| CELEX | 52022AR6179 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 5 juillet 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/250 | 26.10.2023 |
Avis du Comité européen des régions sur la révision de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires
(C/2023/250)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Amendement 1
Considérant 2 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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Exposé des motifs
L’amendement vise à ajouter des références concrètes au pacte vert pour l’Europe, à l’économie circulaire, au plan d’action rural et à la promotion de solutions fondées sur la nature.
Amendement 2
Considérant 16
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Amendement 3
Article 2, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4) «agglomération»: une zone dans laquelle la charge polluante des eaux urbaines résiduaires est suffisamment concentrée ( 10 EH par hectare au minimum) pour qu’il soit possible de collecter les eaux urbaines résiduaires pour les acheminer vers une station d’épuration des eaux urbaines résiduaires ou vers un point de rejet final; | 4) «agglomération»: une zone dans laquelle la charge polluante des eaux urbaines résiduaires est suffisamment concentrée ( 30 EH par hectare au minimum à titre de valeur indicative ) pour qu’il soit possible de collecter les eaux urbaines résiduaires pour les acheminer vers une station d’épuration des eaux urbaines résiduaires ou vers un point de rejet final . La Commission européenne établit des lignes directrices à caractère pratique et les États membres fixent les critères à utiliser pour définir cette «concentration suffisante», sur la base des caractéristiques régionales et locales et de la définition ci-dessus ; |
Exposé des motifs
Il conviendrait que les systèmes individuels dans les zones à faible densité de population, où la collecte des eaux résiduaires n’est pas possible en raison de coûts excessifs et d’avantages environnementaux faibles ou nuls, soient réglementés au sein des États membres, en tenant compte des conditions locales et régionales La détermination de la «concentration suffisante» dans le cas d’une agglomération nécessite une étude détaillée, qui devra être effectuée par les États membres, s’appuyant sur des lignes directrices à caractère pratique qui seront élaborées et fournies par la Commission.
Amendement 4
Article 2, paragraphe 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 10) «équivalent habitant» ou «EH»: l’unité exprimant la charge polluante moyenne dans l’eau produite par personne et par jour, 1 EH étant la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d’oxygène en cinq jours (DB05) de 60 grammes d’oxygène par jour; | 10) «équivalent habitant» ou «EH»: la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d’oxygène en cinq jours (DB05) de 60 grammes d’oxygène par jour; |
Exposé des motifs
Il est possible d’entendre la nouvelle définition comme celle, technique, de la charge par habitant, qui est susceptible d’entrer en conflit avec certaines normes nationales qui prennent en compte une variation dans les charges unitaires. Elle peut également poser problème pour l’interprétation des seuils définis à l’article 5 concernant le rejet des pluies d’orage.
Amendement 5
Article 2, paragraphe 12
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 12) «traitement tertiaire»: le traitement des eaux urbaines résiduaires par un procédé qui élimine l’azote et le phosphore de ces dernières ; | 12) «traitement tertiaire»: le traitement des eaux urbaines résiduaires qui apporte un degré plus important de réduction de l’azote et du phosphore qu’un traitement secondaire de base ; |
Exposé des motifs
La définition proposée semble incorrecte. Les procédés de traitement secondaire (traitement biologique des eaux résiduaires) permettent d’ores et déjà d’éliminer quelque peu l’azote et le phosphore.
Amendement 6
Article 2, paragraphe 25
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 25) «exploitant»: une entité responsable de la gestion des services de traitement et d’assainissement des eaux urbaines résiduaires; |
Exposé des motifs
Étant donné qu’il est continuellement fait référence aux exploitants, il convient de définir ce terme.
Amendement 7
Article 2, paragraphe 26
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 26) «public»: une ou plusieurs personnes physiques ou morales et, conformément à la législation ou à la pratique nationale, les associations, organisations ou groupes constitués par ces personnes. |
Exposé des motifs
Définition conforme à l’article 2, paragraphe 6, de la directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil (1). En relation avec l’article 25 de la proposition de directive.
Amendement 8
Article 2, paragraphe 27
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 27) «conditions climatiques locales normales»: les conditions climatiques correspondant à la valeur moyenne d’une variable météorologique donnée à une période donnée de l’année en un lieu donné, calculée sur des périodes de 30 ans et mise à jour tous les 10 ans. |
Exposé des motifs
L’article 13 fait état de «conditions climatiques locales normales», mais ce caractère «normal» peut très fortement varier d’un pays à l’autre, qui plus est en des temps de changement rapide du climat. La définition proposée renvoie à celle qu’emploie l’Organisation météorologique mondiale, mais il serait possible d’en envisager d’autres.
Amendement 9
Article 3, paragraphe 1, point b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 10
Article 3, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Au plus tard le 31 décembre 2030 , les États membres veillent à ce que toutes les agglomérations ayant un EH compris entre 1 000 et 2 000 satisfassent aux exigences suivantes: a) elles sont équipées de systèmes de collecte; b) toutes leurs sources d’eaux usées domestiques sont reliées au système de collecte. | 2. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que toutes les agglomérations ayant un EH compris entre 1 000 et 2 000 satisfassent aux exigences suivantes: a) elles sont équipées de systèmes de collecte; b) toutes leurs sources d’eaux usées urbaines sont reliées au système de collecte. |
Exposé des motifs
Eu égard à la définition figurant à l’article 2, il est jugé plus approprié de faire référence aux eaux usées urbaines. La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil (2).
Amendement 11
Article 4, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Les États membres veillent à ce que les systèmes individuels soient conçus, exploités et entretenus de manière à garantir au moins le même niveau de traitement que les traitements secondaires et tertiaires visés aux articles 6 et 7 . Les États membres veillent à ce que les agglomérations dans lesquelles des systèmes individuels sont utilisés soient enregistrées dans un registre public et à ce que l’autorité compétente procède à des inspections régulières de ces systèmes. | 2. Les États membres veillent , en tenant compte des possibilités techniques, environnementales et économiques, à ce que les systèmes individuels et les autres solutions décentralisées soient conçus, exploités et entretenus de manière à garantir un niveau de traitement approprié, équivalent au moins à celui du traitement secondaire visé à l’article 6 . Les États membres veillent à ce que les agglomérations dans lesquelles des systèmes individuels ou d’autres solutions décentralisées sont utilisés soient enregistrées dans un registre public et à ce que l’autorité compétente procède à des inspections régulières de ces systèmes. |
Exposé des motifs
Il n’est pas logique d’attendre des systèmes individuels le même niveau de traitement que celui des systèmes tertiaires, alors que seul le traitement secondaire est requis dans les agglomérations jusqu’à 10 000 EH. Les systèmes individuels ne devraient pas être soumis à des exigences d’élimination plus strictes que celles des agglomérations. En outre, il convient de préciser que non seulement les systèmes individuels pour une seule maison, mais aussi d’autres solutions décentralisées peuvent être utilisés dans le cadre de la directive.
Amendement 12
Article 4, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à la procédure visée à l’article 27 pour compléter la présente directive en établissant des exigences minimales relatives à la conception, à l’exploitation et à l’entretien des systèmes individuels et en précisant les exigences applicables aux inspections régulières visées au paragraphe 2, deuxième alinéa. | 3. La Commission fournit des orientations et les États membres établissent des exigences minimales relatives à la conception, à l’exploitation et à l’entretien des systèmes individuels et précisent les exigences applicables aux inspections régulières visées au paragraphe 2, deuxième alinéa. |
Exposé des motifs
Les exigences détaillées relatives aux systèmes individuels appropriés (SIA) ne doivent pas faire l’objet d’une réglementation générale. Afin de conserver une approche fondée sur les risques, il convient de mettre en œuvre différentes solutions en fonction des conditions locales et régionales ainsi que de la pression locale sur l’environnement.
Amendement 13
Article 5, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Au plus tard le 31 décembre 2030 , les États membres veillent à ce qu’un plan intégré de gestion des eaux urbaines résiduaires soit établi pour les agglomérations ayant un EH de 100 000 et plus. | 1. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres, en coopération avec les collectivités locales et régionales compétentes , veillent à ce qu’un plan intégré de gestion des eaux urbaines résiduaires soit établi pour les agglomérations ayant un EH de 100 000 et plus. |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE. Les collectivités locales et régionales compétentes devraient être associées à l’élaboration des plans intégrés de gestion des eaux urbaines résiduaires.
Amendement 14
Article 5, paragraphe 2, point b)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
Le libellé du point b) suscite la confusion car il n’y apparaît pas clairement ce que signifie la charge des eaux urbaines résiduaires (s’agit-il de la charge hydraulique ou de la charge polluante?) ni à quelles conditions de référence il se rapporte.
Amendement 15
Article 5, paragraphe 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 7. Les États membres veillent à ce que les plans intégrés de gestion des eaux urbaines résiduaires soient réexaminés tous les cinq ans après leur mise en place et mis à jour si nécessaire. | 7. Les États membres veillent à ce que les plans intégrés de gestion des eaux urbaines résiduaires soient réexaminés tous les six ans après leur mise en place et mis à jour si nécessaire , conformément au calendrier de réexamen des plans de gestion de district hydrographique élaborés en vertu de la directive 2000/60/CE, tout en prévoyant des délimitations claires pour éviter les doublons et chevauchements avec d’autres dispositions réglementaires. |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme aux délais fixés dans la directive 2000/60/CE.
Amendement 16
Article 6, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Pour les agglomérations ayant un EH de 2 000 et plus, les États membres veillent à ce que les eaux urbaines résiduaires qui pénètrent dans les systèmes de collecte soient soumises à un traitement secondaire conformément au paragraphe 3 ou à un traitement équivalent avant d’être rejetées. Pour les rejets des agglomérations ayant un EH compris entre 2 000 et 10 000 dans des zones côtières, l’obligation énoncée au premier alinéa ne s’applique pas avant le 31 décembre 2027 . | 1. Pour les agglomérations ayant un EH de 2 000 et plus, les États membres veillent à ce que les eaux urbaines résiduaires qui pénètrent dans les systèmes de collecte soient soumises à un traitement secondaire conformément au paragraphe 3 ou à un traitement équivalent avant d’être rejetées. Pour les rejets des agglomérations ayant un EH compris entre 2 000 et 10 000 dans des zones côtières, l’obligation énoncée au premier alinéa ne s’applique pas avant le 31 décembre 2035 . |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE.
Amendement 17
Article 6, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. La charge exprimée en EH est calculée sur la base de la charge moyenne maximale hebdomadaire qui pénètre dans la station d’épuration des eaux urbaines résiduaires au cours de l’année, à l’exclusion des situations inhabituelles qui sont dues à de fortes précipitations . | 4. La charge exprimée en EH est calculée sur la base de la charge annuelle qui pénètre dans la station d’épuration des eaux urbaines résiduaires. |
Exposé des motifs
La formulation proposée simplifiera la méthode de calcul de la charge exprimée en EH et permet de supprimer le critère d’exclusion.
Amendement 18
Article 7, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Au plus tard le 31 décembre 2030 , les États membres veillent à ce que les rejets provenant de 50 % des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge d’un EH égal ou supérieur à 100 000 et n’appliquant pas de traitement tertiaire à la date d’entrée en vigueur de la présente directive fassent l’objet d’un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que toutes les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge d’un EH égal ou supérieur à 100 000 fassent l’objet d’un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4. | 1. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que 50 % de la charge totale traitée par les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge d’un EH égal ou supérieur à 100 000 et n’appliquant pas de traitement tertiaire à la date d’entrée en vigueur de la présente directive fassent l’objet d’un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4 avant d’être rejetés . Au plus tard le 31 décembre 2040 , les États membres veillent à ce que toutes les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge d’un EH égal ou supérieur à 100 000 fassent l’objet d’un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4. |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE.
Amendement 19
Article 7, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Au plus tard le 31 décembre 2025 , les États membres dressent une liste des zones de leur territoire qui sont sujettes à l’eutrophisation et mettent à jour cette liste tous les cinq ans à compter du 31 décembre 2030 . La liste visée au premier alinéa comprend les zones recensées à l’annexe II. L’exigence énoncée au premier alinéa ne s’applique pas lorsqu’un État membre effectue un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4 sur l’ensemble de son territoire. | 2. Au plus tard le 31 décembre 2030 , les États membres dressent une liste des zones de leur territoire qui sont sujettes à l’eutrophisation et mettent à jour cette liste tous les six ans à compter du 31 décembre 2035 . La liste visée au premier alinéa comprend les zones recensées à l’annexe II. L’exigence énoncée au premier alinéa ne s’applique pas lorsqu’un État membre effectue un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4 sur l’ensemble de son territoire. |
Exposé des motifs
Il convient de retarder de cinq ans les délais de mise en œuvre, étant donné que les échéances proposées sont trop serrées, tant pour la transposition de la directive que par rapport aux calendriers nationaux d’autorisation et de réalisation des projections, y compris pour ce qui est des procédures de plaintes. La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE. Le paragraphe 2 est modifié à des fins de cohérence avec le paragraphe 1.
Amendement 20
Article 7, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que, pour 50 % des agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 100 000 , qui déversent leurs rejets dans des zones figurant dans la liste visée au paragraphe 2 et n’appliquent pas de traitement tertiaire à la date d’entrée en vigueur de la présente directive, les eaux urbaines résiduaires qui entrent dans les systèmes de collecte soient soumises à un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4 avant d’être rejetées dans ces zones. Au plus tard le 31 décembre 2040 , pour toutes les agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 100 000 , les États membres veillent à ce que les eaux urbaines résiduaires qui pénètrent dans les systèmes de collecte fassent l’objet d’un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4, avant d’être rejetées dans les zones figurant sur la liste visée au paragraphe 2. | 3. Au plus tard le 31 décembre 2040 , les États membres veillent à ce que, pour 50 % de la charge totale des agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 100 000 , qui déversent leurs rejets dans des zones figurant dans la liste visée au paragraphe 2 et n’appliquent pas de traitement tertiaire à la date d’entrée en vigueur de la présente directive, ceux-ci soient soumis à un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4 avant d’être rejetés dans ces zones. Au plus tard le 31 décembre 2045 , pour toutes les agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 100 000 , les États membres veillent à ce que les eaux urbaines résiduaires qui pénètrent dans les systèmes de collecte fassent l’objet d’un traitement tertiaire conformément au paragraphe 4, avant d’être rejetées dans les zones figurant sur la liste visée au paragraphe 2. |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE. Le paragraphe 2 est modifié à des fins de cohérence avec le paragraphe 1.
Amendement 21
Article 7, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. Les échantillons prélevés conformément à l’article 21 et à l’annexe I, point D, de la présente directive sont conformes aux valeurs paramétriques fixées à l’annexe I, point B, tableau 2. Le nombre maximal autorisé d’échantillons non conformes aux valeurs paramétriques de l’annexe I, point B, tableau 2, est fixé à l’annexe I, point D , tableau 4. | 4. Les échantillons prélevés conformément à l’article 21 et à l’annexe I, point D, de la présente directive sont conformes aux valeurs paramétriques fixées à l’annexe I, point B, tableau 2. La moyenne annuelle des échantillons doit, pour chaque paramètre, respecter les valeurs paramétriques pertinentes indiquées à l’annexe I, point B , tableau 2. |
Exposé des motifs
L’amendement propose de maintenir le régime existant, qui est jugé approprié.
Amendement 22
Article 7, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 5. Par dérogation aux paragraphes 3 et 4, les États membres peuvent décider qu’une station d’épuration individuelle des eaux urbaines résiduaires située dans une zone figurant sur la liste visée au paragraphe 2 n’est pas soumise aux exigences établies aux paragraphes 3 et 4 s’il peut être prouvé que le pourcentage minimal de réduction de la charge globale entrant dans toutes les stations d’épuration des eaux résiduaires urbaines de cette zone atteint: | 5. Par dérogation aux paragraphes 3 et 4, les États membres peuvent décider qu’une station d’épuration individuelle des eaux urbaines résiduaires située dans une zone figurant sur la liste visée au paragraphe 2 n’est pas soumise aux exigences établies aux paragraphes 3 et 4 s’il peut être prouvé que le pourcentage minimal de réduction de la charge globale entrant dans toutes les stations d’épuration des eaux résiduaires urbaines de cette zone atteint: | ||||
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Exposé des motifs
Il est nécessaire de mettre en place un cadre plus solide qui réduise la charge sur l’environnement, mais il doit être ciblé, fondé sur les risques et suffisamment souple pour s’adapter aux différentes conditions naturelles, géographiques et démographiques rencontrées au sein des États membres. Plus particulièrement, les dépenses liées aux mesures doivent maximiser les avantages pour la santé humaine et l’environnement. La proposition visant à éliminer 85 % de l’azote n’est pas judicieuse dans tous les États membres en l’absence d’exceptions en cas de climat froid ou de reconnaissance de la rétention naturelle. De plus, les exigences en matière de traitement de l’azote impliquent une utilisation accrue d’énergie et de produits chimiques, car ce processus est compliqué dans un climat froid. L’élimination du phosphore nécessite des investissements bien moins importants, et est techniquement moins compliquée. Il convient également de prolonger légèrement les délais, en raison des investissements nécessaires pour atteindre les objectifs.
Amendement 23
Article 8, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Au plus tard le 31 décembre 2030 , les États membres veillent à ce que 50 % des rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge égale ou supérieure à 100 000 EH fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que toutes les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge égale ou supérieure à 100 000 EH fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5. | 1. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que 50 % de la charge totale traitée par les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge égale ou supérieure à 100 000 EH , qui déversent leurs rejets dans des zones figurant dans la liste visée au paragraphe 2, fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5 , à condition que le régime de responsabilité élargie des producteurs soit pleinement mis en œuvre conformément aux exigences des articles 9 et 10 avant le début de la phase de planification de l’expansion . Au plus tard le 31 décembre 2040 , les États membres veillent à ce que toutes les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge égale ou supérieure à 100 000 EH , qui déversent leurs rejets dans des zones figurant dans la liste visée au paragraphe 2, fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5 avant le rejet, à condition que le régime de responsabilité élargie des producteurs soit pleinement mis en œuvre conformément aux exigences des articles 9 et 10 avant le début de la phase de planification de l’expansion . |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE. Il convient de veiller à ce que le régime de responsabilité élargie des producteurs soit en place avant d’imposer le respect des exigences en matière de traitement quaternaire.
Amendement 24
Article 8, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Le 31 décembre 2030 , les États membres ont dressé une liste des zones de leur territoire national dans lesquelles la concentration ou l’accumulation de micropolluants présente un risque pour la santé humaine ou l’environnement. Les États membres réexaminent ensuite cette liste tous les cinq ans et la mettent à jour si nécessaire. | 2. Le 31 décembre 2035 , les États membres ont dressé une liste des zones de leur territoire national dans lesquelles la concentration ou l’accumulation de micropolluants présente un risque pour la santé humaine ou l’environnement. Les États membres réexaminent ensuite cette liste tous les six ans et la mettent à jour si nécessaire. |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE.
Amendement 25
Article 8, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant le format de l’évaluation des risques visée au paragraphe 2, deuxième alinéa, et la méthode à utiliser pour cette évaluation des risques. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 28, paragraphe 2. | 3. La Commission est habilitée à adopter , au plus tard [2 ans après la publication au Journal officiel de l’Union européenne], des actes d’exécution établissant le format de l’évaluation des risques visée au paragraphe 2, deuxième alinéa, et la méthode à utiliser pour cette évaluation des risques. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 28, paragraphe 2. |
Exposé des motifs
La mise en œuvre progressive par étapes est à saluer, mais les délais sont trop serrés. Les actes d’exécution doivent être adoptés dans un délai raisonnable. La délégation de pouvoirs à la Commission est trop large.
Amendement 26
Article 8, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. Au plus tard le 31 décembre 2035 , les États membres veillent à ce que , pour 50 % des agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 100 000 , les eaux urbaines résiduaires qui entrent dans les systèmes de collecte fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5, avant d’être rejetées dans des zones figurant sur la liste visée au paragraphe 2. Au plus tard le 31 décembre 2040 , les États membres veillent à ce que les eaux urbaines résiduaires qui entrent dans les systèmes de collecte fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5, avant d’être rejetées dans des zones figurant sur la liste visée au paragraphe 2 en ce qui concerne toutes les agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 100 000 . | 4. Au plus tard le 31 décembre 2040 , les États membres veillent à ce que 50 % des rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge comprise entre 10 000 et 100 000 EH, qui déversent leurs rejets dans des zones figurant dans la liste visée au paragraphe 2 , fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5, à condition que le régime de responsabilité élargie des producteurs soit pleinement mis en œuvre conformément aux exigences des articles 9 et 10 avant le début de la phase de planification de l’expansion . Au plus tard le 31 décembre 2045 , les États membres veillent à ce que toutes les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge comprise entre 10 000 et 100 000 EH et qui déversent leurs rejets dans des zones figurant dans la liste visée au paragraphe 2 , fassent l’objet d’un traitement quaternaire conformément au paragraphe 5, à condition que le régime de responsabilité élargie des producteurs soit pleinement mis en œuvre conformément aux exigences des articles 9 et 10 avant le début de la phase de planification de l’expansion . |
Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE. Le paragraphe 2 est modifié à des fins de cohérence avec le paragraphe 1. Les exigences relatives au traitement quaternaire ne devraient pas s’appliquer tant que le régime de responsabilité élargie des producteurs n’a pas été pleinement mis en œuvre.
Amendement 27
Article 8, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 5. Les échantillons prélevés conformément à l’article 21 et à l’annexe I, point D, de la présente directive sont conformes aux valeurs paramétriques fixées à l’annexe I, point B, tableau 3. Le nombre maximal autorisé d’échantillons non conformes aux valeurs paramétriques de l’annexe I, point B, tableau 3, est fixé à l’annexe I, point D, tableau 4. | 5. Les échantillons prélevés conformément à l’article 21 et à l’annexe I, point D, de la présente directive sont conformes aux valeurs paramétriques et/ou au pourcentage minimal d’élimination fixés à l’annexe I, point B, tableau 3. Le nombre maximal autorisé d’échantillons non conformes aux valeurs paramétriques de l’annexe I, point B, tableau 3, est fixé à l’annexe I, point D, tableau 4. |
Exposé des motifs
La version actuelle du tableau 3 ne comporte pas de valeurs paramétriques. Il est proposé de les y inclure au moyen d’un acte délégué (voir l’amendement à l’article 8, paragraphe 6). En outre, il conviendrait de faire référence au pourcentage minimal d’élimination, qui figure dans le tableau 3.
Amendement 28
Article 8, paragraphe 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 6. Au plus tard le 31 décembre 2030, la Commission adopte des actes d’exécution pour établir les méthodes de surveillance et d’échantillonnage à utiliser par les États membres pour déterminer la présence et les quantités dans les eaux urbaines résiduaires des indicateurs figurant à l’annexe I, point B , tableau 3. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 28, paragraphe 2. | 6 La Commission adopte , au plus tard [2 ans après la publication au Journal officiel de l’Union européenne], des actes d’exécution pour établir les méthodes de surveillance et d’échantillonnage et définir des valeurs paramétriques pour les micropolluants à utiliser par les États membres en remplacement du pourcentage de réduction pour déterminer la présence et les quantités dans les eaux urbaines résiduaires des indicateurs figurant à l’annexe I, point D , tableau 3. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 28, paragraphe 2. |
Exposé des motifs
Les actes d’exécution doivent être adoptés dans un délai raisonnable. La version actuelle du tableau 3 ne comporte pas de valeurs paramétriques. Il est proposé de les y inclure au moyen d’un acte délégué.
Amendement 29
Article 9, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres prennent des mesures pour que les producteurs qui mettent sur le marché l’un des produits énumérés à l’annexe III soient soumis à la responsabilité élargie des producteurs. | 1. Les États membres veillent à ce que les producteurs qui mettent sur le marché l’un des produits énumérés à l’annexe III soient soumis à la responsabilité élargie des producteurs. | ||||
| Ces mesures garantissent que ces producteurs couvrent: | Les mesures prises garantissent que ces producteurs couvrent: | ||||
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Exposé des motifs
Afin de respecter les délais fixés à l’article 8 en ce qui concerne le traitement quaternaire, les investissements doivent débuter rapidement. Pour que ces investissements puissent être réalisés, il est proposé que les États membres préfinancent les investissements nécessaires et soient remboursés une fois le régime de responsabilité élargie des producteurs mis en place.
Amendement 30
Article 9, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Les États membres exonèrent les producteurs de leur responsabilité élargie au titre du paragraphe 1 lorsqu’ils peuvent démontrer l’une ou l’autre condition suivante: a) la quantité de produit qu’ils mettent sur le marché est inférieure à 2 tonnes par an; b) les produits qu’ils mettent sur le marché ne génèrent pas de micropolluants dans les eaux usées à la fin de leur cycle de vie. | 2. Les États membres , sous la supervision de l’Agence européenne pour l’environnement, exonèrent les producteurs de leur responsabilité élargie au titre du paragraphe 1 lorsqu’ils peuvent démontrer , sur la base d’une documentation probante, que les produits qu’ils mettent sur le marché ne génèrent pas de micropolluants dans les eaux usées au cours de leur cycle de vie. |
Exposé des motifs
Le régime de responsabilité élargie des producteurs est un élément essentiel pour garantir que le traitement quaternaire soit mis en œuvre et appliqué conformément à la proposition. Les États membres doivent en assurer le fonctionnement afin d’offrir aux opérateurs une sécurité de planification et de financement. Dans la mesure où le traitement quaternaire implique divers types de coûts, il y a lieu de veiller à ce que les secteurs industriels désignés récupèrent à la fois les coûts de planification et d’investissement et les coûts d’exploitation et de maintenance. Pour les mêmes raisons, le régime de responsabilité élargie des producteurs devrait s’appliquer quels que soient le lieu de production et le lieu du siège social du producteur, et même si le produit est commercialisé en ligne. Les dérogations au régime de responsabilité élargie des producteurs doivent être strictement limitées. L’exemption pour un poids de 2 tonnes par an sur le marché national entraînera une mise en œuvre très restreinte de ladite responsabilité au sein des États membres. Étant donné que la limite de poids est également spécifique à l’entreprise, seul un petit nombre de sociétés devra contribuer au financement, et elles pourront se décharger de leurs responsabilités. Il faut au moins préciser que les dérogations s’appliquent à une quantité de 2 tonnes au niveau de l’Union. L’exemption relative aux substances qui ne génèrent pas de micropolluants devrait aussi être modifiée, afin de tenir compte des émissions générées durant la production, l’utilisation et l’élimination. En outre, il serait bon de garantir que les ventes conclues par l’intermédiaire de plateformes en ligne soient couvertes par le régime de responsabilité élargie des producteurs.
Amendement 31
Article 9, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution afin d’établir des critères détaillés pour l’application uniforme des conditions énoncées au paragraphe 2, point b), à des catégories spécifiques de produits. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 28, paragraphe 2. | 3. Au plus tard le 31 décembre [2 ans après la publication au Journal officiel de l’Union européenne], la Commission adopte des actes d’exécution afin d’établir des critères détaillés pour l’application uniforme des conditions énoncées au paragraphe 2, point b), à des catégories spécifiques de produits. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 28, paragraphe 2 . La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à la procédure visée à l’article 27 afin de modifier l’annexe III en vue d’élargir la liste des secteurs couverts par la responsabilité élargie des producteurs sur la base de l’évaluation visée à l’article 30, paragraphe 1 . |
Exposé des motifs
Il est nécessaire de prévoir des actes d’exécution assortis de critères détaillés dans un délai raisonnable après la publication. Afin de ménager une possibilité d’extension future de ce régime, la Commission doit être habilitée à adopter un acte délégué pour modifier l’annexe III qui dresse la liste des secteurs couverts.
Amendement 32
Article 9, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
| 4. Les États membres veillent à ce que les producteurs visés au paragraphe 1 exercent collectivement leur responsabilité élargie en adhérant à une organisation compétente en matière de responsabilité du producteur. Les États membres veillent à ce que: | 4. Les États membres doivent veiller à ce que les producteurs visés au paragraphe 1 exercent collectivement leur responsabilité élargie en adhérant à une organisation compétente en matière de responsabilité du producteur. Les États membres doivent s’assurer que les organisations compétentes en matière de responsabilité du producteur soient contrôlées par une autorité publique conformément aux dispositions de l’article 10, paragraphe 3, et veiller en outre à ce que: | ||||||||
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Amendement 33
Article 9, paragraphe 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 6. Les États membres doivent veiller à ce que les exigences relatives à la responsabilité élargie des producteurs et aux organisations compétentes en matière de responsabilité du producteur définies aux articles 9 et 10 soient respectées avant que ne débute la mise en œuvre des exigences relatives au traitement quaternaire visées à l’article 8, paragraphes 1, 4 et 5. Les stations d’épuration des eaux usées ne sont pas tenues de mettre pleinement en œuvre le traitement quaternaire visé à l’article 8 tant que les exigences relatives à la responsabilité élargie des producteurs visées aux articles 9 et 10 ne sont pas intégralement appliquées. |
Amendement 34
Article 11, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres veillent à ce que des audits énergétiques des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires et des systèmes de collecte soient effectués tous les quatre ans. Ces audits sont effectués conformément à l’article 8 de la directive 2012/27/UE et comprennent une détermination du potentiel d’utilisation ou de production rentable d’énergie renouvelable, en mettant particulièrement l’accent sur l’identification et l’utilisation du potentiel de production de biogaz, tout en réduisant les émissions de méthane. Les premiers audits sont effectués: | 1. Les États membres veillent à ce que des audits énergétiques des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires et des systèmes de collecte soient effectués tous les quatre ans. Ces audits sont effectués conformément à l’article 8 de la directive 2012/27/UE et comprennent une détermination du potentiel d’utilisation ou de production rentable d’énergie renouvelable, en mettant particulièrement l’accent sur l’identification et l’utilisation du potentiel de production de biogaz, tout en réduisant les émissions de méthane. Les premiers audits sont effectués: | ||||
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Exposé des motifs
La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE.
Amendement 35
Article 11, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. Les États membres veillent à ce que l’énergie annuelle totale produite au niveau national à partir de sources renouvelables, au sens de l’article 2, paragraphe 1, de la directive (UE) 2018/2001, par des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge égale ou supérieure à 10 000 EH soit au moins équivalente à: | 2. Les États membres veillent à ce que l’énergie annuelle totale produite au niveau national, sur site ou hors site, à partir de sources renouvelables, tant propres que d’origine extérieure, au sens de l’article 2, paragraphe 1, de la directive (UE) 2018/2001, sur la base de ressources provenant de stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires traitant une charge égale ou supérieure à 10 000 EH et indépendamment du fait qu’elle soit utilisée sur site ou hors site par la station d’épuration des eaux urbaines résiduaires ou obtenue via des sources externes, soit au moins équivalente à: | ||||
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Le calcul des objectifs susmentionnés comporte trois volets, à savoir a) la consommation et la production d’énergie en rapport avec les activités et installations qui, sous l’angle de l’économie et de la régulation, sont propres à l’entreprise de traitement des eaux usées; b) la production énergétique dérivée, qui s’effectue en externe, chez des tiers qui la réalisent en utilisant des ressources fournies par ladite entreprise; et c) l’énergie renouvelable acquise auprès d’un tiers extérieur. |
Exposé des motifs
Cet objectif est louable, mais la formulation actuelle n’est pas réaliste et risque de déboucher sur un système global sous-optimal. Pour garantir la rentabilité et la faisabilité, les stations d’épuration des eaux résiduaires doivent pouvoir tenir compte de l’énergie renouvelable produite au sein de l’installation ou par d’autres actifs du système d’épuration des eaux ou du cycle de l’eau urbaine. Cela comprend par exemple l’énergie thermique obtenue par incinération des boues d’égout, et les processus comparables. Les nouvelles exigences en matière de traitement entraîneront en outre une augmentation globale de l’utilisation d’énergie, ce qui compliquera la réalisation de l’objectif. Il s’avère donc aussi nécessaire de prolonger les délais.
Amendement 36
Article 14, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 4. Les autorisations spécifiques visées au paragraphe 1 sont réexaminées et, au besoin, adaptées au moins tous les six ans . | 4. Les autorisations spécifiques visées au paragraphe 1 sont réexaminées au moins tous les six ans et, au besoin, adaptées. |
Exposé des motifs
Il est vraisemblable que le renforcement de la surveillance des installations privées et l’obligation de réexaminer tous les six ans les autorisations de rejet des stations d’épuration augmenteront la charge de travail des communes. Les inspections ne devraient pas avoir lieu automatiquement tous les six ans mais s’effectuer lorsque les plans de gestion relatifs des eaux résiduaires sont mis à jour.
Amendement 37
Article 15, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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| 4. Les États membres prennent toutes les mesures de précaution nécessaires pour éviter la détérioration de l’état écologique et chimique des eaux concernées. Il sera considéré que les États membres se conforment aux objectifs énoncés dans la directive 2000/60/CE si tous les critères ci-dessous sont remplis:
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Exposé des motifs
Les villes et les régions doivent pouvoir se développer en fonction de la croissance démographique. L’arrêt concernant le fleuve Weser a conduit à une interprétation stricte des dispositions relatives à la détérioration des normes de qualité environnementale (NQE). Concrètement, cela implique que, lorsqu’une station d’épuration des eaux usées est soumise à une évaluation environnementale, l’autorisation ne doit pas être accordée si l’activité risque d’avoir une incidence négative sur les objectifs de la norme. En l’absence de permis, l’activité pourrait ne pas être autorisée. Les règlements ne prévoient actuellement aucune exemption pour les stations d’épuration des eaux usées. Même si cet immense défi n’est actuellement visible que dans certains États membres, on peut s’attendre à ce qu’il se concrétise dans un plus grand nombre d’entre eux dans un futur proche, à mesure que les stations deviendront de plus en plus efficaces. Les stations d’épuration déjà très efficaces n’ont aucun moyen de compenser les charges d’eaux résiduaires en devenant plus performantes grâce à des améliorations techniques. De plus, l’Union européenne révise régulièrement la directive sur les normes de qualité environnementale, en augmentant le nombre de normes sur l’état chimique et en les rendant plus strictes. Cela signifie que cette question deviendra peu à peu pertinente dans un plus grand nombre d’États membres, à mesure que le risque de dépasser les normes de qualité augmentera. Il importe que les villes et les régions européennes soient en mesure de construire de nouvelles stations ou d’agrandir des systèmes existants au fil de leur croissance. Dans le cas contraire, elles pourraient être contraintes de renoncer au développement résidentiel, entravant ainsi l’évolution globale de toute la communauté.
Amendement 38
Article 17, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres surveillent la présence des paramètres de santé publique suivants dans les eaux urbaines résiduaires: | 1. Les États membres surveillent la présence des paramètres de santé publique suivants dans les eaux urbaines résiduaires: | ||||
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Exposé des motifs
Dans un souci de clarification, il est opportun d’ajouter la mention des «collectivités régionales et locales» dans le dernier point de ce paragraphe, lorsqu’il évoque les «autorités compétentes des États membres».
Amendement 39
Article 17, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. Aux fins du paragraphe 1, les États membres mettent en place un système national de coopération et de coordination permanentes entre les autorités compétentes en matière de santé publique et les autorités compétentes chargées du traitement des eaux urbaines résiduaires en ce qui concerne: | 2. Aux fins du paragraphe 1, les États membres mettent en place un système national de coopération et de coordination permanentes entre les autorités compétentes en matière de santé publique et les autorités compétentes chargées du traitement des eaux urbaines résiduaires en ce qui concerne: | ||||
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Exposé des motifs
Il s’agit de souligner l’importance d’une répartition claire et équitable des responsabilités et des missions.
Amendement 40
Article 18, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Au plus tard le dernier jour de la deuxième année suivant la date d’entrée en vigueur de la présente directive, les États membres recensent les risques découlant des rejets d’eaux urbaines résiduaires pour l’environnement et la santé humaine et au moins ceux liés aux éléments suivants: […] | 1. Conformément à l’article 191, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), les États membres promeuvent le contrôle et les mesures à la source pour prévenir la pollution des eaux urbaines résiduaires. Au plus tard le dernier jour de la cinquième année suivant la date d’entrée en vigueur de la présente directive, les États membres recensent les risques découlant des rejets d’eaux urbaines résiduaires pour l’environnement et la santé humaine et au moins ceux liés aux éléments suivants: […] |
Exposé des motifs
Si des risques spécifiques sont identifiés, des mesures adéquates doivent être prises à la source, lorsque c’est possible. L’Amendement proposé vise à mettre en œuvre une approche de contrôle à la source conforme à l’article 191, paragraphe 2, du TFUE. Il s’agit d’harmoniser les propositions de délais.
Amendement 41
Article 18, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. Lorsque des risques ont été identifiés conformément au paragraphe 1, les États membres adoptent des mesures appropriées pour y remédier, y compris, le cas échéant, les mesures suivantes: | 2. Lorsque des risques ont été identifiés conformément au paragraphe 1, les États membres adoptent des mesures appropriées pour y remédier, y compris, le cas échéant, les mesures suivantes: | ||||
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Exposé des motifs
Dans une perspective coûts/avantages, le renforcement des exigences applicables aux petites installations de traitement des eaux usées n’est pas justifié. Il s’impose donc de fixer une limite inférieure pour les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires couvertes par l’extension.
Amendement 42
Article 18, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. L’identification des risques effectuée conformément au paragraphe 1 du présent article est réexaminée tous les cinq ans. Un résumé des risques recensés, accompagné d’une description des mesures adoptées conformément au paragraphe 2 du présent article, est inclus dans les programmes nationaux de mise en œuvre visés à l’article 23 et communiqué à la Commission sur demande. | 3. L’identification des risques effectuée conformément au paragraphe 1 du présent article est réexaminée tous les six ans et alignée sur le calendrier de l’examen des plans de gestion de district hydrographique élaborés en vertu de la directive 2000/60/CE . Un résumé des risques recensés, accompagné d’une description des mesures adoptées conformément au paragraphe 2 du présent article, est inclus dans les programmes nationaux de mise en œuvre visés à l’article 23 et communiqué à la Commission sur demande. |
Exposé des motifs
Conformément à la directive 2000/60/CE.
Amendement 43
Article 19, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour améliorer l’accès à l’assainissement pour tous, en particulier pour les groupes vulnérables et marginalisés. | 1. Sans préjudice des principes de subsidiarité et de proportionnalité, les États membres , en tenant compte du contexte et des circonstances locales et régionales en matière d’assainissement, prennent toutes les mesures nécessaires pour améliorer l’accès à l’assainissement pour tous, en particulier pour les groupes vulnérables et marginalisés. |
Exposé des motifs
La formulation proposée s’inspire de celle de la directive relative à l’eau potable.
Amendement 44
Article 20, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour que les itinéraires de gestion des boues soient conformes à la hiérarchie des déchets prévue à l’article 4 de la directive 2008/98/CE. Ces itinéraires maximisent la prévention, la réutilisation et le recyclage des ressources et réduisent au minimum les effets néfastes sur l’environnement. | 1. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour que les itinéraires de gestion des boues soient conformes à la hiérarchie des déchets prévue à l’article 4 de la directive 2008/98/CE. Ces itinéraires maximisent la prévention, la réutilisation , la récupération et le recyclage des ressources et réduisent au minimum les effets néfastes sur l’environnement. |
Exposé des motifs
S’il est louable d’établir un lien avec la directive-cadre relative aux déchets, la définition et l’emploi que celle-ci fait du terme «réutilisation» ne s’appliquent pas aux boues provenant du traitement des eaux urbaines résiduaires car celles-ci ne sont pas un produit ou un composant réutilisé aux mêmes fins que celles pour lesquelles il a été créé.
Amendement 45
Article 21, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Pour toutes les agglomérations ayant un EH de 10 000 et plus, les États membres veillent à ce que les autorités compétentes surveillent la concentration et les charges de polluants provenant des surcharges dues aux pluies d’orage et des eaux de ruissellement urbain rejetées dans les masses d’eau. | 2. Pour toutes les agglomérations ayant un EH de 10 000 et plus, les États membres veillent à ce que les autorités compétentes surveillent ou estiment, en utilisant des facteurs d’émission, la concentration et les charges de polluants provenant des surcharges dues aux pluies d’orage et des eaux de ruissellement urbain rejetées dans les masses d’eau. Les caractéristiques de cette surveillance seront définies dans les plans de gestion intégrée des eaux urbaines résiduaires visés à l’annexe V. Les collectivités locales et régionales compétentes reçoivent des ressources financières et humaines suffisantes pour effectuer cette surveillance. Pour la mener à bien, les États membres peuvent recourir à une combinaison de modèles validés et d’échantillons représentatifs de points de rejet de surcharges dues aux pluies d’orage et aux eaux de ruissellement urbain. |
Exposé des motifs
Il y a lieu de garantir que les collectivités locales et régionales bénéficient d’un financement suffisant. La concentration des charges de pollution devrait également pouvoir être estimée au moyen de méthodes validées.
Amendement 46
Article 21, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. Pour toutes les agglomérations ayant un EH supérieur à 10 000 , les États membres surveillent, aux entrées et aux sorties des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires, la concentration et les charges dans les eaux urbaines résiduaires des éléments suivants: […] | 3. Pour toutes les agglomérations ayant un EH supérieur à 10 000 , les États membres surveillent de manière transparente , aux entrées et aux sorties des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires, la concentration et les charges dans les eaux urbaines résiduaires des éléments suivants: […] |
Exposé des motifs
La surveillance devrait s’effectuer de manière transparente.
Amendement 47
Article 22, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres, assistés de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE): | 1. Les États membres, assistés de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE): | ||||
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| Les États membres veillent à ce qu’un système d’information soit mis en place pour permettre la fourniture des informations requises au paragraphe précédent. |
Exposé des motifs
Il s’agit d’harmoniser les propositions de délais.
Amendement 48
Article 23
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres établissent, au plus tard le dernier jour du vingt-troisième mois suivant la date d’entrée en vigueur de la présente directive , un programme national de mise en œuvre de la présente directive. | 1. Les États membres établissent, au plus tard le 31 décembre 2027 , un programme national de mise en œuvre de la présente directive. | ||||
| Ces programmes comportent: | Ces programmes comportent: | ||||
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| 2. Au plus tard le dernier jour du trente-cinquième mois suivant la date d’entrée en vigueur de la présente directive , les États membres soumettent à la Commission leurs programmes nationaux de mise en œuvre, sauf s’ils démontrent, sur la base des résultats de la surveillance visés à l’article 21, qu’ils sont conformes aux articles 3 à 8. […] | 2. Au plus tard le 31 décembre 2028 , les États membres soumettent à la Commission leurs programmes nationaux de mise en œuvre, sauf s’ils démontrent, sur la base des résultats de la surveillance visés à l’article 21, qu’ils sont conformes aux articles 3 à 8. […] | ||||
| 3. Les États membres actualisent leurs programmes nationaux de mise en œuvre au moins tous les cinq ans. Ils les soumettent à la Commission au plus tard le 31 décembre, sauf s’ils peuvent démontrer qu’ils sont conformes aux articles 3 à 8. | 3. Les États membres actualisent leurs programmes nationaux de mise en œuvre au moins tous les six ans , et conformément au calendrier de réexamen des plans de gestion des bassins hydrographiques qui sont élaborés en vertu de la directive 2000/60/CE . Ils les soumettent à la Commission au plus tard le 31 décembre, sauf s’ils peuvent démontrer qu’ils sont conformes aux articles 3 à 8. |
Exposé des motifs
Il s’agit d’harmoniser le texte avec les propositions de délais. La prolongation du délai est conforme à la planification hydrologique pour le quatrième cycle au titre de la directive 2000/60/CE.
Amendement 49
Article 24, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. En outre, les États membres veillent à ce que toutes les personnes connectées aux systèmes de collecte reçoivent régulièrement et au moins une fois par an, sous la forme la plus appropriée, y compris sur leur facture ou grâce à des applications intelligentes, et sans avoir à le demander, les informations suivantes: […] | 2. En outre, les États membres veillent à ce que , dans les agglomérations de plus de 1 000 EH, toutes les personnes connectées aux systèmes de collecte reçoivent régulièrement et au moins une fois par an, sous la forme la plus appropriée, y compris sur leur facture ou grâce à des applications intelligentes, et sans avoir à le demander, les informations suivantes: […] |
Exposé des motifs
Cette disposition est utile, mais il convient d’abaisser le seuil qui définit les agglomérations auxquelles elle s’applique.
Amendement 50
Article 29, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions nationales adoptées conformément à la présente directive et prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces sanctions. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives. Elles comprennent, le cas échéant, des sanctions financières proportionnelles au chiffre d’affaires de la personne morale ou au salaire de la personne physique ayant commis l’infraction, en tenant compte des spécificités des petites et moyennes entreprises. | 1. Les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions nationales adoptées conformément à la présente directive , ils désignent les autorités compétentes chargées de son application, et prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces sanctions. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives. Elles comprennent, le cas échéant, des sanctions financières proportionnelles au chiffre d’affaires de la personne morale ou au salaire de la personne physique ayant commis l’infraction, en tenant compte des spécificités des petites et moyennes entreprises. |
Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 51
Article 31
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Tous les cinq ans, la Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur la mise en œuvre de la présente directive, accompagné, si la Commission le juge approprié, de propositions législatives pertinentes. | Tous les six ans, la Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur la mise en œuvre de la présente directive, accompagné, si la Commission le juge approprié, de propositions législatives pertinentes. |
Exposé des motifs
Conformément à la directive 2000/60/CE.
Amendement 52
Article 32, paragraphe 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 5. Les stations d’épuration des eaux usées, quelle que soit la charge qu’elles traitent, qui ont été construites dix ans avant l’entrée en vigueur de la présente directive, ou celles qui, à la date d’entrée en vigueur de cette dernière, ont fait l’objet d’un marché de travaux, doivent se conformer aux obligations prévues par la présente directive sous un délai de cinq ans à compter de la date limite qui y est fixée, pour autant qu’elles satisfassent aux exigences de la directive 91/271/CE. |
Exposé des motifs
Ce moratoire permettra l’exploitation des stations d’épuration des eaux usées ayant un équipement en cours d’amortissement, ainsi que de celles pour lesquelles un engagement ferme et irréversible a été pris à l’égard d’un tiers.
Amendement 53
Annexe I, tableau 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Prescriptions relatives aux rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires et soumis aux dispositions de l’article 6 de la présente directive. On appliquera la valeur de la concentration ou le pourcentage de réduction. | Prescriptions relatives aux rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires et soumis aux dispositions de l’article 6 de la présente directive. On appliquera la valeur de la concentration et/ ou le pourcentage de réduction. |
Exposé des motifs
Il est préférable de conserver cette formulation en ce qu’elle est cohérente avec l’annexe I, partie D, point 4 a), et qu’elle est jugée mieux appropriée pour évaluer le bon fonctionnement d’une station d’épuration des eaux usées.
Amendement 54
Annexe I, partie D, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||||||||||
| Le nombre minimum d’échantillons à prélever à intervalles réguliers au cours d’une année entière est fixé en fonction de la taille de la station d’épuration:
| Le nombre minimum d’échantillons à prélever à intervalles réguliers au cours d’une année entière est fixé en fonction de la taille de la station d’épuration:
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Exposé des motifs
Le coût de l’augmentation du nombre d’échantillons proposée par la Commission est excessif (70 fois plus que le coût actuel).
Amendement 55
Annexe I, tableau 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Prescriptions relatives au traitement tertiaire des rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires visés à l’article 7, paragraphes 1 et 3. En fonction des conditions locales, on appliquera un seul paramètre ou les deux. On appliquera la valeur de la concentration ou le pourcentage de réduction. | Prescriptions relatives au traitement tertiaire des rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires visés à l’article 7, paragraphes 1 et 3. En fonction des conditions locales, on appliquera un seul paramètre ou les deux. On appliquera la valeur de la concentration et/ ou le pourcentage de réduction. |
Exposé des motifs
Ressort du texte.
Amendement 56
Annexe I, tableau 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Paramètres: Phosphore total/Concentration: 0,5 mg/l/Pourcentage minimal de réduction (voir note 1): 90 Paramètres: Azote total/Concentration: 6 mg /l/Pourcentage minimal de réduction (voir note 1): 85 […] | Paramètres: Phosphore total (EH de plus de 100 000 ) /Concentration: 0,5 mg/l/Pourcentage minimal de réduction (voir notes 1 et 2 ): 90 Paramètres: Phosphore total (EH compris entre 10 000 et 100 000 )/Concentration: 1 mg/l/Pourcentage minimal de réduction (voir notes 1 et 2): 80 Paramètres: Azote total (EH de plus de 100 000 ) /Concentration: 8 mg /l/Pourcentage minimal de réduction (voir notes 1 et 2): 80 Paramètres: Azote total (EH compris entre 10 000 et 100 000 )/Concentration: 10 mg/l/Pourcentage minimal de réduction (voir notes 1 et 2): 70 […] |
| Note 1: La rétention naturelle d’azote n’est pas prise en compte dans le calcul du pourcentage minimal de réduction. | Note 1: La rétention naturelle d’azote peut être prise en compte dans le calcul du pourcentage minimal de réduction. Note 2: Dans tous les cas, la moyenne journalière de tous les échantillons d’azote total ne doit pas dépasser 20 mg/l N. Cette exigence s’applique lorsque la température des effluents du réacteur biologique de la station de traitement est égale ou supérieure à 12 oC. Cette option est valable s’il peut être prouvé, conformément à l’annexe I, point D 1, que le même niveau de protection est obtenu. La condition de température peut être remplacée par une limitation du temps d’exploitation pour tenir compte des conditions climatiques régionales . |
Exposé des motifs
Les exigences relatives à la réduction du phosphore et de l’azote devraient être fixées en fonction de la taille. L’élimination de l’azote est problématique. Elle est gourmande en énergie et hautement tributaire de la température. Une exigence légèrement moins stricte est nécessaire en ce qui concerne l’azote. La rétention naturelle de l’azote devrait également pouvoir être portée en compte.
Amendement 57
Annexe V, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
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Exposé des motifs
La pollution liée aux surcharges dues aux pluies d’orage et aux eaux de ruissellement urbain nécessite des mesures planifiées et un travail continu. Toutefois, il faut conserver de la flexibilité au niveau local, afin de tenir compte des coûts par rapport aux avantages environnementaux obtenus. Associé aux dates butoirs fixées, l’objectif indicatif proposé pourrait être interprété comme une exigence contraignante. Il est préférable de déterminer un objectif spécial justifié, avec des mesures spécifiques planifiées.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | se félicite de la proposition de refonte de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires présentée par la Commission européenne, étant donné qu’il est nécessaire d’adapter la législation aux défis et aux possibilités techniques d’aujourd’hui; déplore que les objectifs de la directive actuelle n’aient pas été atteints, mais reconnaît qu’elle a participé à la réduction de la pollution, en améliorant la qualité de l’eau dans les lacs, les rivières et les zones côtières d’Europe et que, ce faisant, elle a exercé un effet favorable pour l’environnement et amélioré le bien-être et la santé des citoyens de l’Union européenne; |
| 2. | souligne que la révision devrait viser à établir des synergies cohérentes avec le pacte vert pour l’Europe et plus particulièrement le plan d’action de l’UE «Vers une pollution zéro dans l’air, l’eau et les sols», en orientant la directive vers la neutralité énergétique en tant que contribution à la neutralité climatique et en soutenant sa transition nécessaire vers l’économie circulaire, l’absence de pollution, la numérisation et la meilleure protection de la biodiversité. La refonte se doit d’être pleinement cohérente avec les propositions législatives telles que les révisions de la directive établissant des normes de qualité environnementale, la directive concernant la qualité des eaux de baignade, la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» et l’évaluation de la directive sur les boues d’épuration; la directive devrait aussi s’efforcer de renforcer le principe du pollueur-payeur; |
| 3. | insiste sur le fait que le cadre doit être fondé sur les risques, ciblé et suffisamment souple pour s’adapter aux différences locales et régionales rencontrées au sein des États membres et entre ceux-ci. L’approche universelle pourrait entraîner des coûts disproportionnés par rapport aux avantages environnementaux obtenus, surtout en ce qui concerne les exigences en matière d’élimination d’azote; |
| 4. | souligne que les villes et les régions se développent de manière dynamique en fonction de la croissance démographique; demande instamment à la Commission de veiller à la cohérence entre l’ensemble des textes juridiques de l’Union relatifs à l’eau, de sorte que la construction et l’expansion de stations d’épuration soient possibles dans les régions ou les villes en croissance. L’absence de cohérence a déjà entraîné des interdictions contre-productives d’agrandissement de stations d’épuration des eaux usées. Pour que la directive soit à l’épreuve du temps, elle devrait comprendre une dérogation à l’interdiction de non-détérioration lorsque les mesures techniques de traitement ne peuvent plus compenser la croissance de la population; |
| 5. | invite la Commission européenne à établir des dispositions adaptées à la réalité des régions ultrapériphériques afin de tenir compte du contexte particulier qui est le leur dans le traitement des eaux usées provenant de sources urbaines; |
| 6. | soutient l’introduction du régime de responsabilité élargie des producteurs (REP), aligné sur le pacte vert en ce qui concerne le contrôle à la source et le principe du «pollueur-payeur». Ce régime de REP constitue une condition préalable nécessaire pour garantir des services d’eau abordables ainsi qu’un instrument de financement socialement équitable pour traiter les micropolluants dans les eaux résiduaires. Il pourrait instaurer une égalité des conditions de concurrence pour les industries concernées, réduisant ainsi le dumping environnemental et les risques qui y sont associés. Il les inciterait aussi à développer des produits plus respectueux de l’environnement, qui leur donneraient des avantages concurrentiels; |
| 7. | rappelle l’expérience acquise lors de la surveillance sélective du SARS-CoV-2, et se félicite de l’extension prévue de la surveillance des virus et autres agents pathogènes et polluants dans les eaux urbaines usées pour garantir la meilleure protection possible de la santé de la population; |
| 8. | fait observer que les plastiques mis en décharge libèrent des substances chimiques toxiques dans le sol et les eaux souterraines. Lorsqu’ils sont mal gérés, les plastiques polluent les terres, les cours d’eau et les océans. Les additifs et microplastiques toxiques présents dans la pluie, les sols, les cours d’eau, les océans et sur les cimes des montagnes ne peuvent être éliminés par recyclage, mise en décharge ou incinération. Ce problème ne peut être résolu qu’en appliquant, au niveau mondial, des limites juridiquement contraignantes à la production de plastiques destinés à des utilisations essentielles; |
| 9. | estime que des délais clairs, ambitieux et réalistes constituent un élément central de la mise en œuvre réussie de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires; considère qu’une prolongation des délais proposés permettrait de garantir qu’elle est efficace et en phase avec le reste de la législation; |
| 10. | craint que les coûts totaux mentionnés dans l’analyse d’impact soient largement sous-estimés (3). L’extension du champ d’application de la directive et l’augmentation des exigences provoqueront une hausse significative des coûts d’investissement ainsi que des dépenses opérationnelles. Il sera donc nécessaire de mettre en place des mécanismes de financement permettant aux autorités compétentes de couvrir ces coûts; |
| 11. | soutient la proposition d’un objectif en vue d’atteindre la neutralité énergétique, mais fait remarquer qu’elle doit être plus flexible, afin de tenir compte des conditions différentes dans les régions et les villes. Il est souvent techniquement impossible de produire de l’énergie renouvelable et de l’utiliser sur place. Celle qui est produite à la fois sur site et hors site doit donc être prise en compte pour atteindre cet objectif de neutralité. Par ailleurs, l’utilisation d’énergies renouvelables par les stations d’épuration, quelle que soit leur origine, devrait également être envisagée pour atteindre cet objectif de neutralité; |
| 12. | souligne qu’il faut s’attaquer à la pollution à la source, en plus des solutions en bout de chaîne; remarque que le contrôle à la source est une condition préalable au succès du plan d’action «zéro pollution» ainsi qu’une étape importante vers la réutilisation des boues et de l’eau; |
| 13. | est d’avis que les systèmes individuels constituent une solution adaptée pour le traitement des eaux résiduaires dans les zones isolées et faiblement peuplées, ainsi que dans les régions ultrapériphériques; relève que la collecte des eaux usées dans ces endroits est coûteuse et inefficace, sans forcément offrir de meilleurs avantages environnementaux; plaide, dans de tels cas, pour que les États membres, voire l’échelon régional, régulent des solutions décentralisées impliquant des systèmes individuels qui fonctionnent correctement, et sont soumis à des exigences tenant compte des conditions locales et régionales et où la protection de l’environnement et de la santé n’est pas compromise; |
| 14. | accepte le recours à des actes délégués et actes d’exécution pour compléter ou modifier des dispositions afin de s’adapter aux progrès techniques ou scientifiques, mais uniquement s’ils sont utilisés avec parcimonie, toutes les conditions essentielles afférentes devant être déjà définies dans la directive; demande instamment de déterminer toutes les exigences importantes dans la directive afin de permettre la transparence et l’obtention des contributions pertinentes des États membres, des régions et des municipalités; |
| 15. | fait observer, en ce qui concerne les systèmes individuels, que l’obligation que ces équipements, ainsi que les petites installations de traitement des eaux usées, réalisent un traitement tertiaire peut exiger des dépenses importantes de construction et de fonctionnement et nécessite par ailleurs l’intervention d’un personnel qualifié; cette démarche pouvant être disproportionnée, il conviendrait donc d’autoriser d’autres solutions, telles que la nitrification, comme preuve d’une épuration fonctionnant correctement; |
| 16. | estime qu’il est nécessaire de s’engager résolument en faveur de la réutilisation de l’eau épurée et, en particulier, d’inclure dans les plans de gestion intégrée des eaux urbaines des objectifs visant à améliorer les réseaux de collecte des eaux usées afin d’éviter qu’elles ne s’infiltrent dans le sous-sol et que des eaux saumâtres ou douces ne pénètrent dans lesdits réseaux, affectant ainsi la capacité à épurer les eaux urbaines résiduaires et à les réutiliser; |
| 17. | souligne qu’il est indispensable de renforcer les exigences relatives à la surveillance et à la transmission de données, puisqu’elles jouent un rôle clé dans le contrôle de la conformité et la progression de la mise en œuvre; insiste sur le fait qu’en matière de coûts associés, il est crucial que la surveillance et la transmission de données ne soient effectuées que dans la mesure nécessaire pour atteindre l’objectif de protection de la santé humaine et de l’environnement; |
| 18. | note que la proposition est fondamentalement conforme au principe de subsidiarité, tout en doutant que son article 19, concernant l’accès aux équipements sanitaires, et les obligations de rapport en la matière qui en découlent, telles que prévues à l’article 22, puissent se justifier sous l’angle dudit principe de subsidiarité, étant donné que la dimension transnationale en est absente; s’inquiète de son respect du principe de proportionnalité et de l’approche universelle proposée; préconise donc d’adopter un cadre plus souple, fondé sur les risques, afin de veiller à ce que la charge pesant sur les collectivités locales et régionales ne soit pas excessive au regard de l’objectif de protection de la santé humaine et de l’environnement. |
| 19. | demande, de manière à pouvoir exercer pleinement ses prérogatives, d’avoir accès à l’ensemble des documents échangés entre les colégislateurs lors des réunions de trilogue organisées dans le cadre de la proposition législative concernée, dont, en particulier, le document à quatre colonnes. |
Bruxelles, le 5 juillet 2023.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2003 concernant l’accès du public à l’information en matière d’environnement et abrogeant la directive 90/313/CEE du Conseil (JO L 41 du 14.2.2003, p. 26).
(2) Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1).
(3) Eureau (2023), document de synthèse (en anglais), p. 12.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/250/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52023AB0047
29/12/2023
Avis institutionnel — 52023AS110596
28/12/2023
Avis institutionnel — 52023AS110744
28/12/2023
Avis institutionnel — 52023AS109365
28/12/2023