| CELEX | 52022AR6180 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 5 juillet 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/251 | 26.10.2023 |
Avis du Comité européen des régions — Révision de la législation de l’UE concernant la qualité de l’air ambiant
(C/2023/251)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENTS
Amendement 1
Considérant 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La pollution atmosphérique exacerbe les inégalités existantes, y compris les disparités en matière de santé.
Amendement 2
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La mise en œuvre de cette directive entraînera des coûts importants pour certains territoires, en particulier ceux confrontés à des défis structurels, et nécessitera le soutien de l’Union européenne.
Amendement 3
Considérant 15
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Amendement 4
Considérant 18
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La directive devrait imposer un réexamen de la directive sur les engagements nationaux de réduction des émissions.
Amendement 5
Article premier
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. La présente directive fixe un objectif «zéro pollution» pour la qualité de l’air, de sorte que la qualité de l’air au sein de l’Union soit progressivement améliorée pour atteindre des niveaux qui ne sont plus considérés comme nocifs pour la santé humaine et les écosystèmes naturels, tels qu’établis sur la base des données scientifiques, contribuant ainsi à un environnement exempt de substances toxiques d’ici à 2050 au plus tard. | 1. La présente directive fixe un objectif «zéro pollution» pour la qualité de l’air, de sorte que la qualité de l’air au sein de l’Union soit progressivement améliorée pour atteindre des niveaux qui ne sont plus considérés comme nocifs pour la santé humaine et les écosystèmes naturels, tels qu’établis sur la base des données scientifiques, contribuant ainsi à un environnement exempt de substances toxiques d’ici à 2050 au plus tard. | ||||
| 2. La présente directive fixe des valeurs limites, valeurs cibles, obligations de réduction de l’exposition moyenne, objectifs de concentration relatifs à l’exposition moyenne, niveaux critiques, seuils d’information, seuils d’alerte et objectifs à long terme intermédiaires («normes de qualité de l’air») qui doivent être atteints d’ici à 2030, puis réexaminés régulièrement par la suite conformément à l’article 3. | 2. La présente directive fixe des valeurs limites, valeurs cibles, obligations de réduction de l’exposition moyenne, objectifs de concentration relatifs à l’exposition moyenne et niveaux critiques, qui doivent être atteints d’ici à 2030, puis réexaminés régulièrement par la suite conformément à l’article 3. Elle fixe également un délai contraignant pour réaliser un alignement complet sur les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives à la qualité de l’air d’ici à 2035. | ||||
| 3. De plus, la présente directive contribue à réaliser les objectifs de l’Union relatifs à la réduction de la pollution, à la biodiversité et aux écosystèmes qui sont prévus dans le cadre du 8e programme d’action pour l’environnement, établi par la décision (UE) 2022/591 du Parlement européen et du Conseil (75). | 3. La présente directive établit par ailleurs des objectifs à long terme, des seuils d’information et des seuils d’alerte dans le cadre des normes de qualité de l’air. | ||||
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| 4. De plus, la présente directive contribue à réaliser:
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| 5. Les États membres mettent en œuvre les mesures nécessaires au niveau national pour permettre la réalisation de l’objectif en matière de qualité de l’air visé au paragraphe 1 dans l’ensemble de l’Union, en tenant compte du développement social et économique des collectivités et des entreprises locales, et ils apportent leur soutien aux collectivités locales et régionales pour atteindre cet objectif. | ||||
Exposé des motifs
La directive à l’examen devrait viser à créer des synergies avec d’autres actes législatifs concernés de l’Union afin d’assurer une cohérence en la matière et tenir compte du développement social et économique des communautés locales. Les villes doivent s’appuyer sur un cadre juridique solide régissant les émissions et leur réduction pour mettre en œuvre avec succès les exigences de cette directive. Le CdR soutient les valeurs limites fixées par la Commission européenne pour 2030, mais demande un alignement complet sur les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives à la qualité de l’air, fondées sur des données scientifiques, d’ici à 2035.
Amendement 6
Article 3, paragraphes 2 et 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. Lors de ce réexamen, la Commission évalue si les normes de qualité de l’air applicables sont toujours appropriées pour atteindre l’objectif consistant à éviter, prévenir ou réduire les effets nocifs sur la santé humaine et l’environnement et si d’autres polluants atmosphériques devraient être pris en considération. | 2. Lors de ce réexamen, la Commission évalue si les normes de qualité de l’air applicables sont toujours suffisantes pour atteindre l’objectif consistant à éviter, prévenir ou réduire les effets nocifs sur la santé humaine et l’environnement et si d’autres polluants atmosphériques devraient être pris en considération. | ||||
| Aux fins des objectifs fixés à l’article 1er, la Commission évalue lors de son réexamen s’il y a lieu de réviser la présente directive pour faire en sorte que ses dispositions soient en adéquation avec les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la qualité de l’air et avec les toutes dernières données scientifiques. | Aux fins des objectifs fixés à l’article 1er, la Commission évalue lors de son réexamen s’il y a lieu de réviser la présente directive pour faire en sorte que ses dispositions soient continuellement en adéquation avec les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la qualité de l’air et avec les toutes dernières données scientifiques. | ||||
| Aux fins du réexamen, la Commission tient compte, entre autres, des éléments suivants: | Aux fins du réexamen, la Commission tient compte, entre autres, des éléments suivants: | ||||
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| 4. Lorsque la Commission le juge approprié, à la suite du réexamen, elle présente une proposition visant à réviser les normes de qualité de l’air ou à prendre en compte d’autres polluants atmosphériques. | 4. Lorsque la Commission le juge approprié, à la suite du réexamen, elle présente une proposition visant à réviser les normes de qualité de l’air ou à prendre en compte d’autres polluants atmosphériques dans un délai d’un an à compter de la publication dudit réexamen. Toute proposition afférente est élaborée conformément au principe de non-régression . 5. Le premier réexamen comprend une évaluation détaillée des polluants émergents tels que les particules ultrafines, le carbone noir, l’ammoniac et les particules d’une taille inférieure à un micron. Cette évaluation est conduite sur la base d’études évaluant les effets de ces polluants sur la santé humaine et sur l’environnement. |
Exposé des motifs
Assurer un alignement complet sur les recommandations de l’OMS constitue un objectif essentiel pour atteindre l’ambition «zéro pollution» pour un environnement exempt de substances toxiques. La directive devrait tenir compte des mises à jour.
Il conviendrait de prendre en considération les conditions spécifiques des régions confrontées à des difficultés particulières, telles que des caractéristiques morphologiques, afin de déterminer le soutien financier et technique nécessaire.
Le coût des actions de transition menées par les communautés locales ne peut pas se traduire par un retour en arrière sur les objectifs. Une telle perspective découragerait d’emblée l’action, diminuerait la confiance dans les efforts communs et ne garantirait pas des conditions de concurrence équitables aux acteurs qui ont fait le plus d’efforts de bonne foi. Il conviendrait que le réexamen soit axé sur l’adaptation des objectifs aux progrès scientifiques, tandis que les problèmes concrets pour atteindre les objectifs devraient être traités au moyen d’autres instruments.
La proposition prévoit des points de prélèvement supplémentaires pour les polluants émergents. Leur mise en service devrait permettre d’évaluer de manière plus approfondie s’il y a lieu d’inclure dans la directive des mesures contraignantes pour s’occuper de ces substances.
Amendement 7
Article 4, point (39)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
La pollution atmosphérique exacerbe les inégalités existantes, y compris les disparités en matière de santé.
Amendement 8
Article 12, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Dans les zones où les niveaux d’anhydride sulfureux, de dioxyde d’azote, de particules (PM10 et PM2,5 ), de plomb, de benzène, de monoxyde de carbone, d’arsenic, de cadmium, de nickel et de benzo(a)pyrène dans l’air ambiant sont inférieurs aux valeurs limites indiquées à l’annexe I, section 1, les États membres veillent à maintenir les niveaux de ces polluants en deçà des valeurs limites. | 1. Dans les zones où les niveaux d’anhydride sulfureux, de dioxyde d’azote, de particules (PM10 et PM2,5 ), de plomb, de benzène, de monoxyde de carbone, d’arsenic, de cadmium, de nickel et de benzo(a)pyrène dans l’air ambiant sont inférieurs aux valeurs limites indiquées à l’annexe I, section 1, les États membres veillent à maintenir les niveaux de ces polluants en deçà des valeurs limites. Les valeurs limites s’appliquent selon le calendrier indiqué à l’annexe I, sauf si un délai supplémentaire de mise en conformité a été accordé en vertu de l’article 18. |
Amendement 9
Article 16, paragraphes 2 et 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Les États membres transmettent à la Commission les listes de ces zones et unités territoriales NUTS 1 visées au paragraphe 1, ainsi que des informations sur les concentrations et les sources, ainsi que des éléments prouvant que les dépassements sont imputables à des sources naturelles. | 2. Les États membres transmettent à la Commission les listes de ces zones et unités territoriales NUTS 1 visées au paragraphe 1, ainsi que des informations sur les concentrations et les sources, ainsi que des éléments prouvant que les dépassements sont imputables à des sources naturelles. |
| 3. Lorsque la Commission a été informée d’un dépassement imputable à des sources naturelles conformément au paragraphe 2, ce dépassement n’est pas considéré comme un dépassement aux fins de la présente directive. | 3. Lorsque la Commission a été informée d’un dépassement imputable à des sources naturelles conformément au paragraphe 2, ce dépassement n’est pas considéré comme un dépassement aux fins de la présente directive , à condition que l’État membre concerné fournisse des preuves vérifiables indiquant qu’il n’aurait pas pu éviter ou atténuer ce dépassement . |
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| 4. Dans le but d’aider les autorités compétentes à évaluer la contribution des sources naturelles à la pollution atmosphérique sur leur territoire, la Commission réexamine et met à jour le document d’orientation en vigueur au plus tard le 31 décembre 2026, notamment en ce qui concerne les méthodes de quantification de toute contribution naturelle à l’obligation de réduction moyenne de l’exposition. |
Exposé des motifs
Les États membres devraient apporter la preuve de la nécessité de cette exemption, à l’instar de la condition énoncée à l’article 17. Les sources naturelles pourraient avoir une incidence dans certaines zones, même si elles ne dépassent pas les seuils. Des orientations seraient également nécessaires pour ces territoires.
Amendement 10
Article 18
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Lorsque, dans une zone donnée, les valeurs limites fixées pour les particules (PM10 et PM2,5 ) ou pour le dioxyde d’azote ne peuvent pas être respectées dans le délai indiqué à l’annexe I, section 1, tableau 1, en raison des caractéristiques de dispersion du site, des conditions orographiques, de conditions climatiques défavorables ou de contributions transfrontalières, un État membre peut reporter ce délai, une fois et de cinq ans au maximum, pour la zone en cause, si les conditions suivantes sont remplies: | 1. Lorsque, dans une zone donnée, les valeurs limites fixées pour les particules (PM10 et PM2,5 ) ou pour le dioxyde d’azote ne peuvent pas être respectées dans les délais indiqués à l’annexe I, section 1, tableaux 1 et 1bis , en raison des caractéristiques de dispersion du site, des conditions orographiques, de conditions climatiques défavorables, de contributions transfrontalières ou d’un dépassement manifeste du coût de la mise en œuvre des mesures par rapport au coût de l’inaction , un État membre peut reporter ce délai, une fois et de cinq ans au maximum, pour la zone en cause si les conditions suivantes sont remplies: | ||||
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| 2. Les États membres notifient à la Commission les zones dans lesquelles ils estiment que le paragraphe 1 est applicable et transmettent le plan relatif à la qualité de l’air visé au paragraphe 1, avec tous les renseignements nécessaires pour permettre à la Commission d’évaluer si la raison invoquée pour reporter le délai et si les conditions énoncées dans ledit paragraphe sont remplies. Dans son évaluation, la Commission prend en considération les effets estimés, actuellement et dans le futur, sur la qualité de l’air ambiant dans les États membres, des mesures qui ont été prises par les États membres, ainsi que les effets estimés, sur la qualité de l’air ambiant, des mesures de l’Union. | 2. Les États membres notifient à la Commission les zones dans lesquelles ils estiment que le paragraphe 1 est applicable et transmettent le plan relatif à la qualité de l’air visé au paragraphe 1, avec tous les renseignements nécessaires pour permettre à la Commission d’évaluer si la raison invoquée pour reporter le délai et si les conditions énoncées dans ledit paragraphe sont remplies. Dans son évaluation, la Commission prend en considération les effets estimés, actuellement et dans le futur, sur la qualité de l’air ambiant dans les États membres, des mesures qui ont été prises par les États membres, ainsi que les effets estimés, sur la qualité de l’air ambiant, des mesures de l’Union. La Commission assiste les autorités compétentes dans le recensement des formes possibles de soutien européen pour les actions administratives et financières qu’impliquent les mesures susmentionnées. |
Amendement 11
Article 19, paragraphes 1, 5, 6 et 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Lorsque, dans une zone donnée, les niveaux de polluants dans l’air ambiant dépassent toute valeur limite établie à l’annexe I, section 1, les États membres établissent des plans relatifs à la qualité de l’air pour cette zone dès que possible et au plus tard deux ans après l’année civile au cours de laquelle le dépassement de la valeur limite a été enregistré. Ces plans relatifs à la qualité de l’air prévoient des mesures appropriées pour atteindre la valeur limite correspondante et faire en sorte que la période de dépassement soit la plus courte possible et, en tout état de cause, ne dépasse pas trois ans à compter de la fin de l’année civile au cours de laquelle le premier dépassement a été signalé. | 1. Lorsque, dans une zone donnée, les niveaux de polluants dans l’air ambiant dépassent toute valeur limite établie à l’annexe I, section 1, les États membres établissent des plans relatifs à la qualité de l’air pour cette zone dès que possible et au plus tard deux ans après l’année civile au cours de laquelle le dépassement de la valeur limite a été enregistré. Ces plans relatifs à la qualité de l’air prévoient des mesures appropriées pour atteindre la valeur limite correspondante et faire en sorte que la période de dépassement soit la plus courte possible et, en tout état de cause, ne dépasse pas trois ans à compter de la fin de l’année civile au cours de laquelle le premier dépassement a été signalé. | ||||
| […] | […] | ||||
| 5. Les plans relatifs à la qualité de l’air contiennent au moins les informations suivantes: | 5. Les plans relatifs à la qualité de l’air contiennent au moins les informations suivantes: | ||||
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| 6. […] Lorsqu’ils élaborent des plans relatifs à la qualité de l’air, les États membres veillent à ce que les parties prenantes dont les activités contribuent à la situation de dépassement soient encouragées à proposer des mesures qu’elles sont capables de prendre pour contribuer à mettre un terme aux dépassements, et à ce que les organisations non gouvernementales telles que les organisations de protection de l’environnement, les associations de consommateurs, les organismes représentant les intérêts des populations sensibles et des groupes vulnérables, les autres organismes de santé concernés et les organisations professionnelles concernées, soient autorisées à participer à ces consultations. | 6. […] Lorsqu’ils élaborent des plans relatifs à la qualité de l’air, les États membres veillent à ce que les parties prenantes dont les activités contribuent à la situation de dépassement soient encouragées à proposer des mesures qu’elles sont capables de prendre pour contribuer à mettre un terme aux dépassements, et à ce que les organisations non gouvernementales telles que les organisations de protection de l’environnement, les associations de consommateurs, les organismes représentant les intérêts des populations sensibles et des groupes vulnérables, les autres organismes de santé concernés et les organisations professionnelles concernées, soient autorisées à participer à ces consultations. | ||||
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| Les États membres veillent à ce que soient autorisées à participer à ces consultations les collectivités locales et régionales représentant les zones susceptibles d’être touchées de manière significative par les dépassements des normes en matière de pollution atmosphérique qui ont déterminé la nécessité d’élaborer des plans relatifs à la qualité de l’air. | ||||
| 7. Les plans relatifs à la qualité de l’air sont transmis à la Commission dans les deux mois suivant leur adoption. | 7. Les plans relatifs à la qualité de l’air sont transmis à la Commission dans les deux mois suivant leur adoption. | ||||
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| 8. La Commission facilite l’élaboration et la mise en œuvre des plans relatifs à la qualité de l’air, le cas échéant, au moyen d’un échange de bonnes pratiques. Elle établit des orientations sur l’élaboration, la mise en œuvre et la révision de plans relatifs à la qualité de l’air qui soient spécifiquement adaptés aux collectivités locales et régionales. 9. Les plans relatifs à la qualité de l’air sont élaborés en coordination avec le programme national afférent de lutte contre la pollution atmosphérique qui est établi conformément à la directive (UE) 2016/2284. |
Exposé des motifs
Il y a lieu d’inclure, le cas échéant, des informations sur les mesures de réduction de la pollution dans les plans relatifs à la qualité de l’air, en veillant à ce que tous les pouvoirs locaux concernés puissent gérer ces mesures et contribuer à leur mise en œuvre.
Il convient de consulter toutes les collectivités locales et régionales susceptibles d’être touchées par la pollution, sans se limiter à celles qui disposent de compétences directes pour mettre les plans en œuvre.
Amendement 12
Article 20, paragraphes 1, 2 et 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Lorsqu’il existe un risque, dans une zone donnée, que le niveau de polluants dépasse un ou plusieurs seuils d’alerte indiqués à l’annexe I, section 4, les États membres établissent des plans d’action à court terme indiquant les mesures d’urgence à prendre à court terme pour réduire le risque de dépassement ou en limiter la durée. | 1. Lorsqu’il existe un risque, dans une zone donnée, que le niveau de polluants dépasse un ou plusieurs seuils d’alerte indiqués à l’annexe I, section 4, les États membres établissent des plans d’action à court terme indiquant les mesures d’urgence à prendre à court terme et les mesures pour réduire le risque de dépassement ou en limiter la durée. |
| Néanmoins, lorsqu’il y a un risque de dépassement du seuil d’alerte l’ozone, les États membres peuvent ne pas établir de tels plans d’action à court terme en l’absence d’un potentiel significatif de réduction du risque, de la durée ou de la gravité d’un dépassement, en tenant compte des conditions géographiques, météorologiques et économiques qui prévalent sur le plan national. | Néanmoins, lorsqu’il y a un risque de dépassement du seuil d’alerte l’ozone, les États membres peuvent ne pas établir de tels plans d’action à court terme en l’absence d’un potentiel significatif de réduction du risque, de la durée ou de la gravité d’un dépassement, en tenant compte des conditions géographiques, météorologiques et économiques qui prévalent sur le plan national. |
| 2. Lorsqu’ils élaborent les plans d’action à court terme visés au paragraphe 1, les États membres peuvent, selon le cas, prévoir des mesures efficaces visant à contrôler et, si nécessaire, à suspendre de manière temporaire les activités qui contribuent au risque de dépassement des valeurs limites , des valeurs cibles ou du seuil d’alerte. Selon la contribution des principales sources de pollution au dépassement auquel il convient de remédier, ces plans d’action à court terme peuvent comprendre des mesures ayant trait au transport, aux travaux de construction, aux installations industrielles et à l’utilisation de produits et de chauffage domestique. Ces plans d’action envisageront également d’inclure des actions plus spécifiques visant à protéger les populations sensibles et les groupes vulnérables, notamment les enfants. | 2. Lorsqu’ils élaborent les plans d’action à court terme visés au paragraphe 1, les États membres peuvent, selon le cas, prévoir des mesures efficaces visant à contrôler et, si nécessaire, à suspendre de manière temporaire les activités qui contribuent au risque de dépassement des valeurs limites, des valeurs cibles ou du seuil d’alerte. Selon la contribution des principales sources de pollution au dépassement auquel il convient de remédier, ces plans d’action à court terme peuvent comprendre des mesures ayant trait au transport, aux travaux de construction, aux installations industrielles et à l’utilisation de produits et de chauffage domestique. Ces plans d’action envisageront également d’inclure des actions plus spécifiques visant à protéger les populations sensibles et les groupes vulnérables, notamment les enfants. |
| […] | […] |
| 5. Les États membres soumettent leurs plans d’action à court terme à la Commission dans les deux mois suivant leur adoption. | 5. Les États membres soumettent leurs plans d’action à court terme à la Commission dans les deux mois suivant leur adoption. 6. La Commission publie et actualise périodiquement des exemples de bonnes pratiques pour l’élaboration de plans d’action à court terme. |
Amendement 13
Article 21, paragraphes 1, 3 et 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Lorsque le transport transfrontalier de pollution atmosphérique depuis un ou plusieurs États membres contribue de manière significative au dépassement de toute valeur limite, valeur cible pour l’ozone, obligation de réduction de l’exposition moyenne ou seuil d’alerte dans un autre État membre, celui-ci en informe les États membres d’où provient la pollution atmosphérique ainsi que la Commission. | 1. Lorsque le transport transfrontalier de pollution atmosphérique depuis un ou plusieurs États membres contribue de manière significative au dépassement de toute valeur limite, valeur cible pour l’ozone, obligation de réduction de l’exposition moyenne ou seuil d’alerte dans un autre État membre, celui-ci en informe les États membres d’où provient la pollution atmosphérique ainsi que la Commission. |
| Les États membres concernés travaillent en collaboration pour déterminer les sources de la pollution atmosphérique et les mesures à prendre pour y remédier et conçoivent des activités conjointes telles que l’élaboration de plans relatifs à la qualité de l’air communs ou coordonnés, conformément à l’article 19, afin de mettre fin à ce dépassement. | Les États membres concernés travaillent en collaboration pour déterminer les sources de la pollution atmosphérique et les mesures à prendre pour y remédier et conçoivent des activités conjointes telles que l’élaboration de plans relatifs à la qualité de l’air communs ou coordonnés, conformément à l’article 19, afin de mettre fin à ce dépassement. |
| Les États membres se répondent les uns aux autres en temps utile et au plus tard trois mois après avoir été informés par un autre État membre conformément au premier alinéa. | Les États membres veillent à ce que les collectivités locales et régionales des régions fortement touchées soient informées de toute coopération et, le cas échéant, y soient associées. |
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| Les États membres se répondent les uns aux autres en temps utile et au plus tard trois mois après avoir été informés par un autre État membre conformément au premier alinéa. |
| […] | […] |
| 3. Les États membres élaborent et mettent en œuvre, le cas échéant conformément à l’article 20, des plans d’action communs à court terme qui couvrent les zones contiguës d’autres États membres. Les États membres veillent à ce que les zones contiguës d’autres États membres reçoivent toutes les informations appropriées concernant ces plans d’action à court terme dans les meilleurs délais. | 3. Les États membres élaborent et mettent en œuvre, le cas échéant conformément à l’article 20, des plans d’action communs à court terme qui couvrent les zones contiguës d’autres États membres. Les États membres veillent à ce que les zones contiguës d’autres États membres , y compris les collectivités locales et régionales concernées, reçoivent toutes les informations appropriées concernant ces plans d’action à court terme dans les meilleurs délais. |
| 4. Lorsque le seuil d’information ou les seuils d’alerte sont dépassés dans des zones proches des frontières nationales, des informations sur ces dépassements sont fournies dès que possible aux autorités compétentes des États membres voisins concernés. Ces informations sont également mises à la disposition du public. | 4. Lorsque le seuil d’information ou les seuils d’alerte sont dépassés dans des zones proches des frontières nationales, des informations sur ces dépassements sont fournies dès que possible aux autorités compétentes des États membres voisins concernés , et notamment aux collectivités locales et régionales concernées . Ces informations sont également mises à la disposition du public. |
Exposé des motifs
Il convient d’informer les collectivités locales et régionales des régions frontalières des problèmes et des efforts de coopération et, le cas échéant, de les associer à ces efforts.
Amendement 14
Article 22, paragraphes 1 et 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
| 1. Les États membres veillent à ce que le public et les organismes appropriés, tels que les organismes de protection de l’environnement, les associations de consommateurs, les organismes représentant les intérêts des populations sensibles et des groupes vulnérables, les autres organismes de santé concernés et les organisations professionnelles concernées, soient informés, de manière adéquate et en temps utile: | 1. Les États membres veillent à ce que le public et les collectivités locales et régionales, ainsi que les organismes appropriés, tels que les organismes de protection de l’environnement, les associations de consommateurs, les organismes représentant les intérêts des populations sensibles et des groupes vulnérables, les autres organismes de santé concernés et les organisations professionnelles concernées, soient informés, de manière adéquate et en temps utile: | ||
| […] | […] | ||
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| 2. Les États membres établissent un indice de qualité de l’air qui couvre l’anhydride sulfureux, le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5 ) et l’ozone, qu’ils mettent à disposition au moyen d’une source publique mise à jour toutes les heures. L’indice de qualité de l’air tient compte des recommandations de l’OMS et s’appuie sur les indices de qualité de l’air à l’échelle européenne fournis par l’Agence européenne pour l’environnement. | 2. Les États membres établissent un indice de qualité de l’air qui couvre l’anhydride sulfureux, le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5 ) et l’ozone, qu’ils mettent à disposition au moyen d’une source publique mise à jour toutes les heures. L’indice de qualité de l’air doit s’appuyer sur les indices de qualité de l’air à l’échelle européenne fournis par l’Agence européenne pour l’environnement et s’aligner, dès 2035, sur les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives à la qualité de l’air . L’indice de qualité de l’air comprend des informations simples, comparables entre les États membres et accessibles au grand public, qui fournissent des orientations pour un comportement personnel éclairé, en particulier en ce qui concerne les risques pour la santé, spécialement pour les groupes vulnérables. |
Exposé des motifs
Les pouvoirs locaux jouent un rôle important dans la lutte contre la pollution atmosphérique et la sensibilisation au problème sur leur territoire, et elles doivent recevoir des informations adéquates.
Un indice de qualité de l’air ne devrait pas se limiter aux données techniques, mais également inclure des informations susceptibles d’être utiles dans la pratique pour le grand public, en particulier concernant les groupes vulnérables.
Il conviendrait que le public soit informé des polluants émergents.
Refléter les recommandations les plus récentes de l’OMS permet une comparaison des données.
Amendement 15
Article 27, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres veillent à ce que, conformément à leur législation nationale, les membres du public concerné puissent former un recours devant une instance juridictionnelle […] | 1. Les États membres veillent à ce que, conformément à leur législation nationale, les membres du public concerné puissent former un recours devant une instance juridictionnelle […] | ||||
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| […] | […] | ||||
| L’intérêt de toute organisation non gouvernementale qui est un membre du public concerné est réputé suffisant pour agir aux fins du paragraphe 1, point a). De telles organisations sont aussi réputées bénéficier de droits susceptibles de faire l’objet d’une atteinte au sens du paragraphe 1, point b). | L’intérêt de toute organisation non gouvernementale qui est un membre du public concerné ou d’une autorité publique infranationale représentant tout ou partie du public concerné est réputé suffisant pour agir aux fins du paragraphe 1, point a). De telles organisations sont aussi réputées bénéficier de droits susceptibles de faire l’objet d’une atteinte au sens du paragraphe 1, point b). |
Exposé des motifs
Les collectivités locales et régionales pourraient ne pas être associées de manière adéquate aux processus concernant les plans relatifs à la qualité de l’air et aux plans d’action à court terme et devraient disposer d’un droit d’accès à la justice.
Amendement 16
Article 27, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 3. La procédure de recours est régulière, équitable, rapide et d’un coût non prohibitif, et prévoit des mécanismes de recours adéquats et effectifs, y compris, le cas échéant, des mesures de redressement par voie d’injonction. | 3. La procédure de recours est régulière, équitable, rapide et d’un coût non prohibitif, et prévoit des mécanismes de recours adéquats et effectifs, y compris, le cas échéant, des mesures de redressement par voie d’injonction. Les États membres veillent à ce que les tribunaux ou d’autres organes de recours indépendants et impartiaux soient en mesure d’appliquer des mesures coercitives efficaces. |
Amendement 17
Article 28, paragraphes 2, 3, 4 et 5
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 2. Les États membres veillent à ce que les organisations non gouvernementales qui œuvrent en faveur de la protection de la santé humaine ou de l’environnement et qui remplissent les conditions pouvant être requises en droit interne soient autorisées à représenter les personnes physiques visées au paragraphe 1 et à intenter des actions collectives pour demander une indemnisation. Les exigences énoncées à l’article 10 et à l’article 12, paragraphe 1, de la directive (UE) 2020/1828 s’appliquent mutatis mutandis à ces actions collectives. | 2. Les États membres veillent à ce que les organisations non gouvernementales qui œuvrent en faveur de la protection de la santé humaine ou de l’environnement soient autorisées à représenter les personnes physiques visées au paragraphe 1 et à intenter des actions pour demander une indemnisation. Les exigences énoncées à l’article 10 et à l’article 12, paragraphe 1, de la directive (UE) 2020/1828 s’appliquent mutatis mutandis à ces actions collectives. |
| 3. Les États membres veillent à ce qu’une demande d’indemnisation concernant une violation ne puisse être intentée qu’une seule fois par une personne physique visée au paragraphe 1 et par les organisations non gouvernementales représentant la personne visée au paragraphe 2. Les États membres établissent des règles visant à garantir que les personnes concernées n’obtiennent pas d’indemnisation plus d’une fois pour une action ayant le même objet et la même cause intentée contre la même autorité compétente. | 3. Les États membres veillent à ce qu’une demande d’indemnisation concernant une violation ne puisse être intentée qu’une seule fois par une personne physique visée au paragraphe 1 et par les organisations non gouvernementales représentant la personne visée au paragraphe 2. Les États membres établissent des règles visant à garantir que les personnes concernées n’obtiennent pas d’indemnisation plus d’une fois pour une action ayant le même objet et la même cause intentée contre la même autorité compétente. |
| 4. Lorsqu’une demande d’indemnisation est étayée par des éléments de preuve montrant que la violation visée au paragraphe 1 est l’explication la plus plausible de la survenance du dommage subi par cette personne, le lien de causalité entre la violation et la survenance du dommage est présumé. L’autorité publique défenderesse est en mesure de renverser cette présomption. En particulier, le défendeur a le droit de contester la pertinence des éléments de preuve invoqués par la personne physique et la plausibilité de l’explication avancée. | 4. Lorsqu’une demande d’indemnisation est étayée par des éléments de preuve, notamment des données scientifiques pertinentes, dont il peut être déduit que la violation visée au paragraphe 1 a causé la survenance du dommage subi par cette personne ou y a contribué , le lien de causalité entre la violation et la survenance du dommage est présumé. L’autorité publique défenderesse est en mesure de renverser cette présomption. En particulier, le défendeur a le droit de contester la pertinence des éléments de preuve invoqués par la personne physique et la plausibilité de l’explication avancée. |
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| 4 bis. Aux fins du présent article, on entend par «données scientifiques pertinentes» les données statistiques, épidémiologiques et autres qui démontrent un lien de causalité statistiquement solide entre certains types de pollution et certaines conditions sanitaires. |
| 5. Les États membres veillent à ce que les règles et procédures nationales relatives aux demandes d’indemnisation, y compris la charge de la preuve, soient élaborées et appliquées de manière à ne pas rendre impossible ou excessivement difficile l’exercice du droit à une indemnisation pour des dommages au titre du paragraphe 1. | 5. Les États membres veillent à ce que les règles et procédures nationales relatives aux demandes d’indemnisation, y compris la charge de la preuve, soient élaborées et appliquées de manière à ne pas rendre impossible ou excessivement difficile l’exercice du droit à une indemnisation pour des dommages au titre du paragraphe 1. |
Amendement 18
Annexe I, section 1
| Texte proposé par la Commission européenne | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Tableau 1 — Valeurs limites pour la protection de la santé humaine devant être atteintes au plus tard le 1er janvier 2030 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Période de calcul de la moyenne Valeur limite PM2,5 1 journée 25 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 10 μg/m3 PM10 1 journée 45 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Dioxyde d’azote (NO2) 1 heure 200 μg/m3 à ne pas dépasser plus d’une fois par année civile 1 journée 50 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Anhydride sulfureux (SO2) 1 heure 350 μg/m3 à ne pas dépasser plus d’une fois par année civile 1 journée 50 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Benzène Année civile 3,4 μg/m3 Monoxyde de carbone (CO) Maximum journalier de la moyenne sur 8 heures (1) 10 mg/m3 1 journée 4 mg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Plomb (Pb) Année civile 0,5 μg/m3 Arsenic (As) Année civile 6,0 ng/m3 Cadmium (Cd) Année civile 5,0 ng/m3 Nickel (Ni) Année civile 20 ng/m3 Benzo(a)pyrène Année civile 1,0 ng/m3 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Amendement du CdR | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Tableau 1 — Valeurs limites pour la protection de la santé humaine devant être atteintes au plus tard le 1er janvier 2030 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Période de calcul de la moyenne Valeur limite PM2,5 1 journée 25 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 10 μg/m3 PM10 1 journée 45 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Dioxyde d’azote (NO2) 1 heure 200 μg/m3 à ne pas dépasser plus d’une fois par année civile 1 journée 50 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Anhydride sulfureux (SO2) 1 heure 350 μg/m3 à ne pas dépasser plus d’une fois par année civile 1 journée 50 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Benzène Année civile 3,4 μg/m3 Monoxyde de carbone (CO) Maximum journalier de la moyenne sur 8 heures (2) 10 mg/m3 1 journée 4 mg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par année civile Plomb (Pb) Année civile 0,5 μg/m3 Arsenic (As) Année civile 6,0 ng/m3 Cadmium (Cd) Année civile 5,0 ng/m3 Nickel (Ni) Année civile 20 ng/m3 Benzo(a)pyrène Année civile 1,0 ng/m3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Tableau 1 — Valeurs limites pour la protection de la santé humaine devant être atteintes au plus tard le 1er janvier 2035 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Période de calcul de la moyenne Valeur limite PM2,5 1 journée 15 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile Année civile 5 μg/m3 PM10 1 journée 45 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile Année civile 15 μg/m3 Dioxyde d’azote (NO2) 1 heure 200 μg/m3 à ne pas dépasser plus d’une fois par année civile 1 journée 25 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile Année civile 10 μg/m3 Anhydride sulfureux (SO2) 1 heure 200 μg/m3 à ne pas dépasser plus d’une fois par année civile 1 journée 40 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile Année civile 20 μg/m3 Ozone (O3) Haute saison (3) 60 μg/m3 Maximum journalier de la moyenne sur 8 heures (4) 100 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile Benzène Année civile 0,17 μg/m3 Monoxyde de carbone (CO) Maximum journalier de la moyenne sur 8 heures (4) 10 mg/m3 1 journée 4 mg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile Plomb (Pb) Année civile 0,5 μg/m3 Arsenic (As) Année civile 6,0 ng/m3 Cadmium (Cd) Année civile 5,0 ng/m3 Nickel (Ni) Année civile 20 ng/m3 Benzo(a)pyrène Année civile 0,12 ng/m3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Exposé des motifs
La pollution atmosphérique produit un impact inacceptable en matière de décès prématurés, de maladies, d’incidences économiques et de contribution au changement climatique. Des mesures radicales sont nécessaires pour garantir que toutes les communautés de l’Union européenne aient droit à un air pur. Le CdR soutient les valeurs limites fixées par la Commission européenne pour 2030, mais demande un alignement complet sur les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives à la qualité de l’air, fondées sur des données scientifiques, d’ici à 2035.
Amendement 19
Annexe IX, paragraphe 1, point (f)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
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Exposé des motifs
Associer les citoyens à la surveillance de la pollution atmosphérique peut contribuer à la fois à améliorer les données et à accroître la mobilisation.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | observe que la pollution atmosphérique ne s’arrête pas aux frontières européennes, nationales, régionales ou locales. Pour lutter efficacement contre la pollution, on ne peut se contenter de laisser les entités locales et régionales agir par leurs seuls moyens et il conviendrait de les associer à une coopération horizontale et verticale, dans le cadre d’une approche de gouvernance menée à plusieurs niveaux et par-delà les frontières; |
| 2. | soutient la révision des deux directives sur la qualité de l’air ambiant, leur fusion en une seule directive pour clarifier et simplifier les règles, ainsi que les valeurs limites proposées par la Commission européenne pour 2030; recommande un alignement complet et contraignant de la nouvelle proposition sur les lignes directrices de l’OMS de 2021 d’ici à 2035, de sorte à protéger la santé des citoyens et contribuer à la réalisation de l’objectif «zéro pollution» d’ici à 2050; soutient la création d’un mécanisme de réexamen régulier des normes de qualité de l’air de manière à ce qu’elles soient alignées sur les toutes dernières données scientifiques en la matière. La réalisation de ces objectifs ne sera possible que si l’Union européenne et les États membres arrêtent et mettent en œuvre des politiques ambitieuses visant à lutter contre les sources de pollution à tous les niveaux; |
| 3. | insiste sur l’importance que revêtent la mise en œuvre et l’application de la directive, en mettant en évidence le nombre important d’infractions en matière de qualité de l’air, et rappelle que les populations devraient bénéficier d’un soutien adéquat pour mettre pleinement en œuvre la directive sur le terrain. Le Comité réclame par ailleurs la pleine application du principe du pollueur-payeur; |
| 4. | affirme que les coûts d’une politique ambitieuse de lutte contre la pollution atmosphérique sont largement compensés par les avantages qu’elle produit pour l’économie, la nature, le climat et, en particulier, la santé, compte tenu notamment du coût qui résulte de l’inaction, surtout pour les personnes en situation de vulnérabilité, dans la mesure où la pollution constitue la première cause environnementale de maladies et de décès prématurés dans le monde. Le Comité attire l’attention sur l’approche «Une seule santé», qui reconnaît l’interdépendance entre la santé des humains, de l’environnement et des animaux; |
| 5. | fait valoir qu’au niveau local, il est impossible pour des zones spécifiques d’atteindre les valeurs limites pour certains polluants dans les délais indiqués à l’annexe I, section 1, tableaux 1 et 1bis, en raison de caractéristiques exceptionnelles de dispersion du site, de ses spécificités orographiques, de conditions climatiques défavorables, de contributions transfrontalières ou de coûts de mise en œuvre disproportionnés qui dépassent le coût de l’inaction; apprécie en conséquence l’article 18 de la proposition de la Commission, prévoyant un délai supplémentaire pour le respect des normes de qualité de l’air dans ces aires confrontées à des difficultés spécifiques et revendique un soutien pour aider ces secteurs à atteindre les objectifs de qualité de l’air; |
| 6. | souligne qu’il pourrait être difficile de renforcer les mesures existantes et prévues avant 2030 dans plusieurs des domaines d’action concernés, tels que la mobilité, l’industrie, le climat, l’énergie et l’agriculture. Il est important que les collectivités locales et régionales comprennent au mieux, aux fins de la prise de décision, les effets sociaux desdites mesures pour les résidents, les entrepreneurs et les visiteurs, ainsi que des questions telles que l’application de la législation, les dispositions transitoires et les conséquences financières. Le processus de consultation publique et une communication claire et en temps utile sont très importants pour obtenir l’adhésion du public. |
| 7. | invite les États membres à veiller à ce que les collectivités locales et régionales représentant les zones susceptibles d’être touchées de manière significative par des dépassements de la pollution atmosphérique soient autorisées à participer aux consultations lors de l’élaboration de plans relatifs à la qualité de l’air; |
| 8. | demande à la Commission de faciliter l’élaboration et la mise en œuvre des plans relatifs à la qualité de l’air et leurs révisions ultérieures, le cas échéant, au moyen d’un échange de bonnes pratiques et d’orientations, spécifiquement adaptées aux collectivités locales et régionales; |
| 9. | encourage la cohérence entre les projets financés par l’Union et les politiques que mènent les pouvoirs publics du niveau national, régional et local, afin de maximiser leurs effets; |
| 10. | note que la pollution atmosphérique étant un phénomène qui dépasse les frontières, les communes ou les provinces ne sont pas totalement en mesure d’assurer le respect des valeurs limites de qualité de l’air au moyen d’un programme local. Il serait fondamental que l’Union européenne et les États membres se mettent d’accord sur des politiques et une législation cohérentes en matière de pollution à la source, qui les aideraient, ainsi que les collectivités locales, à atteindre les objectifs de qualité de l’air. |
| 11. | met en lumière l’absence générale de financement spécifiquement ciblé de l’Union en faveur de la qualité de l’air et lui demande de soutenir la transition en matière de qualité de l’air par les moyens suivants:
|
| 12. | préconise ou soutient le financement par l’Union de la recherche sur la qualité de l’air, en particulier dans les zones confrontées à des défis structurels, et appelle également l’Union à financer le suivi, lequel, dans certains États membres, pourrait relever de la responsabilité des collectivités locales et régionales; |
| 13. | se déclare préoccupé par le manque d’incitations susceptibles d’aider les collectivités locales et régionales confrontées à des défis structurels à améliorer leur capacité opérationnelle et aptitude financière à favoriser la mise en conformité avec ces réglementations plus strictes et concrétiser leur mise en œuvre et invite les collectivités locales et régionales qui ont déjà des niveaux de qualité de l’air adéquats à les améliorer encore davantage, au lieu de rester juste en dessous des plafonds autorisés et de risquer ainsi, en cas de recul, de les dépasser; |
| 14. | souligne que pour obtenir l’adhésion du public ainsi que pour permettre aux parties prenantes d’anticiper efficacement, il est d’une haute importance de mettre en place des procédures d’enquêtes publiques et une communication claire et menée en temps utile; |
| 15. | convient qu’il est nécessaire de mettre en place un système de sanctions visant en particulier à garantir que le pouvoir central mène une action cohérente et en temps opportun afin de soutenir les collectivités locales et régionales dans leurs efforts de mise en œuvre et plaide en outre pour qu’une aide financière soit octroyée à celles qui ne disposent pas du pouvoir ou des ressources nécessaires pour parvenir à elles seules à réaliser l’amélioration requise de la qualité de l’air. La gouvernance à plusieurs niveaux, la coordination horizontale et un financement adéquat représentent des facteurs essentiels pour garantir la mise en œuvre de la directive à l’examen; |
| 16. | appuie la mise en place d’indices de qualité de l’air fondés sur celui de qualité de l’air de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), qui tiennent compte des recommandations de l’OMS; |
| 17. | souligne que cette initiative de la Commission européenne s’inscrit dans les activités de suivi de la conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFE). À cet égard, le Comité accueille favorablement les propositions qui y ont été avancées pour lutter contre la pollution et estime que les recommandations formulées dans le présent avis pourraient contribuer à la réalisation des objectifs généraux qu’elles ont fixés; |
| 18. | met en avant l’importance que revêt l’information du public sur la qualité de l’air, en particulier pour les groupes vulnérables, et le rôle que peuvent jouer sur ce point les collectivités locales et régionales, lesquelles devraient être correctement informées et obtenir les moyens de sensibiliser l’ensemble des habitants de l’Union; |
| 19. | se dit favorable à la participation des communautés locales et de la science citoyenne à la surveillance de la pollution, à titre de complément de la surveillance classique. Le Comité promeut les bonnes pratiques en la matière et soutient la poursuite des recherches visant à améliorer les capteurs à faible coût utilisés pour la science citoyenne; |
| 20. | fait observer que la pollution atmosphérique compte parmi les principales causes de cancer, en particulier pour celui du poumon, et que des normes de qualité de l’air plus strictes contribueraient également à la réalisation des objectifs du plan européen pour vaincre le cancer (5), publié en décembre 2021; |
| 21. | souscrit à la base juridique sur laquelle la Commission européenne fonde la compétence de l’Union européenne dans le cadre de la proposition à l’examen, sachant qu’en vertu de l’article 192 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, elle est compétente pour prendre des mesures visant à améliorer la qualité de l’air ambiant; reconnaît que la proposition législative à l’examen ne semble pas soulever de problème global en ce qui concerne le respect du principe de subsidiarité, compte tenu de la nature transfrontière de la pollution atmosphérique et de la possibilité d’adopter des approches territoriales spécifiques de manière à assurer la conformité avec les normes proposées; estime que la proposition ne semble pas non plus poser de problème global s’agissant du respect du principe de proportionnalité, dans la mesure où il s’impose de remédier d’urgence aux effets extrêmement négatifs de la pollution atmosphérique; |
| 22. | afin d’exercer pleinement ses prérogatives, demande l’accès à l’ensemble des documents échangés entre les colégislateurs lors des réunions de trilogue organisées dans le cadre de la proposition législative concernée, dont, en particulier, le document à quatre colonnes. |
Bruxelles, le 5 juillet 2023.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(75) Décision (UE) 2022/591 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 relative à un programme d’action général de l’Union pour l’environnement à l’horizon 2030 (JO L 114 du 12.4.2022, p. 22).
(75) Décision (UE) 2022/591 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 relative à un programme d’action général de l’Union pour l’environnement à l’horizon 2030 (JO L 114 du 12.4.2022, p. 22).
(1) Le maximum journalier de la concentration moyenne sur 8 heures est sélectionné après examen des moyennes glissantes sur 8 heures, calculées à partir des données horaires et actualisées toutes les heures. […]
(2) Le maximum journalier de la concentration moyenne sur 8 heures est sélectionné après examen des moyennes glissantes sur 8 heures, calculées à partir des données horaires et actualisées toutes les heures. […]
(3) Moyenne journalière de la concentration moyenne d’O3 sur 8 heures au cours des six mois consécutifs avec la concentration moyenne d’O3 la plus élevée sur six mois courants.
(4) Le maximum journalier de la concentration moyenne sur 8 heures est sélectionné après examen des moyennes glissantes sur 8 heures, calculées à partir des données horaires et actualisées toutes les heures. […]
(5) Plan européen pour vaincre le cancer, Commission européenne, 2021.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/251/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Avis institutionnel — 52023AB0047
29/12/2023
Avis institutionnel — 52023AS110596
28/12/2023
Avis institutionnel — 52023AS110744
28/12/2023
Avis institutionnel — 52023AS109365
28/12/2023