produits, afin d’éviter toute prolifération inefficace et, partant inutile, de ceux-ci;

6.

demande que l’Union européenne finance des projets de recherche sur l’effet cocktail des pesticides sur la santé humaine et la diversité biologique, lequel est à ce jour inconnu;

7.

note que les efforts de recherche privés et publics en matière de lutte biologique et de lutte intégrée contre les ravageurs ont fait des progrès significatifs au cours des dix dernières années et offrent maintenant des solutions de remplacement pour 40 % des utilisations de pesticides synthétiques; souhaite que le programme recherche de l’Union européenne accentue encore son soutien à ces programmes de manière à atteindre, a minima, l’objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2030;

8.

exhorte l’Union européenne à revoir en profondeur l’approche fondée sur l’indicateur de risques harmonisé de manière que la toxicité des pesticides en particulier soit résolument prise en compte au même titre que leur quantité; invite l’Union européenne à valider largement l’effet prédictif de l’indicateur de risque harmonisé, ou de tout autre instrument à adopter, et à faire en sorte que la réduction de la valeur du risque calculé mène effectivement à une réduction de l’incidence néfaste des pesticides sur l’environnement ou la santé humaine; invite la Commission européenne à procéder à une révision de manière ordonnée afin de garantir l’obtention de résultats fiables s’agissant des indicateurs en vigueur;

9.

demande instamment à l’Union européenne de se conformer à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 1er octobre 2019 et de financer la réalisation d’études expérimentales sur la toxicité à long terme des pesticides dans leur formulation complète avant de les autoriser sur le marché européen;

10.

rappelle qu’il convient d’éviter, dans le contexte de crise actuel, qu’un processus d’adaptation trop rapide ne compromette la sécurité alimentaire;

11.

souligne en revanche que réduire l’utilisation des pesticides et la toxicité associée à ceux-ci rend les exploitations agricoles plus résilientes face aux crises économiques, énergétiques ou environnementales;

12.

fait en outre observer que, dans le contexte de la crise actuelle, abaisser les normes relatives à une production alimentaire durable pourrait non seulement entraîner des coûts environnementaux, mais aussi accentuer l’évolution erratique des prix;

13.

invite les États membres à renforcer, dans le cadre de leurs plans stratégiques nationaux relevant de la politique agricole commune (PAC), les mesures visant à aider les agriculteurs à appliquer moins de pesticides et à réduire les risques associés à l’utilisation de ceux-ci;

14.

regrette que la Commission européenne propose de faire venir les financements nécessaires de la PAC pour une période de cinq ans sans pour autant doter le fonds correspondant du moindre moyen supplémentaire;

15.

regrette que les plans stratégiques nationaux validés par la Commission européenne manquent très fortement d’ambition concernant la réduction des quantités de pesticides et surtout des risques associés à ceux-ci et, partant, qu’ils n’atteindront pas les objectifs que s’est fixés l’Union européenne;

16.

invite l’Union à interdire l’importation de denrées alimentaires traitées avec des pesticides qui sont interdits en Europe et qui mettent la santé des citoyens en péril ou représentent un danger pour l’environnement et ce, dans le but de créer des conditions de concurrence équitable pour les producteurs européens;

17.

par souci de cohérence avec le règlement (CE) no 1107/2009 (2), demande à la Commission d’interdire l’exportation vers les pays tiers des pesticides interdits et/ou de leurs substances actives;

18.

rappelle aux institutions de l’Union européenne que, dans le cadre de la conférence sur l’avenir de l’Europe, les citoyens les ont invitées à prendre des mesures résolues pour promouvoir et garantir une agriculture plus respectueuse de l’environnement et du climat;

19.

rappelle le rôle que jouent les régions et les collectivités locales européennes dans la mise en œuvre du pacte vert pour l’Europe, notamment en ce qui concerne l’application et le suivi de la PAC;

20.

invite les collectivités locales et régionales à informer les citoyens de leur ressort des dangers liés à l’utilisation des pesticides;

21.

réclame l’interdiction de vendre les produits phytopharmaceutiques chimiques les plus dangereux à des clients non professionnels;

22.

demande qu’on interdise aux non professionnels d’utiliser des produits phytopharmaceutiques chimiques;

23.

fait observer que les collectivités locales et régionales européennes ont le droit de revoir leur planification territoriale, dans le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité.

Bruxelles, le 15 mars 2023.

Le président du Comité européen des régions

Vasco ALVES CORDEIRO


(24) Directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement (JO L 197 du 21.7.2001, p. 30).

(24) Directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement (JO L 197 du 21.7.2001, p. 30).

(33) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7).

(34) Directive 92/43/CEE du Conseil, du 21 mai 1992, concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).

(33) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7).

(34) Directive 92/43/CEE du Conseil, du 21 mai 1992, concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).

(47) Directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (JO L 435 du 23.12.2020, p. 1).

(47) Directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (JO L 435 du 23.12.2020, p. 1).

(1) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Une stratégie “De la ferme à la table” pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement» [COM(2020) 381 final].

(1) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Une stratégie “De la ferme à la table” pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement» [COM(2020) 381 final].

(1) Règlement (UE) 2021/2116 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune et abrogeant le règlement (UE) no 1306/2013 (JO L 435 du 6.12.2021, p. 187).

(2) Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil (JO L 309 du 24.11.2009, p. 1).


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