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Initiative législative — 52022IP0451

CELEX52022IP0451
TypeInitiative législative
Datejeudi 15 décembre 2022

Texte intégral

17.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/129


P9_TA(2022)0451

Délibérations de la commission des pétitions en 2021

Résolution du Parlement européen du 15 décembre 2022 sur le résultat des délibérations de la commission des pétitions au cours de l’année 2021 (2022/2024(INI))

(2023/C 177/16)

Le Parlement européen,

—

vu ses précédentes résolutions sur les délibérations de la commission des pétitions,

—

vu les articles 10 et 11 du traité sur l’Union européenne,

—

vu les articles 20, 24 et 227 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), qui montrent l’importance que le traité accorde au droit des citoyens et des résidents de l’Union de porter leurs préoccupations à l’attention du Parlement,

—

vu l’article 228 du traité FUE, qui porte sur le rôle et les fonctions du Médiateur européen,

—

vu l’article 44 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la «charte»), qui porte sur le droit de pétition devant le Parlement européen,

—

vu les dispositions du traité FUE relatives à la procédure d’infraction, notamment les articles 258 et 260,

—

vu sa résolution du 9 mars 2022 sur la participation des citoyens: le droit de pétition, le droit de saisir le Médiateur européen et l’initiative citoyenne européenne (1),

—

vu l’article 54 et l’article 227, paragraphe 7, de son règlement,

—

vu le rapport de la commission des pétitions (A9-0271/2022),

A.

considérant que le rapport annuel sur les résultats des délibérations de la commission des pétitions vise à présenter une analyse des pétitions reçues au cours de l’année 2021 et des relations avec les autres institutions, ainsi qu’une image fidèle des objectifs atteints en 2021;

B.

considérant qu’en 2021, le Parlement a reçu 1 392 pétitions, ce qui représente environ la moitié de celles reçues en 2013 (2 891) et en 2014 (2 715), lorsque le nombre total de pétitions reçues avait atteint son plus haut niveau; que le nombre de pétitions présentées en 2021 représente également une baisse de 11,5 % par rapport aux 1 573 pétitions présentées en 2020 et une légère hausse de 2,5 % par rapport aux 1 357 pétitions présentées en 2019;

C.

considérant qu’en 2021, sur le portail en ligne des pétitions du Parlement, le nombre d’utilisateurs apportant leur soutien à une ou plusieurs pétitions s’élevait à 209 272 contre 48 882 en 2020, soit une hausse considérable; que le nombre de clics en soutien à des pétitions a également augmenté en 2021, atteignant un total de 217 876 (contre 55 129 en 2020); que la pétition no 0549/2021, présentée par Adriana Muresan, accompagnée de 22 735 signatures, sur les mauvaises conditions de sécurité présumées dans les aires de stationnement pour camions et véhicules commerciaux sur le réseau routier européen est celle qui a atteint un nombre record de cosignatures en 2021;

D.

considérant que les nombreuses pétitions exprimant les préoccupations des citoyens sur les urgences sanitaire et socio-économique, la vaccination et le déploiement du certificat COVID numérique de l’UE résultant de la persistance de la pandémie de COVID-19 ont grandement contribué à augmenter le nombre de pétitions concernant cette thématique enregistrées en 2021 par rapport à l’année précédente; que 17,3 % des pétitions reçues en 2021 portaient sur la pandémie de COVID-19;

E.

considérant que le nombre de pétitions reçues en 2021 demandant le respect intégral de la législation environnementale de l’Union ainsi que des mesures efficaces et rapides, conformément au principe de précaution, afin de protéger les écosystèmes et les habitats d’intérêt pour l’Union, a considérablement augmenté, pour atteindre un total de 327 (23,5 %);

F.

considérant que les nombreuses pétitions présentées en 2021 montrent que, durant la deuxième année de la pandémie également, les citoyens ont accordé une grande confiance au Parlement, choisissant d’adresser leurs préoccupations et leurs plaintes directement à leurs représentants élus au niveau de l’Union, qu’ils ont estimés être à l’origine des décisions prises; que le Parlement doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour mériter cette confiance;

G.

considérant que, toutefois, le nombre de pétitions reste modeste par rapport à la population totale de l’Union, ce qui indique qu’il y a encore fort à faire pour faire connaître le droit de pétition aux citoyens, promouvoir davantage cet instrument et accroître la représentation géographique des pétitions présentées par État membre, ou pour sensibiliser davantage à l’utilité que peuvent avoir les pétitions comme moyen d’attirer l’attention des institutions de l’Union et des États membres sur les questions qui les touchent et les concernent directement; que les citoyens, en exerçant leur droit de pétition, attendent des institutions de l’Union qu’elles répondent dans les temps et apportent une valeur ajoutée en trouvant une solution à leurs problèmes; que l’absence d’action au niveau de l’Union pour assurer la pleine protection des droits des citoyens découlant du droit de l’Union risque d’entraîner un mécontentement envers l’Union;

H.

considérant que les critères de recevabilité des pétitions sont définis à l’article 227 du traité FUE et à l’article 226 du règlement intérieur du Parlement, qui exigent que les pétitions soient présentées par un citoyen de l’Union ou par une personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre, à titre individuel ou en association avec d’autres, sur un sujet relevant des domaines d’activité de l’Union et qui concerne directement les pétitionnaires, cette dernière condition faisant l’objet d’une interprétation très large;

I.

considérant que, sur les 1 392 pétitions présentées en 2021, 368 ont été déclarées non recevables et 17 ont été retirées; que le nombre relativement élevé (26,5 %) de pétitions déclarées irrecevables en 2021 montre qu’il subsiste une méconnaissance généralisée de la portée des domaines de compétences de l’Union; que, en vue de remédier à cette situation, il convient d’encourager et d’améliorer la communication avec les citoyens;

J.

considérant que chaque pétition est traitée avec attention, efficacité et transparence;

K.

considérant que les pétitionnaires sont généralement des citoyens engagés en faveur de la protection des droits fondamentaux, ainsi que de l’amélioration et du bien-être futur de nos sociétés; que le traitement réservé à leurs pétitions a une incidence forte sur la détermination de leur perception des institutions européennes et du respect du droit de pétition consacré dans le droit de l'Union;

L.

considérant que le droit de pétition devant le Parlement européen constitue un des droits fondamentaux des citoyens de l’Union énoncés dans les traités et la charte; que le droit de pétition, mécanisme ouvert à tous, démocratique et transparent, permet aux citoyens et aux résidents de l’Union de s’adresser directement à leurs élus; qu’il est donc essentiel d’améliorer son respect et sa mise en œuvre en temps utile afin de permettre aux citoyens de participer plus activement et plus efficacement à la vie de l’Union; que les pétitions permettent aux citoyens de l’Union de dénoncer la non-application du droit de l’Union et de participer à la détection d’infractions au droit de l’Union;

M.

considérant que le Parlement européen est la seule institution de l’Union directement élue par les citoyens européens; que le droit de pétition permet au Parlement ainsi qu’aux autres institutions de l’Union, notamment à la Commission européenne, compte tenu du rôle qui lui incombe de garantir la bonne application du droit de l’Union dans l’ensemble de l’Union, de renforcer leur réactivité aux plaintes et aux inquiétudes à propos du respect des droits fondamentaux et de la législation de l’Union dans les États membres; que les pétitions constituent par conséquent une source d’information utile sur les cas de mauvaise application ou d’infraction relatifs au droit de l’Union et, partant, permettent au Parlement et à d’autres institutions de l’Union de se faire une idée de la transposition et de l’application du droit de l’Union, ainsi que des insuffisances et des lacunes de la législation de l'Union actuelle, et des effets de celle-ci sur les droits des citoyens et des résidents de l’Union; que les pétitions présentées devraient indiquer aux institutions de l’Union les domaines dans lesquels des efforts et des mesures d’envergure sont nécessaires au niveau de l’Union pour la transposition et l’application du droit de l’Union;

N.

considérant que le Parlement est depuis longtemps à l’avant-garde du développement de la procédure de pétition au niveau international et que cette procédure de pétition est la plus ouverte et la plus transparente en Europe, permettant la pleine participation d’un grand nombre de pétitionnaires à ses activités;

O.

considérant que la commission des pétitions est la mieux placée pour montrer aux citoyens l’utilité de l’Union européenne et les solutions que celle-ci peut leur apporter au niveau européen, national ou local;

P.

considérant que la commission des pétitions examine et traite avec soin chaque pétition présentée au Parlement; que chaque pétitionnaire a le droit de voir sa pétition traitée impartialement et équitablement dans le plein respect du droit à une bonne administration consacré à l’article 41 de la charte; que tout pétitionnaire a le droit de recevoir, dans un délai raisonnable et dans sa langue ou dans celle utilisée dans la pétition, une réponse et des informations sur la décision prise au sujet de la recevabilité de sa pétition et de la suite donnée par la commission; que chaque pétitionnaire peut demander que sa pétition soit rouverte sur la base de nouveaux éléments pertinents;

Q.

considérant que le Parlement a déjà reconnu que le refus de la Commission de prendre des mesures sur les questions soulevées dans des pétitions individuelles constitue une violation des dispositions actuelles des traités de l’Union relatives au droit de pétition, étant donné que ce droit ne se limite pas aux questions d’importance stratégique ou reflétant des problèmes structurels; que la Commission continue de mettre en œuvre son approche stratégique pour le traitement des pétitions en se fondant sur sa communication de 2017 intitulée «Le droit de l’Union: une meilleure application pour de meilleurs résultats» (2), alors que le Parlement lui a demandé de la revoir sans tarder;

R.

considérant que la Commission ne fournit pas à la commission des pétitions des informations complètes sur les mesures législatives et non législatives prises à la suite des pétitions reçues ainsi que sur les procédures d’infraction liées aux pétitions; qu’il n’existe pas à l’heure actuelle de registre public établissant un lien entre les pétitions et les suites qui leur sont données;

S.

considérant que les activités de la commission des pétitions sont étayées par les informations reçues de la part des pétitionnaires; que les informations communiquées par les pétitionnaires dans leurs pétitions et lors des réunions ainsi que l’évaluation fournie par la Commission et les réponses des États membres et d’autres organes sont cruciales pour les travaux de la commission; que les pétitions recevables contribuent souvent utilement aux travaux des autres commissions parlementaires, étant donné que la commission les transmet pour avis ou pour information à d’autres commissions; considérant par conséquent que les pétitions jouent un rôle majeur dans le processus législatif, en fournissant à d’autres commissions du Parlement européen des informations d’une utilité précieuse et directe pour leurs travaux législatifs dans leur domaine de compétence;

T.

considérant que la commission des pétitions accorde une importance capitale au fait que les pétitions soient examinées et fassent l’objet d’un débat public lors de ses réunions; que les pétitionnaires ont le droit de présenter des pétitions et de prendre régulièrement la parole, contribuant par là même activement aux activités de la commission; qu’en 2021, 159 pétitions ont fait l’objet de débats lors de 12 réunions ordinaires de la commission auxquelles 113 pétitionnaires ont assisté à distance, la plupart d’entre eux ayant participé activement en prenant la parole; que le nombre relativement plus élevé de pétitions qui ont fait l’objet de débats lors des réunions en 2021 par rapport à 2020 peut s’expliquer par l’élargissement des plages horaires consacrées aux réunions de la commission, mais toujours avec des infrastructures d’interprétation limitées dues aux mesures de précaution prises par le Parlement dans le contexte de la persistance de la pandémie;

U.

considérant que les principaux sujets de préoccupation qui ressortent des pétitions présentées en 2021 concernaient les droits fondamentaux (notamment l’incidence des mesures d’urgence contre la COVID-19 sur l’état de droit et la démocratie, l’accès à l’éducation pendant les périodes de confinement, ainsi que la liberté de circulation, le droit à l’emploi et les droits des personnes LGBTIQ+ dans l’Union), la santé (notamment des questions relatives à l’accès aux soins, à la crise de santé publique résultant de la persistance de la pandémie, allant de la protection de la santé des citoyens, y compris la stratégie de vaccination, à l’utilisation, au déploiement et à l’application du certificat COVID numérique de l’UE dans les États membres, en passant par la prétendue discrimination entre les personnes vaccinées et non vaccinées), l’environnement (en particulier les activités minières et leurs effets sur l’environnement, l’exploitation illégale des forêts, la violence à l'égard des lanceurs d’alerte en matière d’environnement, la possibilité d’améliorer la coexistence entre les hommes et les grands carnivores, les décharges illégales, la sûreté nucléaire, la pollution de l’air, les parcs éoliens, les blocs de mica défectueux et la détérioration des écosystèmes naturels), les droits des minorités et la discrimination (y compris les droits des minorités nationales ou linguistiques), l’éducation (en particulier des questions liées à l’accès discriminatoire à l’éducation ou à des réformes nationales contestées du droit en matière d’éducation), l'insécurité sur les aires de stationnement pour camions, la situation des étudiants de l’Union au Royaume-Uni après le retrait du Royaume-Uni du programme Erasmus+, et l’emploi (en particulier des questions relatives au traitement national des contrats de travail), outre bien d’autres domaines d’activité;

V.

considérant que, lors de l’adoption de l’ordre du jour de ses réunions, la commission des pétitions accorde une attention particulière aux pétitions et aux sujets présentant un grand intérêt pour le débat au niveau de l’Union et à la nécessité de maintenir une couverture géographique équitable des sujets en fonction des pétitions reçues;

W.

considérant que 78,6 % (soit 1 094) des pétitions reçues en 2021 ont été présentées sur le portail en ligne des pétitions du Parlement, ce qui représente une légère diminution par rapport aux 79,7 % (soit 1 254 pétitions) de 2020, prouvant ainsi que le portail en ligne des pétitions du Parlement est devenu de loin la voie la plus utilisée par les citoyens pour présenter des pétitions au Parlement;

X.

considérant qu’en 2021, l’objectif le plus important du portail en ligne des pétitions (portail PETI) a été pleinement réalisé, puisque le portail a été en ligne et opérationnel pendant plus de 99,9 % du temps; que toutes les pétitions ont été préparées et publiées en temps utile, quelques jours après leur adoption, et que toutes les demandes internes et externes d’aide concernant l’utilisation et le contenu du portail PETI ont reçu une réponse satisfaisante, en temps utile et dans toutes les langues; que la version 2.4 du portail en ligne des pétitions a été déployée et qu’une demande a été faite pour mettre au point un agent de dialogue doté d’une intelligence artificielle pour le portail en ligne des pétitions;

Y.

considérant qu’en 2021, la commission des pétitions a tenu une mission d’information; que la deuxième mission d’information, prévue en décembre, a été reportée à la suite de la décision prise en raison de l’intensification de la propagation de la COVID-19 et pour réduire autant que possible les risques pour la santé des députés et du personnel du Parlement;

Z.

considérant que, conformément au règlement intérieur, la commission des pétitions est chargée des relations avec le Médiateur européen, qui examine les plaintes concernant une mauvaise administration de la part des institutions et des organes de l’Union; qu’Emily O’Reilly, l’actuelle Médiatrice européenne, a présenté son rapport annuel 2020 à la commission des pétitions lors de sa réunion du 14 juillet 2021;

AA.

considérant que la Commission, en tant que gardienne des traités, joue un rôle essentiel à l’égard de la commission des pétitions, et que les informations communiquées par les pétitionnaires sont utiles pour détecter d’éventuelles violations ou mauvaises applications du droit européen;

AB.

considérant que la commission des pétitions est membre du Réseau européen des médiateurs, qui inclut le Médiateur européen, les médiateurs nationaux et régionaux et organes similaires des États membres, des pays candidats et d’autres pays de l’espace économique européen et vise à promouvoir l’échange d’informations sur le droit et les politiques de l’Union ainsi que le partage de bonnes pratiques;

AC.

considérant que l’amélioration de la participation des citoyens et la garantie d’une protection totale des droits des citoyens découlant du droit de l’Union sont des éléments essentiels pour rapprocher l’Union de ses citoyens; que la commission des pétitions a adopté le rapport sur la participation des citoyens: le droit de pétition, le droit de saisir le Médiateur européen et l’initiative citoyenne européenne (3), qui met l’accent sur la sensibilisation des citoyens à leurs droits, les campagnes de communication pour faire connaître davantage les mécanismes participatifs existants, le renforcement de la coopération avec les autres institutions et les autres commissions parlementaires, et l’engagement civique des jeunes, et conclut que la Commission doit revoir son approche stratégique actuelle pour le traitement des pétitions, car celle-ci a eu pour conséquence de laisser dans l’ombre, entre autres, des questions relatives à de graves violations du droit de l’Union portant atteinte à la protection des droits des citoyens; que la commission des pétitions estime que l’initiative citoyenne européenne est un instrument très important de la démocratie participative, qui devrait être renforcé pour permettre aux citoyens de s’investir plus activement et directement afin d’orienter les politiques et la législation de l’Union;

1.

souligne le rôle important que joue la commission des pétitions dans la défense et la promotion des droits des citoyens et des résidents de l’Union, à savoir veiller à ce que les sujets de préoccupation et de plainte des pétitionnaires soient examinés dans un délai raisonnable, de manière efficace, appropriée et non discriminatoire, que les pétitionnaires soient informés des mesures prises et des progrès accomplis s'agissant de leurs pétitions et qu’une solution y soit apportée grâce à une procédure de pétition ouverte, démocratique et transparente;

2.

rappelle qu’en 2021 le nombre de pétitions présentées à la commission des pétitions variait considérablement selon qu’elles provenaient de l’un ou l’autre des 27 États membres, la plupart des pétitions concernant l’Espagne (17 %), puis l’Allemagne (9,7 %), l’Italie (9,2 %), la Grèce (5,9 %), la Roumanie (4,1 %), la Pologne (4 %) et la France (2,6 %); indique que le nombre de pétitions concernant les autres États membres était inférieur à 2 % par État membre;

3.

souligne que les pétitionnaires s’adressent souvent à la commission des pétitions sur des sujets qu’ils jugent pressants; souligne que, dans de telles situations, le traitement tardif des pétitions n’apporte guère de valeur aux pétitionnaires; estime que la commission des pétitions devrait prendre des mesures pour résorber l’arriéré des pétitions ouvertes; invite la commission des pétitions à revoir ses méthodes de travail afin de veiller à ce que toutes les pétitions soient traitées selon un ensemble cohérent et transparent de critères garantissant une action efficace et en temps utile;

4.

est d’avis que la commission des pétitions est accessible, de la même manière, aux citoyens et aux résidents des 27 États membres et que le traitement des pétitions devrait être géographiquement équilibré; estime à cet égard que le Parlement devrait redoubler d’efforts pour promouvoir le rôle et les travaux de sa commission des pétitions et sensibiliser tous les citoyens de l’Union à la possibilité d’adresser une pétition au Parlement; souligne que, lors de l’adoption de l’ordre du jour de ses réunions, ainsi que de ses auditions et missions, la commission des pétitions suit ses lignes directrices et des critères objectifs tels que la contribution de certaines pétitions au débat actuel dans l’Union et leur couverture géographique équilibrée en fonction des pétitions reçues; souligne que l’activité de la commission doit toujours viser à répondre à la question qui touche directement le pétitionnaire; rappelle, dans ce contexte, la dimension très européenne de la commission des pétitions, dont le rôle est de traiter les pétitions portant sur des questions qui relèvent des domaines d’activité de l’Union européenne, comme le prévoit le traité FUE; estime, à cette fin, qu’il incombe tout particulièrement à la commission des pétitions de défendre cette dimension européenne vis-à-vis des pétitionnaires et du monde extérieur, et que tous ses membres devraient toujours être guidés dans leurs actions et réflexions par la responsabilité institutionnelle européenne plutôt que par des intérêts politiques nationaux; rappelle qu’il est essentiel que les groupes politiques représentés au sein de la commission des pétitions parviennent à des accords si l’on veut apporter une réponse objective et compréhensible aux pétitionnaires;

5.

rappelle l’importance d’un débat public permanent sur les domaines d’action de l’Union, afin d’informer les citoyens à propos du champ de compétences de l’Union et des différents niveaux du processus décisionnel; appelle de ses vœux, à cet égard, davantage de campagnes de sensibilisation, à la faveur de la participation active des services de communication, tant au niveau européen que national, afin que les citoyens soient mieux au fait de leur droit de pétition, de même que de la portée des responsabilités de l’Union et des compétences de la commission des pétitions, en vue de réduire le nombre de pétitions déclarées irrecevables et de mieux répondre aux préoccupations des citoyens; souligne que des efforts supplémentaires doivent être consentis pour sensibiliser au droit de pétition dans les États membres de l’Union d’où proviennent proportionnellement moins de pétitions;

6.

estime qu’il est de la plus haute importance que la Commission revoie son approche stratégique en matière de traitement des pétitions, qui se fonde actuellement sur sa communication de 2017 intitulée «Le droit de l’Union: une meilleure application pour de meilleurs résultats» afin d’adopter des règles claires et de mettre en place une procédure administrative pour traiter les pétitions recevables, en assurant un suivi adéquat également des questions soulevées dans les pétitions individuelles, qui dénoncent souvent des violations du droit de l’Union touchant un grand nombre de citoyens ou mettent en évidence d’autres violations présumées du droit de l’Union concernant le même sujet que celui de procédures d’infraction en cours;

7.

fait observer que les pétitions permettent au Parlement européen et aux autres institutions européennes d’établir un lien direct et de maintenir un dialogue régulier avec des citoyens de l’Union concernés par la mauvaise application du droit européen ainsi que par les insuffisances et les lacunes de la législation de l’Union actuelle; insiste sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les institutions, organes ou organismes de l’Union et les autorités nationales, régionales et locales des États membres dans le cadre d’enquêtes relatives à l’incidence, à l’application et au respect de la législation de l’Union; est convaincu que cette coopération est essentielle pour aborder et résoudre les préoccupations des citoyens en ce qui concerne l’application et l’efficacité du droit de l’Union et contribue à renforcer la légitimité et la responsabilité démocratiques de l’Union; appelle de ses vœux une participation plus active des représentants des États membres lors des réunions de la commission et des réponses détaillées et en temps utile aux demandes d’explications ou d’informations envoyées par la commission des pétitions aux autorités nationales;

8.

plaide pour la mise en place d'un outil informatique interinstitutionnel à guichet unique entre la Commission et le Parlement afin de partager publiquement toutes les informations disponibles sur les suites données aux pétitions, y compris sur les procédures EU Pilot et les procédures d’infraction, les propositions législatives, les enregistrements des réunions des commissions au cours desquelles une pétition est débattue, les réponses des autorités nationales et des commissions permanentes du Parlement, ainsi que toute autre action non législative connexe;

9.

rappelle que les pétitions contribuent de manière considérable à l’exercice par la Commission de son rôle de gardienne des traités en donnant aux citoyens une possibilité supplémentaire de notifier les violations présumées du droit de l’Union; souligne que le bon traitement des pétitions exige des moyens de collaboration plus structurés et une coopération renforcée entre la commission des pétitions et la Commission grâce à des réponses rapides et détaillées de la Commission, fondées sur un examen approfondi des problèmes soulevés dans les pétitions; souligne que la Commission devrait être plus active afin d’apporter une réponse précise aux demandes et aux plaintes contenues dans les pétitions; demande une nouvelle fois à la Commission de fournir régulièrement à la commission des pétitions des informations actualisées sur l’évolution de la situation et l’état d’avancement des procédures d’infraction lancées sur la base des pétitions reçues, et de veiller à ce que la commission des pétitions ait accès aux documents pertinents de la Commission sur les infractions et les procédures EU Pilot; déplore à cet égard l’absence de suivi systématique dans les communications avec la commission des pétitions; estime qu’un accord interinstitutionnel entre le Parlement et la Commission sur le traitement des pétitions pourrait être une solution pour garantir un traitement transparent et efficace des pétitions;

10.

rappelle que la base de données e-PETI est un outil interne important qui permet aux membres de la commission des pétitions d’accéder à toutes les informations nécessaires afin de suivre l’état d’avancement de chaque pétition et de prendre des décisions éclairées en ce qui concerne le traitement en cours des pétitions ou leur éventuelle clôture; à cette fin, la base de données e-PETI devrait être régulièrement mise à jour et, si possible, reliée à la liste des procédures d’infraction de la Commission;

11.

souligne qu’il convient de porter davantage d’attention à l’adoption d’un acte législatif européen qui consacre la reconnaissance des droits des personnes LGBTIQ+;

12.

invite la Commission à évaluer plus rapidement si les autorités nationales, dans le cas où elles ne l’ont pas encore fait, prennent les mesures nécessaires pour répondre efficacement aux préoccupations des citoyens exprimées dans leurs pétitions lorsque des cas de manquement au droit de l’Union sont constatés, qui portent atteinte à la pleine protection des droits des citoyens et des résidents de l’Union, ainsi qu’à lancer des procédures d’infraction en cas de besoin; est fermement convaincu que la Commission doit agir rapidement contre les violations du droit de l’Union pour éviter que ces violations ne revêtent un caractère systémique;

13.

invite la Commission à améliorer son système de collecte d’informations sur les pétitions et à inclure dans son rapport annuel sur le contrôle de l’application du droit de l’Union une référence directe aux pétitions, en mettant clairement l’accent, entre autres, sur le lien entre les pétitions, les procédures d’infraction, les actes législatifs de l’Union ou tout autre acte juridique de l’Union;

14.

souligne la nécessité d’éviter toute incohérence ou tout manque d’homogénéité dans le traitement des pétitions afin de garantir la bonne application du droit de pétition;

15.

souligne que les pétitions peuvent également être considérées comme un outil stratégique pour déclencher des initiatives législatives du Parlement européen conformément à l’article 225 du traité FUE et contribuer ainsi à remédier à toute lacune de la législation actuelle de l’Union portant atteinte aux droits des citoyens;

16.

rappelle que la coopération avec d’autres commissions au Parlement est essentielle pour un traitement précis et exhaustif des pétitions; relève qu’en 2021, 82 pétitions ont été transmises pour avis à d’autres commissions et que 548 ont été transmises pour information; salue le fait que 46 avis et 176 confirmations de prise en considération des pétitions dans leurs travaux émanaient d’autres commissions; note que les auditions publiques organisées conjointement avec d’autres commissions parlementaires contribuent à un examen complet des pétitions; rappelle que les pétitionnaires sont informés des décisions visant à recueillir l’avis d’autres commissions dans le cadre du traitement de leurs pétitions; invite les commissions parlementaires à redoubler d’efforts pour contribuer activement à l’examen des pétitions — en prouvant leur expertise — et, partant, pour permettre au Parlement de répondre de manière plus rapide et plus exhaustive aux préoccupations des citoyens;

17.

estime que le réseau des pétitions est un outil utile pour faciliter le suivi des pétitions dans le cadre des travaux parlementaires et législatifs; que ce réseau devrait renforcer le dialogue et la collaboration avec la Commission européenne et les autres institutions de l’Union; est convaincu de l’importance cruciale que revêtent les réunions régulières du réseau des pétitions pour accroître la visibilité des activités de la commission des pétitions et pour favoriser la coopération avec les autres commissions parlementaires grâce à l’échange d’informations et au partage de bonnes pratiques entre les membres du réseau;

18.

souligne que la commission des pétitions a profité des créneaux plus importants réservés aux réunions de la commission en 2021, en adaptation à la situation provoquée par la pandémie de COVID-19, pour exprimer sa position sur des problèmes importants soulevés dans les pétitions en adoptant, entre autres, son rapport du 9 novembre 2021 sur les délibérations de la commission des pétitions en 2020 (4), ses deux rapports du 26 janvier 2021 sur les activités du Médiateur européen en 2019 (5) et du 2 décembre 2021 sur les activités du Médiateur européen en 2020 (6), son rapport du 27 janvier 2021 sur la participation des citoyens: le droit de pétition, le droit de saisir le Médiateur européen et l’initiative citoyenne européenne (7), et son avis du 27 mai 2021 sur le rapport 2020 de la Commission sur l’état de droit (8); est sensible à l’excellent travail du secrétariat de la commission des pétitions à une période où les conditions de travail demeuraient complexes;

19.

attire l’attention sur les nombreuses pétitions portant sur la COVID-19 que la commission des pétitions a examinées et auxquelles elle a apporté une réponse en 2021; souligne que la plupart de ces pétitions portaient sur la protection de la santé des citoyens contre les conséquences du virus, y compris sur la politique de vaccination et la discrimination présumée entre les personnes vaccinées et non vaccinées, ainsi que sur l’évaluation de la gestion de la crise sanitaire dans les États membres;

20.

déplore vivement que la Commission n’ait pas communiqué tous les détails des contrats signés avec les entreprises pharmaceutiques sur les vaccins contre la COVID-19, en violation du droit à l’information des citoyens; est vivement préoccupé par la mauvaise administration de la Commission liée à son refus d’accorder l’accès du public à des documents concernant 1,5 million de masques chirurgicaux achetés par elle au début de la pandémie de COVID-19 et qui ne satisfaisaient pas aux normes de qualité requises (9);

21.

prend acte du fait qu’outre les questions des droits fondamentaux et de l’environnement, la santé a constitué un des principaux sujets de préoccupation des pétitionnaires en 2021, sachant que les questions liées à la pandémie de COVID-19 étaient au centre des travaux de la commission des pétitions; souligne l’attention prêtée par la commission des pétitions aux conséquences de la COVID-19 eu égard à la politique du marché intérieur (en particulier les questions relatives aux restrictions nationales en matière de déplacements et à leur incidence sur la liberté de circulation des personnes à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union); attire l’attention, à cet égard, sur l’audition publique tenue par la commission des pétitions conjointement avec la commission des transports et du tourisme le 14 juillet 2021, intitulée «Comment améliorer les droits des passagers aériens pendant la crise de la COVID-19?», afin d’évaluer l’efficacité de l’application du règlement (CE) no 261/2004 (10) sur l’indemnisation des vols pendant la pandémie de COVID-19 et de déterminer si le cadre juridique de l’Union sur les droits des passagers était suffisant pour faire face à une telle crise;

22.

attire l’attention sur le grand nombre de pétitions alléguant des violations de la charte; souligne les retombées limitées des pétitions susmentionnées en raison de la limitation effective du champ d’application de la charte, comme le prévoit son article 51; rappelle que les attentes de la plupart des pétitionnaires présentant des pétitions au sujet des droits conférés par la charte sont élevées et vont au-delà du champ d’application actuel de ceux-ci; demande à nouveau d’envisager l’élargissement du champ d’application de l’article 51 de la charte au-delà des limites prévues par le droit de l’Union ou la suppression de cet article, comme cela a été proposé dans des résolutions antérieures (11);

23.

attire l’attention sur le nombre important de pétitions qui ont fait l’objet de débats au sujet de divers aspects de la protection des droits des familles arc-en-ciel dans l’Union, en particulier les différentes positions concernant la liberté de circulation et les droits à une reconnaissance mutuelle des familles LGBTIQ+ dans l’Union; rappelle l’atelier du 22 mars 2021 sur les droits des personnes LGBTIQ+ dans l’Union, que la commission des pétitions a organisé pour débattre de la situation des personnes LGBTIQ+, examiner la nouvelle stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ+ présentée par la Commission, et se pencher sur le problème que représentent les obstacles à la liberté de circulation des familles arc-en-ciel; attire l’attention sur le rapport de la commission des pétitions du 15 juillet 2021 sur les droits des personnes LGBTIQ dans l’Union (12), dans lequel il invite la Commission à prendre des mesures concrètes pour assurer la protection des familles LGBTIQ +, conformément aux arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne dans les affaires Coman et Hamilton, Maruko, Römer et Hay (13), ainsi qu’aux arrêts Taddeucci et McCall (14) de la Cour européenne des droits de l’homme;

24.

souligne que les pétitions relatives aux droits des minorités nationales sont restées à l’ordre du jour de la commission des pétitions, notamment dans le domaine des pratiques discriminatoires concernant leur droit à l’éducation dans leur langue maternelle, leurs droits linguistiques ou culturels, et d’autres droits tels que le droit à la propriété, comme le soulignent des pétitions concernant des cas de confiscation et de restitution de terres dans certains États membres;

25.

relève que les questions environnementales sont restées au centre des préoccupations des pétitionnaires en 2021; regrette que les règles environnementales ne soient pas toujours correctement mises en application dans les États membres, ainsi qu’il ressort des nombreuses pétitions exprimant des préoccupations sur la pollution de l’air, l’état de conservation des grands carnivores et leur incidence sur les activités humaines, l’exploitation illégale des forêts, les attaques contre les militants écologistes, le déversement illégal de déchets plastiques, la détérioration des écosystèmes naturels, la sûreté nucléaire et l’altération de la biodiversité, comme cela a également été confirmé par les procédures EU Pilot et les procédures d’infraction lancées par la Commission; souligne l’important travail réalisé par la commission des pétitions pour mettre en évidence l’incidence des activités minières sur l’environnement, comme en témoigne le nombre de pétitions reçues sur ce sujet; attire l’attention sur l’audition publique du 2 décembre 2021 sur les incidences environnementales et sociales des activités minières dans l’Union, organisée par la commission des pétitions, en association avec la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, afin d’acquérir des connaissances scientifiques sur divers aspects, notamment la législation minière, les normes de sécurité, les incidences environnementales et sociales des mines, la citoyenneté environnementale, la participation du public et la transparence dans le secteur minier; souligne que la Commission devrait enquêter en priorité sur les cas de transposition et de mise en œuvre incorrectes de la législation environnementale de l’Union afin de répondre efficacement aux préoccupations des pétitionnaires; suggère que les États membres donnent la priorité à la mise en œuvre du principe de précaution et du principe de «ne pas nuire» lorsqu’ils examinent l’autorisation de projets ayant une incidence sur l’environnement;

26.

souligne que les pratiques illicites dénoncées dans les pétitions, telles que le rejet des déchets dans les décharges illégales, l’exploitation illégale des forêts et le commerce illégal du bois, la destruction des écosystèmes ou l’abattage illicite et le trafic d’espèces protégées au titre de la directive «Habitats» de l’Union, constituent de graves violations du droit de l’Union ainsi que des infractions environnementales; souligne à cet égard que la Commission devrait renforcer les outils de lutte contre la criminalité environnementale au niveau de l’Union afin de mener de réelles enquêtes et d’engager des poursuites efficaces concernant ces infractions et de traduire leurs auteurs en justice;

27.

attire l’attention sur l’audition conjointe de la commission des pétitions et de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du 25 février 2021 sur la gestion des matières plastiques et des déchets dans l’économie circulaire, qui s’est concentrée sur la mise en application du cadre législatif actuel sur les déchets plastiques, en se penchant sur les principales difficultés rencontrées par les États membres ainsi qu’en soulignant les possibilités que le cadre juridique offre en vue de réduire l’incidence des matières plastiques dans l’environnement à travers l’Europe;

28.

souligne l’importance de combler les attentes des citoyens de l’Union dans le domaine de la protection de l’environnement, et en particulier de prendre des mesures dans le domaine de la politique de l’eau afin de réduire la pollution et de limiter les résidus dangereux de substances chimiques; souligne, à cet égard, la résolution du Parlement européen du 23 mars 2021 sur les résidus chimiques dans la mer Baltique, sur la base des pétitions no 1328/2019 et no 0406/2020 (15); invite la Commission à veiller à ce que la question des munitions déversées dans les mers européennes soit inscrite dans les programmes transversaux afin que des projets englobant des régions touchées par le même problème puissent être présentés et que l’échange d’expériences et de bonnes pratiques soit facilité;

29.

demande instamment à la Commission et aux États membres de garantir l’application en bonne et due forme de la législation de l’Union dans le domaine de l’environnement;

30.

attire l’attention sur l’audition conjointe de la commission des pétitions et de la commission de l’agriculture et du développement rural du 16 juin 2021 sur le traitement équitable et égal des agriculteurs dans l’Union européenne, consacrée à la réforme de la politique agricole commune, aux nouvelles règles de l’Union en matière de paiements directs et au développement rural après 2022;

31.

rappelle que l’Union doit garantir aux citoyens le droit de participer activement aux activités démocratiques de l’Union européenne dans l’une des langues officielles de l’Union quelle qu’elle soit afin d’éviter toute forme de discrimination et de promouvoir le multilinguisme; encourage en ce sens les institutions de l’Union à utiliser le plus grand nombre possible de langues officielles et à mettre en œuvre leurs politiques en matière de multilinguisme de manière cohérente;

32.

souligne les travaux de la commission des pétitions liés aux pétitions relatives aux présumées mauvaises conditions de sécurité dans les parcs de stationnement pour camions et véhicules commerciaux sur le réseau routier européen, en lien avec les attaques perpétrées contre des transporteurs dans des parcs de stationnement pour camions; rappelle, à cet égard, la proposition de résolution adoptée par la commission des pétitions le 6 octobre 2021 sur la sécurité des parcs de stationnement pour camions dans l’Union européenne (16); invite instamment la Commission et le Conseil à prendre les mesures nécessaires pour mettre en place et développer une coopération policière associant les autorités compétentes de tous les États membres afin de prévenir et de détecter les infractions pénales sur les routes et dans les aires de stationnement et d’enquêter en la matière; encourage la Commission à donner suite à cette résolution par des mesures concrètes et à renforcer le contrôle des conditions de sécurité dans les aires de stationnement pour camions;

33.

souligne l’importante contribution de la commission des pétitions à la défense des droits des personnes handicapées, comme l’a révélé son traitement d’un certain nombre de pétitions sur ce sujet sensible; rappelle à cet égard la résolution du Parlement du 7 octobre 2021 sur la protection des personnes handicapées en tenant compte des éléments fournis par diverses pétitions: enseignements tirés (17), qui a été adoptée par la commission des pétitions le 14 juillet 2021; rappelle l’atelier du 9 novembre 2021 intitulé «The rights of persons with disabilities — The implementation of the 2015 Concluding Observations of the CRPD Committee by the EU and the 2021-2030 Disability Strategy» (Les droits des personnes handicapées — La mise en application des observations finales de 2015 du comité CDPH par l’Union et la stratégie 2021-2030 en matière de handicap), que la commission des pétitions a organisé pour se concentrer sur la mise en application de la convention et sur la manière dont celle-ci a été abordée et résolue notamment grâce à des stratégies en matière de handicap;

34.

salue le rôle protecteur que la commission des pétitions a joué au sein de l’Union dans le cadre de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées; relève les importants travaux en cours au sein de la commission en ce qui concerne les pétitions sur des questions liées au handicap; observe que le nombre de pétitions relatives au handicap en 2021 a baissé par rapport à l’année précédente; souligne que l’accessibilité et la mobilité dans l’espace public, la discrimination, l’inclusion et l’accès à l’éducation et à l’emploi figurent toujours parmi les plus grands enjeux auxquels sont confrontées les personnes handicapées;

35.

rappelle que les relations avec le Médiateur européen constituent une des responsabilités qui incombent à la commission des pétitions conformément au règlement intérieur du Parlement; salue la coopération constructive du Parlement avec le Médiateur européen, ainsi que son engagement au sein du Réseau européen des médiateurs; prend acte de la contribution régulière du Médiateur européen aux travaux de la commission des pétitions tout au long de l’année; est fermement convaincu que les institutions, organes et organismes de l’Union doivent veiller à donner suite, de manière systématique et concrète, aux recommandations du Médiateur européen; soutient fermement le travail mené par la Médiatrice pour préserver l’accès du public aux documents de l’Union, qui a comporté 214 enquêtes en 2021; réitère sa demande à la Commission de présenter une proposition de révision du règlement (CE) no 1049/2001, telle qu’adoptée dans des résolutions antérieures; souligne qu’une telle révision doit renforcer la transparence et la responsabilité en promouvant les bonnes pratiques administratives (18);

36.

souligne que l’ICE est un instrument primordial pour une citoyenneté active et la participation publique; se félicite du débat lors de plusieurs réunions au sujet des pétitions de certaines ICE qui n’ont pas abouti, ce qui a donné aux citoyens l’occasion d’exposer leurs idées et de tenir un débat constructif, ainsi que de faciliter la participation des citoyens européens au processus démocratique de l’Union; prend acte du nombre notable de nouvelles initiatives citoyennes européennes enregistrées par la Commission en 2021, ce qui démontre que les citoyens saisissent cette possibilité qui leur est donnée de recourir aux instruments participatifs afin d’avoir un droit de regard sur les processus d’élaboration des politiques et législatif; invite la Commission à mieux coopérer avec les citoyens et à donner un suivi adapté aux ICE ayant abouti, y compris au moyen de propositions législatives;

37.

souligne qu’il convient de garantir des efforts de communication supplémentaires afin d’accroître la visibilité des activités de la commission des pétitions dans tous les États membres de l’Union, en particulier la visibilité de ses missions officielles;

38.

rappelle que le portail en ligne des pétitions est un outil essentiel pour garantir une procédure de pétition bien organisée, efficace et transparente; salue, à cet égard, les améliorations apportées en ce qui concerne la protection des données et les éléments de sécurité qui permettent aux citoyens de bénéficier d’un portail plus sécurisé et plus facile d’accès; souligne qu’il faut poursuivre les efforts en vue de rendre le portail plus accessible, notamment pour les personnes handicapées, et de le faire connaître aux citoyens; estime que le portail en ligne des pétitions doit contenir de brèves descriptions, dans un langage clair et simple, de tous les instruments participatifs de l’Union, afin d’aider les utilisateurs à déterminer le canal le plus approprié et de réduire le nombre de pétitions irrecevables; soutient la création d’un portail numérique unique qui regrouperait et détaillerait l’ensemble des procédures liées aux pétitions accessibles aux citoyens;

39.

note que si le nombre de soutiens à une ou plusieurs pétitions est en nette augmentation ces dernières années, plusieurs pétitionnaires ont signalé la complexité des démarches à réaliser sur le portail en ligne des pétitions du Parlement européen pour apporter son soutien à une pétition;

40.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution et le rapport de la commission des pétitions au Conseil, à la Commission, à la Médiatrice européenne, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu’à leurs commissions des pétitions et aux médiateurs nationaux ou à tout autre organe compétent similaire.

(1) JO C 347 du 9.9.2022, p. 110.

(2) JO C 18 du 19.1.2017, p. 10.

(3) Adoptée par le Parlement en tant que résolution le 9 mars 2022 (JO C 347 du 9.9.2022, p. 110).

(4) Adopté par le Parlement en tant que résolution le 16 décembre 2021 (JO C 251 du 30.6.2022, p. 96).

(5) Adopté par le Parlement le 11 mars 2021 en tant que résolution sur les activités du Médiateur européen — rapport annuel 2019 (JO C 474 du 24.11.2021, p. 82).

(6) Adopté par le Parlement le 16 février 2022 en tant que résolution sur le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2020 (JO C 342 du 6.9.2022, p. 58).

(7) Adopté par le Parlement en tant que résolution le 9 mars 2022 (JO C 347 du 9.9.2022, p. 110).

(8) Avis PE689.805 dans la procédure 2021/2025(INI), adopté par le Parlement en tant que résolution le 24 juin 2021 (JO C 81 du 18.2.2022, p. 27).

(9) Affaire 790/2021/MIG de la Médiatrice européenne.

(10) Règlement (CE) no 261/2004 du Parlement européen et du Conseil du 11 février 2004 établissant des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance des passagers en cas de refus d’embarquement et d’annulation ou de retard important d’un vol (JO L 46 du 17.2.2004, p. 1).

(11) Résolution du Parlement européen du 27 février 2014 sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne (2012) (JO C 285 du 29.8.2017, p. 112).

(12) Adopté par le Parlement en tant que résolution le 14 septembre 2021 (JO C 117 du 11.3.2022, p. 2).

(13) Arrêt du 5 juin 2018, Coman, C-673/16, ECLI:EU:C:2018:385; arrêt du 1er avril 2008, Maruko, C-267/06, ECLI:EU:C:2008:179; arrêt du 10 mai 2011, Römer, C-147/08, ECLI:EU:C:2011:286; arrêt du 7 février 2014, Hay, C-267/12, ECLI:EU:C:2013:823.

(14) Taddeucci et McCall contre Italie, requête no 51361/09.

(15) Adoptée par le Parlement en tant que résolution le 27 avril 2021 (JO C 506 du 15.12.2021, p. 9).

(16) Adoptée par le Parlement en tant que résolution le 25 novembre 2021 (JO C 224 du 8.6.2022, p. 95).

(17) Résolution du Parlement européen du 7 octobre 2021 sur la protection des personnes handicapées en tenant compte des éléments fournis par diverses pétitions: enseignements tirés (pétitions nos 2582/2013, 2551/2014, 0074/2015, 0098/2015, 1140/2015, 1305/2015, 1394/2015, 0172/2016, 0857/2016, 1056/2016, 1147/2016, 0535/2017, 1077/2017, 0356/2018, 0367/2018, 0371/2018, 0530/2018, 0724/2018, 0808/2018, 0959/2018, 0756/2019, 0758/2019, 0954/2019, 1124/2019, 1170/2019, 1262/2019, 0294/2020, 0470/2020, 0527/2020, 0608/2020, 0768/2020, 0988/2020, 1052/2020, 1139/2020, 1205/2020, 1299/2020, 0103/2021 et autres) (JO C 132 du 24.3.2022, p. 129).

(18) Résolution du Parlement européen du 16 décembre 2021 sur les délibérations de la commission des pétitions en 2020 (JO C 251 du 30.6.2022, p. 96).


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